AL GREEN
Albert Leornes Greene dit Al Green, né le 13 avril 1946 à Forrest City (Arkansas), est un auteur, compositeur, producteur et chanteur soul, et un pasteur chrétien évangélique pentecôtiste américain. Bercé par les pionniers du genre (Ray Charles, Sam Cooke, Solomon Burke), il en fut l’un des plus célèbres représentants durant les années 1970.
Biographie
Premiers pas
Greene est né le 13 avril 1946 dans l’Arkansas, d’un père métayer. Il est le sixième des dix enfants qu’auront ses parents de condition modeste. Il commence à chanter à l’âge de neuf ans dans un quartet de gospel de Forrest City que lui et ses trois frères avaient fondé, les Greene Brothers. Ils partent en tournée dans le sud-est des États-Unis au milieu des années 1950 jusqu’à ce que la famille déménage à Grand Rapids dans le Michigan. Ils chantent alors dans le Michigan et dans la partie nord des États-Unis (Chicago). Son père le sort du groupe après l’avoir surpris en train d’écouter Jackie Wilson.
Adolescent, Al Green forme un groupe appelé Al Greene & the Creations avec des amis du lycée. Deux d’entre eux, Curtis Rogers et Palmer James, créent un label indépendant appelé Hot Line Music Journal. Le groupe, bientôt rebaptisé Al Greene and the Soul Mates, enregistre un single pour le jeune label, faisant de Back up train (1967) le premier succès du jeune prodige (cinquième des ventes R&B). Alors que le succès des Soul Mates s’essouffle, Greene rencontre Willie Mitchell, numéro deux de Hi Records à Memphis. Le musicien l’embauche comme chanteur pour son groupe lors d’un spectacle au Texas et, par la suite, fait signer Greene en solo. Sa carrière solo est lancée pour atteindre son apogée avant de connaître un brusque changement au cours des années 1970. Il faudra attendre 2003 pour voir son retour sur la scène internationale dans un registre soul & funk qui fera danser de nombreux fans.
Un succès progressif
Engagé au début des années 1970 chez Hi Records, Al Green (qui a ôté un « e » à son nom de ville) enregistre Green is Blues (1971), un tout premier album produit par Mitchell1. Si l’album reçoit un succès mitigé, aucun des titres ne parvenant à se classer dans le Top R&B, Green is Blues pose les bases de l’œuvre Green : valorisation de la basse, nombreux vents, primauté de la voix du chanteur. Celle-ci, particulière, ne décolle réellement qu’avec la reprise du tube des Beatles I Wanna hold your Hand ; Tomorrow’s dream et Get back baby révèlent clairement, en outre, le potentiel musical du jeune chanteur.
Si la recette ne change pas véritablement, l’accueil que le public fait à son deuxième album lance la carrière d’Al Green. Sur Al Green Gets Next to You (1971) apparaissent en effet ses premiers tubes, bien servis par une voix que le chanteur maîtrise mieux désormais. You Say It, Right Now Right Now, I Can’t Get Next to You et Tired of Being Alone sont bientôt remplacés dans les charts R&B et Pop par les extraits du troisième album de Green, Let’s Stay Together (1972). La machine commerciale est bien lancée et se poursuivra jusqu’en 1975, le sommet étant atteint avec You Ought to Be with Me, du 4e et probablement meilleur album du chanteur, I’m Still in Love with You (décembre 1972) (la concurrence avec Call Me, sorti quelques mois plus tard, fait certes rage en 1973).
Ainsi se succèdent les titres qui font d’Al Green, au début de la décennie 1970, un des représentants les plus emblématiques de la musique soul. La voix maîtrisée, la basse a quelque peu laissé place à la première guitare et au clavier, donnant souvent aux singles une efficacité imparable : Let’s Stay Together (premier des ventes R&B et Pop), Look What You Done for Me, I’m Still in Love With You, Call Me (Come Back Home), Here I Am (Come and Take Me), Sha La La (Make Me Happy), L-O-V-E (Love).
Le tournant gospel
C’est ainsi bien au sommet de sa carrière qu’Al Green voit son destin frappé par le malheur : le 18 octobre 1974, Mary Woodson, sa petite amie de l’époque, l’agressa en versant de la pâte de maïs bouillante sur lui alors qu’il s’apprêtait à se doucher. Brûlé gravement, criant de douleur, il entend son agresseuse prendre la fuite et se donner la mort dans la chambre voisine2. Profondément choqué, Green voit dans le drame un signe divin et décide d’agir en conséquence. En 1976, il est ordonné pasteur chrétien évangélique à l’église pentecôtiste du Full Gospel Tabernacle de Memphis.
La révolution de l’homme transparait peu à peu dans l’œuvre de l’artiste, les LPs Full of fire et Have a Good Time témoignant d’une certaine gravité jusque-là absente du repertoire musical de Green. Le chanteur ne classe guère plus ses singles dans les charts Pop, et sa relation avec Mitchell se détériore, amenant le duo à rompre leur travail commun en 1976. Green monte son label, American Music, et produit seul The Belle Album (1977), sa dernière œuvre soul saluée et reconnue.
Victime d’un nouvel accident, cette fois sur scène (1979), Green décide radicalement de mettre un terme définitif à sa carrière R&B. Raréfiant ses apparitions, désormais réservées aux offices religieux, il multiplie les projets gospel (pour lesquels il remportera un total de 8 Grammy). En 1984, Robert Mugge lui rend hommage en réalisant Gospel according to Al Green, un documentaire incluant des interviews du chanteur et des extraits d’offices en son église.
Retour à la musique séculière
Après avoir passé quelques années à ne chanter que du gospel, Al Green renoue avec ses origines musicales. Entre des albums plus orientés R&B, donc, il enregistre un duo avec Annie Lennox, Put a little love in your heart (1988) ; En 1994, son duo avec le chanteur de country Lyle Lovett mélangea country et R&B, lui faisant gagner un neuvième Grammy, cette fois dans la catégorie pop music. Son album Your heart’s in good hands (1995), reçoit de bonnes critiques mais ne convainc pas le public ; il entre au Rock and Roll Hall of Fame la même année. Son morceau Let’s Stay Together fait partie de la bande originale du film Pulp Fiction de Quentin Tarantino, film culte qui relance la soul et la funk des années 1970 (ainsi que la Surf Music des années 1960).
En 2000, il publia Take me to the river (Amène-moi à la rivière), un livre retraçant sa carrière. Il reçut un Grammy pour l’ensemble de son œuvre en 2002. En 2003 il sort un album non religieux I can’t stop, la première collaboration avec Willie Mitchell depuis l’album de 1985 He is the light. Puis en mars 2005 sort Everything’s ok, la suite de I can’t stop.
Récompenses
En 2020, au cours de sa carrière, il avait reçu 11 Grammy Awards.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/25261-Al-Green
AL CORLEY
Al Corley, né le 22 mai 1956 à Wichita (Kansas), est un comédien, chanteur et producteur américain. Il a notamment joué dans le feuilleton Dynastie, le rôle de Steven Carrington, le premier rôle dans une série télévisée qui incarne un personnage homosexuel. Il a interprété Steven Carrington dans les deux premières saisons de la série, en 1981-1982, avant d’abandonner son rôle au profit de l’acteur Jack Coleman.
Il a aussi enregistré trois albums dans les années 1980, dont l’un d’eux – le premier – se signale par les succès de ses singles (dans la veine synthpop/new wave) Square Rooms, numéro 1 en France et au Top 20 dans de nombreux pays d’Europe continentale et en Amérique du Sud en 1984/1985, et Cold dresses, tube classé au Top 5 en France, également en 1985. Mais, ses singles et albums suivants rencontrèrent beaucoup moins de succès. Notons tout de même le titre Face to Face en 1986 qui rentra brièvement dans le Top 50 français et dans le Top 75 allemand.
