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4 BY FOUR

4 by four était un quatuor R&B / New Jack Swing de courte durée venant de New York, qui avait une image de type New Edition.

Ses membres étaient les deux frères Lance Heyward et Damen Heyward, avec Steve Gray et Jeraude Jackson. Le groupe a sorti un album en 1987, produit par Charles Carter avec des invités de production de Chris Dixon, Chuck Jackson, Kevin Owens, Skip Anderson et Melvin Riley de Ready For The World.

Un seul des trois singles de l’album est entré dans le classement pop Hot 100 du Billboard, « Want You For My Girlfriend » (n°79), bien que leurs trois singles figuraient dans le classement R’n »B  (« Want You For My Girlfriend » (No.5), « Don’t Put The Blame On Me » (No.72) et « Come Over » (No.10).

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/564087-4-By-Four

DR DRE

Andre Romelle Young, dit Dr. Dre (prononcé en anglais : [ˈdɑktə dɹeɪ]), né le 18 février 1965 à Compton (Californie), est un rappeur, producteur, compositeur, acteur, et entrepreneur américain. Il est le fondateur et actuel CEO d’Aftermath Entertainment et de Beats Electronics. Dre est également l’ancien codétenteur et membre de Death Row Records.

Dr. Dre a largement contribué à populariser le gangsta rap, sa ville natale, Compton, et la culture hip-hop californienne dans le monde en général. Il a produit une multitude d’artistes, comme Snoop Dogg, Eminem, The Game, 2 Pac, Mary J. Blige, 50 Cent, les Pussycat Dolls ou même le pianiste Burt Bacharach. Il est aussi très célèbre pour avoir été un des leaders du groupe N.W.A, à travers les trois labels Ruthless Records, Death Row Records et Aftermath Entertainment. Il est considéré par certains artistes, tels que Nas et 50 Cent, comme le plus grand producteur de hip-hop de tous les temps.

Par l’intermédiaire de son premier album studio, The Chronic (1992), Dr. Dre a également contribué à la popularisation du G-funk, sous-genre du hip-hop issu de la côte Ouest qui se caractérise par ses basses profondes, ses synthétiseurs de type funk et son atmosphère détendue et groovy, dont le groupe Above The Law est l’inventeur. Il est le premier producteur de hip-hop récompensé d’un Grammy Award, dans la catégorie de producteur de l’année en 2001. Aux États-Unis, The Chronic est certifié triple disque de platine par la RIAA, son deuxième album, 2001 (1999), est certifié sextuple disque de platine et son troisième album, Compton (2015), est certifié disque d’or.

En 2017, le magazine Forbes estime sa fortune personnelle à 740 millions de dollars américains.

En 2021, Grandmaster Flash annonce que Dr. Dre serait sur le point de sortir son quatrième album.

 

Biographie

Jeunesse

Andre Romelle Young est né à Compton (Californie), dans la banlieue sud de Los Angeles, le 18 février 1965. Il est le premier enfant de Theodore et Verna Young. Le deuxième prénom de Young, Romelle, s’inspire du groupe de R&B amateur de son père, The Romells. Mariés en 1964, les parents de Young se séparent en 1968 et divorcent en 1972. Verna épouse plus tard Curtis Crayon. Ensemble, ils auront trois enfants, deux fils nommés Jerome et Tyree (tous les deux décédés) et une fille, Shameka.

En 1976, Young commence ses études à la Vanguard Junior High School de Compton, mais, à cause de la violence des gangs de rue, il est transféré à la Roosevelt Junior High School, dans un endroit plus sécurisé. Verna épouse plus tard Warren Griffin, qu’elle a rencontré à son travail à Long Beach, qui ajouteront trois demi sœurs et un demi frère à la famille. Son demi frère, Warren Griffin III, deviendra plus tard connu dans le monde du hip-hop sous le pseudonyme artistique de Warren G. Young étudie à la Centennial High School de Compton en 1979, mais est ensuite transféré à la Fremont High School, dans le South Central Los Angeles, à cause d’une moyenne trop faible. Young tente d’intégrer un programme d’apprentissage à la Northrop Aviation Company, mais ses mauvaises notes font de lui un jeune homme irrecevable. Il se consacrera, par la suite, à sa vie sociale et à ses activités durant ses dernières années au lycée. Young sera père d’un fils, Curtis, né le 15 décembre 1981, avec Lisa Johnson. Curtis Young rencontrera pour la première fois son père à l’âge de 21 ans, à la période durant laquelle Curtis sera connu dans la scène du rap sous le nom de Hood Surgeon.

 

World Class Wreckin’ Cru (1984–1985)

Inspiré par la chanson The Adventures of Grandmaster Flash on the Wheels of Steel de Grandmaster Flash, il passe la plupart de son temps dans un club appelé The Eve After Dark, pour observer les DJs et rappeurs jouant sur scène. Il devient alors DJ dans le club, dans un premier temps sous le nom de Dr. J, un surnom inspiré de celui de Julius Erving, son joueur de basket préféré. Au club, il fait la rencontre du DJ Antoine Carraby, qui sera plus tard membre de N.W.A aux côtés de Dre, Ice Cube, Eazy-E, MC Ren et Arabian Prince, sous le nom de DJ Yella. Peu après, il adopte le surnom de Dr. Dre, un mélange de son ancien surnom Dr. J et de son prénom, s’autoproclamant « maître de la mixologie » (Master of Mixology). Il se joint ensuite au groupe World Class Wreckin’ Cru publié par le label indépendant Kru-Cut Records en 1984. Le groupe deviendra connu dans la scène electro-hop qui dominera le rap West Coast des années 1980, et leur premier hit intitulé Surgery verra Dr. Dre aux platines, et se vendra à 50 000 exemplaires dans le milieu de Compton. Dr. Dre et DJ Yella mixent également ensemble sur une chaîne de radio locale, KDAY, qui l’aide à augmenter son audience dans l’émission The Traffic Jam. Les premières chansons de Dr. Dre sont publiées en 1984 dans une compilation intitulée Concrete Roots. Stephen Thomas Erlewine du site AllMusic décrit ses musiques selon ces termes : « quelques années auparavant, Dre a développé un style distinct » qui est « spécialement dédié à ses fans ».

Son absentéisme répété le pénalise dans sa volonté de devenir nageur dans l’équipe de son lycée. Après le lycée, il se joint à la Chester Adult School de Compton à la demande de sa mère afin de lui permettre d’obtenir un travail ou de continuer ses études. Il part de Chester pour se consacrer à ses performances dans la boîte de nuit Eve’s After Dark.

 

N.W.A et Ruthless Records (1986–1991)

En 1986, Dr. Dre fait la rencontre du rappeur O’Shea Jackson, alias Ice Cube. Dre collaborera avec lui pour ses chansons chez Ruthless Records, un label local dirigé par le rappeur Eazy-E. N.W.A et le rappeur de la côte Ouest Ice Cube sont crédités pour avoir significativement contribué au genre gangsta rap, un sous-genre plus agressif du hip-hop, basé sur le crime et la délinquance. Se sentant concerné par les problèmes ethniques et politiques dénoncés par des groupes de rap comme Public Enemy ou Boogie Down Productions, N.W.A se lance dans ces thèmes sans compromis, qui offrent souvent des paroles inspirées de la dure réalité des rues. Propulsé par le hit Fuck tha Police, le premier album du groupe Straight Outta Compton, publié en 1988, devient un franc succès, malgré une absence totale de diffusion à la radio ou de tournée promotionnelle. Le Federal Bureau of Investigation (FBI) adresse une lettre d’avertissement à Ruthless Records en réponse au contenu lyrique de leur chanson.

En 1989, à la suite du départ d’Ice Cube de N.W.A causé notamment par des divergences financières, Dr. Dre produit et joue la majeure partie du deuxième album du groupe Efil4zaggin. Il produit également un nombre de chansons pour d’autres groupes et artistes de rap sur Ruthless Records, comme Above the Law et The D.O.C. pour son album No One Can Do It Better (1989). En 1991, à Hollywood, il agresse physiquement Dee Barnes, présentatrice au programme de télévision Pump it Up diffusé sur la chaîne Fox, insatisfait des informations qu’elle divulgue concernant les divergences entre les membres restants de N.W.A et Ice Cube. Dr. Dre est condamné à 2 500 $ d’amende et à 240 heures de travaux d’intérêt général.

 

The Chronic et Death Row Records (1992–1996)

Après une dispute avec Eazy-E, Dre quitte le groupe en plein pic de popularité en 1991 sous les conseils d’un ami, et parolier de N.W.A, The D.O.C., et de son garde du corps de l’époque, à savoir Suge Knight. Knight, un intimidant personnage, parvient à convaincre Eazy-E de rompre son contrat avec Young, ce qui permettra à Knight et à Young de fonder ensemble le label Death Row Records. En 1992, Young publie son premier single, le single-titre du film Dernière Limite (intitulé Deep Cover en version anglaise originale), une collaboration avec le rappeur Snoop Dogg, qu’il rencontra par l’intermédiaire de Warren G.

Le premier album solo de Dr. Dre, intitulé The Chronic, est publié sur le label Death Row Records. Il lance un nouveau style de rap en termes de style musical et de contenu lyrique. Avec la force de singles tels que Nuthin’ but a ‘G’ ThangLet Me Ride et Fuck wit Dre Day (and Everybody’s Celebratin’) (connu sous le titre Dre Day à la radio et à la télévision à cause de la censure), tous interprétés avec Snoop Dogg. The Chronic devient un phénomène culturel, accompagnant un son G-funk qui domine une grande partie de la scène hip-hop au début des années 1990. En 1993, la Recording Industry Association of America (RIAA) certifie l’album triple disque de platine. Dr. Dre remporte le Grammy Award dans la catégorie de « meilleure performance solo de rap » pour la performance de son titre Let Me Ride. La même année, le magazine Billboard classe Dr. Dre huitième des meilleurs musiciens, The Chronic sixième des albums les mieux vendus, et Nuthin’ but a ‘G’ Thang onzième des singles les mieux vendus.

