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CHÉRI

Chéri était un duo féminin canadien de musique dance originaire de Montréal , composé de l’Américaine Rosalind Milligan Hunt et de la Canadienne Lise Cullerier. Elles ont eu un succès dans le top 40 du Billboard , « Murphy’s Law », en 1982.

 

Histoire

Les amis Hunt et Cullerier ont commencé à chanter ensemble sur la suggestion de la mère de Hunt, la chanteuse Geraldine Hunt. Sous le nom de Chéri, ils ont enregistré en 1982 un single, « Murphy’s Law », qui est devenu leur unique titre classé au Billboard Hot 100 , atteignant la 39e place. La chanson s’est également hissée à la première place du classement Billboard Hot Dance Music/Club Play et est notamment connue pour son refrain vocal accéléré (« got it all together, dontcha baby »). La chanson a été écrite par Geraldine Hunt et Daniel Joseph, et publiée par Venture Records.

Chéri a continué d’enregistrer, enchaînant avec un autre single, « Give It to Me Baby », et a également sorti la même année un album, Murphy’s Law , qui comprenait le single à succès. Sur certains enregistrements de Chéri, Amy Roslyn remplaçait Cullerier.

En 1983, le groupe a sorti l’album Love Stew par l’intermédiaire du label 21 Records.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/89635-Cheri

NENEH CHERRY

Neneh Cherry née le à Stockholm (Suède), est une auteure-compositrice-interprète et musicienne suédoise dont le succès repose sur le mélange du hip-hop avec d’autres influences musicales.

 

Famille

Ses parents sont Moki Cherry (1943-2009), artiste, scénographe et musicienne suédoise, et Chernor Ahmadu Sahidu Jah (1936-2018), musicien, compositeur et chef d’orchestre suédois originaire de Sierra Leone. Leur relation est de courte durée et sa mère rencontre Don Cherry (1936-1995), trompettiste de jazz américain qui va élever Neneh comme sa fille. Moki a réalisé les pochettes des albums de Don Cherry, Where Is Brooklyn? (1966) et Organic Music Society (1972).

Neneh est la demi-sœur d’Eagle-Eye Cherry, fils de Moki et Don Cherry, musicien lui aussi, et de Titiyo, fille de Ahmadu Jah et Maylen Bergström, chanteuse également.

Neneh est la mère de la chanteuse Mabel McVey.

 

Biographie

Elle commence sa carrière après avoir abandonné l’école et déménagé à Londres.

Elle collabore avec divers groupes d’avant-garde de la scène post-punk dont The Slits, le collectif New Age Steppers sur le label de dub On U Sound d’Adrian Sherwood et surtout Rip Rig & Panic, un groupe post-punk imprégné de free jazz donnant souvent une impression première de chaos et de spontanéisme libérateur. Rip Rig and Panic publiera trois albums sur le label Virgin et changera de nom (et de musique) pour devenir le plus convenu et funky Float Up CP publiant un album en 1985 où la production plus numérique qu’organique met en avant la section rythmique. À la même période on retrouve Neneh au chant sur l’unique 45 tours de GMC en compagnie de son mari et père de la première de ses trois filles Bruce Smith (qui fut successivement le batteur du Pop Group, des Slits, de Rip Rig + Panic et Public Image Limited). Plus tôt elle reprend également le Stop the War d’Edwin Starr au moment de la guerre des Malouines.

Plus tard, elle travaille aussi avec The The et son nouveau compagnon, Cameron McVey, qui lui a écrit la plupart de ses premières chansons comme Raw Like Sushi et a été également le premier producteur de Massive Attack. La chanson Buffalo Stance est un succès international.

Diminuée par la maladie de Lyme, elle réduit ses activités jusqu’en 1992, lorsqu’elle travaille avec Michael Stipe et Gang Starr. Son succès de 1994, Seven Seconds, est le fruit d’une collaboration avec Youssou N’Dour.

Son dernier album solo, Man, date de 1996 et comporte ses deux tubes : Woman et Seven Seconds.

En 1998, en hommage à son beau-père Don Cherry, disparu depuis trois ans, elle prête sa voix sur la chanson « Ganapati » de l’album Kathak de Trilok Gurtu.

En 2005, elle participe au projet (studio et live) Demon Days du collectif Gorillaz.

En 2006, on la retrouve au sein d’un groupe CirKus, aux côtés de Karmil, Cameron McVey et de Lolita Moon avec un album intitulé Laylow. Sur scène, le plaisir que les membres du groupe prennent à jouer et chanter ensemble est évident et communicatif. CirKus a joué en 2007 sur la scène parisienne de l’Élysée Montmartre.

En 2012, elle collabore avec le trio de free jazz The Thing sur l’album de reprises de son beau-père Don Cherry. The Cherry Thing.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/11449-Neneh-Cherry

CHRISSIE HYNDE

Christine Ellen Hynde, dite Chrissie Hynde, née le 7 septembre 1951 à Akron (Ohio), est une chanteuse et guitariste américaine. Elle est la leader et la cofondatrice du groupe de rock/new wave The Pretenders.

 

Biographie

Jeunesse

Christine Ellen Hynde est née dans l’Ohio. Son père, Mel Hynde, a servi dans la marine puis travaillé dans la publicité. Sa mère, Dolores, a été modèle à New York avant de se marier. Elle a ensuite été secrétaire, puis mère au foyer. Chrissie a un frère, Terry, de quatre ans son aîné. Le père joue parfois de l’harmonica, Terry apprend la clarinette et le saxophone. Il joue dans des orchestres de jazz et de rhythm and blues.

C’est à 14 ans que Chrissie découvre sa vocation, grâce à un disque, puis un concert, de Mitch Ryder. Son premier instrument est un ukulélé, vite remplacé par une guitare, d’abord une acoustique, puis une électrique. Elle se passionne pour le rock britannique : les Beatles, les Rolling Stones ou encore les Kinks. Son autre idole est Iggy Pop. Elle suit l’actualité musicale dans le New Musical Express, hebdomadaire anglais pour lequel elle écrira plus tard. Elle chante dans son premier groupe en 1967, les Sat Sun Mat, dans lequel joue aussi Mark Mothersbaugh, futur membre de Devo.

En 1968, Chrissie Hynde part étudier les beaux-arts à l’Université d’État de Kent. Le , elle est témoin de la fusillade sur le campus qui inspire à Neil Young la chanson Ohio. Durant cette période, Chrissie écrit des chansons qu’elle garde encore pour elle. Elle assiste parfois aux concerts du groupe de jazz 15 60 75, dans lequel joue son frère Terry. Elle s’ennuie cependant car elle n’est pas satisfaite par sa vie dans le Midwest, qu’elle finit par choisir de quitter.

 

Carrière

Les années de galère

Au printemps 1973, à 22 ans, Chrissie Hynde quitte les États-Unis pour s’installer à Londres. Elle a dû vendre sa guitare pour payer le voyage. Elle rencontre le journaliste Nick Kent qui lui permet d’être pigiste pendant quelques mois au New Musical Express.

En 1974, elle travaille comme vendeuse chez Let It Rock et Sex, les célèbres boutiques de mode punk tenues par la styliste Vivienne Westwood et le futur manager des Sex Pistols, Malcolm McLaren. Elle y rencontre un Français, Philippe Pierre, qui l’invite fin 1974 à le rejoindre à Paris pour monter un groupe de punk rock, The Avec et The Alors. Marc Zermati lui propose ensuite d’intégrer les Young Rats.

En 1976, elle joue un temps au sein des Frenchies, le groupe de Martin Dune, qui n’est autre que le réalisateur Jean-Marie Poiré. Puis elle tente, en vain, de former son propre groupe. Lassée par son expérience parisienne, elle décide de repartir aux États-Unis.