Il est également le producteur d’une quinzaine de films, dont Edmond (2005), Derrière le masque (2006), You Kill Me (2007) ou Irish Gangster (2011).
Marié en 1989 à l’actrice Jessika Cardinahl, une Allemande qu’il a rencontrée en 1984, il divorce en 1999, il a 3 enfants : Sophie Elena en 1986 qui est handicapée de naissance, Ruby Cardinahl en 1989 et Clyde Nikolai Corley en 1992.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/222261-Al-Corley
AL BANO & ROMINA POWER
Al Bano et Romina Power est un duo italien formé en 1975 par Albano Carrisi & Romina Power.
Le duo a eu de nombreux succès en Italie ainsi qu’en Europe continentale au cours de sa carrière. Parmi leurs succès internationaux les plus connus, on peut citer Felicità, Ci sarà, Sharazan, Tu, soltanto tu et Sempre sempre. Le duo a principalement enregistré en italien, mais a également enregistré des disques en espagnol et en français.
Le duo a participé cinq fois au festival de Sanremo, gagnant en 1984 avec la chanson Ci sarà, et a participé deux fois au Concours Eurovision de la chanson, en 1976 avec la chanson We’ll Live It All Again (Lo rivirei), dont la version française T’aimer encore une fois a été un succès en France, et en 1984 avec la chanson Magic Oh Magic.
Al Bano & Romina Power se sont séparés et ont divorcé en 1999, mais se sont réunis professionnellement en 2013.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/303666-Al-Bano-Romina-Power
AL B. SURE
Albert Joseph Brown III (né le 4 juin 1968), connu professionnellement sous le nom d’ Al B. Sure ! , est un chanteur, auteur-compositeur, producteur de disques, animateur de radio et ancien directeur de disques américain. Il est né à Boston et a grandi à Mount Vernon, New York. À la fin des années 1980 et au début des années 1990, Brown était l’un des chanteurs, auteurs-compositeurs et producteurs de disques romantiques les plus populaires du new jack swing.
Jeunesse et carrière musicale
Brown est le fils d’Albert Joseph Brown II, technicien en médecine nucléaire, et de Cassandra Brown, comptable. Brown était un quart-arrière vedette du football à la Mount Vernon High School de New York, qui a rejeté une bourse d’athlétisme à l’ Université de l’Iowa pour poursuivre une carrière musicale. En 1987, Quincy Jones a choisi Brown comme le premier gagnant du Sony Innovators Talent Search. Il a ensuite travaillé avec Quincy Jones sur plusieurs projets, notamment le single platine de 1990 » The Secret Garden (Sweet Seduction Suite) » de l’album doublement certifié platine de Quincy Jones Back on the Block. Sur cet enregistrement, Brown faisait partie d’un quatuor avec Barry White, El DeBarge et James Ingram.
Le premier album de Brown en 1988, In Effect Mode , s’est vendu à plus de trois millions d’exemplaires, en tête du palmarès Billboard R &B pendant sept semaines consécutives. Il comprenait le single » Nite and Day « , qui a dominé le classement R&B et a atteint la 7e place du Billboard Hot 100 , et » Off on Your Own (Girl) « , qui est également en tête du classement R&B. Il a reçu de nombreuses nominations aux Grammy Awards et aux American Music Awards (AMA) et a remporté un AMA pour le meilleur nouvel artiste R&B. Il a également reçu plusieurs Soul Train Awardnominations et a remporté le prix du meilleur nouvel artiste. Brown a également remporté plusieurs New York Music Awards. De plus, sa ligne téléphonique 1–900 était la troisième à générer des revenus, après celles de New Kids on the Block et Run-DMC.
En tant qu’écrivain et producteur, Brown a présenté à l’industrie de la musique des artistes multi-platine tels que Jodeci et l’artiste R&B adolescent Tevin Campbell (qui était également l’un des anciens protégés de Prince et Quincy Jones), ainsi que Faith Evans, Dave Hollister, Case and Usher.
En 2009, Brown a signé avec Hidden Beach Recordings. Son premier single pour le label, « I Love It (Papi Aye, Aye, Aye) », est entré dans le palmarès Radio & Records Urban AC au n ° 33. L’album Honey, I’m Home est sorti le 23 juin 2009.
Autre travail
En 1991, Brown partage la vedette avec Martin Lawrence dans un pilote télévisé intitulé Private Times.
En 2000, Brown’s ABS Entertainment a lancé une division de développement télévisuel et il a été co-producteur exécutif d’un HBO Comedy Special avec Jamie Foxx , filmé au Paramount Theatre à Oakland , en Californie. Ensuite, Brown s’est associé à ABC Radio Network pour produire et animer un programme musical nocturne à thème romantique, The Secret Garden , mettant en vedette un mélange de musique et d’invités célèbres.
Brown a participé à la vente aux enchères de célébrités de la Bless the Children Foundation avec les stars de la NFL Charles Woodson et Anthony Dorsett. Il a reçu la clé de la ville d’Oakland par le membre du conseil municipal Laurence E. Reid en reconnaissance de la participation de Brown’s ABS Ken-Struk-Shen à la rénovation de certaines parties de la ville. Reid a proclamé le 19 octobre Al B. Sure ! Jour. Brown était DJ sur la station de radio KHHT de Los Angeles et jouait du hip hop et du R&B à l’ancienne. Il anime actuellement une émission de radio matinale quotidienne sur iHeart Radio.
En juillet 2019, Brown est devenu le nouvel animateur de l ‘ émission Love and R&B , Love and R&B , diffusée à l’échelle nationale en soirée et diffusée à l’échelle nationale , en remplacement de l’ancien animateur, John Monds. L’émission, diffusée via la filiale d’Urban One Reach Media et basée à Dallas , au Texas, est entendue sur des stations de radio urbaines au format contemporain pour adultes telles que WZAK à Cleveland, WMMJ à Washington, KZMJ à Dallas et WDMK à Detroit, entre autres.
En 2010, Brown est apparu comme l’un des 12 candidats à l’ émission de télé- réalité TV One The Ultimate Merger. La série a été produite par Donald Trump et mettait en vedette l’ancienne candidate apprentie Omarosa Manigault-Stallworth , avec qui Brown était sorti auparavant.
Vie personnelle
Al B. Bien sûr ! a trois fils. Son fils aîné Albert Joseph Brown IV, également connu sous le nom d’Al B Sure Jr, a été présenté dans la série MTV Rock the Cradle. Son deuxième fils, Devin Brown, est un chanteur de hip-hop et s’appelle Devin LOUD. En 1991, il a eu un fils, Quincy Brown de Kim Porter. Quincy a été nommé d’après le musicien qui a encadré Al B. Sure ! Quincy Jones. Cette même année, il co-écrit une chanson intitulée « Forever My Lady » en l’honneur de Kim et de son fils. La chanson a été interprétée par Jodeci et produite par Al B. Sure ! et DeVante Swing, membre de Jodeci.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/105451-Al-B-Sure!
AKASA
Sophia Haque de son nom de scène Akasa (14 juin 1971 – 17 janvier 2013), était une actrice, chanteuse, vidéo-jockey et danseuse anglaise. Elle est surtout connue pour avoir joué le rôle de Poppy Morales dans Coronation Street entre 2008 et 2009.
Jeunesse
Haque est née Syeda Sophia Haque à Portsmouth, Hampshire, d’un père bangladais et d’une mère juive britannique. Elle était la plus jeune de trois filles.
Elle a été élevée par sa mère, Thelma, institutrice. Elle fréquente la Priory School de Portsmouth, et prend des cours de danse dès l’âge de deux ans et demi à la Rainbow School of Dance de Mary Forrester avant de déménager à l’âge de 13 ans à Londres (où elle vit avec son père, Amirul Haque, un restaurateur, et sa seconde épouse), se formant à plein temps aux Arts Educational Schools de Londres .
