CHICAGO
Chicago (connu sous le nom « The Chicago Transit Authority » entre 1967 et 1968) est un groupe américain de pop rock et jazz-rock originaire de la ville de Chicago, troisième métropole des États-Unis, au nord-est de l’Illinois.
Parmi les nombreux succès du groupe, les trois titres qui sont classés 1er aux États-Unis : If You Leave Me Now (1976), Hard to Say I’m Sorry (1982) et Look Away (1988), et les standards comme 25 or 6 to 4 (N°4 en 1970), Saturday in the Park (N°3 en 1972), Street Player (1979), You’re the Inspiration (N°3 en 1984) et Hard Habit to Break (N°3 la même année).
En septembre 2008, le magazine Billboard a classé Chicago au treizième rang dans une liste des 100 meilleurs artistes de tous les temps pour le succès des charts Billboard Hot 100, et les a classés au N°15 sur cette même liste en octobre 2015. Billboard a également classé le groupe au neuvième rang sur la liste des 100 plus grands artistes de tous les temps en termes de succès dans les palmarès des albums Billboard 200 en octobre 2015.
Chicago est l’un des groupes de rock les plus anciens et l’un des plus vendeurs de tous les temps, ayant vendu plus de 100 millions de disques dont 21 singles classés dans le Top 10, 5 albums N°1 consécutifs, 11 singles N°1 et 5 singles d’or. Un nombre considérable de 25 de leurs 34 albums ont été certifiés platine, et le groupe compte un total de 47 récompenses d’or et de platine.
En 1971, Chicago fut le premier groupe de rock à remplir le Carnegie Hall pendant une semaine. Chicago at Carnegie Hall (N°3 aux États-Unis) est le premier album live du groupe et constitue leur quatrième album. Il est également considéré comme un pionnier du marketing de la musique rock, avec un logo reconnaissable sur les pochettes d’album et un nom séquentiel de leurs albums par l’utilisation des chiffres romains.
Histoire
Années 1960–1980
Le nom du groupe s’inspire de la Chicago Transit Authority (CTA), nom de la compagnie gérant les transports en commun dans la ville de Chicago. C’était leur nom au tout début, mais ils l’ont simplifié pour ne garder que le nom de la ville après le premier album sorti en 1969.
La formation originale du groupe comportait sept musiciens : une section de cuivres composée de Walter Parazaider (saxophone), James Pankow (trombone) et Lee Loughnane (trompette), ainsi que Terry Kath (guitare, chant), Peter Cetera (basse, chant), Robert Lamm (claviers, chant) et Danny Seraphine (batterie).
Le musicien percussionniste Laudir de Oliveira rejoint le groupe au cours de l’année 1973, d’abord comme musicien invité sur les albums Chicago VI et Chicago VII, puis comme membre officiel du groupe à partir de l’album Chicago VIII. Il quittera le groupe en 1981 après la tournée de l’album Chicago XIV.
À la suite du décès accidentel de Terry Kath en 1978, le guitariste et chanteur Donnie Dacus rejoint le groupe pour les albums Hot Streets et Chicago XIII. Le guitariste Chris Pinnick lui succède pour l’enregistrement de l’album Chicago XIV (1980). Bill Champlin (guitare, claviers et chant) devient membre du groupe à partir de 1981 jusqu’en 2010. Son arrivée coïncide avec un changement d’orientation musicale et le choix de David Foster comme nouveau producteur.
Peter Cetera quitte le groupe en 1985 et se lance dans une carrière solo. Le bassiste Jason Scheff le remplace. Après l’album Chicago 18, le guitariste Dawayne Bailey remplace Chris Pinnick.
Années 1990
En 1990, le batteur Tris Imboden remplace Danny Seraphine. En 1995, le guitariste Dawayne Bailey est remplacé par Keith Howland. Après tous ces mouvements, quatre des sept membres d’origine — Lamm, Loughnane, Pankow et Parazaider — restent au sein du groupe en 2006, accompagnés de Champlin, Howland, Imboden et Scheff.
En 1993, Chicago écrit et enregistre son 22e album Chicago XXII: Stone of Sisyphus. L’album est un retour dans la composition traditionnelle des années 1970.
Après avoir terminé leur tournée en 1994 et signé avec le label Warner Bros. Records Giant Records, ils sortent leur album de 1995 Night & Day: Big Band, composé de reprises de chansons initialement enregistrées par Sarah Vaughan, Glenn. Miller et Duke Ellington. Le guitariste Bruce Gaitsch est intervenu et a rejoint le groupe pour gérer le travail de guitare de l’album. Après cet album de big band, Chicago acquiert les droits sur leurs enregistrements Columbia et les rééditent sous leur propre label. Au début de l’année 1995, Keith Howland, qui avait été musicien de studio et machiniste basé à Los Angeles, est recruté comme nouveau guitariste permanent de Chicago.
En 1998, le groupe sort Chicago XXV : The Christmas Album et un album live en 1999, Chicago XXVI sur leur propre label.
Années 2000
Le 21 mars 2006, leur nouvel album studio depuis Twenty 1 arrive avec Chicago XXX. Il est produit par Jay DeMarcus, bassiste et chanteur du trio Rascal Flatts, fan de longue date de Chicago.
Chicago apparait plusieurs fois au MGM Grand Las Vegas en mars, mai et octobre 2006. En juillet 2006, le groupe joue aux États-Unis avec Huey Lewis and the News.
Le 2 octobre 2007, Rhino Records sort le coffret double The Best of Chicago: 40th Anniversary Edition (Chicago XXXI), un best-of comprenant 40 ans de carrière, similaire à The Very Best of: Only the Beginning, sorti quatre ans plus tôt. En 2008, Stone of Sisyphus – anciennement Chicago XXII, désormais officialisé sous le titre Chicago XXXII – est publié en grand format.
Drew Hester, percussionniste et batteur des Foo Fighters, se joint au groupe en janvier 2009 en remplacement de Imboden, tombé malade, et continue avec le groupe jusqu’au retour de Imboden plus tard dans l’année. En août 2009, Champlin est renvoyé du groupe. Il est remplacé par Lou Pardini.
Années 2010
En 2010, Chicago tourne avec les Doobie Brothers (et plus tard de nouveau en 2017). Une performance de 2011 est enregistrée et publiée sur HDNet durant laquelle les Doobie Brothers sont rejoints par Chicago. Le groupe apparait dans la neuvième saison de l’émission télévisée américaine American Idol. Le 24 juillet 2011, ils jouent au Red Rocks au Colorado, avec l’orchestre symphonique du Colorado (Colorado Symphony Orchestra).
Avec Chicago XXXIII: O Christmas Three, le groupe fait appel au producteur Ramone (qui a contribué à la réédition spéciale Noël de What’s It Gonna Be, Santa?) pour enregistrer un album de Noël. La chanteuse de country Dolly Parton participe à l’album qui est publié en octobre 2011. Entre-temps, Rhino sort Chicago XXXIV: Live in ’75, un coffret deux disques comprenant leur performance des 24–26 juin 1975 au Capital Centre de Largo, dans le Maryland.
En janvier 2017, CNN Films diffuse un documentaire biographique du groupe intitulé Now More Than Ever: The History of Chicago. Il est réalisé et édité par Peter Pardini, neveu de Lou Pardini, et produit par le groupe.
Chicago commence sa tournée 2018 le samedi 13 janvier, lors d’un concert au Xcite Center de Bensalem, en Pennsylvanie. En juillet 2018, le groupe annonce le départ de Walter Parazaider.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/114483-Chicago-2
BRASS CONSTRUCTION
Brass Construction était un groupe américain de funk créé à Brooklyn par Randy Muller.
Biographie
Origine
Le groupe Brass Construction a été fondé par Randy Muller et lui a permis d’expérimenter des compositions à l’avant-garde du disco.
Né au Guyana en 1956, Randy Muller y passe 8 ans avant de rejoindre sa grand-mère à Brooklyn. Il y excelle à l’école et ses parents souhaitent qu’il devienne ingénieur ou médecin. Son intérêt se fixe toutefois sur la scène musicale locale et il dévore avec l’approbation de ses professeurs la théorie musicale. Flûtiste au sein du groupe des Panharmonics, il est fasciné par leur section cuivre.
En 1968, Randy Muller monte le groupe Dynamic Soul avec deux copains, Larry Payton à la batterie, et Wade Williamston à la basse. Randy Muller y joue du piano et arrange les morceaux. Le groupe est repéré par Motown mais Randy Muller refuse de signer le contrat afin de préserver l’identité sonore du groupe.
Il rencontre ensuite Jeff Lane, le futur producteur de B.T. Express, qui l’engage comme arrangeur.