Hormis ses propres chansons, Dr. Dre produit les chansons du premier album de Snoop Dogg, Doggystyle, qui atteint la première place du classement des albums Billboard 200. En 1994, Dr. Dre produit certaines bandes originales comme celles des films Above the Rim et Murder Was the Case. Il collabore avec l’ancien membre de N.W.A Ice Cube pour la chanson Natural Born Killaz en 1995. Pour le film Friday, Dre enregistre Keep Their Heads Ringin’, qui atteint la dixième place du Billboard Hot 100 et la première place des Hot Rap Singles (désormais Hot Rap Tracks).

En 1995, Death Row Records signe le rappeur 2 Pac et en fait son artiste privilégié. Il collabore avec Dr. Dre sur le single California Love, qui deviendra le premier des deux artistes à atteindre la première place du Billboard Hot 100. Cependant, en mai 1996, Dre quitte le label en raison d’un problème de contrat. Plus tard dans l’année, il fonde son propre label, Aftermath Entertainment, sous la distribution d’Interscope Records. De ce fait, les ventes de Death Row Records diminuent significativement en 1997, en particulier à la suite du décès de 2 Pac et des détournements de fonds qui incriminent Suge Knight.

Dr. Dre participe également au single No Diggity du groupe de R&B Blackstreet en 1996. Il s’agit aussi d’un véritable succès, qui se classe au Hot 100 pendant quatre semaines consécutives et remporte plus tard le prix de « meilleur chant R&B d’un duo ou groupe » aux Grammy Awards de 1997. Après l’avoir écouté pour la première fois, plusieurs anciens collègues de Dr. Dre à Death Row, dont 2 Pac, enregistrent et tentent de publier le titre Toss It Up, qui contient de nombreuses insultes ciblant Dr. Dre et utilisant un morceau instrumental similaire à celui de No Diggity.

 

Arrivée à Aftermath Entertainment (1996–1998)

L’album Dr. Dre Presents the Aftermath, publié le 26 novembre 1996, incluant des chansons de Dr. Dre et de nouveaux artistes d’Aftermath Entertainment, et un titre solo Been There, Done That, devient un symbole du genre gangsta rap. Bien que certifié disque de platine par la RIAA, l’album ne parvient pas à se populariser auprès des fans. En octobre 1996, Dre joue Been There, Done That au Saturday Night Live. En 1997, Dr. Dre produit plusieurs chansons de The Album de The Firm ; il est mal accueilli par la presse spécialisée. Des rumeurs circulent dans lesquelles Aftermath ferait face à des difficultés financières. Aftermath Entertainment fait également face à des accusations de violations de droits d’auteur par le groupe de thrash metal Aftermath. First Round Knock Out, une compilation de nombreuses chansons produites et jouées par Dr. Dre est également publiée en 1996. Dr. Dre choisit de ne pas participer à la rivalité East Coast/West Coast de l’époque, et choisit plutôt de participer à la sortie de plusieurs rappeurs new-yorkais comme Nas Is Coming de Nas, Zoom de LL Cool J, et Watch Me de Jay-Z.

Le tournant d’Aftermath s’effectue en 1998, lorsque Jimmy Iovine, dirigeant du label parent d’Aftermath, Interscope, demande à Dr. Dre de signer Eminem, un rapper originaire de Détroit. Dre produit deux chansons et fournit les parties vocales du premier album à succès mais également controversé The Slim Shady LP, publié en 1999. Le single-titre produit par Dr. Dre extrait de cet album, My Name Is, attire pour la première fois l’attention du public auprès d’Eminem, et le succès de The Slim Shady LP – il atteint la deuxième place du Billboard 200 et est bien accueilli par la presse spécialisée – fait revivre les ambitions commerciales et la viabilité du label.

 

2001 (1999–2000)

Le deuxième album solo de Dr. Dre, 2001, publié le 16 novembre 1999, est considéré comme un retour ostentatoire à ses racines gangsta rap. Il est initialement intitulé The Chronic 2000. D’autres tentatives de titres incluent The Chronic 2001 et Dr. Dre. L’album inclut plusieurs collaborations avec des artistes comme Devin the Dude, Hittman, Snoop Dogg, Xzibit, Nate Dogg et Eminem. Stephen Thomas Erlewine du site AllMusic décrit le son de l’album comme « plein de chants orienté soul, et de reggae » dans le style de Dr. Dre. L’album est acclamé par la presse spécialisée, et classé à la deuxième place du Billboard 200 et est, depuis, certifié six fois disque de platine. L’album inclut les hits Still D.R.E. et Forgot About Dre, deux titres joués par Dr. Dre au Saturday Night Live sur la NBC le 23 octobre 1999. Dr. Dre est récompensé du Grammy Award dans la catégorie « meilleur artiste de l’année, non-classique » en 2000 et se joint au Up in Smoke Tour avec les rappeurs Eminem, Snoop Dogg, et Ice Cube la même année.

À la popularité de 2001, Dr. Dre s’implique dans plusieurs poursuites judiciaires. Lucasfilm Ltd., la société auteure de la franchise Star Wars, le poursuit en justice pour son usage de Deep Note. The Fatback Band poursuit également Dr. Dre pour s’être inspiré de son titre Backstrokin’ pour sa chanson Let’s Get High extrait de l’album 2001 ; Dr. Dre est chargé de payer 1,5 million $ au groupe en 2003.

 

Production (2001–2008)

À la suite du succès de 2001, Dr. Dre se concentre sur la production de chansons et d’albums d’autres artistes. Il co-produit six chansons pour l’album d’Eminem Marshall Mathers LP, dont le single principal récompensé d’un Grammy The Real Slim Shady. L’album lui-même remporte un Grammy et devient l’album de rap le plus rapidement vendu de tous les temps, à 1,76 million d’exemplaires sa première semaine. Il produit le single Family Affair de la chanteuse de R&B Mary J. Blige pour son album No More Drama en 2001. Il produit aussi Let Me Blow Ya Mind, un duo entre la rappeuse Eve et la chanteuse de No Doubt Gwen Stefani et signe la chanteuse de R&B Truth Hurts à Aftermath en 2001. Dr. Dre devient le producteur exécutif de l’album d’Eminem publié en 2002, The Eminem Show. Il y produit trois chansons.

Une autre poursuite judiciaire pour atteinte aux droits d’auteur frappe Dr. Dre en 2002, lorsque Sa Re Ga Ma, une société située à Calcutta, en Inde, amène Aftermath Entertainment en justice pour l’usage non autorisé de la chanson Thoda Resham Lagta Hai de Lata Mangeshkar dans la chanson Addictive de Truth Hurts. En février 2003, un juge interdira toute vente de l’album de Truth Hurts, Truthfully Speaking, jusqu’à ce que le label crédite Mangeshkar5.

Get Rich or Die Tryin’ est un autre album à succès publié par Aftermath, composé par le rappeur 50 Cent. Dr. Dre produit et coproduit quatre chansons de l’album, dont le hit single In da Club, une collaboration entre Aftermath, Shady Records, le label d’Eminem, et Interscope. Le quatrième album d’Eminem depuis son arrivée à Aftermath, Encore, voit Dre endosser une fois de plus le rôle de producteur exécutif, mais cette fois plus impliqué dans la musique, produisant et coproduisant au total huit chansons, dont trois singles. En novembre 2004, à la remise des prix organisée par le magazine Vibe à Los Angeles, Dr. Dre est agressé par un fan nommé Jimmy James Johnson, qui demandait supposément un autographe. Dans la bagarre qui en résulte, l’ancien rappeur de la G-Unit, Young Buck, poignarde l’homme. Johnson accuse Suge Knight, président de Death Row Records, de l’avoir payé 5 000 $ pour attaquer Dre dans le but de l’humilier avant la remise de son Lifetime Achievement Award. Knight dément immédiatement, dans l’émission The Late Late Show sur CBS, son implication dans cette histoire, soutient Dr. Dre, et veut amener Johnson devant la justice. En septembre 2005, Johnson est chargé d’un an de prison et interdit d’approcher Dr. Dre jusqu’en 2008.

Dr. Dre a également produit How We Do, un hit single publié en 2005 de The Game extrait de son album The Documentary. Dans le magazine Rolling Stone d’avril 2005, Dr. Dre est classé 54e sur 100 artistes dans la liste The Immortals: The Greatest Artists of All Time.

En novembre 2006, Dr. Dre collabore avec Raekwon sur son album Only Built 4 Cuban Linx II. Il produit également des chansons sur les albums de rap Buck the World de Young Buck, Curtis de 50 Cent, Tha Blue Carpet Treatment de Snoop Dogg, et Kingdom Come de Jay-Z. Dre participe également à la chanson de Timbaland Bounce, extrait de son album solo publié en 2007, Timbaland Presents Shock Value et collabore avec Missy Elliott et Justin Timberlake. À cette période, The D.O.C. collabore aussi avec Dre sur son quatrième album Voices through Hot Vessels, avant la sortie de l’album Detox.

 

Troisième album studio (2000–2015)

Le troisième et dernier album studio de Dr. Dre, anciennement intitulé Detox, est programmé. Le travail sur l’album remonte à 2001 période durant laquelle sa version antérieure était décrite comme « l’album de rap le plus avancé jamais composé » par le producteur Scott Storch. Plus tard la même année, il décide d’arrêter l’album, et de se consacrer à la production de chansons pour d’autres artistes, mais change d’avis ; l’album est initialement prévu pour une sortie en 2005. Les producteurs DJ Khalil, Nottz, Bernard « Focus » Edwards Jr.77, Hi-Tek, J.R. Rotem, RZA, Jay-Z, Warren G, et Boi-1da sont confirmés pour l’album. Snoop Dogg annonce la fin des enregistrements de Detox en juin 2008 au magazine Rolling StoneDetox est de nouveau reporté pour 2010, après la sortie de Before I Self Destruct de 50 Cent, Relapse d’Eminem, un album produit par Dr. Dre. Dans une publicité pour Dr Pepper, il fait paraître un extrait de Detox. 50 Cent et Eminem annoncent dans une entrevue au 106 & Park sur BET avoir fini une douzaine de chansons pour Detox.

