CAROLINE LOEB
Caroline Loeb, née le à Neuilly-sur-Seine, est une actrice, animatrice de radio, chanteuse, metteuse en scène, auteure et parolière française.
Elle est notamment connue comme étant l’interprète du tube des années 1980 C’est la ouate, composé par Philippe Chany, dont elle a écrit les paroles avec Pierre Grillet.
Biographie
Famille et début de carrière
Née en 1955, elle est la fille de Cécile Odartchenko, écrivain et éditrice, et du galeriste Albert Loeb, et petite-fille du galeriste Pierre Loeb et de Georges Odartchenko, peintre et poète. Elle passe une partie de son enfance à New York, aux États-Unis. Son frère cadet Martin est acteur, et son frère Frédéric Loeb est éditeur et galeriste également. Après un passage à l’université de Vincennes, elle suit le Cours Florent puis obtient quelques rôles au théâtre et au cinéma, après avoir fait de la figuration dans La Maman et la Putain de Jean Eustache, dès le début des années 1970. Encore mineure, elle va régulièrement au Sept avec le styliste Stephan Janson et y rencontre Thadée Klossowski son premier amour. Grâce à Loulou de la Falaise, elle obtient un petit job chez Kenzo.
1983-1993 : chanson, stylisme
En 1983, Caroline Loeb sort son premier album, Piranana (Ze Records) dont elle écrit les paroles. Le disque est réalisé à New York, avec une pochette de Jean-Baptiste Mondino, dont elle est styliste pour des pochettes de disques. En 1986, elle acquiert une subite notoriété avec C’est la ouate, qui précède son deuxième album Loeb CD. La chanson devient un tube] en France et dans plusieurs pays (Italie, Allemagne, Argentine…). Elle est même citée par François Mitterrand, président de la République, lors d’une interview accordée à Yves Mourousi.
1993-2008 : mise en scène, écriture, cinéma
Dès 1993, Caroline Loeb se découvre une passion pour la mise en scène, notamment des spectacles musicaux avec Michel Hermon, comme Michel Hermon chante Piaf aux Bouffes du Nord. En 1999, elle crée à Avignon Shirley avec Judith Magre, d’après les carnets de Shirley Goldfarb, textes réunis par Gregory Masurovsky, qui vaut à la comédienne son deuxième Molière en 2000. De 2001 à 2006, elle met en scène le groupe de rock français Weepers Circus.
Elle publie son premier roman chez Flammarion Has been fin 2006, quelques années après la parution de ses chroniques radios éditées au Point Virgule/le Seuil Bon chic chroniques.
En , Caroline Loeb met en scène et joue Les Monologues du vagin au Théâtre Michel à Paris puis se rend au Festival d’Avignon 2007 où elle crée L’Oiseau rare, un spectacle musical, hommage à la comédie musicale avec Edwige Bourdy accompagnée par Benoit Urbain au piano.
Elle collabore avec Alain Chamfort à la création de Chansons en trompe-l’œil qu’ils créent à Haubourdin en . À l’automne 2008, elle présente le nouveau spectacle des Bons Becs Voyage de notes au Sudden théâtre.
Côté cinéma, elle tourne en 2008 sous la direction de René Feret aux côtés de Salomé et Jean-François Stévenin et dans Rien dans les poches de Marion Vernoux aux côtés d’Emma de Caunes, Alain Chabat et Élie Semoun. Ce dernier film réalisé pour Canal+ est projeté en avant-première le à l’occasion de la réouverture de la salle du Palace.
Caroline Loeb se lance dans la réalisation cinématographique avec le court-métrage Vous désirez ?, réalisé pour inaugurer la collection X-plicit films produite par Sophie Bramly. Le film est présenté à la Mostra de Venise en septembre avec ceux de Laetitia Masson et Lola Doillon. Les films sont diffusés sur Canal + le .
2007-2015 : troisième album, spectacle musical, chanson, animatrice de télévision, auteure
En 2007, Caroline Loeb enregistre son troisième album, Crime parfait, distribué d’abord sur Internet, pour l’écriture duquel elle a collaboré avec Élisa Point, Chet, Jérôme Rebotier, Bertrand Belin et le groupe Weepers Circus.
