CLAUDE BARZOTTI
Claude Barzotti, de son vrai nom Francesco Barzotti, né le 23 juillet 1953 à Châtelet et mort le 24 juin 2023 à Court-Saint-Étienne, est un chanteur belge d’origine italienne.
Il passe la majeure partie de son enfance près de Pesaro sur la côte adriatique, avant de s’installer dans son pays natal, la Belgique. Sa carrière de chanteur est marquée par plusieurs succès durant les années 1980.
Biographie
Né en juillet 1953 au sein d’une famille italienne1, Claude Barzotti grandit en Italie à C`ai serra, petit village des Apennins, sur les hauteurs de Cantiano. À l’âge de 18 ans, il s’installe définitivement en Belgique.
En 1981, il réenregistre Madame, dont il avait fait une première version en 1975, et qui se vend à plus de 200 000 exemplaires dans le courant de l’année 1983. La chanson Le Rital lui vaut son plus grand tube (n°1 en France), et le titre du morceau devient son sobriquet. L’année suivante, il connaît un nouveau succès avec Je ne t’écrirai plus.
Après quelques années plus difficiles, il connaît un dernier succès en 1990 avec le slow Aime-moi. Il est l’un des interprètes de la chanson caritative On a toujours quelqu’un avec soi au bénéfice du Télévie, tout comme Axelle Red, Benny B, Nathalie Pâque, Frank Michael, le Grand Jojo, Jeff Bodart, Muriel Dacq, Philippe Swan, Sandra Kim, etc.5 À la rentrée 1998 sur RTL-TVI, il est juré du concours de chanteurs amateurs Stars ce soir aux côtés de Marie-Christine Maillard et Sophie Favier.
Claude Barzotti est aussi l’auteur d’un titre non publié, La France est aux Français, écrit à l’origine pour sa comédie musicale Les Nouveaux Nomades, qui n’a pas été montée. La chanson créera une certaine polémique, des personnes ignorant le contexte de la chanson y ayant vu les opinions de Claude Barzotti lui-même et non du personnage qu’il interprète.
Il fait son retour en France avec un Best of reprenant en 2003 un standard italien Vado Via. Deux chansons (Le Rital et Madame) de Claude Barzotti figurent dans la bande son du film Camping.
Il participe aux saisons 3, 4 et 5 de la tournée Âge tendre et Têtes de bois de 2008 à 2011, ainsi qu’à la Croisière Âge Tendre en décembre de la même année. Il remplit l’Olympia les 19 et 20 janvier 2009 avec le spectacle Je reviens d’un voyage, dont est tiré un album live au printemps 2009. Il participe au Zénith de la solidarité le 20 février 2011 au Zénith de Lille.
L’album Le temps qui passe sort en juin 2015. Il continue d’enchaîner les galas et concerts. En novembre 2017, il participe à la croisière Age Tendre. En 2019, il sort son dernier album, Un Homme. De janvier à avril 2020, il participe à la tournée Âge tendre, la tournée des idoles.
En novembre 2020, il annonce qu’il met un terme à sa carrière en raison de graves problèmes de santé.
Mort
Claude Barzotti meurt le 24 juin 2023 chez lui à Court-Saint-Étienne, des suites d’un cancer du pancréas, à l’âge de 69 ans.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/480091-Claude-Barzotti
CITIZEN’S
The Citizen’s Band est un groupe de musiciens professionnels créé au début des années 1980.
Historique
Ami de Johnny Hallyday, Bob Simister crée en 1980 le groupe Citizen’s band. Le groupe compose alors C.B. Radio qui deviendra le générique de l’émission Les routiers sont sympas sur RTL.
En 1985, le groupe sort le titre Shanana, générique de l’émission Intervilles, un titre largement inspiré du tube Centerfold de J. Geils Band, sorti en 1981.
Le groupe se produit régulièrement dans des rencontres commerciales: il a donné des concerts pour Microsoft, Candia… Il donne également des concerts à l’occasion des Grands Prix de F1 (Monaco, Monza…) et il se représente depuis près de dix ans sur des plages de la Côte d’Opale à la Côte d’Azur.
The Citizen’s Band est encore en activité aujourd’hui.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/377556-Citizens
CIRCLE CITY BAND
Paul Thomas, alias Pryme Tyme ou « P », fondateur, producteur et compositeur de The Circle City Band et de The Rickie Clark Company, est un artiste aux multiples talents, fort de 31 ans d’expérience dans le monde du spectacle.
Collaborant avec certains des meilleurs musiciens, producteurs et artistes des studios et salles de concert des États-Unis, il a bâti une carrière entièrement dédiée à la musique.
Dans les années 70, il débute sa carrière musicale en se produisant professionnellement avec divers groupes de R&B, pop, rock, jazz et gospel, jouant tour à tour de la basse, de la guitare, des claviers, des percussions et du chant. Il travaille également comme ingénieur du son et des effets sonores pour des artistes de renom tels que Manchild, Ebony Rhythm Funk Campaign et Amnesty. En 1979, Paul découvre l’enregistrement multipiste, qui lui permet d’enregistrer plusieurs instruments séparément sur des pistes individuelles. Il utilise la liberté créative que lui offre cette technologie pour consacrer plus de temps à l’écriture et à l’enregistrement, travaillant finalement comme musicien de studio et compositeur.
Deux ans plus tard, il part en tournée pendant deux ans avec LTD, le groupe de R&B légendaire de la fin des années 70. À la fin de la tournée, Paul retourna à Indianapolis, où le label indépendant de gospel Tyscot Records avait lancé une division R&B profane appelée Circle City Records. Entre 1983 et 1985, Circle City Records sortit quatre titres de Paul en maxi 45 tours. Le premier, « Magic », interprété par le Circle City Band, reçut d’excellentes critiques dans les magazines spécialisés Billboard, Cash Box et Record World, ainsi que de la part des DJ. Il se classa dans le Top 10 de plusieurs États et servit de générique à la chaîne câblée BET. Ce succès lui permit de signer un contrat de distribution avec Becket Records, un label filiale de Buddha Records.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/219483-Circle-City-Band
CHUMBAWAMBA
Chumbawamba est un groupe de punk rock britannique, originaire de Burnley, Lancashire, en Angleterre. Il est rendu célèbre en 1997 à la suite de la sortie du single Tubthumping. Originaires pour la plupart d’entre eux de Burnley, les membres de Chumbawamba se rencontrèrent aux alentours de 1979 /1980 dans les différents concerts punk de l’époque ou bien à l’université. En plus de 25 ans, Chumbawamba sort de nombreux albums souvent très différents des uns aux autres. Fortement engagé sur les questions de société, ils sont toujours restés fidèles à une idéologie marquée très à gauche, dans un esprit anarcho-punk.
L’album le plus célèbre de Chumbawamba reste Tubthumper, sorti en 1997 sur le label EMI et condamné par beaucoup en raison de la concession faite aux grosses maisons de disques, cependant il a permis à de nombreuses personnes de découvrir Chumbawamba. À noter le pressage américain propose une pochette légèrement différente et sans le livret initial qui reprend de nombreuses citations d’auteurs et activistes. Le groupe annonce sa séparation le après ses trois concerts à Leeds, Berlin et Oslo.
Biographie
Débuts
Chumbawamba est formé à Burnley en 1982 avec une formation qui comprend à l’origine Allan « Boff » Whalley, Danbert Nobacon (né Nigel Hunter), Midge et Tomi, tous anciens membres du groupe Chimp Eats Banana, peu après rejoints par Lou Watts[1]. Le groupe fait ses débuts en concert en janvier 1982. Leur premier vinyle est une chanson (Three Years Later) publiée sur la compilation Bullshit Detector 2 par Crass Records[1]. Ils s’inspirent initialement de groupes diverses tels que the Fall, PiL, Wire, et Adam and the Ants et politiquement de l’anarchie de Crass. Le groupe publie un titre parodie sous le nom de Skin Disease, sur des groupes d’oi! de l’époque, tellement réussie qu’il apparaitra sur la compilation Back on the Streets, une compilation EP d’oi! compilée avec le rédacteur Garry Bushell du magazine Sounds. À la fin 1982, le groupe recrute Alice Nutter (de Ouch, My Hair’s on Fire) et Dunstan Bruce (de Men in a Suitcase) et vivent dans un squat à Armley, Leeds, avec Harry « Daz » Hamer et Dave « Mavis » Dillon peu de temps après.
Le groupe publiera ensuite un nombre de cassettes comme Be Happy Despite It All et Raising Heck With Chumbawamba, et participent à plusieurs compilations. Chumbawamba devient le groupe phare de la scène anarcho-punk des années 1980, jouant fréquemment des concerts bénévoles dans des squats et petits halls militant pour le droit des animaux, la fin des guerres, et la communauté. Le point de vue politique du groupe est perçu comme anarchiste. Ils feront plusieurs chansons sur la grève des mineurs entre 1984-1985, comme la cassette Common Ground.
Sky and Trees et Agit-Prop Records
Au milieu des années 1980, Chumbawamba commence à enregistrer au format vinyle sur leur propre label, Agit-Prop Records, qui a évolué d’un projet appelé Sky and Trees Records. Le premier disque à sortir est un EP intitulé Revolution en 1985, qui est rapidement vendu puis réédité, atteignant la quatrième place de l’UK Indie Chart, et y restant pendant quatre semaines[1]. Leur premier album studio, Pictures of Starving Children Sell Records (1986), fustige le concert Live Aid organisé par Bob Geldof, qui, selon eux, n’est qu’un spectacle superficiel qui tente de cacher les vrais problèmes liés à la faim dans le monde.
Le groupe tourne en Europe avec the Ex, et une collaboration entre les membres des deux groupes, sous le nom de Antidote, mène à la sortie d’un EP, Destroy Fascism!, inspiré par le groupe de punk hardcore Heresy, avec lequel ils ont aussi tourné. The Ex et Chumbawamba sont enregistrés sur cassette en Pologne à cette période. Le label RED, basé à Wrocław, au sud-ouest de la Pologne, ne publiera que la cassette et, malgré les limites imposées par les autorités polonaises, permettra l’accès à la musique de Chumbawamba, parmi des groupes originaires d’URSS, de l’Allemagne de l’Est et de la Tchécoslovaquie.
Le deuxième album de Chumbawamba, Never Mind the Ballots…Here’s the Rest of Your Lives, est publié en 1987, en parallèle aux élections et à la remise en question de la démocratie britannique. Le groupe adopte un autre nom, Scab Aid, pour la sortie de la chanson Let It Be qui parodie une version d’une chanson des Beatles enregistrée par le supergroupe de popstars Ferry Aid dans le but de collecter des fonds pour les événements liés au port de Zeebrugge. L’album English Rebel Songs 1381-1984, à l’origine publié sous le titre English Rebel Songs 1381–1914, contient des chansons traditionnelles.
One Little Indian Records
À la fin des années 1980 et début des années 1990, Chumbawamba commence à absorber des influences de la techno et de la culture rave. Les membres quittent leur travail et décident de se consacrer pleinement à la musique pouvant ainsi vivre des 10 000 exemplaires vendus, et passent de leurs racines anarcho-punk à une musique plus orientée pop sensible comme le démontrent les albums Slap! (1990) et Shhh (1992) (qui devait s’intituler Jesus H Christ!). Ils tournent pour la première fois aux États-Unis en 1990.
Après avoir signé au label indépendant One Little Indian Records, Anarchy (1994) reste lyriquement et politiquement sans compromis, continuant à dénoncer l’homophobie (Homophobia). L’album est le plus gros succès du groupe en date, et atteint le top 30 britanniques ; les singles Timebomb et Enough Is Enough terminent aux dernières places de l’UK Singles Chart. One Little Indian décide aussi de rééditer les premiers albums de Chumbawamba pour la première fois en format CD. Les deux premiers, Pictures of Starving Children Sell Records (1985) et Never Mind the Ballots (1987), sont compilés en un disque intitulé First 2. Chumbawamba se sépare de One Little Indian pendant l’enregistrement de l’album Swingin’ with Raymond (1996).
EMI Records
Chumbawamba signe avec EMI en Europe en 1997, ce qui fait polémique auprès de certains. Ils avaient pourtant participé à une compilation LP intitulée Fuck EMI en 1989, et critiqués le label dans leurs premières chansons. Le groupe anarcho-punk Oi Polloi (avec qui Chumbawamba a tourné et collaboré pour Punk Aid, Smash the Poll Tax EP) publiera l’EP Anti-Chumbawamba, Bare Faced Hypocrisy Sells Records (Ruptured Ambitions, 1998).