À Cleveland, elle joue avec des groupes de blues locaux comme Mr. Stress et les Jack Rabbit. Puis les Frenchies la rappellent pour remplacer Martin Dune qui vient de quitter le groupe. Après quelques concerts, les Frenchies se séparent. Chrissie fonde alors un nouveau groupe éphémère avec le guitariste Patrick Llaberia qu’elle emmène à Londres. Elle y rencontre toute la scène punk rock naissante. Elle reprend contact avec Malcolm McLaren, qui l’embarque dans son projet de créer un groupe inspiré de la scène punk américaine : The Loveboys, avec Nick Kent et Rat Scabies. Le groupe ne survit pas à leur première répétition. Avec Scabies, ils fondent The Masters of The Backside et recrutent d’autres musiciens, dont Ray Burns (futur Captain Sensible) et David Letts. Ils la quittent tous pour former The Damned sans elle.

Elle joue ensuite avec Mick Jones dans Big Girl’s Underwear, mais l’expérience ne dure que trois mois, avant que Mick Jones ne parte fonder The Clash. Puis elle fait un passage éclair dans Johnny Moped. Ces groupes ne font que répéter et ne montent jamais sur scène. Chrissie fréquente aussi Steve Jones et John Lydon et assiste au premier concert des Sex Pistols. Durant cette période, elle vit de petits boulots, se drogue et squatte chez des amis.

En 1977, Chrissie Hynde se sent prête à monter sur scène. Elle insiste pour intégrer à nouveau Johnny Moped et donne son unique concert avec eux à Londres le 21 février. Elle fait les chœurs sur trois titres de l’album Hurt de son ami Chris Spedding, avant de suivre les Clash en tournée lors du Riot tour en mai. Puis elle fait la rencontre du producteur Tony Secunda qui l’auditionne. Impressionné, il veut lui faire enregistrer The Phone call, une des compositions de Chrissie. Ils recrutent Fred Berk, bassiste de Johnny Moped, et Nigel Pegrum, percussionniste de Steeleye Span. Ils enregistrent quatre morceaux. Elle ne s’assume pas en tant que chanteuse, et préfère rejoindre les Moor Murderers en tant que guitariste. Le chanteur Steve Strange lui fait porter, à son insu, le nom d’une meurtrière célèbre en Grande-Bretagne, ce qui provoque un scandale dans la presse. Le groupe se saborde après deux concerts.

 

Naissance des Pretenders

Début 1978, Randall Rose, une connaissance de l’université de Kent (Ohio) qui a produit le groupe Devo, lui présente Dave Hill, qui vient de créer le label Real Records. Celui-ci croit en Chrissie Hynde et tente de réunir un groupe autour d’elle. Les premiers musiciens sont Malcolm Hart à la basse et Phil Taylor, batteur de Motörhead. Puis Lemmy Kilmister leur conseille de recruter Tom Edwards alias Gass Wild à la batterie. Celui-ci leur parle de son ami bassiste Peter Farndon. En parallèle, elle chante sur l’album Vampire Stole My Lunch Money du journaliste et musicien Mick Farren et sur So Alone de Johnny Thunders. Ces collaborations la rassurent sur son talent de chanteuse.

Gass Wild ne fait finalement pas l’affaire. Chrissie Hynde et Peter publient une annonce pour trouver un second guitariste et un nouveau batteur. Pour l’audition, Pete Farndon fait venir de Hereford son ami guitariste James Honeyman-Scott. Phil Taylor reprend la batterie quelque temps. Durant l’été, Chrissie obtient de Nick Lowe qu’il produise leur premier single, et le groupe donne son premier concert à Wakefield en ouverture des Strangeways. Chrissie va d’ailleurs chanter sur leur prochain disque. En octobre, comme promis, Nick Lowe produit Stop Your Sobbing, une reprise des Kinks. Gerry Mackleduff est à la batterie. Puis ils se produisent cinq soirs de suite au Gibus à Paris, sous le nom Dinosaurs Eating Cars. James Honeyman-Scott fait venir son ami d’Hereford, Martin Chambers, pour remplacer Mackleduff. Il figure d’ailleurs à sa place sur la pochette de Stop Your Sobbing. Ils donnent leur premier concert tous les quatre au Barbarella’s de Birmingham le  en première partie de David Johansen. Dave Hill connaissant des difficultés financières, il fait signer le groupe chez WEA. Ils doivent alors se trouver un nom pour le single qui va bientôt être pressé. Au dernier moment, Chrissie trouve The Pretenders. Sorti en janvier 1980, leur premier album, Pretenders est un succès mondial, tout comme le single Brass in Pocket qui en est extrait. La carrière des Pretenders est ainsi lancée et se poursuit dans les décennies suivantes.

En solo

En 2014, Chrissie Hynde publie son premier album studio, Stockholm, sur lequel on retrouve Neil Young et John McEnroe à la guitare.

En 2015, elle publie son autobiographie, Reckless.

 

Artiste peintre

Chryssie Hynde fait de la peinture. En 2018, elle publie Adding the Blue, un livre regroupant 200 de ses œuvres, des peintures à l’huile créées à partir de 2015.

 

Militante

Chrissie Hynde est végétarienne et milite pour les droits des animaux. Elle soutient l’association PETA et Viva! (Vegetarians’International Voice for Animals), une association britannique pour les droits des animaux.

 

Vie privée

En arrivant à Londres en 1973, Chrissie Hynde s’installe chez Nick Kent, avec qui elle a une relation. Vers 1975-1976, elle a une aventure avec Michaël Memmi, le bassiste des Frenchies. En 1976, elle partage la vie du guitariste Patrick (Pat) Llaberia. En 1977, elle a une liaison avec Paul Simonon des Clash.

En 1978, elle a pour amant son bassiste Peter Farndon.

Au début des années 1980, Chrissie Hynde est brièvement la compagne de Ray Douglas Davies, chanteur des Kinks, avec qui elle a une fille, Natalie, en 1983.

En 1984, elle épouse Jim Kerr, leader des Simple Minds, avec qui elle a une autre fille, Yasmin. Ils divorcent en 1989.

En 1997, elle épouse un artiste colombien, Lucho Brieva, dont elle se sépare en 2002.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/11070-Chrissie-Hynde

BOLLAND AND BOLLAND

Bolland & Bolland sont deux producteurs de musique néerlandais et frères, Rob Bolland (né le 17 avril 1955) et Ferdi Bolland (né le 5 août 1956). Ils sont nés à Port Elizabeth en Afrique du Sud.

 

Carrière

Le duo a produit et composé pour des artistes tels que Falco (notamment son tube numéro un « Rock Me Amadeus »), Samantha Fox (« Love House »), et a écrit le tube de Status Quo « In the Army Now » – qu’ils ont sorti sous leur propre nom en 1981 et qui a également été enregistré par Gerard Joling . En tant que musiciens à part entière, ils ont sorti leur premier album « Florida » en 1972. Leur carrière de singles à succès a débuté dès 1972 avec « Summer of ’71 » , un titre folk a cappella qui s’inscrivait dans la lignée du succès de Simon et Garfunkel et de leurs homologues néerlandais Greenfield et Cook . Lorsque, en 1976, leur succès a commencé à décliner, ils se sont tournés vers un son plus électronique, dont on peut entendre un premier exemple dans « Spaceman », un tube de 1978 aux Pays-Bas.

En dehors des Pays-Bas, ils se sont fait un nom à l’international avec la sortie de l’album concept « The Domino Theory » . Cet album incisif et mélodieux porte un regard critique sur la guerre et l’intervention américaine dans les conflits étrangers, du point de vue du simple soldat. Il contient le single « In the Army Now », qui a atteint la première place des charts en Norvège et y est resté six semaines consécutives. En Afrique du Sud, le single a culminé à la neuvième place en mai 1982, profitant de l’augmentation de la conscription due à la guerre de la frontière sud-africaine . Francis Rossi , chanteur de Status Quo , aurait entendu la chanson sur l’ autoroute allemande. Il a finalement persuadé Quo de l’enregistrer, et le single a atteint la deuxième place au Royaume-Uni en 1986. Ils sont propriétaires des studios Bolland, situés à Blaricum . Ce fut l’un des premiers studios aux Pays-Bas à accueillir une console SSL SL4040 série E.

