CHIC
Chic est un groupe américain de disco et funk, originaire de New York. Il est formé en 1976 par le guitariste Nile Rodgers et le bassiste Bernard Edwards. Il rencontre un succès mondial à la fin des années 1970 avec des titres comme Le Freak et Good Times, le jeu combiné des deux membres fondateurs étant d’une grande influence sur la musique de l’époque. Parallèlement, au début des années 1980, ils travaillent pour de nombreux artistes à qui ils délivrent des disques « clés en mains » en faisant office de compositeurs, musiciens et producteurs, par exemple avec Diana Ross (le disque Diana en 1980 contient le no 1 Upside Down) ou Sister Sledge (We Are Family).
Le groupe se sépare en 1983, avant de se reformer en 1992. Bernard Edwards décède d’une pneumonie le après un concert de Chic à Tokyo. Nile Rodgers, devenu un producteur artistique de renom, continue depuis lors à se produire sur scène dans le monde entier avec le groupe « Chic featuring Nile Rodgers » qui interprète ses plus grands succès, ceux qu’il a écrits avec Bernard Edwards et ceux qu’il a produits depuis plus de 40 ans.
Histoire
Débuts et succès
Le groupe Chic est surtout celui du bassiste Bernard Edwards et du guitariste Nile Rodgers, tous deux nés en 1952. Après des débuts dans un groupe de RnB, ils décident en 1976 de créer leur propre formation. D’abord sous le nom de The Big Apple Band avec Bobby Carter au chant en 1976, ensuite changé pour des raisons de propriété du nom (Walter Murphy and the Big Apple Band existait déjà) : Edwards trouve le nom, « Chic », et Rodgers écrit avec lui. Avec Tony Thompson (ex-batteur de Patti LaBelle) et la chanteuse Norma Jean Wright, ils enregistrent des maquettes qui seront refusées par de nombreuses compagnies avant d’être acceptées par Atlantic.
Le premier succès commercial de Chic, le maxi Dance, Dance, Dance (Yowsah, Yowsah, Yowsah), contient les ingrédients qui feront la fortune du groupe : la basse et la batterie lourdes, la guitare sautillante, les violons rythmés, les voix sans passion… L’expression « Yowsah, yowsah, yowsah » fait référence aux marathons de danse des années 1920 auxquels participaient les Noirs. La chanson se retrouve naturellement sur le premier album du groupe, Chic, sorti le .
L’album suivant, C’est chic, sorti le , marquera la consécration mondiale du groupe avec le tube Le Freak, qui dépasse les deux millions d’exemplaires et deviendra no 1 pendant trois semaines. Rodgers et Edwards composent cette chanson en colère, après s’être fait refoulés du Studio 54 le soir du réveillon 1977, chantant tout d’abord « Aaaaah Fuck Off ! Fuck Studio 54 !», avant de transformer ces paroles en « Aaaaah Freak Out ! Le Freak, c’est Chic ! »[2]. C’est le single le plus vendu de l’histoire d’Atlantic. À partir de cet album, Norma Jean est remplacée par la chanteuse Luci Martin, accompagnée d’Alfa Anderson.
En , le single Good Times, tiré de l’album Risqué, est soutenu par une ligne de basse de Bernard Edwards qui sera largement reprise ou copiée, de Sugarhill Gang (Rapper’s Delight en 1979) à Queen (Another One Bites the Dust en 1980) ainsi que Wot de Captain Sensible. Le lancement de Rapper’s Delight, qui a marqué l’histoire du rap (plus de 15 millions de copies vendues), a d’ailleurs provoqué une polémique : Rodgers et Edwards l’entendent un soir dans une boîte de nuit new-yorkaise, pensant tout d’abord que c’est le DJ qui parle sur leur titre Good Times. S’apercevant qu’il s’agit d’un disque, ils demandent des dommages et intérêts à ses auteurs, démarche qui se solde par une descente armée dans leur studio d’enregistrement. Rodgers et Edwards lancent une action en justice et finissent par être dédommagés.
Mais après 1979, avec la fin du disco, l’immense succès du groupe s’effondre : « nous n’avons plus jamais eu de numéro 1 » précise Nile Rodgers.
L’année 1980 est celle du disque Real People et des multiples triomphes sur les ondes avec Diana Ross et Sister Sledge. En 1981, Take It Off se distingue par le remplacement de la traditionnelle section de cordes (les Chic Strings) par une section de cuivres joués par les Brecker Brothers.