En 2008, elle effectue son retour sur scène dans le spectacle musical Mistinguett, Madonna & Moi, qu’elle a mis au point avec Nicolas Vallée, accompagnée à l’accordéon par Patrick Brugalières au Festival d’Avignon. Elle y évoque les icônes qu’elle admire depuis toujours : Arletty, Mae West, Tallulah Bankhead, Zizi Jeanmaire… et chante quelques-uns de ses nouveaux titres, entremêlés de versions surprenantes issues des répertoires de Serge Gainsbourg, Juliette, Joséphine Baker, Fred Astaire, Madonna, etc. Sur scène, elle propose une version étonnante de Like a Virgin de Madonna ainsi qu’une reprise déjantée de C’est la ouate.
Le , le disque Crime parfait est disponible. Le clip du single éponyme est réalisé par Philippe Gautier et produit par Unreel.
En 2009, elle chante un titre sur l’album À la récré (un livre-disque de chansons pour enfants du groupe Weepers Circus). En 2010 elle participe au livre-disque pour enfants d’Emma Daumas Les Larmes du crocodile aux côtés de Gérard Darmon, Alain Chamfort, Elodie Frégé et Marcel Amont. Elle écrit également la préface de l’album photo de Pierre Terrasson Le Top des années 80, ainsi que celle de l’album photo de Martial Lenoir Les Garçonnes.
Elle anime entre et l’émission Melody 80 sur Télé Melody aux côtés de Christophe Renaud. Le film de Jacques Richard, L’Orpheline avec en plus un bras en moins d’après un scénario de Roland Topor, où elle joue aux côtés de Jean-Claude Dreyfus, Dominique Pinon et Melvil Poupaud sort sur les écrans en .
En 2012, elle chante aux côtés de Florence Pelly, Fabienne Guyon, Magali Bonfils et Sylvia Bergé dans Dites le avec des plumes, avec Jean-Luc Revol à Nevers.
Au printemps 2012, elle rejoint le spectacle musical RFM Party 80.
Elle signe également des textes aux côtés d’Yves Simon, Pierre Belfond et Sylvie Bourgeois pour Le 6e Continent, un livre écrit par les amoureux de Saint-Germain-des-Près.
Depuis 2012 : Stars 80, spectacles, mises en scène, chansons
À partir de 2012, elle intègre la troupe Stars 80 pour une tournée dans diverses salles de France, dont le Grand Stade de Lille en .
Au Festival d’Avignon 2013, elle crée son spectacle George Sand et moi !, coécrit avec Tom Dingler, avec des chansons écrites avec et par Pascal Mary, Thierry Illouz, Wladimir Anselme, Fred Parker, Gérald Elliott et Michèle Bernard dans une mise en scène d’Alex Lutz, avec des costumes de Jean-Paul Gaultier. Après une réécriture et un nouveau titre George Sand, ma vie, son œuvre, le spectacle se rejoue au Festival d’Avignon, puis à Paris au théâtre du Marais dès , avant de partir en tournée.
Elle met en scène Julien Fanthou et Gérald Elliott dans Le Goujon Folichon présenté au théâtre du Marais, puis Lemmy rencontre Sinatra et Django pour Lemmy Constantine créé également au théâtre du Marais.
En , elle crée son nouveau spectacle tiré des interviews de Françoise Sagan, publiés chez Stock (Je ne renie rien), Françoise par Sagan[1] mise en scène d’Alex Lutz avec la collaboration de Sophie Barjac, au Théâtre du Marais, puis au Festival d’Avignon. Le spectacle est nommé aux Molières 2018 dans la catégorie « seul en scène » et tourne dans toute la France ainsi qu’en Belgique, en Suisse, à Londres, puis à Marrakech, Hong Kong, Singapour, Tahiti.
Au Festival d’Avignon 2017, puis 2018, Caroline présente également ses deux dernières mises en scène : Caroline Montier dans Barbara amoureuse, ainsi que Big Bang avec les Bons Becs.
En , elle sort son album, Comme Sagan, réalisé par Jean-Louis Piérot, avec des chansons de Françoise Sagan, mais aussi des chansons originales écrites et/ou composées par Pascal Mary, Pierre Grillet, Thierry Illouz, Benjamin Siksou, Wladimir Anselme, Jean-Louis Piérot et elle-même, qui a rencontré un bel accueil critique.