En 1984, ils sortent l’album Silent Partners . Le plus grand succès de cet album est « Ten American Girls ». D’autres albums suivent tout au long des années 1990. En 1997, Daniella’s Daze sort un album de rock électronique intitulé Slut sur le label de heavy metal Roadrunner Records . Les frères Bolland produisent, arrangent et mixent l’album, avec des paroles écrites par eux-mêmes et la chanteuse australienne Daniella Porsius. Le seul single, « 100% Jesus », bénéficie d’une bonne diffusion radio en Australie, mais le groupe ne sort aucun autre album par la suite. Le duo se sépare ensuite, tant musicalement que personnellement. En 2021, après que Rob a été diagnostiqué d’une maladie incurable, ils réconcilient le groupe.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/135531-Bolland-Bolland

CHEMISE

Chemise est un groupe américain de funky music et soul-funk créé en 1982 par RICKI BYARS MULDROW (chant, née à Charlotte en Caroline du Nord) et RONALD MULDROW (guitare, né RONALD STEPHEN MULDROW le 02/02/1949 à Chicago dans l’Illinois).

RICKI et RONALD sont mari et femme dans la vie. RONALD qui a aussi travaillé pour les STAPLE SINGERS, EDDIE HARRIS, VIVIAN PRINCE ou MACEO PARKER décède le 31/01/2007 à Los Angeles en Californie.
En 2007 également, RICKI BYARS MULDROW sortira un album en solo, « Supreme Inspirition » sous le nom de RICKI BYARS-BECKWITH, car elle s’est remariée avec le songwriter MICHAEL BECKWITH.

De 1993 à 2011, RICKI BYARS a publié 8 albums d’inspiration religieuse.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/64486-Chemise

CHEAP TRICK

Cheap Trick est un groupe américain de rock, originaire de Rockford, dans l’Illinois. Le groupe a fait le lien entre le pop rock des années 1960, le hard rock des années 1970 et le son du punk rock qui émergeait, et a ainsi contribué à établir un modèle pour les artistes power pop ultérieurs.

Il connait un succès important à la fin des années 1970, particulièrement au Japon et obtient son plus grand succès avec l’album live Cheap Trick at Budokan en 1979. Il est souvent décrit musicalement comme un mélange de mélodies pop influence Beatles et de guitares hard rock.

 

Historique

Débuts (1969–1974)

En 1961, Rick Nielsen commence à jouer à Rockford, dans l’Illinois, en utilisant une collection de guitares rares et de valeur. Il forme plusieurs groupes avec des noms tels que The Boyz et The Grim Reapers. Brad Carlson, (plus tard appelé Bun E. Carlos), joue de son côté dans une formation appelée The Pagans. Finalement, Nielsen forme Fuse en 1967 avec Tom Peterson (Tom Petersson), qui joue lui-même dans un autre groupe local appelé The Bo Weevils.

En 1970, chez Epic Records, Fuse sort un album homonyme qui est globalement ignoré. Frustré par ce manque de succès, Fuse recrute deux membres des Nazz en 1970 et finit par jouer dans le Midwest pendant six ou sept mois, sous les deux noms Fuse ou Nazz, selon les endroits dans lesquels ils jouent. Avec Bun E. Carlos à la batterie, Fuse se délocalise à Philadelphie en 1971. Ils se rebaptisent à ce moment, en 1972–1973, Sick Man of Europe. Après une tournée européenne en 1973, Nielsen et Petersson retournent à Rockford et se réunissent avec Carlos.

Randy « Xeno » Hogan est le premier chanteur de Cheap Trick. Il quitte le groupe peu après sa formation et est remplacé par Robin Zander. Le nom vient d’une performance de Slade à laquelle le groupe assiste et que Petersson critique en disant que Slade utilise « every cheap trick in the book », expression qui implique que le concert est basé sur des concepts déjà vus et revus, sans rien d’original ni de surprenant et qui peut se traduire littéralement par « [utiliser] tous les tours minables du livre de magie ».

 

Transitions (1975–1997)

Le 26 août 1980, avant la sortie de All Shook Up, Petersson quitte le groupe pour enregistrer un album solo avec son épouse, Dagmar. Pete Comita remplace Petersson pour la tournée All Shook Up.

En 1985, ils reviennent avec le producteur Jack Douglas, qui a produit leur premier album, pour enregistrer Standing on the Edge. L’album est considéré comme « la meilleure collection de rock bubblegum bazooka ». Il fait aussi participer Mark Radice aux claviers. Le premier single, Tonight It’s You atteint la huitième place des Billboard Top Rock Tracks.

 

Cheap Trick Unlimited (1998–2005)

Cheap Trick lancent leur propre label, Cheap Trick Unlimited. En 1999, le groupe enregistre une version retravaillée de In the Street de Big Star pour le générique de la série That ’70s Show.

Au début de 2000, Cheap Trick signe un contrat avec Musicmaker.com pour la publication en ligne de plus de cinquante morceaux. Après avoir passé l’année 2001 à écrire de nouveaux morceaux, Cheap Trick se dirige aux Bearsville Studios de Woodstock, à New York en mars 2002, où il enregistre son premier album en six ans, Special One, sorti en mai 2003.

 

Indépendance (depuis 2006)

En 2006, Cheap Trick sort l’album Rockford chez Cheap Trick Unlimited/Big3 Records. Le premier single est Perfect Stranger (produit par Linda Perry et co-écrit par Cheap Trick et Perry). Les prochains singles Come On, Come On, Come On et If It Takes a Lifetime sortent peu après. Le groupe jouera aux chaines de radio Sirius et XM et tourne en Amérique du Nord. La même année, Surrender devient une piste jouable dans le jeu vidéo Guitar Hero II, et les albums Dream Police et All Shook Up sont réédités accompagnés de quatre morceaux bonus. One On One et Next Position Please (The Authorized Version) sont publiés en téléchargement payant. Le groupe participe aussi à une publicité pour McDonald’s appelée This Is Your Wake-Up Call.

En 2007, les officiels de Rockford, Illinois, honorent Cheap Trick en reproduisant la couverture de leur album Rockford sur le sticker des véhicules de la ville. Le 19 juin 2007, le sénat de l’Illinois adopte le Senate Resolution 255, selon laquelle chaque 1er avril deviendra la journée des Cheap Trick dans tout l’Illinois. En août la même année, Cheap Trick honore la 40e année de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band en jouant l’album dans son intégralité à la Hollywood Bowl Orchestra, conduite par Edwin Outwater, aux côtés des chanteurs Joan Osborne et Aimee Mann. En 2008, Cheap Trick est inclus dans une publicité pour la marque de vêtements John Varvatos. Le 24 avril, Cheap Trick joue à l’arène Budokan pour le 30e anniversaire de leur album Cheap Trick at Budokan.

En 2010, Dream Police des Cheap Trick est rebaptisé Green Police et utilisé dans une publicité pour Audi diffusée pendant le Super Bowl XLIV. La même année, Bun E. Carlos arrête les tournées avec le groupe. Daxx, fils de Rick Nielsen, qui a remplacé Bun E., alors en convalescence après une opération du dos en 2001, devient leur batteur de tournée.