Début des années 1970
En 1972, Joseph Wong, à la guitare, Wayne Parris et Morris Price, à la trompette, Mickey Grudge et Jesse Ward, aux saxophones, incorporent le groupe qui prend alors le nom de Brass Construction. Ils enregistrent leur premier 45 tours : Two Timin Lady / Take It Easy. La production est signée Jeff Lane et les morceaux composés par Randy Muller.
En 1975, le groupe signe chez United Artists.
Randy, auteur et compositeur des titres du groupe, est fortement influencé par les parties instrumentales de groupes tels que Kool & the Gang, Blood, Sweat & Tears ou Chicago. À la demande de la maison de disques, il intègre de courtes parties chantées intégrées dans le compositions comme une ligne de cuivre. Ainsi naissent les tubes Movin et Changin. Randy s’appuie pour la composition des morceaux d’une part sur les jam sessions, d’autre part sur les cours de musique qu’il suit au Hunter College.
Movin’ arrive n°1 des charts R&B et rentre dans le top 20 des charts Pop. L’album est disque de Platine.
Fin des années 1970
En 1976, sort le deuxième album, entièrement composé par Randy Muller. Cet album est mâtinée d’influences diverses, notamment latines et jamaïcaines.
En 1977, Brass Construction III connaît aussi un grand succès grâce au titre L-O-V-E-U.
Petit à petit, Randy Muller se détache de l’écriture et laisse les autres musiciens coécrire avec lui. Ainsi, sur l’album Brass Construction 5, le titre Music Makes You Feel Like Dancing est composé par le batteur Larry Payton.
En 1979 sort Brass Construction 6, Randy Muller n’y signe aucun titre. Ces deux albums connaissent un moindre succès par rapport aux précédents. Randy Muller les décrit comme « édulcorés et manquant de fraîcheur ».
Les années 1980
Ils changent de maison de disques pour Liberty en 1982.
Sort ensuite l’album Attitudes, produit par Randy Muller. Les sons deviennent moins organiques, plus synthétiques. Le passage chez Capitol les fait renouer avec le succès. L’introduction de boîtes à rythmes introduit la sonorité du groupe dans une dynamique très contemporaine typique des années 1980.
Ils signent dans ce style leurs trois derniers album : Conversations (1983), Renegades (1984) et Conquest (1985).
La qualité des productions des albums de Brass Construction ainsi que leurs prestations scéniques légendaires en font l’un des groupes de disco-funk les plus populaires et les plus respectés encore aujourd’hui.
Brass construction a considérablement influencé la musique afro-américaine en y injectant une dimension symphonique. Leurs compositions sont une invitation à la danse, la méditation et au voyage spirituel. Le groupe est régulièrement samplé par les artistes de rap, RnB et autres DJ’s.
Membres
- Jeff Lane (producteur)
- Jesse Ward, Jr. (décédé)
- Joseph Arthur Wong (décédé)
- Larry Payton (décédé)
- Michael Grudge
- Morris Price
- Randy Muller
- Sandy Billups
- Wade Williamston
- Wayne Parris
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/64791-Brass-Construction
CHAKA KHAN
Yvette Marie Stevens ( née le 23 mars 1953), plus connue sous son nom de scène Chaka Khan, est une chanteuse et compositrice américaine. Surnommée « Reine du Funk », sa carrière s’étend sur plus de cinq décennies , débutant au début des années 1970 comme chanteuse principale du groupe funk Rufus . Avec le groupe, elle a enregistré les tubes « Tell Me Something Good », « Sweet Thing », « Do You Love What You Feel » et le disque de platine « Ain’t Nobody ». Son premier album solo comprenait le tube R&B numéro un « I’m Every Woman » (qui est devenu un succès pop pour Whitney Houston ). Khan a connu un autre succès dans les charts R&B avec « What Cha’ Gonna Do for Me » avant de devenir la première artiste R&B à avoir un succès crossover avec un rappeur, grâce à sa reprise de « I Feel for You » de Prince en 1984. [ 5 ] Parmi les autres succès de Khan, on peut citer « Through the Fire » et une collaboration de 1986 avec Steve Winwood qui a produit un tube numéro un au Billboard Hot 100 , « Higher Love ».
Khan a remporté onze Grammy Awards , dont le Grammy Lifetime Achievement Award. Avec Rufus, elle a obtenu trois singles d’or, un single de platine, quatre albums d’or et deux albums de platine. Au cours de sa carrière solo, elle a obtenu trois singles d’or , trois albums d’or et un album de platine avec « I Feel for You » . Elle a également collaboré avec Whitney Houston, Ry Cooder , Robert Palmer , Ray Charles , Quincy Jones , Miles Davis , Chick Corea , Guru , Chicago , Joni Mitchell , Gladys Knight, De La Soul , Mary J. Blige , Ariana Grande et Sia . En décembre 2016, le magazine Billboard l’a classée 65e artiste de dance club la plus influente de tous les temps. Elle figurait à la 17e place du classement original des 100 plus grandes femmes du rock and roll établi par VH1 . Khan a été nominé trois fois en solo et quatre fois en tant que membre de Rufus featuring Chaka Khan pour son intronisation au Rock and Roll Hall of Fame , la première fois en 2012 avec Rufus. En 2023, Khan a été sélectionné dans la catégorie Excellence musicale.
Début de la vie
Yvette Marie Stevens est née le 23 mars 1953 à Chicago, dans l’Illinois, de Charles Stevens et Sandra Coleman. Elle décrit son père comme un beatnik aux prises avec une dépendance à l’héroïne. Elle a grandi dans le quartier de Hyde Park, un ensemble de logements sociaux difficiles du South Side de Chicago. Après le divorce de ses parents, alors qu’elle avait 10 ans, son père les a abandonnées pendant plus de cinq ans avant de revenir à la fin de son adolescence. Évoquant son éducation catholique, Khan l’a qualifiée de « terrible » et a confié avoir éprouvé un « grand soulagement » en la quittant. Sa sœur Yvonne est chanteuse sous le nom de Taka Boom, tandis que son frère Mark a formé le groupe funk Jamaica Boys et a été membre du groupe soul Aurra. Elle a deux demi-sœurs, Zaheva et Tammy.
Khan attribuait son amour de la musique à sa grand-mère, qui l’initia au jazz dès son enfance. Préadolescente, elle devint une passionnée de rhythm and blues et, à 11 ans, elle forma un groupe de filles , les Crystalettes, avec sa sœur Taka. À la fin des années 1960, Khan participa à plusieurs manifestations pour les droits civiques avec Connie, la seconde épouse de son père, une fervente militante du mouvement. Elle rejoignit le Black Panther Party après s’être liée d’amitié avec Fred Hampton , militant et natif de Chicago, en 1967. À 13 ans, lors d’une cérémonie de baptême, un prêtre babalawo yoruba lui donna le nom de Chaka Adunne Aduffe Hodarhi Karifi . Chaka signifie « femme de feu ».
En 1969, à l’âge de 16 ans, Chaka Khan fugue après que sa mère l’a violemment projetée contre un mur. Elle raconte : « Elle me tenait par le cou, plaquée contre le mur. Je ne sentais plus mes pieds dans le vide. » Elle quitte les Black Panthers et abandonne ses études secondaires, après avoir fréquenté les lycées Calumet et Kenwood (aujourd’hui Kenwood Academy ). Elle commence à se produire dans de petits groupes de la région de Chicago, notamment avec le groupe Lyfe de Cash McCall , dont faisait partie son petit ami de l’époque, Hassan Khan. Chaka et Hassan se marient en 1970.
Après le décès de Baby Huey en 1970, Khan fut sollicitée pour remplacer Baby Huey du groupe Baby Huey & the Babysitters. Le groupe se sépara un an plus tard. En 1972, alors qu’elle jouait dans des groupes locaux, Khan fut remarquée par deux membres d’un nouveau groupe appelé Rufus . La chanteuse principale, Paulette McWilliams , décida de quitter le groupe et proposa à Khan de les rejoindre. Le groupe attira l’attention du musicien Ike Turner , qui les fit venir à Los Angeles pour enregistrer dans son studio Bolic Sound à Inglewood, en Californie . Turner souhaitait que Khan devienne une Ikette ; elle refusa, déclarant qu’elle était « très heureuse avec Rufus. Mais l’attention d’Ike était certainement un atout. »
Carrière
1973–1978 : Début de carrière avec Rufus
En 1973, Rufus signe chez ABC Records et sort son premier album éponyme . Malgré une reprise enflammée de « Maybe Your Baby » de Stevie Wonder , extrait de son album acclamé *Talking Book* , et le succès modeste de la ballade « Whoever’s Thrilling You (Is Killing Me) », interprétée par Chaka, l’album passe inaperçu. La donne change lorsque Stevie Wonder lui-même collabore avec le groupe sur une chanson qu’il a écrite pour Khan. Ce titre, « Tell Me Something Good », devient leur premier grand succès, atteignant la 3e place du Billboard Hot 100 en 1974 et leur valant par la suite leur premier Grammy Award . Le succès de ce single et de son successeur, « You Got the Love », qui se classe 11e du Billboard Hot 100 et 1er du classement R&B, contribue au succès de leur deuxième album, *Rags to Rufus* , qui devient disque de platine avec plus d’un million d’exemplaires vendus. De 1974 à 1979, Rufus a sorti six albums certifiés platine, dont Rufusized , Rufus Featuring Chaka Khan , Ask Rufus , Street Player et Masterjam . Parmi les tubes du groupe durant cette période, on retrouve « Once You Get Started », « Sweet Thing », « Hollywood », « At Midnight (My Love Will Lift You Up) » et « Do You Love What You Feel ».