En 2018, elle participe à la revue de Jean-Paul Gaultier, le Fashion Freak Show aux Folies Bergère, en meneuse de revue, puis crée Chiche! son spectacle musical mis en scène par Stephan Druet autour de l’album Comme Sagan.
En juin 2023, elle crée « Les Caroline » avec Caroline Montier et Vincent Gaillard, mis en scène par Flanann Obé. Le spectacle se joue à Paris et en tournée.
Vie personnelle
Elle a une fille, Louise.
Le , à l’occasion de la Journée internationale des femmes, elle participe à un défilé à Tunis organisé par l’Institut français intitulé Over fifty… et alors ?
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/88517-Caroline-Loeb
BARRY MANILOW
Barry Manilow né Barry Alan Pincus est un chanteur, compositeur, acteur et producteur américain d’origine juive polonaise, né le 17 juin 1943 à New York.
Il est le cinquième artiste à avoir fait le plus d’entrées au Hot Adult Contemporary Tracks derrière Elton John, Barbra Streisand, Neil Diamond et Elvis Presley.
En janvier 2013, le conseil municipal de New York décide de rendre hommage à Barry Manilow pour avoir fait « musicalement resplendir sa ville natale » en renommant officiellement la 44e rue de la 7e avenue donnant sur Broadway Manilow Way.
En plus d’une carrière de chanteur à succès, il a composé et produit des hits pour Dionne Warwick, Frank Sinatra, Barbra Streisand, Rosemary Clooney, Nancy Wilson, Whitney Houston, et Aretha Franklin entre autres.
Barry Manilow est également depuis 1964 le compositeur (et souvent interprète) de nombreux jingles, de bandes-originales films et de dessins-animés des studios Walt Disney.
Biographie
Barry Manilow a vendu près de 100 millions d’albums à travers le monde, ce qui fait de lui le chanteur à avoir vendu le plus de disques de toute la décennie 1970.
En 1971, alors que l’homosexualité est encore un tabou aux États-Unis, après plusieurs années de travail auprès de CBS en tant que compositeur de génériques et jingles, Barry Manilow se lance dans le spectacle aux côtés de la sulfureuse Bette Midler au Continental Gay Bathhouse de New York où ils affichent complet durant plusieurs mois. Réputé pour jouer entouré d’une unique serviette autour de la taille, ils deviennent rapidement des figures du rock alternatif new-yorkais. Après leur expérience en duo et un album à succès The Divine Miss M, le couple Manilow / Midler se sépare, partagé entre deux fortes personnalités. Manilow décide de sortir un album solo en 1973 qui sera classé parmi les 100 meilleurs albums de l’année du magazine Rock & Folk malgré une diffusion radiophonique peu importante. Y figure le futur tube Could It Be Magic ainsi que One of these Days, chanson travaillée avec Ray Charles.
En 1974, son chemin croise celui du jeune Clive Davis (producteur) qui lui propose de sortir un album sous son label florissant, Arista Records dont Manilow devient un membre clé. Leur première collaboration Barry Manilow II atteindra rapidement des records de vente jusqu’à une succession de classements à la première place du hit-parade américain de ces disques de 1975 à 1981. Barry Manilow devient vite un des représentants les plus influents de la musique américaine du xxe siècle.
Homme de scène le plus récompensé de 1972 à 2012, comme encore un de ses derniers spectacles à Las Vegas, meilleur spectacle de variété aux Emmy Awards 2006, en 1978, cinq de ses albums furent au top des ventes simultanément, un record égalé seulement par Michael Jackson, Frank Sinatra et Johnny Mathis. En 1988, Bob Dylan ira jusqu’à le citer comme la source d’inspiration de tout artiste.
Grâce à des hits comme Mandy, Weekend in New-England ou encore Tryin’ to get the Feeling Again, Barry Manilow s’est imposé comme une véritable icône de la musique pop rock/soft rock aux États-Unis. Michael Jackson le présentait comme son père spirituel.
Surnommé le « showman de multi-génération », le parrain de Las Vegas ou encore « un géant parmi les entertainers » par le magazine Rolling Stones, il chante à guichets fermés dans chacun des pays où il passe. À peine annonce-t-il sa venue que les fans, nommés « fanilow », se ruent littéralement sur les locations.
En 2003, il produit l’album Bette Midler Sings the Rosemary Clooney Songbook afin de rendre hommage à la chanteuse de jazz Rosemary Clooney décédée en 20025.
