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CHER

Cherilyn Sarkisian LaPierre, dite Cher, née le  à El Centro, en Californie, est une chanteuse, animatrice de télévision, actrice et réalisatrice américaine reconnue pour sa longévité artistique et ses nombreux comebacks musicaux et cinématographiques. Elle a remporté des récompenses majeures à la fois dans les domaines de la musique (Grammy Awards, Rock and Roll Hall of Fame), du Cinéma (Oscar, Golden Globes, prix d’interprétation au Festival de Cannes) et de la Télévision (Emmy Awards). Cher totalise plus de 140 millions de disques vendus dans le monde dont environ 100 millions durant sa carrière solo et près de 40 millions avec le duo Sonny and Cher avec lequel elle a débuté. Cher est, avec le groupe The Rolling Stones, la seule artiste solo à avoir atteint la première place du Billboard (classements musicaux américains) sur sept décennies consécutives, des années 60 aux années 2020. Surnommée « The Goddess of Pop » (La déesse de la Pop) par les médias américains, Cher est élevée au rang de superstar en Amérique du Nord (Canada, États-Unis, Mexique) et dans l’ensemble du monde anglo-saxon (Grande-Bretagne, Irlande, Australie, Nouvelle-Zélande) tout en bénéficiant d’une notoriété majeure dans de nombreux pays européens, parmi lesquels l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne, l’Italie et les pays scandinaves.

Cher commence sa carrière musicale en plein mouvement hippie en formant avec son mari et partenaire musical Sonny Bono le duo Sonny and Cher, célèbre pour ses tubes « I Got You Babe » et « The Beat Goes On ». Elle s’illustre ensuite à la télévision avec son mari Sonny Bono dans l’émission The Sonny & Cher Comedy Hour qui devient alors un véritable phénomène audiovisuel aux Etats-Unis.

Elle mène ensuite une carrière solo marquée par des titres pop tels que « Bang Bang (My Baby Shot Me Down) ». Durant les années 70 elle atteint la première place du Billboard Hot 100 avec les singles « Gypsys, Tramps & Thieves », « Half-Breed » et « Dark Lady ». En 1979, elle se lance avec succès dans le disco avec son tube «Take Me home » qui se classe à la huitième place du Hot 100.

Dans les années 80, après une parenthèse cinématographique qui lui permet notamment de remporter l’Oscar de la meilleure actrice en 1988, Cher revient à la musique avec une série d’albums aux influences rock et hair metal : Cher (1987), Heart of Stone (1989) et Love Hurts (1991). Cette période est jalonnée de succès internationaux, à l’image de « If I Could Turn Back Time » et « The Shoop Shoop Song (It’s in His Kiss) ».

En 1998, à l’âge de 52 ans, Cher sort l’album dance-pop Believe. Ce disque introduit l’« effet Cher » ou « The Cher Effect » en anglais, marqué par l’utilisation de l’Auto-Tune pour modifier la voix de la chanteuse. Le titre éponyme se classe numéro un des ventes aux États-Unis en 1999 pendant 4 semaines consécutives (Billboard Hot 100) et prend la tête des charts dans 23 pays au total dont la France. Believe se classe numéro 1 des ventes au Royaume-Uni pendant 7 semaines consécutives où il devient et reste à ce jour, le single d’une artiste féminine le plus vendu depuis 1998.

Au cours du XXIe siècle, elle atteint ses meilleurs classements au Billboard 200 avec les albums Closer to the Truth (2013) et Dancing Queen (2018), qui débutent tous deux à la troisième place.

Durant sa carrière musicale, Cher a notamment remporté deux Grammy Awards — le premier en 2000 pour le titre « Believe » (Meilleur enregistrement Dance) et le second en février 2026 pour l’ensemble de sa carrière (Lifetime Achievement Award) — et a également été intronisée au Rock & Roll Hall of Fame fin 2024.

Dans les années 80 Cher se tourne vers le Cinéma et joue avec des actrices et acteurs de renom comme Meryl Streep, Susan Sarandon, Michelle Pfeiffer, Jack Nicholson et Nicolas Cage. Elle a remporté un prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes, trois Golden Globes et l’Oscar de la meilleure actrice en 1988.

L’une de ses tournées mondiales, le Living Proof – Farewell Tour (2002-2005), est entrée dans le Livre Guinness des records en tant que tournée la plus rémunératrice pour une artiste féminine (un record dépassé depuis).

 

Biographie

Enfance et début de carrière (1950-1965)

Cherilyn Sarkisian LaPierre doit ses origines arméniennes à son père, John Sarkisian, un chauffeur routier qui quitte le foyer avant sa naissance, et ses origines cherokee, allemande, anglaise, irlandaise et française à sa mère, Georgia Holt, mannequin et comédienne occasionnelle. Cette dernière se remarie cinq fois. Cherilyn est adoptée, comme sa demi-sœur Georganne, par le cinquième mari, Gilbert Hartmann LaPiere, consultant dans l’industrie du pétrole.

Elle quitte l’école et sa famille à l’âge de 16 ans pour s’installer à Hollywood, dans le but de devenir actrice. En , alors qu’elle enchaîne les petits boulots qui lui permettent de payer ses cours de théâtre, elle fait la connaissance du directeur artistique Salvatore Bono dit Sonny dans un coffee shop de Los Angeles. Sonny travaille pour le producteur Phil Spector et invite Cher à de nombreuses sessions d’enregistrement aux studios Gold Star. En , Spector la pousse à faire les chœurs sur Be My Baby des Ronettes. Il lui propose un premier enregistrement en solo, Ringo I Love You, une ode à Ringo Starr, que Cher interprète sous le pseudonyme de Bonnie Jo Mason, mais le titre est un échec (les radios ne la diffusent pas, leurs auditeurs étant troublés par la voix grave et puissante qu’ils pensent être celle d’un homme, et voient dans la chanson une déclaration d’amour homosexuelle), si bien que Spector ne mise plus sur elle. Sonny décide alors avec son propre argent de lui faire enregistrer son premier 45 tours sous son véritable prénom, Cherilyn, avec une chanson écrite par lui-même, Dream Baby. Le disque sort chez Gold Star au printemps 1964. Sonny écrit de plus en plus pour Cher puis il décide d’enregistrer quelques chansons avec elle. Ils se font appeler Caesar & Cleo (César & Cléopâtre) et leur premier 45 tours The Letter paraît fin 1964. L’accueil du public est mitigé mais la face B Baby Don’t Go est largement diffusée en radio. Sonny décide donc de composer un album entier et, encouragé par Spector, enregistre 12 chansons avec Cher. Le duo hippie le plus influent des sixties vient de naître.

 

Sonny and Cher et premiers succès en solo (1965-1967)

Look at Us, premier album de Sonny and Cher, sort à l’été 1965 précédé du single I Got You Babe. La chanson est un succès immédiat et propulse le duo à la première place des charts mondiaux. Avec leur style vestimentaire marginal, leurs coiffures peu entretenues et leur attitude résolument rebelle, Sonny et Cher gagnent la sympathie du public et prennent la tête du hit-parade aux côtés d’une nouvelle génération de jeunes artistes comme les Beach Boys, The Mamas and the Papas ou encore Jefferson Airplane. Bien qu’elle enchaîne les succès avec Sonny, Cher entame une carrière solo en parallèle. Cher, dont le nom est orthographié « Chér », enregistre son premier album, on y retrouve Dream Baby. Le disque sort en , la chanson titre est une reprise de Bob Dylan, All I Really Want to Do est le premier succès de la jeune chanteuse âgée de 19 ans. Son second album solo, intitulé The Sonny Side Of Chér, sort en 1966. Il contient une nouvelle reprise de Dylan, Like a Rolling Stone. Deux titres sont écrits par Sony, dont Bang Bang (My Baby Shot Me Down), qui connait un grand succès. Cher continue les enregistrements en solo et son troisième album With Love, Chér sort en 1967 avec la chanson You Better Sit Down Kids. À la même époque, elle termine avec Sonny le deuxième album du duo, The Wondrous World of Sonny and Cher. Le premier single est The Beat Goes on, une ballade qui devient rapidement un hit et se classe no 6 des charts américains. Dans la seconde moitié des sixties, le couple enchaîne les tournées et les plateaux de télévision, et apparait dans les magazines de mode aux côtés de Twiggy et de Bob Dylan. La même année, Sonny produit son premier long métrage, une comédie musicale le mettant en scène aux côtés de Cher. Good Times est projeté pour la première fois à la fin de l’année 1967 mais ne remporte aucun succès.

 

De Backstage à Gypsys Tramps and Thieves (1967-1971)

En 1967, Sonny and Cher se produisent au festival de San Remo en Italie où ils sont largement acclamés par le public. L’année suivante sort le très folk Backstage, quatrième album solo de Cher. Malgré de bonnes critiques, contrairement aux trois premiers albums, Backstage ne décolle pas dans les hit-parades. Sonny tente quant à lui un retour en tant que producteur dans un second film dont Cher est l’héroïne, Chastity. Le projet est un fiasco. En 1969, le cinquième album solo de Cher voit le jour. Bien qu’il surfe sur le mouvement psychédélique alors en vogue, 3614 Jackson Highway passe inaperçu. La fin des années 1960 est chaotique pour Sonny and Cher, leur dernier succès date de 1967.

Les années 1970 verront de profonds bouleversements au sein du duo et l’immense succès de Cher. Après l’échec de ses deux derniers albums, elle retourne en studio en 1971 pour enregistrer un premier album pour son nouveau label, MCA. Gypsys, Tramps and Thieves sort en  et marque le début de l’ascension fulgurante de la chanteuse au hit-parade. La chanson-titre se classe no 1 et l’album reste dans les charts pendant 45 semaines. À 25 ans, elle est à l’aube d’une nouvelle carrière solo. Le second extrait, The Way of Love, prend la 7e place. Quatre ans après The Beat Goes on, Sonny and Cher renouent également avec le succès, leur album All I Ever Need is You se classe no 7 des charts américains. S’ensuit une série de concerts à succès à Las Vegas au printemps 1972, année durant laquelle le titre A Cowboy’s Work is Never Done se classe 8e.

 

Époque des shows télévisés (1971-1978)

À l’été 1971, Sonny and Cher présentent leur propre show sur la chaine CBS pour remplacer le Merv Griffin Show durant deux mois. Le couple reçoit les plus grandes stars de l’époque comme les Righteous Brothers, Raquel Welch, Carol Burnett, Ronald Reagan ou encore les Jackson Five. Plusieurs shows ont lieu en prime time et aux côtés du couple, les invités chantent, dansent et font des sketches en costume. Le public est au rendez-vous, le Sonny and Cher Comedy Hour remporte un tel succès durant l’été que CBS l’intègre définitivement à sa grille de programmes. L’émission se classe dans le top 10 des shows télévisés les plus regardés et bat de nombreux records d’audience. Cependant, en 1974, le couple se sépare et le show s’arrête. En trois ans, The Sonny and Cher Comedy Hour remporte 15 nominations aux Emmy Awards et Cher le Golden Globe de la meilleure actrice de télévision. Sonny se consacre alors à son propre showThe Sonny Comedy Revue, sans grand succès, l’émission s’arrête après six semaines faute d’audience.

À la fin de l’année 1974, Cher annonce également le lancement de son propre showThe Cher Show. L’émission débute le  avec Elton John et Bette Midler. L’audience est au rendez-vous, Cher fait scandale, ses tenues ultra légères signées Bob Mackie faisant l’objet de nombreuses critiques. Elle est alors la première femme à montrer son nombril à la télévision à une heure de grande écoute. À 30 ans et tout juste divorcée de Sonny, la chanteuse a une réputation sulfureuse. The Cher Show s’arrête après deux saisons et demie et deux prime time en raison de la grossesse de Cher, la star attendant son second enfant. Le divorce avec Sonny s’officialise le  et seulement trois jours plus tard, elle se remarie avec le musicien Gregg Allman de la Allman Brothers Band. Leur fils, Elijah Blue Allman, naît le . Cher et Gregg Allman collaborent sur Two The Hard Way, album qu’ils interprètent sous le pseudonyme de Allman & Woman. Malgré l’échec commercial de cet opus, une tournée européenne est entreprise. À la suite du succès de The Sonny and Cher Comedy Hour terminé en 1974, CBS propose à Sonny et Cher un nouveau contrat pour un second show télévisé. Le The Sonny and Cher Show débute. Bien que divorcé, le couple reprend tous ses succès à l’écran et joue dans de nombreuses parodies aux côtés d’invités prestigieux comme Debbie Reynolds, Mohamed Ali, Jerry Lewis, Tina Turner et Farrah Fawcett. Cette nouvelle version du show initial de Sonny and Cher remporte un grand succès tout au long de la première année mais s’essouffle rapidement et s’arrête à la fin de la seconde saison en 1978.

 

De Half-Breed à I Paralyse (1972-1982)

Après le succès de Gypsys, Tramps and Thieves, Cher signe pour deux nouveaux opus chez MCA en 1972. Bien que s’inscrivant dans le même style musical que Gypsys, Tramps and Thieves, Foxy Lady et Bittersweet White Light ne font qu’une très courte apparition dans les charts. Cela n’empêche en rien la chanteuse d’enregistrer un quatrième album pour le label en 1973. Le premier single porte le nom de l’album Half-Breed et connaît le même succès que Gypsys, Tramps and Thieves, se classant no 1. Cher récidive l’année suivante avec Dark Lady, troisième titre de la chanteuse à prendre la première place du top. Elle est l’une des premières artistes à se servir du clip afin de promouvoir sa musique dans les années 1970, avec l’aide de Bob Mackie. Elle fait la couverture du Time Magazine et est l’une des rares chanteuses à figurer sur la liste Forbes de l’époque. Si ses trois derniers albums solos se classent no 1, les trois suivants (Stars, I’d Rather Believe In You et Cherished, parus entre 1975 et 1977), ne connaissent pas le succès. À la fin des années 1970, Cher retourne à la télévision pour deux prime time qui lui sont entièrement dédiés et qu’elle présente : Cher… Spécial en 1978 et Cher… and Other Fantaisies en 1979.

 

Cher et le disco (1979)

En 1979 Cher arrive chez Casablanca, le label du groupe Kiss (groupe américain) et de Donna Summer, spécialisé dans le disco et le rock. Neil Bogart, patron du label, voit en Cher une parfaite ambassadrice du disco. Ainsi voit le jour l’album Take Me Home, qui la propulse à nouveau au top grâce à son single homonyme.

Sur la pochette de l’album, la chanteuse apparaît plus dénudée que jamais. Mais lorsque Casablanca reprend les mêmes ingrédients pour un second album disco, Prisoner, la même année, c’est un échec. La couverture de ce dernier montre la star presque nue et enchaînée à un pilier, s’attirant la colère des associations luttant pour l’émancipation de la femme.

 

Les débuts de Cher dans le rock (1980)

En 1980, Cher, entourée du rockeur Les Dudeck, lance le groupe de rock métal Black Rose avec un album homonyme. Produit par James Newton Howard, l’opus est ignoré par les radios mais la chanteuse remonte sur scène, au Caesars Palace de Las Vegas pour une série de concerts à succès. Son contrat avec Casablanca arrivant à son terme, elle signe avec CBS-Columbia en 1981 pour un nouvel album rock produit par John Farrar, I Paralyze, qui ne remporte pas le succès escompté. Malgré un duo remarqué dans ce registre avec Meat Loaf sur la chanson Dead Ringer For Love en 1982, il lui faudra attendre 5 ans pour remporter des succès en tant que chanteuse de rock.

 

Carrière musicale en pause : théâtre, cinéma, consécration à Cannes (1985) et aux Oscars (1988)

Les années 1980 sont synonymes de grand changement pour l’artiste, qui décide de mettre sa carrière musicale entre parenthèses pour se consacrer à la comédie. Elle déménage à New York en 1982, Robert Altman l’engage pour sa pièce Come Back to the 5 & Dime Jimmy Dean, Jimmy Dean qu’il monte à Broadway, avec Sandy Dennis, Karen Black et Kathy Bates. Les critiques boudent la mise en scène d’Altman mais la prestation de Cher est saluée : elle est alors nommée au Golden Globe de la meilleure actrice.

S’ensuit le tournage de Le Mystère Silkwood avec Meryl Streep et Kurt Russell pour lequel elle reçoit un Golden Globe et sa première nomination aux Oscars pour la meilleure actrice dans un second rôle.

En 1984, elle interprète la mère d’un adolescent atteint d’une déformation faciale dans Mask, film qui remporte un grand succès et lui vaut le prix de meilleure actrice au festival de Cannes en 1985 et une nomination aux Golden Globes.

En 1987, elle est à l’affiche de trois films : Les Sorcières d’Eastwick aux côtés de Jack Nicholson, Michelle Pfeiffer et Susan Sarandon, Suspect dangereux avec Dennis Quaid, et Éclair de lune pour lequel elle reçoit l’Oscar de la meilleure actrice.

 

Retour à la musique à la fin des années 80 : la période Geffen (1982-1992)

En parallèle de sa consécration au cinéma, en 1987 et après cinq ans d’absence sur la scène musicale, Cher signe chez Geffen Records. Elle y sort son premier vrai opus rock réalisé avec Jon Bon Jovi, Desmond Child et Richie Sambora, Michael Bolton et la participation vocale de Darlene Love, Carol King et de Bonnie Tyler. Sobrement intitulé Cher, l’album offre à la chanteuse plusieurs succès comme I Found Someone (une reprise de Michael Bolton) et We All Sleep Alone (écrit par Jon Bon Jovi) qui lui permettent de revenir dans les classements du Billboard. Le premier single de son album éponyme de 1987, « I Found Someone » a marqué son retour dans les charts américains en atteignant la 10ème place du Billboard Hot 100, devenant ainsi son premier top 10 en solo depuis près de neuf ans. Ce succès a été immédiatement confirmé par le titre suivant, « We All Sleep Alone ». Ce second single a atteint la 14ème position du Hot 100 en 1988, tout en s’imposant dans le top 20 du classement Adult Contemporary.

Elle récidive en 1989 avec le titre Heart of Stone (une reprise du groupe Bucks Fizz), précédé du hit planétaire If I Could Turn Back Time qui se classe no 3 du Billboard Hot 100 aux États-Unis et dont le clip est censuré par la chaîne MTV, ce dernier étant diffusé uniquement le soir, contribuant ainsi à l’impact médiatique de la vidéo. L’album Heart of Stone atteint la première place en Australie et la dixième position du Billboard 200 aux États-Unis et est certifié triple disque de platine sur le sol américain, quadruple platine au Canada et devient la meilleure vente du label de David Geffen, avec plus de 5 millions d’exemplaires vendus en deux ans. Cher a classé trois singles de l’album Heart of Stone dans le Top 10 américain (If I Could Turn Back TimeAfter All et Just Like Jesse James).

Elle se produit au Mirage de Las Vegas pour une série de concerts à guichets fermés et effectue une tournée mondiale, The Heart Of Stone Tour. L’album Heart Of Stone est certifié Triple Platine aux États-Unis

En  sort Love Hurts, troisième et dernier opus chez Geffen. The Shoop Shoop Song, bande originale du film Les Deux Sirènes, se classe no 1 au Royaume-Uni. Une nouvelle tournée internationale a lieu en 1991, The Love Hurts Tour.

Atteinte du virus d’Epstein-Barr, Cher refuse de nombreux projets, tant musicaux que cinématographiques, comme l’un des deux rôles principaux dans Thelma et Louise ou encore celui de Morticia Addams dans La Famille Addams. S’ensuit un best ofCher’s Greatest Hits 1965-1992. Cher fait une apparition en guest-star dans deux productions, The Player en 1992, un film de Robert Altman (réalisateur qui l’a lancée au cinéma 10 ans plus tôt) et Prêt à Porter en 1994. La même année, elle chante avec les cartoons fétiches de la chaîne MTV Beavis et Butt-Head pour une nouvelle version d’I Got You Babe. L’année suivante, en 1995, elle collabore avec Eric Clapton, Chrissie Hynde et Neneh Cherry sur la chanson Love Can Build A Bridge, dédiée au Rwanda, qui se classe no 1 au Royaume-Uni.

 

De It’s A Man’s World à la mort de Sonny (1995-1998)

En 1995, Cher s’installe à Londres et signe avec la branche anglaise de Warner. En fin d’année, elle publie son premier album pour le label, It’s A Man’s World, composé principalement de reprises de chansons écrites par des hommes. L’album obtient un joli succès en Europe avec les titres One By One et Walking In Memphis mais un succès plus modéré aux États-Unis. La version Européenne de l’album donne dans les tons pop rock, tandis que la version américaine permet à Cher de renouer avec les ambiances Rn’b.

En 1996, sort sur les écrans américains le film Faithful, produit par Robert De Niro et réalisé par Paul Mazursky, que divers problèmes de productions affecte. Cher se désolidarise du film qui est rapidement oublié et préfère se concentrer sur la sortie de sa première réalisation, le téléfilm féministe If These Walls Could Talk. Produit par HBO et Demi Moore, celui-ci s’attache à suivre le destin de trois femmes (Demi Moore, Sissy Spacek et Anne Heche) face à l’avortement. Cher joue un petit rôle et réalise le dernier épisode pour lequel elle reçoit une nouvelle nomination aux Golden Globes. Le téléfilm est un succès au festival du téléfilm de Toronto et confirme Cher dans sa position de féministe et de réalisatrice de talent.

En , elle se trouve à Londres lorsque son fils Chastity lui annonce la mort de Sonny dans un accident de ski. Décédé à l’âge de 62 ans, il était devenu maire de Palm Springs, sénateur et s’était remarié pour la quatrième fois. Ses funérailles sont retransmises en direct à la télévision américaine, et Cher fait son éloge funèbre.

En 1998, Sonny and Cher reçoivent leur étoile sur Hollywood Boulevard. Peu après, Cher retourne en studio et enregistre un album dance pour Warner.

 

Le succès mondial de l’album Believe et la popularisation l’Auto-Tune (1998-1999)

Les ventes décevantes de son disque précédent ont poussé Rob Dickins, président de Warner Records UK, à repenser la stratégie de l’artiste. Il l’a alors convaincue d’enregistrer un album résolument tourné vers la culture club, avec l’ambition affirmée de reconquérir son public fidèle au sein de la communauté gay. L’enregistrement de l’album s’est déroulé principalement à Londres, aux Dreamhouse Studios, sous la direction des producteurs Mark Taylor et Brian Rawling.

En octobre 1998, Cher publie l’album dance-pop Believe enregistré à Londres. Le single éponyme devient un succès commercial international massif se classant no 1 dans 23 pays dont la France. À 52 ans, Cher est une nouvelle fois à la tête des charts et signe là son plus grand hit avec 11 millions de single vendus. L’album homonyme se vend également à plus de 11 millions d’exemplaires.

Lorsqu’elle atteint la première place du Hot 100 Billboard en mars 1999 avec la chanson « Believe« , Cher est alors âgée de 52 ans. Elle bat alors le record de la femme la plus âgée à classer un titre numéro 1 (dépassant Grace Slick) avec une chanson originale. Cher détient également le record du plus long intervalle pour une artiste féminine entre son premier et son dernier numéro 1 en solo sur le Hot 100 Billboard. Aux États-Unis « Believe«  a été sacrée chanson n°1 de l’année 1999 par Billboard et le single a été certifié quadruple platine aux États-Unis (plus de 4 millions d’exemplaires vendus).

Outre-Manche, la chanson se classe numéro 1 pendant 7 semaines consécutives et devient le single le plus vendu de l’histoire par une artiste féminine au Royaume-Uni (plus de 1,8 million d’exemplaires vendus). où Il devance des classiques comme « I Will Always Love You » de Whitney Houston ou « Someone Like You«  d’Adele.

En France la chanson « Believe » atteint la première place du Top 50 le 23 janvier 1999 et a été certifié disque de diamant par le SNEP, avec plus de 750 000 exemplaires vendus. L’album éponyme a suivi cette trajectoire porté par le succès du titre phare et du single suivant, « Strong Enough«  (n°3 du Top 50), il a été certifié disque de platine et s’est écoulé à plus de 500 000 unités dans l’Hexagone.

Outre le succès commercial international de l’album Believe, le single éponyme marque également un tournant majeur dans l’industrie musicale en donnant naissance à ce qui sera par la suite désigné comme le « Cher Effect ». En effet, sur le titre Believe, le producteur britannique Mark Taylor a modifié la voix de Cher à l’aide du logiciel de correction vocale Auto-Tune, alors encore peu utilisé dans la production grand public. Cet usage novateur a contribué à populariser l’Auto-Tune comme effet artistique à part entière et dont l’emploi s’est par la suite répandu massivement dans l’industrie musicale, notamment chez T-Pain, Daft Punk, Kanye West, Drake, Madonna, Kesha, Lady Gaga ou encore The Weeknd pour ne citer qu’eux.

En , Cher chante The Star-Spangled Banner lors du Super Bowl et, peu après, tient la vedette des VH1 Divas Live aux côtés d’Elton JohnFaith Hill, Mary J. BligeBrandy et de son amie Tina Turner.

Puis en , Cher se lance dans une tournée marathon, le Do You Believe? Tour ou « Believe Tour«  se produisant en Europe et aux États-Unis et dure jusqu’en . Avec un total de 121 concerts à travers l’Amérique du Nord et l’Europe, cette tournée a marqué le retour sur scène de Cher après sept ans d’absence, générant des recettes mondiales estimées à plus de 160 millions de dollars.

Dans la foulée de l’album Believe, Cher sort en 1999 la compilation The Greatest Hits regroupant ses plus grands tubes depuis les débuts de sa carrière. Pour des raisons de copyrights, cette compilation n’est pas sortie aux États-Unis. Cette compilation est un succès commercial, se classant en tête des ventes en Autriche, en Allemagne et au Danemark. Cette anthologie se classe par ailleurs à la 7eme place des ventes en Grande-Bretagne et s’installe dans le top 10 de nombreux pays européens et internationaux.

En Allemagne, elle reçoit son second ECHO Award et devient ainsi, avec Madonna, la seule artiste féminine à posséder deux fois cette récompense.

Elle apparaît une nouvelle fois au cinéma en 1999 dans le film Un thé avec Mussolini, un film de Franco Zeffirelli.

Le 3 juillet 2001, Cher et le chanteur italien Eros Ramazzotti sortent le duo enregistré à Londres « Più che puoi ». Comme sur la chanson « Dov’é L’amore«  figurant sur son album Believe sorti en 1998, Cher y chante quelques phrases en italien. Le titre est numéro 1 en Pologne, numéro 2 en Hongrie et arrive à la 7eme position en Italie.

En , elle publie sur internet l’album Not.com.mercial. Composé en 1994 en France alors qu’elle était invitée à séjourner dans un château localisé dans les environs de Bordeaux, l’album montre un côté plus sombre de l’artiste et ses premiers pas dans l’écriture de chansons. Le magazine Rolling Stone dit de Fit To Fly (extrait de Not.com.mercial) qu’elle est « la meilleure chanson de Cher ».

 

L’album Living Proof (2001-2002) et le Living Proof – Farewell Tour, devenu le Never Can Say Goodbye Tour (2002-2005)

Sorti fin 2001 en Europe et début 2002 aux États-Unis, Living Proof est le vingt-quatrième album studio de Cher. S’inscrivant dans la lignée directe du succès planétaire de Believe, cet opus confirme le virage de la chanteuse vers une dance-pop moderne, faisant un usage massif de l’Auto-Tune et d’influences eurodance, comme ce fut le cas pour le premier single « The Music’s No Good Without You ». Aux États-Unis, Living Proof fait son entrée à la 9eme place du Billboard 200 la semaine du 16 mars 2002. C’est la chanson « Song For The Lonely » qui sert de premier single outre-Atlantique à l’album, titre que la chanteuse Cher dédiera aux victimes et aux héros des attentats du 11 septembre 2001. La chanson « Love One Another«  issue de l’album Living Proof permet à Cher d’être nommée pour le Grammy Award du meilleur enregistrement dance en 2004, récompense qu’elle ne remportera pas.