En 1997, Chumbawamba se popularise significativement avec la chanson Tubthumping (deuxième au Royaume-Uni, et sixième aux États-Unis), qui comprend un extrait sonore de Pete Postlethwaite et sa performance dans le film Brassed Off. Il est suivi au début de 1998 par la chanson Amnesia. À cette période, Chumbawamba gagne une certaine notoriété à cause d’incidents polémiques, à commencer en août 1997 lorsque Nutter est cité par le journal britannique Melody Maker pour avoir dit : « Rien ne pourra changer au fait qu’on aime voir des flics se faire tuer. » Ce commentaire fera polémique dans le tabloïd britannique et sera condamné par la Police Federation of England and Wales. Le groupe résistera à la pression d’EMI et ne publiera aucune excuse ; seule Nutter clarifiera sa position expliquant : « Si vous êtes de la classe ouvrière, personne ne vous protégera. Quand vous en entendez parler, c’est toujours pour les exploiter, vous savez, les bassesses de la justice. On ne fête pas la mort de flics, et vous le savez. »
En janvier 1998, Nutter participe au talk-show Politically Incorrect et conseille leurs fans qui ne peuvent s’acheter leur CD de les voler dans des chaines de distribution comme HMV et Virgin, un conseil qui mènera Virgin à retirer l’album des rayons pour les vendre en caisse. En 1998 toujours, le morceau Tubthumping devient la musique d’introduction du jeu vidéo de football Coupe du monde 98 de EA Sports. À la fin des années 1990, le groupe refuse une proposition d’1,5 million de dollars de la part de Nike pour l’usage de leur chanson Tubthumping dans une publicité de la FIFA. Selon le groupe, cette décision s’est faite en « 30 secondes ».
Chumbawamba publie l’album WYSIWYG en 2000 qui comprend une reprise de la chanson New York Mining Disaster des Bee Gees. Le single She’s Got All the Friends that Money Can Buy, est reprise dans Passenger List for Doomed Flight 1721, une chanson qui liste tous les individus que le groupe souhaiterait voir « disparaitre ». Cette liste comprend notamment Tony Blair, Ally McBeal et Bono. Chumbawamba se sépare d’EMI en 2001. Pour célébrer leurs vingt ans, le groupe tourne un documentaire.
Mutt Records
En 2002, Chumbawamba forme son propre label, Mutt Records pour ses sorties britanniques. Sous Mutt, Chumbawamba publie un onzième album, Readymades, qui mêle des samples de folk et de dance beats. Pour les États-Unis, Readymades est réédité sous le titre Readymades and then Some, avec un DVD qui comprend des clips issus de Well Done Now Sod Off et des remixes de Tubthumping. En 2002, Chumbawamba participe à la bande son du film Revengers Tragedy d’Alex Cox. La même année, le groupe offre 100 000 $ qu’ils ont reçus de General Motors pour l’usage de leur chanson Pass It Along dans une publicité aux groupes activistes de CorpWatch et à l’Independent Media Center pour faire campagne contre General Motors. EMI publie une compilation intitulée Uneasy Listening.
Chumbawamba publiera la bande-son dans son intégralité en 2003. En 2004, le groupe publie un album intitulé Un.
No Masters Records
À la fin 2009, Chumbawamba tourne au nord de l’Angleterre jouant une pièce de théâtre musicale intitulée Riot, Rebellion and Bloody Insurrection avec la Red Ladder Theatre Company.
Fin février 2010, ils publient leur quinzième album, ABCDEFG. En septembre 2011, les membres passés et présents du groupe manifestent contre l’usage de leur chanson Tubthumping par l’UK Independence Party pendant leur conférence annuelle. Le groupe annonce sa séparation en juillet 2012. Il se sépare en novembre 2012 après ses trois concerts à Leeds, Berlin et Oslo.
Membres
Anciens membres
- BoffWhalley – chant, guitare solo (1982–2012)
- DanbertNobacon – chant, claviers (1982–2004)
- LouWatts – chant, claviers (1982–2012)
- DunstanBruce – chant, guitare, platines, percussions (1982–2004)
- AliceNutter – chant, percussions (1982–2004)
- HarryHamer – chant, batterie, programmation, percussions (1982–2004)
- DaveDillon – chant, trompette, basse (1984–1995)
- PaulGreco – basse (1982–1999)
- JudeAbbott – chant, flute, trompette (1996–2012)
- NeilFerguson – chant, guitare, basse (1999–2012)
- PhilMoody – accordéon, chant (2004–2012)
Invités fréquents
- NeilFerguson – production, ingénierie-son, guitare, claviers
- Simon « Commonknowledge » Lanzon – chant, claviers, piano, accordéon
- MCFusion – chant sur Shhh et Anarchy
- CobieLaan – chant, enregistrements scéniques
- StephenBlood – maracas
- JimmyEcho – chant sur quelques versions de Timebomb et Amnesia
- B.J.Cole – guitare sur WYSIWYG
- Coope, Boyes andSimpson sur A Singsong and a Scrap, Get On With It! et The Boy Bands Have Won
- TheCharlieCakeMarchingBand sur The Boy Bands Have Won et ABCDEFG
- Les membres d’Oysterband sur Goodbye to the Crown, A Singsong and a Scrap, The Boy Bands Have Won et ABCDEFG
- RoyBailey et RobbJohnson – chant sur The Boy Bands Have Won
- JoFreya – saxophone sur The Boy Bands Have Won et ABCDEFG
- BelindaO’Hooley – piano sur ABCDEFG
- MichellePlum – chant sur Sewing Up Crap de l’album Readymades et chant et claviers en concert entre 2001 et 2004
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/59549-Chumbawamba
CHUCK JACKSON
Chuck Jackson est un chanteur de rhythm and blues américain né le en Caroline du Sud et mort le . Il est l’un des premiers artistes produits avec succès par Burt Bacharach et Hal David. Il interprète plusieurs chansons au succès modéré à partir de 1961, dont I Don’t Want to Cry, Any Day Now, I Keep Forgettin’ voire All Over The World, certaines se classant au Billboard Hot 100.
Il est l’un des premiers fondateurs du genre rhythm and blues.
Il reçoit un Pioneer Award à la Rhythm and Blues Foundation en 1992 ainsi qu’un Joe Pope Pioneer Award au Carolina Beach Music Hall Of Fame en 2009.
Biographie
Jackson naît le à Latta, Caroline du Sud, d’une mère nommée Lucille et d’un père qu’il a jamais connu. Jackson a un frère et trois sœurs. Sa mère le met sous la garde de ses grands-parents alors il n’a que dix-huit mois. Voulant échapper au travail fatigant dans les champs de coton, sa mère déménage au nord de Pittsburgh en Pennsylvanie, pour trouver du travail, sans Jackson. Les grands-parents de Jackson le font travailler très jeune dans la cueillette du coton dans les champs en Caroline du Sud. Sa lutte contre la fatigue dans les champs pendant les périodes chaudes est la musique. Le jeune garçon commence à chanter du gospel dans une chorale à l’église à l’âge de six ans. Il est si doué qu’à l’âge de huit ans, il possède sa propre émission de radio de quinze minutes le dimanche matin dans lequel il joue du piano et pratique le chant. À douze ans, Jackson participe à un concours à l’échelle de l’État avec la chorale de son église. Mais la Cour suprême américaine décide d’appliquer la ségrégation inconstitutionnelle dans les écoles en Caroline du Sud à l’encontre des étudiants afro-américains. Chuck Jackson connaît à treize ans la fermeture de son école. Il est renvoyé travailler dans les champs de coton mais décide très vite de son plein gré de suivre sa mère vers le nord à Pittsburgh en 1950 pour obtenir une éducation.
Carrière
En 1955, Chuck Jackson intègre le groupe de doo-wop The 5 Mellows en tant que chanteur ténor. Après son départ du groupe, ce dernier est renommé The 4 Dots. En 1955 et 1956, Jackson commence à chanter et enregistrer avec les Ray Raspberry Gospel Singers basé à Cleveland aux côtés de Doris Willingham.
Encore jeune homme, Chuck Jackson retourne en Caroline du Sud en 1956 pour utiliser sa bourse. Il est inscrit à South Carolina State College (SCSC) à Orangeburg, école spécialisée en musique. Chuck étudie avec le chef du département de la musique et les mentors Ellen Simmons et Clyde Toomer. Mais une fois de plus, la ségrégation très présente au Sud le force à repartir au Nord à Pittsburgh. Au SCSC, Jackson a été en fait victime de l’une des premières grandes batailles lors du mouvement des droits civiques.
Entre 1957 et 1959, il est membre d’un autre groupe de doo-wop The Del-Vikings, dont il est le chanteur principal sur une des chansons du groupe Willette en 1957.
De Wand à Motown
Après son départ du groupe, Jackson est découvert par le chanteur de blues Jackie Wilson et accepte son offre de joindre la Jackie Wilson Revue au Apollo Theater à New York en 1960. Wilson accorde à Jackson une performance solo lors de ses prestations. Jackson part en tournée avec la Jackie Wilson Revue en apparaissant dans d’autres salles de spectacles comme The Regal à Chicago, The Uptown à Philadelphie, et The Howard à Washington (D.C.). Il est notamment découvert par le producteur Luther Dixon pendant sa performance solo au concert de Wilson. D’autres labels tels que Brunswick (sous lequel Wilson enregistre régulièrement), RCA et Columbia manifestent leur intérêt de recruter Jackson mais ce dernier décide de signer un contrat d’enregistrement avec la filiale Wand Records du label Scepter Records. Dans un entretien téléphonique en 2004, il commente que : « il y avait une atmosphère de vraie famille chez Scepter. Tout le monde se connaissait ». Son premier single sous ce label sort en 1961, I Don’t Want to Cry, qu’il coécrit, est son premier succès. La chanson est classée à la fois au no 5 du classement Top R&B et no 23 de celui du Top Pop[5]. À cette occasion, sort également un premier album homonyme à la même année, dans lequel il interprète même une reprise d’une chanson à succès de Jackie Wilson, Lonely Teardrops, sortie en 1958. En 1962, son interprétation du titre Any Day Now, à l’origine de Burt Bacharach et Bob Hilliard, devient un autre succès. Sa popularité dans les années 1960 ne fait que croître et le pousse à collaborer avec d’autres artistes reconnus de son époque comme Maxine Brown, voire Tammi Terrell (une future vedette de la Motown) bien plus tard.
Mais l’association de Jackson avec Wand touche à sa fin et Jackson signe en 1967 un contrat avec une maison de disque très réputée, la Motown : « J’ai longtemps été proche de Berry Gordy et sa famille avant même qu’il ne fonde Motown… ». Jackson explique son départ de Wand lors d’un entretien en février 2004 : « La directrice Florence Greenberg et moi nous sommes disputés au téléphone après qu’elle a refusé de payer mes musiciens devant jouer avec moi à une convention d’un disc-jockey. Elle m’a dit que si cela ne convenait pas, je pouvais partir, mais que cela me coûterait […]. Alors j’ai appelé Smokey Robinson et je lui ai dit que si la Motown me voulait, j’étais prêt mais j’avais besoin d’aide pour obtenir de l’argent afin d’acheter mon contrat avec Wand. Trois jours plus tard, je suis entré dans le bureau de Florence avec un chèque. Elle l’a pris, mais elle était en larmes. Elle ne voulait pas vraiment que je m’en aille… ».
Cependant, trois ans passés avec Motown ne font pas ramener Jackson en tête des charts, même si plusieurs chansons sorties sous ce label figurent néanmoins les classements du Top R&B. Il enregistre un album intitulé Chuck Jackson Arrives! (ou simplement Arrives!) qui est classé 48e au Top R&B Album Charts ; il enregistre encore deux autres albums sous ce label (le dernier étant distribué par l’étiquette V.I.P de Motown) et le quitte en 1970 pour signer un autre contrat chez ABC Records des années plus tard.
Durant l’été 1969, il se produit au Harlem Cultural Festival.
Contrats avec d’autres labels et nomination aux Grammy Awards
Jackson enregistre un album sous ABC Records Through All Times qui sort en 1973, dont le single I Only Get This Feeling qui atteint la 35e du classement Top R&B la même année et I Can’t Break Away qui celui-ci est classé 62e au Top R&B en 1974. Après que la maison de disque ABC ait fait faillite, Jackson signe avec un autre label All Platinum. Jackson classe une autre chanson cette fois-ci no 9 dans les classements, intitulée Love Lights dont le genre est le disco qui est très à la mode à cette époque, sorti sur le label All Platinum en 1975, et Jackson publie un nouveau hit l’année suivante I’m Needing You, Wanting You, classé no 30 au Top R&B. Jackson ne sort qu’un seul album sous le même label intitulé Needing You, Wanting You. En enregistrant sur le label Baby Bollox Jackson atteint les classements Top R&B avec une reprise de la chanson de Bob Marley I Wanna Give You Some Love en 1980. Il sort à la même année deux derniers albums sous un label major comme EMI Records. Jackson ne sort plus vraiment de disques durant les années 1980 jusqu’en 1989 où il enregistre une chanson All Over The World sous Nightmare Records qui devient l’un des titres les plus reconnus en son nom.