Le 20 avril 2010, Under Pressure, avec Jay-Z et coproduit par Scott Storch, est confirmé par Jimmy Iovine et Dr. Dre dans une entrevue au Fenway Park comme le single principal de l’album. La chanson est publiée sans autorisation dans une forme différente, sans chœur le 16 juin 2010 : cependant, elle est chaleureusement accueillie par la presse spécialisée, mais Dr. Dre annonce que cette chanson ainsi que quelques autres publiées sans autorisation ne seront pas incluses dans la version finale de l’album Detox. Deux singles – Kush, une collaboration avec Snoop Dogg et Akon, et I Need a Doctor avec Eminem et Skylar Grey – sont publiés aux États-Unis en novembre 2010 et février 2011, respectivement : ce dernier atteint le succès international, et la quatrième place du classement Billboard Hot 100, puis est par la suite certifié quadruple disque de platine par la RIAA et l’Australian Recording Industry Association (ARIA).

De nombreuses dates de sorties pour Detox sont prévues pendant les années qui suivent, mais sans suite. De nombreux musiciens proches de Dr. Dre, dont Snoop Dogg, et les rappeurs 50 Cent, Game, et DJ Quik, spéculent sur le fait que l’album ne sera jamais publié, à cause notamment d’un manque de motivation de la part de Dr. Dre quant à l’enregistrement de nouvelles chansons.

En août 2015, il annonce qu’il n’a pas publié Detox car il n’était pas satisfait du résultat. Il annonce dans le même temps la sortie de Compton a Soundtrack by Dr. Dre. Ce disque est inspiré par le film sur le groupe NWA, NWA : Straight Outta Compton. Il s’agit d’un album avec la participation d’Eminem, Snoop Dogg, Kendrick Lamar et The Game, entre autres.

 

Production, The Planets, pause et Coachella (depuis 2008)

Le 15 décembre 2008, Dre participe au remix de la chanson Set It Off du chanteur canadien Kardinal Offishall (avec Pusha T) ; le remix débute à l’émission de radio de DJ Skee Au début de 2009, Dre produit, et fait une brève apparition sur, le single Crack a Bottle d’Eminem, qui dénombre 418 000 téléchargements la première semaine et atteint le top du Billboard Hot 100 à la semaine 20 février 2009.

Le 25 juin 2010, l’American Society of Composers, Authors and Publishers décerne à Dr. Dre son Founders Award pour avoir inspiré d’autres musiciens. En août 2010, Dr. Dre annonce les préparatifs d’un prochain album intitulé The Planets ; chaque chanson est nommé d’après une planète du système solaire. Le 3 septembre 2010, Dr. Dre soutient une nouvelle fois Eminem, et participe à la tournée Home and Home Tour de Jay-Z en jouant des hit singles tels que Still D.R.E.Nuthin’ but a ‘G’ Thang, et Crack a Bottle, avec Eminem et 50 Cent. Dr. Dre est présenté en couverture du magazine XXL de décembre 2010/janvier 2011. Le 14 novembre 2011, Dre annonce une pause dans la musique, après avoir achevé des productions pour Slim the Mobster et Kendrick Lamar Le 9 janvier 2012, Dre est annoncé au Coachella Valley Music and Arts Festival qui se déroule les weekends du 13 au 15 avril et du 20 au 22 avril

Il enregistre 6 titres inédits pour la mise à jour The Contract du jeu vidéo Grand Theft Auto: Online (2013), dans lequel on peut également l’apercevoir avec Jimmy Iovine et DJ Pooh. Les chansons sont publiées début février 2022, quelques jours avant sa participation au concert de la mi-temps du Super Bowl LVI aux côtés de Snoop Dogg, Eminem, Kendrick Lamar, Mary J. Blige et 50 Cent.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/50513-Dr-Dre

2 PAC

Tupac Amaru Shakur, né Lesane Parish Crooks le 16 juin 1971 à New York, connu sous les noms de scène de 2Pac et Makaveli (en forme longue Makaveli The Don Killuminati), et mort assassiné le 13 septembre 1996 à Las Vegas, est un rappeur, poète et acteur américain. Il est considéré comme l’un des plus grands rappeurs de tous les temps.

Fils d’Afeni Shakur, militante afro-américaine, Tupac est issu d’une famille ayant milité dans les rangs des Black Panthers. Depuis ses débuts, Tupac Shakur compte plus de 75 millions d’albums vendus dans le monde. Le magazine Rolling Stone lui attribue la 86e place de son classement des plus grands artistes musicaux de tous les temps. Parallèlement à sa carrière musicale, il était un acteur prometteur et un citoyen socialement engagé. La plupart des chansons de Tupac parlent d’une enfance issue de la violence et de la misère dans les ghettos, du racisme, des problèmes de société et des conflits avec d’autres rappeurs. Il a milité tout au long de sa carrière pour l’égalitarisme racial. Tupac Shakur fut d’abord un roadie et un danseur pour le groupe de hip-hop alternatif Digital Underground. Il a ensuite fait partie des groupes Outlawz, Digital Underground et Thug Life. Son succès contribue largement à l’explosion commerciale mondiale du rap au cours des années 1990. Son charisme, son flow, ses paroles travaillées et sa mort prématurée en font l’une des icônes majeures de ce genre musical : il est l’un des artistes comptant le plus d’albums après sa mort, et est classé 8e célébrité morte rapportant le plus d’argent en 2007, devançant notamment James Brown et Bob Marley.

Tupac sort son premier album, 2Pacalypse Now, en 1991, qui fait de lui un acteur majeur du rap West Coast durant les années 1990. Il réalise au cours de sa carrière plusieurs albums à succès comme Strictly 4 My N.I.G.G.A.Z. en 1993 et Me Against the World en 1995. Cette même année, Tupac Shakur, qui a connu entre-temps des problèmes juridiques, un vol qualifié et une fusillade, entre en rivalité avec les rappeurs de la côte est et notamment son ancien ami : The Notorious B.I.G.. Son album All Eyez on Me, premier album double de l’histoire du hip-hop pour un artiste solo, devient l’un des albums les plus vendus aux États-Unis.

Criminel juridiquement reconnu, Tupac est accusé d’avoir commis des abus sexuels dont il nie les faits car aucune preuve concrète n’est apportée, il dira avoir été piégé. Il aura également connu d’autres problèmes juridiques. Le 30 novembre 1994, il se fait tirer dessus à cinq reprises et se fait voler dans le hall d’un studio d’enregistrement à New York. Tupac Shakur soupçonne alors que d’autres figures de l’industrie du rap avaient une connaissance préalable de l’incident et ne l’ont pas averti. Cette controverse a contribué à déclencher la rivalité East Coast/West Coast. Il est ensuite déclaré coupable d’attouchements sexuels envers une fan et condamné à une peine d’emprisonnement. Après avoir purgé onze mois de sa peine, il est libéré sous caution payée par Marion « Suge » Knight, le PDG du label Death Row Records. En échange de l’aide de Suge, Shakur accepte d’enregistrer deux albums pour le label Death Row. Le 7 septembre 1996, Tupac Shakur est à nouveau la cible de tirs, mais cette fois fatals, lors d’une fusillade au volant à Las Vegas. Après avoir été conduit à un hôpital de la ville, il meurt d’une insuffisance respiratoire et d’un arrêt cardiaque le 13 septembre 1996. Sa vie, son succès, ses problèmes avec la justice et son assassinat au sommet de sa gloire contribuent à son statut de poète de la rue, mystérieux et mélancolique, et font de Tupac une icône culturelle. De nombreuses controverses entourent d’ailleurs sa mort, près de trente ans après les faits.

 

Biographie

Jeunesse (1971-1990)

Tupac Amaru Shakur est né le 16 juin 1971 à East Harlem, dans l’arrondissement de Manhattan à New York. Il est nommé ainsi d’après Túpac Amaru II, un révolutionnaire péruvien qui a mené un soulèvement indigène contre l’Espagne et a ensuite été exécuté.

Sa mère Afeni Shakur et son père Billy Garland sont des membres actifs du Black Panther Party à New York dans les années 1960 et début des années 1970. Tupac est né tout juste un mois après l’acquittement de sa mère sur plus de 150 accusations de « complot contre le gouvernement des États-Unis et les monuments de New York », celle-ci étant l’une des Panther 21 arrêtés en avril 1969. Bien que non confirmées par la famille Shakur, plusieurs sources (y compris le rapport du médecin légiste officiel) lui prêtent comme alias « Lesane Parish Crooks ». Ce nom aurait été inscrit sur l’acte de naissance du fait qu’Afeni craignait des attaques contre son fils ; elle a ainsi choisi de déguiser sa véritable identité en utilisant un nom de famille différent. Elle a donc changé de patronyme plus tard, après sa séparation avec Garland et son mariage avec Mutulu Shakur.