Bien que l’album connaisse un succès moindre que Believe, Cher décide de repartir en tournée en 2002 et annonce que le Living Proof – Farewell Tour sera sa dernière tournée mondiale.

Alors qu’elle devait être la dernière de sa carrière, la tournée entamée à Toronto en juin 2002 a largement dépassé les 59 concerts initiaux. Portée par son succès commercial, elle s’est étendue mondialement, de l’Europe, Russie y compris, en passant par le Mexique, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Cher s’est notamment produite au Zénith de Paris en 2004 dans le cadre de sa tournée d’adieu.

Le spectacle, conçu comme une rétrospective monumentale de quarante ans de carrière, se distinguait par une mise en scène fastueuse incluant des acrobaties aériennes, des chorégraphies complexes et de nombreux changements de costumes signés par le couturier, Bob Mackie. Le répertoire balayait les époques, de ses débuts avec Sonny and Cher dans les années 1960 à ses succès rock des années 1980, jusqu’à l’ère dance de Believe.

Enregistré à l’American Airlines Arena de Miami le 8 novembre 2002, le concert du Farewell Tour de Cher a été diffusé pour la première fois le 8 avril 2003 sur NBC. Cette émission spéciale a rassemblé près de 17 millions de téléspectateurs, permettant à la star de remporter un Emmy Award dans la catégorie « Meilleur programme spécial de variété, de musique ou d’humour ».

En , après 3 ans de tournée, 3,5 millions de spectateurs, 326 dates et plus de 250 millions de dollars de recettes, Cher met un terme à sa tournée d’adieu à Los Angeles, sur la scène du Hollywood Bowl, où elle avait débuté avec Sonny 40 ans plus tôt. Le Living Proof – Farewell Tour, devenu le Never Can Say Goodbye Tour, entre alors dans le Guinness des records en tant que tournée la plus longue et la plus lucrative jamais effectuée par une artiste féminine (un record dépassé depuis).

En parallèle de sa tournée d’adieu, Cher sort la compilation The Very Best of Cher en 2003. The Very Best of Cher est la huitième compilation de la chanteuse. L’album regroupe plusieurs de ses titres les plus populaires, tels que If I Could Turn Back TimeBelieveGypsies, Tramps & Thieves ou encore Take Me Home. Aux États-Unis, le disque a débuté à la septième place du Billboard 200, avant d’atteindre la quatrième position dans le classement du 17 mai 2003. En novembre 2011, l’album s’était écoulé à 2,8 millions d’exemplaires aux Etats-Unis.

Alors qu’elle enchaîne les concerts, Cher tourne aux côtés de Matt Damon et Greg Kinnear dans Deux en un, une comédie des frères Farrelly dans laquelle elle se livre à un numéro d’autodérision très remarqué en interprétant une Cher méchante et prétentieuse qui assoit sa réputation de croqueuse de jeunes hommes en couchant avec Frankie Muniz, le héros de la série Malcolm.

 

Retour à Las Vegas (2008-2011)

Après avoir été l’égérie des créations Chrome Hearts, Cher annonce en 2007 son retour sur scène à Las Vegas pour le mois de  au Caesars Palace. Cher signe un contrat de 60 millions de dollars dans le cadre d’une résidence de près de 200 concerts dont les représentations se sont échelonnées de 2008 à 2011.

Le nouveau show passe en revue toute sa carrière musicale mais également cinématographique grâce à des extraits de films projetés sur grand écran.

Durant ces trois années, Cher s’est produite devant une audience moyenne de 3 600 spectateurs par soir, au sein d’une salle, initialement construite sur mesure pour Céline Dion. Durant cette période, Cher a assuré 192 représentations, générant près de 100 millions de dollars de recettes et attirant 686 000 spectateurs au total.

 

De Burlesque à Broadway (2010-2018)

En 2010, Cher campe un des rôles phares du film musical Burlesque aux côtés de Christina Aguilera. Burlesque est une comédie dramatique musicale américaine écrite et réalisée par Steven Antin, sortie en novembre 2010. Ce film a marqué le retour de Cher au cinéma après sept ans d’absence, ainsi que les débuts sur grand écran de la chanteuse Christina Aguilera. Cher y interprète la ballade « You Haven’t Seen the Last of Me », écrite par Diane Warren. Ce titre a remporté le Golden Globe de la meilleure chanson originale en 2011. Grâce à cette chanson, Cher est devenue la seule artiste à avoir classé un titre numéro un dans un classement Billboard au cours de chacune des six dernières décennies (des années 1960 aux années 2010).

En 2013, Cher sort l’album Closer to the Truth, qui se hisse à la 3e place du Billboard. Ce classement représentait, à l’époque, le meilleur démarrage de Cher pour un album solo aux États-Unis, dépassant la performance de Believe (1998). C’est le vingt-cinquième album studio de la chanteuse, publié le 20 septembre 2013 par Warner Bros. Records. Cet opus marque le grand retour discographique de l’artiste, douze ans après son précédent album studio, Living Proof (2001). Initialement prévu comme un projet aux accents pop-rock, l’album a évolué vers des sonorités plus dance-pop et electropop, tout en conservant quelques ballades et morceaux aux influences country. La production a été confiée à des collaborateurs de renom, notamment Mark Taylor (déjà présent sur l’album Believe). L’album se distingue par des collaborations notables, notamment avec la chanteuse Pink, qui a écrit les titres I Walk Alone et Lie to Me (sur lesquels elle assure également les chœurs), ainsi que Jake Shears (Scissor Sisters) pour le titre Take It Like a Man.

Elle participe parallèlement à la promotion du premier album studio de sa mère Georgia Holt, Honky Tonk Woman. La chaîne de télévision américaine Lifetime réalise le documentaire Dear Mom, Love Cher, revenant sur sa vie et celle de sa famille.

En , elle entreprend la tournée américaine Dressed to Kill Tour. La tournée rencontre un immense succès critique et commercial, avec 49 dates complètes en Amérique du Nord qui est arrêtée en  à la suite d’une infection virale contractée par l’artiste.

Remise après plusieurs mois, elle organise son retour au bras de Marc Jacobs lors du Gala du MET à New-York, annonçant leurs collaboration, Cher devenant le visage de la campagne automne-hiver 2015 du créateur. Elle prend publiquement partie pour la candidate démocrate Hillary Clinton à l’élection présidentielle américaine et affirme son opposition au candidat républicain Donald Trump.

Début 2017, Cher retourne sur scène pour le spectacle Cher Classic en résidence au Monte Carlo de Las Vegas et au MGM de National Harbor. Elle reçoit un Icon Award lors des Billboard Music Awards 2017.

Le 3 décembre 2018, The Cher Show démarre officiellement à Broadway, au Neil Simon Theatre. Cette comédie musicale signée Rick Elice, retraçait la vie et la carrière de l’artiste à travers une narration originale où trois actrices incarnaient simultanément Cher à différentes étapes de sa vie. Le spectacle intégrait trente-cinq des plus grandes chansons de Cher et se distinguait par une scénographie imposante. Les costumes, élément central de la production, ont été conçus par le couturier Bob Mackie. Après 293 représentations, la production a pris fin à Broadway le 18 août 2019, avant de partir en tournée aux États-Unis, en Irlande et en Grande-Bretagne.

 

Mamma Mia ! 2, album Dancing Queen (2018) et le Here We Go Again Tour (2018-2020)

Cher fait son retour au cinéma après près d’une décennie d’absence dans Mamma Mia! Here We Go Again (2018), une comédie romantique musicale basée sur les chansons du groupe ABBA. À la fois préquelle et suite du film Mamma Mia! de 2008, ce volet met en scène Cher dans le rôle de Ruby Sheridan, la grand-mère de Sophie (Amanda Seyfried) et la mère de Donna (Meryl Streep).

En pleine promotion du film, Cher annonce l’enregistrement d’un album de reprises d’ABBA. Son 26e album studio, Dancing Queen (2018), débute à la 3e place du Billboard 200, égalant le record de Closer to the Truth (2013) comme son album solo le mieux classé aux États-Unis. Avec 153 000 unités vendues en première semaine, il réalise le meilleur démarrage de l’année pour un album pop d’une artiste féminine.

La tournée de Cher, intitulée Here We Go Again Tour, s’est déroulée de 2018 jusqu’à son report indéfini en 2020 en raison des confinements liés à la pandémie de COVID-19.

En 2021, elle participe au clip de Pink All I Know So Far, qui retrace le parcours de Cher de ses débuts à aujourd’hui.

 

Christmas (2023)

Sorti le 20 octobre 2023, Christmas est le vingt-septième album studio de Cher et son tout premier opus consacré aux fêtes de fin d’année. Publié sous le label Warner Records, cet album marque le retour de la chanteuse cinq ans après Dancing Queen.Christmas se distingue par une production dance-pop et rock contemporaine. Cher a collaboré avec le producteur anglais Mark Taylor (déjà à l’œuvre sur Believe), pour apporter une énergie moderne aux classiques du genre. Sur cet album, Cher interprète des classiques de Noël avec des artistes tels que Stevie Wonder, Michael Bublé, Darlene Love ou encore Cyndi Lauper.

Pour promouvoir l’album, Cher a multiplié les apparitions médiatiques à la fin de l’année 2023, notamment lors de l’illumination du sapin du Rockefeller Center et de la parade de Thanksgiving de Macy’s.

L’album est porté par le single phare « DJ Play a Christmas Song », un titre dance-pop. Grâce à ce morceau, Cher est devenue la seule artiste solo de l’histoire à classer un single numéro un dans un classement Billboard sur sept décennies consécutives (des années 1960 aux années 2020).

 

Mémoires de Cher (partie 1) et intronisation au Rock and Roll Hall of Fame (2024)

Publiée en novembre 2024, la première partie des mémoires de Cher retrace les années de formation et l’ascension fulgurante de la chanteuse, de son enfance complexe marquée par la dyslexie jusqu’au sommet de la gloire avec Sonny Bono. Ce premier tome s’arrête au moment de leur séparation.

L’année 2024 a également marqué un moment historique dans la carrière de Cher avec son intronisation au prestigieux Rock and Roll Hall of Fame. Cher est, à ce jour, la seule artiste de l’histoire intronisée au Rock and Roll Hall of Fame à avoir remporté l’Oscar de la Meilleure Actrice (rôle principal).

 

Cher et la France

En 1971 Cher signe une nouvelle reprise de J’ai le mal de toi (Parlez-moi de lui) de Michel Rivgauche et Jack Diéval, qui devient la chanson The Way of Love pour son album Gypsys Tramps and ThievesClaude François reprend la chanson titre de ce dernier pour son 33 Tours Viens à la maison avec Voleur bohémien en 1972. Sept ans plus tôt, en 1965 la vedette française reprenait I Got You Babe – Je t’aime trop toi. Cependant, bien que ces reprises soient de grands tubes outre-Atlantique, aucune n’a connu le même succès en France. Le titre Bang Bang (My Baby Shot Me Down) est repris en 1966 par Sheila, puis en 2014 par David Guetta, accompagné de Skylar Grey pour une version anglophone et électro. Le titre apparaît également dans une nouvelle version française dans la bande originale du film La French de Cédric Jimenez.

Cher et Dalida ont eu des parcours croisés à de nombreuses reprises. La reprise de Parlez-moi de lui par Cher en anglais est réalisée cinq ans après l’interprétation de la même chanson par Dalida en 1966. La même année, Dalida reprend plusieurs titres de Cher dont Petit homme (traduction de Little Man) en français et en italien, ainsi qu’une version italienne de Bang Bang (My Baby Shot Me Down). En 1967, elle enregistre une version française et une version italienne de Mama (When My Dollies Have Babies), chanson écrite par Sonny Bono pour Cher. Les deux artistes partagent une même scène la même année lors du Festival de Sanremo 1967. En 1982, Cher interprète Rudy, adaptation anglaise du titre Quand je n’aime plus je m’en vais, chanson originale de Dalida.

Outre ses passages en France lors de ses tournées mondiales, Cher a interprété « The Shoop Shoop Song (It’s in His Kiss)  » le samedi 11 avril 1992, lors de la cérémonie d’inauguration du parc Euro Disney (ancien nom de Disneyland Paris) retransmise à la télévision dans le monde entier.

Cher évoque lors de ses rares passages sur le plateau de Vivement dimanche vouloir faire de la France sa « dernière demeure », confiant à Michel Drucker son souhait d’être inhumée au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

 

Mariages et vie amoureuse

Cher et Sonny échangent des vœux le  lors d’une cérémonie privée qui a lieu dans une maison louée à Tijuana au Mexique, leur mariage ayant été célébré officiellement cinq ans plus tard à Las Vegas. Leur fils Chaz Bono, naît le . Le deuxième mari de Cher est le musicien Gregg Allman du Allman Brothers Band, qu’elle épouse le . Ils divorcent deux ans plus tard, se remarient puis redivorcent en 1978. Ils ont un fils, Elijah Blue Allman du groupe Deadsy, né le .

Par la suite, Cher connaît de nombreuses relations amoureuses qui font la une de la presse people. David Geffen, Gene Simmons du groupe Kiss avec qui elle fait un featuring sur la chanson Living In Sin, Gareth Crawford, le rockeur Les Dudeck, Richie Sambora, l’acteur Eric Stoltz (qui joue le rôle de son fils dans Mask). Elle a également une relation avec Val Kilmer entre 1982 et 1984, puis avec Tom Cruise l’année suivante. À la fin des années 1980, elle vit une histoire d’amour avec Rob Camiletti, un vendeur de bagels et de beignets : il a 22 ans, elle en a 40. La presse le surnomme Bagel Boy et le couple est harcelé par les paparazzis.

Au début des années 1990, elle côtoie Josh Donen, Eric Clapton et Mark Hudson. En 2022, la chanteuse officialise auprès des médias sa relation avec Alexander Edwards, producteur de musique et rappeur.

 

Fortune personnelle

Dans un article du magazine Rolling Stone datant de 2002, la fortune de Cher est estimée à 600 millions de dollars. Cependant, avec un peu de pragmatisme et selon Cher elle-même, ce chiffre est peu réaliste. Cher affirme en effet dans une interview être loin de cette somme et indique situer sa fortune autour de 150 millions de dollars.

La même année, sa tournée Living Proof – Farewell Tour rapporte plus de 200 millions de dollars de recettes uniquement pour les dates aux États-Unis (gains pour un artiste de la stature de Cher, environ 30 % nets d’impôts et frais managers/avocats/organisateurs). Elle touche une partie des royalties de Sonny and Cher, l’autre partie étant réservée à la dernière femme et aux enfants de ce dernier.

Elle possède plusieurs propriétés, à Aspen dans le Colorado, à Londres en Grande-Bretagne, dans les Sierra Towers à Hollywood (valeur 6,5 millions de dollars) et sa résidence principale de Malibu est actuellement estimée à 45 millions de dollars. En mai 2006, elle vend sa propriété en Floride pour la somme de 3,8 millions de dollars.

Son contrat à Las Vegas en 2008 lui rapporte 60 millions de dollars et une vente aux enchères organisée en 2006 3,3 millions de dollars, somme en partie reversée à la Cher Charitable Foundation.

Selon le journal Metronews, sa fortune estimée à 305 millions de dollars lui aurait également permis d’acheter de somptueuses résidences à sa sœur, ainsi qu’à ses deux fils : Chaz Bono, qui vivrait dans une propriété de West Hollywood cotée à 1,7 million de dollars, et Elijah Blue Allman dans un manoir de deux millions de dollars à Beverly Hills.

 

Œuvres caritatives et humanitaires

Après son rôle dans le film Mask, qui met en scène un enfant atteint de la maladie de Jaffe-Liechtenstein (maladie du visage de lion ou ostéofibromatose kystique), Cher devient en 1991 donatrice et marraine de l’association Children’s Craniofacial Association (CCA). Régulièrement, des événements comme la Cher Convention ou la Cher Expo sont organisés par les fans de la star pour récolter des fonds dédiés à cette association.

D’origine arménienne par son père, Cher part pour l’Arménie en 1993. Elle distribue de la nourriture et des médicaments au Haut-Karabagh, région dévastée par la guerre.

En 2005, elle vient en aide financièrement à un adolescent américain de 16 ans atteint de dystrophie musculaire. Le garçon a pu ainsi bénéficier de tout le matériel médical nécessaire.

Enfin, en 2006, elle crée la Cher Charitable Foundation, un organisme chargé de redistribuer l’argent que la star verse à diverses associations caritatives.

Dernièrement, Cher aurait décidé de concentrer son attention en direction d’orphelins issus du continent asiatique. Un projet d’école musicale et théâtrale serait en cours et Cher pourrait en être la marraine.

Citoyenne anti-républicains, Cher hausse le ton en 2006 sur l’image négative que l’administration américaine donne au reste du monde. Elle participe à Operation Helmet, une organisation créée par un médecin pour offrir aux soldats américains en Irak des casques renforcés et construire des hôpitaux dans ce pays. La même année, elle visite les hôpitaux pour soutenir les soldats blessés rapatriés et, en juin, participe à la conférence du Dr Bob Meaders (le fondateur d’Operation Helmet) avant d’offrir 130 000 dollars à l’organisation.

En , elle organise une grande vente aux enchères orchestrée par Sotheby’s, mettant notamment en vente ses robes et ses meubles. Les 3,3 millions de dollars récoltés sont offerts à des associations caritatives, notamment à la Children’s Craniofacial Association, une organisation qui vient en aide aux enfants atteint de déformations faciales, et dont Cher est la marraine depuis le début des années 1990.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/17961-Cher

BON JOVI

Bon Jovi est un groupe américain de rock, originaire de Sayreville, dans le New Jersey. Son nom provient de celui du leader et chanteur principal, Jon Bon Jovi (né John Francis Bongiovi, Jr.).

Formé en 1983, le groupe connait un grand succès dans les années 1980, et reste la référence phare du glam metal de la fin des années 1980, en étant l’un des plus gros vendeurs de disques de l’époque et l’un des groupes accomplissant les tournées mondiales les plus imposantes, notamment en termes de dates et donc de rythme. Il montre une plus grande longévité que les autres groupes de cette période dite « metal » en mélangeant des éléments de hard, de metal, de roots rock, de blues, de folk, de pop et de country, enrichissant sa musique sur le plan artistique et sonore, et se fabriquant ainsi un succès commercial qui dure jusqu’à aujourd’hui. Bon Jovi est l’un des rares groupes à avoir survécu à la vague grunge et alternative du début des années 1990, faisant même en Europe un triomphe aussi important que les représentants du mouvement alternatif et Britpop de l’époque.

Bon Jovi compte plus de 35 millions d’albums vendus aux États-Unis et plus de 130 millions dans le monde. D’après plusieurs articles de presse, le nombre de concerts donnés par le groupe s’élève à 2 700, notamment dans les principales villes d’Asie, d’Europe, d’Australie, du Canada et d’Amérique du Sud, en plus d’un très grand nombre de spectacles aux États-Unis. L’album Slippery When Wet (1986) demeure l’un des disques les plus vendus de l’histoire du rock avec un total de 30 millions d’exemplaires écoulés à travers le monde à l’heure actuelle. Quant au New Jersey Tour 88-90, il s’agit de l’une des plus grandes tournées mondiales de l’histoire du hard rock avec 240 dates données en 17 mois dans 22 pays, dont l’Union soviétique.

 

Historique

Formation (1975–1983)

Le chanteur principal, Jon Bon Jovi, commence à jouer du piano et de la guitare à l’âge de 13 ans, jouant des chansons d’Elton John. Au même âge, il forme son premier groupe, Raze. À 16 ans, Bon Jovi rencontre David Bryan à l’école Sayreville War Memorial High School, et ils forment ensemble un groupe de RnB, nommé Atlantic City Expressway. Ils jouent dans différents clubs du New Jersey. Encore adolescent, Jon Bon Jovi jouait dans le groupe John Bongiovi and the Wild Ones, tournant dans des clubs du New Jersey et assurant la première partie d’artistes plus connus de la région.

À 17 ans, il obtient un emploi au studio d’enregistrement dont son cousin Tony Bongiovi est le copropriétaire, les Power Station Studios situés à Manhattan. Jon y enregistre de nombreuses démos, dont une produite par Billy Squier, et les envoie à beaucoup de maisons de disques – mais n’arrive pas à se faire entendre. Ces démos sont finalement sorties sous le nom Power Station Years. À 18 ans, Jon Bon Jovi connait sa première expérience d’enregistrement de disque, en chantant la chanson R2-D2 We Wish You a Merry Christmas écrite par Meco Monardo et Daniel Oriolo sur un album de Noël dans l’univers Star Wars, Christmas in the Stars, produit par Tony Bongiovi aux studios Power Station. Ce titre figurera en face B du single What Can You Get a Wookie for Christmas (When he Already Owns A Com).

En 1983, une station de radio locale, WAPP, organise un concours pour découvrir de jeunes talents sans contrat. Jon Bon Jovi engage des musiciens de studio pour jouer le morceau Runaway, écrit en 1980. Le guitariste sur ce morceau est Dave Sabo qui forme plus tard le groupe Skid Row. Après sa victoire à ce concours, le morceau deviendra un tube durant l’été 1983. Les musiciens de studio qui ont aidé Jon Bon Jovi à l’enregistrer étaient connus sous le nom de The All Star Review et comprenaient Tim Pierce (guitare), Roy Bittan (claviers), Frankie LaRocka (batterie), et Hugh McDonald (basse). Jon Bon Jovi avait dès lors impérativement besoin d’un groupe. Les futurs membres s’étaient déjà croisés par le passé, mais ils ne se réuniraient pour de bon que dans le courant du mois de mars 1983. Il fait appel à Dave Bryan (pianiste) qui, à son tour, a fait appel à Alec John Such (bassiste) et Tico Torres (batteur). De nombreux guitaristes se sont succédé jusqu’à l’arrivée de Richie Sambora. Alec John Such insiste auprès de Jon Bon Jovi pour laisser Sambora montrer ce qu’il savait faire et Jon Bon Jovi a adoré.

Tico Torres était aussi un musicien expérimenté ; il avait joué pour Miles Davis, The Marvelettes et Chuck Berry. Au total, il avait déjà joué sur 26 albums de différents artistes. David Bryan était une recrue naturelle. Il suivra les cours de Juilliard School, prestigieuse école de musique de New York. Il avait déjà joué avec Jon dans Atlantic City Expressway.

 

Débuts (1984-1985)

Bon Jovi est désormais un groupe et, tandis qu’il assure la première partie du groupe Scandal, attire l’attention de plusieurs maisons de disques, notamment PolyGram, avec laquelle il signera un contrat. Avec l’aide d’un nouvel impresario Doc McGhee, le premier album du groupe (album éponyme) est publie le 21 janvier 1984. L’album s’est vendu à plus de 500 000 exemplaires aux États-Unis et est sorti également au Royaume-Uni. Le groupe assure la première partie de ZZ Top au Madison Square Garden (avant même la sortie de son premier album) et de Scorpions et Kiss en Europe. Le groupe tourne un clip pour Runaway, pour une somme de 90 000 dollars. Mais le groupe déteste cordialement cette vidéo, et Jon disait même que la maison de disques avait bousillé sa chanson et que sa vie était « foutue ». Il ne se doutait pas que le clip de She Don’t Know Me serait encore pire.

En 1985, le deuxième album de Bon Jovi, 7800° Fahrenheit, est publié, mais les réactions sont mitigées. Le magazine metal britannique Kerrang!, qui avait eu des réactions très positives concernant le premier disque, a qualifié l’album de « pâle imitation du Bon Jovi que nous avons appris à connaître et appris à aimer ». Jon Bon Jovi lui-même a reconnu plus tard que cela aurait pu et aurait dû être un meilleur disque. Mais le groupe n’avait eu que trois semaines pour composer, et la tournée de 1985 était déjà programmée avant même que le groupe n’entre en studio, ce qui ajouta une énorme pression sur les épaules de Bon Jovi. Le groupe ne joue plus aucun extrait de cet album depuis longtemps, mais quelques titres live figurent sur des faces B de singles. Bon Jovi se produit à la première édition du Farm Aid en septembre 1985 et interprète deux titres dont l’inédit Heart of America.

Une vidéo, Breakout, regroupe les premiers clips issus des deux albums est parue à l’issue de la tournée. En 1985, Jon fait signer Cinderella sur Polygram via Derek Shulman. Groupe emmené par le compositeur, guitariste et chanteur Tom Keifer qui possédait un certain following dans la région de Philadelphie. Cinderella touchera les classements avec Night Songs, son premier album, dont le single Nobody’s Fool sera certifié disque d’or.

 

Slippery When Wet (1986–1987)

Le troisième album Slippery When Wet propulse le groupe au rang de superstar partout dans le monde avec des succès tels que You Give Love a Bad NameLivin’ on a Prayer et Wanted Dead or Alive. Bon Jovi affirme que l’album était ainsi nommé en référence au fameux panneau routier américain, mais Bryan donne cette version-ci pour expliquer le titre de l’album : « Pendant l’enregistrement du disque, nous nous retrouvions souvent dans un club de striptease dans lequel d’incroyablement attirantes jeunes femmes se frottaient mutuellement avec de l’eau savonneuse. Elles devenaient ainsi glissantes et personne n’arrivait à les agripper, même si vous en aviez très envie. « Slippery when wet! » a crié l’un d’entre-nous et les autres membres ont su tout de suite que cela devait être le titre du nouvel album ! À l’origine, nous pensions mettre une photo d’une grosse poitrine, une poitrine vraiment énorme sur la pochette mais lorsqu’une association de protection de la moralité (dirigée par la femme de l’ancien Vice-président des États-Unis d’Amérique Al Gore) l’a découvert, nous avons eu des ennuis. Nous avons donc transformé la pochette pour en faire quelque chose de décent. »

Pour s’aider à la composition, Jon et Richie contactent Desmond Child, qui avait travaillé pour Kiss leur permettant de décrocher un hit mondial avec I Was Made For Lovin’ You. Recyclant l’une des chansons écrites pour Bonnie Tyler, If You Were a Woman (And I Was a Man), Desmond utilise le refrain pour You Give Love a Bad Name. Le premier morceau écrit dans cette collaboration est Edge of a Broken Heart, mais il terminera sur une face B, créant une polémique auprès des fans qui voient en cette chanson le légitime onzième titre de Slippery When Wet.

L’album se vend à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde depuis sa sortie fin 1986. Durant la tournée qui suit, le chanteur Jon Bon Jovi commence à éprouver des difficultés vocales. Les notes très hautes et l’emploi du temps chargé menaçaient d’endommager sa voix définitivement. Grâce à un entraîneur vocal, il a réussi à surmonter ces difficultés mais tend, depuis, à chanter un ton plus bas. Le point d’orgue de cette tournée est la tête d’affiche des Monsters of Rock à Castle Donington, avec Dio, Cinderella, Anthrax et Metallica. Une fois la tournée achevée à Hawaï, le groupe prend quelques semaines de vacances avant de s’atteler au quatrième album. 70 morceaux seront composés et enregistrés, tandis que 22 seront totalement finalisés. La maison de disques s’oppose au projet de sortir un double album studio, trouvant cela risqué commercialement.

 

New Jersey (1988–1990)

L’album suivant de Bon Jovi, New Jersey, est publié en 1988 et s’écoulera à plus de 20 millions d’exemplaires dans le monde vers les années 2000. L’album est enregistré peu de temps après la tournée Slippery, car les membres du groupe voulaient prouver qu’ils n’étaient pas les hommes d’un seul succès. Cet album est l’un des favoris parmi les fans et représente certainement la quintessence du groupe, avec des tubes tels que Bad Medicine (premier des classements) Lay Your Hands on MeBorn to Be My BabyLiving in Sin et I’ll Be There for You (premier également). Ces cinq singles se classeront tous dans les top 10 américains, ce qui fait de l’album New Jersey le premier album de hard à réussir l’exploit de classer autant de hits issus d’un même disque dans un top 10. Ces titres figurent d’ailleurs toujours en bonne place dans leur tour de chant. Néanmoins, New Jersey faillit marquer la mort du groupe car ils repartent en tournée presque directement après celle, très lourde, du précédent album. Cette vie en permanence sur les routes a presque détruit les liens très forts qui unissaient Jon Bon Jovi et Sambora. Le groupe réussit, malgré tout, à s’en sortir, et entame une pause avant leur effort studio suivant.