Carrière
Haque a commencé comme chanteur principal du groupe Akasa ; ils ont signé un accord avec Warner Bros. en 1988. Par la suite, elle a travaillé comme jockey vidéo pour MTV Asia pendant sept ans et Channel V.
Haque a été employée comme présentatrice à STAR TV à Hong Kong en 1992. À partir de 1994, elle a commencé à apparaître à la télévision en Inde et en 1997, elle a déménagé à Mumbai à plein temps pour travailler sur le service Channel V India. Son premier film de Bollywood était Khoobsurat , et elle en a fait plusieurs autres plus tard, dont Mangal Pandey : The Rising .
En 2002, Haque retourne au Royaume-Uni pour jouer le rôle de Rani dans Bombay Dreams d’ Andrew Lloyd Webber . En 2005, elle a joué le rôle de Janoo Rani dans la production musicale de théâtre de West End The Far Pavilions . En 2012, elle a joué le rôle de Soraya dans Wah! Waouh ! Les filles .
En 2008, elle tient un petit rôle de soutien dans le film Wanted . Entre décembre 2008 et juin 2009, elle a joué Poppy Morales , la barmaid et directrice adjointe des Rovers Return , dans Coronation Street et, par coïncidence, a partagé sa loge avec Auntie Pam de Coronation Street jouée par l’actrice Kate Anthony , qui était aussi son cousin germain.
En 2012, elle est apparue dans la série Fairy Tales de la BBC et dans 15 épisodes de House of Anubis en tant que Senkhara. Elle a reçu un diagnostic de cancer alors qu’elle travaillait dans la production de Michael Grandage de Privates on Parade , jouant le rôle de Sylvia Morgan, une chanteuse et danseuse galloise-indienne se produisant pour les troupes britanniques en Malaisie en 1948.
Vie personnelle et mort
Haque vivait à Knaphill , dans le Surrey, avec son partenaire, le directeur musical David White, et le couple était en train de construire une péniche lorsqu’elle est tombée malade.
Aux alentours de Noël 2012, Haque a reçu un diagnostic de cancer. Elle a développé un caillot pulmonaire et une pneumonie et aux premières heures du 17 janvier 2013, elle est décédée dans son sommeil dans un hôpital de Londres, alors qu’elle subissait des tests.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/69365-Akasa
AIR SUPPLY
Air Supply est un duo australien de soft rock formé en 1976. Il est composé de Russell Hitchcock (en) et Graham Russell. Leur compilation Greatest Hits a été quadruple disque de platine aux États-Unis et l’album The Earth Is a rencontré un grand succès dans de nombreux pays.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/256267-Air-Supply
A-HA
A-Ha est un groupe de new wave norvégien, originaire d’Oslo. Initialement formé en 1982, et séparé en 2010, A-Ha se reforme en 2015 pour la sortie d’un nouvel album et une tournée. Tout au long de son existence, il est composé du chanteur Morten Harket, du guitariste Pål Waaktaar-Savoy et du claviériste Magne Furuholmen. Il rencontre un grand succès au milieu des années 1980 avec les singles Take on Me, The Sun Always Shines on T.V. et Hunting High and Low, notamment.
Le groupe sort cinq albums avant de prendre une pause de quatre ans dès 1994. En 1998, les membres d’A-Ha se réunissent à l’occasion du concert du prix Nobel de la paix et y chantent un nouveau titre, lequel figure ensuite sur un nouvel album qui sort deux ans plus tard. Trois autres albums suivent en 2002, 2005 et 2009, puis les membres du groupe annoncent leur séparation en 2010. En 2016, le groupe compte dix albums studio, quatre albums live et plusieurs compilations.
D’après plusieurs sites, notamment consacrés au groupe, le nom « A-Ha » vient d’une chanson de Jim Morrison (des Doors, groupe qu’ils admiraient particulièrement avec Joy Division). Ce mot se prononçant dans toutes les langues et signifiant la joie ou la surprise, ils décident de l’adopter.
Avec plus de 35 millions d’albums vendus, A-Ha reste à ce jour le groupe de musique pop originaire de Norvège ayant connu le plus de succès.
Biographie
Formation et débuts (1982–1986)
Le trio, qui comprend le chanteur Morten Harket, le guitariste Pål Waaktaar-Savoy et le claviériste Magne Furuholmen, est formé en 1982, et quitte la Norvège pour Londres, au Royaume-Uni, pour se consacrer à un business musical plus prometteur. Ils tentent de se trouver un nom facilement prononçable en anglais. Ils choisissent de s’associer avec le musicien et producteur John Ratcliff. Ratcliff leur présentera son agent artistique, Terry Slater, et après quelques rencontres, A-Ha recrute Ratcliff comme leur agent. Slater et Ratcliff lancent TJ Management.
La parution de leur premier single Take on Me en 1985 (dont une première version était sortie, sans succès, en 1984), accompagné d’un clip des plus novateurs pour l’époque (car mêlant prises de vue réelles et séquences d’animation) permet au groupe de connaître un énorme succès mondial, atteignant notamment la première place aux États-Unis. Les trois singles suivants, The Sun Always Shines on T.V., Train of Thought et Hunting High and Low confortent le succès de leur premier album, également nommé Hunting High and Low (1985). L’album Hunting High and Low passe les mois d’octobre et novembre au top 20 du top 200 de Billboard et est certifié triple disque de platine au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Allemagne, puis disque d’or au Brésil et aux Pays-Bas. Hunting High and Low compte 11 millions d’exemplaires vendus à l’international. L’album atteint la 15e place des classements US, le Billboard Top 200 et la deuxième place de l’UK Albums Chart, passant aussi 38 semaines dans les classements norvégiens, dont huit semaines à la première place. A-Ha sera définitivement considéré comme N°1 de la pop-synthé avec un chanteur qui utilise une voix de tête ce qui était extrêmement rare à l’époque.
Âge d’or (1986–1994)
S’ensuit un deuxième album, Scoundrel Days, aux singles bien accueillis : I’ve Been Losing You, Manhattan Skyline et Cry Wolf assoient durablement A-Ha dans une dynamique de tournées triomphales, notamment en Europe, car aux États-Unis le succès rencontré par l’album précédent et ses différents singles ne sera pas réitéré. L’album est publié à mi-chemin de leur tournée en 1986 et s’oriente vers le rock alternatif, le synthpop déclinant à cette période. Malgré le très bon accueil critique, l’album ne parvient pas à atteindre les chiffres de ventes escomptés (6.4 millions d’exemplaires vendus) engendrés par son prédécesseur. Cry Wolf sera le dernier single de A-Ha à atteindre le Billboard Hot 100. Après la sortie de l’album, A-Ha tourne aux États-Unis, sa dernière apparition ici pour les vingt prochaines années. L’album est certifié disque de platine au Royaume-Uni, en Suisse et au Brésil, et disque d’or en Allemagne.
Ils enchaînent un an et demi plus tard avec un troisième album studio intitulé Stay on These Roads (1988), composé et produit un peu à la hâte ; le succès s’en ressent. Stay on These Roads est certifié disque de platine au Brésil et en France, et disque d’or en Suisse, Allemagne, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Ils interprètent entre-temps la chanson-titre du James Bond Tuer n’est pas jouer (The Living Daylights), morceau coécrit par Pål Waaktaar et John Barry. Cette chanson apparaît dans une version réorchestrée sur Stay on These Roads. Après la sortie de l’album, le groupe effectue une tournée de 74 dates. L’album compte plus de 4,2 millions d’exemplaires vendus.
Suit, en 1990, l’un des albums les plus aboutis musicalement du groupe, East of the Sun, West of the Moon. Des morceaux beaucoup plus rock qu’à l’accoutumée (Sycamore Leaves, Cold River et I Call Your Name) auraient pu conduire à la possible renaissance d’un groupe qui tentait alors de se défaire de son étiquette « années 1980 ». Le disque est néanmoins un relatif échec commercial, même si la reprise des Everly Brothers Crying in the Rain, premier single tiré de cet album, remporte un succès assez important. On peut noter la présence de Béatrice Dalle dans le videoclip du titre Move to Memphis. A noter le très beau titre Early Morning qui sortira en single en Amérique du Sud.