Le groupe s’est forgé une réputation grâce à ses performances scéniques exceptionnelles, Khan devenant la vedette incontestée grâce à sa voix puissante et à ses tenues de scène , parfois inspirées des Amérindiennes et dévoilant son ventre. La plupart des morceaux du groupe étaient écrits et produits par les membres eux-mêmes, à quelques exceptions près. Khan était également reconnue pour ses talents d’instrumentiste, jouant de la batterie et de la basse ; elle a aussi assuré les percussions au sein de Rufus. La plupart de ses compositions étaient des collaborations avec le guitariste Tony Maiden. Les relations entre Khan et le groupe, notamment avec le batteur Andre Fischer, se sont envenimées. Plusieurs membres ont quitté le groupe à chaque album. Khan est restée dans le groupe tout en signant un contrat solo avec Warner Bros. Records en 1978. Pendant que Khan travaillait sur ses projets solo, Rufus a sorti trois albums sans sa participation : Numbers (1979), Party ‘Til You’re Broke ( 1980) et Seal in Red (1983 ). En dehors de sa collaboration avec Rufus, Khan a assuré les chœurs sur le premier album du chanteur-compositeur Stephen Bishop , Careless (1976), sur les titres « Little Italy », « Save It For A Rainy Day » et « Never Letting Go ». L’album a été certifié disque d’or.
1978–1983 : Début de carrière solo et dernières années avec Rufus
En 1978, Warner Bros. Records sort le premier album solo de Khan , qui inclut le tube disco « I ‘m Every Woman », écrit pour elle par les auteurs-compositeurs-interprètes Ashford & Simpson . Le succès de ce single contribue à faire de l’album un disque de platine, avec plus d’un million d’exemplaires vendus. Khan participe également au tube de Quincy Jones « Stuff Like That », sorti lui aussi en 1978, dont Ashford & Simpson sont également co-auteurs, aux côtés de Jones et de plusieurs autres artistes. Ashford & Simpson interprètent le morceau avec Khan.
En 1979, Khan retrouve Rufus pour collaborer sur l’ album Masterjam , produit par Jones, qui inclut leur tube « Do You Love What You Feel », interprété en duo avec Tony Maiden. Malgré des relations parfois tendues avec certains membres du groupe, Khan et Maiden ont conservé une amitié au fil des ans. Toujours en 1979, elle chante en duo avec Ry Cooder sur son album Bop Till You Drop . Cette année-là, elle perfectionne ses talents de productrice et d’auteure-compositrice au studio Bolic Sound d’Ike Turner. Ils avaient prévu d’enregistrer ensemble. [ 26 ] En 1980, tandis que Rufus sort Party ‘Til You’re Broke , toujours sans Khan, elle publie son deuxième album solo, Naughty , dont la pochette la représente avec sa fille Milini, âgée de six ans. L’album contient le tube disco « Clouds » et la ballade R&B « Papillon ».
Toujours en 1980, Chaka Khan fit une apparition dans le film « The Blues Brothers » , avec John Belushi et Dan Aykroyd , en tant que soliste d’une chorale d’église . En 1981, il sortit deux albums : « Camouflage » chez Rufus et son album solo « What Cha’ Gonna Do for Me », certifié disque d’or. La même année, il participa à trois titres de l’album concept de Rick Wakeman , « 1984 » . En 1982, il publia deux autres albums solo : « Echoes of an Era » , aux sonorités jazz, et « Chaka Khan » , un album éponyme plus funk /pop . Le titre « Be Bop Medley », aux accents jazz, figurait sur ce dernier et valut à Chaka Khan un Grammy Award, ainsi que les éloges de la chanteuse de jazz Betty Carter, qui appréciait particulièrement son scat .
En 1983, après la sortie du dernier album studio de Rufus, *Seal in Red* , sur lequel Khan ne figurait pas, le chanteur est revenu avec Rufus pour un album live, * Stompin’ at the Savoy – Live* , incluant le single studio « Ain’t Nobody », qui devint le dernier succès du groupe dans les charts, atteignant la 22e place du Billboard Hot 100 et la première place du classement Hot R&B, tout en se classant dans le top 10 au Royaume-Uni. Après cette sortie, Rufus se sépara définitivement du groupe.
1984–1996 : Succès en solo
En 1984, Khan sort son sixième album studio, « I Feel for You » . Le titre éponyme , premier single extrait de l’album, avait été initialement écrit et enregistré par Prince en 1979 et avait également été interprété par The Pointer Sisters et Rebbie Jackson . La version de Khan comprenait un solo d’harmonica de Stevie Wonder et un rap introductif de Grandmaster Melle Mel . Ce fut un succès fulgurant, avec des millions d’exemplaires vendus aux États-Unis et au Royaume-Uni, qui contribua à relancer la carrière de Khan. « I Feel for You » domina non seulement les classements R&B et dance américains, mais connut également un grand succès dans les charts pop américains et atteignit la première place au Royaume-Uni. La chanson se classa troisième du Billboard Hot 100 en décembre 1984 et y resta pendant 26 semaines, jusqu’en 1985. De plus, elle atteignit la première place du classement Cash Box . Elle s’est classée cinquième au palmarès Billboard de 1985 et a valu à Prince le Grammy Award de la meilleure chanson R&B la même année . Outre son succès radiophonique et ses ventes importantes, le clip vidéo de Khan entouré de danseurs de breakdance dans un décor urbain a été largement diffusé à la télévision et a contribué à asseoir sa notoriété dans la culture populaire.
Parmi les autres singles qui ont contribué au succès de l’album « I Feel For You », certifié platine, figuraient « This is My Night » et la ballade « Through the Fire », cette dernière ayant également figuré au classement Adult Contemporary . Khan a participé au tube numéro un de Steve Winwood en 1986, « Higher Love ». La même année, un duo avec Robert Palmer était prévu pour la chanson « Addicted To Love ». Cependant, son manager a refusé de le sortir, ne souhaitant pas surcharger le marché de ses titres. Elle a néanmoins été créditée pour les arrangements vocaux dans le livret de l’album , et la chanson est devenue un succès international. Après le succès de l’ album « I Feel For You » , Khan a sorti « Destiny » en 1986 et « CK » en 1988. Elle a connu un nouveau succès à la fin des années 1980 avec un album de remixes , « Life Is a Dance: The Remix Project » , qui s’est classé dans le top 10 des ventes d’albums au Royaume-Uni. De ce fait, elle se produisait régulièrement au Royaume-Uni, où elle conservait un public fidèle . En 1986, Khan a chanté aux côtés de Luther Vandross, Cissy Houston et d’autres artistes sur le single « Underground » de David Bowie , extrait du film Labyrinth (1986).
En 1990, elle participa à un autre grand succès en collaborant avec Ray Charles et Quincy Jones sur une reprise new jack swing de « I’ll Be Good to You » des Brothers Johnson , titre figurant sur l’ album « Back on the Block » de Jones . La chanson atteignit la 18e place du Billboard Hot 100 et la 1re place du classement R&B, valant par la suite à Khan et Ray Charles un Grammy Award de la meilleure performance vocale R&B par un duo ou un groupe. Khan fit son retour en 1992 avec son premier album studio en quatre ans, « The Woman I Am » , qui connut un succès grâce aux titres R&B « Love You All My Lifetime » et « You Can Make the Story Right ». À la même époque, elle interpréta également un duo avec Peter Cetera sur la chanson « Feels Like Heaven », qui connut un succès plus modeste.