C’est Skid Row qui accompagne Bon Jovi sur la route, mais en remerciement de cette faveur, Jon signe un contrat où il gardait la majorité des royalties du groupe. Intéressant, d’autant plus que leur premier album s’écoule à quatre millions d’exemplaires aux États-Unis. Cela déclenchera une guerre par presse interposée entre Jon et Sebastian Bach, le charismatique leadeur de Skid Row. C’est le magazine Kerrang qui lance la rumeur de la division du groupe avant la fin de la tournée, Richie Sambora étant apparemment peu satisfait de son simple statut de bras-droit dans le groupe. De plus, le groupe surfant sur une grosse vague de succès depuis plus de trois ans, le magazine s’interrogeait sur la capacité de Bon Jovi à pulvériser les charts une nouvelle fois, puisque le groupe avait eu quatre chansons premier du Billboard. Il ne s’agissait néanmoins que de rumeurs, même si l’ambiance dans le groupe était très morose. Pour couronner ces années de succès, le groupe souhaitait sortir First Five Live, un double album live avec une face de 33 tours remplie de titres inédits des séances d’enregistrement de New Jersey. Mais le destin en décida autrement.

 

Albums en solo (1990–1991)

Entre 1990 et 1992, les membres du groupe font leur chemin chacun de son côté afin de se ressourcer avant l’écriture et l’enregistrement de leur album suivant. Ce temps mort est mis à profit pour déterminer comment Bon Jovi allait s’adapter dans le monde de la musique en perpétuelle évolution. Jon Bon Jovi enregistre un album solo, la bande originale du film Young Guns 2 (dans lequel il apparaît pendant moins d’une seconde), plus communément connu sous le nom de Blaze of Glory. Des invités prestigieux font une apparition sur l’album – Elton John, Aldo Nova, Little Richard et Jeff Beck entre autres. Cet album est bien accueilli commercialement, et reçoit des critiques très positives. Le titre éponyme, Blaze of Glory, vaut à Jon une nomination aux Oscars dans la catégorie « meilleure chanson » aux American Music Awards ; bien qu’il n’ait pas remporté le prix ce soir-là, la chanson reçoit un Golden Globe la même année.

Sambora sort également un album solo, en 1991, intitulé Stranger in This Town. Cet album était principalement influencé par le blues et, bien qu’il ait été bien reçu par la critique et les aficionados de la guitare, il ne s’est pas très bien vendu (400 000 exemplaires aux États-Unis). Eric Clapton fait une apparition en tant que guitariste sur la chanson Mr. Bluesman, tandis que David Bryan et Tico Torres jouent sur tout le disque. Ils participeront aussi aux frais de la tournée, les gens de la maison de disques devant le faire ayant été licenciés. David Bryan enregistre la bande originale du film d’horreur The Netherworld. Torres évite le monde de la musique en général. Such fait une chute de moto ; il s’en est sorti avec une blessure à la main, l’obligeant à développer de nouvelles techniques pour jouer de son instrument.

 

Keep the Faith (1992–1993)

Le groupe fait son grand retour avec l’album Keep the Faith en 1992, produit par Bob Rock qui avait été ingénieur du son sur Slippery When Wet et New Jersey, et qui gagne ses galons de producteur avec Dr. Feelgood de Mötley Crüe et surtout le Black Album de Metallica. L’album faisait transparaître un son et des paroles beaucoup plus matures qu’aucun de leurs efforts passés. Les critiques et les fans sont également positivement surpris et l’album est un succès plus que relatif sur le territoire américain avec la montée en puissance du mouvement grunge, mais fait un triomphe dans le reste du monde, le groupe vendant huit millions de disques supplémentaire et faisant de Keep The Faith la plus grosse vente de l’année 1993 en Europe.

Ses morceaux les plus connus sont les singles Bed of RosesKeep the Faith et In These Arms. Preuve de l’entrée de Bon Jovi dans l’âge adulte, le titre Dry County et ses dix minutes racontant la vie de personnes visant un Eldorado où l’alcool est interdit. Il s’agit de l’histoire de gens que Jon a rencontré lorsque le groupe faisait son break. Beaucoup de titres enregistrés ont été omis, même si l’un d’entre eux finira en face B : Starting All Over Again. Il est laissé de côté à cause de son refrain haut perché qui aurait fusillé la voix de Jon en concert.

En 1993, le groupe enregistre le très rock and roll Good Guys Don’t Always Wear White pour la bande originale du film Deux Cowboys à New York (The Cowboy Way).

 

Cross Road et These Days (1994–1996)

En 1994, Bon Jovi sort un best-of intitulé Cross Road, qui contenait deux morceaux inédits, Always et Someday I’ll Be Saturday Night, ainsi qu’une nouvelle version, mise au goût du jour, de Livin’ on a Prayer appelée Prayer ’94 et disponible uniquement sur les versions américaines de l’album. La chanson Always est écrite à l’origine pour la bande originale du film Romeo Is Bleeding, mais après avoir vu (et détesté) le film, le groupe décide de refuser de donner la chanson aux producteurs et de la sortir plutôt sur Cross Road, qui aura permis au groupe de trouver une seconde jeunesse, notamment en Europe et en France où le groupe devient plus populaire que jamais. L’album est aussi la plus grosse vente de l’année 1994 au Royaume-Uni, et s’écoule au rythme effarant de un million d’exemplaires par semaine au cours du mois qui suit sa sortie. Peu de temps après Cross Road, Alec John Such décide de quitter le groupe. Aujourd’hui encore, des doutes persistent quant à sa volonté réelle de partir. Bien qu’il n’ait jamais été officiellement remplacé, Hugh McDonald sert de bassiste depuis, aussi bien en studio que pendant les concerts.

Avec l’album These Days, publié en 1995, Bon Jovi développe encore la maturité du son rock déjà présent sur Keep the Faith. L’album, dans son ensemble, est plus sombre que les œuvres précédentes de Bon Jovi, ce qui a un certain impact sur les ventes et ce, malgré les excellentes critiques, vantant justement les qualités artistiques de l’album, ainsi que ses sonorités, très éloignées du Bon Jovi habituel. Seul This Ain’t a Love Song réussit à se hisser dans les hauteurs du classement américain et l’album se vend un million d’exemplaires aux États-Unis – ce qui peut être considéré comme un échec commercial sur ce territoire – pour un total de sept millions dans le reste du monde, ce qui fait de These Days un album populaire, notamment en Europe et en Asie. La tournée mondiale de 140 dates dans 42 pays qui suivit – avec des premières parties pour les Rolling Stones à Paris – est un succès retentissant. C’est au cours de cette tournée que le groupe joue trois soirs de suite à guichets fermés au Wembley Stadium en 1995. Ces concerts sont particulièrement mémorables car c’est ce même week-end que l’album a atteint la première place au classement britannique, et ce durant 4 semaines consécutives. Ces dates ont été filmées et peuvent être vues sur le DVD intitulé Live from London.

 

Pause (1997–1999)

En 1996, Bon Jovi s’établit comme étant un groupe majeur dans l’industrie musicale, ayant eu une longévité supérieure (et plus de succès) que la plupart de ses pairs du glam rock des années 1980. À la fin de la tournée These Days, le groupe décide une nouvelle fois de faire une pause. Tico profite de cette occasion pour poursuivre sa passion pour la peinture, David pour écrire et composer plusieurs comédies musicales. Richie, lui, utilise ce temps mort pour écrire et enregistrer son second album solo, intitulé Undiscovered Soul, et publié en 1998.

Jon reste quelque temps loin du monde de la musique et se tourne vers Hollywood. Il tient le rôle principal dans les films Little City et The Leading Man et des rôles secondaires dans Moonlight and ValentinoL’Héritage de Malcolm (Homegrown) et U-571 entre autres. Entre les prises de ces films, Jon écrit ce qui serait son deuxième album solo, Destination Anywhere, publié en 1997. L’album reçoit des critiques très positives et est un succès un peu partout en Europe. Un court métrage du même nom est filmé à l’occasion de la sortie de l’album, basé entièrement sur les chansons du disque, les acteurs de ce film comprenaient, entre autres, Jon Bon Jovi, Demi Moore, Kevin Bacon et Whoopi Goldberg. Dave Stewart d’Eurythmics joue de la guitare sur cet album. Toutefois, ce disque n’atteint pas les scores de vente faramineux de Bon Jovi, le groupe, malgré quatre singles.

Trouvant le temps long pendant que Richie Sambora est en tournée pour son album Undiscovered Soul, Jon enregistre un troisième album solo. Comportant douze titres, il est diffusé lors d’une « listening party » en août 1998, mais resta à l’état de projet. Malgré tout, certaines chansons furent utilisées pour Bon Jovi : Just OlderI Got the Girl et Save the World finirent sur Crush, tandis que plusieurs autres chansons devinrent des faces B, ou atterrirent sur le box set. En 1998, néanmoins, Jon donne signe de vie en apparaissant sur la bande originale du film Armageddon avec la chanson Mister Big Time, coécrite avec Aldo Nova. À la base, il souhaitait proposer la ballade Save the World, mais Aerosmith ayant soumis I Don’t Want to Miss a Thing, Jon préfère proposer une chanson rock.

Bon Jovi se réunit en 1999 pour enregistrer la chanson Real Life pour la bande originale du film EdTV. David Bryan, qui s’était blessé à la main au cours d’un accident de bricolage, n’a pas pu participer au tournage du clip, le groupe utilise donc une silhouette en carton de lui pour tenir son rôle. Cette chanson était initialement prévue pour figurer sur le troisième album solo de Jon.

 

Crush et Bounce (2000–2004)

Après une pause de presque trois ans, durant lesquels plusieurs membres travaillent sur des projets indépendants, Bon Jovi se réunit en 1999 pour commencer à travailler sur leur prochain album. Crush, publié en 2000, et qui est un énorme succès partout dans le monde, notamment grâce au single It’s My Life, écrit en collaboration avec le fameux producteur suédois Max Martin. Cet album devient rapidement la plus grande réussite commerciale du groupe depuis Keep the Faith, et permet à un public plus jeune de découvrir Bon Jovi. L’album Crush est certifié double-disque de platine La tournée, qui débute cet été-là, comprend à l’origine une soixantaine de dates mais, à cause de la nouvelle popularité du groupe, est étendue jusqu’à l’été 2001. Pendant cette tournée, un album reprenant quelques-unes de leurs performances sur scène de l’ensemble de leur carrière est publié sous le titre de One Wild Night Live 1985-2001. Le groupe est très déçu de ne pouvoir réaliser un double-album couvrant bien mieux toute leur carrière, mais Universal met son veto, arguant qu’un live, qui plus est double, ne se vend jamais bien.

À la fin de 2002, Bounce est publié en magasin. Bien qu’il n’ait pas connu le succès de son prédécesseur, l’album produit deux singles qui ont bien fonctionné : Everyday et Misunderstood. Orienté guitare, ce disque subit l’influence des attaques du 11 septembre 2001 sur trois titres, tandis qu’il propose de nouveaux espaces sonores avec The Distance et Joey. Au début de 2003, un album intitulé Red CD, ou Target CD, est publié dans la chaine de magasins Target : il contient plusieurs inédits des sessions de Bounce, une version acoustique de Everyday et une version de Just Older. Après la tournée qui suit et qui se termine en août 2003, Bon Jovi s’embarque dans un projet ambitieux. Censé au départ produire un album acoustique, le groupe finit par réécrire, réenregistrer et réinventer douze de leurs plus grands succès pour les montrer sous un jour nouveau. This Left Feels Right est sorti en novembre 2003, le titre fait référence au changement de direction pris par le groupe dans l’enregistrement de ces chansons. L’album devait contenir deux nouvelles chansons, Thief of Hearts et Last Man Standing, mais la maison de disques s’y oppose.

L’année suivante, en 2004, le groupe sort un coffret intitulé 100,000,000 Bon Jovi Fans Can’t Be Wrong, dont le titre est un hommage à l’album d’Elvis Presley 50,000,000 Elvis Fans Can’t Be Wrong. La boîte comprenait quatre CD sur lesquels se trouvaient 38 titres inédits et 12 morceaux rares, ainsi qu’un DVD. Cette sortie commémorait les 100 millions d’albums vendus et le vingtième anniversaire de la sortie du premier disque du groupe, en 1984. On ne compte malgré tout que trois chansons des années 1980, ce qui fait enrager nombre de fans… Néanmoins, ce coffret renferme de nombreuses perles et plusieurs titres sont devenus inoubliables comme The Radio Saved My Life Tonight que le groupe joue fréquemment en concert. Ce coffret renferme également une version au piano de If I Can’t Have Your Love, chanson composée par Richie Sambora pour Stranger in this Town et connue en version électrique sur le bootleg Makin’ Magic. Il y a aussi une chanson de David Bryan, Memphis Lives In Me et Only In My Dreams chantée par Tico Torres. C’est la troisième fois que le batteur tient le micro dans le groupe après la reprise de Waltzing Mathilda sur le single de Dry County (1993) et sa version de Crazy sur le CD bonus de These Days. Malgré ses choix de chansons, ce coffret est une jolie réussite, même si d’autres chansons des années 1980 auraient été bienvenues.

 

Have a Nice Day (2005–2006)

Bon Jovi participe au Live 8 le 2 juillet 2005. À cette occasion, une nouvelle chanson est jouée, Have a Nice Day, aux côtés des classiques, Livin’ on a Prayer et It’s My LifeHave a Nice Day sort le 19 septembre 2005 en Europe, et il est suivi par une tournée internationale qui débute en novembre 2005. L’album se hisse dans les hauteurs du classement un peu partout dans le monde, arrivant même en deuxième position aux États-Unis durant la première semaine de vente, atteignant plus de 202 000 albums vendus durant cette période.

Have a Nice Day est le premier single du nouvel album, et est diffusé sur les radios du monde entier à partir du 18 juillet 2005. Le deuxième single est Who Says You Can’t Go Home. Il y a aussi une version country de cette chanson, chantée en compagnie de la chanteuse Jennifer Nettles, qui sera envoyée aux radios et permettra au groupe d’être la première formation de rock ‘n’ roll à se hisser à la première place du classement country américain. C’est un fait unique du Billboard. (De plus, cette version n’est apparue qu’en bonus sur l’édition américaine de l’album et est uniquement distribuée promotionnellement aux radios.) Le troisième single de l’album s’intitule Welcome to Wherever You Are. Aux États-Unis, un maxi live nommé Live from the Have a Nice Day Tour est publié le 6 février 2006 dans la chaine de magasins Walmart. Il comprend quatre titres du dernier album (dont l’inattendu Complicated), ainsi que deux titres de Slippery When Wet. En 2005, il reçoit le Chopard Diamond Award.

Peu après la sortie de l’album, le groupe entame une tournée mondiale. Celle-ci, plus courte que les précédentes, a amené le groupe sur de nombreuses scènes et dans de nombreux stades à travers la planète. À l’origine, le groupe devait être le premier à jouer dans le nouveau Wembley Stadium, malheureusement, la compagnie responsable des travaux annonce que le stade ne serait pas prêt avant 2007. Le concert est, dès lors, déplacé au Milton Keynes National Bowl en gardant les mêmes dates. Ils sont par contre le premier groupe à jouer au Stade de Suisse, à Berne, le 31 mai 2006. Après les dates au Japon et en Europe, le groupe est retourné aux États-Unis pour quelques concerts, entre autres trois shows dans leur New Jersey natal, au Giants Stadium, ainsi qu’à Boston, Pittsburgh, et Chicago. En novembre 2006, le groupe est intronisé au UK Rock and Roll Hall of Fame, rejoignant ainsi dans le temple du rock d’autres artistes légendaires, tels que les Beatles, les Rolling Stones, Led Zeppelin, Bob Dylan, Pink Floyd ou encore U2.

 

Lost Highway (2007–2008)

En juin 2007 sort Lost Highway, dixième album studio du groupe. Cet album se veut plus ancré de la tradition des songwriters américains, tels que Bruce Springsteen. Quelques influences blues et country sortent parfois du lot, et en font un album plus américain, moins moderne que Have a Nice Day. Plusieurs auteurs extérieurs travaillent avec John Bon Jovi et Richie Sambora sur ces chansons. Toutefois, l’annonce première du groupe de réaliser un album country est fausse : il s’agit d’un véritable disque de Bon Jovi, avec quelques réminiscences cadiennes. L’album devient numéro 1 aux États-Unis la semaine de sa sortie, ce qui n’était pas arrivé depuis 1988 et New Jersey.

Le groupe est soumis aux polémiques en même temps à la suite d’une apparition calamiteuse à l’émission MTV Unplugged où le guitariste Richie Sambora, passablement ivre, se voit incapable de jouer correctement. Perturbé par le décès très récent de son père, de son divorce houleux, Sambora s’est retrouvé confronté à un problème d’addiction. Il est allé de lui-même dans une clinique de désintoxication une semaine, laissant le groupe œuvrer seul avec un guitariste de l’orchestre accompagnant Bon Jovi. Malgré la sortie mondiale du single (You Want to) Make a Memory et de trois autres titres en Allemagne (Lost HighwayWhole Lot of Leaving et Till We Ain’t Strangers Anymore, duo avec Leann Rimes), l’album se vend mollement, même s’il dépasse officiellement les deux millions de copies.

Fin 2007, Richie Sambora laisse entendre qu’une seconde compilation verrait le jour en 2008. Annoncée depuis plusieurs années pour succéder à Crossroad, elle est régulièrement repoussée. En avril 2008 sort Lost Highway : The Concert, le CD bande-son du DVD sorti à la fin de l’année précédente et qui reprend l’intégralité de Lost Highway. Néanmoins, ce disque ne peut et ne doit pas être considéré comme le deuxième album live du groupe, du fait du caractère quasi-confidentiel de son existence. À l’été 2008, à la fin du Lost Highway Tour, l’heure est au bilan : Bon Jovi a exécuté la tournée la plus lucrative et la plus affluente de l’année avec plus de 210 millions de dollars de recettes et plus de 2.5 millions de spectateurs.

 

The Circle et Greatest Hits (2009–2012)

Le 18 août 2009 est diffusé pour la première fois We Weren’t Born to Follow, le premier single extrait de l’album The Circle qui sort le 10 novembre. Un autre extrait du disque avait été joué de manière acoustique au début du mois lors du concert Work for the Working Man. Un second single, Superman Tonight, est publié en janvier 2010.

En 2010, Bon Jovi entame son Circle Tour. Il commence par les États-Unis et le Canada (février-avril 2010). Le groupe inaugure le nouveau New Meadowlands Stadium qui remplace le mythique Giants Stadium de East Rutherford le 26, 27 et 29 mai 2010. Puis il s’installera à l’O2 Arena de Londres pour 10 concerts en juin 2010, et après neuf ans d’absence en France, le groupe passera à Paris-Bercy le 16 juin 2010. Et le groupe continue en juillet 2010 par une tournée des stades américains. Les premières dates à Honolulu en février 2010 voient de grosses surprises : Bon Jovi rejoue des titres des deux premiers albums (RouletteShot through the Heart et Get Ready pour le premier album, Tokyo Road et Only Lonely pour 7800° Fahrenheit), ce qui n’était pas arrivé depuis plus de vingt ans, hormis pour Tokyo Road qui est joué très très sporadiquement. Jon Bon Jovi souhaitait ne plus se cantonner à chanter uniquement les grands classiques que le public attend, mais comme il n’aime pas spécialement les deux premiers albums du groupe (impression partagée par le guitariste Richie Sambora qui trouve le second très médiocre), voir Bon Jovi se frotter à ce vieux répertoire est surprenant.

Début février 2010, Richie Sambora annonce la parution d’une compilation dans le courant de l’année, pouvant sortir plus ou moins tard selon le succès rencontré par The Circle. Il précise que trois nouvelles chansons figureraient sur cette compilation dont l’une, écrite par Jon Bon Jovi, aurait été inspirée par Barack Obama. En mai 2010, dix albums du groupe sont ressortis avec des bonus live, estampillés tour edition. Le 27 août 2010 est sorti What Do You Got ?, le single de la compilation Greatest Hits à paraître le 2 novembre 2010. Le 22 octobre, l’une des nouvelles chansons de la compilation est diffusée gratuitement sur le web : No Apologies. En novembre 2010, le groupe se produit à Madrid et, à la suite d’une invitation du leadeur Jon Bon Jovi, Rihanna chante sur scène avec eux la chanson culte Livin’ on a Prayer celui-ci déclarant plus tard qu’elle était une grande fan du groupe. Le 10 novembre 2010, dans le cadre de la tournée The Circle Tour, ils donnent un concert au Best Buy Theater de New York qui est retransmis en direct sur YouTube. À la fin de 2010, le Circle Tour de Bon Jovi devient, pour la seconde fois consécutive en l’espace de trois ans, la tournée la plus lucrative et populaire de l’année. La tournée se poursuit en 2011 mais en avril, le guitariste Richie Sambora entre en cure de désintoxication pour une addiction à l’alcool.

Au cours de l’année 2012, Richie Sambora rentre en studio pour enregistrer son troisième album solo Aftermath of the Lowdown, successeur de Undiscovered Soul, sorti en 1998. Il sortira le 17 septembre 2012.

 

What About Now et départ de Richie Sambora (2013–2014)

What About Now est publié en mars 2013, et une tournée mondiale, le Because We Can Tour, est annoncée à la fin de 2012 pour l’année9. Cette tournée est passée sur tous les continents et est devenue l’une des tournées les plus enrichissantes de l’année. Le groupe ne passe pas en France. Mais malgré le succès de la tournée, les retours de l’album sont mitigés, voir négatifs, et cet album devient la pire vente du groupe (s’écoulant à 1,5 million d’exemplaires dans le monde). De plus, le 2 avril 2013, lors de la tournée, Richie Sambora quitte précipitamment le groupe, pour des raisons « personnelles ». Le groupe appelle donc Phil X en remplacement pour la tournée. Certaines rumeurs affirment que Richie Sambora aurait été congédié du groupe, mais Jon Bon Jovi et Richie Sambora démentent cette explication. En juin 2013, le groupe apparait au Stade de Suisse, à Berne, devant 30 000 spectateurs.

2014 marque le 30e anniversaire du groupe, une réédition spéciale de l’album New Jersey est publié avec des démos inédites. Mais malheureusement, en novembre, Jon Bon Jovi confirme que Richie Sambora quitte officiellement le groupe. Ce dernier affirme qu’un retour est possible et le chanteur confirme en déclarant que la porte lui est grande ouverte.

 

This House is Not for Sale (depuis 2015)

Malgré cette séparation, le désormais trio (par l’intermédiaire de JBJ) annonce la sortie d’un nouvel album en 2016, suivi d’une tournée mondiale. Mais la sortie de cet album sera précédé par un album spécialement conçu pour les fans, contenant des sessions d’enregistrements provenant des albums précédents. Phil X et McDonald deviennent membres officiels du groupe pendant la même année. Le 26 mai 2016, Bon Jovi annonce que son nouvel album est prêt et qu’il s’appellera This House is Not for Sale. Prévu pour le 21 octobre, cet album est enregistré dans le même studio que la chanson Runaway du groupe, en 1983. Le premier single de l’album, This House is Not for Sale, est publié le 12 août 2016.

Bon Jovi sortira prochainement son nouvel album intitulé Bon Jovi : 2020. La date n’est pas encore connue. Il a été enregistré au Ocean Way Nashville Recording Studios de Nashville.

 

Style musical

Le style musical de Bon Jovi se caractérise par sa très grande diversité. Tout au long de son histoire, le groupe s’illustre aussi bien dans le hard rock, que dans le glam metal, mais aussi dans l’arena rock, et également le pop rock.

Les quatre premiers albums du groupe mélangent les genres glam metal et hard rock. Leurs deux premiers albums utilisent un mélange très pur de glam metal et de hard rock, tandis que leurs albums suivants, Slippery When Wet et New Jersey, présente un mélange plus commercialisé de glam metal et de hard rock afin de pouvoir toucher un public toujours plus nombreux. Leur cinquième album studio, Keep the Faith, et leur sixième, These Days, comprennent un son hard rock plus mature. Crush se caractérise par le fait d’être « assez loin dans le pop/rock pour avoir une chance d’être diffusé », alors que Bounce est décrit comme du « heavy and serious rock ». Have a Nice Day est également caractérisée comme étant plus proche du hard rock que Crush.

Le groupe modifie radicalement leur musique sur leur album suivant, Lost Highway, en mélangeant les influences de la musique country et du rock country, une sonorité particulière que Jon Bon Jovi décrit comme étant « influencée par Nashville. » Bon Jovi est revenu à un son de rock plus typique sur The Circle, qui est décrit par AllMusic comme « conjuré par des riffs de guitares retardés, des notes de claviers chatoyantes, et des rythmes spacieux. »

Certaines des influences du groupe sont Bruce Springsteen, The Rolling Stones, Aerosmith, Van Halen, The Beatles, Tom Petty et The Animals. Richie Sambora déclare, quant à lui, que ses principales sources d’inspiration proviennent des guitaristes Jimmy Page, Eric Clapton, Johnny Winter, Jimi Hendrix, Joe Perry et du blues en général.

 

Membres

Membres actuels

Anciens membres

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/124541-Bon-Jovi

BOB SEGER

Robert Clark Seger (né le 6 mai 1945) est un chanteur, auteur-compositeur et musicien américain. En tant qu’artiste à succès local de la région de Détroit , il a joué et enregistré sous le nom de Bob Seger and the Last Heard et The Bob Seger System tout au long des années 1960, perçant avec son premier album, Ramblin’ Gamblin’ Man (qui contenait son premier hit national du même nom ) en 1968. Au début des années 1970, il avait abandonné le « System » de ses enregistrements et continuait à lutter pour un succès plus large avec divers autres groupes. En 1973, il monte le Silver Bullet Band, avec un groupe de musiciens de la région de Detroit, avec qui il connaît le plus de succès au niveau national avec l’album Live Bullet (1976), enregistré en direct avec le Silver Bullet Band en 1975 au Cobo Hall de Detroit, Michigan. En 1976, il réalise une percée nationale avec l’album studio Night Moves . Sur ses albums studio, il a également beaucoup travaillé avec la section rythmique Muscle Shoals basée en Alabama , qui est apparue sur plusieurs des singles et albums les plus vendus de Seger.

Un rocker roots avec une voix rauque et puissante classique, Seger a écrit et enregistré des chansons qui traitaient de thèmes d’amour, de femmes et de cols bleus , et est l’un des exemples les plus connus d’un artiste rock du cœur . Il a enregistré de nombreux hits, dont « Night Moves », « Turn the Page », « Mainstreet », « Still the Same », « Hollywood Nights », « Against the Wind », « You’ll Accomp’ny Me », « Honte à la Lune « ,  » Roll Me Away « ,  » Like a Rock « , et «  », dont le dernier a été écrit pour le film Beverly Hills Cop II de 1987 et en tête du palmarès Billboard Hot 100. Il a également co-écrit le hit numéro un des Eagles  » Heartache Tonight « , et son enregistrement de  » Old Time Rock and Roll  » a été nommée l’une des chansons du siècle en 2001.

Avec une carrière de six décennies, Seger a vendu plus de 75 millions de disques dans le monde, faisant de lui l’un des artistes les plus vendus au monde de tous les temps. Seger a été intronisé au Rock and Roll Hall of Fame en 2004 et au Songwriters Hall of Fame en 2012. Seger a été nommé Billboard ‘s 2015 Legend of Live Honoree au 12e conférence annuelle Billboard Touring & Awards , qui s’est tenue du 18 au 19 novembre à l’ hôtel Roosevelt à New York. Il a annoncé sa tournée d’adieu en septembre 2018.