En 2016, Cheap Trick est introduit au Rock and Roll Hall of Fame. La cérémonie se déroule au Barclays Center de Brooklyn, New York, le 8 avril. Les quatre membres originaux y assistent. Avec Carlos à la batterie, le groupe joue I Want You to Want MeDream PoliceSurrender et Ain’t That a Shame. Le 1er avril 2016, le groupe sort son premier album en cinq ans, Bang, Zoom, Crazy… Hello. Ils publient le single No Direction Home, qui sert d’annonce à l’album[14]. Le 16 juin 2017, le groupe sort l’album We’re All Alright!. En août 2017, le groupe participe au single Black Blizzard d’Insane Clown Posse. Le 20 octobre 2017, le groupe sort l’album spécial Noël, Christmas Christmas.

 

Médias

Leur version de la chanson Out in the Street du groupe Big Star est le générique de la série That ’70s Show. Le groupe est invité à jouer dans l’épisode 15 de la saison 7 des Frères Scott. Leur chanson Surrender est classée 465e meilleure chanson de tous les temps par le magazine Rolling Stone en 2003. Ils ont aussi réalisé la chanson Mighty Wings qui est sur la bande originale du film Top Gun.

 

Membres

Membres

 

Anciens membres

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/132066-Cheap-Trick

ALMA FAYE

Alma Faye Brooks est une chanteuse de disco canadienne d’origine américaine. Elle est surtout connue pour avoir été nominée deux fois aux prix Juno dans la catégorie Meilleure nouvelle chanteuse , en 1978 et en 1980.

Née à Tyler , au Texas, elle a déménagé à Montréal , au Québec, à l’âge de 12 ans avec sa famille. Vivant dans le quartier de la Petite-Bourgogne , elle chantait à l’ église Union United et a joué dans une production de comédie musicale Hair.

En 1977, elle sort son premier single « Stop, I Don’t Need No Sympathy », une reprise d’une chanson précédemment interprétée par Lynn Roman.

En 1979, elle sort l’album Doin’ It, dont sont extraits les singles « It’s Over » et « Don’t Fall In Love ». Pour promouvoir l’album, elle participe notamment à Whatever Turns You On , une version éphémère en prime time de la célèbre émission humoristique You Can’t Do That on Television . Cependant, le disco étant en déclin à cette époque, elle ne sort pas d’autre album et revient à la fin des années 1980 sur la scène musicale montréalaise, interprétant des titres Motown d’artistes comme Aretha Franklin et The Supremes lors des soirées « Soul Unlimited » au club Rising Sun.

Elle a continué à se produire comme chanteuse avec La Gioventu, un groupe de musique dance montréalais dirigé par son mari, Louis Toteda. Après la mort de l’icône du disco Donna Summer en 2012, elle a commencé à interpréter des chansons de Donna Summer avec La Gioventu en hommage.

Sa chanson « Thank You », tirée de Doin’ It , a été utilisée dans la bande originale du film Solo de 2023.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/288631-Alma-Faye

CHAZ JANKEL

Charles Jeremy « Chaz » Jankel (né le 16 avril 1952) est un musicien et auteur-compositeur anglais. Sa carrière musicale s’étend sur plus de 50 ans ; il s’est fait connaître à la fin des années 1970 comme guitariste et claviériste du groupe de rock Ian Dury and the Blockheads . Avec Dury, Jankel a co-écrit certains des titres les plus connus du groupe, notamment « Sex & Drugs & Rock & Roll », « Hit Me with Your Rhythm Stick » et « Reasons to Be Cheerful, Part 3 ».

Outre son travail avec les Blockheads, Jankel a mené une carrière solo qui a donné naissance à dix albums studio. Il compte à son actif de nombreuses collaborations en tant qu’interprète et compositeur.

 

Début de la vie

Charles Jeremy Jankel est né le 16 avril 1952 à Stanmore, dans le Middlesex . Inspiré par le chanteur de skiffle Lonnie Donegan , il commence à apprendre la guitare espagnole à l’âge de 7 ans, puis étudie le piano. Il fréquente le pensionnat Mill Hill School à Londres et devient fan du groupe de rock, funk et soul américain Sly and the Family Stone durant cette période. Son goût pour ce style musical influencera fortement la musique des Blockheads et sa carrière solo. Étudiant à la Saint Martin’s School of Art, il joue dans un groupe de rock appelé Byzantium de 1972 à 1973.

 

Carrière

En 1973, Jankel a contribué au titre « Let’s Go » de l’album studio de Long John Baldry, Good to Be Alive . Il a ensuite rejoint le groupe folk rock Jonathan Kelly’s Outside et a joué de la guitare solo sur trois titres de leur unique album studio , …Waiting on You , sorti en février 1974. Jankel a commencé à travailler avec Ian Dury au sein du groupe de pub rock Kilburn and the High Roads au début des années 1970. Il a ensuite collaboré avec Dury sur des albums studio tels que New Boots and Panties!! (1977 ) et sur les albums des Blockheads, notamment Do It Yourself (1979) , avant de quitter le groupe. Il a composé des morceaux funk comme « Hit Me with Your Rhythm Stick » et « Sex & Drugs & Rock & Roll ». En 1981, Jankel a rejoint Dury à nouveau, sans les Blockheads, pour son deuxième album studio solo Lord Upminster , qui a engendré le tube dance américain  » Spasticus Autisticus « , qu’il a co-écrit.

Après avoir quitté les Blockheads, Jankel a entamé une carrière solo et a sorti quatre albums studio chez A&M , dont son premier album éponyme en 1980 et Chasanova en 1981 , également paru sous le titre Questionnaire. Cet album a bénéficié d’importantes contributions aux paroles d’Ian Dury, ainsi que de la participation musicale de deux membres des Blockheads, le bassiste Norman Watt-Roy et le batteur Charlie Charles. Il contenait également le tube dance américain « Glad to Know You », dont les paroles étaient signées Dury, et dont le clip vidéo a été diffusé sur MTV. En 1981, Quincy Jones a connu un succès au Royaume-Uni avec sa reprise de « Ai No Corrida » de Jankel, qui a atteint la 14e place des charts en avril de la même année. La chanson a également été reprise par les Nylons et par Laura More avec Uniting Nations . En 2005, la version d’Uniting Nations s’est classée 18e au Royaume-Uni.

En 1982, Jankel atteint la première place du classement Hot Dance Music/Club Play avec le triple single « Glad to Know You »/« 3,000,000 Synths »/« Ai No Corrida ». Son single « Number One » se hisse en tête des charts des clubs français et est utilisé dans le film de science-fiction et comédie américain Real Genius (1985), avec Val Kilmer. Il sort ensuite les albums studio Chazablanca en 1983 et Looking at You en 1985. En 1985, Jerry Moss , directeur du label A&M, refuse la sortie de son cinquième album studio et met fin à son contrat.

Après le décès de ses deux parents, Jankel s’installe aux États-Unis en 1988 et y vit plusieurs années avant de retourner au Royaume-Uni pour rejoindre les Blockheads. Il collabore avec Dury sur leurs deux derniers albums studio : *Mr. Love Pants * (1998) et *Ten More Turnips from the Tip * (2000), sur lequel il interprète le titre « I Could Lie ». Après la mort de Dury en 2000, Jankel continue d’écrire et de jouer avec les Blockheads, remplacé par Derek Hussey, ancien ami et protecteur de Dury.

Jankel a composé la musique de plusieurs films, dont DOA (1988), avec Dennis Quaid et Meg Ryan , coréalisé par sa sœur Annabel Jankel , et K2 (1991), avec Michael Biehn . Il a composé la majeure partie de la musique du film biographique Sex & Drugs & Rock & Roll (2010), consacré à Dury et dans lequel ce dernier est incarné par Tom Hughes . Jankel a été nommé aux BAFTA pour la musique de ce film.

En 2010, Jankel a sorti sa première compilation intitulée My Occupation – The Music of Chaz Jankel , qui comprenait les chansons « Ai No Corrida », « Glad to Know You » et « You’re My Occupation ». Cet album contenait également la chanson bonus « Get Myself Together ».