Empreinte sur les succès de l’époque
Le groupe réalise par ailleurs des albums pour d’autres artistes (Rodgers et Edwards faisant office de compositeurs, musiciens et producteurs), notamment celui de sa première chanteuse, Norma Jean Wright (Norma Jean en 1978) ou les Sister Sledge (dont le célèbre We Are Family en 1979). Ils réalisent aussi l’album King of the World avec le tube européen Spacer pour Sheila B.Devotion fin 1979 et un album pour Debbie Harry, ex-chanteuse de Blondie (Koo koo, en 1981), qui sera disque d’or aux États-Unis.
Leur réalisation la plus déterminante reste l’album Diana (1980) pour Diana Ross, avec un titre classé no 1 pop, RnB et disco, Upside Down, suivi de trois autres titres dont I’m Coming Out. En 2003, une réédition de cet album publie à côté du mixage habituellement commercialisé le mixage prévu par Chic mais non avalisé par Motown, la maison de disques de Diana Ross. Les différences éloquentes sont révélatrices de la manière de travailler d’Edwards et Rodgers.
Les albums de Chic qui suivent cette période connaîtront moins de succès. Take It Off (1981), Tongue in Chic, la bande originale du film Soup for One (1982) et Believer (1983) ont très peu de succès. En 1983, les membres du groupe tentent quelques brèves expériences en solo (Adventures in the Land of the Good Groove pour Rodgers et Glad to Be Here pour Edwards), et se consacrent surtout à la réalisation artistique d’autres artistes.
Nile Rodgers s’oriente vers la réalisation de disques pour des chanteurs issus d’autres horizons comme David Bowie (Let’s Dance, no 1 dans les clubs en 1983), Madonna (Like a Virgin en 1984), B-52’s, Mick Jagger, Jeff Beck (avec Robert Plant et Jimmy Page pour le projet des Honeydrippers), Paul Simon, Al Jarreau, INXS, Grace Jones, tout en continuant à travailler avec Sister Sledge (le n°1 anglais Frankie en 1985) et Diana Ross (son retour à Motown en 1989, Workin’ Overtime).
De son côté, Bernard Edwards réalise des chansons pour Rod Stewart, Robert Palmer, Duran Duran, Jody Watley, Nona Hendryx, ABC ou Diana Ross (la chanson Telephone en 1984). En 1987, il réalise aussi les chansons du film La Pie voleuse (Burglar), de Hugh Wilson, avec Whoopi Goldberg. Il réalise aussi les disques du groupe Power Station composé de Robert Palmer, de John and Andy Taylor de Duran Duran et de Tony Thompson, l’ex-batteur de Chic.
Retour et décès de Bernard Edwards
Au début des années 1990, Rodgers et Edwards reforment le groupe et enregistrent de nouveaux albums. Le grand retour se fera début 1992 avec Chic-ism, un album où seuls Edwards et Rodgers incarnent la formation originelle. L’album est porté par le titre Chic Mystique, qui se classe no 1 dance en février de cette année.
Distingué au Japon pour ses activités de réalisateur artistique, Nile Rodgers est invité à s’y produire avec le groupe en . Chic donne un concert au Budokan de Tokyo, où Bernard Edwards avoue se sentir mal. I’ve got the Tokyo Flu (« j’ai la grippe de Tokyo ») lâche-t-il au micro. Au lendemain de ce spectacle immortalisé sur disque et DVD (Chic Live at the Budokan), Edwards est retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel par son partenaire, foudroyé par une pneumonie à 43 ans, le .
Après le décès d’Edwards, Atlantic édite des remixes (sur la compilation générale du label Everybody dance ! Remixed dance classics de 1998) et des compilations du groupe. En 1999 sort le premier album en public de Chic, Live at the Budokan, enregistrement de ce concert d’ à Tokyo, la veille du décès de Bernard Edwards avec des invités comme les Sister Sledge, Steve Winwood et Slash (solo guitare sur Le Freak).
Au total, Chic compte plus de quarante millions de disques vendus.
Années 2010–2020
Dans les années 2010, Nile Rodgers, revenu en haut de l’affiche grâce à sa collaboration avec Daft Punk sur l’album Random Access Memories et plus particulièrement au tube Get Lucky (2013) pour lequel il reçoit trois Grammy Awards, continue à se produire sur scène dans le monde entier où il interprète le répertoire de Chic et quelques-uns des principaux hits qu’il a produits depuis plus de 30 ans avec de nouveaux musiciens : Ralph Rolle (batterie et chant), Jerry Barnes (basse et chant), Richard Hilton (claviers et chant), Bill Holloman (saxophone) et Don Harris (trompette), Folami Thompson et Kimberly Davis (chant).
Le groupe sort un single intitulé I’ll Be There en 2015.