Leur cinquième album studio, Memorial Beach, sorti en 1993, et initialement prévu pour Savoy, l’autre groupe de Pal Waaktaar-Savoy, est celui qui remporte le moins de succès auprès du grand public. Trois singles en seront issus : Dark is the night (for All), Angel in the Snow et Lie down in Darkness. Le magazine musical anglais Q le place dans les 50 meilleurs albums de l’année 1993. L’album comporte de très beaux morceaux, dont le presque instrumental, Cold as stone, le désenchanté Lamb To The Slaughter, How Sweet Is Was, ainsi que le voluptueux Memorial Beach. L’ambiance est très sombre et n’a absolument plus rien à voir avec le style de leur premier album. Contrairement à d’autres formations, A-Ha est capable d’offrir différents styles musicaux, ce qui mériterait d’être souligné un peu plus souvent. Au début de l’année suivante, après un single pour les Jeux paralympiques de Lillehammer, Shapes that Go Together, A-Ha se sépare, l’ambiance au sein du groupe étant devenue pesante.
Les années 90 sont exceptionnelles au niveau scénique pour le groupe. Celui-ci enchaîne les performances rock, comme le montre le live NRK à la TV Norvégienne en 1991, et leurs prestations en Amérique du Sud notamment, (avec le record du monde pour le concert ayant attiré le plus de spectateurs payants en 1991 avec 196.000 spectateurs au stade Maracana) et en Afrique du Sud en 1994.
Réunion et séparation (1998–2010)
Les membres d’A-Ha renouent contact en 1998, lorsqu’il leur est proposé d’interpréter deux titres lors de la remise du prix Nobel de la paix à Oslo. Ils jouent ce soir-là The Sun Always Shines on T.V. et un titre composé pour l’occasion par Pål Waaktar, Summer Moved On. L’entente revient, les différends (spécialement entre Morten et les deux autres) sont réglés et A-Ha retourne en studio. En avril 2000, Summer Moved On sort en single, peu avant un nouvel album, Minor Earth Major Sky. Cet album sera plébiscité par la presse musicale anglaise, qui le nommera le 29ème meilleur album de l’année 2000. Il comporte les splendides singles Minor Earth Major Sky (une chanson trip-hop), Velvet, ainsi que le très beau You’ll Never Get Over Me : « the most beautiful song I’ve heard for a long time » écrira un critique anglais. « The Sun Never Shone That Day et Mary Ellen Make The Moment Count achèvent de faire de ce disque une réussite.
En 2002 sort le pléthorique album Lifelines, aux producteurs quasiment aussi nombreux que les 15 titres hétérogènes et inégaux du CD. Cependant la critique est très bonne, un journaliste français remarquant notamment que « A-Ha revient faire la nique à ses détracteurs » avec cet album « plein de tubes », dont You Wanted More, Did Anyone Approach You, A Little Bit, Oranges On Appletrees, Cannot Hide, et « tellement d’autre »! La tournée qui s’ensuit est couronnée de succès et ravit la presse britannique qui affirme après un concert au Royal Albert Hall qu’il est évident pour n’importe quel être objectif, que « A-Ha fait partie des plus grands génies méconnus de ces vingt dernières années » . Cette tournée donne naissance au premier live du groupe, How Can I Sleep with Your Voice in My Head, dont le son retranscrit bien la communion entre le groupe et son public. En 2002 toujours, dans la série d’animation South Park saison 6, épisode 3 Asspen, on entend au début de l’épisode et pendant le générique de fin la musique de Take on Me.
En 2005 dans le dessin animé culte Les Simpson saison 16 épisode 15 Futur Drama, la chanson de l’arrivée à la fête de l’école est Take on Me. À l’automne 2005 sort Analogue. Les singles Celice, Analogue, Birthright et Cosy Prisons (ce dernier voit la participation de Graham Nash aux chœurs) remportent un beau succès, la critique est élogieuse, et leur tournée, tout juste achevée fin 2006, est un énorme succès en Europe. Cet album est beaucoup plus mature, cohérent et abouti que son prédécesseur selon l’avis de bon nombre de critiques musicales. Graham Nash déclarera à la presse Norvégienne que A-Ha est un bon groupe, et que la chanson qu’il chante avec eux (Over The Treetop), est très bonne. Comme souvent avec A-Ha, il y a de très bons morceaux sur l’album qui ne sortiront pas en single. C’est le cas par exemple de Keeper of the Flame qui passerait aisément pour un classique des Beatles, et de White Dwarf, terriblement poignante.
Le dernier album studio d’A-Ha, Foot of the Mountain, produit par Steve Osborne, sort en juin 2009. Moins rock et moins folk que son prédécesseur, il marque un retour au son synthpop des débuts du groupe et est composé de dix titres, dont trois feront l’objet d’une sortie en single. Il s’agit de Foot of the Mountain, Nothing Is Keeping You Here et Shadowside. Il comporte également de beaux morceaux, tels The Bandstand et Start The Simulator.
En octobre 2009, A-Ha annonce que le groupe se sépare à la fin de l’année 2010, à l’issue d’une dernière tournée mondiale, de la réédition « deluxe » de ses deux premiers albums Hunting High and Low et Scoundrel Days, et de la sortie d’une compilation de 39 titres (sortis en single ou non) retraçant toute leur carrière, intitulée 25, dont un dernier single inédit, Butterfly, Butterfly (The Last Hurrah). A-Ha figure parmi les groupes musicaux ayant connu une rare longévité (28 ans d’existence presque ininterrompue…) ainsi qu’une dissolution en bons termes entre les membres.
À partir du 1er avril 2011 sort sur différents supports le live Ending on a High Note – The Final Concert, il s’agit de l’enregistrement du tout dernier concert du groupe, donné le 4 décembre 2010 à l’Oslo Spektrum en Norvège. Le groupe officiellement dissous depuis le 4 décembre 2010 au soir, se reformera le temps d’un concert unique, à l’occasion d’une cérémonie d’hommage national aux victimes des attentats de 2011 en Norvège.
Nouveau retour (depuis 2015)
Le groupe est invité à participer à la scène des 30 ans du festival Rock in Rio en 2015, afin de fêter les 30 ans de Take on Me. Les trois membres acceptent et le groupe se reforme pour un concert très spécial, le 27 septembre 2015. Cette même année, est sortie une réédition des cinq premiers albums, avec des exclusivités et des inédits : en juin, est sortie une version Super Deluxe de l’album Hunting High and Low pour fêter les 30 ans de l’album. Il y a aussi eu une réédition des albums Stay on these Roads, suivi de East of the Sun, West of the Moon, qui contient le DVD Live in South America 1993, puis Memorial Beach. Les deux premiers albums Hunting High and Low et Scoundrel Days font l’objet d’une réédition en vinyle.
Le 25 mars 2015, le groupe donne une conférence de presse à l’ambassade de Norvège en Allemagne pour officialiser leur prochain retour. En effet le groupe norvégien prépare un nouvel album intitulé Cast in Steel dont la sortie est prévue le 4 septembre 2015. Il comporte de très bonnes chansons: Mythomania, She Is Humming A Tune, Objects In The Mirror, Giving up the ghost. D’autre part, une tournée à travers l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse est annoncée pour 2016, suivie dans la foulée d’une tournée mondiale dont une date en France au Zenith de Paris.
Des rumeurs circulent sur la future tournée du groupe qui sera confirmée le 16 décembre 2016. Le groupe sera effectivement à nouveau sur la route pour une série de concerts acoustiques et intimistes du 26 au 30 juin 2017 en Norvège. Un album, un DVD et une diffusion sont également prévus pour novembre 2017. En 2018, une tournée acoustique est annoncée, mais seulement en Allemagne, en Autriche au Stadthall de Vienne et en Suisse au Hallenstadion de Zurich pour le moment.