Depuis 2001, Jankel a sorti des disques sur son propre label, CJ Records. Jankel a enregistré un single avec Cherry Cameron en 2016.

 

vie personnelle

En septembre 1988, Jankel s’installe à Venice, dans la banlieue de Los Angeles , où il vit avec sa compagne suédoise, Catharina Hemberg. Ils se marient sur l’île de Kauai, à Hawaï. Jankel et Hemberg ont un fils, Tao Hemberg Jankel, né à Hollywood en 1990. Tao vit et travaille à Oslo , en Norvège, et est un DJ reconnu. Lorsqu’il était très jeune, ses parents ont divorcé et sa mère est retournée vivre en Suède.

En 1992, Jankel retourne au Royaume-Uni, où il rencontre l’artiste Elaine O’Halloran sur le tournage du film dramatique et comique * The Rachel Papers* (1989), où elle est assistante monteuse. Le couple se marie et a un fils, Lewis Shay Jankel, né en 1993, qui est DJ, producteur de disques, chanteur et auteur-compositeur, connu sous le nom de scène Shift K3y . Il a notamment connu le succès avec ses singles de 2014, « Touch », qui a atteint la 3e place du UK Singles Chart , et « I Know ».

Sa sœur Annabel Jankel est réalisatrice de cinéma et de télévision et a réalisé en 2018 le film dramatique britannique Tell It to the Bees ; Jankel a composé un morceau pour piano intitulé « Unresolved » qui figure sur la bande originale.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/3477-Chas-Jankel

LUTHER VANDROSS

Luther Ronzoni Vandross, né le  à New York et mort le  à Edison, est un chanteur et auteur-compositeur américain de R&B et de soul. Il a vendu plus de 25 millions de disques pendant sa carrière et gagné 8 Grammy Awards dont le meilleur chanteur R&B 4 fois. Il a gagné 4 Grammy Awards en 2004 dont celui pour la meilleure chanson de l’année pour Dance With My Father, coécrite avec Richard Marx.

 

Les débuts en tant que choriste

Luther Vandross est né le  à Manhattan à New York. Il a commencé à être connu en 1972 quand il écrit Everybody rejoice (A brand new day) pour la comédie musicale The wiz. Mais la route vers le succès sera longue puisqu’il mettra une dizaine d’années à percer et une autre dizaine d’années à avoir un succès pop.

En 1974 il participe à l’album Young Americans de David Bowie (album sorti en 1975). Il fait partie des chœurs et écrit une chanson de l’album avec Bowie, Fascination. Ceci conduit à un contrat de choriste pour Atlantic où il chantera pour Bette Midler, Carly Simon, Barbra Streisand, Average White Band et Roberta Flack entre autres. Il chante aussi des musiques publicitaires pour la télévision durant la seconde moitié des années 1970.

Puis avec un petit coup de pouce de Donna Summer il crée le groupe Luther chez Cotillion. Deux albums sortiront dans l’indifférence générale : Luther en 1976 et This close to you en 1977. Après avoir chanté sur le premier album de Chic en 1977, sur C’est chic de Chic en tant que «special guest artist», sur l’album Hot butterfly de Bionic Boogie en 1978, sur Music box d’Evelyn King (1979) et comme choriste des Sister Sledge sur We are family (1979), il fait partie de Charme (sur l’album Let it in en 1979), de New York City Band (pour la B.O. du film Sunnyside) et surtout de Change. Pour ce groupe il chante The glow of love et Searching en 1980 et est choriste sur leur album de 1981. En 1980 il coécrit Welcome back sur le second album de Peter Jacques Band et participe aussi en tant que choriste à Fame, à l’album de Cissy Houston Step aside for a a lady, à celui de Chaka Khan Naughty et à l’album de Cher Prisoner.

 

Les premiers albums

En  il sort son premier véritable album chez Epic. L’album intitulé Never too much est disque de platine, nº1 R&B deux semaines au classement US, n°19 pop et le single du même nom se classe nº1 R&B en faisant une entrée dans les boîtes grâce à un 12″. Vandross met en place un style de R&B chic qui ne variera guère avec les années. Il s’entoure aussi de musiciens auxquels il restera fidèle : Marcus Miller (basse), Nat Adderley, Jr. (claviers) et Cissy Houston (chœurs) entre autres. L’album se compose de sept chansons dont il assure la réalisation artistique. Il en a écrit six et la septième est une reprise de A house is not home.

Toujours en 1981 il réalise les arrangements des chœurs de cinq chansons de l’album I’ll keep on loving you de Linda Clifford. Il y chante aussi en tant que choriste.

Suit en 1982 Forever, for always, for love, nº1 R&B aux US et disque de platine. Les chansons sont de nouveau écrites ou coécrites par Vandross sauf la première, un pot-pourri contenant Having a party de Sam Cooke, et la troisième, Since I lost my baby, composition de Moore et Robinson pour les Temptations à l’origine.

En Angleterre ces deux albums ne sortiront pas dans leur intégralité mais seront remplacés par une sélection des deux intitulée Luther Vandross. Ils sortiront finalement en 1986 et 1987 respectivement. Toujours en 1982 il réalise un album intitulé Instant love pour Cheryl Lynn, il contient la reprise de Marvin Gaye et Tammi Terrell If this world were mine que Vandross chante avec Lynn.

 

Productions personnelles et réalisations extérieures

Il réalise en 1982 Jump to it pour Aretha Franklin, Anyone can see, le premier album solo d’Irene Cara, il participe à Suddenly de Marcus Miller en coécrivant une chanson (Be my love) et en étant choriste sur deux autres (Lovin’ you et Just for you), il chante comme choriste sur «So close» de Diana Ross, chanson dont il a réalisé les arrangements vocaux, et enfin il chante comme choriste sur You’ve Really Got a Hold on Me, chanson dont il a réalisé les arrangements vocaux et qui est une reprise de Smokey Robinson chantée par Bernard Edwards et Jocelyn Brown sur l’album Glad to be here d’Edwards.

Il sort son cinquième album en 1983, Busy body, qui est aussi disque de platine et nº1 R&B.

Enfin en 1984 il participe à la B.O. du film Choose me avec une chanson, «You’re my choice tonight (Choose me)», déclinée en plusieurs versions tout au long du film. Cette chanson est sortie sur l’album Love language de Pendergrass où elle est la seule réalisée par Vandross.

En 1985 il sort The night I fell in love, album charnière entre les trois premiers du début au son non encore dominé par les synthétiseurs et ceux qui suivront aux arrangements très marqués par leur époque. L’album se vendra très bien et sera double platine, en plus de l’habituel nº1 R&B.

Toujours en 1985 il chante She’s so good to me pour la B.O. du film Goonies. Là les arrangements chics laissant la prépondérance à la basse sont remplacés par la boîte à rythme. En  sort l’album Touch me des Temptations avec Do you really love your baby qui est coécrite par Marcus Miller et Vandross qui y participe également en tant que choriste.

Son prochain album Give me the reason sort en 1986, Vandross a écrit ou coécrit tous les titres sauf Anyone Who Had a Heart, de Burt Bacharach et Hal David. Le premier titre de l’album, Stop to love (nº1 R&B et nº15 pop), a été remixé par Marcus Miller pour le maxi. Cette chanson passe à MTV et c’est la première fois qu’un clip vidéo de Vandross y est abondamment passé. L’album s’est classé nº1 R&B et nº14 pop et a été vendu à plus de deux millions d’exemplaires aux États-Unis (double album de platine). Il est aussi resté classé 53 semaines aux États-Unis.

En 1987 Luther Vandross réalise une chanson pour Diana Ross sur son album Red hot rhythm & blues en coécrivant et réalisant la ballade It’s hard for me to say.