Influences
L’apport de Chic à la dance est décisif particulièrement dans le traitement de la basse ou de la guitare. On retrouve son influence dans des groupes aussi divers que Queen, Change, Wham! ou les Argentins IIlya Kuryaki & the Valderramas.
Leur chanson assez obscure Soup for One est devenue Lady (Hear Me Tonight) (2000) du groupe Modjo, qui utilisera Le Freak pour son titre suivant, Chillin’. Difficile de répertorier le nombre de phrases de basse, de parties de cuivres ou d’envolées de cordes reprises par les DJ et les rappeurs.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/9081-Chic
LUTHER VANDROSS
Luther Ronzoni Vandross, né le à New York et mort le à Edison, est un chanteur et auteur-compositeur américain de R&B et de soul. Il a vendu plus de 25 millions de disques pendant sa carrière et gagné 8 Grammy Awards dont le meilleur chanteur R&B 4 fois. Il a gagné 4 Grammy Awards en 2004 dont celui pour la meilleure chanson de l’année pour Dance With My Father, coécrite avec Richard Marx.
Les débuts en tant que choriste
Luther Vandross est né le à Manhattan à New York. Il a commencé à être connu en 1972 quand il écrit Everybody rejoice (A brand new day) pour la comédie musicale The wiz. Mais la route vers le succès sera longue puisqu’il mettra une dizaine d’années à percer et une autre dizaine d’années à avoir un succès pop.
En 1974 il participe à l’album Young Americans de David Bowie (album sorti en 1975). Il fait partie des chœurs et écrit une chanson de l’album avec Bowie, Fascination. Ceci conduit à un contrat de choriste pour Atlantic où il chantera pour Bette Midler, Carly Simon, Barbra Streisand, Average White Band et Roberta Flack entre autres. Il chante aussi des musiques publicitaires pour la télévision durant la seconde moitié des années 1970.
Puis avec un petit coup de pouce de Donna Summer il crée le groupe Luther chez Cotillion. Deux albums sortiront dans l’indifférence générale : Luther en 1976 et This close to you en 1977. Après avoir chanté sur le premier album de Chic en 1977, sur C’est chic de Chic en tant que «special guest artist», sur l’album Hot butterfly de Bionic Boogie en 1978, sur Music box d’Evelyn King (1979) et comme choriste des Sister Sledge sur We are family (1979), il fait partie de Charme (sur l’album Let it in en 1979), de New York City Band (pour la B.O. du film Sunnyside) et surtout de Change. Pour ce groupe il chante The glow of love et Searching en 1980 et est choriste sur leur album de 1981. En 1980 il coécrit Welcome back sur le second album de Peter Jacques Band et participe aussi en tant que choriste à Fame, à l’album de Cissy Houston Step aside for a a lady, à celui de Chaka Khan Naughty et à l’album de Cher Prisoner.
Les premiers albums
En il sort son premier véritable album chez Epic. L’album intitulé Never too much est disque de platine, nº1 R&B deux semaines au classement US, n°19 pop et le single du même nom se classe nº1 R&B en faisant une entrée dans les boîtes grâce à un 12″. Vandross met en place un style de R&B chic qui ne variera guère avec les années. Il s’entoure aussi de musiciens auxquels il restera fidèle : Marcus Miller (basse), Nat Adderley, Jr. (claviers) et Cissy Houston (chœurs) entre autres. L’album se compose de sept chansons dont il assure la réalisation artistique. Il en a écrit six et la septième est une reprise de A house is not home.
Toujours en 1981 il réalise les arrangements des chœurs de cinq chansons de l’album I’ll keep on loving you de Linda Clifford. Il y chante aussi en tant que choriste.
Suit en 1982 Forever, for always, for love, nº1 R&B aux US et disque de platine. Les chansons sont de nouveau écrites ou coécrites par Vandross sauf la première, un pot-pourri contenant Having a party de Sam Cooke, et la troisième, Since I lost my baby, composition de Moore et Robinson pour les Temptations à l’origine.
En Angleterre ces deux albums ne sortiront pas dans leur intégralité mais seront remplacés par une sélection des deux intitulée Luther Vandross. Ils sortiront finalement en 1986 et 1987 respectivement. Toujours en 1982 il réalise un album intitulé Instant love pour Cheryl Lynn, il contient la reprise de Marvin Gaye et Tammi Terrell If this world were mine que Vandross chante avec Lynn.