En 2006, deux de ses albums furent classés numéros 1 et 2 consécutifs, un record encore inégalé. Cela marquera son retour dans les charts en tant qu’artiste de premier plan.
Il est le compositeur en 1973 de la chanson Could It Be Magic, et ce fut l’interprétation de Donna Summer en 1975 qui fit de ce titre un tube international. Repris en français par Alain Chamfort, il devient Le Temps qui court, qui est en 2006 l’hymne des Enfoirés.
Après Copacabana (At the Copa), en 1978, Barry Manilow fit une interprétation du titre Memory en 1982 et qui fut la version la mieux classée dans les charts américains de cette chanson maintes fois reprise.
En 2009, il donna un concert diffusé sur la BBC à Hyde Park à Londres réunissant plusieurs centaines de milliers de fans dans la capitale anglaise lors de la BBC Proms.
Il a lancé la carrière de Bette Midler, a produit Dionne Warwick et inspiré Whitney Houston ainsi que de nombreux artistes.
Il fut pendant longtemps un ami très proche de Michael Jackson ; il lui rendit un dernier hommage ainsi qu’à sa famille après l’annonce de son décès lors d’un concert à Rochester.
Barry Manilow est l’artiste le plus demandé à la télévision américaine, d’après Oprah Winfrey.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/79091-Barry-Manilow
ANNABELLE
Annabelle Mouloudji, née le 26 juillet 1967 à Paris, est une actrice et chanteuse française.
Biographie
Fille de l’acteur et chanteur français Marcel Mouloudji, elle est connue pour sa carrière de chanteuse sous le nom d’Annabelle. Elle interprète le titre Fuis Lawrence d’Arabie en 1987 qui se classe en douzième position au Top 50. Suivent deux autres 45 tours : Casanova Solo et Impunément en 1988 qui ne connaîtront pas le même succès malgré une promotion assurée par des vidéoclips, notamment celui de Impunément qui est un véritable mini film d’une dizaine de minutes.
Elle débute dans le mannequinat, connait une carrière d’actrice avec les films Un été d’enfer (1984) et À nous les garçons (1985) et participe à quelques téléfilms comme Théroigne de Méricourt (1989) Trois nuits (1991) ou encore La Crim (1999).
Après sa brève carrière de chanteuse pop en 1987-1988, Annabelle reste très discrète et très peu médiatisée, en dépit de concerts de jazz réguliers dans les années 1990. En 1989, elle participe à la chanson collective Liban.
Elle fait une brève réapparition dans le monde musical en 2000 avec l’album de comptines pour enfants La Vie à découvrir de Victor et Amandine, qui n’a donc rien à voir avec ses titres pop des années 1980.
Elle participe en 2001 à l’album de reggae de Bruno Blum, Nuage d’Éthiopie, où elle chante le duo Si je reste et compose plusieurs chansons avec lui dont La Bombe glacée.
En 2004, elle signe la préface du livre écrit par Christian Pirot sur son père décédé.
En 2011, l’album Human Race présente la version anglaise de Si je reste, qui est, en fait, une reprise reggae d’une composition du groupe The Clash intitulée Should I Stay or Should I Go; cette reprise version reggae est largement diffusé par le réseau des radios indépendantes sur Internet. La même année, elle publie son autobiographie, La p’tite Coquelicot, aux éditions Calmann-Lévy.
En 2014, à l’occasion des vingt ans de la disparition de son père, elle publie un livre hommage, Athée Oh Grâce à Dieu, en collaboration avec Grégory Mouloudji et Laurent Balandras, aux éditions Carpentier. Parallèlement, elle chante plusieurs titres sur l’album En souvenir des souvenirs, Hommage à Mouloudji (Discograph/ Harmonia Mundi), paru en mai 2014 : Un jour tu verras en duo avec Alain Chamfort, Enfin tu me viendras en duo avec Frédéric Lo et L’un à l’autre étranger.
Depuis 2015, elle est professeur de chant.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/624573-Annabelle-3
ALAIN CHAMFORT
Alain Chamfort, de son vrai nom Alain Le Govic, est un musicien, chanteur et compositeur français né le 2 mars 1949, dans le 11e arrondissement de Paris.
Il est remarqué par Claude François, qui lui fait enregistrer ses premiers succès comme Adieu mon bébé chanteur et L’Amour en France, qui lui valent d’être catalogué « chanteur à minettes ». Il quitte cet univers en 1976 en signant chez CBS afin de changer de style et d’avoir une totale liberté artistique.