 

La fin des années 1980 et la reconnaissance pop

Any love, sorti en 1988, est presque un disque entier de ballades à part le rythmé She won’t talk to me (nº3 R&B), sorti aussi en remix house de Keith Cohen en maxi. L’album s’est classé nº1 R&B et pour la première fois Vandross a réussi à transformer ce succès dans les classements pop avec un nº9 pop. L’album est un autre disque de platine pour le chanteur.

En 1989 il sort une double compilation The best of love (nº2 R&B, double platine). Elle contient deux inédits dont «Here and now». Cette dernière coécrite par David Elliott, le fils de Dionne Warwick, est une ballade devenue le plus gros hit pop de Vandross (disque d’or, nº1 R&B et nº6 pop fin 1989). Elle a aussi obtenu une récompense, la «best male R&B vocal performance» aux «Grammys» de 1990. L’autre inédit est Treat you right.

En 1990 il réalise Who do you love pour Whitney Houston, suivi l’année suivante de Docter’s orders, un duo avec Aretha Franklin.

En 1991 sort Power of love, son album le mieux vendu de tous (double platine et nº1 R&B). Il est réalisé par Vandross et Miller tandis que les chansons sont coécrites par Vandross et ceux que l’on retrouve tout au long de sa carrière (Miller, Vertelney, Adderley, Eaves et Anderson). Le single Power of love/Love power a été son premier Top 5 pop (nº1 R&B, nº4 pop, n°11 ventes de maxis, n°3 AC). Il est composé de deux chansons : Power of love écrit par Vandross et Miller couplé avec Love power une composition de Teddy Van pour le trio The Sandpebbles en 1968. L’album a obtenu la «best male R&B vocal performance» aux «Grammys» de 1991.

Cette même année, il participe au premier album solo de sa choriste Lisa Fischer, So Intense. Il réalise et arrange une partie du disque tout en participant aux arrangements vocaux et aux chœurs. Il écrit deux chansons avec Marcus Miller, Get back to love et Some girls. En 1992 il participe à la B.O de Mo’ money en chantant «The Best Things In Life Are Free» avec Janet Jackson (n°1 R&B, n°10 pop, n°3 club play et n°39 en ventes de maxis).

Suit en 1993 Never let me go, un album de platine. Cet album a la particularité d’être le premier lancé sur le label LV records, une association entre Luther Vandross et Epic. Si l’on excepte les reprises, les chansons sont écrites essentiellement par Vandross et Miller ou Vandross et Reed Vertelney (qui joue aussi des synthétiseurs). La réalisation est aux mains de Vandross et Miller.

En 1993 il participe aussi au film Meteor man de Robert Townsend. Toujours en 1993, Luther Vandross chante The Lady Is a Tramp avec Frank Sinatra sur son album Duets et il est un des choristes sur «Your love» de Diana Ross, chanson dont il réalise aussi les arrangements choraux.

En 1994 il sort Songs, un très gros succès composé uniquement de reprises (disque de platine). L’idée de faire un disque de reprises n’est cependant pas de Vandross mais de la maison de disques Epic qui le couple avec le réalisateur artistique Walter Afanassief, qui a travaillé avec la chanteuse à succès Mariah Carey. Le hit en est d’ailleurs Endless love, un duo avec Mariah Carey.

 

La fin des années Epic

En 1995 il sort This is Christmas, album de chansons de Noël, sur les dix chansons de l’album, sept sont des compositions originales écrites ou coécrites par Vandross.

L’année suivante il sort une compilation intitulée Greatest hits 1981-1995, avec une photo de pochette tranchant sur les précédentes et jouant sur un registre jeune où il arbore une paire de lunettes de rappeur, une grosse chaîne et un blouson métallisé.

En 1996 il sort Your secret love pour lequel il obtient une récompense, la «best male R&B vocal performance» aux «Grammys» de 1996.

En 1997 il sort The best of love, volume 2 : One night with you. Il s’agit d’une compilation de 15 titres dont quatre inédits. Les inédits sont trois balladettes (dont une de Diane Warren et l’autre de R. Kelly) et une chanson de danse lente moyenne de Jimmy Jam et Terry Lewis.

Après 15 ans et onze albums, Vandross met un terme à sa relation avec Epic.

 

I know

En 1998 il sort I know, sur le label Virgin, et fait réaliser quelques chansons par des hommes extérieurs à son équipe habituelle. Il s’agit de mixeurs à la mode comme Tony Moran (qui coécrit et coréalise le bon Religion), Little Louie Vega et Kenny Dope Gonzalez, avec à l’arrivée un disque beaucoup plus hip-hop que d’habitude. Mais l’ancien style est toujours présent et la chanteuse de jazz Cassandra Wilson et Stevie Wonder ne bousculent pas ses habitudes ni les choristes accoutumées comme Cissy Houston, Tawatha Agee et Lisa Fischer.

On trouve aussi Luther Vandross parmi les choristes sur «Say you love me» de Natalie Cole Snowfall on the Sahara (1999).

 

Les années 2000

Le succès de I know n’étant pas à la hauteur des espérances des deux parties, l’association avec Virgin ne durera pas et l’album suivant de Vandross sort chez J records en 2001. Il est paradoxalement intitulé Luther Vandross alors que ce dernier n’a coécrit que six chansons des quatorze de l’album et qu’il partage les fonctions de réalisateur artistique avec une demi-douzaine d’autres. Les choristes Cissy Houston, Tawatha Agee, Fonzi Thornton, Cindy Mizelle, Brenda White-King et le bassiste et arrangeur Marcus Miller sont toujours là néanmoins.

En 2002, il chante quelques couplets sur la chanson humanitaire de Michael Jackson What more can I give avec une pléiade d’autres stars. Toujours la même année, il chante en tant que choriste sur l’album Love and freedom de BeBe Winans et il arrange des chœurs de certaines chansons.

L’album suivant, Dance with my father, sort en 2003 en grande pompe médiatique. Vandross en a écrit et réalisé la majeure partie des chansons en s’entourant de vedettes du hip-hop et du rap comme Foxy Brown, Busta Rhymes et Queen Latifah. Cet album est l’occasion pour Vandross de recevoir quatre «Grammys» : «Dance with my father» est chanson de l’année et meilleure chanson R&B, «The closer I get to you» est meilleur duo R&B et l’album est meilleur album R&B.

En octobre de la même année il sort le disque enregistré en public Live 2003 at Radio City music hall. Il s’agit de son dernier album avant sa mort survenue en  à la suite d’un infarctus du myocarde.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/22757-Luther-Vandross

CHARLOTTE GAINSBOURG

Charlotte Ginsburg, dite Charlotte Gainsbourg, née le  à Marylebone dans la Cité de Westminster (Londres), est une actrice et chanteuse franco-britannique.

 

Biographie

Jeunesse et famille

Charlotte Gainsbourg nait le  à Londres. Son père est le chanteur, compositeur et réalisateur de films Serge Gainsbourg, et sa mère est la chanteuse et actrice Jane Birkin. Ses parents forment dès 1968 un couple très médiatisé, Charlotte Gainsbourg l’est également dès sa naissance.

Nièce du réalisateur Andrew Birkin et filleule de Yul Brynner, Charlotte Gainsbourg a également deux demi-sœurs, Kate Barry (1967-2013) et Lou Doillon, du côté de sa mère ; ainsi que deux demi-frères, Paul et Lucien Gainsbourg (mieux connu sous le diminutif « Lulu », fils de Bambou) et une demi-sœur, Natacha, du côté de son père.

Charlotte grandit dans un milieu artistique, exposé notamment dès son plus jeune âge aux pratiques musicales et cinématographiques de ses parents qui « l’ont élevée (…) de façon typiquement bourgeoise : pensionnat, cours de piano, musique classique et romans classiques. Sa mère, dit-elle, adorait le cinéma et lui a transmis cette passion dès son plus jeune âge ».