Khan a également contribué à des bandes originales et travaillé sur un album faisant suite à The Woman I Am , intitulé Dare You to Love Me , qui fut finalement abandonné. En 1995, elle et le rappeur Guru connurent un succès avec le duo « Watch What You Say » au Royaume-Uni. La même année, elle interpréta une reprise R&B contemporaine du classique « My Funny Valentine » pour la bande originale du film Waiting to Exhale . En 1996, après la sortie de sa compilation Epiphany : The Best of Chaka Khan, Vol. 1 , Khan quitta brusquement Warner Bros., affirmant que le label l’avait négligée et n’avait pas sorti Dare You to Love Me .
1998–2016
En 1998, Chaka Khan signe un contrat avec le label NPG Records de Prince et sort l’album *Come 2 My House * , suivi du single « Don’t Talk 2 Strangers », une reprise d’un titre de Prince de 1996. Elle part ensuite en tournée avec Prince, partageant l’affiche. En 2000, elle quitte NPG et publie son autobiographie, *Chaka! Through The Fire*, en 2003. L’année suivante, elle sort son premier album de reprises jazz en vingt-deux ans, * ClassiKhan* (2004) . Elle reprend également « Little Wing » avec Kenny Olson sur l’album *Power of Soul: A Tribute to Jimi Hendrix *.
En 2006, Khan était l’une des chanteuses invitées de l’ album All My Friends Are Here d’ Arif Mardin , qui retraçait l’œuvre de toute une vie, et elle est également apparue dans le documentaire qui l’accompagne, The Greatest Ears In Town . Elle a interprété une partie vocale jazz pour « So Blue », composé par Mardin dans les années 60, avec des paroles écrites pour le projet par Roxanne Seeman .
Après avoir signé chez Burgundy Records , Khan a sorti Funk This , un album que de nombreux critiques ont qualifié de « retour en force » , produit par Jimmy Jam et Terry Lewis & Big Jim Wright. L’album comprenait le tube « Angel » et le duo avec Mary J. Blige , « Disrespectful ». Ce dernier titre s’est hissé à la première place du classement des singles dance aux États-Unis, valant aux chanteuses un Grammy Award, tandis que Funk This a également remporté le Grammy du meilleur album R&B . L’album s’est aussi distingué par les reprises de Khan de « Foolish Fool » de Dee Dee Warwick et de « Sign o’ the Times » de Prince . En 2008, Khan a participé à l’ adaptation théâtrale de La Couleur Pourpre à Broadway , interprétant le rôle de Mme Sofia face à Fantasia Barrino (Celie).
En 2002, Chaka Khan a fourni des chœurs pour l’interprétation de « Misti Blu » par sa sœur Taka Boom , une collaboration avec le groupe de musique électronique britannique amillionsons.
En décembre 2004, Khan a reçu un doctorat honorifique en musique du Berklee College of Music lors de l’investiture de son président, Roger H. Brown.
Dans une interview de 2008, Khan a déclaré que, contrairement à d’autres artistes, elle était très optimiste quant aux changements actuels dans l’industrie du disque, notamment le téléchargement de musique . « Je suis ravie que les choses évoluent et que les artistes – et non les maisons de disques – aient davantage de contrôle sur leur art. Mon ancienne maison de disques (Warner Bros.) possède des archives remplies de mes enregistrements inédits que le public mérite d’entendre. Parmi eux, l’enregistrement original de « Addicted to Love » de Robert Palmer – dont ils ont retiré ma voix ! Nous travaillons actuellement à récupérer ce titre (et d’autres). » [ 31 ] En 2009, Khan est partie en tournée avec les chanteuses Anastacia et Lulu pour la tournée Here Come the Girls .
En 2009, Khan a participé en tant que chanteuse invitée au titre « Alive » sur l’album Drum ‘n voice 3 du batteur de jazz Billy Cobham . En 2010, elle a prêté sa voix à « Soul Survivor » de Beverley Knight , a collaboré avec Clay Aiken sur une chanson pour la série jeunesse Phineas et Ferb , et a figuré en tant qu’artiste invitée sur « One More Try » et sur une reprise de sa chanson « Through the Fire » du huitième album studio de l’auteure-compositrice-interprète nippo-américaine Ai , The Last Ai . Khan et Ai ont toutes deux remporté le Prix spécial de la collaboration internationale aux Billboard Japan Music Awards 2010 pour ces deux titres. Khan continue de se produire à guichets fermés, tant aux États-Unis, son pays d’origine, qu’à l’étranger.
Le 19 mai 2011, Khan a reçu la 2 440e étoile sur le Hollywood Walk of Fame, sur une portion d’Hollywood Boulevard à Los Angeles. Sa famille était présente lors de la remise de cet honneur, ainsi que Stevie Wonder , auteur de son premier grand succès, « Tell Me Something Good ». Le 27 septembre 2011, le comité du Rock & Roll Hall of Fame a annoncé que Khan et son ancien groupe, Rufus, étaient nommés conjointement pour y entrer. C’était leur première nomination, treize ans après leur éligibilité. Le groupe a été nominé notamment grâce à la réputation exceptionnelle de Khan, qui a mené de front sa carrière solo et ses années avec Rufus. Récemment, Khan a réenregistré sa chanson « Super Life » sous le titre « Super Life : Fear Kills, Love Heals » avec Eric Benet , Kelly Price et Luke James en hommage à Trayvon Martin , un adolescent tué le 26 février 2012. De nombreuses célébrités ont également participé à l’enregistrement, dont Loretta Devine , Terry Crews , Eva Pigford et le journaliste Kevin Frazier .
Le 6 décembre 2012, Khan s’est produite lors d’un concert de charité au profit des Forces de défense israéliennes (FDI). Les FDI avaient initialement invité Stevie Wonder ; cependant, suite à une campagne de lobbying réussie menée par la Campagne américaine pour mettre fin à l’occupation israélienne, Wonder s’est retiré et a été remplacé par Khan, qui a permis de récolter 14 millions de dollars pour les FDI. Ce soutien contrastait avec son soutien antérieur au Black Panther Party, qui avait publiquement soutenu la Palestine.
Le 27 juillet 2013, Chaka Khan a été honorée pour les 40 ans de la signature de son premier contrat d’enregistrement : l’avenue Blackstone, entre la 50e et la 51e rue (où se situe son ancien lycée, la Kenwood Academy), a été rebaptisée « Chaka Khan Way ». Le 28 juillet, la ville a proclamé cette journée « Journée Chaka Khan ». Elle s’est produite au pavillon Pritzker du Millennium Park ce même jour. En août 2014, Chaka Khan a été la marraine de la 85e édition du défilé et pique-nique annuel Bud Billiken, dans sa ville natale de Chicago.
Le 27 août 2015, Khan a été annoncée comme l’une des célébrités participant à la 21e saison de Dancing with the Stars . Elle a été associée au danseur professionnel Keo Motsepe . Khan et Motsepe ont été le premier couple éliminé de la compétition le 21 septembre 2015. En juillet 2016, elle a annulé ses prochains concerts et est entrée en cure de désintoxication .
En juin 2018, elle a sorti un nouveau single intitulé « Like Sugar », en collaboration avec Switch, membre du groupe Major Lazer . Elle a ensuite fait la promotion du single dans l’ émission d’Ellen DeGeneres . « Like Sugar » figure sur son album Hello Happiness , sorti en 2019. L’album est paru le 15 février 2019 et est son premier album en douze ans.
Khan a été Grand Maréchal du défilé du Tournoi des Roses de Pasadena 2019 le 1er janvier 2019 à Pasadena, en Californie.
En octobre 2019, Khan a été honorée lors du déjeuner « Power of Women » organisé par Variety pour son soutien à Little Kids Rock. Parmi les autres personnalités honorées figuraient Mariah Carey , Jennifer Aniston , Brie Larson , Awkwafina et Dana Walden . En novembre 2019, Khan a collaboré avec Ariana Grande sur la chanson « Nobody » de la bande originale du film Charlie’s Angels .
En 2020, Khan a participé à la troisième saison de The Masked Singer sous le nom de « Miss Monster ». Elle a été éliminée et démasquée lors du troisième épisode.
Khan a été invitée à chanter l’hymne national lors du NBA All-Star Game 2020. Son interprétation a été fortement critiquée sur Twitter, suscitant des comparaisons avec celle de Fergie en 2018.
En mai 2021, Khan a participé à la finale de la saison 19 d’American Idol , où elle a interprété un medley de ses tubes avec les candidats. En juin 2021, elle a collaboré avec le youtubeur et artiste Todrick Hall sur son album Femuline pour la chanson « Fabulosity ». En novembre 2021, Khan a participé à un duel Verzuz avec la chanteuse Stephanie Mills , au cours duquel les deux artistes ont interprété des titres de leurs discographies respectives. En juillet 2022, Khan a annoncé son nouveau single « Woman Like Me », qui est sorti le 29 juillet.