En 1979, il interprète Manureva, qui reste à ce jour le plus grand succès de sa carrière en s’étant vendu à plus d’un million d’exemplaires.
Biographie
La jeunesse
La famille Le Govic habite Clichy dans un petit deux-pièces d’un premier étage sur cour. Pendant l’été 1952, elle déménage à Eaubonne dans le Val-d’Oise. Dès son plus jeune âge, Alain apprend le piano qui deviendra son instrument de prédilection. Il prend des cours avec un professeur dans une des arrières salles du casino de la ville d’Enghien. Il passe ensuite plusieurs concours en 1957, 1958 et 1959 et remporte le concours Nérini au cours duquel ses prestations sont enregistrées sur un disque monoface pour offrir à sa famille.
Devenu adolescent, il renonce à entrer au Conservatoire de Paris, alors qu’il s’y était préparé. Il fonde assez rapidement son premier groupe avec un ami, « Les Dreamer’s ». Avec un troisième musicien, ils jouent principalement des standards de jazz d’Art Blakey, Jazz Messengers, Erroll Garner, John Coltrane, Art Tatum…
Les débuts
Alain Chamfort finit par quitter ce groupe pour se joindre au groupe « Les Shakers » de Houilles avec qui il gagne un concours de meilleur orchestre sur le tremplin du Golf Drouot qui avait lieu tous les vendredis soir. Devenu « Les Murator’s », le groupe joue très fidèlement le répertoire des Beatles, des Rolling Stones ou des Yardbirds, avec leur chanteur Richard, tous les dimanches après-midi à Argenteuil, à la « Porte Saint-Germain », dans une salle louée, située au-dessus d’un magasin de meubles, devant tous leurs jeunes fans venant de toute la région, pendant plusieurs années. Ils sont équipés de matériels de professionnel….L’une de leurs fans, la chanteuse Séverine fait connaissance, et rejoint le groupe pour chanter Goldfinger et des chansons en vogue de ces années-là. Le groupe finit par se séparer après plusieurs années de succès. Alain rejoint alors les Mods et en devient le leader, et pour la première fois, se met au chant. Les « Mods » signent chez Vogue et enregistrent un 45 tours dont la chanson principale J’veux partir est composée par Alain. Ils sortent ensuite un deuxième 45 tours sans succès. La chance vient aux « Mods » grâce à Jacques Dutronc qui les repère et leur propose de l’accompagner pontuellement sur sa chanson Et moi, et moi, et moi pour quelques émissions de télévision du moment. Dutronc finit par reprendre ses anciens musiciens, mais propose à Alain de rester avec lui, conquis par ses qualités de claviériste et de présence discrète pour compléter son groupe, ainsi qu’à un autre membre des Mods, Jean-Pierre Alarcen guitariste.
Alain Chamfort enregistre plusieurs titres avec Dutronc, comme On nous cache tout, on nous dit rien, La Fille du Père Noël, Les Play-Boys, J’aime les filles (où Alain joue toutes les introductions au piano), Les Cactus..etc…..Il participe ainsi au 1er album de Dutronc qui est publié en octobre 1966. Alain quitte ensuite Dutronc au bout de deux années, pour enregistrer quelques titres seul — et sous le nom d’Alain Legovic (son vrai nom étant Alain Le Govic) — en signant avec Dick Rivers qu’il a rencontré lors des événements de mai 68.
Au retour d’un séjour à Londres, il enregistre un nouveau 45 tours avec Étienne Roda-Gil, le parolier de Julien Clerc à l’époque. De 1968 à 1970, Alain enregistre cinq 45 tours qui ne rencontrent aucun succès. L’un des derniers disques ne sera même pas commercialisé, un autre ne paraîtra qu’en Allemagne.
En 1971, il est choriste dans un groupe lors de l’édition 1971 de l’Eurovision, qu’il remporta pour Monaco, avec la chanteuse Séverine.
Les premiers succès et un difficile changement de cap
Il rencontre Claude François en tant qu’auteur-compositeur, pour lui proposer des chansons, Claude François lui demande alors de travailler avec lui, c’est la période Flèche. Tout d’abord, il est compositeur avec Michel Pelay pour certains artistes et choristes, puis grâce à une proposition de Claude François, pour faire un disque, d’abord une maquette avec Michel Pelay où ils chantent ensemble, puis d’un commun accord, il est décidé qu’Alain Chamfort chantera seul.