 

Premières années

Seger est né à l’hôpital Henry Ford de Detroit, Michigan, le fils de Charlotte et Stewart Seger. À cinq ans, il déménage avec sa famille à Ann Arbor. Il avait un frère aîné, George.

Le père de Seger, technicien médical pour la Ford Motor Company, jouait de plusieurs instruments et Seger a été exposé à la musique dès son plus jeune âge. Seger a également été exposé à de fréquentes disputes entre ses parents qui ont dérangé le voisinage la nuit. En 1956, lorsque Seger avait 10 ans, son père a abandonné la famille et a déménagé en Californie. La famille restante a rapidement perdu son statut confortable de classe moyenne et a eu des difficultés financières.

Seger a fréquenté le Tappan Junior High School (maintenant Tappan Middle School) à Ann Arbor, Michigan , et a obtenu son diplôme en 1963 du Pioneer High School , connu à l’époque sous le nom de Ann Arbor High School . Il a couru l’athlétisme au lycée. Seger est également allé à Lincoln Park High School pendant un certain temps.

Concernant ses premières inspirations musicales, Seger a déclaré:  » Little Richard – il a été le premier qui m’a vraiment touché. Little Richard et, bien sûr, Elvis Presley . »  » Come Go with Me  » de The Del-Vikings , un succès en 1957, est le premier disque qu’il achète.

 

Premier succès national : 1961-1976

The Decibels and The Town Criers

Bob Seger est arrivé sur la scène musicale de Detroit en 1961 avec un groupe de trois musiciens appelé les Decibels. Le groupe comprenait Seger à la guitare, au piano, aux claviers et au chant, Pete Stanger à la guitare et HB Hunter à la batterie. Tous les membres ont fréquenté Ann Arbor High. Les Decibels ont enregistré une démo en acétate d’une chanson intitulée « The Lonely One », au studio de Del Shannon en 1961. En plus d’être la première chanson originale de Seger, « The Lonely One » a été la première chanson de Seger à être diffusée à la radio, diffusé une seule fois sur une station de radio d’Ann Arbor. En 2021, un enregistrement de « The Lonely One » a refait surface et a été diffusé (avec la permission de Seger) deux fois sur WCSX -FM à Detroit, les matins des 15 et 16 mars.

Après la dissolution des Decibels, Seger a rejoint les Town Criers, un groupe de quatre musiciens avec Seger au chant principal, John Flis à la basse, Pep Perrine à la batterie et Larry Mason à la guitare principale. The Town Criers, reprenant des chansons comme  » Louie Louie « , ont commencé à gagner un public régulier. Pendant ce temps, Seger écoutait James Brown et a déclaré que, pour lui et ses amis, Live at the Apollo était leur disque préféré après sa sortie en 1963. Seger a également été largement influencé par la musique des Beatles , une fois qu’ils ont atteint les côtes américaines en 1964. En général, lui et des amis musiciens locaux tels que Glenn Frey (plus tard membre des Eagles) acheté dans les locaux de la radio pop et rock des années 1960, avec ses succès accrocheurs ; il s’est rappelé plus tard lui-même et Frey en pensant à l’époque: « Vous n’êtes personne si vous ne pouvez pas passer à la radio. »

 

Doug Brown & The Omens

Alors que les Town Criers commençaient à décrocher plus de concerts, Bob Seger a rencontré un homme du nom de Doug Brown, soutenu par un groupe appelé The Omens. Seger a rejoint Doug Brown & The Omens, qui avaient vraisemblablement un public plus important que les crieurs publics. Alors que Doug Brown était le chanteur principal du groupe, Seger prendrait la tête de certaines chansons, couvrant des numéros de R&B. C’est avec ce groupe que Seger est apparu pour la première fois sur un enregistrement officiellement sorti : le single « TGIF » de 1965 soutenu par « First Girl », crédité à Doug Brown et The Omens. Seger est apparu plus tard dans la parodie de Doug Brown et The Omens de la chanson de Barry Sadler  » Ballad of the Green Berets  » qui a été rebaptisée  » Ballad of the Yellow Beret « .. Peu de temps après sa sortie, Sadler et son label ont menacé Brown et son groupe de poursuites, et l’enregistrement a été retiré du marché.

Alors que Bob était membre de The Omens, il a rencontré son manager de longue date Edward « Punch » Andrews , qui à l’époque était en partenariat avec Dave Leone qui dirigeait la franchise Hideout, qui se composait de quatre clubs de Clawson à Rochester Hills, où des actes locaux seraient play et une petite maison de disques. Seger a commencé à écrire et à produire pour d’autres groupes que Punch dirigeait, tels que les Mama Cats et les Mushrooms (avec Frey). Seger et Doug Brown ont ensuite été approchés par Punch et Leone pour écrire une chanson pour les Underdogs, un autre groupe local qui a récemment eu un succès avec une chanson intitulée « Man in the Glass ». Seger a contribué à une chanson intitulée  » East Side Story « , qui s’est finalement avérée être un échec pour les Underdogs.

 

The Last Heard

Seger a décidé d’enregistrer lui-même « East Side Story » et a officiellement quitté les Omens (bien qu’il ait retenu Doug Brown comme producteur). En tant que Bob Seger and the Last Heard, Seger a sorti sa version de la chanson avec Hideout Records en janvier 1966, et c’est devenu son premier grand succès à Detroit. Le single (accompagné de « East Side Sound », une version instrumentale de « East Side Story ») s’est vendu à 50 000 exemplaires, principalement dans la région de Detroit, et a conduit à un contrat avec Cameo-Parkway Records. Bien que le nom « The Last Heard » faisait à l’origine référence à la collection d’Omens et de crieurs publics qui ont enregistré « East Side Story » avec Seger, il est rapidement devenu le nom du groupe permanent de Seger, composé de l’ancien crieur public Pep Perrine à la batterie, Carl Lagassa à la guitare et Dan Honaker à la basse. Après « East Side Story », le groupe a sorti quatre autres singles : le single de vacances inspiré de James Brown « Sock It to Me Santa », le Dylan -esque « Persecution Smith », « Vagrant Winter », et peut-être le plus remarquable,  » Musique lourde », sorti en 1967. « Heavy Music », qui s’est vendu encore plus d’exemplaires que « East Side Story », avait le potentiel de percer à l’échelle nationale lorsque Cameo-Parkway a soudainement cessé ses activités. C’était un des 100 meilleurs succès au Canada, où il a atteint le sommet des charts nationaux RPM au n ° 82. Aux États-Unis, il a raté de peu le Hot 100, culminant sur le tableau « bouillonnant sous » au n ° 103. La chanson restera dans l’acte live de Seger pendant de nombreuses années à venir .

 

Le système Bob Seger

Après la fermeture de Cameo-Parkway, Seger et Punch ont commencé à chercher un nouveau label. Au printemps 1968, Bob Seger & the Last Heard signe avec le grand label Capitol Records , refusant Motown Records , qui offre plus d’argent que Capitol. Seger a estimé que Capitol était plus approprié pour son genre que Motown

Capitol a changé le nom du groupe en The Bob Seger System. Dans la transition entre les labels, le guitariste Carl Lagassa a quitté le groupe et le claviériste Bob Schultz l’a rejoint. Le premier single de The System avec Capitol était la chanson de message anti-guerre  » 2 + 2 = ? « , qui reflétait un changement marqué dans les attitudes politiques de Seger depuis  » The Ballad of the Yellow Beret « . Le single a de nouveau été un succès à Detroit et a atteint le numéro 1 sur les stations de radio de Buffalo, New York et Orlando, Floride, mais est passé inaperçu presque partout ailleurs et n’a pas réussi à se classer à l’échelle nationale aux États-Unis. Le single a cependant fait partie des charts nationaux canadiens, culminant au 79e rang.

Le deuxième single de The Bob Seger System était  » Ramblin’ Gamblin’ Man « . C’était un grand succès dans le Michigan, et il est également devenu le premier succès national de Seger, culminant au n ° 17. Le succès de la chanson a conduit à la sortie d’un album du même titre en 1969. L’ album Ramblin ‘Gamblin’ Man a atteint le n ° 17. 62 sur le palmarès des albums pop Billboard . Glenn Frey a eu son premier concert en studio en chantant et en jouant de la guitare sur « Ramblin’ Gamblin’ Man ».

Seger n’a pas pu donner suite à ce succès. Pour le prochain album, l’auteur-compositeur-interprète Tom Neme a rejoint The System, écrivant et chantant finalement la majorité des morceaux présentés, pour lesquels le groupe a été fortement critiqué. L’album intitulé Noah (1969), n’a pas du tout réussi à se classer, ce qui a conduit Seger à quitter brièvement l’industrie de la musique et à fréquenter l’université. Il revient l’année suivante et sort le dernier album du System, 1970’s Mongrel , cette fois sans Neme. Bob Schultz a également quitté le groupe et a été remplacé par Dan Watson. Mongrel , avec le puissant single  » Lucifer « , était considéré comme un album fort par de nombreux critiques et fans de Detroit, mais n’a pas réussi à bien se faire commercialement.

Le système Bob Seger a été intronisé au Michigan Rock and Roll Legends Hall of Fame en 2006.

 

Solo

Après que Mongrel (1970) n’ait pas été à la hauteur du succès de Ramblin’ Gamblin’ Man (1969), The System s’est dissipé. Pendant une courte période après la rupture, Seger avait l’ambition d’être un homme seul. [18] En 1971, il sort son premier album solo, le tout-acoustique Brand New Morning . L’album a été un échec commercial et a conduit à son départ de Capitol Records.

Seger, ayant retrouvé un œil pour les groupes, a commencé à jouer avec le duo Teegarden & Van Winkle , qui en 1970 avait un single à succès avec « God, Love and Rock & Roll ». Ensemble, ils ont enregistré Smokin’ OP’s (1972), sorti sur Palladium Records de Punch Andrews. L’album se composait principalement de reprises, engendrant un petit succès avec une version de  » If I Were a Carpenter  » de Tim Hardin (n ° 76 aux États-Unis), bien qu’il comportait  » Someday « , un nouvel original de Seger, et un re -sortie de « Heavy Music ». L’album atteint 180 sur le Billboard 200.

Après avoir passé la majeure partie de 1972 en tournée avec Teegarden & Van Winkle, Seger a quitté le duo pour monter un nouveau groupe d’accompagnement, appelé à la fois My Band et Borneo Band, composé de musiciens de Tulsa, Oklahoma . Jamie Oldaker , Dick Sims et Marcy Levy étaient tous membres de My Band avant de rejoindre le groupe d’accompagnement d’ Eric Clapton . En 1973, Seger a sorti Back in ’72 , enregistré en partie avec la Muscle Shoals Rhythm Section , un groupe renommé de musiciens de session qui avaient enregistré avec JJ Cale et Aretha Franklin. Selon Seger, il y a eu un malentendu financier avec les musiciens : ils ont proposé de l’enregistrer « pour 1500 $ par face », ce qu’il a pris pour signifier 1500 $ par face d’album. Quand il a découvert qu’ils signifiaient 1500 $ par chanson, il est parti après avoir enregistré trois chansons mais a décidé de travailler avec eux à l’avenir. Back in ’72 présentait la version studio du dernier classique live de Seger  » Turn the Page « ;  » Rosalie « , une chanson que Seger a écrite sur la directrice musicale de CKLW Rosalie Trombley (et qui a ensuite été enregistrée par Thin Lizzy ); et  » I’ve Been Working « , une chanson à l’origine de Van Morrison , une forte influence sur le développement musical de Seger.Malgré la force des musiciens de secours de Seger, l’album n’a atteint que 188 sur les charts américains et est depuis tombé dans l’obscurité. Malgré tout, Back in ’72 et sa tournée de soutien marquent le début des relations de longue date de Seger avec le futur saxophoniste du Silver Bullet Band Alto Reed , la puissante chanteuse Shaun Murphy et la section rythmique de Muscle Shoals. Au cours de la tournée, My Band s’est avéré peu fiable, ce qui a frustré Seger. À la fin de 1973, Seger avait quitté My Band à la recherche d’un nouveau groupe de soutien. Tout au long de 1974–75, Seger a continué à se produire dans des salles locales autour de sa ville natale alors qu’il était connu sous le nom de Bob Seger Group, y compris un concert renommé à Davisburg, MI appelé la «bataille des groupes».

 

Le groupe Silver Bullet

En 1974, Seger forme le Silver Bullet Band. Ses membres originaux étaient le guitariste Drew Abbott , le batteur et choriste Charlie Allen Martin, le claviériste et choriste Rick Manasa, le bassiste Chris Campbell et le saxophoniste et choriste Alto Reed . Avec ce nouveau groupe assis occasionnellement, Seger a sorti l’album Seven (1974), qui contenait le hit hard-rock de la région de Detroit  » Get Out of Denver « . Cette piste a été un succès modeste et s’est classée au 80e rang national.

En 1975, Seger revient chez Capitol Records et sort l’album Beautiful Loser , avec l’aide du Silver Bullet Band (avec le nouveau claviériste Robyn Robbins remplaçant Manasa) sur sa reprise du Tina Turner écrite  » Nutbush City Limits « . Le single  » Katmandu  » de l’album, qui figurait dans le film Mask de 1985 avec Cher (en plus d’être un autre succès substantiel dans la région de Detroit), était le premier véritable morceau national de Seger depuis  » Ramblin ‘Gamblin’ Man  » en 1968. Bien qu’elle ait raté de peu le Top 40 de la pop américaine – culminant au n ° 43 – la chanson a reçu une forte diffusion sur plusieurs marchés du pays, y compris Detroit.

En avril 1976, Seger et le Silver Bullet Band ont sorti l’album Live Bullet , enregistré pendant deux nuits à la Cobo Arena de Detroit en septembre 1975. Il contenait l’interprétation de Seger de « Nutbush City Limits » ainsi que la version classique de Seger de la vie sur la route, « Turn the Page », de Back in ’72 . Il comprenait également ses sorties à succès de la fin des années 1960 – « Heavy Music » et « Ramblin’ Gamblin’ Man ». Le critique Dave Marsh écrivit plus tard que  » Live Bullet est l’un des meilleurs albums live jamais réalisés … Par endroits, en particulier lors du medley de  » Travelin ‘Man  » /  » Beautiful Loser  » sur la première face,Un best-seller instantané à Detroit, Live Bullet a commencé à attirer l’attention dans d’autres parties du pays, se vendant mieux que les albums précédents de Seger, obtenant une radio rock progressive et une diffusion rock orientée album , et permettant à Seger de faire la une de plus d’émissions. Pourtant, Seger avait toujours un déséquilibre de popularité. En juin 1976, il était un artiste vedette au Pontiac Silverdome près de Detroit devant près de 80 000 fans. Le lendemain soir, Seger a joué devant moins d’un millier de personnes à Chicago.

 

Pic de succès : 1976-1987

Seger a finalement réalisé sa percée commerciale avec son album d’octobre 1976 Night Moves . La chanson titre,  » Night Moves  » a été bien accueillie par la critique et commercialement, devenant un succès n ° 4 sur le palmarès Billboard Pop Singles et étant diffusée sur la radio AOR . L’album comprenait également les chansons  » Mainstreet  » (écrites sur Ann Arbor’s Ann Street), une ballade à succès n ° 24 qui soulignait la crédibilité rock de Seger ainsi que la ligne de guitare principale du guitariste Pete Carr , et  » Rock and Roll Never Forgets « , qui a culminé à la 41e place du Billboard Hot 100 .a été le premier album de Seger dans le top 10 du palmarès des albums Billboard et, à partir de 2006, a été certifié à 6 millions d’exemplaires aux États-Unis, ce qui en fait l’album studio le plus vendu de toute sa carrière. Le succès de Night Moves a également stimulé les ventes des versions précédentes de Seger. La sortie de Seger en 1975, Beautiful Loser , se vendra finalement à deux millions d’exemplaires et l’album Live Bullet de 1976 se vendra à six millions d’exemplaires aux États-Unis. Live Bullet finira par être cité comme l’un des plus grands albums live de tous les temps.

En février 1977, le batteur du Silver Bullet Band, Charlie Allen Martin, a été heurté par une voiture par derrière alors qu’il marchait sur une voie de service et s’est retrouvé incapable de marcher. David Teegarden, ancien batteur de Seger sur son album de 1972 Smokin’ OP’s était son remplaçant. Malgré la perte de Martin, l’album Stranger in Town de Seger en 1978 a également été un succès. Le premier single, « Still the Same », atteint la 4e place du Billboard Hot 100 .  » Hollywood Nights  » a atteint la 12e place du même classement, tandis que la ballade  » We’ve Got Tonight  » a atteint la 13e place.  » We’ve Got Tonight « et la chanteuse pop Sheena Easton . Notamment, il a dépassé les Hot Country Songs de Billboard et a culminé aux n ° 2 et n ° 6 des charts Adult Contemporary et Hot 100 de Billboard respectivement.  » Old Time Rock and Roll « , une chanson de George Jackson et Thomas E. Jones III dont Seger a considérablement réécrit les paroles, a culminé au n ° 28 sur le Hot 100, mais a atteint une plus grande popularité après avoir été présenté dans le film de Tom Cruise de 1983 Risky Business , dans lequel le personnage de Tom Cruise danse en sous-vêtements sur la chanson. Il a depuis été classé deuxième Jukebox Single le plus joué de tous les temps, derrière« Crazy » de Patsy Cline. « Old Time Rock and Roll » a été nommé l’une des chansons du siècle en 2001. Seger a depuis fait remarquer que ne pas prendre un tiers de crédit d’écriture sur son enregistrement était, financièrement, « la chose la plus stupide que j’aie jamais faite ».

Seger a également co-écrit la chanson à succès n ° 1 des Eagles  » Heartache Tonight  » de leur album de 1979 The Long Run ; leur collaboration sur les premières vies partagées de Seger et Glenn Frey à Detroit.

En 1980, Seger a sorti Against the Wind (avec l’ancien membre de Grand Funk Railroad Craig Frost remplaçant Robyn Robbins aux claviers) et c’est devenu son premier et unique album n ° 1 sur le palmarès des albums Billboard . Le premier single  » Fire Lake  » mettait en vedette Eagles Don Henley , Timothy B. Schmit et Glenn Frey aux chœurs et le guitariste de Muscle Shoals, Pete Carr , à la 12 cordes acoustique. Fire Lake a atteint la 6e place du Hot 100, tandis que la chanson titre « Against the Wind » a atteint la 5e place en tant que single et est même passée dans le Top 10 du Billboard .Tableau contemporain adulte .  » You’ll Accomp’ny Me  » est devenu le troisième single à succès du disque, atteignant le n ° 14. Against the Wind remporterait également deux Grammy Awards . En 2006, Stranger in Town et Against the Wind s’étaient vendus à plus de 5 millions d’exemplaires chacun aux États-Unis.

L’album live de 1981 Nine Tonight résume ce pic de trois albums de la carrière commerciale de Seger. L’interprétation de Seger de  » Tryin’ to Live My Life Without You  » d’Eugene Williams est devenue l’un des cinq succès de Nine Tonight et l’album se vendrait à 4 millions d’exemplaires.

Seger a sorti le célèbre The Distance en décembre 1982. Lors de l’enregistrement de cet album, le guitariste de Silver Bullet Drew Abbott a quitté le groupe en raison de sa frustration face à l’utilisation fréquente par Seger de musiciens de session en studio et a été remplacé par Dawayne Bailey . Après la sortie de l’album, David Teegarden a également quitté le groupe en raison d’un conflit interne et a été remplacé par l’ancien batteur de Grand Funk Don Brewer . Salué par la critique pour représenter un son plus polyvalent que celui de son matériel récent, The Distance a engendré de nombreux succès à commencer par  » Shame on the Moon  » de Rodney Crowell . ». C’était le plus grand succès de toute la carrière du Silver Bullet Band, atteignant le n ° 1 du classement Adult Contemporary et se tenant au n ° 2 pendant quatre semaines consécutives – derrière  » Baby, Come to Me  » de Patti Austin et James Ingram . et  » Billie Jean  » de Michael Jackson – sur le Hot 100. Il est également passé n ° 15 du palmarès des singles country de Billboard . Le single suivant,  » Even Now « , a raté de peu le Top 10, et  » Roll Me Away  » a culminé au n ° 27. La piste de l’album « Making Thunderbirds » était un clip vidéo populaire filmé à Detroit et bien accueilli sur MTV .  . Les ventes multi-platine de Seger ont chuté à ce stade, The Distance culminant au n ° 5 et ne se vendant qu’à 1,9 million d’exemplaires aux États-Unis. The Distance est sorti tardivement sur cassette 8 pistes ; Capitol n’aurait apparemment pas l’intention de le faire, mais Seger, affirmant que beaucoup de ses fans utilisaient encore des lecteurs 8 pistes dans leurs véhicules, a demandé au label de sortir également l’album au format décroissant.

En 1984, Seger écrit et enregistre la ballade power rock « Understanding » pour la bande originale du film Teachers . La chanson était un autre hit du Top 20 pour Seger à la fin de 1984. En 1986, il a écrit et enregistré « Living Inside My Heart » pour la bande originale du film About Last Night… .

Seger n’était plus aussi prolifique, et plusieurs années se sont écoulées avant que son prochain album studio, Like a Rock , ne sorte au printemps 1986. Le rythme rapide « American Storm » était un autre single du Top 20 aidé par un clip vidéo populaire mettant en vedette l’actrice. Lesley Ann Warren et  » Like a Rock  » ont suivi, atteignant la 12e place du Billboard’s Hot 100. Plus tard, il deviendra familier à de nombreux Américains grâce à son association avec une longue campagne publicitaire de Chevrolet (quelque chose que Seger a explicitement choisi de faire pour soutenir travailleurs américains de l’automobile en difficulté à Detroit). L’ American Storm Tour 1986-1987 de Seger était sa dernière grande tournée autoproclamée, jouant 105 spectacles sur neuf mois et vendant près de 1,5 million de billets. Like a Rock a atteint la troisième place et s’est finalement vendu à plus de trois millions d’exemplaires, bien qu’il n’ait jamais été certifié au-dessus du platine.

Le 13 mars 1987, Bob Seger et le Silver Bullet Band ont reçu une étoile sur le Hollywood Walk of Fame pour leurs contributions à l’industrie de la musique, situé au 1750 Vine Street.

En 1987, Seger enregistre la chanson « Shakedown » pour la bande originale du film Beverly Hills Cop II . Une chanson pop-rock axée sur le synthé, c’était le premier et le seul hit n ° 1 de Seger sur le palmarès des singles pop. La chanson était à l’origine destinée à son compatriote de Detroit Glenn Frey , mais lorsque Frey a perdu sa voix juste avant la session d’enregistrement, il a demandé à Seger de prendre sa place. Seger a changé les couplets de la chanson mais a gardé le même refrain. La chanson a valu à Seger une nomination aux Oscars en tant que co-auteur dans la catégorie Meilleure chanson originale l’année suivante.

 

L’après 1988 à aujourd’hui

Le disque suivant de Bob Seger était The Fire Inside de 1991 , à une époque où le glam metal , le grunge et le rock alternatif prenaient le devant de la scène. Sa nouvelle musique a trouvé peu de visibilité à la radio ou ailleurs. Il y va de même pour It’s a Mystery en 1995 , bien que l’album soit certifié disque d’or (500 000 exemplaires vendus). Cependant, en 1994, Seger sort Greatest Hits ; l’album de compilation était son plus gros record en termes de ventes, se vendant à près de 10 millions d’exemplaires aux États-Unis en 2010. Seger a repris la route pour une tournée en 1996, qui a été un succès et a vendu le quatrième plus grand nombre de billets de toute tournée nord-américaine cette année-là. (Seger était autrefois connu pour ses concerts dans de petites salles, comme en témoigne son apparition au 18e amendement à Omaha, Nebraska.)

Seger a pris un congé sabbatique de l’industrie de la musique pendant environ dix ans pour passer du temps avec sa femme et ses deux jeunes enfants. En 2001 et 2002, Seger a remporté la prestigieuse Port Huron to Mackinac Boat Race à bord de son voilier Lightning de 52 pieds (16 m) . Il a ensuite vendu le bateau. Il a été intronisé au Rock and Roll Hall of Fame le 15 mars 2004. Son camarade Detroiter Kid Rock a prononcé le discours d’intronisation et la gouverneure du Michigan, Jennifer Granholm , a proclamé cette date Bob Seger Day en son honneur. En 2005, Seger a chanté avec 3 Doors Down sur la chanson  » Landing in London  » de leur album Seventeen Days .

Bob Seger et The Silver Bullet Band ont été intronisés au Michigan Rock and Roll Legends Hall of Fame en 2005.

Le premier nouvel album de Seger en onze ans, intitulé Face the Promise , est sorti en 2006. Au cours de ses 45 premiers jours, il s’est vendu à plus de 400 000 exemplaires. L’album s’est vendu à plus de 1,2 million d’exemplaires, ramenant Seger au statut de platine et restant sur le palmarès Billboard pendant plusieurs mois. Sa tournée de soutien était également très attendue, de nombreux spectacles se vendant en quelques minutes. Montrant que l’attrait légendaire de Seger dans le Michigan n’avait pas diminué, les 10 834 billets disponibles pour son premier spectacle à la Van Andel Arena de Grand Rapids se sont vendus en moins de cinq minutes; trois spectacles supplémentaires ont ensuite été ajoutés, dont chacun a également vendu.

En 2009, Seger a sorti un album de compilation intitulé Early Seger Vol. 1 , qui contenait des documents d’archives des années 1970 et 1980, y compris des morceaux entièrement ou partiellement réenregistrés de ses albums Smokin’ OP’s (1972) et Seven (1974) et des chansons inédites. L’album n’était initialement disponible à l’achat que dans les magasins Meijer , puis plus tard en téléchargement sur BobSeger.com. Seger a contribué au piano et au chant sur l’album Born Free de Kid Rock en 2010 . Seger a organisé une tournée d’arène réussie en 2011, accompagnée de la sortie d’un album de compilation de deux CD, Ultimate Hits: Rock and Roll Never Forgets. Le 28 mai 2011, le gouverneur du Michigan, Rick Snyder , a proclamé cette date comme la Journée Bob Seger pour ses plus de 50 ans de partage de ses talents musicaux célèbres avec des fans du monde entier.

Le 30 décembre 2011, devant une foule à guichets fermés au Mandalay Bay Events Center de Las Vegas, Seger a clôturé une autre tournée réussie. Le 30 octobre 2011, il a déclaré au directeur d’AnnArbor.com, Bob Needham, qu’il retournait au studio pour terminer un autre nouvel album à paraître à l’automne 2012, suivi d’une autre tournée de soutien.

Le 14 juin 2012, Seger a été intronisé au Songwriters Hall of Fame. Le 10 janvier 2013, Seger a annoncé une autre tournée aux États-Unis et au Canada.

Seger a interprété un duo de  » Who’ll Stop the Rain  » avec John Fogerty sur l’album de Fogerty Wrote a Song for Everyone , sorti en 2013.

Le 17e album studio de Seger, Ride Out , est sorti le 14 octobre 2014. Ride Out a été accompagné d’une tournée d’arène très réussie aux États-Unis et au Canada.

Le 22 décembre 2016, Seger a interprété  » Heartache Tonight  » alors que le Kennedy Center honorait les Eagles . Quelques semaines plus tard, le 18 janvier 2017, Seger a offert le single  » Glenn Song  » sur son site Web en hommage à la mort d’un an du membre fondateur des Eagles Glenn Frey , avec qui Seger était un ami proche. À partir du 24 août 2017, Seger s’est lancé dans une tournée Runaway Train de 32 villes qui devait initialement se terminer le 17 novembre 2017 à Chicago . Cette tournée comprenait un spectacle le 22 septembre 2017 au Palace of Auburn Hills ( Michigan ), qui était le dernier événement à se tenir dans ce lieu. Le même jour, Seger a annoncé son nouvel album studio, I Knew You When , et a sorti  » Busload of Faith « , une reprise de la chanson de Lou Reed de l’album de 1989 New York , en tant que premier single tiré de l’album.  I Knew You When est sorti le 17 novembre 2017, ce qui aurait marqué le dernier jour de la tournée Runaway Train de Seger. Cependant, en raison « d’un problème médical urgent avec ses vertèbres « , toutes les dates de concert commençant le 30 septembre ont dû être reportées. Sur les 32 dates de tournée prévues, Seger a pu en terminer 13 et a dû en reporter 19.