A-Ha – The Movie sera présenté le 12 juin 2021 en avant-première au Tribeca Film Festival de New-York.
A-Ha se montre très occupé en 2022 ; un nouvel album et un film, « True North » sont annoncés, prévus pour l’automne 2022. Un single intitulé « I’m in » sort le 8 juillet au format digital, accompagné d’une vidéo. En parallèle 2 nouveaux titres sont disponibles en version live sur Internet, « Forest for the trees » et « You have what it takes ».
Dans la pop culture
Alors qu’à ses tout débuts, A-Ha avait exploité le format BD dans le clip de Take on Me, le Neuvième Art a fait de Morten Harket un personnage à part entière dans l’album Venus Pop de Hernan Migoya et Man, publié en avril 2019 aux Éditions du Long Bec. Un album dans lequel, le chanteur du groupe renommé uhu fait incarne un idéal sage et expérimenté mais en concurrence avec un jeune loup pour l’amour et la carrière de Venus, jeune chanteuse en quête de repère dans un monde de la musique vicieux et manipulateur. Une fable assez cynique dans un style mixant comics, manga et franco-belge.
Tournées
Le 7 mars 2019, A-Ha a joué 678 concerts dans le monde dont 48 en France et 12 à Paris.
- World Tour (1986–1987) (US, Canada, Europe dont 12 dates en France, Australie, Japon)
- Stay on These Roads Tour (1988–1989) (Europe dont 17 dates en France, Japon, Amérique du Sud)
- East of the Sun West of the Moon Tour (1991) (Europe dont 11 dates en France, Amérique du Sud)
- Memorial Beach Tour (1993–1994) (Europe, Liban, Afrique du Sud, Russie)
- Minor Earth Major Sky Tour (2000–2001) (Japon, Russie, Europe)
- Lifelines Tour (2002–2004) (Europe dont 2 dates en France, Brésil, Russie)
- Analogue Tour (2005–2007) (Europe dont 1 date en France, Russie, US, Sénégal, Chili)
- Foot of the Mountain Tour (2009) (Europe dont 1 date en France, Amérique du Sud, Japon, Russie)
- Ending on a High Note Tour (2010) (Europe dont 1 date en France, US, Canada, Amérique du Sud, Japan, Russie)
- Cast in Steel tour (2015–2016) (Amérique du Sud, Europe dont 1 date en France, Russie)
- MTV Unplugged tour (2018) (Europe)
- Electric Tour (2018) (Europe dont 2 dates en France et Israël)
- Hunting High And Low (2019/2022) (Europe dont 3 dates en France, Russie)
Membres
- Morten Harket – chant
- Pål Waaktaar-Savoy – guitare
- Magne Furuholmen – claviers
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/37757-a-ha
AFTER 7
After 7 est un groupe de R&B américain fondé en 1987 par les frères Melvin et Kevon Edmonds , et leur ami Keith Mitchell. Les frères Edmonds sont les frères et sœurs aînés de l’auteur-compositeur-interprète et producteur de disques pop/R&B Kenneth « Babyface » Edmonds , qui a nommé le groupe et les a aidés à obtenir un contrat d’enregistrement avec Virgin Records en 1988. After 7 a sorti leur disque de platine premier album éponyme en 1989, qui a donné naissance à trois singles « Heat of the Moment », « Ready or Not » et « Can’t Stop ». « Ready or Not » et « Can’t Stop » étaient n ° 1 R &. Leur deuxième album Takin’ My Time , sorti en 1992, est également devenu platine et contenait le medley à succès R&B » Baby, I’m for Real / Natural High « . Après la vente d’or de 7 en 1995, l’album Reflections était leur dernier album avant la dissolution du groupe en 1997. L’album comprenait le hit R&B » ‘Til You Do Me Right. Des années plus tard, le groupe a repris la tournée avec Jason Edmonds, fils de Melvin Edmonds, remplaçant son père. Melvin a rejoint le groupe pour leur album de retour à succès Timeless en 2016 , qui comprenait 3 succès du top 10 du R&B pour adultes « Runnin’ Out », « I Want You » et « Let Me Know ».
Melvin Edmonds est décédé le 18 mai 2019, à l’âge de 65 ans. Jason a quitté le groupe peu de temps après et Danny McClain a été ajouté.
Historique
Débuts et formation
Marvin Edmonds Sr. et Barbara Edmonds d’ Indianapolis, Indiana ont eu six fils : Marvin Jr., Melvin, Michael, Kevon, Kenneth et Derek. Selon Babyface, Melvin et Kevon étaient les deux meilleurs chanteurs de la famille musicale. Les racines d’After 7 remontent à la rencontre de Kevon avec Keith Mitchell à l’Université de l’Indiana à Bloomington à la fin des années 1970, où ils étaient membres de l’Indiana University Soul Revue. Kevon et Keith ont décidé de former un groupe comme passe-temps et d’ajouter Melvin. Pendant des années, Kevon a travaillé chez Eli Lilly and Co. , Mitchell a travaillé chez John Hancock à Chicago et Melvin a travaillé chez Chrysler Corp. à Indianapolis. Ils se réunissaient parfois pour se produire à Indianapolis. Mitchell a longtemps été considéré comme le cousin d’ Antonio « LA » Reid , alors partenaire d’écriture et de production de Babyface; cependant, cela a été configuré comme un outil de marketing pour le groupe et était incorrect.
À la fin des années 1980, le jeune frère des Edmonds, Babyface, avait construit une carrière réussie en chantant, en écrivant et en produisant. Il a invité Melvin, Kevon et Keith à Los Angeles , les a nommés After 7 et leur a obtenu un contrat d’enregistrement avec Virgin Records.
Réussite professionnelle
After 7 a sorti son premier album éponyme en août 1989. L’album a été principalement écrit et produit par Babyface et LA Reid . L’album a été certifié platine et a produit trois singles » Heat of the Moment « , » Ready or Not » et » Can’t Stop » et deux autres chansons » One Night » et » My Only Woman « . « Ready or Not » et « Can’t Stop » étaient tous deux des succès R&B n ° 1 et ont atteint respectivement les n ° 7 et n ° 6 du Billboard Hot 100 . « Can’t Stop » a également été nominé pour un Grammy dans la catégorie de la meilleure performance R&B par un duo ou un groupe.à l’été 1990, et ils ont remporté un NAACP Image Award du meilleur nouvel artiste ou groupe masculin cette année-là. En 1991, ils ont sorti le top 10 des hits R&B « Nights Like This » pour la bande originale du film The Five Heartbeats.
Après le deuxième album de 7, Takin ‘My Time est sorti en août 1992. L’album est remarquable pour être leur seul album sans aucune chanson produite par Babyface et LA Reid, qui se concentraient sur le développement d’autres artistes. Au lieu de cela, ils contribuent en tant qu’écrivains, avec Reid co-écrivant les chansons « Can He Love U Like This » et « GST », et Babyface écrivant « Truly Something Special » et « Love by Day/Love by Night ». La production a été confiée à Daryl Simmons & Kayo , qui ont coproduit et coécrit de nombreuses chansons de leur premier album.
D’autres chansons de l’album ont été produites par Randy Ran, associé de Jimmy Jam & Terry Lewis , et le producteur Dallas Austin . En conséquence, cela a donné à Takin’ My Time un son et une sensation résolument « new jack swing ». Trois singles sont sortis de l’album; le premier était « Kickin’ It », suivi d’un medley de la chanson « Baby I’m for Real » des The Originals et de « Natural High » de Bloodstone . Le troisième single était « Can He Love U Like This ». L’album a été certifié platine par la RIAA.