Claude François trouve le nom Alain Le Govic trop marqué régionalement (la Bretagne) et cherche un pseudonyme dans le dictionnaire des noms propres. Les deux artistes se mettent d’accord sur « Chamfort ». Après un premier 45 tours, Dans les ruisseaux, en 1972, il enchaîne les succès commerciaux (Signe de vie, signe d’amour, L’Amour en France, Je pense à elle, elle pense à moi, Adieu mon bébé chanteur) et les tournées, et devient malgré lui un chanteur à minettes.
Il reprendra en 1975 la chanson de Barry Manilow Could It Be Magic en français (Le Temps qui court) sans grand succès. C’est Donna Summer qui fera décoller cette chanson l’année suivante.
Ensuite, avec le succès et la jalousie maladive de son patron, les rapports avec Claude François vont se détériorer rapidement. (Il ne chantait pas des textes en rapport avec ses convictions). Alain quitte le label Flèche et continue sa carrière seul. Il emmène avec lui Gérard Louvin, qui devient, jusqu’en 1982, le gérant de la société de production de Chamfort (ACO Music) et le manager d’Alain Chamfort, et Michel Pelay.
En 1976, il signe chez CBS Records avec une liberté totale dans le choix artistique. La même année, il se consacre à l’enregistrement de son premier album (l’album publié chez Flèche n’est qu’une compilation des 45 tours déjà sortis). En 1977, il fait les chœurs pour l’album de Véronique Sanson : Hollywood. À l’automne 1976, l’album Mariage à l’essai sort dans les bacs. Ce disque est un changement radical de style, après les six années passées avec Claude François, mais le succès se fait attendre.
Le renouveau : Gainsbourg, Manureva et les autres
En 1977, Alain Chamfort décide avec l’accord de sa maison de disques, d’enregistrer son album suivant (Rock’n rose) dans un studio de Los Angeles, dont les musiciens l’ont fasciné par la qualité de leur jeu, leur perfectionnisme et leur sérieux, lors de l’enregistrement de l’album de Véronique Sanson. Durant l’été 1977, il part avec les compositeurs Michel Pelay et Jean-Noël Chaléat à Los Angeles et choisit des musiciens dont Jeff, Steve et Mike Porcaro, qui formeront plus tard le groupe Toto. Les percussions et cordes ont été d’abord enregistrées à Londres. Pour les textes, il fait appel à Serge Gainsbourg.
Le second album, Rock’n rose sort en septembre et ne connaît qu’un succès moyen malgré les titres Joujou à la casse et Baby Lou. Après avoir publié un 45 tours en 1978, enregistré à Londres et collaboré avec son complice Jean-Noël Chaléat pour le maxi single instrumental Araxis Space Ship, il repart à Los Angeles pour préparer son troisième album Poses. Il compose la musique avec Jean-Noël Chaléat, les textes sont de nouveau écrits par Serge Gainsbourg, notamment ce qui sera son plus grand tube, Manureva, classé 2e en France durant tout le mois de janvier 19802 et 19e en Espagne au cours de l’été de la même année.
Cette chanson demeure à ce jour la plus célèbre de son répertoire. À l’origine, elle doit s’appeler Adieu California mais Chamfort n’est pas convaincu par la première version écrite par Gainsbourg. C’est à l’occasion d’un dîner que ce dernier entend parler du navigateur disparu Alain Colas et de son bateau Manureva. Le sujet lui inspire directement les paroles de la chanson qui, en plus de devenir un considérable succès, s’avère être un morceau de disco mélancolique révélant un travail de production inventif. D’une manière plus générale, la nouvelle orientation musicale d’Alain Chamfort, teintée de « nouveau romantisme », n’est pas sans rappeler les productions anglaises de Duran Duran ou Roxy Music. Gainsbourg n’écrit que quelques textes de l’album (Manureva, Démodé et Bébé Polaroïd). Pour les autres, Alain Chamfort fait appel à Jean-Michel Rivat (Géant, Béguine), Jay Alanski (Palais royal, Toute la ville en parle) et Jane Birkin (Let Me Try Again). Manureva se vend à près d’un million d’exemplaires4 et permet à Alain de renouer avec le succès qu’il avait connu au début de la décennie.