Il enregistre en 1992 un autre album intitulé I’ll Take Care of You en duo avec la chanteuse de gospel Cissy Houston. Il reçoit à la même année un prix en tant qu’un des pionniers du rhythm and blues. Jackson collabore avec une autre artiste et amie de longue date Dionne Warwick en 1998 sur la chanson If I Let Me Go et sont tous les deux nommés aux Grammy Awards en tant que meilleur duo ; la chanson reçoit notamment des critiques élogieuses et est classée no 19 sur les classements du Gavin Adult Contemporary. Jackson sort un autre titre What Goes Around, Comes Around et ce dernier atteint le no 13 au Gavin Charts.
Plus récemment, dans les années 2000, pour se souvenir de la lutte pour les droits civiques dans son état natal, Chuck Jackson travaille avec les leaders civiques et donne de son temps à l’amélioration de la vie du centre-ville en effectuant en concert et organisant divers événements. Une compilation sort en 2005, intitulée Chuck Jackson – The Motown Anthology, regroupant les meilleures chansons pendant ses « années Motown ». Aujourd’hui, l’artiste organise également des spectacles et d’autres événements spéciaux au Apollo Theater de New York où il a commencé sa carrière solo il y a plus de cinquante ans.
Il meurt le 16 février 2023.
Récompenses
- 1992: Rhythm and Blues Foundation, « Pioneer Award »
- 2009: Carolina Beach Music Hall Of Fame « Joe Pope Pioneer Award »
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/1419846-Chuck-Jackson-2
CHRISTOPHER CROSS
Christopher Cross, de son vrai nom Christopher Charles Geppert, né le à San Antonio (Texas), est un auteur-compositeur-interprète, chanteur et guitariste américain de soft rock.
Biographie
ChristopherCross débute dans un groupe rock américain d’Austin, Flash (à ne pas confondre avec le group Flash de PeterBanks), avant de signer un contrat solo avec la Warner.
En 1979, il sort son premier album intitulé sobrement Christopher Cross, épaulé par plusieurs artistes des studios californiens tels que MichaelMcDonald, LarryCarlton, DonHenley des Eagles ou encore NicoletteLarson aux chœurs. Il rencontre le succès avec des titres comme Ride Like the Wind (no 2 aux États-Unis), Sailing (no 1 aux États-Unis), suivi de Never Be The Same et Say You’ll Be Mine.
En 1981, il remporte avec ce dernier cinq Grammy Awards. La même année, il interprète la chanson Arthur’s Theme (Best That You Can Do), extraite de la bande originale du film Arthur (composée par Burt Bacharach) de Steve Gordon, qui est récompensée par l’Oscar de la meilleure chanson originale.
En 1983, son deuxième album, Another Page, ne rencontre pas le succès du précédent mais comprend cependant quelques hits tels Think of Laura et All Right.
En 1985 sort son troisième album Every Turn of the World. En dépit de la qualité des chansons, les ventes de ce dernier se révèlent mauvaises et aucun titre n’est un succès dans les charts. En 1988 Back Of My Mind connaît le même sort.
En 1992, l’album Rendezvous voit le jour en premier lieu au Japon et ensuite en Europe. L’album Window suit en 1994. En 1998, il sort Walking in Avalon qui est composé de deux CD, un CD de nouveaux titres et un CD enregistré live avec la participation de MichaelMcDonald.
En 2008 est sorti un nouvel album de Cross, intitulé The café Carlyle sessions, qui ne propose pas d’inédits mais quinze titres reprenant ses plus grands succès en acoustique, ainsi que des chansons moins connues de son répertoire. Outre cet album, ChristopherCross a publié en 2007 un album de Noël A Christopher Cross Christmas.
Il sort un nouvel album au cours de l’année 2011 qui s’intitule Doctor Faith. Pour la promotion de cet album, il se produit à Paris au Trianon, le lundi . Ce concert est enregistré et filmé, ainsi en sort le double CD + DVD A night in Paris.
En 2015, il participe à la tournée des Zenith « autour de la guitare », événement organisé par Jean-FélixLalanne, aux côtés de grands noms de la guitare.
Au sujet du flamant rose, devenu une sorte d’emblème pour le musicien, ChristopherCross déclare en sur RTL:
«C’est Jimmy Newhouse, notre premier batteur, qui un jour avait apporté cette peinture en disant: ‘Je pense que ta musique ressemble à ça’ (En plus de la batterie, il faisait de la peinture). On l’a accrochée au mur et ça nous a servi de point focal, comme on dit. Un point sur lequel se concentrer pour donner naissance à notre carrière. Quand on a signé avec Warner, on leur a proposé de l’utiliser pour la pochette du premier album et ils ont accepté. Après cet énorme succès, c’est devenu un logo et un porte-bonheur et on a décidé de garder le flamant rose. Aujourd’hui, on le retrouve sur le site Web. Mais il n’a pas de signification cachée. C’est simplement une image qui me suit depuis le tout début de ma carrière.».
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/48512-Christopher-Cross
CHRISTOPHE LAURENT
Printemps 1985, un nouveau venu dans la chanson française nous ensorcelle avec des sonorités venues d’ailleurs et des ambiances estivales… Christophe Laurent est guitariste depuis toujours, mais aussi sportif. Il gagne sa vie en donnant des cours de guitare et des cours de tennis, un sport dans lequel il excelle puisqu’il est un joueur confirmé classé 15/3. S’il démarre sa carrière artistique comme comédien, c’est rapidement la musique qui va prendre le pas.
En tant que guitariste soliste, il accompagne des orchestres ou des artistes en studio puis se met à écrire des chansons avec son complice Olivier Andres qu’il connaît depuis l’enfance. Ce dernier, lui aussi guitariste (et bassiste), a déjà joué pour Hugues Aufray, entre autres. Ensemble, Christophe et Olivier écrivent Nuits brésiliennes, une chanson autobiographique selon Christophe : « J’ai rencontré plein de musiciens brésiliens, en les accompagnant à la guitare, en faisant le bœuf avec eux, je chantais un peu en brésilien aussi avec un accent à couper au couteau mais c’est pas grave, l’essentiel est d’avoir une bonne sensation de la musique. » Cette chanson, il décide de l’interpréter et signe sur le petit label El-Baze Records qui n’éditera que quelques disques en cette année 1985.
« Un peu de sable brésilien, Sur les quais parisiens, C’est la folie des latins, Jusqu’au petit matin… », la douce langueur estivale et festive de ces nuits brésiliennes à Paris vécues par Christophe commence à charmer les radios et Nuits brésiliennes est programmée notamment sur RMC et RTL tandis que le chanteur éblouit de son sourire charmeur les écrans de télévision. En face B du 45 tours on découvre Joyeux anniversaire, un titre que Christophe interprètera début 1987 lors d’un Grand échiquier consacré à Henri Salvador sur Antenne 2 qui ne tarie pas d’éloges sur le chanteur-guitariste.
L’été 1985 est propice au succès de Nuits brésiliennes et quelques semaines après la sortie du 45 tours une version longue est réalisée avec la participation d’une invitée de choix, la chanteuse brésilienne Nazaré Pereira. Signée en France, elle assure au même moment la promotion de son single Garota de Copacabana et accepte de poser sa voix sur le titre de son ami Christophe. Titre qu’elle reprendra d’ailleurs en 1991 sur son album Thaina-Kan.
Même si la chanson n’entre pas au Top 50, la maison de production se félicite des ventes honorables de Nuits brésiliennes (qui a été réédité sous une nouvelle pochette) qui devient l’un des jingles de la radio NRJ. C’est néanmoins sous un autre label que Chistophe poursuit l’aventure en 1986 avec Voyager, toujours signé de la même équipe.
Un morceau toujours ensoleillé qu’il qualifie de « bossa avec un côté plus jazzy » agrémenté d’une section de cuivres. La chanson fait l’éloge du voyage intérieur puisqu’il s’agit de « voyager sans bouger ». Il dit d’ailleurs qu’il n’est pas du tout un voyageur, qu’il voyage en musique et qu’il n’a jamais mis les pieds au Brésil : « Le Brésil je connais pas mais je connais des milliers de Brésiliens qui vivent en France, je connais plutôt les pays par les gens que par les lieux mêmes, et par la musique parce que la musique ça n’a pas de frontières ». Plutôt que de découvrir le pays en touriste, il préfèrerait pouvoir y vivre pendant un an, pour voir comment vivent les Brésiliens.
Deux autre 45 tours sortiront par la suite : Oublier son visage et Je craque. Si le premier ressemble beaucoup à Nuits brésiliennes, le second s’en démarque consciemment : « Je ne renie absolument pas le côté brésilos, mais on a voulu s’en démarquer un petit peu parce qu’en tant que musicien j’ai joué du reggae, du rock, du blues, toutes sortes de musiques avec toutes sortes de gens et j’ai pas envie de faire de la musique à tendance brésilienne toute ma vie. On a voulu se démarquer avec ce titre-là qui a un rythme différent, et celui d’après sera sûrement un slow pour faire quelque chose de différent. Je ne veux surtout pas me cantonner dans un genre particulier », commente le chanteur.
En 1987, il écrit avec Olivier Andres le titre Lait de coco pour le DJ Maya qui sort en 45 tours. La chanson fait son petit effet et ne cesse d’être redécouverte jusqu’à récemment, et le disque sera même réédité aux Pays-Bas en 2018. Christophe lui, apprécie de plus en plus le travail de production en studio et de se mettre aux services des autres. Il joue en première partie de Michel Jonasz (« Très jolie voix, écriture originale, beaucoup d’émotion, beaucoup d’humour… », dira-ce dernier de Christophe) et accompagne Alain Souchon, Laurent Voulzy et Louis Chédid. Puis il découvre enfin le Brésil où il s’oriente vers la bossa nova, le jazz et l’écriture.
Au début des années 2000 il revient à la chanson sous son vrai nom, Christophe Meyer, et sort son premier album, Tout nu, qui met bien évidemment en avant sa guitare mais aussi son talent d’écriture à travers onze chansons émouvantes, graves ou drôles. En 2006, on le revoit sur nos écrans dans un Vivement dimanche consacré à Emmanuelle Béart qui l’invite pour interpréter un titre, Dominant dominé.
Depuis, Christophe continue le chant et la musique, il travaille en studio comme guitariste, arrangeur ou choriste tout en donnant des cours de chant et de guitare. La nouvelle génération ne cesse de redécouvrir Nuits brésiliennes et le collectif Bon entendeur intègre la chanson a une mixtape en 2019. Depuis 2011, les chansons des années 80 de Christophe Laurent sont rassemblées dans un best of digital disponible sur les plateformes.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/1504187-Christophe-Laurent
CHER
Cherilyn Sarkisian LaPierre, dite Cher, née le à El Centro, en Californie, est une chanteuse, animatrice de télévision, actrice et réalisatrice américaine reconnue pour sa longévité artistique et ses nombreux comebacks musicaux et cinématographiques. Elle a remporté des récompenses majeures à la fois dans les domaines de la musique (Grammy Awards, Rock and Roll Hall of Fame), du Cinéma (Oscar, Golden Globes, prix d’interprétation au Festival de Cannes) et de la Télévision (Emmy Awards). Cher totalise plus de 140 millions de disques vendus dans le monde dont environ 100 millions durant sa carrière solo et près de 40 millions avec le duo Sonny and Cher avec lequel elle a débuté. Cher est, avec le groupe The Rolling Stones, la seule artiste solo à avoir atteint la première place du Billboard (classements musicaux américains) sur sept décennies consécutives, des années 60 aux années 2020. Surnommée « The Goddess of Pop » (La déesse de la Pop) par les médias américains, Cher est élevée au rang de superstar en Amérique du Nord (Canada, États-Unis, Mexique) et dans l’ensemble du monde anglo-saxon (Grande-Bretagne, Irlande, Australie, Nouvelle-Zélande) tout en bénéficiant d’une notoriété majeure dans de nombreux pays européens, parmi lesquels l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne, l’Italie et les pays scandinaves.