Dès son plus jeune âge, la lutte et l’incarcération rythment la vie de Tupac. Son parrain, Elmer « Geronimo » Pratt, un membre important des Black Panthers, est reconnu coupable du meurtre d’un enseignant lors d’un vol en 1968, mais sa peine est par la suite annulée. Son beau-père, Mutulu Shakur, figure pendant quatre ans sur la liste des dix fugitifs les plus recherchés par le FBI à partir de 1982, alors que Tupac est encore préadolescent. Mutulu est alors soupçonné d’avoir aidé sa sœur Assata Shakur à s’échapper d’une prison dans le New Jersey, où elle est incarcérée pour avoir abattu un policier d’État en 1973. Mutulu est capturé en 1986 et emprisonné pour le braquage en 1981 d’un fourgon de la Brink’s, effectué par la Black Liberation Army et la May 19th Communist Organization, au cours duquel deux policiers et un garde sont tués. Tupac a une demi-sœur, Sekyiwa, de deux ans sa cadette, et un demi-frère plus âgé, Mopreme « Komani » Shakur, qui a participé à plusieurs de ses enregistrements. À l’âge de douze ans, Tupac s’inscrit au groupe de théâtre 127th Street Repertory Ensemble de Harlem et est choisi pour interpréter le rôle de Travis, enfant dans la pièce A Raisin in the Sun, qui se joue au célèbre Apollo Theater. En 1986, la famille déménage à Baltimore dans le Maryland. Après avoir terminé sa deuxième année à la Paul Laurence Dunbar High School, Tupac est muté à la Baltimore School for the Arts, où il étudie le théâtre, la poésie, le jazz et le ballet. Il joue des pièces de Shakespeare ainsi que le rôle du roi des souris dans Casse-Noisette. Tupac Shakur, accompagné au beatboxing par l’un de ses amis, Dana « Mouse » Smith, remporte la plupart des nombreux concours de rap auxquels il participe et est considéré comme le meilleur rappeur de son école. Bien qu’il n’ait pas de vêtements à la mode, Tupac est l’un des enfants les plus populaires de son école en raison de son sens de l’humour, d’excellentes compétences en rap et de sa facilité à se lier avec toutes les foules. Il développe une étroite amitié avec la jeune Jada Pinkett, la future femme de Will Smith, amitié qui durera jusqu’à sa mort. Dans le documentaire Tupac: Resurrection, Tupac Shakur déclare : « Jada est mon cœur. Elle sera mon amie pour toute ma vie ». Pinkett, de son côté, déclare qu’il est « l’un de mes meilleurs amis. Il était comme un frère. C’était au-delà de l’amitié pour nous. Le type de relation que nous avions ne se rencontre qu’une fois dans une vie. » Un poème écrit par Shakur intitulé Jada apparaît dans son livre, The Rose That Grew From Concrete, qui comprend aussi un poème dédié à Pinkett appelé The Tears in Cupid’s Eyes. Pendant sa période à l’école des arts, Shakur est membre de la branche jeunesse du Parti communiste des États-Unis d’Amérique et entretient une relation amoureuse avec la fille du directeur du parti pour la ville de Baltimore.

En juin 1988, Tupac et sa famille déménagent à nouveau, cette fois à Marin City en Californie, où il étudie à la Tamalpais High School. En 1989, Tupac commence à fréquenter les cours de poésie de Leila Steinberg. Cette même année, Steinberg organise un concert avec un ancien groupe de Tupac Shakur, Strictly Dope. Après le concert, Tupac signe avec Atron Gregory et est recruté dans le tout nouveau groupe de hip-hop d’Oakland, Digital Underground. En 1990, il est engagé comme danseur et roadie du groupe.

 

Début de carrière (1991-1993)

Avant d’utiliser ses nom et prénom comme nom de scène, Tupac Shakur se faisait connaître en tant que MC New York lors de ses débuts à Baltimore.

La carrière professionnelle de Tupac Shakur commence au début des années 1990, lorsqu’il réalise un couplet du morceau Same Song de Digital Underground sur la bande originale du film Nothing but Trouble, dans lequel il apparaît également avec le groupe. En tournée, il en profite pour développer son propre matériel. Tupac fait une première apparition sur le second album de Digital Underground, This Is an EP Release, publié au printemps 1991 et classé 29e au Billboard 200. Il participe aussi à leur troisième album, Sons of the P. Le 12 novembre la même année, il lance son premier album solo, 2Pacalypse Now, qui atteint la 64e place du Billboard 20037 (RIAA). Au départ, Tupac rencontre des difficultés pour commercialiser cet album, mais les dirigeants d’Interscope Records, Ted Field et Tom Whalley, acceptent finalement de le distribuer. L’album remporte un grand succès grâce aux dénonciations qu’il y fait, et à sa forte implication politique. Le titre Brenda’s Got a Baby atteint la 23e place du Top 30 R’n’B. Toutefois, ses textes crus et vulgaires lui valent la critique du vice-président des États-Unis Dan Quayle et de groupes de parents39. De plus, 2Pacalypse Now ne fait pas aussi bien dans les classements que ses successeurs, aucun de ses titres n’atteignant les dix premières places.

Son deuxième album, Strictly 4 My N.I.G.G.A.Z., est publié le 16 février 1993. L’album atteint la 24e place du Billboard 200, et est certifié disque de platine par la RIAA. L’album, principalement produit par Randy « Stretch » Walker (le meilleur ami de Shakur et son associé à l’époque) et Live Squad, génère deux hits, Keep Ya Head Up (en) et I Get Around, ce dernier avec en featuring Shock G (en) et Money-B de Digital Underground. Il s’agit de l’un des dix albums les plus vendus de toute sa discographie, avec 1 366 000 exemplaires écoulés comptabilisés en 2004. La notoriété de Tupac Shakur s’accroît ensuite grandement grâce à sa performance dans le film Juice d’Ernest R. Dickerson en 1992. Ce rôle lui en vaut un second en 1993 dans Poetic Justice de John Singleton dans lequel il joue aux côtés de Janet Jackson. À la fin de cette même année, on le voit également dans le film de basket-ball Above the Rim.

 

Démêlés judiciaires (1991-1994)

S’il retient surtout l’attention sur les plans musical et cinématographique, Tupac Shakur acquiert néanmoins une mauvaise réputation par ses conflits récurrents avec la justice. En octobre 1991, il entame des poursuites civiles et demande dix millions de dollars d’indemnisation aux policiers municipaux d’Oakland, affirmant qu’ils l’auraient brutalement battu pour avoir traversé la rue imprudemment.

En 1992, un policier d’État du Texas est tué par un adolescent qui écoutait 2Pacalypse Now, album qui contient des chansons sur le meurtre de policiers, notamment la chanson Violent. Ce drame provoque un tourbillon médiatique. Dan Quayle, vice-président des États-Unis à l’époque, exige que l’album soit retiré des magasins de musique et des médias à travers le pays, ce que le label Interscope refuse. Tupac Shakur réplique que son premier album expose les problèmes auxquels sont confrontés les jeunes afro-américains, mais il est critiqué pour son langage explicite et ses images de violence à l’encontre de l’application des lois. Quayle dénonce publiquement l’album comme n’ayant « pas de place dans notre société ».

Le 22 août 1992, à Marin City, Tupac Shakur rappe lors d’un festival en plein air puis reste pour signer des autographes. Après environ une heure de dédicaces, des remarques négatives que Tupac Shakur avait faites à propos de Marin City resurgissent et le ton monte. Tupac sort alors de sa poche un 9 mm court, mais il laisse tomber l’arme. Il crie : « Ramasse le flingue ! » à son frère Mopreme, qui tire entre trois et six balles. Un enfant de six ans est tué, touché au front. Son nom est Qa’id Walker-Teal, il roulait à vélo dans une cour d’école à une centaine de mètres de la scène. Tupac et Mopreme abandonnent leur voiture et sont arrêtés par une foule en colère, en face d’un poste de police. Les policiers viennent à leur secours et placent en garde à vue les deux frères, qui seront finalement libérés sans inculpation. En 1995, un procès civil est intenté par la mère de Qa’id. L’avocat de Shakur déclare que le festival a « mal tourné » et Tupac est attristé par la mort du garçon. La maison de disques de Tupac Shakur règle la poursuite judiciaire pour un montant évalué entre 300 000 et 500 000 $.

En octobre 1993, à Atlanta, deux frères et policiers hors service, Mark et Scott Whitwell, célèbrent avec leurs épouses le succès de Mme Whitwell à l’examen du barreau de l’État. Tandis qu’ils traversent la rue, une voiture, dans laquelle Tupac se trouve, les frôle. Les Whitwell ont une altercation avec le conducteur, Tupac Shakur et les autres passagers, qui sont ensuite rejoints par une deuxième voiture. Tupac Shakur tire sur un agent dans les fesses, et sur l’autre à la jambe, le dos ou l’abdomen, selon les sources. Personne d’autre n’est blessé. Mark Whitwell est accusé d’avoir tiré sur la voiture de Tupac Shakur et d’avoir ensuite menti à la police pendant l’enquête. Tupac Shakur, pour sa part, est accusé d’avoir tiré sur l’agent. Les procureurs finiront par abandonner toutes les accusations portées contre les parties.

En novembre 1993, une fan porte plainte contre Tupac Shakur et d’autres personnes pour agression sexuelle : le rappeur l’aurait violée dans une chambre d’hôtel puis encouragé ses amis à abuser d’elle. Tupac Shakur réfute totalement les accusations. Selon lui, il aurait eu des relations consenties avec la jeune femme durant les jours précédents : d’abord une fellation dans une discothèque, puis des relations sexuelles dans la chambre d’hôtel du rappeur. Les accusations portent sur le jour où la femme est revenue dans la chambre, où elle prétend que Shakur et son entourage l’auraient soumise à un gang bang. Elle lui aurait dit en partant : « Pourquoi les as-tu laissés me faire ça ? ». En réponse aux accusations et menaces de poursuite judiciaire, Tupac Shakur déclare qu’il se serait endormi peu après son arrivée et plus tard réveillé. À l’issue du procès, Tupac Shakur est reconnu coupable d’abus sexuels et condamné à un an et demi d’emprisonnement. Le juge décrit le crime comme « un acte de violence brutale contre une femme sans défense ». Le 28 novembre 1994, Tupac déclare à la sortie du tribunal après avoir entendu les accusations et les plaidoiries : « Ceci [le procès] est par rapport à mon image. […] Ils [les médias] m’ont construit et me détruisent aujourd’hui sur la même image qu’ils ont diffusée ».