Le 18 septembre 2018, Seger a annoncé sa dernière tournée. Nommée la tournée Travelin ‘Man , elle comprend des dates reportées de la tournée 2017 ainsi que des spectacles supplémentaires, et devait débuter le 21 novembre à la Van Andel Arena de Grand Rapids, MI.

 

Héritage

Lincoln Park a déclaré le 17 novembre 2017, « Bob Seger Day » dans la ville. Le maire Thomas Karnes a qualifié Seger de voix de la ville pour leur génération. Seger y a fréquenté l’école dans sa jeunesse et s’est produit au kiosque à musique de la ville dans les années 1960.

 

Vie personnelle

Le premier mariage de Seger avec Renee Andrietti en 1968 a duré « un jour avant un an ». Il a eu une relation à long terme avec Jan Dinsdale de 1972 à 1983. En 1987, il a épousé l’actrice Annette Sinclair et ils ont divorcé un an plus tard. Il a épousé Juanita Dorricott en 1993, dans un petit cadre privé au Village Club, à Bloomfield Hills ; ils ont deux enfants.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/267854-Bob-Seger

BOB MARLEY

Robert Nesta Marley dit Bob Marley, né le 6 février 1945 à Nine Miles (Jamaïque) et mort le 11 mai 1981 à Miami (États-Unis) d’un cancer généralisé, est un auteur-compositeur-interprète et musicien jamaïcain. Il rencontre de son vivant un succès mondial, et reste à ce jour le musicien le plus connu du reggae, tout en étant considéré comme celui qui a permis à la musique jamaïcaine et au mouvement rastafari de connaître une audience planétaire. Il a vendu plus de 200 millions de disques à travers le monde.

Bob Marley commence sa carrière musicale en 1962. En 1963, il forme avec Bunny « Wailer » Livingston et Peter McIntosh un trio vocal, The Wailers. Avec Simmer Down, en 1964, qui appelle à la cessation des luttes entre les ghettos et à l’union contre la pauvreté, The Wailers rencontrent leur premier vrai succès local en Jamaïque. Beaucoup d’autres suivent jusqu’à 1968. Entre-temps, Bob Marley est devenu rasta à partir de 1966, sous l’influence de personnages importants (comme Mortimer Planno) du mouvement rastafari, alors en plein essor en Jamaïque.

Entre 1968 et 1971, les Wailers entament avec le producteur Lee « Scratch » Perry une collaboration très fructueuse qui génére quatre albums synthétisés en 1972 par le label Trojan sur l’album African Herbsman. Tout début 1973, sort sous le nom de groupe The Wailers Catch A Fire, puis Burnin’ en avril 1973, tous deux chez Island Record, le label fondé par Chris Blackwell. C’est à l’issue de la tournée anglaise Burnin’ Tour 1973 que Bunny Livingston, puis Peter McIntosh quittent le groupe fin 1973.

Bob Marley, désormais en solo, s’appuie sur la remarquable section rythmique composée par Aston « Family » Man Barrett (basse) et Carlton « Carly » Barrett (batterie) pour s’affirmer sous le nom de Bob Marley & the Wailers. À ce noyau dur, s’ajoutent le claviériste Touter (remplacé dès Rastaman Vibration par Tyrone Downie et Earl « Wya » Lindo), le guitariste américain Al Anderson et le trio vocal The I-Threes composé de Rita Marley (sa femme), Judy Mowatt et Marcia Griffiths. En 1974, sort l’album Natty Dread qui marquera le début du succès mondial de Bob Marley, notamment sous l’impulsion de la reprise du titre I Shot the Sheriff par Eric Clapton. L’album est un succès à travers le monde.

S’ensuit l’album Rastaman Vibration (1976) qui fait définitivement de Bob Marley une star mondiale et le plus grand porte-parole du reggae. Quelques mois après la sortie de cet album, Bob Marley survit en décembre 1976 à une tentative d’assassinat chez lui, à Kingston, en Jamaïque durant la campagne électorale, qui le pousse à s’installer à Londres. Il relate cet épisode dans la chanson Ambush in the Night sur l’album Survival. C’est durant cet exil qui durera jusqu’à mi-1978 et le One Love Peace Concert à Kingston, que sort l’album Exodus (1977) ; œuvre considérée par Time Magazine comme le meilleur album du xxe siècle.

En 1978 sort l’album Kaya, puis Survival en 1979, qui est considéré par nombre de spécialistes musicaux comme son album le plus abouti. Avant et après Survival, Bob Marley fait plusieurs voyages en Afrique et y donne quelques concerts, dont un au Zimbabwe, en 1980, pendant les festivités célébrant l’accession de ce pays à l’indépendance.

Atteint d’un mélanome diagnostiqué en 1977 qui devient un cancer généralisé, Bob Marley sort son dernier album, Uprising, en 1980 et donne son dernier concert à Pittsburgh le 23 septembre 1980. Il meurt le 11 mai 1981 à Miami, aux États-Unis, à l’âge de trente-six ans. Il est enterré le 21 mai à Saint Ann, en Jamaïque. Ses funérailles nationales à Kingston réunissent des milliers de personnes.

Au cours de sa carrière, Bob Marley devient le plus grand musicien de reggae à travers le monde et une icône du mouvement rastafari. Il est également considéré comme un symbole mondial de la culture et de l’identité jamaïcaine, tout en plaidant également pour le panafricanisme , le tiers monde et la réduction des inégalités et de la misère. Bob Marley figure également parmi les artistes musicaux les plus vendus de tous les temps4, tandis que son style a influencé des artistes de différents genres5. La Jamaïque l’a honoré à titre posthume peu de temps après sa mort, puisqu’il a été nommé à l’ordre du Mérite jamaïcain. Il reste au xxie siècle le Jamaïcain le plus connu dans le monde aux côtés d’Usain Bolt.

 

Biographie

Naissance et origine

Robert Nesta Marley est né le 6 février 1945 dans la ferme de ses grands-parents maternels, Omeriah Malcolm et Albertha Whilby, tous deux Afro-Caribéens, planteurs de café, bananes, piments, etc., à Rhoden Hall, près de Nine Miles, dans la paroisse de Saint Ann, connue comme la maison natale de Bob Marley, et dans laquelle il passa son enfance, d’une mère âgée de 18 ans, Cedella Malcolm, sixième fille des Malcolm, épouse Marley puis Booker, (1926-2008), et d’un père blanc, d’origine anglaise. Né en Jamaïque, alors colonie britannique, âgé de 59 ans au moment de la naissance de son fils, Norval Sinclair Marley (1885–1955), qui prétendait avoir été capitaine des Royal Marines, se faisait appeler « Capitaine », et était contremaître de plantation (« Il supervisait la subdivision de terres rurales »). Robert a très peu connu son père, souvent en voyage, et dont la famille désapprouvait le mariage, mais lui apportait cependant le soutien financier (irrégulier) nécessaire à Cedella et à son fils. Les grands-parents paternels de Bob sont Albert Thomas Marley, anglais du Sussex, et Ellen Broomfield, originaire du Levant née en Jamaïque. D’après Michael George Marley (fils de Noel Marley, lui-même frère de Norval Marley), qui l’aurait appris de sa famille, puis vérifié, les Marley seraient des Juifs syriens passés par l’Angleterre avant de s’installer en Jamaïque (À noter que Christopher Marley, de la famille côté Norval Marley, a déclaré, lui : « La famille de Norval Marley n’a jamais été syrienne ».

 

Période ska

À l’adolescence, Bob Marley suit sa mère qui quitte la misère de la campagne pour celle du ghetto de Trenchtown à Kingston. Ayant arrêté l’école à 14 ans, il retrouve à Kingston Neville Livingston, dit plus tard Bunny Wailer, qu’il connait depuis l’enfance à Nine Miles, et y rencontre Winston Hubert McIntosh, dit Peter Tosh, avec qui il chante des cantiques et des succès de soul américaine qu’ils entendent sur les radios de Miami. Le chanteur Joe Higgs, qui vit lui aussi à Trenchtown, leur donne des cours de chant et les fait beaucoup progresser. Bob Marley enregistre sa première chanson Judge Not pour le producteur Leslie Kong, du label Beverley’s, en 1962, à l’âge de 17 ans, ainsi qu’une reprise d’un succès de country de Claude Gray : One Cup of Coffee en 1962. Ces titres n’ont que peu de succès, mais il continue à s’investir dans la musique.

Bob Marley commence sa carrière musicale en 1962. En 1963, il forme avec Neville O’Reilly Livingston (plus tard Bunny Wailer) et Wynston Hubert McIntosh (plus tard Peter Tosh) un trio vocal sur le modèle des groupes vocaux américains comme les Impressions. Le trio est tout d’abord appelé les Wailing Wailers, avant de finir par s’appeler The Wailers (les gémisseurs). Le groupe intègre aussi Junior Braithwaite ainsi que, comme « Waillers Minute », Beverley Kelso et Cherry Green. Ils obtiennent un contrat avec Studio One en 1964 et leurs premiers morceaux de ska, gospel, rhythm and blues et soul sont produits par le grand producteur local Clement « Sir Coxsone » Dodd, qui a pour assistant en studio Lee « Scratch » Perry (Scratch assure aussi la promotion). Coxsone Dodd et les Wailers signent un contrat pour cinq ans. En février 1964, le titre Simmer Down (en) cartonne et devient no 1 en Jamaïque : 80 000 copies du titre sont vendues. C’est un acte politique au sens noble du terme, appel à cesser les luttes fratricides entre ghettos et à l’union pour luttre contre la misère. Les Wailers enregistrent Rude BoyI’m Still WaitingPut It On et une première version de One Love. Bob Marley quitte son métier de soudeur. Après l’album intitulé The Wailin’ Wailers en 1965, le trio se sépare de Coxsone, qui ne leur a pas versé grand-chose en contrepartie des dizaines de titres qu’ils ont enregistrés pour lui.

Tout au long de leur carrière en trio, puis en solo, les Wailers feront les frais de producteurs, managers et autres proches mal intentionnés qui n’auront aucun scrupule à les dépouiller, la pratique musicale à cette époque en Jamaïque n’étant pas aux dépôts légaux et aux contrats écrits, la plupart des engagements se faisant sous forme de « deals » verbaux. Ainsi, les Wailers et plus tard Bob Marley se sont fait allègrement arnaquer, notamment par Coxsone Dodd, Duke Reid, Lee « Scratch » Perry, Leslie Kong, Danny Sims et autres Mortimo Planno, Allan « Skill » Cole, Don Taylor, etc. Des volumes financiers qui, si l’on devait faire les comptes des arriérés de « royalties » et autres détournements de recettes, devraient être finalement assez vertigineux.

 

Période rocksteady

Vers le milieu des années 1960, le rocksteady succède au ska. Plus lent et chaloupé que ce dernier, le rocksteady marque une étape dans l’évolution de la musique jamaïcaine, qui s’affranchit de plus en plus des rythmiques rapides du ska. Reprenant la soul nord-américaine et le rhythm and blues, le style est marqué par plus de chants et de claviers, et moins de cuivre. Les chansons reprennent des thèmes d’amour et de religion et les paroles s’imprègnent peu à peu de croyances rastafari. Les chanteurs s’adressent à la jeunesse et aux rudes boys des ghettos, et tentent de leur redonner espoir.

Le lendemain de son mariage avec Rita Anderson le 11 février 1966, Bob Marley, à la demande de sa mère, remariée avec un Jamaïcain nommé Booker installé à Wilmington dans le Delaware, part la rejoindre aux États-Unis. Bob Marley y travaille à l’hôtel Dupont, mais continue à écrire des chansons. Il est provisoirement remplacé par Constantine « Dream » Walker. Souhaitant retrouver sa liberté, il retourne dans son île après l’été 1966. Il s’intéresse de plus en plus au mouvement rastafari, qui a émergé dans les années 1930 en Jamaïque, et fonde avec Peter Tosh et Bunny Livingston le label indépendant Wail’n Soul’m. Leur premier titre, autoproduit, dans le nouveau style rocksteady, s’intitule Bend Down Low. À Kingston, Mortimer Planno, un rasta jamaïcain d’origine cubaine qui a voyagé en Éthiopie et rencontré Haïlé Sélassié Ier au début des années 1960, lui transmet une partie de sa culture rasta. Métis clair rejeté par les Noirs jamaïcains, Bob Marley se sent accepté par ce mouvement. Sans le soutien d’un distributeur professionnel, ses disques se vendent très mal, et Bob Marley est trop pauvre pour vivre en ville avec sa femme Rita et ses deux enfants Cedella et Ziggy. Il retourne dans son village natal en 1967 pour un ressourcement spirituel, mais continue à enregistrer et à publier nombre de 45 tours obscurs pour sa petite marque Wail’n Soul’m, comme les futurs classiques Hypocrites et Nice Time, qui sortent sous le nom de groupe des Wailers.

Rita, Bob Marley et Peter Tosh rencontrent, en janvier 1968, le chanteur américain Johnny Nash, qui est décidé à lancer le style rocksteady aux États-Unis, et son manager Danny Sims, avec qui ils signent un contrat international exclusif pour les disques et éditions JAD. Bob Marley leur fournit quantité de compositions inédites, dont Stir It Up, qui deviendra bientôt un succès pour Nash. Johnny Nash a beaucoup de succès avec le rocksteady (tube américain Hold Me Tight en 1968), mais l’album des The Wailers qu’il a financé ne sort pas (il ne sera finalement publié qu’en 1997 chez JAD). Seule une nouvelle version de Bend Down Low avec des cuivres américains ajoutés à New York sort en France et au Canada (JAD-CBS) en 1968, mais sans aucun succès. Bob Marley écrit parallèlement son premier morceau rasta, Selassie Is the Chapel, en 1968. Cet enregistrement important, dans le style nyabinghi (tambours rastas), est financé par Mortimo Planno, qui en interprète la face B, A Little Prayer. Quelques producteurs locaux se succèdent, mais le trio vocal n’a plus aucun succès depuis son départ du giron de Coxsone Dodd.

 

Reggae et Island Records

Sans ressources, Bob Marley repart aux États-Unis rejoindre sa mère en 1969. Il travaille plusieurs mois comme ouvrier, de nuit, dans une usine automobile Chrysler, ce qui lui inspire les paroles de la chanson It’s Alright (1970). Sa femme et ses jeunes enfants le rejoignent. À son retour, il fonde les disques Tuff Gong, du nom du ghetto (dérivé du surnom de Leonard Howell, le « Gong » fondateur du mouvement rastafari), et enregistre une reprise de James Brown Say It Loud – I’m Black and I’m Proud rebaptisée Black Progress, dans le nouveau style reggae, avec de jeunes musiciens, les frères Carlton (à la batterie) et Aston « Family Man » Barrett (à la basse), qui ne le quitteront plus. Mais les disques indépendants Tuff Gong n’ont toujours aucun succès. Marley se rend alors en Angleterre, voir son vieil ami Lee « Scratch » Perry, qui y est arrivé fin 1969, accompagné par les frères Barrett sous le nom des Upsetters. Perry obtient un succès anglais avec l’instrumental The Return of Django et accepte de produire le trio vocal The Wailers. Lee Perry, très proche de Bob Marley sur le plan spirituel, donne une nouvelle couleur au groupe, qui enregistre plusieurs morceaux avec lui, dont Duppy ConquerorSun Is ShiningSoul RebelKaya et le (I’ve Gotta) Keep on Moving de Curtis Mayfield. Lee Perry réunira certains de ces 45 tours et les vendra – à l’insu des Wailers – au label Trojan, pour donner l’album African Herbsman sorti en Angleterre tout début de l’année 1973. Ce qu’appréciera très moyennement Bob Marley qui sort dans le même temps Catch A Fire avec le label Island Records.

Toujours sans succès, Bob Marley (dont le groupe avec Bunny Wailer et Peter Tosh s’appelle encore The Wailers) grave une dizaine de chansons avec l’équipe de musiciens de Leslie Kong « Beverley’s All-Stars » (Lloyd Parkes, Jackie Jackson, Paul Douglas, Gladstone « Gladdie » Anderson, Winston Wright, Rad Bryan, Lynn Taitt, et Hux Brown), un producteur jamaïcain (Kong avait déjà produit les deux premiers 45 tours solo de The Wailers en 1962), qui a du succès en Angleterre grâce à un son professionnel capable de percer sur le marché britannique (disques Trojan à Londres). Il publiera ces titres en 1971 sous le nom de The Best of the Wailers. Bunny Wailer s’opposant à ce titre (il aurait préféré Cheer Up) menace alors Kong : « ce serait alors ton dernier album,…, simplement parce que tu ne serais plus là pour entendre la suite ». Leslie Kong meurt quelque temps après d’une crise cardiaque. Bob Marley se rapproche de l’organisation rasta des Douze Tribus d’Israël fondée par Prophet Gad, alias Vernon Carrington. Les Wailers continuent à alterner les auto-productions pour Tuff Gong et les séances produites et financées par Perry. Malgré la qualité de leur travail prolifique, ils n’ont aucun succès local jusqu’à leur autoproduction Trench Town Rock (Tuff Gong 1971).

À ce point charnière de sa carrière, Bob Marley a déjà contribué à au moins 350 morceaux enregistrés en studio (dont une trentaine environ en tant que choriste), dont une grande partie ne seront révélés au public international que beaucoup plus tard, bien après sa mort, notamment dans la série de dix CD The Complete Bob Marley and the Wailers 1967 to 1972 (JAD) réalisée entre 1998 et 2003 par le français Bruno Blum et l’américain Roger Steffens et la publication, en 1991, des enregistrements Studio One réalisés entre 1964 et 1966. Bob Marley réenregistrera par la suite une partie de ces compositions, comme Satisfy My SoulSun Is Shining ou Lively Up Yourself.

À la demande de Johnny Nash et de Danny Sims (tous deux fondateurs du label JAD avec Arthur Jenkins), qui cherchent des compositions pour la musique du film suédois Vil Sa Garna Tro (L’amour n’est pas un jeu), réalisé par Gunnard Hoglund, dans lequel Nash joue le rôle principal, Bob Marley part (seul) pour Stockholm en novembre 1970 avec toute l’équipe du film. Il vit à Nockeby près de Stockholm avec des musiciens culturellement très éloignés de sa culture rasta et est assez isolé dans le froid de l’hiver suédois où la neige bloque le tournage du film. Il y écrit plusieurs morceaux, et collabore à la musique du film. 1972, Nash signe alors avec les disques CBS à Londres où il enregistre le plus gros succès de sa carrière, I Can See Clearly Now. Bob Marley signe lui aussi avec CBS grâce à Johnny Nash et Danny Sims qui cherchent à le lancer à l’international. Mais le 45 tours Reggae on Broadway de Bob Marley qui sort en même temps que celui de Nash n’a aucun succès. Le son et les musiciens anglais apportés par Nash ne conviennent pas à Bob. Quelques concerts à Londres, avec les frères Barrett, sont organisés en première partie de Nash, mais sans succès. La tournée d’environ cent dates organisée et financée par Sony est un désastre pour Marley. Nash, dont le titre I Can See Clearly Now cartonne aux USA, quitte Londres avec Danny Sims et plante là Marley, accompagné des Wailers au grand complet.

Sans le sou et désespéré, Bob Marley contacte alors Chris Blackwell, le fondateur des labels Trojan et Island Records. Blackwell est Jamaïcain, issu d’une riche famille jamaïcaine. Il a déjà distribué en Angleterre les disques Beverley’s de Leslie Kong (certains affirment aujourd’hui, de manière illégale via son label Trojan) et connaît déjà le nom de Bob Marley et des Wailers. Chris Blackwell rachète alors le contrat de Bob Marley en octobre 1972 à Danny Sims et confie de l’argent à Bob Marley (environ 8 000 livres) pour enregistrer un album, sur un simple accord verbal. L’entourage de Chris Blackwell lui indiquant que c’était en pure perte, les rastas n’étant pas – selon eux – des gens fiables (« Chris tu ne reverras jamais ton argent et ton disque ne sortira pas »). De retour à Kingston en juin 1972, les Wailers se mettent immédiatement au travail et enregistrent le futur Catch A Fire aux studios Harry J, Dynamic Sound et Randy’s. Quelques semaines plus tard, de passage à Kingston, Chris Blackwell est sidéré par ce qu’il entend (« La musique était fantastique… C’était comme je l’avais rêvée »).

 

Le début du succès

À la suggestion de Chris Blackwell, les deux premiers albums pour Island —  et Burnin’ — sont remixés à Londres, où des solos de guitare (de Wayne Perkins pour Catch A Fire) sont ajoutés, ainsi que des parties de claviers qui apportent un son plus rock et plus accessible au grand public occidental. Blackwell veut faire de Catch A Fire le disque d’un groupe de « rock black ». Catch a Fire puis Burnin’ sortent chez Island encore sous le nom de groupe The Wailers en avril et octobre 1973. C’est un succès auprès de la presse, mais pas auprès du public. Après une tournée anglaise promotionnelle, Bunny Wailer quitte le groupe (sur le prétexte que la tournée n’était pas rémunérée par Island et que Chris Blackwell faisait jouer les Wailers dans des lieux de perdition) , remplacé par Joe Higgs pour la tournée US de fin 1973, notamment pour le concert historique donné le 31 octobre à la KSAN Radio de San Francisco où les Wailers vont livrer une prestation live éblouissante devant un maigre public de privilégiés. De retour en Jamaïque, c’est Peter Tosh qui quitte le groupe à son tour, laissant désormais Bob Marley à sa carrière solo. Ce qui fait plutôt le bonheur d’un Chris Blackwell qui a toujours vu Bob comme un leader charismatique, une figure de proue destinée à propulser les Wailers sur la scène internationale. Au-delà de l’attitude du patron de Island Records, de fortes tensions s’exerçaient depuis plusieurs mois entre Bob, Peter et Bunny, pour différentes raisons. Trois fortes personnalités aux ambitions de moins en moins convergentes. Bob, Peter et Bunny auront enregistré ensemble des centaines de titres entre 1963 et 1973.

Le nom du groupe change alors pour s’appeler officiellement « Bob Marley and the Wailers » (à la suggestion de Chris Blackwell). Les Wailers qui seront désormais ses accompagnateurs, parmi lesquels le trio vocal féminin « I Threes » avec Rita Marley, Marcia Griffiths et Judy Mowatt, qui prend en charge les chœurs, les deux frères Barrett (Ashton « Family Man » à la basse et Carlton à la batterie), les pianistes Earl « Wire » Lindo et Tyrone Downie (c’est Touter qui est aux claviers sur l’album et durant la tournée « Natty Dread Tour »), le guitariste Earl « Chinna » Smith, l’harmoniciste Lee Jaffee (uniquement sur Natty Dread) et le percussionniste Alvin « Seeco » Patterson. Le troisième album publié chez Island s’intitule Natty Dread et sort en 1974 sous le nom de « Bob Marley and the Wailers », dans lequel le groupe incorpore une influence rythm’n blues avec le guitariste américain Al Anderson. Un autre guitariste soliste Jamaïcain, Junior Marvin est engagé après le départ de Al Anderson en 1976 (et crédité à partir de 1977 sur l’album Exodus).

L’album Natty Dread sort le 25 octobre 1974 et est suivi d’une tournée en Angleterre et aux États-Unis durant l’année 1975. Cet album devait initialement s’appeler Knotty Dread, édulcoré en Natty Dread à la demande de Island Records. Avant de partir en tournée, les Wailers jouent avec les Jackson Five le 8 mars au National Heroes Stadium à Kingston et avec Stevie Wonder après la tournée le 4 octobre au cours du Wonder Dream Concert, toujours au National Heroes Stadium. Ce sera d’ailleurs la dernière collaboration scénique de Bob avec Peter Tosh et Bunny Livingston. Natty Dread est le premier grand succès international de Bob Marley and the Wailers, en partie favorisé par la reprise, après la sortie de Burnin’, de I Shot The Sheriff par un Eric Clapton mondialement connu. L’album Live! enregistré le 18 juillet 1975 au Lyceum de Londres rend compte magistralement de cette tournée remarquable durant laquelle Bob Marley et son groupe enflamme les salles où ils se produisent, notamment le 18 juin au Schaefer Music Festival de New York, au Boarding House de San Francisco pour quatre sets du 4 au 7 juillet et au Roxy de Los Angeles où les Wailers joueront six jours du 9 au 13 juillet, sous le regard de George Harrison, des Rolling Stones ou de Herbie Hancock, entre autres. La tournée est un succès phénoménal et un titre comme No Woman, No Cry propulse Bob Marley au niveau de star internationale.

C’est en 1975 que Bob Marley rachète à Chris Blackwell la maison du 56 Hope Road, la Island House, à Kingston qu’il occupait déjà depuis 1973 et qui deviendra après la mort de Bob le Museum Bob Marley. Entre 1975 et 1980, le 56 Hope Road sera un lieu d’échanges politiques et artistiques intenses et de création musicale exceptionnel, en permanence fréquenté par des dizaines de rastas, et autres. Le 56 Hope Road sera aussi le lieu de bien des matchs de football dont Bob était un vrai passionné. Un sport qu’il a pratiqué presque chaque jour de sa vie, chez lui à Kingston comme en tournée, avant chaque concert.

 

Tentative d’assassinat

1976, c’est la sortie de Rastaman Vibration (1976) qui sera le disque de Bob Marley & The Wailers le plus vendu de son vivant et son premier succès américain. La sortie de l’album est suivi par une tournée américaine puis anglaise à la fois éreintante pour les musiciens car très longue et extraordinaire sur le plan musical. Le phénoménal concert donné au Roxy de Los Angeles le 26 mai 1976 est là pour témoigner de l’énergie et la puissance des Wailers sur scène à cette époque. Bob Marley est au sommet de sa puissance scénique durant cette Rastaman Vibration Tour.

1976, c’est aussi une période très dure pour la Jamaïque, au bord de la faillite après la crise pétrolière de 1973. Le gangstérisme s’est considérablement développé sur l’île, qui n’a plus grand chose à voir avec la Jamaïque célébrant son indépendance en 1962. La violence, amplifiée par l’opposition virulente entre le JLP (Jamaica Labour Party) d’Edward Seaga et le PNP (People’s National Party) de Michael Manley, élu depuis 1972, pousse le gouvernement à décréter l’état d’urgence le 19 juin 1976, à quelques mois des élections.

Le 3 décembre 1976 à Kingston, peu avant le grand concert gratuit en plein air Smile Jamaica qui a lieu à la demande du premier ministre jamaïcain Michael Manley, Bob Marley (qui ne soutenait pas Michael Manley mais s’était engagé dans ce concert pour la Jamaïque et le peuple jamaïcain en souffrance, les « Sufferers ») échappe à une fusillade déclenchée à son domicile par six hommes armés, alors qu’il répétait avec son groupe dans l’Island House au 56 Hope Road. Une balle lui érafle la poitrine et vient se loger dans son bras gauche, tandis qu’une autre touche Rita à la tête, mais sans la tuer. Don Taylor, le manager américain de Bob Marley, en sort très gravement blessé de cinq balles. Des doutes persistent sur l’origine de cette tentative d’assassinat. Au-delà des déclarations ici et là impliquant le JLP, la CIA, voire des représailles en direction d’Allan « Skill » Cole qui aurait truqué des paris, on ne peut aujourd’hui dire avec certitude qui est vraiment à l’origine de cet attentat. Bob Marley, au cours d’une interview de 1977, sera assez évasif sur le sujet et évoquera cet épisode dramatique dans sa chanson Ambush in the Night sur l’album Survival publié en 1979.