Cher commence sa carrière musicale en plein mouvement hippie en formant avec son mari et partenaire musical Sonny Bono le duo Sonny and Cher, célèbre pour ses tubes « I Got You Babe » et « The Beat Goes On ». Elle s’illustre ensuite à la télévision avec son mari Sonny Bono dans l’émission The Sonny & Cher Comedy Hour qui devient alors un véritable phénomène audiovisuel aux Etats-Unis.
Elle mène ensuite une carrière solo marquée par des titres pop tels que « Bang Bang (My Baby Shot Me Down) ». Durant les années 70 elle atteint la première place du Billboard Hot 100 avec les singles « Gypsys, Tramps & Thieves », « Half-Breed » et « Dark Lady ». En 1979, elle se lance avec succès dans le disco avec son tube «Take Me home » qui se classe à la huitième place du Hot 100.
Dans les années 80, après une parenthèse cinématographique qui lui permet notamment de remporter l’Oscar de la meilleure actrice en 1988, Cher revient à la musique avec une série d’albums aux influences rock et hair metal : Cher (1987), Heart of Stone (1989) et Love Hurts (1991). Cette période est jalonnée de succès internationaux, à l’image de « If I Could Turn Back Time » et « The Shoop Shoop Song (It’s in His Kiss) ».
En 1998, à l’âge de 52 ans, Cher sort l’album dance-pop Believe. Ce disque introduit l’« effet Cher » ou « The Cher Effect » en anglais, marqué par l’utilisation de l’Auto-Tune pour modifier la voix de la chanteuse. Le titre éponyme se classe numéro un des ventes aux États-Unis en 1999 pendant 4 semaines consécutives (Billboard Hot 100) et prend la tête des charts dans 23 pays au total dont la France. Believe se classe numéro 1 des ventes au Royaume-Uni pendant 7 semaines consécutives où il devient et reste à ce jour, le single d’une artiste féminine le plus vendu depuis 1998.
Au cours du XXIe siècle, elle atteint ses meilleurs classements au Billboard 200 avec les albums Closer to the Truth (2013) et Dancing Queen (2018), qui débutent tous deux à la troisième place.
Durant sa carrière musicale, Cher a notamment remporté deux Grammy Awards — le premier en 2000 pour le titre « Believe » (Meilleur enregistrement Dance) et le second en février 2026 pour l’ensemble de sa carrière (Lifetime Achievement Award) — et a également été intronisée au Rock & Roll Hall of Fame fin 2024.
Dans les années 80 Cher se tourne vers le Cinéma et joue avec des actrices et acteurs de renom comme Meryl Streep, Susan Sarandon, Michelle Pfeiffer, Jack Nicholson et Nicolas Cage. Elle a remporté un prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes, trois Golden Globes et l’Oscar de la meilleure actrice en 1988.
L’une de ses tournées mondiales, le Living Proof – Farewell Tour (2002-2005), est entrée dans le Livre Guinness des records en tant que tournée la plus rémunératrice pour une artiste féminine (un record dépassé depuis).
Biographie
Enfance et début de carrière (1950-1965)
Cherilyn Sarkisian LaPierre doit ses origines arméniennes à son père, John Sarkisian, un chauffeur routier qui quitte le foyer avant sa naissance, et ses origines cherokee, allemande, anglaise, irlandaise et française à sa mère, Georgia Holt, mannequin et comédienne occasionnelle. Cette dernière se remarie cinq fois. Cherilyn est adoptée, comme sa demi-sœur Georganne, par le cinquième mari, Gilbert Hartmann LaPiere, consultant dans l’industrie du pétrole.
Elle quitte l’école et sa famille à l’âge de 16 ans pour s’installer à Hollywood, dans le but de devenir actrice. En , alors qu’elle enchaîne les petits boulots qui lui permettent de payer ses cours de théâtre, elle fait la connaissance du directeur artistique Salvatore Bono dit Sonny dans un coffee shop de Los Angeles. Sonny travaille pour le producteur Phil Spector et invite Cher à de nombreuses sessions d’enregistrement aux studios Gold Star. En , Spector la pousse à faire les chœurs sur Be My Baby des Ronettes. Il lui propose un premier enregistrement en solo, Ringo I Love You, une ode à Ringo Starr, que Cher interprète sous le pseudonyme de Bonnie Jo Mason, mais le titre est un échec (les radios ne la diffusent pas, leurs auditeurs étant troublés par la voix grave et puissante qu’ils pensent être celle d’un homme, et voient dans la chanson une déclaration d’amour homosexuelle), si bien que Spector ne mise plus sur elle. Sonny décide alors avec son propre argent de lui faire enregistrer son premier 45 tours sous son véritable prénom, Cherilyn, avec une chanson écrite par lui-même, Dream Baby. Le disque sort chez Gold Star au printemps 1964. Sonny écrit de plus en plus pour Cher puis il décide d’enregistrer quelques chansons avec elle. Ils se font appeler Caesar & Cleo (César & Cléopâtre) et leur premier 45 tours The Letter paraît fin 1964. L’accueil du public est mitigé mais la face B Baby Don’t Go est largement diffusée en radio. Sonny décide donc de composer un album entier et, encouragé par Spector, enregistre 12 chansons avec Cher. Le duo hippie le plus influent des sixties vient de naître.
Sonny and Cher et premiers succès en solo (1965-1967)
Look at Us, premier album de Sonny and Cher, sort à l’été 1965 précédé du single I Got You Babe. La chanson est un succès immédiat et propulse le duo à la première place des charts mondiaux. Avec leur style vestimentaire marginal, leurs coiffures peu entretenues et leur attitude résolument rebelle, Sonny et Cher gagnent la sympathie du public et prennent la tête du hit-parade aux côtés d’une nouvelle génération de jeunes artistes comme les Beach Boys, The Mamas and the Papas ou encore Jefferson Airplane. Bien qu’elle enchaîne les succès avec Sonny, Cher entame une carrière solo en parallèle. Cher, dont le nom est orthographié « Chér », enregistre son premier album, on y retrouve Dream Baby. Le disque sort en , la chanson titre est une reprise de Bob Dylan, All I Really Want to Do est le premier succès de la jeune chanteuse âgée de 19 ans. Son second album solo, intitulé The Sonny Side Of Chér, sort en 1966. Il contient une nouvelle reprise de Dylan, Like a Rolling Stone. Deux titres sont écrits par Sony, dont Bang Bang (My Baby Shot Me Down), qui connait un grand succès. Cher continue les enregistrements en solo et son troisième album With Love, Chér sort en 1967 avec la chanson You Better Sit Down Kids. À la même époque, elle termine avec Sonny le deuxième album du duo, The Wondrous World of Sonny and Cher. Le premier single est The Beat Goes on, une ballade qui devient rapidement un hit et se classe no 6 des charts américains. Dans la seconde moitié des sixties, le couple enchaîne les tournées et les plateaux de télévision, et apparait dans les magazines de mode aux côtés de Twiggy et de Bob Dylan. La même année, Sonny produit son premier long métrage, une comédie musicale le mettant en scène aux côtés de Cher. Good Times est projeté pour la première fois à la fin de l’année 1967 mais ne remporte aucun succès.
De Backstage à Gypsys Tramps and Thieves (1967-1971)
En 1967, Sonny and Cher se produisent au festival de San Remo en Italie où ils sont largement acclamés par le public. L’année suivante sort le très folk Backstage, quatrième album solo de Cher. Malgré de bonnes critiques, contrairement aux trois premiers albums, Backstage ne décolle pas dans les hit-parades. Sonny tente quant à lui un retour en tant que producteur dans un second film dont Cher est l’héroïne, Chastity. Le projet est un fiasco. En 1969, le cinquième album solo de Cher voit le jour. Bien qu’il surfe sur le mouvement psychédélique alors en vogue, 3614 Jackson Highway passe inaperçu. La fin des années 1960 est chaotique pour Sonny and Cher, leur dernier succès date de 1967.
Les années 1970 verront de profonds bouleversements au sein du duo et l’immense succès de Cher. Après l’échec de ses deux derniers albums, elle retourne en studio en 1971 pour enregistrer un premier album pour son nouveau label, MCA. Gypsys, Tramps and Thieves sort en et marque le début de l’ascension fulgurante de la chanteuse au hit-parade. La chanson-titre se classe no 1 et l’album reste dans les charts pendant 45 semaines. À 25 ans, elle est à l’aube d’une nouvelle carrière solo. Le second extrait, The Way of Love, prend la 7e place. Quatre ans après The Beat Goes on, Sonny and Cher renouent également avec le succès, leur album All I Ever Need is You se classe no 7 des charts américains. S’ensuit une série de concerts à succès à Las Vegas au printemps 1972, année durant laquelle le titre A Cowboy’s Work is Never Done se classe 8e.
Époque des shows télévisés (1971-1978)
À l’été 1971, Sonny and Cher présentent leur propre show sur la chaine CBS pour remplacer le Merv Griffin Show durant deux mois. Le couple reçoit les plus grandes stars de l’époque comme les Righteous Brothers, Raquel Welch, Carol Burnett, Ronald Reagan ou encore les Jackson Five. Plusieurs shows ont lieu en prime time et aux côtés du couple, les invités chantent, dansent et font des sketches en costume. Le public est au rendez-vous, le Sonny and Cher Comedy Hour remporte un tel succès durant l’été que CBS l’intègre définitivement à sa grille de programmes. L’émission se classe dans le top 10 des shows télévisés les plus regardés et bat de nombreux records d’audience. Cependant, en 1974, le couple se sépare et le show s’arrête. En trois ans, The Sonny and Cher Comedy Hour remporte 15 nominations aux Emmy Awards et Cher le Golden Globe de la meilleure actrice de télévision. Sonny se consacre alors à son propre show, The Sonny Comedy Revue, sans grand succès, l’émission s’arrête après six semaines faute d’audience.
À la fin de l’année 1974, Cher annonce également le lancement de son propre show, The Cher Show. L’émission débute le avec Elton John et Bette Midler. L’audience est au rendez-vous, Cher fait scandale, ses tenues ultra légères signées Bob Mackie faisant l’objet de nombreuses critiques. Elle est alors la première femme à montrer son nombril à la télévision à une heure de grande écoute. À 30 ans et tout juste divorcée de Sonny, la chanteuse a une réputation sulfureuse. The Cher Show s’arrête après deux saisons et demie et deux prime time en raison de la grossesse de Cher, la star attendant son second enfant. Le divorce avec Sonny s’officialise le et seulement trois jours plus tard, elle se remarie avec le musicien Gregg Allman de la Allman Brothers Band. Leur fils, Elijah Blue Allman, naît le . Cher et Gregg Allman collaborent sur Two The Hard Way, album qu’ils interprètent sous le pseudonyme de Allman & Woman. Malgré l’échec commercial de cet opus, une tournée européenne est entreprise. À la suite du succès de The Sonny and Cher Comedy Hour terminé en 1974, CBS propose à Sonny et Cher un nouveau contrat pour un second show télévisé. Le , The Sonny and Cher Show débute. Bien que divorcé, le couple reprend tous ses succès à l’écran et joue dans de nombreuses parodies aux côtés d’invités prestigieux comme Debbie Reynolds, Mohamed Ali, Jerry Lewis, Tina Turner et Farrah Fawcett. Cette nouvelle version du show initial de Sonny and Cher remporte un grand succès tout au long de la première année mais s’essouffle rapidement et s’arrête à la fin de la seconde saison en 1978.
De Half-Breed à I Paralyse (1972-1982)
Après le succès de Gypsys, Tramps and Thieves, Cher signe pour deux nouveaux opus chez MCA en 1972. Bien que s’inscrivant dans le même style musical que Gypsys, Tramps and Thieves, Foxy Lady et Bittersweet White Light ne font qu’une très courte apparition dans les charts. Cela n’empêche en rien la chanteuse d’enregistrer un quatrième album pour le label en 1973. Le premier single porte le nom de l’album Half-Breed et connaît le même succès que Gypsys, Tramps and Thieves, se classant no 1. Cher récidive l’année suivante avec Dark Lady, troisième titre de la chanteuse à prendre la première place du top. Elle est l’une des premières artistes à se servir du clip afin de promouvoir sa musique dans les années 1970, avec l’aide de Bob Mackie. Elle fait la couverture du Time Magazine et est l’une des rares chanteuses à figurer sur la liste Forbes de l’époque. Si ses trois derniers albums solos se classent no 1, les trois suivants (Stars, I’d Rather Believe In You et Cherished, parus entre 1975 et 1977), ne connaissent pas le succès. À la fin des années 1970, Cher retourne à la télévision pour deux prime time qui lui sont entièrement dédiés et qu’elle présente : Cher… Spécial en 1978 et Cher… and Other Fantaisies en 1979.