Productions personnelles et réalisations extérieures
Il réalise en 1982 Jump to it pour Aretha Franklin, Anyone can see, le premier album solo d’Irene Cara, il participe à Suddenly de Marcus Miller en coécrivant une chanson (Be my love) et en étant choriste sur deux autres (Lovin’ you et Just for you), il chante comme choriste sur «So close» de Diana Ross, chanson dont il a réalisé les arrangements vocaux, et enfin il chante comme choriste sur You’ve Really Got a Hold on Me, chanson dont il a réalisé les arrangements vocaux et qui est une reprise de Smokey Robinson chantée par Bernard Edwards et Jocelyn Brown sur l’album Glad to be here d’Edwards.
Il sort son cinquième album en 1983, Busy body, qui est aussi disque de platine et nº1 R&B.
Enfin en 1984 il participe à la B.O. du film Choose me avec une chanson, «You’re my choice tonight (Choose me)», déclinée en plusieurs versions tout au long du film. Cette chanson est sortie sur l’album Love language de Pendergrass où elle est la seule réalisée par Vandross.
En 1985 il sort The night I fell in love, album charnière entre les trois premiers du début au son non encore dominé par les synthétiseurs et ceux qui suivront aux arrangements très marqués par leur époque. L’album se vendra très bien et sera double platine, en plus de l’habituel nº1 R&B.
Toujours en 1985 il chante She’s so good to me pour la B.O. du film Goonies. Là les arrangements chics laissant la prépondérance à la basse sont remplacés par la boîte à rythme. En sort l’album Touch me des Temptations avec Do you really love your baby qui est coécrite par Marcus Miller et Vandross qui y participe également en tant que choriste.
Son prochain album Give me the reason sort en 1986, Vandross a écrit ou coécrit tous les titres sauf Anyone Who Had a Heart, de Burt Bacharach et Hal David. Le premier titre de l’album, Stop to love (nº1 R&B et nº15 pop), a été remixé par Marcus Miller pour le maxi. Cette chanson passe à MTV et c’est la première fois qu’un clip vidéo de Vandross y est abondamment passé. L’album s’est classé nº1 R&B et nº14 pop et a été vendu à plus de deux millions d’exemplaires aux États-Unis (double album de platine). Il est aussi resté classé 53 semaines aux États-Unis.
En 1987 Luther Vandross réalise une chanson pour Diana Ross sur son album Red hot rhythm & blues en coécrivant et réalisant la ballade It’s hard for me to say.
La fin des années 1980 et la reconnaissance pop
Any love, sorti en 1988, est presque un disque entier de ballades à part le rythmé She won’t talk to me (nº3 R&B), sorti aussi en remix house de Keith Cohen en maxi. L’album s’est classé nº1 R&B et pour la première fois Vandross a réussi à transformer ce succès dans les classements pop avec un nº9 pop. L’album est un autre disque de platine pour le chanteur.
En 1989 il sort une double compilation The best of love (nº2 R&B, double platine). Elle contient deux inédits dont «Here and now». Cette dernière coécrite par David Elliott, le fils de Dionne Warwick, est une ballade devenue le plus gros hit pop de Vandross (disque d’or, nº1 R&B et nº6 pop fin 1989). Elle a aussi obtenu une récompense, la «best male R&B vocal performance» aux «Grammys» de 1990. L’autre inédit est Treat you right.
En 1990 il réalise Who do you love pour Whitney Houston, suivi l’année suivante de Docter’s orders, un duo avec Aretha Franklin.
En 1991 sort Power of love, son album le mieux vendu de tous (double platine et nº1 R&B). Il est réalisé par Vandross et Miller tandis que les chansons sont coécrites par Vandross et ceux que l’on retrouve tout au long de sa carrière (Miller, Vertelney, Adderley, Eaves et Anderson). Le single Power of love/Love power a été son premier Top 5 pop (nº1 R&B, nº4 pop, n°11 ventes de maxis, n°3 AC). Il est composé de deux chansons : Power of love écrit par Vandross et Miller couplé avec Love power une composition de Teddy Van pour le trio The Sandpebbles en 1968. L’album a obtenu la «best male R&B vocal performance» aux «Grammys» de 1991.
Cette même année, il participe au premier album solo de sa choriste Lisa Fischer, So Intense. Il réalise et arrange une partie du disque tout en participant aux arrangements vocaux et aux chœurs. Il écrit deux chansons avec Marcus Miller, Get back to love et Some girls. En 1992 il participe à la B.O de Mo’ money en chantant «The Best Things In Life Are Free» avec Janet Jackson (n°1 R&B, n°10 pop, n°3 club play et n°39 en ventes de maxis).