Reflections est le troisième et dernier album studio d’After 7 avant la séparation du groupe. L’album les réunit avec le producteur Babyface et LA Reid. Ils font également appel aux talents de production des protégés de Babyface, Jon B. et Keith Andes, ainsi qu’aux nouveaux venus The Boom Brothers. Reflections est le premier album où les membres du groupe ont des crédits en tant qu’auteurs-compositeurs ainsi que producteurs exécutifs. L’album comprenait le hit dutop 5 du R&B » ‘Til You Do Me Right » . de Après 7en mars 1997. Il comprenait du matériel inédit, dont une version de couverture de » Sara Smile « . Toujours en 1997, Melvin et Kevon rejoignent leur frère Babyface pour former le quintette Milestone avec K-Ci & JoJo . Le groupe n’a sorti qu’un seul single, » I Care ‘Bout You « , pour la bande originale du film Soul Food.
Retour
Kevon Edmonds a sorti l’album solo 24/7 en octobre 1999. Il a invité son neveu Jason Edmonds, fils de Melvin, à tourner avec lui en tant que chanteur de fond pendant des années. À la fin des années 2000, After 7 a repris la tournée avec Jason remplaçant son père. Cependant, le groupe a décidé de ne plus enregistrer sans la participation de Melvin. Melvin a lutté contre des problèmes de santé, y compris un accident vasculaire cérébral en 2011. Melvin a pu retrouver le groupe sur le single « I Want You » de 2015, qui a atteint le top 10 du palmarès des chansons R&B pour adultes de Billboard. Le groupe a également enregistré une version de la chanson avec Babyface. L’album Intemporelest sorti en octobre 2016. Il présentait le groupe en tant que quatuor ( Melvin , Kevon , Keith et Jason ) et comprenait » I Want You » et d’autres 10 meilleurs tubes R&B pour adultes » Runnin ‘Out » et » Let Me Know « .
Melvin Edmonds est décédé le 18 mai 2019, à l’âge de 65 ans. Jason a quitté le groupe peu de temps après et Danny McClain a été ajouté. After 7 a sorti son cinquième album Unfinished Business en août 2021.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/111159-After-7
UB40
UB40 est un groupe britannique de reggae fondé en 1978 à Birmingham (Angleterre).
Les différents membres du groupe apportent diverses influences : irlandaises, galloises, écossaises, yéménites, africaines et jamaïcaines. Le nom du groupe fait référence au formulaire britannique de demande des droits au chômage (Unemployment Benefits, Form 40). Un ami leur suggéra ce nom car les 8 membres étaient inscrits au chômage quand ils décidèrent de fonder le groupe.
Parmi leurs succès on trouve le très célèbre Kingston Town (reprise de Lord Creator), la reprise de I’ll be your Baby tonight de Bob Dylan de Robert Palmer (en duo avec UB40) ou encore Red Red Wine écrit par Neil Diamond en 19683 avec plus de 100 millions de disques vendus.
Histoire
UB40 a été influencé par les soirées blues que les membres fréquentaient pendant leur adolescence, et conjointement déterminé par le ska et le reggae qui ont inspiré les chansons King, Madam Medusa, Food for Thought, Signing Off and One in Ten.
Ali, Duncan et Robin Campbell sont les fils du chanteur folk écossais Ian Campbell.
Le groupe a acheté ses premiers instruments avec l’argent reçu par Ali Campbell en tant que dédommagement après une bagarre dans un bar. Ils ont répété durant 6 mois dans une cave avant de se produire en public dans un pub de Birmingham le 9 février 1979. Ils ont commencé en faisant la première partie des Pretenders, durant leur tournée en Angleterre. Leur premier LP Signing Off est un disque auto-produit, une première dans l’histoire de l’industrie discographique britannique. La majorité de leurs chansons est par la suite inspirée du ska des années 1960.
Parmi les artistes avec lesquels UB40 a collaboré : Robert Palmer, Pato Banton, Bitty McLean, Chrissie Hynde, Nuttea, Alpha Blondy et Afrika Bambaataa.
Tournées
UB40 est aussi l’un des tous premiers groupes occidentaux à avoir effectué une tournée en Union des républiques socialistes soviétiques en 1987.
Le groupe a effectué en 2009 une tournée en Irlande et au Royaume-uni pour présenter les nouvelles chansons de « Labour Of Love 4 » accompagné de Duncan Campbell ainsi que du nouveau membre Tony Mullings aux claviers. Ce nouvel album est sorti le 8 février 2010.
Le groupe s’est produit sur scène en septembre 2010 aux États-Unis, au début d’une tournée entamée à San Francisco, qui passera par Los Angeles et se terminera à New York le 11 octobre 2010. 2010 coïncide également avec le 30e anniversaire de l’album des débuts Signing Off, le groupe débute alors une tournée spéciale fin octobre au Royaume-Uni, jouant l’ensemble de l’album lors de ces concerts.
Au début de 2012, une tournée des pays nordiques européens a eu lieu en Lettonie, Danemark, Finlande, Suède, Norvège et Hollande, dont un concert la célèbre salle Paradiso à Amsterdam. La ferveur de cette tournée fut telle que les concerts se sont tous déroulés à guichets fermés. La tournée se poursuit en Espagne et finit mi-février en Lituanie et surtout en Russie, avec le 1er concert à Moscou du groupe depuis 1986 et leur célèbre tour UB40 CCCP.
Ils entament ensuite une tournée dans tout le Royaume-Uni pour promouvoir leur dernier album Getting Over The Storm, avec une tournée sold-out triomphante comprenant six dates françaises en mars 2015, elles aussi à guichets fermés.
UB40 poursuit l’année 2015 avec une dizaine de concerts en Australie en novembre 2015, suivis d’une vingtaine de villes en Angleterre pour boucler sa tournée.
2021 a vu le départ à la retraite du chanteur principal de Duncan Campbell UB40 et membre de longue date qui a annoncé sa retraite de UB40 afin de se concentrer sur son rétablissement après un accident vasculaire cérébral suivi d’une crise qu’il avait subie. À la suite de cela, UB40 a annoncé Matt Doyle comme leur nouveau chanteur principal. 2019. La voix principale de Doyle figure sur le morceau « You Don’t Call Anymore » du nouvel album de collaborations d’UB40 Bigga Baggariddum, qui est sorti le 25 juin 2021. Le guitariste et chanteur de UB40, Robin Campbell, a déclaré : « Matt a déjà démontré sa capacité et sa compatibilité avec le groupe sur notre dernier album Bigga Baggariddim avec le morceau« You Don’t Call Anymore ». C’est un jeune homme talentueux avec une voix et un style de chant qui s’avéreront être un bon choix et un grand atout pour le groupe. Et en plus de tout ça, c’est aussi un gars sympa. Il est egalement le neveu du membre fondateur Norman Lamont Hassan.
Le 22 août 2021 a apporté la nouvelle dévastatrice que le camarade UB40, frère, membre fondateur d’UB40 et légende musicale, Brian Travers était décédé après une bataille héroïque de trois ans contre le cancer. Robin Campbell a déclaré: « UB40 ne serait pas, sans la contribution de son membre le plus grégaire, du parolier le plus prolifique et de l’extraordinaire brassmaster mercurial. Son immense talent, son énergie infatigable et son engagement tenace envers le groupe sont totalement irremplaçables. Bien sûr, nous continuerons, mais il y a un trou géant en forme de Brian dans UB40 qui ne pourra jamais être comblé et il nous manquera à jamais.
2022 et enfin la tournée à travers l’Europe (Angleterre, Belgique, pays bas, Suède) arrive et est un grand succès.. plus tard dans cette année 2022 une grande tournée aux états-unis se profile ainsi que l’Australie et nouvelle-Zélande aux premiers jours de 2023.
Engagements et causes soutenues
UB40 a souvent dénoncé le racisme, le chômage, les années Thatcher et la politique étrangère de domination.
De plus, ils ont toujours refusé de se produire en Afrique du Sud durant l’Apartheid, et ce malgré les millions de disques vendus dans ce pays.