Cher et le disco (1979)
En 1979 Cher arrive chez Casablanca, le label du groupe Kiss (groupe américain) et de Donna Summer, spécialisé dans le disco et le rock. Neil Bogart, patron du label, voit en Cher une parfaite ambassadrice du disco. Ainsi voit le jour l’album Take Me Home, qui la propulse à nouveau au top grâce à son single homonyme.
Sur la pochette de l’album, la chanteuse apparaît plus dénudée que jamais. Mais lorsque Casablanca reprend les mêmes ingrédients pour un second album disco, Prisoner, la même année, c’est un échec. La couverture de ce dernier montre la star presque nue et enchaînée à un pilier, s’attirant la colère des associations luttant pour l’émancipation de la femme.
Les débuts de Cher dans le rock (1980)
En 1980, Cher, entourée du rockeur Les Dudeck, lance le groupe de rock métal Black Rose avec un album homonyme. Produit par James Newton Howard, l’opus est ignoré par les radios mais la chanteuse remonte sur scène, au Caesars Palace de Las Vegas pour une série de concerts à succès. Son contrat avec Casablanca arrivant à son terme, elle signe avec CBS-Columbia en 1981 pour un nouvel album rock produit par John Farrar, I Paralyze, qui ne remporte pas le succès escompté. Malgré un duo remarqué dans ce registre avec Meat Loaf sur la chanson Dead Ringer For Love en 1982, il lui faudra attendre 5 ans pour remporter des succès en tant que chanteuse de rock.
Carrière musicale en pause : théâtre, cinéma, consécration à Cannes (1985) et aux Oscars (1988)
Les années 1980 sont synonymes de grand changement pour l’artiste, qui décide de mettre sa carrière musicale entre parenthèses pour se consacrer à la comédie. Elle déménage à New York en 1982, Robert Altman l’engage pour sa pièce Come Back to the 5 & Dime Jimmy Dean, Jimmy Dean qu’il monte à Broadway, avec Sandy Dennis, Karen Black et Kathy Bates. Les critiques boudent la mise en scène d’Altman mais la prestation de Cher est saluée : elle est alors nommée au Golden Globe de la meilleure actrice.
S’ensuit le tournage de Le Mystère Silkwood avec Meryl Streep et Kurt Russell pour lequel elle reçoit un Golden Globe et sa première nomination aux Oscars pour la meilleure actrice dans un second rôle.
En 1984, elle interprète la mère d’un adolescent atteint d’une déformation faciale dans Mask, film qui remporte un grand succès et lui vaut le prix de meilleure actrice au festival de Cannes en 1985 et une nomination aux Golden Globes.
En 1987, elle est à l’affiche de trois films : Les Sorcières d’Eastwick aux côtés de Jack Nicholson, Michelle Pfeiffer et Susan Sarandon, Suspect dangereux avec Dennis Quaid, et Éclair de lune pour lequel elle reçoit l’Oscar de la meilleure actrice.
Retour à la musique à la fin des années 80 : la période Geffen (1982-1992)
En parallèle de sa consécration au cinéma, en 1987 et après cinq ans d’absence sur la scène musicale, Cher signe chez Geffen Records. Elle y sort son premier vrai opus rock réalisé avec Jon Bon Jovi, Desmond Child et Richie Sambora, Michael Bolton et la participation vocale de Darlene Love, Carol King et de Bonnie Tyler. Sobrement intitulé Cher, l’album offre à la chanteuse plusieurs succès comme I Found Someone (une reprise de Michael Bolton) et We All Sleep Alone (écrit par Jon Bon Jovi) qui lui permettent de revenir dans les classements du Billboard. Le premier single de son album éponyme de 1987, « I Found Someone » a marqué son retour dans les charts américains en atteignant la 10ème place du Billboard Hot 100, devenant ainsi son premier top 10 en solo depuis près de neuf ans. Ce succès a été immédiatement confirmé par le titre suivant, « We All Sleep Alone ». Ce second single a atteint la 14ème position du Hot 100 en 1988, tout en s’imposant dans le top 20 du classement Adult Contemporary.
Elle récidive en 1989 avec le titre Heart of Stone (une reprise du groupe Bucks Fizz), précédé du hit planétaire If I Could Turn Back Time qui se classe no 3 du Billboard Hot 100 aux États-Unis et dont le clip est censuré par la chaîne MTV, ce dernier étant diffusé uniquement le soir, contribuant ainsi à l’impact médiatique de la vidéo. L’album Heart of Stone atteint la première place en Australie et la dixième position du Billboard 200 aux États-Unis et est certifié triple disque de platine sur le sol américain, quadruple platine au Canada et devient la meilleure vente du label de David Geffen, avec plus de 5 millions d’exemplaires vendus en deux ans. Cher a classé trois singles de l’album Heart of Stone dans le Top 10 américain (If I Could Turn Back Time, After All et Just Like Jesse James).
Elle se produit au Mirage de Las Vegas pour une série de concerts à guichets fermés et effectue une tournée mondiale, The Heart Of Stone Tour. L’album Heart Of Stone est certifié Triple Platine aux États-Unis
En sort Love Hurts, troisième et dernier opus chez Geffen. The Shoop Shoop Song, bande originale du film Les Deux Sirènes, se classe no 1 au Royaume-Uni. Une nouvelle tournée internationale a lieu en 1991, The Love Hurts Tour.
Atteinte du virus d’Epstein-Barr, Cher refuse de nombreux projets, tant musicaux que cinématographiques, comme l’un des deux rôles principaux dans Thelma et Louise ou encore celui de Morticia Addams dans La Famille Addams. S’ensuit un best of, Cher’s Greatest Hits 1965-1992. Cher fait une apparition en guest-star dans deux productions, The Player en 1992, un film de Robert Altman (réalisateur qui l’a lancée au cinéma 10 ans plus tôt) et Prêt à Porter en 1994. La même année, elle chante avec les cartoons fétiches de la chaîne MTV Beavis et Butt-Head pour une nouvelle version d’I Got You Babe. L’année suivante, en 1995, elle collabore avec Eric Clapton, Chrissie Hynde et Neneh Cherry sur la chanson Love Can Build A Bridge, dédiée au Rwanda, qui se classe no 1 au Royaume-Uni.
De It’s A Man’s World à la mort de Sonny (1995-1998)
En 1995, Cher s’installe à Londres et signe avec la branche anglaise de Warner. En fin d’année, elle publie son premier album pour le label, It’s A Man’s World, composé principalement de reprises de chansons écrites par des hommes. L’album obtient un joli succès en Europe avec les titres One By One et Walking In Memphis mais un succès plus modéré aux États-Unis. La version Européenne de l’album donne dans les tons pop rock, tandis que la version américaine permet à Cher de renouer avec les ambiances Rn’b.
En 1996, sort sur les écrans américains le film Faithful, produit par Robert De Niro et réalisé par Paul Mazursky, que divers problèmes de productions affecte. Cher se désolidarise du film qui est rapidement oublié et préfère se concentrer sur la sortie de sa première réalisation, le téléfilm féministe If These Walls Could Talk. Produit par HBO et Demi Moore, celui-ci s’attache à suivre le destin de trois femmes (Demi Moore, Sissy Spacek et Anne Heche) face à l’avortement. Cher joue un petit rôle et réalise le dernier épisode pour lequel elle reçoit une nouvelle nomination aux Golden Globes. Le téléfilm est un succès au festival du téléfilm de Toronto et confirme Cher dans sa position de féministe et de réalisatrice de talent.
En , elle se trouve à Londres lorsque son fils Chastity lui annonce la mort de Sonny dans un accident de ski. Décédé à l’âge de 62 ans, il était devenu maire de Palm Springs, sénateur et s’était remarié pour la quatrième fois. Ses funérailles sont retransmises en direct à la télévision américaine, et Cher fait son éloge funèbre.
En 1998, Sonny and Cher reçoivent leur étoile sur Hollywood Boulevard. Peu après, Cher retourne en studio et enregistre un album dance pour Warner.
Le succès mondial de l’album Believe et la popularisation l’Auto-Tune (1998-1999)
Les ventes décevantes de son disque précédent ont poussé Rob Dickins, président de Warner Records UK, à repenser la stratégie de l’artiste. Il l’a alors convaincue d’enregistrer un album résolument tourné vers la culture club, avec l’ambition affirmée de reconquérir son public fidèle au sein de la communauté gay. L’enregistrement de l’album s’est déroulé principalement à Londres, aux Dreamhouse Studios, sous la direction des producteurs Mark Taylor et Brian Rawling.
En octobre 1998, Cher publie l’album dance-pop Believe enregistré à Londres. Le single éponyme devient un succès commercial international massif se classant no 1 dans 23 pays dont la France. À 52 ans, Cher est une nouvelle fois à la tête des charts et signe là son plus grand hit avec 11 millions de single vendus. L’album homonyme se vend également à plus de 11 millions d’exemplaires.
Lorsqu’elle atteint la première place du Hot 100 Billboard en mars 1999 avec la chanson « Believe« , Cher est alors âgée de 52 ans. Elle bat alors le record de la femme la plus âgée à classer un titre numéro 1 (dépassant Grace Slick) avec une chanson originale. Cher détient également le record du plus long intervalle pour une artiste féminine entre son premier et son dernier numéro 1 en solo sur le Hot 100 Billboard. Aux États-Unis « Believe« a été sacrée chanson n°1 de l’année 1999 par Billboard et le single a été certifié quadruple platine aux États-Unis (plus de 4 millions d’exemplaires vendus).
Outre-Manche, la chanson se classe numéro 1 pendant 7 semaines consécutives et devient le single le plus vendu de l’histoire par une artiste féminine au Royaume-Uni (plus de 1,8 million d’exemplaires vendus). où Il devance des classiques comme « I Will Always Love You » de Whitney Houston ou « Someone Like You« d’Adele.
En France la chanson « Believe » atteint la première place du Top 50 le 23 janvier 1999 et a été certifié disque de diamant par le SNEP, avec plus de 750 000 exemplaires vendus. L’album éponyme a suivi cette trajectoire porté par le succès du titre phare et du single suivant, « Strong Enough« (n°3 du Top 50), il a été certifié disque de platine et s’est écoulé à plus de 500 000 unités dans l’Hexagone.
Outre le succès commercial international de l’album Believe, le single éponyme marque également un tournant majeur dans l’industrie musicale en donnant naissance à ce qui sera par la suite désigné comme le « Cher Effect ». En effet, sur le titre Believe, le producteur britannique Mark Taylor a modifié la voix de Cher à l’aide du logiciel de correction vocale Auto-Tune, alors encore peu utilisé dans la production grand public. Cet usage novateur a contribué à populariser l’Auto-Tune comme effet artistique à part entière et dont l’emploi s’est par la suite répandu massivement dans l’industrie musicale, notamment chez T-Pain, Daft Punk, Kanye West, Drake, Madonna, Kesha, Lady Gaga ou encore The Weeknd pour ne citer qu’eux.
En , Cher chante The Star-Spangled Banner lors du Super Bowl et, peu après, tient la vedette des VH1 Divas Live aux côtés d’Elton John, Faith Hill, Mary J. Blige, Brandy et de son amie Tina Turner.
Puis en , Cher se lance dans une tournée marathon, le Do You Believe? Tour ou « Believe Tour« se produisant en Europe et aux États-Unis et dure jusqu’en . Avec un total de 121 concerts à travers l’Amérique du Nord et l’Europe, cette tournée a marqué le retour sur scène de Cher après sept ans d’absence, générant des recettes mondiales estimées à plus de 160 millions de dollars.
Dans la foulée de l’album Believe, Cher sort en 1999 la compilation The Greatest Hits regroupant ses plus grands tubes depuis les débuts de sa carrière. Pour des raisons de copyrights, cette compilation n’est pas sortie aux États-Unis. Cette compilation est un succès commercial, se classant en tête des ventes en Autriche, en Allemagne et au Danemark. Cette anthologie se classe par ailleurs à la 7eme place des ventes en Grande-Bretagne et s’installe dans le top 10 de nombreux pays européens et internationaux.
En Allemagne, elle reçoit son second ECHO Award et devient ainsi, avec Madonna, la seule artiste féminine à posséder deux fois cette récompense.
Elle apparaît une nouvelle fois au cinéma en 1999 dans le film Un thé avec Mussolini, un film de Franco Zeffirelli.