En 1981 sort l’album Amour année zéro, enregistré à Los Angeles, qui est une nouvelle collaboration entre Serge Gainsbourg et Alain Chamfort (pour huit des neuf titres de l’album). La chanson Bambou est un succès avec 200 000 exemplaires vendus en France.
En 1983 il produit le deuxième album de Lio, Amour toujours, pour lequel il compose notamment la chanson La Reine des pommes.
Puis, débute une période durant laquelle la musique d’Alain Chamfort s’inscrit plus nettement dans une mouvance que l’on peut associer à la new wave naissante, tout en conservant le côté « nouveau romantisme » abordé quelques années plus tôt, avec l’utilisation marquée d’instruments électroniques comme les synthétiseurs (en collaboration avec Wally Badarou notamment), qui accompagnent des mélodies pop sucrées et des thèmes à la saveur exotique, évoquant les voyages ou encore l’Orient. Les albums s’enchaînent jusqu’au tout début des années 1990, faisant de Chamfort une figure incontournable de la musique pop française de cette époque-là : Bambou, Chasseur d’ivoire, Paradis, Bons baisers d’ici, Rendez-vous, Traces de toi, La Fièvre dans le sang, Souris puisque c’est grave, sont autant de succès.
Période plus délicate et nouvelle voie
Les années 1990 se révèlent finalement plus difficiles pour Alain malgré quelques titres marquants, comme Clara veut la lune ou L’ennemi dans la glace (Victoire de la musique du meilleur vidéo-clip en 1994, réalisé par Jean-Baptiste Mondino). Avec cette baisse de succès et de vente de disques, son contrat avec Sony n’est pas reconduit : sa période de gloire semble passée. Après avoir publié en 2000 la compilation Ce n’est que moi, il signe chez « Delabel » et sort en 2003 l’album Le Plaisir. Lorsque le Label arrête ses comptes fin décembre, il estime que le disque, sorti en septembre, n’affiche pas des chiffres de vente suffisants. Alain Chamfort est alors contraint de quitter la maison de disques .
Il rebondit dès lors en 2004 avec le clip des Beaux Yeux de Laure, remarqué par les médias et très diffusé : il remporte la Victoire de la musique du meilleur vidéo-clip l’année suivante.
Depuis 2005, il a signé avec un label indépendant, XIII Bis Records, et s’est fait remarquer en donnant un concert surprise au Jardin du Luxembourg. Il donne une série de concerts à l’Alhambra où il reprend ses plus grands succès ainsi que des chansons en duo « virtuel » via une série d’écrans, avec Michel Delpech, Vincent Delerm et Jane Birkin (en 1998, il avait composé Les clés du Paradis pour le premier album non Gainsbourg de cette dernière, À la légère).
En 2007, il contribue au cinquième album de Vanessa Paradis, Divinidylle, avec Junior Suite, une chanson qu’il a écrite pour elle en 2000 et qui devait initialement figurer sur l’album Bliss de la chanteuse.
Le 16 février 2010, il sort un nouvel album intitulé Une vie Saint Laurent. Consacré à Yves Saint Laurent, il est écrit par Pierre-Dominique Burgaud et réalisé par Jean-Philippe Verdin. Disponible en digital et en physique exclusivement sur le site vente-privee.com9, l’album connaît un succès public et critique, réalisant un bon démarrage avec 7 962 exemplaires vendus en une semaine.
En 2012, il sort un nouvel album intitulé Elles et lui, une collection de duos reprenant ses principaux succès, où chaque titre est chanté avec une femme différente.
Il fait partie des 60 artistes du Collectif Paris Africa réunis pour l’UNICEF pour la lutte contre la crise nutritionnelle et alimentaire qui frappe quatre pays de la Corne de l’Afrique.
Il publie le 20 avril 2018 son quinzième album, Le Désordre des choses.
En 2020, Chamfort organise, avec Olivier Gluzman, des reprises inédites de plusieurs de ses plus grands titres, réorchestrés par Nobuyuki Nakajima. Il doit être accompagné par l’Opéra Orchestre national Montpellier, sous la direction de Gwennolé Rufet. Alors que la première est prévue le 31 octobre, le deuxième confinement liée à la pandémie de Covid-19 interdit au public de venir. Le spectacle a tout de même lieu, mais est enregistré dans une salle sans public. La captation donne lieu à un disque, Symphonique Dandy, sorti le 3 décembre 2021.