En 1994, Tupac est reconnu coupable d’avoir attaqué l’un des producteurs du film Menace 2 Society, Allen Hughes, lors du tournage d’un clip. Il est condamné à quinze jours de prison, des journées de travaux avec une entreprise de génie civil, des travaux d’intérêt général et une amende de 2 000 $.

 

Thug Life (1993)

À la fin de l’année 1993, Tupac Shakur forme le groupe Thug Life avec un certain nombre de ses amis, dont Big Syke, Macadoshis et Rated R, et son demi-frère Mopreme. Le groupe publie son unique album enregistré Thug Life: Volume 1 le 26 septembre 1994, classé 42e du Billboard 200, et certifié disque d’or par la RIAA. L’album contient le single Pour Out a Little Liquor, produit par Johnny « J » (en), qui produira plus tard une grande partie de l’album de Tupac All Eyez on Me. Le groupe effectue généralement ses concerts sans Tupac.

À l’époque, la notion de Thug Life est considérée comme une philosophie de vie par Tupac, qui utilise l’expression pour définir le style de vie qu’il a vécu. Il tourne Thug Life (littéralement « vie de voyou ») en un acronyme, qu’il baptise The Hate U Give Little Infants Fucks Everybody (« la haine que vous transmettez aux enfants se retourne contre nous tous »). Tupac le définit comme un mode de vie où les gens réussissent en partant de rien et en surmontant tous les obstacles pour atteindre leurs objectifs. En d’autres termes, une personne née riche ou issue d’un milieu aisé ne vit pas une « Thug Life », parce qu’elle n’a pas besoin de lutter pour survivre. En raison de l’utilisation constante de l’expression par Tupac, celle-ci est devenue synonyme de son nom et il se l’est même fait tatouer sur le ventre. Contrairement à ce que peut laisser croire une traduction littérale, l’acronyme n’a rien à voir avec le fait d’être un gangster ou un criminel puisqu’il dénonce toutes les idéologies socialement oppressives enseignées durant l’enfance qui peuvent nous affecter négativement une fois adultes. Tupac dit par ailleurs : « Je ne suis pas un gangster et ne l’ai jamais été. Je ne suis pas le voleur qui s’empare de votre sac à main. Je ne suis pas le gars qui fait du carjacking. […] J’ai un emploi. Je suis un artiste ».

 

Agression à New York (1994)

Dans la nuit du 30 novembre 1994, à la veille de l’annonce du verdict de son procès pour abus sexuels, Tupac et trois hommes de son entourage, dont son manager Freddie Moore et le rappeur et producteur « Stretch » Walker, entrent dans le hall des Quad Recording Studios à Manhattan. Deux hommes armés, en treillis, commencent à les suivre et, avant qu’ils n’arrivent aux ascenseurs, sortent leurs armes à feu et volent les bijoux de Tupac. Dans la lutte, Tupac Shakur reçoit cinq balles, dont deux à la tête, tandis que son manager est touché une fois. Les agresseurs partent alors avec 40 000 $ de bijoux. Plus tard, Tupac accusera Sean Combs (alias Puff Daddy), Andre Harrell et The Notorious B.I.G., sur lesquels il est tombé nez à nez juste après l’agression. Tupac décrira la scène comme très étrange, rapportant que personne parmi eux n’a bougé le petit doigt pour l’aider et qu’ils le regardaient fixement comme s’ils étaient étonnés qu’il soit encore en vie. Tupac Shakur soupçonne également son ami et associé, Randy « Stretch » Walker, d’être impliqué dans la tentative de meurtre. Selon les médecins de l’hôpital Bellevue où Tupac est admis immédiatement après l’incident, Tupac Shakur a reçu cinq balles, deux dans la tête, deux dans l’aine et une à travers le bras et la cuisse. Il sort de l’hôpital, malgré les réticences du personnel médical, trois heures après l’opération chirurgicale. Le lendemain, Tupac Shakur assiste au verdict de son procès en fauteuil roulant, où il est reconnu coupable de trois chefs d’accusation dont celui d’attentat à la pudeur, et innocent de six autres. Le 6 février 1995, il est condamné à un an et demi et quatre ans et demi de prison.

Un an plus tard, le 30 novembre 1995, « Stretch » est assassiné de plusieurs balles dans le dos au volant de sa mini-fourgonnette par trois hommes faisant feu depuis le côté de son véhicule à Queens Village. Sa camionnette percute alors un arbre et heurte un véhicule stationné avant de se retourner.

Le 27 mars 2008, le Los Angeles Times publie des excuses à Sean « Puffy » Combs pour l’avoir accusé d’avoir joué un rôle dans l’agression de novembre 1994. L’article indiquait que Tupac Shakur a été amené au studio par les associés de Biggie pour l’abattre et ainsi favoriser Biggie. Le journal s’est fondé sur de faux documents et le site web The Smoking Gun a démontré leur contradiction. Le 15 juin 2011, Dexter Isaac, un meurtrier déjà incarcéré, publie un communiqué où il explique avoir été engagé par le grand dirigeant de l’industrie du divertissement James Rosemond : « En 1994, James Rosemond m’a engagé pour cambrioler Tupac Shakur au Quad Studio. Il m’a donné 2 500 dollars et permis de garder tous les bijoux que je trouverais, à l’exception d’une bague qu’il voulait pour lui. C’était la plus grosse de deux bagues à diamant qu’on a volées. Il disait qu’il voulait mettre le diamant sur un nouvel anneau pour sa petite amie de l’époque, Synthia Ried. J’ai encore comme preuve une chaîne qu’on a prise ce soir-là. »

Emprisonnement (1995)

Le 14 février 1995, Tupac Shakur commence à purger sa peine à la prison de Dannemora. En mars, il sort son premier album multi-platine Me Against the World, qui contient le single Dear Mama en hommage à sa mère. Le disque devient directement numéro un au Billboard 200 et le reste pendant cinq semaines, faisant de Tupac l’unique artiste à décrocher une première position tout en purgeant une peine d’emprisonnement. L’album se vend à 240 000 exemplaires la première semaine, établissant un record de ventes la première semaine pour un rappeur solo à l’époque. Alors qu’il purge sa peine, il épouse sa petite amie de longue date, Keisha Morris, le 4 avril 1995. Le couple divorcera en 1996. En prison, Shakur lit des livres de Nicolas Machiavel, dont Le PrinceL’Art de la guerre de Sun Tzu et d’autres ouvrages de stratégie et philosophie politique. Pendant son incarcération, Tupac écrit également un scénario intitulé Live 2 Tell, l’histoire d’un adolescent qui devient un baron de la drogue.

En octobre 1995, l’affaire est révisée en appel, mais en raison de tous ses frais juridiques Tupac ne peut réunir le montant demandé pour la caution. Après avoir purgé onze mois de sa peine, Tupac Shakur sort de prison grâce en grande partie à l’aide et l’influence de Suge Knight, le directeur de Death Row, qui paie une caution de 1,4 million $, attendant en retour que Tupac signe et enregistre trois albums avec son label.

 

Death Row Records (1996)

À sa sortie de prison, Tupac Shakur retourne immédiatement en studio, où il forme un nouveau groupe baptisé Outlaw Immortalz. Tupac Shakur commence à enregistrer son premier album avec Death Row et sort le single California Love peu de temps après. Le 13 février 1996, Tupac lance son quatrième album solo, All Eyez on Me, le premier double album de l’histoire du hip-hop qui soit composé uniquement de titres originaux. Le disque entre directement en première position et est certifié quintuple platine au cours de l’automne, se vendant finalement à plus de neuf millions d’exemplaires aux États-Unis. En comparaison avec Me Against the World, l’album est davantage orienté vers une mentalité de gangster et les intimidations envers d’autres rappeurs. Tupac Shakur poursuit ses enregistrements en dépit des problèmes croissants du label Death Row (notamment le départ de Dr. Dre de son poste de producteur-maison pour former son propre label, Aftermath). Tupac Shakur continue à produire des centaines de morceaux durant sa période à Death Row, dont la plupart seront placés sur ses albums posthumes R U Still Down? (Remember Me)Still I RiseUntil the End of TimeBetter DayzLoyal to the Game et Pac’s Life. Il entame également le processus d’enregistrement d’un album intitulé One Nation avec le groupe Boot Camp Clik et leur label Duck Down Records basé à New York.

Le 4 juin 1996, il publie avec les Outlawz la diss track Hit ‘Em Up, une attaque verbale contre Biggie et son associé Puff Daddy. Dans la chanson, Tupac Shakur prétend avoir eu des rapports sexuels avec Faith Evans (« you claim to be a player but I fucked your wife »), la femme de Biggie à l’époque, et remet en cause la street credibility des membres de Bad Boy Records. Bien qu’aucune preuve tangible ne le confirme, Tupac Shakur est convaincu que certains membres de Bad Boy avaient connaissance de l’agression de 1994 en raison de leur comportement cette nuit-là et de ce que ses sources lui ont dit. Tupac Shakur s’aligne sur Suge Knight, PDG de Death Row, dont les relations avec Sean Combs se sont grandement dégradées à la suite d’un incident en 1995 au Platinum Club à Atlanta ayant abouti à la mort de l’ami et garde du corps de Suge, Jake Robles. Suge Knight est catégorique en exprimant ses soupçons concernant l’implication de Combs. La signature de Tupac avec Death Row ajoute de l’huile sur le feu au conflit entre les côtes Est et Ouest. Les deux parties resteront des ennemis acharnés jusqu’à la mort de Tupac Shakur. Le 4 juillet 1996, Tupac joue en live à la House of Blues avec Outlawz, Tha Dogg Pound, Snoop Dogg et Nate Dogg. Il s’agit de l’ultime concert de Tupac Shakur.

Bien qu’il ait un nouvel album couronné de succès, Tupac Shakur commence à se lasser du hip-hop et se concentre de plus en plus sur le cinéma et la politique. Au cours de l’été 1996, il tourne deux films, Bullet et Gridlock’d.