Le 3 juillet 2001, Cher et le chanteur italien Eros Ramazzotti sortent le duo enregistré à Londres « Più che puoi ». Comme sur la chanson « Dov’é L’amore« figurant sur son album Believe sorti en 1998, Cher y chante quelques phrases en italien. Le titre est numéro 1 en Pologne, numéro 2 en Hongrie et arrive à la 7eme position en Italie.
En , elle publie sur internet l’album Not.com.mercial. Composé en 1994 en France alors qu’elle était invitée à séjourner dans un château localisé dans les environs de Bordeaux, l’album montre un côté plus sombre de l’artiste et ses premiers pas dans l’écriture de chansons. Le magazine Rolling Stone dit de Fit To Fly (extrait de Not.com.mercial) qu’elle est « la meilleure chanson de Cher ».
L’album Living Proof (2001-2002) et le Living Proof – Farewell Tour, devenu le Never Can Say Goodbye Tour (2002-2005)
Sorti fin 2001 en Europe et début 2002 aux États-Unis, Living Proof est le vingt-quatrième album studio de Cher. S’inscrivant dans la lignée directe du succès planétaire de Believe, cet opus confirme le virage de la chanteuse vers une dance-pop moderne, faisant un usage massif de l’Auto-Tune et d’influences eurodance, comme ce fut le cas pour le premier single « The Music’s No Good Without You ». Aux États-Unis, Living Proof fait son entrée à la 9eme place du Billboard 200 la semaine du 16 mars 2002. C’est la chanson « Song For The Lonely » qui sert de premier single outre-Atlantique à l’album, titre que la chanteuse Cher dédiera aux victimes et aux héros des attentats du 11 septembre 2001. La chanson « Love One Another« issue de l’album Living Proof permet à Cher d’être nommée pour le Grammy Award du meilleur enregistrement dance en 2004, récompense qu’elle ne remportera pas.
Bien que l’album connaisse un succès moindre que Believe, Cher décide de repartir en tournée en 2002 et annonce que le Living Proof – Farewell Tour sera sa dernière tournée mondiale.
Alors qu’elle devait être la dernière de sa carrière, la tournée entamée à Toronto en juin 2002 a largement dépassé les 59 concerts initiaux. Portée par son succès commercial, elle s’est étendue mondialement, de l’Europe, Russie y compris, en passant par le Mexique, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Cher s’est notamment produite au Zénith de Paris en 2004 dans le cadre de sa tournée d’adieu.
Le spectacle, conçu comme une rétrospective monumentale de quarante ans de carrière, se distinguait par une mise en scène fastueuse incluant des acrobaties aériennes, des chorégraphies complexes et de nombreux changements de costumes signés par le couturier, Bob Mackie. Le répertoire balayait les époques, de ses débuts avec Sonny and Cher dans les années 1960 à ses succès rock des années 1980, jusqu’à l’ère dance de Believe.
Enregistré à l’American Airlines Arena de Miami le 8 novembre 2002, le concert du Farewell Tour de Cher a été diffusé pour la première fois le 8 avril 2003 sur NBC. Cette émission spéciale a rassemblé près de 17 millions de téléspectateurs, permettant à la star de remporter un Emmy Award dans la catégorie « Meilleur programme spécial de variété, de musique ou d’humour ».
En , après 3 ans de tournée, 3,5 millions de spectateurs, 326 dates et plus de 250 millions de dollars de recettes, Cher met un terme à sa tournée d’adieu à Los Angeles, sur la scène du Hollywood Bowl, où elle avait débuté avec Sonny 40 ans plus tôt. Le Living Proof – Farewell Tour, devenu le Never Can Say Goodbye Tour, entre alors dans le Guinness des records en tant que tournée la plus longue et la plus lucrative jamais effectuée par une artiste féminine (un record dépassé depuis).
En parallèle de sa tournée d’adieu, Cher sort la compilation The Very Best of Cher en 2003. The Very Best of Cher est la huitième compilation de la chanteuse. L’album regroupe plusieurs de ses titres les plus populaires, tels que If I Could Turn Back Time, Believe, Gypsies, Tramps & Thieves ou encore Take Me Home. Aux États-Unis, le disque a débuté à la septième place du Billboard 200, avant d’atteindre la quatrième position dans le classement du 17 mai 2003. En novembre 2011, l’album s’était écoulé à 2,8 millions d’exemplaires aux Etats-Unis.
Alors qu’elle enchaîne les concerts, Cher tourne aux côtés de Matt Damon et Greg Kinnear dans Deux en un, une comédie des frères Farrelly dans laquelle elle se livre à un numéro d’autodérision très remarqué en interprétant une Cher méchante et prétentieuse qui assoit sa réputation de croqueuse de jeunes hommes en couchant avec Frankie Muniz, le héros de la série Malcolm.
Retour à Las Vegas (2008-2011)
Après avoir été l’égérie des créations Chrome Hearts, Cher annonce en 2007 son retour sur scène à Las Vegas pour le mois de au Caesars Palace. Cher signe un contrat de 60 millions de dollars dans le cadre d’une résidence de près de 200 concerts dont les représentations se sont échelonnées de 2008 à 2011.
Le nouveau show passe en revue toute sa carrière musicale mais également cinématographique grâce à des extraits de films projetés sur grand écran.
Durant ces trois années, Cher s’est produite devant une audience moyenne de 3 600 spectateurs par soir, au sein d’une salle, initialement construite sur mesure pour Céline Dion. Durant cette période, Cher a assuré 192 représentations, générant près de 100 millions de dollars de recettes et attirant 686 000 spectateurs au total.
De Burlesque à Broadway (2010-2018)
En 2010, Cher campe un des rôles phares du film musical Burlesque aux côtés de Christina Aguilera. Burlesque est une comédie dramatique musicale américaine écrite et réalisée par Steven Antin, sortie en novembre 2010. Ce film a marqué le retour de Cher au cinéma après sept ans d’absence, ainsi que les débuts sur grand écran de la chanteuse Christina Aguilera. Cher y interprète la ballade « You Haven’t Seen the Last of Me », écrite par Diane Warren. Ce titre a remporté le Golden Globe de la meilleure chanson originale en 2011. Grâce à cette chanson, Cher est devenue la seule artiste à avoir classé un titre numéro un dans un classement Billboard au cours de chacune des six dernières décennies (des années 1960 aux années 2010).
En 2013, Cher sort l’album Closer to the Truth, qui se hisse à la 3e place du Billboard. Ce classement représentait, à l’époque, le meilleur démarrage de Cher pour un album solo aux États-Unis, dépassant la performance de Believe (1998). C’est le vingt-cinquième album studio de la chanteuse, publié le 20 septembre 2013 par Warner Bros. Records. Cet opus marque le grand retour discographique de l’artiste, douze ans après son précédent album studio, Living Proof (2001). Initialement prévu comme un projet aux accents pop-rock, l’album a évolué vers des sonorités plus dance-pop et electropop, tout en conservant quelques ballades et morceaux aux influences country. La production a été confiée à des collaborateurs de renom, notamment Mark Taylor (déjà présent sur l’album Believe). L’album se distingue par des collaborations notables, notamment avec la chanteuse Pink, qui a écrit les titres I Walk Alone et Lie to Me (sur lesquels elle assure également les chœurs), ainsi que Jake Shears (Scissor Sisters) pour le titre Take It Like a Man.
Elle participe parallèlement à la promotion du premier album studio de sa mère Georgia Holt, Honky Tonk Woman. La chaîne de télévision américaine Lifetime réalise le documentaire Dear Mom, Love Cher, revenant sur sa vie et celle de sa famille.
En , elle entreprend la tournée américaine Dressed to Kill Tour. La tournée rencontre un immense succès critique et commercial, avec 49 dates complètes en Amérique du Nord qui est arrêtée en à la suite d’une infection virale contractée par l’artiste.
Remise après plusieurs mois, elle organise son retour au bras de Marc Jacobs lors du Gala du MET à New-York, annonçant leurs collaboration, Cher devenant le visage de la campagne automne-hiver 2015 du créateur. Elle prend publiquement partie pour la candidate démocrate Hillary Clinton à l’élection présidentielle américaine et affirme son opposition au candidat républicain Donald Trump.
Début 2017, Cher retourne sur scène pour le spectacle Cher Classic en résidence au Monte Carlo de Las Vegas et au MGM de National Harbor. Elle reçoit un Icon Award lors des Billboard Music Awards 2017.
Le 3 décembre 2018, The Cher Show démarre officiellement à Broadway, au Neil Simon Theatre. Cette comédie musicale signée Rick Elice, retraçait la vie et la carrière de l’artiste à travers une narration originale où trois actrices incarnaient simultanément Cher à différentes étapes de sa vie. Le spectacle intégrait trente-cinq des plus grandes chansons de Cher et se distinguait par une scénographie imposante. Les costumes, élément central de la production, ont été conçus par le couturier Bob Mackie. Après 293 représentations, la production a pris fin à Broadway le 18 août 2019, avant de partir en tournée aux États-Unis, en Irlande et en Grande-Bretagne.
Mamma Mia ! 2, album Dancing Queen (2018) et le Here We Go Again Tour (2018-2020)
Cher fait son retour au cinéma après près d’une décennie d’absence dans Mamma Mia! Here We Go Again (2018), une comédie romantique musicale basée sur les chansons du groupe ABBA. À la fois préquelle et suite du film Mamma Mia! de 2008, ce volet met en scène Cher dans le rôle de Ruby Sheridan, la grand-mère de Sophie (Amanda Seyfried) et la mère de Donna (Meryl Streep).
En pleine promotion du film, Cher annonce l’enregistrement d’un album de reprises d’ABBA. Son 26e album studio, Dancing Queen (2018), débute à la 3e place du Billboard 200, égalant le record de Closer to the Truth (2013) comme son album solo le mieux classé aux États-Unis. Avec 153 000 unités vendues en première semaine, il réalise le meilleur démarrage de l’année pour un album pop d’une artiste féminine.
La tournée de Cher, intitulée Here We Go Again Tour, s’est déroulée de 2018 jusqu’à son report indéfini en 2020 en raison des confinements liés à la pandémie de COVID-19.
En 2021, elle participe au clip de Pink All I Know So Far, qui retrace le parcours de Cher de ses débuts à aujourd’hui.
Christmas (2023)
Sorti le 20 octobre 2023, Christmas est le vingt-septième album studio de Cher et son tout premier opus consacré aux fêtes de fin d’année. Publié sous le label Warner Records, cet album marque le retour de la chanteuse cinq ans après Dancing Queen.Christmas se distingue par une production dance-pop et rock contemporaine. Cher a collaboré avec le producteur anglais Mark Taylor (déjà à l’œuvre sur Believe), pour apporter une énergie moderne aux classiques du genre. Sur cet album, Cher interprète des classiques de Noël avec des artistes tels que Stevie Wonder, Michael Bublé, Darlene Love ou encore Cyndi Lauper.
Pour promouvoir l’album, Cher a multiplié les apparitions médiatiques à la fin de l’année 2023, notamment lors de l’illumination du sapin du Rockefeller Center et de la parade de Thanksgiving de Macy’s.
L’album est porté par le single phare « DJ Play a Christmas Song », un titre dance-pop. Grâce à ce morceau, Cher est devenue la seule artiste solo de l’histoire à classer un single numéro un dans un classement Billboard sur sept décennies consécutives (des années 1960 aux années 2020).
Mémoires de Cher (partie 1) et intronisation au Rock and Roll Hall of Fame (2024)
Publiée en novembre 2024, la première partie des mémoires de Cher retrace les années de formation et l’ascension fulgurante de la chanteuse, de son enfance complexe marquée par la dyslexie jusqu’au sommet de la gloire avec Sonny Bono. Ce premier tome s’arrête au moment de leur séparation.
L’année 2024 a également marqué un moment historique dans la carrière de Cher avec son intronisation au prestigieux Rock and Roll Hall of Fame. Cher est, à ce jour, la seule artiste de l’histoire intronisée au Rock and Roll Hall of Fame à avoir remporté l’Oscar de la Meilleure Actrice (rôle principal).
Cher et la France
En 1971 Cher signe une nouvelle reprise de J’ai le mal de toi (Parlez-moi de lui) de Michel Rivgauche et Jack Diéval, qui devient la chanson The Way of Love pour son album Gypsys Tramps and Thieves. Claude François reprend la chanson titre de ce dernier pour son 33 Tours Viens à la maison avec Voleur bohémien en 1972. Sept ans plus tôt, en 1965 la vedette française reprenait I Got You Babe – Je t’aime trop toi. Cependant, bien que ces reprises soient de grands tubes outre-Atlantique, aucune n’a connu le même succès en France. Le titre Bang Bang (My Baby Shot Me Down) est repris en 1966 par Sheila, puis en 2014 par David Guetta, accompagné de Skylar Grey pour une version anglophone et électro. Le titre apparaît également dans une nouvelle version française dans la bande originale du film La French de Cédric Jimenez.