Liste des membres
- Ali Campbell (guitare, chant principal jusqu’en 2008)
- Jimmy Brown (batterie)
- Robin Campbell (guitare principale, chant)
- Earl Falconer (guitare basse, chant)
- Norman Hassan (percussions, trombone)
- Brian Travers (saxophones ; mort en 2021)
- Mickey Virtue (claviers)
- Terence Wilson dit Astro (tambourins jusqu’en 2013 ; mort le 6 novembre 20214)
- Pablo Falconer (producteur ; mort en 1988)
- Duncan Campbell (chant jusqu’en 2021)
- Tony Mullings (claviers, depuis 2008)
- Laurence Parry (trompette depuis 1994)
- Martin Meredith (saxophone depuis 1997)
Après quasiment 30 ans de vie musicale commune, le chanteur Ali Campbell a quitté le groupe en janvier 2008, rejoint peu après par Mickey Virtue, le pianiste du groupe (et beau-frère d’Ali) et en 2014, par Terence Wilson alias « Astro ».
En 2021, arrivée de Matt DOYLE comme nouveau lead singer/guitariste.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/21767-UB40
AFRIKA BAMBAATAA
Afrika Bambaataa, dont le vrai nom est Lance Taylor, est un DJ américain, l’un des créateurs du mouvement hip-hop et le fondateur de la Zulu Nation.
Les deux autres pères fondateurs du mouvement hip-hop sont DJ Kool Herc et Grandmaster Flash. Bambaataa est le plus mystérieux des trois ; il refuse de révéler au public sa date de naissance exacte. On sait qu’il est né à Manhattan, vraisemblablement en avril 1957, de parents originaires de la Barbade et de la Jamaïque.
En 2016, plusieurs plaintes sont déposées et des enquêtes sont ouvertes sur des abus sexuels qu’il aurait fait subir à des mineurs. En 2021, une procédure judiciaire est ouverte contre lui pour abus sexuels et trafic sexuel de mineur.
Biographie
La vie de Afrika Bambaataa reste en partie mystérieuse, voire énigmatique. Bambaataa fut un leader du gang des Black Spades, devint l’instigateur de l’art du Djing avant de se réinventer comme un missionnaire contre la violence en fondant la Zulu Nation.
Naissance
Afrika Bambaataa est né à Manhattan, dans la ville de New York, NY. Selon certains écrits et articles biographiques, Afrika Bambaataa serait né en avril 1960 mais cette estimation ne concorde pas avec son parcours : s’il était né en 1960, il aurait été membre des Black Spades à l’âge de neuf ans et en serait devenu un leader avant ses dix ans. L’année 1957 est donc plus plausible. Théorie confirmée par le fait que Bambaataa a célébré lors de sa jeunesse des fêtes d’anniversaire communes avec son ami DJ Kool Herc à la période de la mi-avril. La date de naissance de Herc est, contrairement à la sienne, certaine.
Bambaataa a grandi et fut élevé par une mère infirmière dans le Bronx-Est, plus exactement dans l’une des tours des Bronx River Projects à proximité des James Monroe Houses, un autre grand ensemble.
Une partie de sa famille était des ardents militants et défenseurs de la cause noire. Certains d’entre eux étaient membres des Black Muslims. Bambaataa Bunchinji, l’oncle d’Afrika, était quant à lui un nationaliste noir engagé. Ainsi, Bambaataa a dès son plus jeune âge été influencé par des idéologies politiques différentes mais toutes axées sur la recherche de la liberté des Noirs américains.
Lance Taylor avait gagné un voyage en Afrique alors qu’il était lycéen, il avait aussi vu le film Zulu (1964) qui l’avait impressionné en mettant en avant la solidarité du peuple zoulou. Il a choisi le pseudonyme d’« Afrika Bambaataa Aasim » d’après Bambatha kaMancinza, le chef zoulou ayant mené la rébellion de Bambatha dans le Natal en 1906.
Étapes
Gangs
En 1969, Afrika Bambaata a douze ans. Les rues de Bronx River sont infestées par la criminalité et la délinquance. Par choix ou bien par nécessité, Bambaata intègre le gang P.O.W.E.R (« People’s Organization for War and Energetic Revolutionaries »). Il quitte ce dernier pour rejoindre celui des Black Spades en français : « Piques noirs ».
Son charisme et son don pour la parlote lui permettent de se faire connaître et de devenir rapidement influent au sein de son gang mais aussi auprès d’autres groupes limitrophes. Bambaataa devient donc un « seigneur de la guerre » chargé d’accroître l’influence des Black Spades. À de nombreuses reprises, il pousse son clan à affronter les autres bandes rivales dans ce but. Les Spades deviennent lors de cette période l’organisation criminelle noire la plus étendue du Bronx. Mais à l’occasion de rixes particulièrement violentes, Afrika commence à se remettre en question.
DJ
En 1971, une trêve est signée entre les différents gangs du quartier de South Bronx, territoire des Spades. Cette « paix » fait prendre conscience à Bambaataa qu’il pourrait, grâce à son sens de la communication et son aisance verbale, concilier les membres des différents gangs pour apporter à son quartier sérénité et quiétude.
Le mouvement créé par Kool Herc (l’inventeur du break) lui donne le moyen de parvenir à ses fins. Ainsi, il débute comme DJ en organisant des block parties (fêtes de quartier) dans un centre social. Voici comment Bambaataa décrit cet épisode de sa vie : « Quand je suis devenu DJ, j’avais déjà une armée avec moi, donc je savais que mes soirées allaient être noires de monde. » Et ce fut précisément le cas. Les fêtes de Bam polarisent une grande partie de la jeunesse pauvre du Bronx. Il arrive même que des membres de gang ennemis se retrouvent côte à côte lors de ces événements. Des beats cadencés, les figures des b-boys et des b-girls (les danseurs de break dance), une épaisse fumée planant dans l’air, de l’alcool, des gros lascars armés et des filles, voilà à quoi ressemblent ces rassemblements dans le modeste centre social du quartier d’Afrika. La musique hip-hop naîtra et se diffusera grâce, en partie, à ces cérémonies.
La même année, Afrika Bambaataa fonde la Bronx River Organization. Cette dernière est destinée à se substituer au gang des Spades. Bam à propos de cette organisation : « Ceci est une organisation. Nous ne sommes pas un gang. Nous sommes une famille. Ne cherchez pas les emmerdes. Laissez les emmerdes venir à vous, et là battez-vous comme des beaux diables. »
Avant même la décadence des gangs de rue à partir des années 1975, Afrika sera le premier à tenter de proposer aux jeunes démunis une alternative à la vie ultra-violente des bandes organisées. En effet, l’organisation sert essentiellement à préparer les soirées et les rassemblements. L’idée de Bambaataa est d’occuper la jeunesse du Bronx et des environs à des activités artistiques dans un cadre communautaire. Peu importe d’où les jeunes viennent, peu importe qu’ils appartiennent à tel ou tel gang, ce qui compte, c’est de danser sur des beats « bien lourds ».
Créateur du mouvement hip-hop
Entre 1971 et 1975, soit environ entre ses 14 et 18 ans, Afrika Bambaataa s’impose comme le DJ le plus influent du South Bronx. Suivant le sillon creusé par le DJ Kool Herc, ses set-lists, ses « mixs », empruntent à la fois à la salsa, au rock, à la soca mais surtout à la musique soul et au funk. Il entame souvent ses sessions avec le générique d’une émission de télévision différente chaque soirée. C’est la diversité du répertoire musical et l’originalité de Bambaataa qui permettra au courant hip-hop naissant de déployer ses ailes et de prendre son envol au-dessus des quartiers pauvres de New York.