 

Fusillade et mort à Las Vegas (1996)

Dans la nuit du 7 septembre 1996, Tupac Shakur assiste au match de boxe entre Mike Tyson et Bruce Seldon au MGM Grand à Las Vegas. En sortant de l’hôtel-casino, l’un des associés de Suge Knight repère Orlando « Baby Lane » Anderson, un membre des Crips, dans le hall du MGM Grand et avertit Tupac, qui se jette sur Anderson, bientôt rejoint par Suge et ses associés. La bagarre est enregistrée par les caméras de surveillance de l’hôtel. Quelques mois auparavant, Anderson et un groupe de Crips avaient volé un membre de l’entourage de Death Row dans un magasin Foot Locker, expliquant l’attaque de Tupac Shakur. Après la bagarre, Tupac doit se rendre avec Suge au Club 662. Il monte dans la BMW E38 berline noire de Suge au sein d’un grand convoi comportant de nombreuses personnes de l’entourage de Tupac Shakur.

À 22 h 55, lors d’un arrêt à un feu rouge, Tupac Shakur baisse la vitre et un photographe prend la dernière photographie de Tupac Shakur vivant. Vers 23 h 5, la BMW est arrêtée par la police à vélo sur Las Vegas Strip car le volume de l’autoradio est trop élevé, et pour absence de plaques d’immatriculation sur la voiture ; les plaques seront par la suite retrouvées dans le coffre de la voiture. Quelques minutes plus tard, ils repartent sans recevoir d’amende. Vers 23 h 10, à un nouvel arrêt à un feu tricolore sur la route de Flamingo, près de l’intersection de Koval Lane en face de l’hôtel Maxim, un véhicule occupé par deux femmes s’arrête sur le côté droit. Tupac Shakur, qui se tient debout à travers le toit ouvrant, échange quelques mots avec les deux femmes, et les invite au Club 662. À 23 h 14, une Cadillac Fleetwood blanche s’approche du côté passager de la BMW, les passagers baissent l’une des fenêtres et tirent une rafale de coups de feu à moins de quatre mètres de distance. Tupac est touché à quatre reprises, dont deux blessures mortelles à la poitrine, une balle qui lui perfore le bassin et la main droite, et la dernière la cuisse. L’une des balles a ricoché dans le poumon droit. Suge est légèrement blessé à la tête par des fragments de balles et des éclats de verre, même si on estime qu’une balle l’a effleuré. Selon Suge, une balle de la fusillade s’est logée dans son crâne, mais les rapports médicaux ultérieurs contrediront cette déclaration.

Au moment de la fusillade, le garde du corps de Tupac Shakur, Franck Alexander, suivait quelques mètres derrière dans un véhicule appartenant à Kidada Jones, la petite amie de Tupac à l’époque. Il a déclaré qu’il s’apprêtait à monter avec le rappeur dans la voiture de Suge, lorsque Tupac Shakur lui a demandé de conduire la voiture de Kidada au cas où ils auraient été trop ivres et auraient eu besoin de véhicules supplémentaires en sortant du Club 662. Peu de temps après l’agression, le garde du corps a rapporté dans son documentaire, Before I Wake, que l’une des voitures du convoi a suivi la Cadillac après l’assaut, mais qu’il n’a jamais eu de nouvelles de ses occupants.

Après leur arrivée sur les lieux, la police et les ambulanciers emmènent Suge et Tupac à l’University Medical Center. D’après une interview du producteur de clips Gobi, proche de Tupac, un employé de Death Row lui aurait dit que les tireurs avaient appelé la maison de disques et auraient envoyé des menaces de mort visant Tupac Shakur, affirmant qu’ils allaient « l’achever ». Après avoir entendu cela, Gobi a immédiatement alerté la police de Las Vegas, mais les policiers ont répondu qu’ils étaient en sous-effectif et ne pouvaient être déployés. À l’hôpital, Tupac Shakur n’est pas totalement inconscient : il est sous sédatifs, respire à l’aide d’un masque et d’un respirateur artificiel en réanimation, avant d’être finalement placé en coma artificiel après avoir essayé à plusieurs reprises de sortir de son li.

Bien qu’il ait été transféré dans un centre de traumatologie et qu’il ait subi une multitude d’interventions chirurgicales, Tupac Shakur passe la phase critique du traitement médical et les médecins lui donnent alors 50 % de chances de s’en sortir. Gobi quitte le centre médical après avoir été informé que Tupac Shakur a récupéré 13 % de ses facultés lors de la sixième nuit d’hospitalisation. L’après-midi du 13 septembre 1996, à l’unité de soins intensifs, Tupac Shakur est victime d’une hémorragie interne. Les médecins tentent de le réanimer mais ne parviennent pas à résorber l’hémorragi. Sa mère, Afeni, prend la décision de dire aux médecins de ne pas insister davantage. Tupac Shakur est déclaré mort à 16 h 03 heure locale. La cause officielle du décès est une insuffisance respiratoire et un arrêt cardiorespiratoire résultants de ses multiples blessures par balles. Le corps de Tupac Shakur est incinéré le lendemain, après avoir été autopsié, et une partie de ses cendres auraient par la suite été mélangées avec du cannabis pour être fumées par les membres des Outlawz.

 

Controverses autour de sa mort

En grande partie à cause d’un manque d’avancées par les forces de l’ordre dans l’enquête sur l’assassinat de Tupac Shakur, de nombreuses enquêtes indépendantes et théories sont apparues. En raison de l’acrimonie entre Tupac et The Notorious B.I.G., son ami devenu rival et qui sera lui aussi assassiné quelques mois plus tard, en mars 1997, une possible implication de Biggie fut rapidement suggérée. Biggie, ainsi que sa famille et ses associés, nient avec véhémence toutes les accusations. En 2002, le Los Angeles Times publie une tribune du journaliste d’investigation et lauréat du prix Pulitzer Chuck Philips, qui prétend avoir découvert des preuves impliquant Biggie, Orlando Anderson et les Southside Crips lors de l’attaque. Philips cite des membres de gangs restés anonymes qui estiment que Biggie avait des liens avec les Crips, les enrôlant souvent pour assurer sa sécurité lors de ses déplacements sur la West Coast, et que Biggie était de connivence avec les Crips pour assassiner Tupac Shakur. En 2008, le site The Smoking Gun signale que les documents invoqués par Philips sont frauduleux. Le L.A. Times publie alors un erratum officiel en première page concernant l’histoire de Philips. Moins de cinq mois plus tard, Philips quitte le Los Angeles Times.

La complexité des deux meurtres des rappeurs et la violence des gangs qui a suivi attirent l’attention du cinéaste anglais Nick Broomfield. Il réalise le documentaire Biggie and Tupac, dans lequel il dénonce l’absence d’avancées dans les deux affaires et donne la parole aux proches des deux rappeurs ainsi qu’aux témoins que la police n’a pas entendus. L’ami d’enfance de Tupac et membre des Outlawz, Yaki Kadafi, était dans le convoi lors du « drive-by » et avait indiqué à la police qu’il pourrait être en mesure d’identifier les assaillants. Cependant, il fut abattu deux mois après Tupac à Irvington.

D’autres théories insistent sur la conscience politique que Tupac a développée, grâce à ses parents et à ses proches amis, pendant son incarcération et à sa sortie de prison. Il comptait ainsi créer un mouvement politique dans la droite lignée des Black Panthers dès 1995 et avait d’ailleurs participé à de nombreuses réunions en ce sens. Tupac Shakur avait d’ailleurs choisi un nouveau surnom sans équivoque, Makaveli The Don Killuminati.

En 2021, la police de Los Angeles a annoncé avoir officiellement clôturé l’enquête sur la mort de Tupac, affirmant qu’il s’agissait d’une perte de temps et que l’enquête était à présent trop coûteuse et compliquée pour la poursuivre. L’assassinat de 2Pac restera donc vraisemblablement un cold case.

En juillet 2023, la police du Nevada annonce la perquisition d’une maison à Henderson dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du chanteur. En septembre de la même année, Duane Davis alias « Keffe D », ancien membre d’un gang, affirmant être le conducteur du véhicule d’où ont été tirés les quatre coups de feu est arrêté et mis en examen pour meurtre.

 

Influences

La musique et la philosophie de Tupac sont ancrées dans de nombreuses entités Américaines, Afro-Américaines et mondiales, dont le Black Panther Party, le nationalisme noir, l’égalitarisme et la liberté. Son premier album, 2Pacalypse Now, révèle la conscience sociale de Tupac Shakur en attaquant l’injustice sociale, la pauvreté et la brutalité de la police avec les chansons Brenda’s Got a BabyTrapped et Part Time Mutha. Cet album est fortement influencé par la conscience sociale et l’afrocentrisme omniprésents dans le hip-hop à la fin des années 1980 et au début des années 1990. Avec ce premier album, Shakur contribue à accroître la popularité de groupes de rap tels que Boogie Down Productions, Public Enemy, X-Clan et Grandmaster Flash en devenant l’un des premiers grands rappeurs conscients de la côte Ouest. Sur son deuxième album, Strictly 4 My N.I.G.G.A.Z., Tupac Shakur continue à rapper sur les maux sociaux auxquels sont confrontés les Afro-Américains, avec des chansons comme The Streetz R Deathrow et Last Wordz. Il montre également sa compassion avec l’hymne Keep Ya Head Up et son agressivité avec le titre éponyme de l’album, et il ajoute un hommage à son ancien groupe Digital Underground en les incluant sur le morceau I Get Around.

Les thèmes contradictoires de l’inégalité sociale, l’agressivité, la compassion, l’espièglerie et l’espoir continuent de marquer le style de Tupac Shakur, comme en témoigne la sortie de son troisième album personnel Me Against the World. En 1996, Tupac Shakur sort le double album All Eyez on Me. Plusieurs de ces morceaux sont considérés par de nombreuses critiques comme des classiques, dont Ambitionz Az a RidahI Ain’t Mad at ChaCalifornia LoveLife Goes On et Picture Me RollinAll Eyez on Me marque un changement de style par rapport à ses œuvres antérieures. Bien que contenant encore des chansons socialement conscientes, cet album est davantage tourné vers des morceaux joyeux. Shakur a décrit l’album comme une célébration de la vie et il a rencontré un grand succès critique et commercial.