Cher et Dalida ont eu des parcours croisés à de nombreuses reprises. La reprise de Parlez-moi de lui par Cher en anglais est réalisée cinq ans après l’interprétation de la même chanson par Dalida en 1966. La même année, Dalida reprend plusieurs titres de Cher dont Petit homme (traduction de Little Man) en français et en italien, ainsi qu’une version italienne de Bang Bang (My Baby Shot Me Down). En 1967, elle enregistre une version française et une version italienne de Mama (When My Dollies Have Babies), chanson écrite par Sonny Bono pour Cher. Les deux artistes partagent une même scène la même année lors du Festival de Sanremo 1967. En 1982, Cher interprète Rudy, adaptation anglaise du titre Quand je n’aime plus je m’en vais, chanson originale de Dalida.
Outre ses passages en France lors de ses tournées mondiales, Cher a interprété « The Shoop Shoop Song (It’s in His Kiss) » le samedi 11 avril 1992, lors de la cérémonie d’inauguration du parc Euro Disney (ancien nom de Disneyland Paris) retransmise à la télévision dans le monde entier.
Cher évoque lors de ses rares passages sur le plateau de Vivement dimanche vouloir faire de la France sa « dernière demeure », confiant à Michel Drucker son souhait d’être inhumée au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
Mariages et vie amoureuse
Cher et Sonny échangent des vœux le lors d’une cérémonie privée qui a lieu dans une maison louée à Tijuana au Mexique, leur mariage ayant été célébré officiellement cinq ans plus tard à Las Vegas. Leur fils Chaz Bono, naît le . Le deuxième mari de Cher est le musicien Gregg Allman du Allman Brothers Band, qu’elle épouse le . Ils divorcent deux ans plus tard, se remarient puis redivorcent en 1978. Ils ont un fils, Elijah Blue Allman du groupe Deadsy, né le .
Par la suite, Cher connaît de nombreuses relations amoureuses qui font la une de la presse people. David Geffen, Gene Simmons du groupe Kiss avec qui elle fait un featuring sur la chanson Living In Sin, Gareth Crawford, le rockeur Les Dudeck, Richie Sambora, l’acteur Eric Stoltz (qui joue le rôle de son fils dans Mask). Elle a également une relation avec Val Kilmer entre 1982 et 1984, puis avec Tom Cruise l’année suivante. À la fin des années 1980, elle vit une histoire d’amour avec Rob Camiletti, un vendeur de bagels et de beignets : il a 22 ans, elle en a 40. La presse le surnomme Bagel Boy et le couple est harcelé par les paparazzis.
Au début des années 1990, elle côtoie Josh Donen, Eric Clapton et Mark Hudson. En 2022, la chanteuse officialise auprès des médias sa relation avec Alexander Edwards, producteur de musique et rappeur.
Fortune personnelle
Dans un article du magazine Rolling Stone datant de 2002, la fortune de Cher est estimée à 600 millions de dollars. Cependant, avec un peu de pragmatisme et selon Cher elle-même, ce chiffre est peu réaliste. Cher affirme en effet dans une interview être loin de cette somme et indique situer sa fortune autour de 150 millions de dollars.
La même année, sa tournée Living Proof – Farewell Tour rapporte plus de 200 millions de dollars de recettes uniquement pour les dates aux États-Unis (gains pour un artiste de la stature de Cher, environ 30 % nets d’impôts et frais managers/avocats/organisateurs). Elle touche une partie des royalties de Sonny and Cher, l’autre partie étant réservée à la dernière femme et aux enfants de ce dernier.
Elle possède plusieurs propriétés, à Aspen dans le Colorado, à Londres en Grande-Bretagne, dans les Sierra Towers à Hollywood (valeur 6,5 millions de dollars) et sa résidence principale de Malibu est actuellement estimée à 45 millions de dollars. En mai 2006, elle vend sa propriété en Floride pour la somme de 3,8 millions de dollars.
Son contrat à Las Vegas en 2008 lui rapporte 60 millions de dollars et une vente aux enchères organisée en 2006 3,3 millions de dollars, somme en partie reversée à la Cher Charitable Foundation.
Selon le journal Metronews, sa fortune estimée à 305 millions de dollars lui aurait également permis d’acheter de somptueuses résidences à sa sœur, ainsi qu’à ses deux fils : Chaz Bono, qui vivrait dans une propriété de West Hollywood cotée à 1,7 million de dollars, et Elijah Blue Allman dans un manoir de deux millions de dollars à Beverly Hills.
Œuvres caritatives et humanitaires
Après son rôle dans le film Mask, qui met en scène un enfant atteint de la maladie de Jaffe-Liechtenstein (maladie du visage de lion ou ostéofibromatose kystique), Cher devient en 1991 donatrice et marraine de l’association Children’s Craniofacial Association (CCA). Régulièrement, des événements comme la Cher Convention ou la Cher Expo sont organisés par les fans de la star pour récolter des fonds dédiés à cette association.
D’origine arménienne par son père, Cher part pour l’Arménie en 1993. Elle distribue de la nourriture et des médicaments au Haut-Karabagh, région dévastée par la guerre.
En 2005, elle vient en aide financièrement à un adolescent américain de 16 ans atteint de dystrophie musculaire. Le garçon a pu ainsi bénéficier de tout le matériel médical nécessaire.
Enfin, en 2006, elle crée la Cher Charitable Foundation, un organisme chargé de redistribuer l’argent que la star verse à diverses associations caritatives.
Dernièrement, Cher aurait décidé de concentrer son attention en direction d’orphelins issus du continent asiatique. Un projet d’école musicale et théâtrale serait en cours et Cher pourrait en être la marraine.
Citoyenne anti-républicains, Cher hausse le ton en 2006 sur l’image négative que l’administration américaine donne au reste du monde. Elle participe à Operation Helmet, une organisation créée par un médecin pour offrir aux soldats américains en Irak des casques renforcés et construire des hôpitaux dans ce pays. La même année, elle visite les hôpitaux pour soutenir les soldats blessés rapatriés et, en juin, participe à la conférence du Dr Bob Meaders (le fondateur d’Operation Helmet) avant d’offrir 130 000 dollars à l’organisation.
En , elle organise une grande vente aux enchères orchestrée par Sotheby’s, mettant notamment en vente ses robes et ses meubles. Les 3,3 millions de dollars récoltés sont offerts à des associations caritatives, notamment à la Children’s Craniofacial Association, une organisation qui vient en aide aux enfants atteint de déformations faciales, et dont Cher est la marraine depuis le début des années 1990.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/17961-Cher
CHRISTOPHE
Daniel Bevilacqua, dit Christophe, est un auteur-compositeur, chanteur et occasionnellement comédien français, né le à Juvisy-sur-Orge et mort le à Brest.
En 1965, en pleine époque yéyé, une de ses premières chansons, Aline, devient instantanément un tube. Il connaît d’autres grands succès avec Main dans la main (1972), Les Paradis perdus (1973) et Les Mots bleus (1974), salués par la critique, tout comme son album pop rock Le Beau Bizarre (1978) qui connaîtra cependant un moindre retentissement commercial. En 1979 la chanson Aline connaît un revival et devient le slow de l’été en France.
Après une relative éclipse, il sort cinq albums entre 1996 et 2016, dont Comm’si la terre penchait (2001) et Les Vestiges du chaos (2016). En 2019, Christophe revient avec deux compilations de duos (Christophe, Etc. et Christophe, Etc. Vol. 2), dans lesquelles le chanteur revisite ses chansons.
Au total, il a publié dix-sept albums studio, trois albums en public et collaboré à quatre longs métrages en cinquante-cinq ans de carrière.
Biographie
Origines
Christophe descend d’immigrés italiens originaires du Frioul. En 1891, son arrière-grand-père, le maçon-fumiste Baptiste Bevilacqua, s’installe à Juvisy et fait venir de nombreux compatriotes pour travailler dans l’entreprise familiale. Plusieurs décennies après, le père de Christophe, Georges Jacques Bevilacqua, tient une entreprise d’installation de chauffage central — qui prospère assez pour s’étendre à la vente d’électroménager —, tandis que la mère, française, est couturière.
Vers l’âge de huit ans, il a Édith Piaf et Gilbert Bécaud pour premières idoles, puis il découvre le blues, Robert Johnson et John Lee Hooker. Fasciné très jeune par l’American way of life tel qu’il est dépeint dans les films qu’il va souvent voir au cinéma, il se passionne également pour les automobiles. À la fin des années 1950, comme bien des baby boomers, il est marqué par Elvis Presley et James Dean et, tout en développant une passion sincère pour le rock des pionniers de la maison Sun et le blues, il reconnaît avoir également été influencé par Georges Brassens.
Ayant trouvé sa vocation, il apprend la guitare et l’harmonica et choisit «Christophe» comme nom de scène en hommage à la médaille de saint Christophe qu’il avait reçue de sa grand-mère. En 1961, il fonde un groupe amateur qu’il nomme Danny Baby et les Hooligans («Danny» étant une référence à son prénom Daniel).
Débuts
En 1963, Christophe entame une carrière de chanteur en solo et enregistre son premier 45 tours Reviens Sophie, qui est un échec.
C’est en 1965, année où il effectue son service militaire, que sa carrière décolle véritablement grâce au succès de sa ballade Aline qui lui apporte la reconnaissance: no 1 en France, en Espagne, en Belgique, en Israël, en Turquie et au Brésil, la chanson dépasse le million de disques vendus, dont plus de quatre cent mille en France.
Mais des doutes sur les paroles (peut-être écrites en collaboration avec Jean Albertini, son producteur) et la musique lui valent quelque temps plus tard un procès pour plagiat avec le chanteur Jacky Moulière, qui l’accuse d’avoir plagié sa chanson La Romance. Christophe perd en première instance mais gagne en appel à la fin des années 1970.
En , il figure, parmi quarante-six vedettes françaises du «yéyé», sur la Photo du siècle prise par Jean-Marie Périer.
D’autres succès suivent à un rythme plus ou moins régulier, comme Les Marionnettes (no 1 en France et en Belgique), J’ai entendu la mer, Je chante pour un ami ou Excusez-moi Monsieur le professeur.
En 1967 et 1968, il participe à des courses comme coureur automobile, ce qui aurait pu le mener vers une carrière de pilote. Pendant cette période il n’enregistre pas d’albums. En 1970, il arrête les courses après avoir été condamné à de la prison avec sursis et à une suspension de permis (en 2000, il perdra de nouveau son permis de conduire à la suite d’excès de vitesse). Il affectionne les grosses voitures américaines comme les Cadillac et collectionne des voitures, ainsi que divers objets: synthétiseurs vintage, bobines de films, juke-box, etc.
Consécration
Au début des années 1970, sa popularité fléchit pendant une courte période, durant laquelle il se laisse pousser une moustache qui, avec sa longue chevelure blonde, signe son image de latin lover.
En 1971, Francis Dreyfus crée le label Les Disques Motors, d’où vont sortir désormais les albums de Christophe. Il revient dans les classements avec respectivement Mal et Mes Passagères la même année, et Oh mon Amour, Main dans la main, Belle et Rock Monsieur en 1972, qui apparaissent sur un album publié la même année. Le déclic se produit à nouveau pour Christophe lorsque son producteur Francis Dreyfus lui adjoint les services du compositeur Jean-MichelJarre promu parolier, avec qui il écrit l’album Les Paradis perdus, très influencé par le rock anglo-saxon de l’époque (PinkFloyd, LouReed).
Le succès est à nouveau au rendez-vous, et la réussite de leur association concrétisée en 1974 par l’album Les Mots bleus, ainsi que le 45 tours de la chanson titre, un des sommets de la carrière de Christophe, qui lui permet de renouveler son public. Il se produit alors à l’Olympia pour deux soirs à guichets fermés.
En 1976, il collabore avec Boris Bergman pour Samourai, qui contient la chanson Merci John d’être venu dédiée à JohnLennon.
En 1978, il publie l’album Le Beau Bizarre, aux textes signés de Bob Decout, qui n’a pas le succès des précédents mais lui vaut les louanges de la critique. C’est un album résolument pop-rock, que le journal Libération place par ailleurs parmi les cent meilleurs albums de l’histoire du rock ‘n’ roll.
En 1980, il collabore avec son beau-frère Alan Z Kan pour Pas vu, pas pris et, à la demande de son épouse Véronique, Christophe ressort le 45 tours Aline: la réédition dépasse alors le million de copies en France.