Elle décrit son père comme un artiste provocateur dont la notoriété a influencé son enfance, tout en précisant qu’elle garde globalement de bons souvenirs de sa jeunesse. Elle souligne aussi l’impact de sa mère, qui l’a encouragée à entrer dans le cinéma.

Charlotte Gainsbourg bénéficie d’une visibilité médiatique dès l’adolescence, apparaissant notamment sur une chanson avec son père et dans plusieurs films. Cette exposition a contribué à façonner son identité artistique dès ses premières années.

À l’âge de 13 ans, elle demande d’aller vivre en pension où elle reste une année au collège Beau Soleil à Villars-sur-Ollon en Suisse. Elle s’explique à ce sujet : « Je venais de tourner Paroles et musique d’Élie Chouraqui. J’ai voulu m’éloigner de Paris et de ma famille, être loin de tout le monde. J’avais demandé à mon père et il a accepté. Il était triste de me voir partir. C’était un pensionnat de luxe d’enfants friqués. J’avais trouvé la pension toute seule et décidé d’y aller de ma propre initiative » . Elle garde de ce séjour un excellent souvenir, notamment pour sa pratique du ski.

En , à seize ans, elle échappe à un projet d’enlèvement préparé par un groupe de quatre Parisiens, âgés de 20 ans et 21 ans, déjà auteurs de braquages. Se revendiquant d’Action directe, ils avaient minutieusement planifié leur opération, dans le but de réclamer une rançon de 4 millions de francs à Serge Gainsbourg. Ils sont arrêtés par la police à la suite d’une fusillade avec des agents — ils souhaitaient voler leurs uniformes — avant d’avoir pu agir.

 

Carrière cinématographique

Débuts et progression (années 1980-1990)

En 1984, Jane Birkin, en tournage sur La Pirate de Jacques Doillon, incite sa fille à passer le casting d’Élie Chouraqui pour Paroles et Musique. Elle obtient ainsi son premier rôle à l’âge de treize ans. L’année suivante, Jacques Doillon lui offre quelques répliques dans La Tentation d’Isabelle qui lui vaut d’être remarquée par Claude Miller. Ce dernier lui offre le rôle principal de son film L’Effrontée. Sa performance est récompensée par le César du meilleur espoir féminin en 1986. Elle travaille ensuite avec Serge Gainsbourg son père (Charlotte for Ever en 1986), puis avec Agnès Varda et sa mère en 1987.

En 1988, Claude Miller fait de nouveau appel à elle pour La Petite Voleuse, sur un scénario de François Truffaut. Avec Merci la vie de Bertrand Blier, Charlotte décide de faire carrière dans le cinéma : « C’est vraiment là que j’ai décidé de continuer à faire ce métier. Avant, je me cachais derrière des prétextes. Je voulais faire bonne figure. Et si on n’allait plus me proposer de rôles ? Cela me terrifiait. Alors je préférais raconter que je ne savais pas si j’allais poursuivre dans cette voie. » (Le Figaro). C’est à ce moment-là que sa carrière semble stagner, malgré ses retrouvailles avec Jacques Doillon dans le rôle principal de Amoureuse, qui sort en 1992. Cette même année, Charlotte Gainsbourg participe à ce qui est à ce jour sa seule production théâtrale en jouant un des deux rôles de la pièce Oleanna de David Mamet lors de sa création parisienne. La mise en scène est assurée par Maurice Bénichou, qui est aussi son partenaire de jeu.

En 1999, la comédie dramatique La Bûche lui vaut son second César : le celui de la meilleure actrice dans un second rôle.

En 2000, elle est à l’affiche du drame Passionnément, de Bruno Nuytten et évolue dans deux téléfilms : Les Misérables, de Josée Dayan, et Nuremberg d’Yves Simoneau.

 

Regain critique (années 2000)

Sa carrière prend un nouvel élan en 2001 avec la comédie dramatique Ma femme est une actrice avec l’acteur Yvan Attal, son futur mari.

En 2003, elle devient l’égérie de la marque Gérard Darel.

Elle retrouve Attal pour son second film, Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants, et fait partie du casting du thriller 21 Grammes, où elle joue notamment aux côtés de Sean Penn et Naomi Watts.

En 2005, elle est à l’affiche de deux drames français : L’un reste, l’autre part, de Claude Berri, et Lemming, de Dominik Moll. Les films ne rencontrent cependant pas le succès des précédentes réalisations des cinéastes. De même, en 2006, La Science des rêves ne reçoit pas le même accueil critique et commercial du précédent long-métrage de Michel Gondry, Eternal Sunshine of the Spotless Mind.

Cependant, l’actrice surprend en tête d’affiche d’une comédie romantique décalée : Prête-moi ta main, d’Éric Lartigau. L’actrice y donne la réplique à Alain Chabat, qu’elle avait déjà croisé pour La Science des Rêves et Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.

En 2007, elle défend deux projets étrangers : le biopic américain décalé I’m Not There, de Todd Haynes, sur la vie du chanteur folk Bob Dylan ; et le drame historique italien Golden Door, d’Emanuele Crialese.

Dans la nuit du  au , elle est opérée d’urgence d’une hémorragie cérébrale, à la suite d’un accident de jet-ski.

En 2008, le drame City of Your Final Destination, de James Ivory, passe inaperçu. Mais l’année suivante, elle est la tête d’affiche de deux projets remarqués et à scandales : Antichrist, de Lars von Trier, et Persécution, de Patrice Chéreau.

La même année, le , elle préside la 34e cérémonie des César animée par Antoine de Caunes, aux côtés de Sean Penn.

Elle reçoit lors du festival de Cannes 2009 le prix d’interprétation féminine pour son rôle dans Antichrist de Lars von Trier. Le film n’est pas sans susciter une certaine controverse due tant à la violence de certaines scènes qu’à l’ambiguïté du propos.

 

Confirmation (années 2010)

En , sort une bande dessinée sur Charlotte : Charlotte Gainsbourg mon amour aux éditions Delcourt, un hommage humoristique du dessinateur Fabrice Tarrin qui la représente sous les traits d’un petit canard à la mâchoire prognathe. Elle a déclaré lors d’une interview à propos de son physique : « Ma mâchoire prognathe vient de mon père alcoolique et ma taille, de ma mère mannequin ».

Le , c’est Charlotte Gainsbourg qui remet la Palme d’or du 63e festival de Cannes au réalisateur thaïlandais Apichatpong Weerasethakul pour le film Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures.

En 2011, elle retrouve son désormais mentor Lars von Trier pour un second rôle dans Melancholia, cette fois porté par Kirsten Dunst, et en 2013, elle fait partie de la distribution internationale réunie par le cinéaste pour le diptyque Nymphomaniac.

Du 9 au , elle est membre du jury du 62e festival du film de Berlin, présidé par le réalisateur Mike Leigh.

Cette même année, elle est à l’affiche du drame franco-britannique Confession d’un enfant du siècle, de Sylvie Verheyde et retrouve son époux Yvan Attal pour son troisième long-métrage en tant que réalisateur avec le remake Do Not Disturb.

Elle quitte la France et s’installe à Greenwich Village, quartier situé au coeur de New York, après le décès de sa demi-sœur Kate Barry, en 2013.

En 2014, elle évolue dans plusieurs projets très différents : d’abord la satire Jacky au royaume des filles, écrite et réalisée par Riad Sattouf, alors couronné du succès des Beaux Gosses. Puis, elle retrouve Attal cette fois en tant qu’acteur pour le drame Son épouse, de Michel Spinosa. Elle forme ensuite deux couples atypiques : d’abord avec le comédien belge Benoît Poelvoorde pour le drame Trois Cœurs, de Benoît Jacquot ; et le gros projet Samba, d’Éric Toledano et Olivier Nakache. Enfin, elle tient l’un des rôles principaux de la comédie dramatique L’Incomprise, réalisée par l’actrice Asia Argento.