Tupac Shakur était un lecteur vorace et s’inspirait d’une grande variété d’écrivains, dont Nicolas Machiavel, Sun Tzu, Kurt Vonnegut, Mikhaïl Bakounine, Maya Angelou, Alice Walker, Khalil Gibran et Donald Goines. Dans son livre Holler if You Hear Me: Searching for Tupac Shakur, Michael Eric Dyson décrit sa visite de la maison de l’amie et promoteur de Tupac, Leila Steinberg, pour trouver « la mer de livres » qui appartenait au rappeur. Tupac Shakur considérait le chanteur Don McLean et la chanteuse Kate Bush comme deux influences dans sa vie.

 

Héritage

Après la mort de l’icône et la sortie de The Don Killuminati: The 7 Day Theory, Cormega rapporte dans une interview que les spectateurs d’un concert de Mobb Deep en Caroline du Nord scandaient « Makaveli », soulignant l’influence de cet album et de Tupac Shakur lui-même sur la East Coast au pic de la médiatisation de la « rivalité East Coast/West Coast ». Tupac est tenu en haute estime par les autres MCs. Dans le livre How to Rap, Bishop Lamont déclare que Tupac Shakur « maîtrisait tous les éléments, tous les aspects » du rap et Fredro Starr d’Onyx dit que Tupac Shakur « était un maître du flow ». « Chaque rappeur qui a grandi dans les années 1990 doit quelque chose à Tupac », écrit 50 Cent, « il ne ressemblait pas à ceux qui sont venus avant lui ». About.com nomme Tupac Shakur comme le rappeur le plus influent de tous les temps.

En 2001, Method Man et Redman, deux rappeurs ayant collaboré avec 2Pac sur l’album All Eyez on Me, sont à l’affiche de How High. Ce film rend hommage à la mort de 2Pac, en rappelant le geste des membres des Outlawz qui, après l’incinération de 2Pac, avaient mélangé une partie de ses cendres à du cannabis pour le fumer plus tard.

Pour préserver l’héritage de Tupac, sa mère fonde la Shakur Family Foundation (plus tard rebaptisée Tupac Amaru Shakur Foundation ou TASF) en 1997. Le but de la TASF est de « fournir une formation et un soutien pour les étudiants qui aspirent à améliorer leurs talents créatifs ». La TASF sponsorise des concours de dissertation, des événements de charité, des camps de spectacle vivant pour adolescents et des bourses d’études de premier cycle. Le 11 juin 2005, la fondation ouvre officiellement la Tupac Amaru Shakur Center for the Arts (TASCA) à Stone Mountain.

Le 17 avril 2003, l’université Harvard coparraine un colloque universitaire intitulé All Eyez on Me: Tupac Shakur and the Search for the Modern Folk Hero (« All Eyez on Me : Tupac Shakur et la recherche du héros populaire moderne »). Les conférenciers ont examiné un large éventail de sujets traitant de l’impact de Shakur sur plusieurs thèmes, allant du divertissement à la sociologie. Cet évènement fait l’objet d’un long chapitre du roman Moi, Omega de Erwan Barillot : le personnage principal y découvre l’une des principales sources d’inspirations de Tupac Shakur, Pierre Teilhard de Chardin et sa théorie du Point Omega.

« Je ne dis pas que je vais changer le monde, mais je vous garantis que je vais susciter le cerveau qui va changer le monde. »

Tupac Shakur, magazine Details, printemps 1996.

Beaucoup d’intervenants ont discuté du statut et du personnage public de Tupac Shakur, dont Mark Anthony Neal, professeur d’anglais à l’université de Buffalo, qui a tenu la conférence Thug Nigga Intellectual: Tupac as Celebrity Gramscian dans laquelle il fait valoir que Tupac Shakur est un exemple d’« intellectuel organique » exprimant les préoccupations d’un grand nombre de personnes. Le professeur Neal indique également dans ses écrits que la mort de Shakur a laissé vacante la place de « meneur parmi les artistes hip-hop ». Murray Forman, professeur de communication à l’université Northeastern, a parlé du statut mythique de la vie et la mort de Tupac. Il a abordé le symbolisme et la mythologie entourant la mort de Tupac Shakur dans son discours intitulé Tupac Shakur: O.G. (Ostensibly Gone). Parmi ses conclusions, il affirme que les fans de Tupac ont « réussi à ressusciter Tupac comme une force de vie éthérée ». Dans From Thug Life to Legend: Realization of a Black Folk Hero, Emmett Price, professeur de musique à la Northeastern University, compare l’image publique de Tupac Shakur à celle des arnaqueurs du folklore Afro-Américain qui ont donné lieu au stéréotype urbain du voyou de la période post-esclavagiste. Il a finalement décrit Tupac Shakur comme un « artiste prolifique », qui a été « poussé par un terrible sentiment d’urgence » dans une quête pour « unifier la pensée, le corps et l’esprit ». Michael Dyson, professeur de lettres et des études Afro-Américaines à l’université de Pennsylvanie et auteur du livre Holler If You Hear Me: Searching for Tupac Shakur, indique que Tupac Shakur « a parlé avec brio et perspicacité comme quelqu’un qui témoigne de la douleur de ceux qui n’auraient jamais sa chance. Il dit la vérité, même s’il a lutté avec les fragments de son identité ». À une conférence de Harvard, le thème était l’impact de Tupac Shakur sur le divertissement, les relations raciales, la politique et le « héros / martyr ». Fin 1997, l’université de Californie à Berkeley offre un cours dirigé par des élèves intitulé History 98: Poetry and History of Tupac Shakur.

À la fin de l’année 2003, la ligne de vêtements Makaveli Branded Clothing est lancée par Afeni. En 2005, Death Row publie Tupac: Live at the House of Blues. Le DVD est enregistré le 4 juillet 1996, lors du dernier concert de la carrière de Tupac, et dispose d’une pléthore d’artistes de Death Row. En août 2006 est publiée la biographie interactive officielle Tupac Shakur Legacy réalisée par Jamal Joseph. Elle présente des photographies inédites de la famille, des histoires intimes et plus de vingt reproductions de ses chansons manuscrites, déclarations, écrits, poèmes et autres documents personnels. Le sixième album studio posthume de Tupac Shakur, Pac’s Life, est publié le 21 novembre 2006. Il célèbre le 10e anniversaire de sa mort. Il est toujours reconnu comme l’un des artistes les plus populaires dans l’industrie de la musique pour l’année 2006.

Selon Forbes, Tupac Shakur a récolté environ 15 millions de dollars en 2008. En 2002, ils le recensent comme la dixième célébrité morte gagnant le plus d’argent avec sept millions de dollars. Le 8 décembre 2009, la chanson Changes apparaît dans la play-list officielle du Vatican, publiée sur Myspace.

La chanson de Tupac Dear Mama est l’une des 25 chansons ajoutées au registre national d’enregistrement américain en 2010. La bibliothèque du Congrès commente la chanson comme étant « un hommage émouvant à la fois à la propre mère du rappeur assassiné et à toutes les mères qui luttent pour maintenir une famille face à la toxicomanie, la pauvreté et l’indifférence de la société ». Cet honneur vient sept jours après ce qui aurait dû être son 39e anniversaire. Tupac Shakur n’est que le troisième rappeur à entrer dans la bibliothèque, après Grandmaster Flash et le groupe Public Enemy. Le 15 avril 2012, la technique du fantôme de Pepper est utilisée pour créer une projection de Tupac Shakur, qui entonne Hail Mary et 2 of Amerikaz Most Wanted avec Snoop Dogg à l’occasion du Coachella Festival. La projection vidéo est créée par la société d’effets spéciaux Digital Domain.

Une exposition consacrée à Tupac a été organisée en janvier 2022 à Los Angeles, nommée :Tupac Shakur. Wake Me When I’m Free, exposition qui consistait à explorer de manière immersive la vie et l’héritage du rappeur. En juillet 2023, une bague en or du rappeur en forme de couronne ornée de rubis et de diamants, qu’il avait dessinée et fait fabriquer sur base de son inspiration de la lecture en prison du Prince de Machiavel pour sa fiancée Kidada Jones et portant l’inscription “Pac & Dada 1996,” https://www.sothebys.com/en/buy/auction/2023/hip-hop/tupac-shakur est achetée par le rappeur canadien Drake pour plus d’un million de dollars lors d’une vente aux enchères.

 

Amaru Entertainment

Amaru Entertainment est un label discographique et une société de production américaine, située à Atlanta. Cette société a été fondée par la mère du défunt rappeur, Afeni Shakur, en 1997, initialement dans le but de publier des chansons de Tupac, mort le 13 septembre 1996. Après la mort de Tupac Shakur, ce label a hérité des droits sur ses albums et son image119,118,120,121. Amaru Entertainment a publié notamment huit albums posthumes du rappeur, ainsi que le documentaire, Tupac: Resurrection sous la supervision de sa mère qui en est également la narratrice. Ce documentaire a été diffusé pour la première fois le 14 novembre 2003, et a été nommé pour l’Oscar du meilleur film documentaire lors de la 77e cérémonie des Oscars. Les bénéfices ont été versés à une association caritative créée par Afeni Shakur.

 

Lieux publics

Une voie publique, en périphérie de la ville, nommée Tupac Lane est baptisée en son honneur à Las Vegas, la ville où il est mort. La ville de Redmond dans l’Etat de Washington baptise une de ses voies Tupac Shakur Lane.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/100752-2Pac

2 BROTHERS ON THE 4TH FLOOR

2 Brothers on the 4th Floor est un groupe de musique électronique néerlandais formé des frères Martin et Bobby Boer (producteurs), D-Rock (rap) et Des’ray (vocal). Ils sont notamment connus pour leurs titres Can’t Help Myself (1990), Turn Da Music Up (1991), et Dreams (Will Come Alive) (1994), entre autres.