En 1983, son troisième plus gros succès en simple est à nouveau une ballade, Succès fou, dont il vend quelque 600 000 copies et qui achève de le cataloguer comme chanteur pour midinettes. En 1984, il sort le titre Voix sans issue, interprété en yaourt.
Christophe aurait fait part de convictions et d’un engagement contre le fléau de la faim dans le monde en débattant sur ce sujet dans des émissions de télévision dans les années 1980. Il participe en 1985 aux chœurs de la chanson Éthiopie des Chanteurssansfrontières.
Années 1980 et 1990
Par la suite, son rythme de travail se ralentit: il compose la musique du premier tube de CorynneCharby, Boule de flipper. Il publie un album d’adaptations de standards anglo-saxons des années 1940-1950 (Clichés d’amour), des 45 tours (Ne raccroche pas en 1985, qui se veut un clin d’œil adressé à la jeune StéphaniedeMonaco), mais ne fait plus de scène.
Il se consacre alors essentiellement à ses collections de juke-boxes, de disques rares et de grands films — sa cinéphilie était bien connue du directeur de la Cinémathèque française, Henri Langlois, à qui il prêta une copie originale de La Strada de Federico Fellini. Mélomane averti, il se tient toujours au courant des dernières nouveautés, afin notamment d’actualiser sa propre musique. Perfectionniste jusqu’à la maniaquerie, il peut passer un an à travailler sur le son d’une partie de batterie.
Après un 45 tours passé à peu près inaperçu Chiqué chiqué en 1988, Christophe change de maison de disques en 1995. De Motors, il passe chez Epic, une division de Sony.
En 1996, il publie Bevilacqua, un album ambitieux qui ne fera guère parler de lui, où on l’entend en duo avec son idole Alan Vega du groupe américain Suicide[25].
Véritable disque d’ambiance, Bevilacqua surprend par sa modernité: Christophe ne ressemble plus au dandy crooner des années 1970. Il a travaillé durant plusieurs mois sur l’album dans le studio installé chez lui.
Cinq ans plus tard, le , l’album d’avant-garde Comm’si la terre penchait, produit par Philippe Paradis, connaît un meilleur accueil, même si on est encore loin des résultats de vente passés.
Il annonce alors son retour sur scène (où il ne s’était pas produit depuis 26 ans) et donne une série de concerts à l’Olympia.
Il fait appel à des éclairagistes du théâtre et de la danse pour mettre en valeur son spectacle. Il chante, assis sur un tabouret, la lumière centrée sur lui, pendant que des danseurs se produisent sur une chorégraphie de Marie-Claude Pietragalla, des images de rock’n’roll sont projetées sur le décor. Les CD et DVD Olympia 2002 paraissent l’année suivante.
Années 2000 à 2020
En 2003, il participe à l’album Sol en Cirque (conte musical écrit par Zazie, Vincent Baguian et Jean-Marie Leau) avec d’autres artistes (Maurane, AxelBauer, Carla Bruni…) dont les bénéfices des ventes avaient pour but de soutenir Solidarité enfants sida.
En 2004, il chante en duo avec AlainBashungsur la scène de l’Élysée-Montmartre Les Mots bleus et Amsterdam. En mars 2005, sur la scène de l’Opéra-Comique il reprend la chanson Hollywood de Brigitte Fontaine composée par Areski Belkacem. Il enregistre à cette époque en duo avec IsabelleAdjani la chanson Où tu ne m’attendais pas, publiée en 2023 sur l’album Bande originale.
En 2007, Christophe chante L’un dans l’autre sur l’album Arkhangelsk du trompettiste Erik Truffaz, morceau dont il a écrit les paroles.
Le , il sort Aimer ce que nous sommes chez AZ: une œuvre large sur laquelle il travaille depuis 2004. Plusieurs artistes, comme IsabelleAdjani, Daniel Filipacchi, Florian Zeller, Murcof, Jac Berrocal, Carmine Appice et son ancien producteur Francis Dreyfus, ont collaboré à cet album, enregistré essentiellement de nuit, entre Paris, Séville, Londres et réalisé par Christophe Van Huffel (du groupe Tanger).
En 2009, il donne un concert spectacle dans le parc du château de Versailles, avec Carmine Appice à la batterie. À la fin de cette année, il entame la tournée Aimer ce que nous sommes.
En 2011, il participe à l’album de reprises de chansons d’Alain Bashung, Tels Alain Bashung en interprétant de manière remarquée Alcaline et reprend en duo avec Brigitte Fontaine Hollywood sur l’album L’un n’empêche pas l’autre. Il ressort cette même année l’album Bevilacqua.
Dans le cadre de la tournée «Aimer ce que nous sommes» qui a déjà emmené Christophe dans toute la France, en Suisse, en Belgique et au Liban, le , il revient dans sa ville natale, Juvisy-sur-Orge, où il se produit pour un spectacle de trois heures et demie devant près de trois mille personnes.
En , il est invité par Julien Doré sur la scène de l’Olympia et en , il chante en duo Boby avec Loane.
Après une tournée de plus de cent dates, début 2013, Christophe choisit de donner sept concerts en France, sous le titre Intime Tour, avec une formation épurée (piano, synthés, guitare).
Le , Christophe sort le premier volume d’une série d’albums d’inédits: Paradis retrouvé (BMG), à cette occasion, le journaliste Bayon considère qu’en tant que « yéyé minet rockabelectrodandybeaufbouliste à pin-up, Christophe serait ce chaînon manquantelvisien entre Adamo et VegaviaJuvet. »
À la suite du succès des premiers concerts de l’Intime Tour, la tournée se poursuit en France et à l’étranger, donnant lieu, le , à la sortie de l’album Intime.
En 2016, il collabore avec Jean-MichelJarre à l’occasion de l’album Electronica 2: The Heart of Noise pour le morceau Walking The Mile.
Christophe sort son ultime album original le , Les Vestiges du chaos, qui reçoit un accueil critique enthousiaste. L’album comprend un duo avec Alan Vega, l’une des idoles du chanteur.
En 2019, Christophe est invité par les curateurs Martin Widmer et Marie Vuillemin du centre d’art de Neuchâtel (CAN) en Suisse à mettre en musique des entretiens qu’ils ont réalisés et montés de l’artiste suisse Olivier Mosset. Pendant plus d’un an, Christophe et Widmer collaborent sur la réalisation de ce morceau qui sortira finalement sous forme d’un maxi 45 tours en . Étonnant et inclassable, ce disque reste comme l’une de ses publications les plus originales, mêlant musique et art contemporain. Quelques mois plus tard, à l’occasion du vernissage de la rétrospective d’Olivier Mosset au MAMCO de Genève le , Christophe interprète une version en public du disque.
Parallèlement, il publie deux nouveaux albums studio: Christophe, etc. le , et Christophe, etc. Vol. 2 le , en fait deux compilations d’une vingtaine de titres de son répertoire réinterprétés en duo avec ÉtienneDaho, EddyMitchell, Julien Doré, PascalObispo ou encore Philippe Katerine.
Son ultime tournée s’achève le au centre culturel Robert-Desnos de Ris-Orangis, avec un spectacle d’une durée de trois heures où, très proche du public, il alterne piano, synthés et guitare avec comme à l’accoutumée de nombreuses anecdotes entre deux chansons. Le , il joue sous la même formule au théâtre Pierre Cravey à La Teste-de-Buch (Gironde); il s’agit de son dernier concert. En effet, le mois suivant, dans le cadre du confinement exigé par la pandémie de Covid-19, il annule ou reporte graduellement les dates restantes de sa tournée, dont celles qui auraient dû avoir lieu les et au Grand Rex de Paris. Au moment où il est hospitalisé, il travaille sur un nouvel album original de dix titres.
Sa dernière apparition publique a lieu le lors de l’enregistrement de l’émission Taratata, durant lequel il interprète son tube Daisy en duo avec Lætitia Casta.
Mort
Souffrant d’un emphysème pulmonaire depuis longtemps, Christophe est pris de toux et de fièvre le . Le , il est transporté à l’hôpital Cochin de Paris pour détresse respiratoire aiguë. L’usage du scanner mène à la conclusion d’une forme sévère de Covid-19 sur un emphysème diffus, et le chanteur est aussitôt placé en réanimation.
Transféré à Brest par TGV médicalisé le , il y meurt le à 20 h 36, à l’âge de 74 ans, des suites de cet emphysème. Dans la nuit son épouse annonce sa mort à l’AFP, mentionnant l’emphysème mais sans évoquer la Covid-19. Son corps est ramené à Paris le puis il est inhumé dans la plus stricte intimité, au sein de la 7e division du cimetière du Montparnasse le .
Deux mois plus tard, sa veuve dément avoir caché la véritable cause de sa mort: « Je n’ai jamais voulu cacher le Covid, c’est juste que je ne le savais pas. Lorsqu’il est arrivé à l’hôpital, c’était pour sa crise d’emphysème qui était assez importante. »
Hommages posthumes
Le , Capitol Records publie une double compilation posthume, Ultime. Le BMG France en publie une nouvelle, disponible en CD, double CD et double vinyle: Christophe: 10 ans.
France Inter consacre la journée du à commémorer l’artiste.
Le , un concert hommage est joué à la Philharmonie de Paris, autour de reprises interprétées entre autres par Keren Ann, PascalObispo, Raphaël, Salvatore Adamo ou encore AxelBauer.
Le est diffusé en avant-première au festival de Cannes le documentaire Christophe, définitivement, suivi par une soirée karaoké.
Le au soir, la fête de la ville de Juvisy-sur-Orge dont il est natif lui rend hommage à travers une soirée consacrée aux reprises de ses chansons par des artistes amateurs ou reconnus, tels que les paroliers Boris Bergman et Élisa Point.
Le sort en salles le film documentaire Christophe… définitivement, qui retrace la carrière du chanteur et lui rend hommage à travers des images et extraits vidéo pris lors de ses concerts ou en coulisses. Le film est réalisé par Ange Leccia et Dominique Gonzalez-Foerster.
Vie privée
D’une liaison avec la chanteuse Michèle Torr naît le un fils, Romain, qu’il n’a pas reconnu.
Un an plus tard, il rencontre Véronique Kan, demi-sœur d’Alain Kan, qu’il épouse en 1971 et avec laquelle il a une fille, Lucie, née la même année. Ils se séparent après vingt-huit ans de vie commune, sans jamais divorcer.
À partir d’au moins 2012, Christophe fréquente Audrey Gautier, maquilleuse dans le monde de la mode et les milieux artistiques, de trente-trois ans sa cadette et avec laquelle il n’a jamais vécu.
À Paris, il a habité boulevard Flandrin (16e arrondissement) puis au 146, boulevard du Montparnasse (14e arrondissement). Les collections qu’il y entreposait ont été vendues aux enchères le par la maison Cornette de Saint-Cyr.
Il partage les deux dernières années de sa vie avec Bénédicte La Capria, relation platonique racontée dans le livre Christophe intime.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/175921-Christophe
CHRISTINE ROQUE
Christine Roque alias Christine Roques, est une chanteuse et danseuse française, née le à Toulouse.
Biographie
Après son baccalauréat, elle fait des études de danse à Paris. Elle passe par la suite une audition au petit conservatoire de Mireille. Elle y est repérée par René Joly, qui devient son producteur.
En 1987, elle débute avec un premier single, Premiers frissons d’amour, qui connaît un grand succès. Ce titre est écrit et composé par Corinne Sinclair. Il reste 3 mois dans le Top Singles France et occupe durant trois semaines la dixième place dans le Top Singles France. Le single Premiers frissons d’amour fut repris sur de nombreuses compilations de tubes des années 1980 (80 tubes des années 1980 – 100% francophone (2009), Délire 80 (2011)
Dans la foulée, elle travaille sur d’autres titres en vue d’un album. Elle reprend la graphie exacte de son patronyme, soit Roques, et enregistre les singles Rêves impudiques (1987) et Jeremy (1988).
Son producteur étant en désaccord avec CBS qui voulait que Christine devienne une artiste «maison», il décide de partir chez WEA. Elle y enregistre Sale menteur et le scénario se reproduit. Christine met fin à son contrat avec René Joly. Sa carrière de chanteuse s’arrête là.
ChristineViards-Roques a créé une association de danse classique et comédie musicale: Entr’Chats.
En 2016, le mannequin belge Cassandra Foret reprend Premiers frissons d’amour.
En 2025, ChristineRoques donne une interview au site Horscene, revenant longuement sur sa carrière.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/572967-Christine-Roque