En 2023, Rolling Stone a classé Khan au 29e rang de sa liste des 200 plus grands chanteurs de tous les temps.
En 2023, Chaka Khan a été intronisée au Rock & Roll Hall of Fame et a reçu le prix d’excellence musicale. Lors de la cérémonie, elle s’est produite aux côtés d’artistes tels que Jazmine Sullivan , Common, Sia et HER . De plus, elle a interprété « I’m Every Woman » avec Sia .
En 2024, Chaka Khan a collaboré avec sa sœur, Taka Boom , et leur frère, Mark Stevens, sur le single « Misti Blu Two ». Ce morceau, sorti par le groupe de musique électronique britannique amillionsons, est une version réimaginée de la précédente interprétation de Taka Boom de « Misti Blu ».
vie personnelle
Khan a été mariée deux fois et a deux enfants : une fille, Indira Milini, et un fils, Damien Holland. Son premier mariage, avec Hassan Khan, a eu lieu en 1970, alors qu’elle avait 17 ans ; le couple a divorcé peu de temps après. La naissance d’Indira Milini est le fruit d’une relation entre Chaka Khan et Rahsaan Morris.
Khan épousa son second mari, Richard Holland, en 1976. Ce mariage aurait provoqué une rupture entre Khan et plusieurs membres de Rufus, notamment Andre Fischer. Holland souhaitait qu’elle atténue son image scénique sexy, ce qu’elle refusa. Après leur séparation en 1979, Khan travailla en studio avec Ike Turner , qu’elle décrivit comme une « véritable source d’inspiration et un catalyseur, tant sur le plan émotionnel qu’à d’autres égards », durant cette période difficile. Holland demanda le divorce en 1980, invoquant des « différends irréconciliables ».
Au sommet de sa gloire en solo au milieu des années 1980, elle a fréquenté un instituteur de la région de Chicago . Après leur séparation, Khan s’est installée en Europe, d’abord à Londres, puis a acheté une résidence en Allemagne. Elle a vécu un temps en Allemagne « dans un petit village de la vallée du Rhin » et également à Mannheim .
Khan se définit comme spirituelle et n’appartient à aucune organisation religieuse. Elle a vivement critiqué son éducation catholique, la qualifiant de religion « négative ». Elle a déclaré : « J’ai reçu une éducation catholique très stricte et le catholicisme est terrible ; c’est à cause de lui qu’il y a eu l’esclavage. La messe tous les matins à sept heures pendant le Carême. Quelle horreur ! Quel soulagement quand j’ai enfin compris dans quoi j’étais impliquée et que j’ai quitté tout ça ! »
Khan est végétalienne , affirmant avoir adopté ce régime pour perdre du poids et lutter contre l’hypertension artérielle et le diabète de type 2.
Khan a lutté contre la toxicomanie et l’alcoolisme, ayant abusé de la cocaïne, de l’héroïne, de médicaments sur ordonnance et d’alcool. Sa consommation de drogue a cessé en 1999, à la fin de la quarantaine. En 2016, elle et sa sœur sont entrées en cure de désintoxication pour une dépendance aux médicaments sur ordonnance qu’elle avait initialement pris suite à une blessure. Elle a également connu des périodes de rechute et de rechutes dans l’alcoolisme jusqu’en 2005, date à laquelle elle s’est déclarée sobre .
En 2006, son fils Damien Holland a été accusé de meurtre après la mort par balle de Christopher Bailey, âgé de 17 ans. Khan a témoigné en sa faveur. Holland a affirmé que le coup de feu était accidentel. Il a été acquitté au pénal et reconnu coupable au civil.
Bien qu’elle ait chanté aux conventions démocrate et républicaine de 2000 , Khan affirme qu’elle est plutôt « une personne à tendance démocrate ».
Khan a été présentée dans un épisode de Celebrity Ghost Stories en 2013 , dans lequel elle a raconté l’histoire d’un homme de l’ombre qui l’a suivie en tournée pendant des années, jusqu’à ce qu’elle rencontre un ange gardien qui l’a exhortée à changer de vie ou à mourir.
Khan a été intronisée comme membre honoraire de la sororité Zeta Phi Beta en novembre 2020.
Khan est un cousin du chanteur Lou Rawls .
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/17035-Chaka-Khan
BOBBY CALDWELL
Robert Hunter Caldwell (né le 15 août 1951) est un chanteur américain et auteur-compositeur qui a enregistré le titre What You Won’t Do for Love, en 1978. Après plusieurs albums R&B et smooth jazz, Caldwell se tourne vers les standards du Great American Songbook et le répertoire de Frank Sinatra. Il demeure très populaire au Japon, où il fait l’objet d’un véritable culte.
Carrière
Bobby Caldwell est né à Manhattan, mais a grandi à Miami. Sa mère était agent immobilier et de l’un de ses clients a été le chanteur de reggae Bob Marley. Caldwell et Marley sont par la suite devenus amis. Le fait de grandir à Miami l’a exposé à une grande variété de musiques : haïtienne, latino, reggae et rhythm and blues. Il a grandi en écoutant la musique de Frank Sinatra et Ella Fitzgerald. À douze ans, il commence à jouer du piano et de la guitare. Il est attiré par le rock and roll, mais aussi de jazz et le rhythm and blues. À dix-sept ans, il travaille avec son groupe à Las Vegas, puis s’installe à Los Angeles.
Il signe avec TK Records à Miami. En 1978, après l’enregistrement des chansons pour son premier album, les dirigeants lui disent qu’ils sont enthousiastes pour l’album, mais lui reprochent le manque de « tube » potentiel. Caldwell reprend alors le chemin des studios pour deux jours et écrit What You Won’t Do for Love. TK était essentiellement un label de rhythm and blues populaire parmi les noirs Américains. Les cadres du label veulent alors dissimuler que Bobby Caldwell est blanc : il est donc représenté par une silhouette dans l’ombre d’un coucher de soleil sur la couverture de l’album. Quand il part en tournée avec Natalie Cole pour la promotion de l’album, la majorité de l’auditoire est noir et c’est une surprise pour lui de découvrir qu’il est blanc.
What You Won’t Do for Love atteint le top dix sur les classements Billboard Pop (N ° 9)5, R&B (N ° 6), et Adult Contemporary (N ° 10). La chanson a été reprise, réenregistrée et échantillonnée à de nombreuses reprises. Bobby Caldwell ressort lui-même une version en 1998. Elle a été reprise par Go West, Phyllis Hyman et Boyz II Men et a été échantillonnée par John Legend et Tupac Shakur.
Le premier album a été suivi par Cat in the Hat (1980) et Carry On (1982). Pour ce dernier album, il joue tous les instruments, est producteur et participe aux arrangements et au mixage. En 1983, Bobby Caldwell publie August Moon exclusivement pour le Japon. Ce disque sortira aux États-Unis dans les années 1990.
Boz Scaggs lui conseille d’écrire des chansons pour d’autres musiciens après la disparition de TK Records. Caldwell écrit The Next Time I Fall, qui est devenu un hit pour Amy Grant et Peter Cetera, et des chansons de Roy Ayers, Chicago, Natalie Cole, Neil Diamond, Roberta Flack, Al Jarreau, et Boz Scaggs.
Sur le Blue Condition (1996) Caldwell délaisse le RnB pour l’enregistrement d’arrangements big band de chansons du Great American Songbook, en particulier ceux chantés par Frank Sinatra. Il reprend aussi Sinatra dans l’hommage au « Rat Pack » de Las Vegas. Il continue de chanter des standards sur Come Rain or Come Shine (1999), The Consummate Bobby Caldwell (2010), et After Dark (2014). En 2015, il collabore avec le producteur Jack Splash sur l’album Cool Uncle.
Public japonais
Bobby Caldwell est très populaire au Japon, où il a été surnommé « Monsieur AOR » Ses concerts s’y jouent à guichets fermés. Au Japon, le terme « AOR », « Rock Orienté Adulte » ou encore « Rock orienté album » est utilisé pour décrire le style communément appelé « Adulte Contemporain » aux États-Unis : un format à la mélodie efficace calibré pour la radio. En 1992, il a reçu au Japon l’équivalent d’un Grammy Award du « meilleur artiste international ».
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/57627-Bobby-Caldwell
QUINCY JONES
Quincy Delight Jones Jr., dit Quincy Jones et surnommé « Q », né le à Chicago (Illinois) et mort le à Los Angeles (Californie), est un trompettiste, arrangeur, compositeur, réalisateur et producteur américain.
Considéré comme l’un des plus grands producteurs de musique, il est notamment connu pour le trio qu’il forma avec Bruce Swedien (ingénieur du son) et Michael Jackson sur les albums Off the Wall (1979), Thriller (1982) et Bad (1987) de ce dernier.