Deux jours après l’attentat qui a failli lui coûter la vie, Bob Marley participe comme prévu au concert Smile Jamaica à Kingston. Aux journalistes qui lui demandent pourquoi il tient tant à jouer lors de ce concert, il répond : « Les gens qui tentent de rendre ce monde mauvais ne prennent jamais de jours de congés. Comment le pourrais-je ? » Ashton « Family Man » Barrett, caché dans les collines, est remplacé ce jour-là par Cat Coore de Third World. À son arrivée sur scène, Bob Marley montre ses bandages au public, tel un martyre.

 

L’exil et le succès planétaire

Ne se sentant plus en sécurité en Jamaïque avant les élections, Bob Marley part en exil en janvier 1977 et s’installe à Londres. Il y enregistre entre mars et avril 1977 l’album Exodus qui sort à la fin du printemps. Des enregistrements d’Exodus, sera également extrait l’album Kaya qui sortira en 1978. Après le départ des guitaristes Al Anderson et Donald Kinsey, c’est un jeune guitariste jamaïcain qui prend le relais et sera crédité sur l’album, surnommé le « Hendrix jamaïcain » : Junior Marvin. Exodus est un album à la fois religieux et sentimental, s’ouvrant sur le très mystique Natural Mystic et se refermant sur ce chant d’amour universel One Love/People Get Ready. En 2000, l’album Exodus est élu, par le Times Magazine, meilleur album du XXème s., devant Sergeant Pepper des Beatles ou Kind Of Blue de Miles Davis. La relation amoureuse de Bob Marley avec la Jamaïcaine Cindy Breakspeare, Miss Monde 1976, contribue à le projeter à la une des médias. Bob et Cindy vivent durant cet exil londonien une idylle, qui durera jusqu’en 1980. Cindy Breakspeare, qui aura un fils avec Bob, Damian Marley, sera d’ailleurs présente, dans l’entourage de Bob Marley, jusqu’à la fin de sa vie, en mai 1981.

C’est au cours de l’Exodus Tour, qui débute à Paris le 10 mai 1977 au Pavillon de Paris, que Bob Marley se blesse au pouce du pied droit lors d’un match de football avec des journalistes français, la veille du concert. Quelques jours plus tard, en sortant d’un concert au Rainbow Theater à Londres, Bob a le pied en sang. Il effectue une batterie d’examens, dont une biopsie, qui révèle un mélanome malin au gros orteil (maladie de la peau qui ne représente que 4 % des cancers), sans doute dû à une trop longue exposition au soleil. Un médecin américain lui prescrit une amputation urgente de l’orteil. Mais un mélange de superstition de son entourage (selon ses proches, cette amputation l’empêcherait de danser sur scène ou de rejouer au football et surtout la culture rastafari interdit toute amputation) et de pression en pleine tournée européenne où il rencontre enfin son public, contribuent à retarder l’opération. Après beaucoup d’hésitations, un médecin de Miami lui retire uniquement le lit unguéal, croyant à tort arrêter la progression du cancer. La tournée américaine d’Exodus est annulée.

Fin mars 1978, sort l’album Kaya, enregistré conjointement avec Exodus à Londres durant l’exil de 1977. L’album rencontre un grand succès, mais est considéré par la presse spécialisée comme un album mineur, plutôt léger. En avril 1978, Bob Marley and the Wailers font un retour triomphal en Jamaïque. Lors du One Love Peace Concert qui se tient le 22 avril au National Stadium de Kingston. Bob Marley, qui monte sur scène en final d’un concert qui aura duré près de huit heures et réuni The Meditations, Culture, Dennis Brown, Jacob Miller, Peter Tosh, etc., parvient à réunir sur scène les deux ennemis politiques qui se disputent férocement le pouvoir, Edward Seaga (JLP) et le Premier Ministre Michael Manley (PNP) dans une sorte de bénédiction rastafari, immortalisée par le film documentaire Heartland Reggae de James P. Lewis. À la suite de ce concert historique, Bob Marley devient le grand héros national d’une partie de la Jamaïque (la plus pauvre), celui qui a rendu le reggae et rastafari planétaire et a fait connaître cette ile minuscule de la Caraïbe à travers le monde.

Au cours d’un Kaya Tour très long, durant lequel est enregistré l’album en public Babylon by Bus , capté entre autres au Pavillon de Paris de la porte de Pantin entre le 25 et le 27 juin 1978 (emplacement du Zenith actuel). C’est également en 1978 que Bob fait construire le studio Tuff Gong, un vieux rêve, dans sa maison du 56 Hope Road à Kingston, où il enregistre avec les Wailers l’album Survival, sur son tout nouveau studio 24 pistes. Survival, qui devait préalablement s’appeler Black Survival, chante la libération du continent africain et l’émancipation des Noirs issus de l’esclavage pour un retour à la terre d’origine, l’Afrique. Cet album est considéré par la presse spécialisée comme le plus abouti de tous les albums de Bob Marley. Le groupe Bob Marley and the Wailers jouit désormais d’un succès planétaire et joue aux quatre coins du monde jusqu’au Japon, en Australie et en Nouvelle-Zélande où Bob Marley est accueilli chaleureusement par les Maoris.

 

Mort de Bob Marley

Bob Marley and the Wailers commencent l’année 1980 avec deux concerts donnés au Gabon pour l’anniversaire du président Bongo. Puis enchaînent les 18 et 19 avril avec le « Zimbabwe Independence Concert », au Rufaro Stadium à Salisbury, pour l’indépendance du Zimbabwe. Entre ces deux évènements, le groupe termine l’enregistrement de l’album Uprising au studio Dynamics, à Kingston. L’album sort au printemps 1980, juste avant de partir pour la tournée Uprising Tour, qui sera la tournée de tous les superlatifs, et la dernière. 100 000 personnes au San Siro Stadium à Milan le 27 juin, 50 000 personnes au Bourget, près de Paris, le 3 juillet, etc. Bob Marley et les Wailers remplissent désormais les grands stades du monde entier. Par ailleurs, l’album Uprising est un succès dans le monde entier et le tube aux allures de disco Could You Be Loved enflamme peu à peu les « dancefloors » des discothèques de la planète.

Mais le dimanche 21 septembre 1980, juste après les deux concerts historiques donnés au Madison Square Garden de New York, les 19 et 20, Bob Marley s’effondre au cours d’un footing dans Central Park. Bob passe un examen aux rayons X où l’on découvre cinq métastases de son mélanome (cancer de la peau), trois au cerveau, une aux poumons et une à l’estomac : son cancer s’est généralisé. Les médecins du Kettering Sloan, centre de traitement du cancer à New York mondialement reconnu, lui donnent un mois à vivre, s’étonnant même que Bob soit encore vivant avec un tel développement de cancer généralisé. Bob Marley insiste malgré tout pour donner un dernier concert à Pittsburgh, le 23 septembre 1980 avant que la tournée Uprising Tour soit définitivement annulée.

Bob Marley subit alors des séances de radiothérapie et de chimiothérapie qui lui font perdre ses dreadlocks au Memorial Sloan-Kettering Cancer Center de New York. Au vu de son état et sous la pression de Rita Marley, sa femme, Bob Marley se fait baptiser le 4 novembre à l’Église orthodoxe éthiopienne de Miami, dont la plus haute autorité était feu l’empereur d’Éthiopie Hailé Sélassié Ier, considéré par les rastas comme étant la réincarnation de Jésus annoncée dans l’Apocalypse (« le roi des rois, seigneur des seigneurs »). Il est baptisé par l’Abouna Yesuhaq sous le nom de baptême : Bob Berhane Sélassié (ብርሃነ ሥላሴ (Berhanä Sellasé) : lumière de la Sainte Trinité en amharique). Quelques jours plus tard, Bob Marley part pour la Ringberg Klinik du Dr Josef Issels à Rottach-Egern en Bavière, où il suit un traitement anticancéreux controversé (transfusions sanguines, séances d’hyperthermie et des injections de THX, un agent anticancérigène). Le docteur Josef Issels, spécialiste allemand en médecine holistique, prend en charge les cancéreux en phase terminale considérés comme perdus par la médecine traditionnelle. Ce traitement prolonge la vie de Bob Marley pendant quelques mois, au prix de dures souffrances qu’il endure avec beaucoup de courage.

C’est à Rottach-Egern qu’un Bob Marley extrêmement affaibli (il pèse moins de 50 kilos) fête ses 36 ans le 6 février 1981, entouré de sa mère, Cedella Booker, Rita Marley sa femme, ses musiciens (à l’exception des frères Barrett) et quelques autres Jamaïcains comme Neville Garrick. Début mai 1981, le Dr Issels déclarant ne plus pouvoir rien faire pour sauver Bob Marley, celui-ci est rapatrié en avion vers la Jamaïque pour y finir ses jours et y être inhumé. Au cours d’une escale à Miami où il souhaite voir sa mère, Bob est finalement placé en soins intensifs le 9 mai 1981 à l’hôpital Cedars of Lebanon de Miami et, trop faible pour faire le voyage en avion jusqu’à Kingston et sa Jamaïque natale, meurt à l’âge de 36 ans le 11 mai 1981 vers 11h45. Après des funérailles nationales à Kingston, Bob Marley est enterré le 21 mai dans un mausolée construit à la hâte, à Rhoden Hall, près de Nine Miles, dans la paroisse de Saint Ann, où il est né et où depuis le matin se sont peu à peu regroupés des milliers de personnes pour dire adieu à celui qui a fait du reggae une musique mondialement reconnue et qui a chanté la douleur des Sufferers du monde entier.

 

Son héritage

Héritage légal et financier

À sa mort en 1981, l’héritage de Bob Marley est estimé à 30 millions de dollars américains, répartis sur différents comptes bancaires. Au-delà des avoirs financiers, l’héritage de Bob Marley concerne les propriétés immobilières (le 56 Hope Road, Studio Tuff Gong, etc.) et surtout la question des droits d’auteur pour l’immense production des Wailers jusqu’à 1973, puis de Bob Marley jusqu’à sa mort. Sans parler de tout ce qui n’a pas encore été édité en 1981 ou qui le sera après, comme Confrontation en 1983 et Legend en 1984 (qui, avec 10 millions d’exemplaires, sera l’une des plus grosses ventes de disques de tous les temps). Bob Marley a rapporté plus d’argent après sa mort que de son vivant.

Mais Bob Marley n’a pas établi de testament, malgré l’insistance plus ou moins intéressée de certains de ses proches. Volontairement ou non, il a refusé de fixer sur papier ses dernières volontés. Était-ce dû au fait que les rastas refusent de parler de la mort, ou une volonté de Bob Marley que chacun se révèle tel qu’il est, comme l’a suggéré Neville Garrick ? Au regard de la loi jamaïcaine, et sans testament, 55 % des biens et 10 % du patrimoine artistique reviennent à la veuve de Bob, sa femme Rita Marley, et le reste des biens aux 11 enfants reconnus par Bob de son vivant. Mais Rita Marley produit un document daté de 1978 qui lui octroie la quasi-totalité de la fortune de Bob Marley. Il s’avèrera par la suite, en 1986, que ce document est un faux, contrefait par Rita et ses avocats. Rita Marley est alors dépossédée de la gestion de ses biens et du patrimoine Marley, confiée à un administrateur par la Cour Suprême de Jamaïque.

Après bien des procédures judiciaires et des imbroglios concernant les droits légaux de Bob Marley (qui créditait certains de ses proches pour échapper à la voracité des producteurs, notamment Danny Simms), Chris Blackwell acquiert en 1991, pour 11 millions de dollars, la gestion du patrimoine artistique de Bob Marley, en association avec la famille Marley. Parallèlement, Chris Blackwell rachète (pour un peu plus de 1 million de dollars) à Danny Simms les droits d’édition de toutes les chansons de Bob appartenant à Caïman Music. Dix ans de procédures impliquant Rita Marley, ses enfants, Danny Simms, Coxsone Dodd, les Wailers.

Le 6 février 1991, date anniversaire de la naissance de Bob (6 février 1945), une étoile Bob Marley est inaugurée sur le fameux Hollywood Walk of Fame de Hollywood Boulevard, Los Angeles, en présence de Rita Marley. Au-delà d’être entré dans la légende, Bob Marley est aujourd’hui devenu une marque qui rapporte beaucoup d’argent à la famille Marley et aux ayants droit, de ce même argent dont Bob disait en 1980 : « Le Diable contrôle l’argent. Si tu veux t’enrichir, il te faut donc faire un marché avec le Diable parce que c’est lui qui actionne les planches à billets. »

 

Héritage musical religieux

L’héritage culturel et musical de Bob Marley est aujourd’hui considérable. Bob, le chanteur, le rastaman, le rebelle, le prophète, dont les images s’affichent sur les murs du monde entier, est devenu une icône, au même titre que Che Guevara, Martin Luther King ou Marilyn Monroe. Aux quatre coins du monde, la figure de Bob Marley est présente, sur les murs des quartiers, dans les boutiques de souvenirs, dans les bacs des disquaires. Bob Marley reste partout le symbole de la lutte contre l’oppression et de l’appel à l’amour universel. Manu Chao a dit lors d’une interview qu’un tee-shirt de Bob Marley était mieux qu’un gilet pare-balles pour traverser les quartiers chauds de la planète ! C’est dire l’importance de Bob Marley aujourd’hui encore et partout dans le monde.

Bob Marley, en huit ans de carrière internationale, a donné une dimension exceptionnelle au reggae et a considérablement influencé la musique dans son ensemble, qu’il s’agisse du pop rock occidental, de la variété internationale et de ce qu’on appelle aujourd’hui la « World Music ». Même si d’autres figures majeures du reggae comme Burning Spear, Peter Tosh, Culture ou Toots & the Maytals ont contribué à la diffusion mondiale de cette musique, Bob Marley a été, entre 1973 et 1980 le vaisseau amiral du reggae à travers la planète. Et même après sa mort en 1981, les disques Confrontation (1983) et Legend (1984) étendent encore son influence. Ses morceaux ont été depuis 1981 joués, repris, remixés par un nombre considérables d’artistes et de DJ. De Eric Clapton à Ben Harper, en passant par Lauryn Hill et Tracy Chapman, les chansons de Bob Marley traversent tous les répertoires musicaux depuis plus de 30 ans.

Mais Bob Marley, c’est encore un message à la fois social et religieux. Il représente aujourd’hui encore l’image de la dénonciation de l’oppression des Noirs par les Blancs, mais aussi des pauvres par les riches, des analphabètes par les gens éduqués, etc. De Slave DriverCrazy BaldheadGet Up Stand Up, jusqu’à RevolutionBurnin’ & Lootin’Rat Race ou War, sa voix porte encore le refus de la domination, de l’oppression, de la ségrégation (« We refuse to be, what you wanted us to be » ; Babylone System : Survival) et appelle à la lutte pour l’émancipation et l’égalité des droits humains ( « Stand Up for your rights… Don’t give up the fight » ; Get Up, Santd Up : Burnin’). Mais au-delà de la rébellion et de la lutte, Bob Marley n’a cessé d’appeler à l’amour universel et à la communion des hommes. Son « One love, One heart » (« Let’s get together and feel all right ») n’est rien d’autre qu’un message de paix et d’amour. Tout comme Is This LoveNo Woman No CrySo Much Trouble in the Worldetc.

Bob Marley, c’est encore un message religieux, celui de Jah Rastafari, incarné aux yeux des rastas par l’empereur d’Ethiopie Haïlé Sélassié Ier, vu comme le messie sur terre. Bob était profondément religieux, il faisait partie des Douze Tribus d’Israel (Twelve Tribes of Israel), lisait la Bible plusieurs fois par jour, allait à la messe le dimanche, commençait tous ses concerts à partir de 1978 par le fameux « Greetings in the Name of His Majesty Emperor Haile Selassie I ; Jah, Rastafari ! ». Nombreux sont ceux, de son vivant comme aujourd’hui, qui voient Bob Marley comme un prophète au service de Jah Rastarafi ou, voire comme la réincarnation du Christ (Tyrone Downie). Le message rastafari est omniprésent dans les chansons de Bob Marley : Forever Loving JahRastaman ChantJah LiveRastaman Vibrationetc. Les concerts de Bob Marley sont, en plus d’être de puissantes manifestations scéniques et musicales, à voir comme de grands messes où se mêlent l’indignation, la rébellion et l’amour, mais aussi la célébration de Jah et l’appel au bonheur des humains à travers la pratique des préceptes rastafari.

 

Enfants

Bob Marley a reconnu onze enfants de sept relations, dont les cinq de sa femme Rita, bien que deux d’entre eux ne soient pas de lui. Il n’a pas reconnu sa première fille Imani Carole, née le 22 mai 1963 d’une relation avec Cheryl Murray, mais a adopté Sharon après son mariage avec Rita en 1966. La plupart ont entrepris une carrière musicale, et avec succès pour Ky-Mani Marley, Damian Marley, Ziggy Marley, Julian Marley et Stephen Marley notamment. Rohan Marley a été joueur professionnel de football américain et, un temps, compagnon de la mannequin brésilienne Isabeli Fontana.

  1. Sharon Marley, née le 8 octobre 1964 d’une relation antérieure de Rita ;
  2. Cedella Marley née le 23 août 1967, avec Rita ;
  3. David « Ziggy », né le 17 octobre 1968, avec Rita ;
  4. Stephen, né le 20 avril 1972, avec Rita ;
  5. Robert « Robbie », né le 16 mai 1972 ;
  6. Rohan, né le 19 mai 1972, avec Janet Hunt ;
  7. Karen, née en 1973 ;
  8. Stephanie née le 17 août 1974 ;
  9. Julian, né le 4 juin 1975, avec Lucy Pounder ;
  10. Ky-Mani, né le 26 février 1976, avec Anita Belnavis ;
  11. Damian « Junior Gong », né le 21 juillet 1978, avec Cindy Breakspeare.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/41441-Bob-Marley

BEE GEES

The Bee Gees est un groupe anglo-australien formé en 1958 à Brisbane (Queensland) en Australie par trois des frères Gibb originaires de Douglas (île de Man) : Barry et les jumeaux Robin et Maurice, initialement associés à un guitariste (Vince Melouney) et à deux batteurs (Colin Petersen et Geoff Brigford) australiens. Le total des ventes de disques du groupe sur toute sa carrière est estimé à 220 millions, faisant de lui l’un des plus grands vendeurs de disques.

Au cours de leur carrière d’une quarantaine d’années, on peut distinguer trois périodes distinctes de succès :

Au cours de sa carrière, le groupe a gagné neuf Grammy awards et a été intronisé au Rock and Roll Hall of Fame. Une quarantaine de ses titres ont été classés dans les charts du monde entier entre 1965 et 2001, et dix-sept de ses compositions ont été numéro un dans les classements américains entre 1971 et 19836.

Les Bee Gees sont un groupe à trois harmonies vocales. Barry chante avec sa voix classique et avec une voix de fausset apparue dans les années 1970, Robin donne un vibrato aérien, et Maurice, qui est aussi le directeur musical du groupe, chante les harmonies hautes ou basses. Les trois frères sont aussi musiciens, Barry joue de la guitare, Robin de l’orgue et Maurice de la basse, de la guitare, de la batterie et du clavier. Les trois frères ont écrit la quasi-totalité de leurs chansons et affirmé « se sentir comme une seule personne en travaillant ensemble ».

Le 12 janvier 2003, alors âgé de 53 ans, Maurice, qui souffrait d’une occlusion intestinale, n’a pas supporté l’opération et est mort à la suite d’une attaque cardiaque. Robin meurt à 62 ans en mai 2012 des suites d’un cancer. Le plus jeune de la fratrie Gibb, Andy, qui faisait une carrière en solo, est quant à lui mort en 1988, à l’âge de 30 ans, d’un problème cardiaque causé par son addiction aux drogues dures. Le seul membre encore vivant, Barry, continue à effectuer des tournées, après la dissolution du groupe en 2012.

 

Histoire

La famille

Les trois frères du groupe font partie de la famille Gibb. Ils sont nés sur l’île de Man (dépendance de la couronne britannique). La famille se compose de Hugh Gibb, de Barbara Pass8, le père et la mère, de Lesley Evans, l’aînée, née en 1945, de Barry né en 1946, des jumeaux Robin et Maurice nés en 1949 et d’Andy Gibb, né en 1958.

En 1955, la famille s’installe à Keppel Road, Chorlton-cum-Hardy, près de Manchester : c’est là que les jeunes frères Gibb chantent pour la toute première fois et que naît Andy. Les jeunes garçons se conduisent parfois comme des chenapans et la famille doit quitter la région. À la fin de l’année 1958, la famille part à Brisbane, en Australie, et emménage dans l’un des quartiers les plus défavorisés de la métropole, Cribb Island. Barry déclare à ses frères qu’ils doivent prendre une décision : soit ils deviennent des voyous, soit ils deviennent des musiciens.

 

Débuts

À leurs débuts dans le Queensland, en 1958, les frères Gibb — Barry, Robin et Maurice — chantent avec Paul Frost et Kenny Oricks, et sont connus sous le nom de The Rattlesnakes, changeant de nom plus tard en Wee Wish Johnnie Hayes and The Bluecats. En 1962, les trois frères deviennent The Bee Gees. Les initiales « BG » proviendraient de différents noms : Barbara Gibb (leur mère) ; Barry Gibb ; Brothers Gibb (« frères Gibb ») ; Bill Goode, un disc-jockey et organisateur de courses automobiles. Le groupe se produit alors entre 1964 et 1966 dans des émissions de variétés locales et interprète avec brio des reprises de Bob Dylan comme Blowin’ in the Wind, ou encore Out of Time des Rolling Stones. Les harmonies vocales et le vibrato aérien de Robin marquent la signature du groupe. Le trio publie à cette même période deux premiers albums, mais sans succès. Fans des Beatles et des Rolling Stones, les frères Gibb décident de retourner en Angleterre. Coïncidence : durant leur voyage pour Londres, en décembre 1966, leur titre Spicks and Specks est numéro un en Australie.

 

Premiers succès

Robert Stigwood est le manager qui va lancer les Bee Gees en 1967 comme « le nouveau talent musical de l’année ». Le groupe se compose alors des trois frères, Barry à la guitare, Robin à l’orgue, Maurice à la basse et de deux amis australiens, Colin Petersen à la batterie et le lead guitariste Vince Melouney. Les arrangements orchestraux des morceaux sont alors signés Bill Shepherd. C’est dans les studios IBC de Londres que le groupe peaufine la préparation de son premier album au mois d’avril. L’album Bee Gees’ 1st sort trois mois plus tard, au mois de juin. Il se classe respectivement 8e et 7e au Royaume-Uni et aux États-Unis. L’album est de style pop-folk, et certains titres adoptent un style plus psychédélique puisant ses influences chez les Beatles, tels que In My Own TimeTurn of the CenturyEvery Christian Lion Hearted Man Will Show You. L’album est encensé par la presse musicale, et ils deviennent les nouveaux Beatles. Entre avril et décembre 1967, le groupe publie plusieurs singles à succès : New York Mining Disaster 1941HolidayTo Love Somebody, et Massachusetts, son premier numéro un mondial (plus de 5 millions de singles vendus). L’année suivante il sort deux albums pop-rock, Horizontal et Idea, et signe de nouveaux succès tels que WorldWordsI’ve Gotta Get a Message to YouI Started a JokeTomorrow Tomorrow. Les Bee Gees cartonnent, Barry devient le sex symbol du groupe et les garçons font une brève tournée en Belgique, Allemagne, Angleterre, Suisse et aux États-Unis. C’est dans cette ascension fulgurante que Maurice Gibb épouse en grande pompe une autre pop star british Lulu.

En janvier 1969 sort l’album concept pop-baroque Odessa ; First of May est le nouveau titre, mais des tensions règnent au sein du groupe, Colin Petersen et Vince Melouney sont remerciés bien que des contrats de travail les lient aux Bee Gees. Robin Gibb qui chante sur plusieurs succès commerciaux a de plus en plus de mal à accepter de rester au second plan face à Barry , et en février 1969 il quitte le groupe à son tour. Lesley Evans, la sœur aînée, le remplace très brièvement lors d’un concert filmé pour l’émission de TV de Lulu. Malgré les succès des autres titres de l’album Lamplight et Marley Purt Drive, la promotion d’Odessa est interrompue. Robin enregistre le titre Saved by the Bell qui est un succès. Le groupe continue sous le même nom avec Barry et Maurice, qui enregistrent l’album Cucumber Castle et le tube Don’t Forget to Remember. Puis chacun des deux enregistre un album solo (albums jamais édités à ce jour). Il semble alors que le groupe ne se reformera plus. Mais la carrière solo de Robin est difficile, et en juin 1970 il revient d’abord avec Maurice, puis avec Barry : le groupe se reforme. En décembre 1970 il déclare dans Time Magazine : « Si nous n’avions pas été parents, nous ne nous serions probablement jamais remis ensemble ».

L’année 1971 marque le retour du groupe avec des hits comme Lonely DaysHow Can You Mend a Broken Heart (numéro 1 aux États-Unis), My WorldRun to Me. C’est surtout aux États-Unis que les Bee Gees triomphent, mais ce come-back est de courte durée. En 1972, The Bee Gees deviennent Bee Gees. Durant cette période, la musique du trio semble être passée de mode, entre country et pop, les singles IsraelAliveLiving in ChicagoSaw a New MorningWouldn’t I Be Someone qui sortent entre 1972 et 1973 n’ont pas de succès, les Bee Gees donnent malgré tout des séries de concerts, notamment en Asie. Mais le groupe est au point mort. Maurice Gibb divorce de Lulu, et le trio est condamné à jouer dans les petits clubs du nord de l’Angleterre à la fin de l’année 1973. En janvier 1974, un LP qui devait s’appeler A Kick in the Head Is Worth Eight in the Pants est rejeté par leur manager, Robert Stigwood, à la suite de l’échec des précédentes sorties du groupe.

Stigwood suggère aux Bee Gees d’utiliser Arif Mardin surnommé « le docteur de la musique » comme nouveau producteur et de changer de cap musical. Ils quittent l’Angleterre pour s’installer à Miami et travailler dans les studios Criteria. C’est un nouveau départ pour le trio qui décident de former un nouveau groupe avec Barry à la guitare, Maurice à la basse, Alan Kendall à la lead guitare, Denis Bryon à la batterie et Blue Weaver aux claviers. Les Bee Gees renouent avec la soul et publient l’album Mr Natural. Le groupe donne un nouveau souffle à sa musique.

 

Période Disco

En 1975, les Bee Gees enregistrent l’album funky, Main Course aux studios Atlantic de New-York et Criteria à Miami. Cet album atteint la 5e place du hit-parade britannique le 2 août 1975 puis la 14e place du hit-parade américain le 20 mars 1976. C’est dans cet album que Barry chantera pour la première fois en falsetto, ce qui contribuera au nouveau son des Bee Gees et à leur regain de popularité. Le single qui en est extrait, Jive Talkin’, est no 5, puis no 1 aux États-Unis le 9 août 1975 dans le Hot 100 du magazine Billboard. Night on Broadway est le second single qui sort en septembre, la chanson se classe 4e aux États-Unis et entre dans les top 20 dans le reste du monde. Fanny Be tender et Come on Over sont les autres succès de cet album. L’année suivante le groupe sort l’album Children of the world, au son plus Rn’b, s’offrant également les services de deux sorciers des studios du moment, Albhy Galuten et Karl Richardson. You Should Be Dancing est leur premier single à l’allure disco (no 6 au RU le 28 août 1976 ; no 1 en EU le 4 septembre 1976). D’autres singles à succès suivront : Love So rightBoogie Child et Children Of the World. Les Bee Gees triomphent à nouveau aux États-Unis, entamant une tournée américaine de 20 dates en novembre et décembre. En janvier 1977 ils donnent quelques concerts au Canada. Ils sortent en mai 1977 leur premier album live Here at Last… Bee Gees… Live : cet album se vend à plus de 5 millions d’exemplaires et se classe dans les top 10 du monde entier. Durant la fin des années 1970 Robin Gibb ne chantera quasiment plus de partie en solo mais se contentera d’accompagner Barry.