Suit en 1993 Never let me go, un album de platine. Cet album a la particularité d’être le premier lancé sur le label LV records, une association entre Luther Vandross et Epic. Si l’on excepte les reprises, les chansons sont écrites essentiellement par Vandross et Miller ou Vandross et Reed Vertelney (qui joue aussi des synthétiseurs). La réalisation est aux mains de Vandross et Miller.
En 1993 il participe aussi au film Meteor man de Robert Townsend. Toujours en 1993, Luther Vandross chante The Lady Is a Tramp avec Frank Sinatra sur son album Duets et il est un des choristes sur «Your love» de Diana Ross, chanson dont il réalise aussi les arrangements choraux.
En 1994 il sort Songs, un très gros succès composé uniquement de reprises (disque de platine). L’idée de faire un disque de reprises n’est cependant pas de Vandross mais de la maison de disques Epic qui le couple avec le réalisateur artistique Walter Afanassief, qui a travaillé avec la chanteuse à succès Mariah Carey. Le hit en est d’ailleurs Endless love, un duo avec Mariah Carey.
La fin des années Epic
En 1995 il sort This is Christmas, album de chansons de Noël, sur les dix chansons de l’album, sept sont des compositions originales écrites ou coécrites par Vandross.
L’année suivante il sort une compilation intitulée Greatest hits 1981-1995, avec une photo de pochette tranchant sur les précédentes et jouant sur un registre jeune où il arbore une paire de lunettes de rappeur, une grosse chaîne et un blouson métallisé.
En 1996 il sort Your secret love pour lequel il obtient une récompense, la «best male R&B vocal performance» aux «Grammys» de 1996.
En 1997 il sort The best of love, volume 2 : One night with you. Il s’agit d’une compilation de 15 titres dont quatre inédits. Les inédits sont trois balladettes (dont une de Diane Warren et l’autre de R. Kelly) et une chanson de danse lente moyenne de Jimmy Jam et Terry Lewis.
Après 15 ans et onze albums, Vandross met un terme à sa relation avec Epic.
I know
En 1998 il sort I know, sur le label Virgin, et fait réaliser quelques chansons par des hommes extérieurs à son équipe habituelle. Il s’agit de mixeurs à la mode comme Tony Moran (qui coécrit et coréalise le bon Religion), Little Louie Vega et Kenny Dope Gonzalez, avec à l’arrivée un disque beaucoup plus hip-hop que d’habitude. Mais l’ancien style est toujours présent et la chanteuse de jazz Cassandra Wilson et Stevie Wonder ne bousculent pas ses habitudes ni les choristes accoutumées comme Cissy Houston, Tawatha Agee et Lisa Fischer.
On trouve aussi Luther Vandross parmi les choristes sur «Say you love me» de Natalie Cole Snowfall on the Sahara (1999).
Les années 2000
Le succès de I know n’étant pas à la hauteur des espérances des deux parties, l’association avec Virgin ne durera pas et l’album suivant de Vandross sort chez J records en 2001. Il est paradoxalement intitulé Luther Vandross alors que ce dernier n’a coécrit que six chansons des quatorze de l’album et qu’il partage les fonctions de réalisateur artistique avec une demi-douzaine d’autres. Les choristes Cissy Houston, Tawatha Agee, Fonzi Thornton, Cindy Mizelle, Brenda White-King et le bassiste et arrangeur Marcus Miller sont toujours là néanmoins.
En 2002, il chante quelques couplets sur la chanson humanitaire de Michael Jackson What more can I give avec une pléiade d’autres stars. Toujours la même année, il chante en tant que choriste sur l’album Love and freedom de BeBe Winans et il arrange des chœurs de certaines chansons.
L’album suivant, Dance with my father, sort en 2003 en grande pompe médiatique. Vandross en a écrit et réalisé la majeure partie des chansons en s’entourant de vedettes du hip-hop et du rap comme Foxy Brown, Busta Rhymes et Queen Latifah. Cet album est l’occasion pour Vandross de recevoir quatre «Grammys» : «Dance with my father» est chanson de l’année et meilleure chanson R&B, «The closer I get to you» est meilleur duo R&B et l’album est meilleur album R&B.
En octobre de la même année il sort le disque enregistré en public Live 2003 at Radio City music hall. Il s’agit de son dernier album avant sa mort survenue en à la suite d’un infarctus du myocarde.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/22757-Luther-Vandross
CHANGE
Change est un groupe italo-américain de post-disco formé à Bologne en 1979 par l’homme d’affaires et producteur Jacques Fred Petrus (1948-1987) et Mauro Malavasi (né en 1957). Ils étaient fortement influencés par le groupe disco Chic . La formation actuelle du groupe date de 2018.