Quincy Jones a remporté 28 Grammy Awards (pour 80 nominations) ainsi qu’un Grammy Legend Award en 1992.
Biographie
Jeunesse et formation
Né à Chicago, Quincy Jones est le fils de Quincy Delight (un charpentier) et de Sarah Wells Jones. Il connaît une enfance difficile : pauvreté et mère internée pour maladie mentale. Après plusieurs déménagements, son père s’installe dans la banlieue de Seattle, à Bremerton, dans l’État de Washington et c’est là que Quincy Jones commence à être fasciné par la musique. Il s’essaie d’abord en autodidacte au piano, puis apprend la trompette à l’école. À treize ans, il reçoit quelques cours de Clark Terry, lors d’un passage de l’orchestre de Count Basie à Seattle. La situation financière de la famille est difficile et, en dehors de ses heures d’école, il exerce l’activité de cireur de chaussures. Il fait la connaissance de Ray Charles, son aîné de trois ans. Les deux amis forment un combo qui se produit dans les clubs de la ville. Quincy Jones fait aussi partie d’orchestres locaux. À dix-huit ans, il obtient une bourse pour poursuivre ses études au Berklee College of Music de Boston.
Carrière
Il quitte vite cet établissement pour intégrer l’orchestre de Lionel Hampton8 comme trompettiste et arrangeur. Malgré un salaire dérisoire, Quincy Jones reste quatre ans dans ce « big band » avec lequel il fait une tournée en Europe. Il s’installe ensuite un temps à New York où il exerce comme trompettiste mais surtout arrangeur « free lance ». Il écrit des arrangements pour de nombreux musiciens (Tommy Dorsey, Gene Krupa, Sarah Vaughan, Count Basie, Dinah Washington, Cannonball Adderley, Ray Charles, etc.).
En 1956, Quincy Jones est engagé par Dizzy Gillespie comme trompettiste et directeur musical de son big band pour une tournée organisée par le Département d’État au Moyen-Orient et en Amérique du Sud. Pendant cette tournée, il fait la connaissance de Lalo Schifrin, pianiste-compositeur-arrangeur-chef d’orchestre. Peu après, il enregistre son premier disque comme chef d’orchestre pour le label ABC Paramount Records.
En 1957, Quincy s’installe à Paris où il étudie auprès de Nadia Boulanger, directrice du Conservatoire américain de Fontainebleau, et travaille comme « staff arranger » pour le label d’Eddie Barclay (pour des artistes tels que Henri Salvador, Charles Aznavour, Jacques Brel, etc.). Le groupe Les Double Six enregistre un album consacré à ses compositions. Le temps d’une tournée européenne, il est le directeur de la troupe qui joue la comédie musicale Free and easy d’Harold Arlen. En 1960, il forme un « big band » avec dix-huit musiciens. Malgré la qualité musicale de l’orchestre, l’expérience se solde par un fiasco financier et pousse Quincy Jones, homme pourtant foncièrement optimiste, au bord de la dépression.
Il retourne aux États-Unis où, grâce à l’aide d’Irving Green, il devient arrangeur puis directeur musical du label Mercury. C’est dans ce cadre qu’il va arranger des dizaines d’albums de jazzmen mais aussi, et surtout, d’artistes comme Frank Sinatra, Barbra Streisand, Nana Mouskouri ou encore Tony Bennett. En 1964, il est nommé vice-président du label. La même année il écrit sa première musique de film pour Le Prêteur sur gages de Sidney Lumet puis en écrit d’autres dans les années qui suivent.
Il travaille aussi pour la télévision : musiques de L’Homme de fer, Sanford and son et du Bill Cosby Show. Il milite dans de nombreux mouvements anti-racistes et sociaux auprès de Martin Luther King ou du Révérend Jesse Jackson. Il aide financièrement l’IBAM (« Institute for Black American Music ») et est un des fondateurs du « Black Arts Festival » de Chicago. En 1973, Quincy Jones coproduit pour CBS Duke Ellington, We Love You Madly, une émission télévisée en hommage à l’œuvre du Duke à laquelle participent Sarah Vaughan, Aretha Franklin, Peggy Lee, Count Basie, Joe Williams, et le groupe Chicago. En parallèle à son activité de producteur et de compositeur, Quincy Jones continue à enregistrer des disques, pour plusieurs labels, sous son nom, souvent plus proches du rhythm and blues, du funk ou de la pop que du jazz.
En août 1974, il est victime d’une rupture d’anévrisme et subit deux importantes opérations. Après six mois d’arrêt, il reprend une intense activité. Il est le directeur musical du film The Wiz pour le compte de la mythique maison de disques Motown. C’est sur le tournage qu’il rencontre le jeune Michael Jackson qui est à la recherche d’un nouveau producteur pour lancer sa carrière solo. Il produit ainsi en 1979 Off the Wall, le cinquième album de Michael Jackson mais son 1er album en tant qu’adulte et son 1er chez le label Epic Records. Cet album est un succès commercial mais l’apothéose vient en 1982 avec le suivant, Thriller, qui reste à ce jour l’album le plus vendu de tous les temps avec plus de 60 millions d’exemplaires vendus. Après un troisième album, Bad (1987), qui est encore un succès, Michael Jackson se sépare de Quincy Jones, mais la fortune de ce dernier est définitivement assurée.
Sa situation financière lui permet d’acheter les droits d’édition de compositions de nombreux musiciens (il possède actuellement des droits sur environ 1 600 titres). Elle lui permet aussi d’être, en 1985, coproducteur du film de Steven Spielberg La Couleur pourpre (The Color Purple). La même année, il est coorganisateur de l’enregistrement de We Are the World, titre humanitaire contre la famine en Éthiopie (1984-1985). En 1988, il remixe Blue Monday de New Order. Quincy Jones n’oublie pas pour autant le jazz. En 1991, par exemple, il dirige au festival de Montreux l’orchestre qui accompagne Miles Davis pour la reprise des arrangements écrits par Gil Evans. En 1993, Quincy Jones et David Salzman organisent le concert d’investiture du président Bill Clinton.
Jones et Salzman fondent la compagnie « QDE » (Quincy Jones/David Salzman Entertainment) qui produit aussi bien de la musique, des pièces de théâtre, des films, des émissions télévisées – dont Le Prince de Bel-Air (The Fresh Prince of Bel-Air) pour NBC-TV – et d’autres produits multimédias. QDE – dont Quincy Jones est le PDG – édite aussi le magazine Vibe. Quincy Jones fonde son propre label, Qwest Records. En 2001, Quincy Jones est fait Commandeur de la Légion d’honneur par Jacques Chirac.
En 2019, il est le parrain sur scène des concerts Quincy Jones Presents Off the Wall, Thriller & Bad (date à l’AccorHotels Arena) et Quincy Jones Presents Soundtrack Of The 80’s.
Vie personnelle
Quincy Jones a été marié par trois fois et a eu sept enfants de cinq compagnes différentes,
En 1957, Quincy épouse Jeri Caldwell, le couple donne naissance à une fille : la chanteuse de jazz Jolie Jones Levine. Ils divorcent en 1966.
En 1963, il a une brève liaison avec la danseuse Carol Reynolds, de cette union naît une fille Rachel Jones.
En 1967, il épouse la photographe, parolière et chanteuse Ulla Jones, le couple donne naissance à une fille Martina Jones et au compositeur et producteur Quincy Jones III. Ils divorcent en 1974.
En 1974, il épouse l’actrice Peggy Lipton (décédée le 11 mai 2019), le couple donne naissance à deux filles : la styliste et actrice Kidada Jones et l’actrice Rashida Jones. Ils divorcent en 1990.
De 1991 à 1997, Quincy entretient une liaison avec l’actrice Nastassja Kinski (la fille de Klaus Kinski), le couple donne naissance, en 1993, à la mannequin Kenya Kinski-Jones.
Autres
Récemment, les marques d’accessoires audio AKG ainsi que JBL lui ont proposé d’éditer sa propre ligne d’accessoires audio.
En 2017, Quincy Jones et le producteur français Reza Ackbaraly ont lancé Qwest TV, le premier service de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) consacré au jazz et à ses musiques affiliées du monde entier. La plateforme propose une sélection de concerts, d’interviews, de documentaires et de contenus originaux et exclusifs, sans publicité .
On a pu le voir en caméo dans l’épisode 9 de la saison 1 de la série Le Prince de Bel-Air. Il fait aussi une apparition dans le film The Wiz et dans Austin Powers 3 de Mike Myers.