En mars 1977, Robert Stigwood, le manager des Bee Gees, produit la musique disco du film Saturday Night Fever (La Fièvre du samedi soir). Il contacte le groupe, qui est en session d’enregistrements aux studios du château d’Hérouville en France, demandant dans l’urgence 4 chansons pour la bande sonore de son projet de film. Finalement, ils en enregistrent cinq nouvelles et en donnent deux autres. Stayin’ AliveNight feverMore than a WomanHow deep is your loveEmotionIf I can’t have youYou should be dancing et Jive talkin. La musique du film est la 54e plus grosse vente d’albums de tous les temps.

Le 10 décembre 1977 la ballade How Deep Is Your Love, extraite du film, est no 3 au Royaume-Uni et no 1 aux États-Unis deux semaines plus tard. Sorti en janvier 1978, le double album contenant la bande sonore originale du film se vend à plus de 45 millions d’exemplaires. Le 23 février 1978 les Bee Gees remportent le Grammy de la « Best Pop Vocal Performance by a Duo, Group or Chorus pour How Deep Is Your Love.

Le 4 mars 1978 Stayin’ Alive se classe quatrième au Royaume-Uni, tandis que le même jour Andy Gibb, avec (Love Is) Thicker Than Water – coécrit avec Barry – déloge Stayin’ alive de la première place. Le 18 mars suivant les Bee Gees, au sommet de leur carrière musicale avec le classique disco Night Fever, détrônent à leur tour Andy, qui détenait la première place du hit-parade américain. Night Fever est no 1 au Royaume-Uni le 29 avril. Le 6 mai 1978 Saturday Night Fever est no 1 mondial.

Saturday Night fever devient un vrai phénomène de société et propulse les Bee Gees au rang de super stars. La musique des Bee Gees passe en boucle dans les radios et dans les nights clubs du monde entier. Ils font la une des magazines people, et la moindre apparition du groupe aux États-Unis déclenche une hystérie chez les fans. L’année 1978 est aussi l’occasion pour les trois frères Gibb devenus des stars planétaires de jouer les acteurs dans le film Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band aux côtés de Peter Frampton, Alice Cooper et Aerosmith. Malheureusement le film produit par Robert Stigwood est un échec commercial.

Barry Gibb écrit et produit la chanson Grease, une autre comédie musicale produite par Robert Stigwood. La chanson est interprétée par Frankie Valli, elle est numéro 1 aux États-Unis en mai 1978. D’autres chansons écrites et produites par les frères Gibb caracolent en tête des charts telles que Emotion interprétée par Samantha Sang et If I can’t Have you chantée par Yvonne Elliman. Leur frère cadet Andy Gibb connaît également une carrière de chanteur et surfe sur le succès avec des titres comme, I just want to be your everythingShadow dancing(Love Is) Thicker Than Water : trois numéros 1 aux États-Unis entre 1977 et 1979. Les chansons sont écrites par ses frères et produites par Barry.

En 1979 les Bee Gees sortent l’album Spirits Having Flown, qui sera également un grand succès avec des titres tels que : TragedyToo much heavenLove You Inside Out, Spirits having flown et Rest your love on me. L’album s’écoule à plus de vingt millions d’exemplaires. Pour célébrer l’année internationale de l’enfance, les frères Gibb décident de reverser les ventes du single Too much heaven à l’UNICEF. La somme reversée est estimée à plus de 7 millions de dollars. C’est également cette année que le groupe entame sa grande tournée américaine The Spirit Tour. Une tournée ambitieuse pour célébrer le succès mondial de Saturday Night fever : le groupe affiche entre juin et octobre 41 dates, loue un Boeing 747 avec le logo de la tournée, des effets spéciaux animent chaque concert ; de plus les trois frères sont vêtus de pantalons blancs moulants avec des vestes pailletées blanches éblouissantes tout le long de la tournée. Parmi les 60 000 personnes au Dodger Stadium de Los Angeles, de nombreuses stars étaient présentes comme Barbra Streisand, Rod Stewart, Cary Grant ou encore John Travolta. Les Bee Gees célèbrent leur succès monstre, ils ont aligné plus de neuf numéros un d’affilée rien que dans les charts américains entre 1975 et 1979, un autre record pour le groupe avec plus de cinq titres simultanément dans le top ten US en avril 1978 ; enfin, en 1980, le groupe a déjà raflé 8 Grammy Awards, toujours aux États-Unis. À la fin de l’année 1979 le groupe sort la compilation Bee Gees Greatest qui regroupe les hits 1975-1979, l’album s’écoule à plus de 8 millions d’exemplaires. Devenus multimillionnaires, les trois frères Gibb s’installent définitivement à Miami Beach et créent leur propre studio de production le Middle Ear Recording Studio.

 

Renouveau

En 1981, le Disco n’a plus la cote, les Bee Gees se séparent de leur producteur Robert Stigwood et ouvrent un nouveau chapitre de leur carrière. Le groupe sort l’album Living Eyes qui n’aura pas le succès monstre des deux précédents albums, mais les singles Living Eyes et He’s a Liar, auront quand même un certain succès. En 1983, Sylvester Stallone produit et réalise le film Staying Alive la suite de Saturday Night Fever, les frères Gibb collaborent à nouveau sur la BO avec 5 nouvelles chansons. Woman in You en est le titre phare.

Après cela ils feront une pause d’environ cinq ans, durant laquelle ils sortiront des albums solo : pour Robin How Old are You (1983), Secret Agent (1984), Walls Haves Eyes (1985), pour Barry Now Voyager (1984), Hawks (1988), et pour Maurice A Breed Apart (1984). Robin Gibb sera celui qui aura le plus de succès en solo avec des titres tels que JulietAnother Lonely Night In New YorkBoys Do Fall in Love et Like a Fool.

Les frères Gibb produiront et composeront aussi des albums à succès pour d’autres artistes internationaux tels que Barbra Streisand avec l’album pop Guilty qui contient le tube planétaire de 1980 Woman in LoveGuilty sera d’ailleurs l’album le plus vendu de sa carrière avec plus de 20 millions de copies dans le monde16. En 1983, Barry et sa team de production Albhy Galuten et Karl Richardson produisent l’album country Eyes That See in the Dark de Kenny Rogers. Le single Islands in the Stream que Kenny interprète en duo avec Dolly Parton est numéro un mondial. D’ailleurs, Barry devient un des trois meilleurs compositeurs de musique pop pour avoir inscrit au billboard US plus de 13 compositions arrivées à la première place entre 1971 et 1983. Enfin, deux autres divas de la soul, Dionne Warwick et Diana Ross, ont sorti des hits entre 1982 et 1985, tels que Heartbreaker et Chain Reaction. Barry compose et produit d’autres chansons telles que Indian Summer en 1985 pour Roy Orbison en duo avec Larry Gatlin, ou encore Your Love Will Save the World pour Percy Sledge. Les frères Gibb participent à l’album des jeux olympiques d’été de Seoul en 1988, avec Shape of Things to Come et Fight en duo avec Eric Clapton. Barry écrit et produit la BO du film Hawks, réalisé par Robert Ellis Miller en 1988 avec la participation de Timothy Dalton. Barry fait la promotion du film avec le single Childood Days en 1988.

En 1986, les trois frères Gibb reforment le groupe mythique. À partir de 1987 les Bee Gees, qui ont déjà vendu plus de 100 millions d’albums, ont une nouvelle période de succès, avec des morceaux pop collant aux styles du moment. La rythmique est différente, plus innovatrice, avec des titres tels que You Win Again en 1987, de l’album E.S.P.OneOrdinary Lives en 1989, de l’album OneSecret LoveWhen He GoneThe Only Love en 1991, de l’album High CivilzationFor Whom the Bell tollsPaying The Price Of love et How to Fall in Love en 1993, de l’album Size Isn’t Everything. Robin Gibb a de nouveau (comme dans la première période : fin des années 1960-début 1970) un rôle de chanteur additionnel avec Barry. Maurice, à partir de cette période (fin des années 1980), va lui aussi avoir plusieurs chansons où il chante quasiment en solo, ce qui avait été précédemment très rare dans la carrière du groupe. C’est aussi à cette période que les Bee Gees perdent leur petit frère Andy qui décède d’une overdose à l’âge de 30 ans, en mars 1988. En 1989, le groupe entame sa première grande tournée mondiale depuis 1979, intitulée One for All Tour. Ils retrouvent un public plus calme. D’avril à novembre les Bee Gees ont tourné en Europe, aux États-Unis, en Australie puis au Japon. Le 8 juin 1989 le groupe se produit pour la première fois depuis le début de sa carrière en France, au Palais Omnisports de Paris-Bercy. Une deuxième tournée européenne en 1991 est écourtée à cause des douleurs de dos de Barry Gibb. En septembre 1993, le groupe fait la promotion de son album Size en Europe sur les plateaux de télévision. Ils choisissent Paris pour la sortie du nouvel album. Le 17 septembre, ils participent à l’émission française Taratata en tant qu’invités d’honneur auprès de Nagui.

En 1995, le groupe rend hommage à Carole King et reprend le titre Will you Still Love me Tomorrow qui apparaît dans l’album hommage Tapestry Revisited. Durant les années 1990, des nouvelles pop-stars reprennent la musique des Bee Gees avec succès : Michael Bolton avec To Love Somebody en 1992, le groupe Take That avec How Deep Is Your Love en 1994, N-Trance avec Stayin’ Alive en 1995, Boyzone avec Words en 1997, les Pras avec Islands in the Stream rebaptisée Ghetto supastar en 1998, le groupe Steps avec Tragedy en 1999, et Destiny’s Child avec Emotion en 2001.

En 1997 les Bee Gees reviennent une nouvelle fois sur le devant de la scène avec un nouvel album, Still Waters, qui sera plutôt un bon succès, surtout grâce à la chanson AloneStill Waters Run Deep et I Could Not Love You More complètent les succès de l’album. Cette année est aussi marquée par de nombreuses récompenses de l’industrie de la musique, Les Bee Gees se voyant décerner les Brit Awards à Londres, l’American Music Awards à Los Angeles et, sacre de l’année, le 15 mai ils sont intronisés au Rock and Roll Hall of Fame. Le 14 novembre 1997, pour célébrer leurs trente ans de carrière, les Bee Gees donnent un concert à Las Vegas appelé One Night Only. Céline Dion les rejoint en guest star pour interpréter Immortality, morceau qu’ils ont composé pour elle. Ils sortent dans la foulée l’album live, qui se vend à plus de 7 millions d’exemplaires. Ce concert est suivi d’une tournée mondiale donnant un seul concert par continent, avec 40 000 personnes à Dublin le 29 août 1998, ensuite en Angleterre avec 56 000 personnes au stade de Wembley à Londres le 5 septembre 1998, en Argentine avec 40 000 personnes à Buenos Aires le 17 octobre 1998, en Afrique du Sud avec 50 000 personnes à Johannesburg le 28 novembre 1998 et finalement le 27 mars 1999 dans le nouveau stade australien Olympic Stadium de Sydney, réunissant plus de 72 000 personnes.

En 2001, ils sortent leur dernier album, This Is Where I Came In. Avec cet ultime opus, les frères Gibb brillent à nouveau dans les genres, avec les titres This is where I came In, She keeps on coming, Man in the middle au son très sixties qui rappellent beaucoup leurs titres de 1967. Mais cet album sera leur dernier, à la suite de la mort de Maurice deux ans plus tard.

 

Disparition progressive du groupe

En janvier 2003 Maurice Gibb succombe à une crise cardiaque à l’âge de 53 ans. Barry et Robin sont dévastés et déclarent que le nom Bee Gees ne peut être associé qu’aux trois frères ensemble. Pourtant il est plusieurs fois question de réunion, sans que cela puisse aboutir.

Entre 2003 et 2007, Robin continue de promouvoir la musique des Bee Gees en donnant plusieurs concerts en Europe et en participant à des spectacles télévisés. En 2003, il sort Magnet, son nouvel album solo, et participe la même année à l’émission anglaise la Fame Academy en tant que membre du jury.

En janvier 2005 Barry et Robin font partie du super groupe One World Project avec Cliff Richard, Brian Wilson, Boy George, Gary Moore et Russell Watson. Ils sortent le single Grief Never Grows Old. Ce projet caritatif a pour but de récolter des fonds destinés à la population indienne durement frappée par le séisme et le tsunami de décembre 2004.

En février 2006, Barry et Robin donnent un concert de charité pour la lutte contre le diabète à Miami. C’était leur première réunion depuis la mort de Maurice.

En 2009, lors d’une nouvelle réunion, Barry Gibb disait : « Nous avons déjà perdu deux frères, nous resterons toujours ensemble, même si Robin habite Londres et moi Miami. » Malgré la mort de leur frère Maurice, le groupe se reforme au moins théoriquement en octobre 2009.

En octobre 2010, Robin Gibb, interviewé par le Daily Mail (publication du Royaume-Uni), confirme que l’histoire des Bee Gees serait racontée dans un film de Steven Spielberg. Robin déclare au Daily Mail : « Le film sera interprété par des acteurs très connus. Ce sera l’histoire de notre vie. Barry et moi serons impliqués dans l’aspect technique. » Un des défis pour Spielberg sera de reproduire les harmonies à trois voix distinctives des frères et le fausset de Barry. Robin dit : « J’aimerais que nos enregistrements originaux soient utilisés, car il est très difficile de les imiter. » Finalement ce film ne verra jamais le jour.

Le 20 mai 2012, Robin Gibb meurt des suites d’un cancer du côlon et du foie à Londres, âgé de 62 ans. Barry Gibb devient alors le dernier membre des Bee Gees encore en vie.

Barry Gibb entame entre février 2013 et juin 2014 sa première tournée mondiale en solo intitulée The Mythology Tour. Il rend hommage à ses frères en reprenant les plus grands succès des Bee Gees. Il donne des concerts en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Angleterre, en Irlande et aux États-Unis. En juin 2016, Barry sort un nouvel album solo intitulé In the Now. C’est un album qu’il a composé et produit avec ses deux fils, Steve et Ashley Gibb.

Le 16 avril 2017 aux États-Unis, deux jours après la 59e édition des Grammy Awards, l’Académie nationale des arts et des sciences rend hommage aux Bee Gees et célèbre les quarante ans de Saturday Night Fever à travers un live intitulé Stayin’ Alive, A Grammy Salute to the Music of the Bee Gees, diffusé sur la chaîne américaine CBS. Une pléiade de grandes stars ont interprété les morceaux mythiques des frères Gibb à l’instar de Céline Dion, John Legend et Stevie Wonder, Demi Lovato, Pentatonix, Keith Urban, Ed Sheeran et Tory Kelly.

Le 26 juin 2018, Barry reçoit le titre de chevalier au palais de Buckingham par le prince Charles. Sir Barry Gibb rejoint les grands noms de la musique pop, tels que Paul McCartney, Mick Jagger ou encore Elton John.

 

L’enregistrement des harmonies et la composition des chansons.

L’enregistrement des harmonies en studio

Les Bee Gees ont réalisé leurs premiers enregistrements à la fin des années 1950 après avoir été découverts par le DJ de radio Bill Gates et le pilote automobile Bill Goode à Redcliffe, en Australie. La constante était leur engagement sur des performances musicales fortes et des harmonies serrées. Ces auteurs-compositeurs prolifiques se sont fait les dents dans le monde d’avant l’Auto-Tune.

L’ingénieur musical John Merchant a commencé à travailler avec les Bee Gees à la fin des années 1980. Il a continué à travailler avec le groupe pendant les années suivantes au cours desquelles il a acquis une compréhension approfondie de l’unicité du processus des Bee Gees. En particulier, il a noté comment les frères enregistraient leurs harmonies non séparément, mais en tandem.

« La façon dont la plupart des artistes enregistrent les harmonies vocales consiste à enregistrer une partie à la fois et à la peaufiner », dit-il. « Ensuite vous empileriez les autres harmonies par-dessus. Les Bee Gees le faisaient parfois, mais le plus souvent ils chantaient les trois sur un même micro et découvraient ensemble comment les harmonies devraient être. »

Karl Richarson, l’ancien ingénieur des Bee Gees, se rappelle : « En 1977, toutes les parties d’harmonie enregistrées étaient des doubles et des triples et nous installions les garçons sur un seul microphone — généralement un Neumann U67 ou U87. J’ai essayé plusieurs fois de les enregistrer en omni, mais pour une raison quelconque cela n’a jamais fonctionné avec eux. C’est une des choses où le manuel vous dit une chose et la réalité autre chose. La nature de leur voix se prêtait également à l’enregistrement de cette façon. Robin avait un vibrato clair dans sa prestation, Maurice n’en avait guère et Barry avait parfois un vibrato et parfois non, et quand il le faisait c’était plutôt un trémolo. Cela vous donne un mélange très unique, et ce son unique ne marche que parce qu’ils sont frères. Ils ont ça dans leur ADN. »

Michel Marie, assistant de studio du château d’Hérouville, se souvient avoir été surpris par la façon dont les Bee Gees enregistraient leurs harmonies. « Quand j’ai appris qu’ils seraient trois à chanter, j’ai installé trois casques et trois micros différents. Ils ont dit « Non, non ! » et m’ont demandé un seul micro et pas d’écouteurs, juste un petit haut-parleur sur le côté, se regardant. Ils étaient parfaits. Et quand je les ai entendus j’ai su ce que signifiait « bon chant » : même sur la première prise ils étaient parfaits, dans l’air, dans le rythme… Je n’étais pas habitué à ça avec les chanteurs français ! »

 

La composition des chansons en studio

En ce qui concerne l’écriture de chansons, John Merchant a déclaré : « Les Bee Gees venaient au studio pour des sessions marathon où ils installaient un simple groove de batterie sur la boîte à rythmes et lançaient des idées musicales pendant des heures. Barry pouvait jouer de la guitare pendant que Maurice jouait au clavier et Robin chantait et proposait des idées mélodiques ou lyriques. Ils enregistraient le tout sur des bandes audio numériques (DAT), chacune d’une durée de quelques heures. Chaque fois qu’un joyau d’une idée se produisait, ils lisaient la bande et adoptaient cette idée, plus tard en s’appuyant sur elle. »

« En ce qui concerne le processus d’écriture, je n’ai jamais vu personne d’autre le faire de cette façon », ajoute Merchant.

Les harmonies caractéristiques des Bee Gees étaient souvent accompagnées d’arrangements d’orchestre ou de cuivres tout aussi riches. Le fait qu’aucun des frères n’ait jamais appris à lire la musique ne les a jamais empêchés de construire des mondes musicaux luxuriants. Merchant a déclaré que Barry chantait généralement les idées instrumentales qu’il avait, qui seraient ensuite transcrites et interprétées par d’autres musiciens.

Le groupe travaille avec plusieurs arrangeurs, y compris Bill Shepherd tout au long des années 1960, et plus tard le producteur Arif Mardin, qui a aidé Barry à trouver son fausset légendaire lorsqu’il a suggéré à Barry de faire monter sa voix d’une octave lors de l’enregistrement de Main Course (1975).

Mardin a dit un jour : « Avec les Bee Gees, lorsque nous faisions l’album Main Course, il y avait un flux total de créativité en studio, tout le monde était enthousiasmé. »

Merchant déclare pour la chanson Immortality : « Barry a commencé à jouer l’intro de la chanson. Maurice a écouté et a joué le premier accord, puis trois minutes et demie plus tard ils ont écrit la chanson — en temps réel, en un seul passage. J’ai la chair de poule en racontant cette histoire. C’était incroyable. Barry changerait d’accord, et Maurice serait là immédiatement, comme s’il savait où Barry allait. Ils se sont enfermés ensemble d’une manière, à la fois en termes de timing et d’intonation, que seul quelqu’un qui sait ce que l’autre pense avant de penser que cela pourrait le faire. Donc, la façon dont vous entendez Céline Dion interpréter Immortality maintenant est exactement comment ils l’ont fait ce soir-là. »

Les Bee Gees ont ainsi écrit plus de mille trente chansons au cours de leur carrière.

 

Le son du disco

Ensemble, les Bee Gees, Karl Richardson et Albhy Galuten ont créé ce que la plupart d’entre nous considèrent comme le son du disco, mais ce n’était pas leur intention d’inventer un nouveau style. L’ingénieur Karl s’en souvient : « Nous n’avons jamais connu le disco et nous n’avons pas pensé au disco. Nous pensions que nous faisions des disques de rythmique et de blues. Tout était question de R&B. Nous aimions tous ces trucs, nous ne savions tout simplement pas comment faire ! » « Nous étions en train de rebondir et de sous-mélanger tous ces trucs à chaque étape du processus. Et nous voulions que chaque partie soit parfaite, c’est donc devenu un monde très percutant dans lequel nous vivions. Chacun de nous savait ce en quoi les autres étaient bons, et nous laissions faire les choses. Le résultat a atteint des records. Le son que nous avons trouvé était donc notre son, et pour l’album Saturday Night Fever nous avons enregistré tous les morceaux en France puis mixé à Miami et à Los Angeles. »

« Par exemple Night Fever a été enregistré en France. Maurice jouait de la basse DI avec son médiator, Dennis Byron jouait de la batterie, Blue Weaver du clavier, Alan Kendall de la guitare rythmique et Barry jouait du rythme et chantait le pilote. La batterie était la seule chose conservée de ce morceau en prise directe.  Et toutes les autres parties ont été superposées, comme la partie de clavier qui a été soigneusement conçue. Je veux dire, de nombreuses parties n’étaient pas là depuis le début. Blue, Barry, Albhy et moi nous asseyions et disions : « Cet accord sonne bien là-bas, mais que diriez-vous quand le guitariste dit « dang, wa-tang » ? Voulez-vous la septième dans l’accord ou voulez-vous laisser ce trou là-bas ? C’était le genre de choses qui devaient être réglées. Tout était très orchestré. C’était un processus de création en studio. »

« Nous n’avions pas de directives. La seule règle était qu’il n’y avait pas de règles, donc nous pouvions faire n’importe quoi. »

 

Influences musicales et héritage

Les Bee Gees ont été influencés par les Beatles, les Everly Brothers, les Mills Brothers, Elvis Presley, les Rolling Stones, Roy Orbison, les Beach Boys, Stevie Wonder, Otis Redding et les Hollies.

Beaucoup d’artistes ont été influencés par les Bee Gees, citons : Les Pet Shop Boys, George MichaelBilly Joel, David Bowie, Brian Wilson, Madonna, Noel Gallagher et Elton John.

Brian May de Queen a déclaré : « Bien sûr que j’étais et suis un grand fan des créations musicales des Bee Gees. Sans aucun doute au sommet de l’écriture de chansons considérée au cours des trente dernières années, n’est-ce pas ? Mes plus beaux souvenirs ne sont pas leurs succès avec Saturday Night Fever, qui étaient vraiment une renaissance dans la popularité des Bee Gees, mais plutôt les premières chansons révolutionnaires de 1967 à 1971… Je me souviens avoir chanté ces chansons avec mon pote Tim Staffell de Smile et Freddie Mercury dans le bon vieux temps. » May a également salué la chanson You Win Again comme l’une des plus grandes chansons des années 1980.

John Lennon a fait l’éloge des Bee Gees dans son interview avec le magazine Playboy en 1980 : « Essayez de dire aux enfants des années 1970 qui criaient aux Bee Gees que leur musique était juste celle des Beatles refaite. Ils ont fait un sacré bon travail. Il ne se passait rien d’autre à l’époque. »

Michael Jackson, qui a également été influencé par les Bee Gees, a déclaré : « J’ai pleuré en écoutant leur musique. Je connaissais chaque note, chaque instrument. »

Paul McCartney a rappelé : « C’est sur la chanson Mining Disaster que Robert Stigwood m’a joué que j’ai dit signez-les, ils sont super. »

Ringo Starr a déclaré : « Les Bee Gees de notre époque étaient assez importants, en particulier les harmonies. »

L’auteur-compositeur-interprète américain Gavin DeGraw a parlé de l’influence des Bee Gees avec leur propre musique ainsi que leur composition : « Parlons des Bee Gees. C’est un groupe emblématique. Pas seulement un grand groupe, mais un grand groupe d’auteurs-compositeurs. Même longtemps après le succès des Bee Gees dans les charts, ils écrivaient encore des chansons à succès pour d’autres personnes. Leur talent est allé bien au-delà de leur moment de succès à la fin des années 1970. C’est une perte pour l’industrie de la musique et une perte pour un groupe emblématique. La beauté de cette industrie est que nous rendons hommage et que chaque artiste à venir est un fan d’une génération avant, donc il y a un vrai élément de tradition. »

 

Impact sur la musique

Les Bee Gees font partie de la culture pop avec leur contribution au phénomène disco et la bande originale du film Saturday Night Fever en 1978. La bande originale représente l’héritage musical d’un phénomène de société de la fin des années 1970. L’album s’est vendu aujourd’hui à plus de quarante-cinq millions d’exemplaires. Il contient six titres classés numéro un dans les charts américains, qui sont devenus des classiques du genre dans la mémoire collective. Stayin’alive, Night Fever, More than a Woman ou encore You should be dancing.

Pourtant la contribution des frères Gibb à ce courant de musique n’est qu’épisodique dans leur longue et immense carrière. Les Bee Gees ne se sont pas cantonnés à un seul genre. Ils n’ont cessé d’appliquer leur talent d’écriture et d’harmonies à tous les genres musicaux qui marchaient à chaque époque de leur carrière.

Dans leur discographie on compte des albums exceptionnels tels que « Bee Gees 1st » qui contient à lui seul tous les courants musicaux de la fin des années 1960. Avec du baroque, de la soul, du psychédélisme, du folk, de la pop et du rock. Les frères Gibb ont produit un album qui figure parmi les meilleures productions de l’année 1967. Les Bee Gees gravent New York Midnight DesasterI can see NobodyTurn in this CenturyTo Love Somebody. L’album Trafalgar, sorti en 1971, met en avant la qualité d’écriture mais aussi les harmonies vocales des frères Gibb et les vibratos de Robin et Barry. Les chansons sont toutes aussi monumentales telles que How can you Mend a Broken HeartDearestIsraelWalkin Back to Waterloo. L’album Main Course de 1975 apporte une évolution musicale dans la carrière du groupe, les frères Gibb osent s’aventurer dans la musique rn’b, soul, funcky, country et soft rock. Ils gravent Jive talkinNight on BroadwayCome on OverSongbird. Leur premier album live Here at Last… Bee Gees… Live de 1976, sorti au printemps 1977, montre une prestation rock et plus mature du groupe avant leur explosion médiatique deux ans plus tard. Les Bee Gees avec Maurice à la basse, accompagnés de leur musiciens Alan Kendall à la guitare, Blue Weaver au synthétiseur, Dennis Bryon à la batterie ainsi que Karl Richarson aux arrangements, sonnent comme un vrai groupe et donnent une prestation musclée de leurs plus grands tubes tels que To Love SomebodyYou Should be DancingJive talkin’Come on Over. L’album Spirits Having Flown, sorti en 1979, montre les frères Gibb au sommet de leur art en exploitant toute l’ambiance rn’b et soul avec l’utilisation principale du falsetto de Barry. Cet opus n’est d’ailleurs pas un album disco. Le groupe publie I’m Satisfied, Living Together, Love you Inside Out.

L’héritage musical des Bee Gees réside aussi dans les mélodies et ces morceaux intemporels. Le catalogue des frères Gibb recèle d’incroyables morceaux : Odessa, sorti en 1969, est une pure merveille dans le genre baroque. C’est un morceau épique d’environ huit minutes avec de la guitare, du piano, des harpes, des orgues d’église, des chorales et des nappes de violons dignes de Walt Disney. Le vibrato poignant de Robin et les harmonies à n’en plus finir. La chanson raconte le naufrage d’un bateau au xixe siècle. L’un des points révolutionnaires des frères Gibb à cette époque dans la musique pop, c’était de produire des chansons énigmatiques liées à des événements historiques. Comme Odessa ou encore leur premier single New York Mining Desaster 1941 sorti en juin 1967. Dear Mr Kissinger, datant de 1973, est une ballade folk country où les Bee Gees osent s’exprimer politiquement contre le système américain. A Lonely Violin résume un peu cette période creuse des Bee Gees en 1973. Mais ce titre est l’un des plus émouvants jamais composés par Barry.