Carrière
Concept
Change a été initialement formé au début de 1979 en tant que groupe de studio avec une écurie tournante de musiciens, dirigé par l’homme d’affaires et producteur exécutif Jacques Fred Petrus , la majorité de l’écriture et de la production étant assurées par Mauro Malavasi et Davide Romani.
La double identité italo-américaine du groupe résultait d’un système de production où la musique, à l’exception du chant, était écrite et enregistrée par des collaborateurs italiens dans des studios comme Fonoprint Studios à Bologne , en Italie . Ces pistes d’accompagnement étaient ensuite envoyées aux États-Unis où des chanteurs américains ajoutaient les voix, avant d’être mixées pour obtenir les versions finales dans de grands studios comme Power Station à New York.
Succès immédiat
Le premier album du groupe, * The Glow of Love *, est sorti en 1980 sur le label de Ray Caviano, RFC Records (distribué par Warner Bros.). Il a été composé par une petite équipe d’auteurs-compositeurs : Romani, Malavasi, Paolo Gianolio (guitariste principal), Tanyayette Willoughby, Paul Slade et Wayne Garfield. Le premier single, « A Lover’s Holiday », vendu à plus d’un million d’exemplaires, mettait en vedette les improvisations vocales de Zachary Sanders, alors connu pour son travail sur *Schoolhouse Rock* . Les autres tubes extraits de l’album, « Searching » et la chanson titre, étaient interprétés par Luther Vandross, qui n’avait pas encore acquis de notoriété. Ces trois titres ont établi un record historique, restant neuf semaines numéro un du classement Billboard Club Play Singles, ce qui en a fait le titre de meilleur disque disco de l’année et un succès commercial aux États-Unis. L’album a également figuré dans le Top 40 pop de l’été. Le succès de « Searching » et de « The Glow of Love » a fait connaître la voix de Luther au grand public et a conduit peu après à une carrière solo réussie.
Au moment de la sortie de The Glow of Love , le groupe a également été comparé à un autre groupe disco de l’époque, Chic, qui non seulement étaient les camarades de label de Change chez Atlantic Records aux États-Unis, mais partageaient également leurs choristes.
L’album suivant, Miracles, est sorti en 1981. Il a été créé par la même équipe d’auteurs-compositeurs et de producteurs que pour le premier album. En raison de divergences contractuelles, Vandross n’a pu chanter en solo sur aucun titre et n’a assuré que les chœurs sur certaines chansons. Après Miracles , Vandross a continué à chanter pour le groupe jusqu’en 1981, date à laquelle il a quitté Change pour se lancer dans une carrière solo. Petrus et Malavasi ont engagé James « Crab » Robinson pour remplacer Vandross, en raison de sa capacité à chanter dans un style similaire. Robinson a partagé le chant avec Diva Gray sur cet album.
Miracles a connu un succès similaire à celui du premier album, même s’il n’a pas réussi à produire un tube grand public comme « A Lover’s Holiday ». Les trois singles de l’album, « Paradise », « Hold Tight » et « Heaven of My Life », ont tous atteint la première place du classement Billboard Club Play Singles en 1981.
L’album « Sharing Your Love » de Change, sorti en 1982, a marqué un tournant pour le groupe, l’éloignant du disco et de la musique club pour l’orienter vers des genres tels que le R&B et le funk. Le premier single, « The Very Best in You », illustre parfaitement leur approche du R&B. Cet album a également marqué un tournant dans la composition des albums du groupe. L’équipe à l’origine des premiers albums s’implique moins, faisant appel à un large éventail d’auteurs-compositeurs. Malgré de bonnes ventes et le succès de « The Very Best in You », l’album a contribué à un lent déclin de leur succès commercial.
Des fortunes mitigées
Lors de l’enregistrement et de la tournée de leur quatrième album, *This Is Your Time * (1983), la formation relativement stable de Change, composée d’interprètes, d’auteurs et de producteurs, ainsi que leur succès commercial, connurent un coup d’arrêt. L’album ne parvint pas à se classer parmi les tubes majeurs, le titre éponyme faisant un flop comparé aux précédents singles. Après la sortie de l’album, Rick Brennan remplaça Robinson, qui quitta le groupe pour se lancer dans une carrière solo, tandis que les producteurs Davide Romani et Mauro Malavasi se consacrèrent à d’autres projets.
Parallèlement à ces départs importants, Change a été renforcé par les contributions du bassiste et compositeur Timmy Allen et de la chanteuse Deborah Cooper , de retour au sein du groupe et désormais promue chanteuse principale. Tous deux sont restés dans le groupe jusqu’à sa dissolution. Après Change, Cooper a travaillé avec C+C Music Factory dans les années 1990.