Le compositeur japonais Joe Hisaishi (de son vrai nom Mamoru Fujisawa), compositeur des films de Hayao Miyazaki et de Takeshi Kitano a choisi son pseudonyme en hommage à Quincy Jones. En effet, le kanji pour « Hisaishi » pourrait être lu comme « Kuishi », qui est proche de la prononciation japonaise de « Quincy », et « Joe » vient naturellement de « Jones ».
Le concert pour son 75e anniversaire a eu lieu en Suisse au Festival de Jazz de Montreux 2008.
Un concert événement pour célébrer son 85e anniversaire a eu lieu au Festival de Jazz de Montreux le dimanche 8 juillet 2018, avec notamment : Ibrahim Maalouf, Nate Smith Kinfolk, Jade Elliott, Nik West, Ezra Collective, Richard Bona, Jacob Collier, Alfredo Rodriguez, Talib Kweli, Jowee Omicil et bien d’autres.
Vie privée
Quincy Jones a été marié trois fois et a eu sept enfants de cinq compagnes différentes :
- En , il épouse Jeri Caldwell ; le couple donne naissance à une fille : la chanteuse de jazz Jolie Jones Levine. Ils divorcent en .
- En , il a une brève liaison avec la danseuse Carol Reynolds ; de cette union naît une fille Rachel Jones.
- En , il épouse la photographe, parolière et chanteuse Ulla Jones ; le couple donne naissance à une fille Martina Jones et au compositeur et producteur Quincy Jones III. Ils divorcent en .
- En , il épouse l’actrice Peggy Lipton (morte le ) ; le couple donne naissance à deux filles : la styliste et actrice Kidada Jones et l’actrice Rashida Jones. Ils divorcent en .
- De à , il entretient une liaison avec l’actrice Nastassja Kinski (la fille de Klaus Kinski) ; le couple donne naissance, en , à la mannequin Kenya Kinski-Jones.
Mort
Quincy Jones meurt le à Los Angeles, à l’âge de 91 ans, des suites d’un cancer du pancréas que rien ne laissait transparaître. Sa famille exprime dans un communiqué sa tristesse face à cette perte, tout en célébrant « la grande vie qu’il a vécue ». Il est inhumé au Hollywood Forever Cemetery.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/17546-Quincy-Jones
AL JARREAU
Alwin Lopez Jarreau, connu sous le nom de scène d’Al Jarreau, est un auteur-compositeur-interprète américain, né le 12 mars 1940 à Milwaukee et mort le 12 février 2017 à Los Angeles.
Au cours de sa carrière, entre les années 1970 et 2000, Al Jarreau a remporté sept Grammy Awards. Il est le seul chanteur à avoir remporté ces distinctions dans trois catégories différentes : jazz, R&B et pop.
Biographie
Jeunesse et débuts dans la musique
Alwin Jarreau1 naît le 12 mars 19402 à Milwaukee dans l’État du Wisconsin. Dès son plus jeune âge, il est au contact de la musique chrétienne et gospel grâce à son père Emile, un pasteur adventiste, et à sa mère Pearl, une pianiste d’église. Les six enfants de la famille Jarreau participent aux chorales religieuses, notamment pour des œuvres de charité et pour des associations de parents d’élèves. Le jeune Alwin fait ses études secondaires à la Lincoln High School de Milwaukee avant d’intégrer le Ripon College en 1958, une école privée située dans le comté de Fond du Lac. Pendant son temps libre, il chante avec un groupe de vocalistes appelé The Indigos. Il a aussi des responsabilités dans l’association étudiante Badger Boys State et joue dans le club de basket-ball de son établissement. En 1962, il sort de l’école de Ripon avec un Bachelor of Arts de psychologie. Al Jarreau s’installe ensuite dans l’Iowa. Il se produit dans des clubs de jazz à Cedar Rapids et accompagne notamment le saxophoniste J. R. Monterose sur scène en 1963. L’année suivante, il obtient un master en « psychologie de l’accompagnement professionnel » à l’Université de l’Iowa afin de travailler dans le domaine de l’insertion sociale et professionnelle. Il déménage alors à San Francisco pour commencer son métier de conseiller social. Au milieu des années 1960, il fait la connaissance du claviériste George Duke dans cette ville de Californie et rejoint son trio de jazz7,12. Non loin de là, à Sausalito, il se produit également en duo avec le guitariste Julio Martinez dans des boîtes de nuit. Ces collaborations musicales amènent progressivement Al Jarreau à privilégier sa vocation de chanteur à celle de psychologue.
En 1968, il quitte son travail et se consacre entièrement à la musique. Toutefois, son expérience en tant que conseiller social lui a beaucoup apporté humainement : « En exerçant ce métier, j’ai appris à comprendre la souffrance et les moments difficiles chez les autres. […] Ça m’a changé ! J’espère que ça se retrouve dans ma musique, et dans ma façon d’être en scène », déclare-t-il dans un entretien en 2015. À la même époque, il divorce avec sa première femme, Phyllis Hall, qu’il avait rencontrée à l’Université de l’Iowa en 1964. Al Jarreau déménage à Los Angeles et continue à se produire dans des boîtes de nuit comme le Dino’s, le Troubadour ou encore le Bitter End West. Il voyage également jusqu’à New York, où il fait quelques apparitions dans les émissions télévisées de Johnny Carson et David Frost. Le chanteur monte aussi sur la scène du comedy club The Improv avec Julio Martinez pour chauffer la salle avant la prestation des humoristes. Au printemps 1971, Al Jarreau retourne à Los Angeles. Lors d’une performance au Bla Bla Cafe, dans le quartier de Studio City, il rencontre Susan Player, une actrice et mannequin. Ils se marient en 1977 et auront plus tard un enfant nommé Ryan. Toujours au début des années 1970, le chanteur fonde un groupe nommé Jarreau, dont fait notamment partie le jeune pianiste Richard Dworsky. Ils écrivent ensemble plusieurs morceaux de jazz fusion et enregistrent des maquettes. Alors qu’il se produit dans une boîte de nuit avec sa nouvelle formation, Al Jarreau est remarqué par des responsables de Warner Bros. Records. En 1975, il signe sur le label Reprise et sort un album qu’il a entièrement écrit et composé : We Got By. Produite par Al Schmitt, cette œuvre musicale marque le commencement de la carrière professionnelle du chanteur.
Années 1970 : premiers albums
We Got By bénéficie d’une très bonne critique et d’un succès public, le titre éponyme et You Don’t See Me constituant des moments forts de cet album. Les arrangements sont signées par Dave Grusin. En 1976 suit l’album Glow, coproduit par le tandem Al Schmitt et Tommy LiPuma (Michael Franks), où l’on retrouve des musiciens comme le guitariste Larry Carlton, Joe Sample et Wilton Felder (tous trois membres du groupe The Crusaders) ou encore le percussionniste Ralph MacDonald. On peut y apprécier des interprétations très personnelles de Your Song (Elton John) et de Agua De Beber de Vinícius de Moraes et Antônio Carlos Jobim. En 1977 paraîtra un album live Look To The Rainbow pour lequel il obtient le premier Grammy Arward des sept qu’il recevra au cours de sa carrière. En 1978, All Fly Home marquera sa dernière collaboration avec Al Schmitt comme producteur, avec toujours des musiciens reconnus tels que Larry Williams du groupe Seawind, le guitariste Lee Ritenour ou encore le percussionniste Paulinho Da Costa.
Années 1980
En 1980, paraît l’album This Time, produit par Jay Graydon (Airplay), un guitariste renommé des studios de Los Angeles. Le succès est immédiat ; l’album est salué par la critique et conquiert un large public, avec des titres comme Gimme What You Got ou Never Givin’ Up sortant en singles. 1981 constituera le sommet commercial de la carrière de Al Jarreau avec l’album Breakin’ Away, toujours produit par Graydon. Les titres tels que Breakin’ Away, We’re In This Love Together et Roof Garden obtiennent un grand succès. Breakin’ Away se hissera à la première place du Billboard dans deux catégories : Black Albums et Jazz Albums et atteindra la neuvième place dans la catégorie Pop Albums. Des musiciens célèbres ont participé à ce disque, par exemple Bill Champlin (Chicago), Steve Lukather et Jeff Porcaro (Toto), Steve Gadd, Richard Page et Steve George (Pages, Mr. Mister), David Foster, Michael Omartian (Christopher Cross), la section de cuivres de Seawind (Jerry Hey, Larry Williams), ou encore le saxophoniste de jazz Tom Scott. Breakin’ Away sera nommé aux Grammy Awards dans la catégorie Meilleur Album de l’année.
Le travail d’Al Jarreau est à ce moment influencé par une forme de spiritualité issue de la science religieuse et de l’Église de Scientologie, qu’il fréquente jusqu’aux années 1990.