Au moins deux mille cinq cents artistes ont enregistré leurs chansons. De nombreuses légendes de la musique ont repris des titres des Bee Gees, tels qu’Elvis Presley : Words (1971), Janis Joplin, Nina Simone : To Love Somebody (1969), Al Green : How can you Mend a Broken Heart, Elton John : Don’t Forget to Remember (1969), Alton Ellis : Massachusetts, Dean Martin : Sweetheart (1971), ou plus récemment en public Bruce Springsteen avec Stayin’Alive (2014).

Les Bee Gees possèdent aussi un répertoire musical immense qui couvre tous les styles musicaux. Jamais un tel répertoire n’a attiré un public aussi varié. Depuis les années 1960 et sur quatre décennies, le groupe a produit sa musique populaire dans un style pop psychédélique, folk, rock, baroque, country, soul, et rn’b. Les frères Gibb ont ainsi composé plus de mille trente chansons. Ils comptent à leur actif plus d’une quarantaine de succès. Stayin’ AliveHow Deep is your LoveTo Love Somebody, Islands in the Stream, Woman in Love sont les titres les plus repris dans le monde. Les plus grands noms de la musique ont toujours apporté un crédit, une admiration à la musique des Bee Gees. D’ailleurs, Bono, le chanteur de U2, déclara en 2001 dans une émission britannique : « En matière de groupes, il existe cinq catalogues extraordinaires qui me rendent malade d’envie. Nul besoin d’affirmer que les Bee Gees sont tout en haut au côté des Beatles. »

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/97664-Bee-Gees

BABYFACE

Kenneth Edmonds, également connu sous le pseudonyme de Babyface, né le 10 avril 1959 à Indianapolis, est un auteur-compositeur, producteur et chanteur américain.

Il a écrit et produit des centaines de tubes pour les plus grandes stars de la chanson du milieu des années 1980 à la fin des années 1990. Il est à l’origine de 125 hits classés dans le Top 10 du Billboard Hot 100 américain, dont seize numéro un, ainsi que de 42 numéro un au classement R&B. Il a par ailleurs remporté 12 Grammy Awards durant sa carrière.

Babyface a été l’un des pionniers du new jack swing dans les années 1980, style qui a façonné le son du R&B moderne.

 

Biographie

Sa carrière musicale démarre en 1977, quand il devient guitariste pour le groupe de Jazz/Funk Manchild. La même année, le groupe sort un single qui se classe à une place plus qu’honorable dans les charts américains. C’est Bootsy Collins, célèbre bassiste et chanteur du groupe funk Parliament/ Funkadelic, qui l’appelle Babyface pour la première fois, trouvant que l’artiste avait encore un visage de gamin.

Puis Babyface intègre le groupe The Deele à la suite de sa rencontre avec L.A. Reid en 1981. Leur collaboration fera d’eux le plus célèbre duo de compositeur-producteurs de la décennie. Après avoir sorti trois albums avec L.A. Reid, Street BeatMaterial Thangz et Eyes of a Stranger, et à la suite de leur succès en tant qu’auteurs pour d’autres artistes, Babyface et L.A. Reid quittent The Deele en 1988 pour se consacrer à leur carrière de producteurs. Son premier album solo Lovers sort en 1986. Entre-temps ils produisent des tubes pour Bobby Brown, Pebbles, Karyn White, The Whispers, Sheena Easton, Paula Abdul, Johnny Gill, Whitney Houston

Alors que Michael Jackson est à l’apogée de sa gloire après la sortie de son album Bad, L.A. Reid & Babyface se font remarquer en déclarant : « Michael Jackson est le meilleur chanteur de tous les temps, mais il n’a pas les meilleures chansons ! ». À cette époque, Michael Jackson voulait L.A. Reid & Babyface pour produire l’album Dangerous, mais c’est son frère Jermaine Jackson (qui à cette époque est en conflit avec son frère) qui s’est octroyé le premier les services du fameux duo de producteurs avec l’album You Said sorti en 1991 sous le label LaFace Records.

En 1989 L.A. Reid & Babyface fondent leur propre maison de disques sous le célèbre label LaFace Records. Ils commencent alors à composer et produire pour de nouveaux artistes et pour les plus grosses pointures de la musique noire américaine. En parallèle, Babyface sort son deuxième album Tender Lover en 1989. It’s No CrimeTender LoverMy Kinda Girl et Whip Appeal seront ses quatre premiers tubes en solo dans les charts U.S., l’album sera double album de platine aux États-Unis.

Au début des années 1990 le duo de producteurs criblent les charts de tubes pour TLC, Toni Braxton, Boyz II MenWhitney Houston, Paula Abdul, Outkast, Bobby Brown, Tevin Campbell, Aretha Franklin, Jermaine Jackson… Ils signent notamment leur premier numéro 1 au Billboard Hot 100 avec le tube I’m Your Baby Tonight de Whitney Houston. S’en suivra l’énorme succès du tube End Of The Road de Boyz II Men qui bat un record absolut aux États-Unis en restant classée 13 semaines numéro 1 en tête du Billboard Hot 100 et en pulvérisant le record de 11 semaines précédemment détenu par Elvis Presley.

En 1993, à la suite de divergence d’ordre artistique L.A. Reid et Babyface décident de mettre un terme à leur collaboration en tant que compositeurs/producteurs.

Babyface sort en 1993 son troisième album For the Cool in You (en) qui sera la dernière collaboration avec son acolyte L.A. Reid. La ballade acoustique When Can I See You (en) se classe dans les premières places des hit-parades pendant l’été 1993 ainsi que les singles For the Cool in YouNever Keeping Secrets et And Our Feelings. L’album sera triple platine aux États-Unis et sera nominé aux Grammy Awards dans la catégorie « Meilleure performance vocale masculine ». Lors de cette même cérémonie il remporte le Grammy du « Producteur de l’année ».

À la suite de la rupture avec son acolyte L.A. Reid, Babyface commence à composer et produire en solo pour les plus grands artistes de la musique, notamment : Carole King, Patti LaBelle, Chaka KhanAretha Franklin, Madonna, Janet Jackson,Faith Evans, Al Green, Beyoncé, Diana Ross, Toni Braxton, Michael Jackson, Michael Bolton, Paula Abdul, Eric Clapton, Tevin Campbell, Bobby BrownWhitney HoustonBrandy, Mary J. Blige, Tamia, Shola Ama, Dru Hill, Fall Out Boy, Céline Dion, Mariah Carey, Vanessa Williams, Chanté Moore, En Vogue, Kenny G, Lil Wayne, P!nk, TLC, Ariana Grande, Bruno Mars et Phil Collins parmi bien d’autres.

Il remporte trois années consécutives le Grammy Award du producteur de l’année en 1995-1996-1997. Il détient le record du plus grand nombre de victoires dans cette catégorie, avec quatre. Il signe plusieurs tubes planétaires donc Take a Bow pour Madonna, I’ll Make Love to You pour Boyz II MenChange the World avec Eric ClaptonTrue Colors avec Phil Collins, Whitney Houston et son tube Exhale, Mary J. Blige, Brandy, Mariah Carey…

En 1995, la bande originale du film Waiting To Exhale dans lequel le rôle principal est interprété par Whitney Houston, et entièrement composée par Babyface, est un énorme succès et se vend à plus de 10 million d’exemplaires à travers le monde.

En 1998, Babyface réussit à réunir les deux divas et rivales Whitney Houston et Mariah Carey le temps d’un duo pour la bande originale du film d’animation de Dreamworks Le Prince d’ÉgypteWhen You Believe est composé par Stephen Schwartz mais Babyface retravaille le morceau et produit sa propre version avec sa signature sonore. When You Believe reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale lors de la 71e cérémonie des Oscars le 21 mars 1999. Avant d’interpréter la chanson cette nuit-là, Schwartz retire le nom de Babyface sur la nomination. Il fait cela car les ajouts de la version de Babyface n’apparaissent pas sur la version du film, il ne donne pas les crédits d’écriture. Cependant, si Babyface ne reçoit pas d’Oscar, Carey et Houston interprètent sa version, car elles se sentent plus familières avec celle-ci qu’avec la version du film plus académique. When You Believe connaît un immense succès en Europe et dans le monde en atteignant le top 5 en Belgique, Espagne, France, Italie, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède et Suisse. Grâce aux ventes en Europe et aux États-Unis, la chanson reçoit beaucoup de certifications.

Pendant qu’il travaille sur son quatrième album solo The Day, il coécrit et coproduit avec David Foster, l’hymne Olympique The Power of the Dream (en) enregistré par Céline Dion pour la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996.

En 1996, il sort l’album, The Day (en), qui est l’album de la consécration en tant qu’interprète. Le single en duo avec Stevie Wonder How Come, How Long est un succès international. Sur ce disque, il impressionne les critiques par ses talents d’interprète et par la qualité technique de ses arrangements et ses compositions. Un album plus acoustique avec un son pop/soul et des invités prestigieux comme Eric ClaptonStevie Wonder, Boyz II Men et Mariah Carey.

En 1997, Babyface est nommé pour le nombre record de douze Grammy Awards. Il est alors a l’apogée de sa gloire et les plus grandes stars se bousculent pour avoir un titre produit par Babyface.

En 1997, Babyface et son épouse Tracey Edmonds créent leur propre maison de production pour la télévision et le cinéma Edmonds Entertainement Group. Ils produisent des comédies à succès telles que : Sould FoodHav’plentyLight It Up et Josie et les Pussycats ainsi que des séries et shows pour la télévision.

Après son album MTV Unplugged tiré de son concert live a New York (avec des invités prestigieux tels que : Stevie Wonder, Eric ClaptonShanice, Marc Nelson, After 7) ainsi que son album de Noël Christmas with Babyface, il quitte son label Epic Records pour rejoindre L.A. Reid qui succède à Clive Davis à la présidence de Arista Records.

Babyface sort l’opus Face2Face le 11 septembre 2001. Pour la première fois de sa carrière, il fait appel a d’autres producteurs pour travailler sur plusieurs titres : The Neptunes, Heavy D., Tim & Bob ou encore Buckwild. L’album se démarque de ses précédents albums avec un changement de style dans sa façon de chanter, un phrasé plus syncopé et un son brut, plus urbain. Cet album n’est pas un gros succès, seule la ballade What If et le titre dansant There She Goes avec Pharrell Williams se classent dans les charts.

Après cet album, la carrière musicale de Babyface stagne un peu avec très peu de projets. L’arrivée d’une nouvelle vague de producteurs a succès tels que Pharrell Williams et Timbaland donne un nouveau son au R&B qui devient plus commercial et qui s’exporte à travers le monde entier.

En 2004, un nouvel album intitulé A Love Story2 disponible en téléchargement illégal sur Internet avant sa sortie, est avorté par sa maison de disques et ne sortira jamais. Seul le single The loneliness sortira sur les ondes radios. Entre soul, R&B et ambiances jazzy, l’album contient quelques perles comme My Boo (duo jazz avec la chanteuse Mycale), Makin’ Love ou Love Song.

Finalement, c’est en septembre 2005 qu’il revient sur le devant de la scène avec un nouvel album intitulé Grown & Sexy. Album typique R&B avec un son très années 1990 et plus minimal. C’est album reprend deux titres du projet A Love Story. Les deux singles tirés de cet album sont Sorry For the Stupid Things et le groovy Grown & Sexy.

Babyface divorce d’avec sa femme Tracy Edmonds après onze années de vie commune et deux enfants. Ils restent associés dans leur maison de production Edmonds Production Company.

En 2007, il enregistre son neuvième album studio intitulé Playlist. Cet album album acoustique est composé de 8 reprises Folk ainsi que de deux nouvelles compositions.

 

2013 – Le retour au premier plan

Le 17 août 2013, la chanson Hurt You qu’il interprète avec Toni Braxton est publiée. Elle représente les prémices de leur opus commun prénommé Love, Marriage and Divorce, qui sort le 4 février 2014. L’album se classe en tête des charts et remportera le Grammy Award du meilleur album R&B de l’année 2015.

Le 11 octobre 2013, Babyface est enfin honoré de son étoile le célèbre Walk Of Fame d’Hollywood et devient une légende vivante. Il reçoit la 2508e étoile. Puff Daddy, L.A. Reid, Stevie Wonder, Usher et Toni Braxton avaient fait le déplacement pour honorer leur ami pendant la cérémonie. Puffy poussera la confidence en avouant qu’il avait « conçu » deux de ses enfants sur des morceaux produits par Babyface : « And I want to thank you for Justin and Christian, I thank you. »

Babyface a réalisé en association avec Walter Afanasieff l’album Partners (Columbia) de Barbra Streisand. Sorti en septembre 2014, le disque se hisse en tête des ventes américaines. L’album est certifié disque d’or aux États-Unis en novembre 2014.

En parallèle, il produit la reprise Rolling In The Deep d’Adele pour l’opus Aretha Franklin Sings the Great Diva Classics d’Aretha Franklin.

Le 13 août 2015, un premier single de son premier album solo depuis 9 ans est dévoilé sur les ondes radios,We’ve Got Love. Prémisse de l’album The return of the Tender Lover (en) qui est un hommage a son album à succès sorti en 1989 Tender Lover (en) et qui sera composé de 8 nouvelles compositions.

En 2022, babyface sort son nouvel album Girls Night Out qui sera un album de collaborations avec la nouvelle génération de chanteuses R&B.

 

Vie privée

Il a deux enfants : Brandon Kenneth, né en 1994 et Dylan Michael, né en 1996.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/50703-Babyface

B.B. KING

B.B. King (pour Blues Boy), de son vrai nom Riley B. King, né le 16 septembre 1925 à Itta Bena, dans le Mississippi aux États-Unis, et mort le 14 mai 2015 à Las Vegas, est un guitariste, compositeur et chanteur de blues américain. Il est considéré comme l’un des meilleurs musiciens de blues, et a eu une influence considérable sur de nombreux guitaristes.

Il est, avec Albert King et Freddie King, un des trois « kings » de la guitare blues.

 

Biographie

Jeunesse

Riley B. King est né le 16 septembre 1925 dans une plantation de coton située entre Itta Bena et Indianola, il est le fils d’Albert Lee King et de Nora Ella King4, un couple de métayers. Il a quatre ans quand sa mère quitte son père. Le garçon sera alors élevé par sa grand-mère maternelle, Elnora Farr, à Kilmichael.

Riley King chante dans le chœur gospel de l’église baptiste Elkhorn de Kilmichael. Il aurait acheté sa première guitare à l’âge de 12 ans, d’autres sources indiquent que le guitariste Bukka White, cousin de sa mère, lui a donné sa première guitare. En 1943, King quitte Kilmichael pour travailler en tant que conducteur de tracteur et jouer de la guitare avec le Famous St. John’s Quartet à Inverness (Mississippi) dans des églises et des radios locales.

En 1946, Riley King suit Bukka White à Memphis (Tennessee). King retourne au Mississippi rapidement, où il décide de s’entraîner en vue de prochains séjours. Il retourne à Memphis en 1948 et joue dans l’émission radio de Sonny Boy Williamson sur KWEM Radio, où il commence à se faire un public. Il est engagé au Sixteenth Avenue Grill pour une émission de radio, King’s Spot, qui connaît un franc succès.

Après avoir été deux ans DJ dans une radio de Memphis, il se fait appeler « Beale Street Blues Boy », raccourci en « Blues Boy », puis finalement en « B.B. ». Il y rencontre T-Bone Walker : « Dès que je l’ai entendu, j’ai su qu’il fallait que j’aie [une guitare électrique]. « Il fallait que j’aie », euphémisme pour « voler » ! »

 

Apprentissage et influences

La première influence de B.B. King a été le gospel, dans lequel il baignait dans sa famille pieuse du sud des États-Unis. Il a ensuite entendu Blind Lemon Jefferson, duquel il a appris, à l’oreille, à jouer du blues traditionnel primitif. Il a ensuite découvert T-Bone Walker, qui jouait un blues plus complexe, utilisant des accords classiques du jazz, comme les accords de 9e de dominante. Il a ensuite appris du guitariste de jazz Charlie Christian, qui jouait dans l’orchestre de Benny Goodman, l’harmonie jazz, et en particulier l’utilisation des accords diminués. Il a finalement découvert Django Reinhardt, dont il a repris les mélodies chromatiques. Il reprend le son du bottleneck de Bukka White, en l’imitant avec les doigts, pour incorporer le bend et surtout son fameux vibrato à son jeu de guitare. Ces cinq musiciens ont été ses idoles tout au long de sa carrière. Il indique en outre avoir étudié des méthodes écrites pour apprendre les gammes et les positions d’accords, choses inconnues des premiers musiciens de blues. Il connaît donc très bien le solfège, les gammes et la formation des accords.

 

Carrière

Après un premier 78 tours peu remarqué pour le label de Nashville Bullet Records, B. B. King enregistre en 1949 pour RPM Records. La plupart de ces premiers enregistrements sont produits par Sam Phillips, futur créateur du label Sun.

B.B. King monte son orchestre, le « B.B. King Review », sous la direction de Millard Lee. À l’origine, on y trouvait Calvin Owens et Kenneth Sands (trompettes), Lawrence Burdin (saxophone alto), George Coleman (saxophone ténor), Floyd Newman (saxophone baryton), Millard Lee (piano), George Joyner (basse) et Earl Forest et Ted Curry (batterie). Onzie Horne arrangeait les compositions de King, qui, de son propre aveu, avait du mal avec les accords et se reposait sur l’improvisation. Il joue dans tous les États-Unis, dans de petits clubs mais aussi dans de grandes salles.

En février 1952, son 3 O’Clock Blues14 atteint la première place au classement Billboard Rhythm. B. B. King devient ainsi un des plus importants acteurs de la musique rhythm and blues, avec des succès tels que You Know I Love YouWoke Up This MorningPlease Love MeWhen My Heart Beats like a HammerWhole Lotta LovingYou Upset Me BabyEvery Day I Have the BluesSneakin’ AroundTen Long YearsBad LuckSweet Little AngelSweet sixteenThree O’Clock Blues et Please Accept My Love. Ses revenus augmentent significativement, passant de 85 $ à 2 500 $ par semaine, il joue dans des salles prestigieuses telles que le Howard Theater à Washington ou l’Apollo Theater à New York.

En 1956, il donne pas moins de 342 concerts et fonde son label « Blues Boys Kingdom », basé à Beale Street à Memphis, où il produit des artistes comme Millard Lee ou Levi Seabury.

 

En 1962, il signe avec ABC-Paramount Records, plus tard absorbé par MCA Records. En novembre 1964, il enregistre son album « live » le plus connu Live At the Regal, au Regal Theater de Chicago.

B. B. King trouve le succès hors du monde du blues avec le titre The Thrill Is Gone, en 1969. Il est alors reconnu par les jeunes musiciens américains et anglais de la musique rock, il assure la première partie des Rolling Stones pendant leur tournée américaine de la même année.

De 1951 à 1985, B. B. King apparaît 74 fois dans les classements R&B du Billboard.

En 1988, il touche une nouvelle génération grâce au titre When Love Comes To Town, avec le groupe U2, sur leur album Rattle and Hum. Dans le film homonyme, il fait une émouvante apparition sur scène aux côtés de Bono, puis en lisant les paroles du titre When Love Comes To Town, un très beau texte selon lui mais pour lequel il trouve Bono trop jeune. En 2000, B. B. King enregistre avec Eric Clapton l’album Riding With the King.

Bien plus que de suivre la voie de son idole T-Bone Walker, B. B. King a su créer son propre son grâce à un toucher inimitable, semblant donner une réelle personnalité à sa guitare. Son style a influencé de nombreux bluesmen de la génération suivante, comme Eric Clapton, Mike Bloomfield et Duane Allman.

 

Tournée d’adieux

 

Âgé alors de 80 ans, B. B. King commence sa tournée européenne d’adieux par un concert à la Hallam Arena (Sheffield, Royaume-Uni) le 29 mars 2006, accompagné de Gary Moore, avec qui il a déjà enregistré – notamment Since I Met You Baby – et organisé des tournées. Le volet britannique de cette tournée s’achève avec un concert le 4 avril à l’Arena de Wembley.

En juillet, il revient faire ses adieux à la Suisse, avec deux concerts, les 2 et 3 juillet, au 40e édition du Festival de jazz de Montreux, et un autre à Zurich, le 14 juillet, au Blues at Sunset. Lors du festival de Montreux, il se produit à l’auditorium Stravinsky en compagnie de Joe Sample, Randy Crawford, David Sanborn, Gladys Knight, Leela James, Earl Thomas, Stanley Clarke, John McLaughlin, Barbara Hendricks et George Duke. La tournée européenne prend fin le 19 septembre au Luxembourg (D’Coque).

De novembre à décembre 2006, B. B. King donne six concerts au Brésil. Le 29 novembre à São Paulo, lors d’une conférence de presse, à un journaliste qui lui demande si c’est sa dernière tournée d’adieux, il répond : « Un de mes acteurs préférés est écossais, il s’appelle Sean Connery. La plupart d’entre vous le connaissent dans son rôle de James Bond, 007. Un de ses films s’appelle Never Say Never Again ».

 

Retours

À 83 ans, B.B. King se produit le 22 juillet 2009 à Paris, au Palais des congrès, avant d’assurer un concert à Cognac le lendemain, dans le cadre du festival Blues Passions. À cette occasion, B. B. King est honoré par la municipalité en devenant « citoyen d’honneur » de la ville, tandis qu’une rue porte désormais son nom. Sa première participation au festival datait de 1995. Le 27 mai 2010, B.B. King se produit à Rabat (Maroc) au Festival Mawazine.

Le 26 juin 2010, il participe à Chicago au Crossroads Guitar Festival 2010, organisé par Eric Clapton avec de nombreux autres artistes. Le 30 juin 2011 il joue au Grand Rex, à Paris, ainsi que le 2 et le 3 juillet, avec Carlos Santana, au Montreux Jazz Festival. Le 21 juillet, il ouvre le festival de jazz de San Sebastián avec un concert gratuit sur la plage de la Zuriola.

Il donne également un concert le 9 juillet 2012 au Grand Rex, à Paris.

 

Mort

Il meurt le 14 mai 2015 à Las Vegas. Sa santé avait décliné durant l’année précédente, et il souffrait également de diabète. Juste après son décès, deux de ses filles accusent son gestionnaire et son assistant de l’avoir empoisonné, et le procureur de l’État du Nevada ordonne une autopsie du défunt ; quelques semaines plus tard, elle aboutit à la conclusion qu’il n’avait pas été empoisonné et que les causes de sa mort étaient naturelles.

De nombreux artistes tels que Ringo Starr, Eric Clapton, notamment en introduction de son film autobiographique « la vie en blues » ou encore Snoop Dogg ont rendu hommage à l’artiste sur les réseaux sociaux.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/37729-BB-King

ALPHONSE MOUZON

Alphonse Lee Mouzon né le 21 novembre 1948 et décédé le 25 décembre 2016, était un musicien américain. Batteur et claviériste de jazz fusion et propriétaire de Tenacious Records, un label qui a principalement publié ses propres albums. Il était compositeur, arrangeur, producteur et acteur. Il a gagné en popularité à la fin des années 1960 et au début des années 1970.

 

Biographie

Jeunesse

Mouzon, d’origine indienne, africaine, française et pied-noir, est né le 21 novembre 1948 à Charleston, en Caroline du Sud. Il a reçu sa première formation musicale à la Bonds-Wilson High School et a déménagé à New York après avoir obtenu son diplôme. Il a étudié le théâtre et la musique au City College de New York, ainsi que la médecine à la Manhattan Medical School. Il a continué à suivre des cours de batterie avec Bobby Thomas, le batteur du pianiste de jazz Billy Taylor. Il a joué des percussions dans le spectacle Promises, Promises de Broadway en 1968, puis a travaillé avec le pianiste McCoy Tyner. Il a passé un an en tant que membre du groupe de jazz fusion Weather Report. Après cela, Mouzon a signé en tant qu’artiste solo sur le label Blue Note en 1972.

 

Carrière

La visibilité de Mouzon a augmenté pendant son mandat avec le groupe de fusion du guitariste Larry Coryell de 1973 à 1975. Parmi les albums de cette période, on peut citer Introducing the Eleventh HouseLevel OneMind Transplant et, en 1977, un enregistrement de réconciliation. avec Latty Coryell intitulé Back Together Again.

Mouzon a enregistré Mind Transplant en 1974 avec le guitariste Tommy Bolin, qui avait déjà joué sur Billy Cobham’s Spectrum.

Il a enregistré quatre albums R & B: The Essence of Mystery (Blue Note, 1972), Funky Snakefoot (Blue Note, 1973), The Man Incognito (Blue Note, 1976) (y compris « Take Your Troubles Away »), et dans les années 1980 All Means, qui comprenait Herbie Hancock, Lee Ritenour, les Seawind Horns et Freddie Hubbard.

Mouzon a joué avec de nombreux musiciens de jazz fusion. En 1991, il se produit avec Miles Davis sur l’album intitulé Dingo. Mouzon a composé la chanson « The Blue Spot » pour la scène des clubs de jazz et est apparu comme acteur et batteur dans le film réalisé par Tom Hanks, That Thing You Do en 1996. Alphonse Mouzon a joué le rôle de Miles dans le film The Highlife, qui était exposé à un festival du film à Houston en 2003. On peut également le voir avec Michael Keaton et Katie Holmes dans le film First Daughter, et en tant que Ray dans le film The Dukes, aux côtés de Robert Davi, Chazz Palminteri et Peter Bogdanovich.

Mouzon a joué avec Stevie Wonder, Eric Clapton, Jeff Beck, Carlos Santana, Patrick Moraz, Betty Davis et Chubby Checker. Robert Plant, le chanteur de Led Zeppelin, lors de son discours de remerciement au Temple de la renommée du rock and roll de 1995, a classé Alphonse Mouzon parmi les influences du groupe issues de la musique américaine.

En 1992, Mouzon forme Tenacious Records et sort son album The Survivor. Des éditions ultérieures sur Tenacious Records, y compris des rééditions d’albums précédents, ont été publiées: On Top of the WorldEarly SpringBy All MeansLove FantasyBack to JazzAs You WishThe Night is Still YoungThe Sky is the LimitDistant LoverMorning Sun, and Absolute Greatest Love Songs and Ballads.

L’album de 1981, Morning Sun, est le plus populaire en Asie du Sud-Est, notamment aux Philippines. La plupart des chansons de l’album, notamment la pièce-titre, ont été largement utilisées par différentes stations de radio FM et AM et le sont toujours dans les publicités, les événements sociaux et les journaux télévisés dans ce pays.

Mouzon a joué sur un album avec Albert Mangelsdorff (trombone) et Jaco Pastorius (basse), nommé Trilogue. Enregistré à l’origine en 1976 et réédité en 2005, ce spectacle avait lieu le 6 novembre 1976 aux Berlin Jazz Days.

En 2014, Mouzon a été invité par le producteur Gerry Gallagher à enregistrer avec les légendes du rock latino El Chicano, ainsi que par David Paich, Brian Auger, Alex Ligertwood, Ray Parker Jr., Lenny Castro, Vikki Carr, Pete Escovedo, Peter Michael Escovedo, Jessy J, Marcos J. Reyes, Siedah Garrett, Walfredo Reyes Jr., Salvador Santana et Spencer Davis, et est présenté à la batterie sur deux titres « Make Love » et « The Viper », qui font partie du dernier album studio de Gallagher qui doit sortir en 2019.

 

Problèmes de santé et décès

Le 7 septembre 2016, Mouzon a reçu un diagnostic de carcinome neuroendocrinien, une forme rare de cancer. Son fils, Jean-Pierre Mouzon, a annoncé que son père était décédé d’un arrêt cardiaque à son domicile de Granada Hills, Los Angeles, Californie, le 25 décembre 2016 à l’âge de 68 ans.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/92220-Alphonse-Mouzon

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