L’échec de l’album de 1983 a mis en péril l’avenir de Change. Petrus a judicieusement engagé Jimmy Jam et Terry Lewis, membres récemment renvoyés de Time , pour écrire et produire ce qui allait devenir Change of Heart en 1984.
L’album a connu un succès international, permettant au groupe de réintégrer les classements en Europe et aux États-Unis. Le titre éponyme est devenu le premier tube R&B du groupe Change à se classer dans le top 10 en trois ans. Contrairement aux précédents albums de Change, qui avaient fait appel à de nombreux auteurs-compositeurs, Change of Heart n’a été écrit que par trois auteurs : quatre titres étaient signés Jimmy Jam et Terry Lewis, et les quatre autres par Timmy Allen.
Néanmoins, Petrus offrit à Allen l’opportunité d’écrire et de produire la majeure partie de ce qui allait devenir le dernier album de Change, en 1985 : * Turn on Your Radio* . Cet album s’éloigna du son dance et R&B soigné que le groupe avait toujours mis en avant, et connut un succès encore moindre que * This Is Your Time* , même si l’Europe resta réceptive au groupe. Leur dernier tube américain, « Let’s Go Together », fut remarquable car il fut coécrit par Petrus avec ses collaborateurs de retour, Davide Romani et Paul Slade.
Déclin et avenir
« Turn on Your Radio » fut le point le plus bas du succès commercial de Change, mais n’était pas censé être leur dernier album. La séparation officielle survint après la mort de Petrus en 1987.
Alors que le groupe Change original a disparu après la mort de Petrus, Davide Romani, Mike Francis (Francesco Puccioni) et Patrick Boothe ont tenté de relancer le projet en 1990. Ce nouveau projet Change devait sortir sur BMG North America sous le nom de X-Change en 1992, mais en raison de problèmes budgétaires, l’album n’a jamais été publié.
La disponibilité des enregistrements de X-Change a été résolue en 2009 après que Romani a conclu un accord avec le label italien Fonte Records pour sortir l’album plus tard cette année-là sous le titre Change Your Mind. Il a été produit par Romani et Puccioni, écrit par Romani, Puccioni et Boothe, avec Boothe comme chanteur principal.
En 2001, la chanteuse américaine de R&B / pop Janet Jackson a utilisé un échantillon de « The Glow of Love » de Change dans son single numéro 1 All for You.
En 2018, Change a fait son retour avec les membres originaux Davide Romani et Mauro Malavasi , et la nouvelle chanteuse Tanya Michelle Smith. Le groupe reformé a également sorti son premier single et clip vidéo, « Hit or Miss », en juin 2018, premier extrait de « Love 4 Love », un EP de neuf titres paru le 7 septembre 2018.
En mai 2025, l’album Embrace est sorti, avec la chanteuse Tanya Michelle.
S’aligner
Change était à l’origine un groupe de studio composé de musiciens de session et d’un noyau de collaborateurs mené par Jacques Fred Petrus et Mauro Malavasi. Après la sortie de The Glow of Love and Miracles , Petrus a cherché à donner une image plus affirmée au groupe et a formé une formation pour la promotion et les concerts. Cette seconde formation, relativement stable, a contribué aux quatre albums suivants du groupe. Depuis leur dernier album, des tournées et des concerts ont eu lieu avec une succession de musiciens et de chanteurs perpétuant le nom de Change.
- Première formation (1980–1981)
- Luther Vandross – chant principal, chœurs
- Jocelyn Shaw – chant principal
- Krystal Davis – duo avec Yvonne Lewis sur « The Glow of Love » et chœurs, premier album
- Yvonne Lewis – chant en groupe sur « The Glow of Love »
- Dennis Collins – chœurs sur « The Glow of Love », « Miracles » et « Sharing Your Love »
- Zachary Saunders – chœurs sur « The Glow of Love » et « A Lover’s Holiday »
- Diva Gray – chant principal
- James « Crab » Robinson – chant principal (1981)
- David Romani – basse
- Paolo Gianolo – guitare
- Rudy Trevisi – saxophone (1981)
- Doc Powell – guitare
- Larry McRae – basse (1981)
- Terry Silverlight – batterie
- Leno Reyes – batterie
- Onaje Allan Gumbs – claviers
- Andy Schwartz – claviers
- Nathaniel S. Hardy, Jr. – claviers
- Maurizio Biancani – synthétiseur
- Deuxième formation (1982–1985)
- Deborah Cooper – chant principal
- James « Crab » Robinson – chant principal (1982–83)
- Rick Brennan – chant principal, percussions (1983–85)
- Timmy Allen – basse, claviers, synthétiseur, chœurs
- Vincent Henry – guitare, saxophone
- Michael Campbell – guitare
- Jeff Bova – claviers
- Rob Aries – piano et synthétiseur
- Toby Johnson – batterie (1983–84)
- Rudy Trevisi – saxophone (1983)
- Bernard Davis – batterie (1983)
- Carole Sylvan – chœurs (1982–1983)
- John Adams – directeur musical, claviers (1982–1983)
- Mary Seymour – chœurs (1982–1983)
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/17967-Change
JOCELYN BROWN
Jocelyn Lorette Brown (née le 25 novembre 1950), parfois créditée sous le nom de Jocelyn Shaw , est une chanteuse américaine de R&B et de dance. Elle a un single classé au Billboard Hot 100 sous son seul nom. Brown a chanté sur 23 singles classés au Royaume-Uni , dont huit ont atteint le top 20.