Cinéma et télévision
Alain Chamfort compose aussi pour le cinéma : il travaille avec Jean-Pierre Mocky (À mort l’arbitre en 1984) il écrit la musique du film et le générique Backdoor Man dont il choisit Viktor Lazlo14 comme interprète ; Arnaud Sélignac (Eye of the Wolf en 1995) qui l’avait sollicité comme acteur dans son téléfilm Une femme pour moi en 1993. On le retrouve dans le court-métrage Men/Toys/Girl en 2001.
En 2011, il participe à l’épreuve de « La maison des juges » de l’émission X-Factor sur M6, en tant que bras-droit d’Olivier Schultheis, chargé du groupe des filles de moins de 25 ans.
En 2012, il tourne dans le film Les Jeux des nuages et de la pluie (sortie 2013) dans lequel il donne la réplique à Hiam Abbass.
En 2013, il assiste Jenifer dans la Saison 2 de The Voice, la plus belle voix au moment des battles.
En 2014, il participe à la première de l’émission Stars au grand air avec Patrick Bruel, Amel Bent et Bénabar, diffusée sur TF1 et enregistrée à l’automne 2013 dans une maison du Gers.
Autres activités
En 2004, il devient membre du conseil d’administration de la SACEM.
En 2007, il est fait Chevalier de la Légion d’honneur.
En 2009, il participe à la Commission Culture et Université présidée par Emmanuel Ethis.
En septembre 2018, à la suite de la démission de Nicolas Hulot, il signe la tribune contre le réchauffement climatique intitulée Le Plus Grand Défi de l’histoire de l’Humanité, qui parait à la « Une » du journal Le Monde, avec pour titre L’appel de 200 personnalités pour sauver la planète.
Vie privée
Il a cinq enfants avec trois compagnes. Avec sa première compagne, Corinne : Clémentine, née le 11 mai 1977, Gary et Lucas nés le 3 novembre 1980. Tess17 née le 24 septembre 1997 avec Claire, une jeune mannequin rencontrée en 1987. Puis il a rencontré Nathalie en 2005, une styliste avec laquelle il a eu Lucien, né le 13 mai 2009.
Il a aussi deux petits-enfants.
Il a aussi eu une relation entre 1979 et 1985 avec la chanteuse Lio.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/175267-Alain-Chamfort
A CAUS’ DES GARCONS
À cause des garçons (ou À caus’ des garçons) est un duo féminin belge formé de Laurence Heller et d’Hélène Bérard.
Biographie
Laurence Heller (la brune) était styliste au magazine féminin Elle. Femme du photographe Jean-Baptiste Mondino, elle était la meilleure amie d’Alain Chamfort.
Hélène Bérard (la blonde) était coiffeuse-maquilleuse de studio et travaillait avec les plus grands photographes et magazines.
En 1987, elles sortent leur premier 45 tours, composé et produit par Alain Chamfort. Le titre À caus’ des garçons est un succès immédiat en France. Par la suite, elles sortent d’autres morceaux mais le succès n’est plus au rendez-vous. Les deux jeunes femmes reprendront leur carrière initiale, tirant un trait sur la chanson.
En novembre 2019, la comédienne-chanteuse rémoise Emmanuelle Weirauch remplace Hélène Bérard et reforme le duo avec Laurence Heller. La première télévision du nouveau duo a été diffusé sur France 3 (Les Enfants de la Musique) en janvier 2020.
Reprises
En 2007, la chanteuse Yelle reprend le morceau À caus’ des garçons et se classe septième au Top-50, faisant ainsi mieux que la version originale dont le meilleur classement fut treizième. Une version anglaise existe également, chantée par la suédoise Robyn sous le titre Because of Boys.
Le collectif de hip-hop Qhuit en a fait une reprise parodique intitulée Avec des glaçons, sortie en 2004 sur l’album Gran Bang. DJ Pone a remixé le thème original pour en faire un beat hip-hop, et le thème chanté du refrain reprend la mélodie d’origine.
En 2020, une reprise parodique, À cause de Macron, est créée en France par un collectif de femmes luttant contre la réforme des retraites.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/250980-A-Caus-Des-Gar%C3%A7ons