 

Biographie

Débuts et Dreams (1990–1994

Les frères Boer ont déjà fait l’expérience musicale en 1990 lorsque leur single Can’t Help Myself est diffusée sur les chaînes de néerlandaises. Les frères s’allient avec le rappeur Da Smooth Baron MC et les chanteuses Peggy « The Duchess » et Gale Robinson pour former leur groupe. La sortie de leur single suivant, Turn Da Music Up, est un succès plus modéré, mais il aide le groupe à se populariser. 2 Brothers on the 4th Floor publie deux hits singles avant de se séparer. Martin Boer emménage un nouveau studio professionnel et se lance dans la production de remixes sous le nom de Dancability Productions.

2 Brothers on the 4th Floor revit de nouveau grâce aux frères Boer en 1993. Bobby rejoint Martin dans son studio et, après quelque temps, publient le single Never Alone. Ce single est le premier lancé aux côtés du rappeur D-Rock (René Philips) et de la chanteuse Desirée Manders (Des’Ray). La chanson Dreams, titre du premier album du groupe, capture le sens de l’eurodance. De par la popularité du genre musical en 1994, la chanson devient un hit à l’échelle nationale et internationale. Le style renouveau du groupe et le concept sont bien accueillis par l’audience néerlandaise. Never Alone atteint les classements et est certifié disque d’or. Dreams, le single suivant du groupe, atteint la première place des classements néerlandais (dont le top 30 des Hot Dance Club Songs du classement Billboard) et Let Me Be Free, son successeur, atteint le top 10 à l’échelle nationale.

 

2 et divers singles (1995–2001)

En 1995 et 1996, 2 Brothers on the 4th Floor publient les singles Fly (Through the Starry Night)Come Take My Hand et Fairytales, et changent leur genre pour du happy hardcore. Ces singles atteignent les classements de plusieurs pays européens. À la fin de 1996, le groupe publie le single There’s a Key et son second album, 2. Après 2, le groupe change de styles musicaux et publient le single One Day, une chanson RnB.

En mars 1998, 2 Brothers on the 4th Floor publient le single Do U Know, une chanson orientée pop à faible. Fin 1998, le single The Sun Will Be Shining est publié. Il contient les remixes de Mark van Dale et Enrico, Dance Therapy et la Dub Foundation. Le 5 février 1999, le single Heaven Is Here est publié. Le 29 octobre de la même année assiste à la publication de Living In Cyberspace. Le 16 juin 2000, le single Wonderful Feeling est publié. Le 29 juin 2001, le single Stand Up And Live est publié.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/14675-2-Brothers-On-The-4th-Floor

2 BOYS

2 Boys est un projet entre les producteurs Pascal Blach et Samy Deep.

Ils ont eu quelques succès de l’Euro House au début des années 1990 tels que « I Won’t Let You Down », « What You Want » ou « Just The Two Of Us ».

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/142343-Two-Boys

2 BELGEN

Twee Belgen (2 Belgen) est un groupe belge de new-wave des années 80.

Le groupe est né à Gand à l’initiative du chanteur/guitariste Rembert De Smet et du batteur Herman Celis. En 1982, sont parus le premier single Quand le film est triste/Lena et le premier album intitulé 2 Belgen. Après ce premier album, le duo s’est agrandi pour devenir un vrai groupe. Les singles Operation coup de poing (un morceau de Alpha Blondy), Lena et Queen of mine ont été des grands hits en Belgique.

 

Membres :

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/166210-2-Belgen

BILLIE PIPER

Billie Piper, née le  à Swindon, en Angleterre, est une chanteuse et actrice britannique. Elle est notamment connue pour ses rôles dans les séries télévisées Doctor Who et Journal intime d’une call girl.

 

Biographie

Enfance et formation

Lianne Paul Piper naît le  à Swindon, en Angleterre.

Son père, Paul Piper est un petit entrepreneur. Ses parents, lui ont donné initialement le prénom de Lianne, changent d’avis au bout de trois semaines. Billie est l’aînée d’une fratrie de quatre enfants. De 12 à 15 ans, elle fréquente la Sylvia Young Theatre School, à Londres.

 

Carrière de chanteuse

Grâce à sa prestation dans un spot publicitaire, elle est remarquée par des producteurs de musique. En 1998, alors qu’elle n’a que 15 ans, sa carrière de chanteuse pop démarre. Son premier single Because We Want To est directement no 1 des ventes au Royaume-Uni. Elle devient la plus jeune artiste à atteindre la 1re place des charts britanniques. À cette époque, elle est connue sous le nom de « Billie. »

Elle sort son premier album, Honey to the B et atteint directement la 14e des charts britanniques, se vendant à plus de 300 000 exemplaires et devient disque de platine en Nouvelle-Zélande. En Australie, l’album passe inaperçu, n’atteignant que la 31e des charts. En 1999, elle enregistre une chanson pour la version anglaise de Pokémon, le film : Mewtwo contre-attaque, intitulée « Makin’ My Way (Any Way That I Can) ».

 

Carrière d’actrice

Après quelques petits rôles au cinéma et à la télévision, sa carrière de comédienne débute véritablement en 2005 quand on lui confie un rôle principal dans l’indéboulonnable série de science-fiction Doctor Who diffusée depuis 1963 sur BBC One. Elle y joue Rose Tyler, la compagne du Docteur, dans ses neuvième et dixième régénérations jouées par Christopher Eccleston puis par David Tennant. Elle est récompensée aux National Television Awards ainsi qu’aux TV Quick Awards pour ce rôle. En mars 2006, elle annonce vouloir continuer à jouer son rôle dans la 3e saison prévue pour 2007 mais change finalement d’avis en mai, lorsque la possibilité d’un spin-off sur Rose est en discussion. En juin, la BBC annonce que l’épisode final de la saison 2 est la dernière apparition de Billie Piper. En 2008, elle reprend son rôle dans les trois derniers épisodes de la saison 4 aux côtés de nombreux anciens compagnons du Doctor. Après 5 ans d’absence, elle revient une dernière fois dans Doctor Who, où elle endosse le rôle de l’interface de l’arme que le Docteur de la guerre (autre incarnation du Docteur) veut utiliser.

En 2007, elle apparaît dans l’adaptation du roman de Jane Austen, Mansfield Park, diffusé sur ITV1. La même année, elle est l’actrice principale de la nouvelle série Journal intime d’une call girl de la chaîne britannique ITV adaptée de The Intimate Adventures of a London Call Girl, roman autobiographique du Dr Brooke Magnanti, dite Belle de Jour. Dans une interview en 2008, elle avoue qu’elle a craint à cette époque que son rôle de prostituée de luxe ait détruit ses chances de faire carrière à Hollywood. La série prend fin en 2011. En 2011, elle rejoint le casting de la comédie romantique de Robin Sheppard, Truth about Lies. Elle est également à l’affiche du drame en deux parties de A Passionate Woman sur la BBC en avril 2010.

En 2014, elle est choisie par sky et showtime pour interpréter Brona Croft, une immigrante irlandaise, dans la série Penny Dreadful.

En 2018, elle fait ses débuts derrière la caméra avec le lancement de la production de son premier film intitulé Rare Beasts, dont elle est également la scénariste, film qui réunit David Thewlis, Leo Bill et Kerry Fox. L’année suivante, elle fait partie du casting d’Eternal Beauty, créé par Craig Roberts aux côtés des David Thewlis, Alice Lowe et Sally Hawkins.

En 2025, Billie Piper crée la surprise en revenant dans l’univers de Doctor Who sous les traits d’un personnage à l’identité encore inconnue. Elle apparaît dans l’épisode final de la deuxième saison, intitulé La Guerre de la réalité.

 

Carrière au théâtre

Également actrice de théâtre, elle est la tête d’affiche de Yerma à West End en 2016-2017 ainsi que lors de l’exportation outre-Atlantique de la pièce au Park Avenue Armory à New York en 2018. Sa performance est acclamée par la critique ; The Guardian dit que « Billie Piper […] fait trembler la terre dans le rôle titre » et met 5 étoiles à la pièce. La pièce est annoncée pour une diffusion en live dans 700 cinémas britanniques le 31 août 2017 et, avant même la mise en vente des billets, plus de 100 cinémas annoncent être complets avec une liste d’attente.

De novembre 2011 à janvier 2012, elle joue Carly dans la pièce Reasons to Be Pretty de Neil LaBute au Almeida Theatre, considérée comme l’« une des meilleures pièces jamais produites » par le journaliste Quentin Letts du Daily Mail. En 2012-2013, elle joue le rôle principal dans The Effect au Royal National Theatre, rôle pour lequel elle est nommée pour un Laurence Olivier Awards ainsi qu’aux Evening Standard Theatre Awards.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/15840-Billie-Piper

BARBARA ROY AND ECSTASY

Barbara Roy est née à Kinston, en Caroline du Nord et est une chanteuse de musique de danse célèbre pour sa belle et puissante voix ainsi que pour son énonciation exquise. Elle a marqué plusieurs grands succès sur le palmarès Billboard Hot Dance Music / Club Play dans les années 1970 en tant que chanteuse principale d’ Ecstasy, Passion & Pain , puis a connu plus de succès en tant qu’artiste solo.

En 1986, Roy a atteint le numéro un du classement de la danse avec  » Gotta See You Tonight « . Il a duré deux semaines en haut du classement, tout en figurant également sur le classement Hot Black Singles , culminant au numéro quatre-vingt-trois.

Barbara Roy est une fervente chrétienne et a étendu son nom professionnel à Barbara Roy Gaskins. Basée à Washington DC, Barbara interprète désormais de la musique gospel contemporaine et sort un nouvel album, « Climbing », en 2002.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/27045-Barbara-Roy

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