En 2015, elle fait partie de la distribution internationale réunie pour le drame Every Thing Will Be Fine de Wim Wenders.

L’année 2016 la voit évoluer dans son premier blockbuster hollywoodien, Independence Day: Resurgence de Roland Emmerich, et dans le quatrième long-métrage d’Yvan Attal, le film à sketchs Ils sont partout. Les deux films sont accueillis très tièdement.

En 2017, sort discrètement le polar polonais True Crimes, d’Aléxandros Avranás, porté par Jim Carrey ; un autre projet sorti confidentiellement, le drame israélien Norman, écrit et réalisé par Joseph Cedar ; une autre coproduction internationale, Le Bonhomme de neige, de Tomas Alfredson, avec Michael Fassbender.

Côté cinéma français, elle défend l’acclamé drame Les Fantômes d’Ismaël, d’Arnaud Desplechin, où elle fait face à la star internationale Marion Cotillard. Puis, elle partage l’affiche du drame La Promesse de l’aube avec Pierre Niney, devant la caméra d’Éric Barbier.

 

Années 2020

Sachant sa mère malade, Charlotte Gainsbourg a filmé Jane Birkin pendant six ans. Son documentaire Jane par Charlotte sort au cinéma en  et reçoit un accueil critique favorable. Le film est nommé pour le César du meilleur film documentaire mais ne décroche pas la récompense. La soirée de remise des prix en  sera la dernière apparition publique de Jane Birkin, quelques mois avant son décès.

En , Charlotte Gainsbourg intègre le jury du Prix Méduse qui récompense en  et lance le succès en librairie du roman La Colère et l’Envie (également prix littéraire de la vocation 2023) de Alice Renard.

Elle revient à la comédie romantique avec le film La Vie pour de vrai réalisé par Dany Boon. L’hebdomadaire Télérama écrit : « L’apparition de Charlotte Gainsbourg change soudain la donne, apportant de l’humour frais et du jeu, par petites touches. Grâce à elle, le film parvient à s’épanouir un peu plus, et tend vers une forme de comédie romantique moins caricaturale ».

 

Carrière musicale

Elle chante pour la première fois sur l’album de Serge Gainsbourg Love on the Beat, en 1984, où elle chante en duo Lemon Incest avec lui. L’ambigüité du titre de cette chanson est complétée par le clip où Charlotte apparait en petite tenue allongée à côté de son père. Les paroles évoquent « l’amour que nous ne ferons jamais ensemble ».

En 1986, elle récidive avec l’album Charlotte for Ever, écrit par son père. Prenant la pose d’une adolescente difficile, elle chante une série de textes au contenu tout aussi provocant : Charlotte for everPlus doux avec moi (les deux en duo avec Serge), ÉlastiqueZéro pointé vers l’infini.

Pendant huit ans, elle ne chantera plus jusqu’à ce qu’elle s’embarque dans l’aventure des Enfoirés, les chanteurs soutenant les Restos du cœur : en 1994, dans le spectacle Les Enfoirés au Grand Rex, elle interprète Di doo dah, écrite par son père et créée par sa mère, Un autre monde de Téléphone et La chanson des restos de Jean-Jacques Goldman. Elle travaille à nouveau en 2001 pour les Restos du cœur, dans L’Odyssée des Enfoirés où elle interprète, entre autres, une chanson de Renaud, Manu, avec Francis Cabrel, Julien Clerc et un autre comédien, Thierry Lhermitte.

En 1996, elle participe à la bande originale de Love, etc. En 2000, on entend sa voix dans l’album Music de Madonna : le début de la chanson What It Feels Like for a Girl contient quelques paroles prononcées par Charlotte dans le film Cement Garden. Son dernier vrai duo en date est If avec Étienne Daho, sur l’album Réévolution (2003) de ce dernier. En 2005, Charlotte participe à la bande originale de L’un reste, l’autre part, en interprétant la chanson portant ce titre.

Le , est sorti son second album 5:55 en collaboration avec le groupe Air, Jarvis Cocker, Nigel Godrich, Pony Ullen, David Campbell et Neil Hannon de The Divine Comedy. L’album comporte des titres en français et en anglais.

Son troisième album, IRM, sorti en . Le titre de l’album fait référence à l’expression médicale « imagerie par résonance magnétique », traitement qu’elle a subi à la suite de son accident de ski. IRM est produit par le musicien américain Beck Hansen, qui signe aussi pratiquement toutes les compositions. L’album comprend une chanson coécrite par Beck et Charlotte Gainsbourg (Greenwich Mean Time) que les deux chantent en duo, un poème de Guillaume Apollinaire mis en musique par Beck (La Collectionneuse) et la reprise d’une chanson québécoise, Le Chat du café des artistes, composée par Jean-Pierre Ferland et Michel Robidoux. L’album est suivi d’une première tournée qui la conduit notamment au Japon.

Son quatrième album Stage Whisper, un album double, sort en 2011. On y trouve sept chansons inédites, dont quatre à nouveau en collaboration avec Beck, et onze titres enregistrés en public pendant la tournée.

Son cinquième album, Rest, sort le . Enregistré à New-York avec l’aide de SebastiAn, Rest contient onze titres, dont un composé par Paul McCartney, qui participe également à l’enregistrement de sa chanson. Cette fois-ci, contrairement aux albums précédents, Charlotte s’implique activement dans l’écriture, signant ou cosignant les textes de presque tous les titres, dont plusieurs sont en français. Les musiques sont essentiellement l’œuvre de SebastiAn. L’album évoque beaucoup Kate, la demi-sœur de Charlotte.

Le premier extrait du même nom, coécrit et composé par Guy-Manuel de Homem-Christo (Daft Punk), est dévoilé début septembre, suivi par les titres Deadly Valentine et Ring-A-Ring O’ Roses. Charlotte fait appel à ses enfants (Alice, Joe et Ben Attal) pour jouer dans les clips qui illustrent ces chansons. Pour cet album, elle reçoit en 2018 la victoire de la musique dans la catégorie chanteuse féminine de l’année.

À la fin de cette même année, elle publie un nouveau titre Such a Remarkable Day, suivi peu après par l’EP Take 2. En 2021, elle travaille sur un nouvel album, annoncé pour 2022.

 

Vie privée

Charlotte Gainsbourg est la compagne depuis  d’Yvan Attal, lui-même comédien et réalisateur. Ils ont ensemble trois enfants : Ben (né en 1997), Alice (née en 2002) et Jo (née en 2011). En , elle s’installe à New York avec ses trois enfants, quittant Paris après la mort de sa demi-sœur Kate Barry, qui vivait également dans la capitale.

Elle parle longuement de son père Serge Gainsbourg, se souvenant du clip provocant de Lemon Incest et du tournage de Charlotte for Ever : « Et lui, tel que je le connaissais dans la vie, ne correspondait pas à ce que je découvrais sur un tournage, sur un plateau. Il n’était plus le même. […] Mon père avait plusieurs facettes et je le connaissais, mais devoir au quotidien faire cela et être moi-même dans cette spirale, c’était dur à vivre. » Viendra la disparition, subite, en 1991 : « J’avais 19 ans quand mon père est mort. Je pensais que je ne m’en remettrais pas. […] J’ai fait comme s’il était encore là. […] Pendant des années, j’étais une loque. Yvan m’a récupérée très peu de temps après et il a eu la patience d’attendre, je ne sais pas…, dix ans…, que, petit à petit, j’émerge. Il y avait aussi une complaisance dans le malheur. »

En 2023, elle inaugure la réouverture sous forme de musée de la maison de Serge Gainsbourg au 5 bis, rue de Verneuil dans le 7e arrondissement de Paris, et sa voix en commente la visite.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/180664-Charlotte-Gainsbourg

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