Les mixs du DJ enrichissent considérablement la break music et finiront même par la transcender. C’est Bam qui popularisera ce nouveau genre musical. Fort de ses nombreux contacts auprès des membres des autres gangs de New York, il engendre ce qu’on appellera plus tard, le mouvement hip-hop. Le chef-d’œuvre d’Afrika, Planet Rock en 1982 aura un succès retentissant ; ce morceau marie des samples des morceaux Trans-Europe Express et Numbers du groupe de musique électronique allemand Kraftwerk. Sa tournée au début des années 1980 permettra de diffuser le hip-hop en Europe et donc de transformer ce mouvement new-yorkais en un mouvement mondial.
Zulu Nation
Le 6 janvier 1975, le cousin d’Afrika, Soulski, est tué à la suite d’une fusillade avec les forces de l’ordre. Cet événement traumatise le jeune homme et conditionnera le reste de son existence. Il quitte le gang des Black Spades et voyage à travers l’Europe et l’Afrique. Durant l’année 1975 des épisodes exécrables marquent l’histoire du Bronx. À la suite d’interventions policières sanglantes, des émeutes éclatent et des attaques envers les forces de l’ordre surviennent. Choqué par la mort de son cousin, bouleversé par ses voyages et scandalisé par la situation dans laquelle se trouve son quartier, Bambaataa est bien décidé à transformer l’Organization.
Il veut en faire un groupe axé sur le mouvement hip-hop et prônant la non-violence. « Mon but était d’essayer de faire rentrer autant de gens que possible dans l’Organisation pour faire cesser la violence. Alors j’ai fait le tour des différents secteurs, en disant aux gens de se joindre à nous et de cesser la bagarre » déclara Afrika. Il fonde alors la Zulu Nation. Très vite, cette dernière modifie le visage du Bronx et de ses environs. Contrairement à l’époque de l’Organization, le message de la Zulu Nation est clair : elle affirme explicitement combattre les gangs. Grâce aux soirées et aux Maîtres de cérémonie (les MC), grâce à la break music, à la break dance et au graffiti, grâce au hip-hop, elle se targue de pacifier les quartiers en apportant sécurité et unité. Afrika s’appuiera aussi sur la religion, plus exactement sur l’idéologie de la Nation of Islam, pour rassembler la communauté noire autour de son projet.
Pendant un certain temps, la Zulu Nation réussit son pari. Elle parvient à désintéresser sérieusement des jeunes et des délinquants de la vie des gangs de rue. On peut dire qu’elle a participé activement au processus de déliquescence des organisations criminelles. C’est à partir de cette époque que le hip-hop devient plus qu’un mouvement artistique, il devient un choix d’existence : adhérer à la Zulu Nation, c’est devenir quelqu’un et être respecté pour ça.
Le Bronx, « ce n’était plus l’endroit où t’avais les vestes à la Hells Angels et où tu roulais des mécaniques dans des fringues aussi crades que possible rien que pour montrer que t’étais un hors-la-loi et que t’étais capable d’être l’enfoiré le plus dégueulasse de la zone » expliquera Afrika Bambaataa.
Pour cristalliser l’idéologie du groupe, un slogan devenu célèbre apparaît : « Paix, unité, amour et plaisir » (« Peace, unity, love and havin’ fun »).
Au début des années 1980, après une période de déclin, la logique hors-la-loi et ses gangs réapparaissent dans les rues du Bronx. Afrika se doit de donner un nouveau souffle à la Zulu Nation afin de ne pas revenir dix ans en arrière. « Il fallait qu’on trouve quelque chose pour rétablir l’ordre. Alors, je me suis mis à réfléchir, et tout m’est revenu, toutes les leçons que j’avais comprises, les expériences que j’avais vécues. J’ai commencé à me poser pour écrire sérieusement des trucs que j’avais en tête. D’autres personnes se sont mises à dire : « Mais moi aussi, je pense ça ». Et à partir de là, j’ai commencé à emprunter des idées à tout le monde pour inventer nos propres leçons. Et ça a commencé à prendre, et les gens se sont mis à se contrôler davantage24 », c’est ainsi qu’Afrika Bambaataa relate la manière dont il a rédigé les leçons, les « Infinity Lessons ». Ces dernières constituaient, et forment encore aujourd’hui, un véritable code composé de règles de conduite pour l’individu et pour la collectivité.
« 1- La Zulu Nation n’est pas un gang. C’est une organisation d’individus à la recherche de succès, de la paix, de la connaissance, de la sagesse, de la compréhension et d’une manière de vie droite.
2- Les membres Zulus doivent chercher des façons de survivre positivement dans la société. Les activités négatives sont des actions qui relèvent du côté injuste des choses. La nature animale est une nature négative. […]
5- Les Zulus ne devraient pas être associés à n’importe quelle organisation dont les fondations sont basées sur la négativité.
6- Les Zulus sont supposés être en paix avec eux-mêmes et les autres et ce, à n’importe quel moment.
7- Les Zulus ont appris à s’imposer dans leur croyance et croient en les lois du prophète Muwsa (Moïse). Œil pour œil et dent pour dent. […]
14- Les Zulus doivent mener un style pacifique et travailler pour rester droit.
15- Les Zulus doivent chercher la connaissance de soi afin de s’élever au milieu de la jungle urbaine. […]
20- L’anniversaire de la Zulu Nation est le 12 novembre. C’est une date officielle qui peut être célébrée durant la même semaine, le vendredi et le samedi, une fois le douze venu. »
— Extrait des 20 préceptes de la Zulu Nation
De ses qualités de rassembleur, Jay McGluery, un ami de Bam, témoigne : « Il y avait énormément de gangs, et il connaissait au moins cinq membres de chacun d’entre eux. À chaque fois qu’il avait un conflit, il essayait d’arranger le coup. La communication c’était son truc » (propos recueillis par le journaliste Steven Hager.
Abus sexuels et trafic sexuel de mineurs
En avril 2016, le militant politique du Bronx Ronald « Bee-Stinger » Savage accuse Bambaataa de l’avoir agressé en 1980, alors que Savage avait 15 ans. À la suite des allégations de Savage, trois autres hommes accusent Bambaataa d’abus sexuels. Bambaataa publie alors une déclaration au magazine Rolling Stone niant les allégations.
Début mai 2016, l’Universal Zulu Nation se dissocie de Bambaataa dans le cadre d’une restructuration organisationnelle qui a vu le groupe retirer « toutes les parties accusées et celles qui dissimulent les allégations actuelles de pédophilie » de leurs rôles actuels au sein de l’organisation.
Le 6 mai de la même année, Bambaataa quitte son poste de chef de la Zulu Nation. Un mois plus tard, l’Universal Zulu Nation publie une lettre ouverte s’excusant auprès des personnes alléguant que Bambaataa les avait agressées sexuellement tout en exprimant la responsabilité de la « mauvaise réponse » de l’organisation. La lettre est signée par près de trois douzaines de membres de la Zulu Nation du monde entier.
En octobre, le magazine Vice publie un article d’enquête intitulé « Afrika Bambaataa aurait abusé de jeunes hommes pendant des décennies » et rapporte les histoires de victimes et témoins présumés. Les accusateurs y « affirment que ces récits d’abus présumés sont de notoriété publique dans la communauté de Bronx River et au-delà depuis le début des années 1980, y compris parmi de nombreux amis les plus proches de Bambaataa et des soldats Zulu ».
Dans une interview de mars 2021, le rappeur Melle Mel confirme que la rumeur que Bambaataa est gay était largement répandue dans la première communauté hip hop, mais il ne répondrait pas à la question de savoir si les allégations d’agression étaient connues.
Le 4 août 2021, une procédure judiciaire est ouverte contre lui pour abus sexuel et trafic sexuel d’un garçon de 12 ans.
Le 1er novembre, Bambaataa est convoqué à une première audience à la cour suprême du Bronx. Il ne s’y présente pas, ni aucun avocat. Devant son absence, la juge envoie un huissier à sa dernière adresse connue où il est découvert qu’il n’y a jamais habité et que personne ne le connait.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/17531-Afrika-Bambaataa