En 1982, Al Jarreau participe à la bande originale du film Les Croque-morts en folie, un des premiers films du réalisateur Ron Howard (le Richie de la série Happy Days) en interprétant le titre Girls Know How écrit par Burt Bacharach, Carole Bayer Sager et David Foster et toujours produit par Jay Graydon mais cette fois en compagnie de David Foster. Burt Bacharach et Carole Bayer Sager écrivent la majorité des musiques de ce film. En cette même année 1981 il se produit également au célèbre festival de Montreux en Suisse sur les bords du Lac Léman. Trois titres en duo avec Randy Crawford seront immortalisés sur l’album Casino Lights: Recorded Live at Montreux, Switzerland, il s’agit de Who’s Right Who’s Wrong (Kenny Loggins/Richard Page), Sure Enough (Tom Snow/Cynthia Weil) et Your Precious Love (Nickolas Ashford/Valerie Simpson).
En 1983, paraît l’album Jarreau, sous la houlette Jay Graydon qui choisit pratiquement les mêmes musiciens que sur Breakin’ Away. Les singles Mornin’, Boogie Down et Trouble In Paradise accompagneront cet album. Parmi les musiciens ne figurant pas sur Breakin’ Away, on note la présence de Steve Porcaro (Toto), frère du batteur Jeff Porcaro.
Les années 1983-84 marquent un profond changement dans l’industrie musicale, aussi bien dans la politique des maisons de disques que dans les productions proposées. L’année 84 verra l’avènement du tout synthétique et Al Jarreau n’échappera pas à cette mode avec l’album High Crime, toujours produit par Jay Graydon, qui connaîtra moins de succès que ses prédécesseurs.
1984 est aussi l’année les retrouvailles entre Jarreau et le producteur Tommy LiPuma pour l’album Live In London enregistré au stade de Wembley. La version audio totalise huit pistes, moins que la cassette vidéo sortie à la même époque. Lors de ce concert, Al Jarreau est entouré d’une « dream team » constituée de Robbie Buchanan aux claviers, Nathan East à la basse, Ricky Lawson à la batterie, Charles « Icarus » Johnson à la guitare, Richard Page et Steve George dans les chœurs, Larry Williams aux synthétiseurs et Jerry Hey et Michael Paulo respectivement trompette et saxophone.
En 1985, Al Jarreau participe avec le groupe anglais de jazz/funk/pop Shakatak au single Day By Day. L’année 1985 sera également celle du concert USA for Africa, pour la chanson We Are The World, projet initié par Michael Jackson, Lionel Richie et Quincy Jones, qui réussiront à rassembler une très grande partie des stars américaines de la chanson du moment, dont Al Jarreau.
En 1986, Al Jarreau prend la direction de New York pour enregistrer un nouvel album, L Is For Lover, aux connotations funky-pop. Il décide de faire confiance au producteur Nile Rodgers. Parmi les musiciens, on peut remarquer Hiram Bullock, le batteur Steve Ferrone (Average White Band) et le français Philippe Saisse (Claude Nougaro, Chaka Khan, etc.).
1988 marque le retour de Al Jarreau avec un nouvel album, Heart’s Horizon, et une nouvelle et dernière collaboration avec Jay Graydon. D’autres producteurs sont également présents : George Duke, Dennis Matkosky et le Français Philippe Saisse. De nombreux musiciens des studios de L.A. sont de la partie : Stanley Clarke, Bill Champlin (Chicago), Bobby McFerrin, Paul Jackson, Jr., Bobby Kimball (Toto), Jerry Hey, Russell Ferrante (Yellowjackets), pour n’en citer que quelques-uns.
Années 1990
Il se passera ensuite quatre ans avant que Jarreau ne sorte de nouvel album. 1992 voit la sortie de Heaven And Earth, produit par Narada Michael Walden. Ce ne sera pas un album majeur dans la carrière de Jarreau, malgré quelques titres intéressants.
En 1994, sur l’album Tenderness, Al Jarreau change radicalement ses choix de production en sortant un disque enregistré live en studio. Jarreau revient à un chant très jazz sur cet album, qui ne comporte que des reprises : We Got By, You Don’t See Me, une interprétation de She’s Leaving Home des Beatles, Mas Que Nada de Jorge Ben, Try A Little Tenderness (popularisée par Otis Redding) ou encore Go Away Little Girl de la paire Gerry Goffin/Carole King. L’album est le fruit d’une collaboration avec Paulinho Da Costa, Steve Gadd, Joe Sample, Marcus Miller (producteur), Eric Gale ou encore David Sanborn.
Le reste des années 1990 ne verra la sortie que d’une compilation, Best Of Al Jarreau, avec deux titres inédits : Compared To What et Goodhands Tonight.
Années 2000 et 2010
Al Jarreau commence la décennie 2000 avec la sortie d’un nouveau disque sur le label GRP Records. Tomorrow Today est un opus de très bonne facture, sous la houlette du producteur à la mode dans le milieu du smooth jazz, Paul Brown. L’album comporte notamment le très latino Tomorrow Today ou encore Just To Be Loved (Bill Champlin / Greg Mathieson). À noter aussi la présence de Vanessa Williams pour un duo sur God’s Gift To The World.
L’album All I Got de 2002 (GRP Records) est le fruit du même groupe de musiciens, avec les présences de Paul Brown et de Rex Rideout comme producteurs. L’album comporte un duo avec Joe Cocker, Lost And Found. Parmi les participants, on note également Siedah Garrett, Jeff Lorber, Freddie Ravel, Kirk Whalum et Tony Maiden.
Avec Accentuate The Positive (2004), sur le prestigieux label Verve, Al Jarreau fait un retour au jazz avec l’aide de Tommy LiPuma, producteur de Diana Krall, Michael Franks et George Benson, entre autres. Al Jarreau interprète des classiques du Great American Songbook, mais aussi des compositions originales. Une production très minimaliste permet à la voix de Jarreau de montrer que, malgré le poids des années, il est toujours là. Peter Erskine à la batterie, Luis Conte aux percussions, Larry Goldings à l’orgue Hammond et Christian McBride à la basse donnent le La.
En 2006, Al Jarreau et George Benson font pour la première fois équipe ensemble pour un album en commun, Givin’ It Up. L’album est une réussite, avec une pléiade de stars invitées sur le CD : Paul McCartney, Herbie Hancock, Jill Scott, Chris Botti, Stanley Clarke, Marcus Miller pour ne citer que ceux-là. Al Jarreau pose des paroles sur le Breezin’ de Bobby Womack, popularisé par George Benson en 1976, ainsi que sur Tutu de Miles Davis, la reprise du classique de Seals And Crofts Summer Breeze.
La tradition veut qu’aux États-Unis, chaque artiste sorte au moins un album de Noël durant sa carrière. En 2008, Al Jarreau se plie à cette tradition avec son album Christmas, où l’on note la présence du groupe vocal Take 6, mais aussi de plusieurs stars des studios californiens : le trompettiste et arrangeur Jerry Hey, le guitariste Michael Thompson, le percussionniste Lenny Castro, ainsi que son directeur musical Larry Williams.
En 2009 sort une nouvelle compilation chez Rhino Records, comportant un titre inédit enregistré avec la paire Ahmir « Questlove » Thompson/James Poyser. En 2009 également, il fait un duo avec la chanteuse Pauline Wilson, sur l’album de reformation du groupe Seawind.
À l’été 2010, Al Jarreau entame une tournée européenne, avec notamment des concerts à Nice (Nice Jazz Festival) et à Marseille (Festival Jazz des Cinq Continents). Il est hospitalisé d’urgence le 22 juillet pour des problèmes respiratoires, juste avant un concert à Barcelonnette.
À l’automne 2010, on peut entendre Al Jarreau sur le nouvel album du guitariste producteur de Smooth Jazz, Paul Brown, Love You Found Me. Il est aussi présent sur deux titres du dernier album de Deodato, Crossing. En 2011, il joue à « Jazz à Vienne » puis, le 22 juillet 2011 (un an exactement après son malaise), il revient au Festival des « Enfants du Jazz » de Barcelonnette, souhaitant honorer son engagement et rencontrer son public. Un nouvel album est en préparation pour l’année 2012 sous la houlette du producteur et musicien George Duke, ainsi que de son directeur musical Larry Williams. La mort en 2013 de George Duke change le programme d’Al Jarreau qui sortira finalement en 2014 son dernier disque consacré à son ami décédé : My Old Friend: Celebrating George Duke.
Le 8 février 2017, il annonce sa retraite après avoir interrompu sa tournée pour cause d’« épuisement ». Il meurt le 12 février 2017 d’une insuffisance respiratoire à l’âge de 76 ans dans un hôpital de Los Angeles où il était hospitalisé depuis deux semaines.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/63628-Al-Jarreau