Biographie
Début de la vie
Brown, d’origine afro-américaine, est née le 25 novembre 1950 à Kinston, en Caroline du Nord, dans une famille de musiciens. Sa tante, Barbara Roy , était chanteuse dans le groupe féminin Ecstasy, Passion & Pain, tandis que sa mère, deux de ses tantes, sa cousine et sa grand-mère étaient toutes des chanteuses accomplies.
Elle a commencé à chanter dans des chorales gospel à l’église de Brooklyn et est devenue une soliste appréciée à Washington, DC, dans l’église de son oncle. Elle a ensuite quitté le genre gospel pour une forme de musique plus profane, chantant avec un groupe local appelé ‘Machine’ et le groupe funk et disco new-yorkais Kleeer.
Carrière
Jocelyn Brown a poursuivi sa carrière musicale à la fin des années 1970 et a travaillé avec des musiciens tels que Disco-Tex et les Sex-O-Lettes , Musique ( Prelude Records ), Dazzle, Cerrone , Inner Life , Change , Salsoul Orchestra , Luther Vandross, Brown & Brown, Hope Collective, Revanche et Incognito .
En 1980, elle est apparue dans le film de concert de Bette Midler, Divine Madness , en tant que choriste sous le nom de « Harlette », aux côtés d’Ula Hedwig et de Diva Gray.
En 1984, Brown sort plusieurs singles sous son nom, dont « Somebody Else’s Guy » (qu’elle a co-écrit et qui a été réenregistré en 1997 par CeCe Peniston ), qui atteint la deuxième place du classement Billboard R&B Singles (75e du Hot 100) et devient le titre phare de son premier album (une compilation de titres de sa carrière), sorti la même année. Bien qu’elle ait connu un autre grand succès dance (et un succès R&B mineur) deux ans plus tard avec le titre souvent samplé « Love’s Gonna Get You », sa carrière solo ne décolle jamais vraiment et elle continue de chanter sur les disques d’autres artistes.
Elle compte plus de vingt titres classés au Hot Dance Music/Club Play , dont quatre ont atteint la première place (sans compter deux tubes dance classés numéro un à la fin des années 1970 en tant que chanteuse invitée du groupe Musique de Patrick Adams ). Elle continue d’enregistrer de la house et de figurer dans les charts au XXIe siècle. Elle a accompagné Boy George en tournée mondiale avec Culture Club en 1985, en tant que choriste , et a participé à leur album de 1986, From Luxury to Heartache . En 1987, elle a co-écrit avec Boy George son tube « Keep Me in Mind », classé dans le top 30 britannique.
Depuis 1990, elle vit à Londres . En 1990, le vers « I’ve got the power » a été samplé de son tube dance de 1985, « Love’s Gonna Get You », par le groupe d’électro Snap! pour leur tube mondial « The Power », ainsi que par le groupe de hip-hop Boogie Down Productions sur leur single « Love’s Gonna Get’cha (Material Love) », et a servi de base au tube britannique « I’m Gonna Get You » de Bizarre Inc. featuring Angie Brown , classé dans le top 3. Brown a également participé au tube de Right Said Fred , « Don’t Talk Just Kiss », et en 1994, elle a sorti un duo avec Kym Mazelle sur « No More Tears (Enough Is Enough) » .
En 1992, George Michael a samplé sa chanson « Somebody Else’s Guy » dans son tube dance « Too Funky ».
Brown a participé aux deux saisons de l’émission de télé-crochet Just the Two of Us , diffusée sur BBC One ; d’abord avec le présentateur télé Matt Allwright (ils ont terminé sixièmes), puis avec l’acteur John Bardon de la série EastEnders (ils ont terminé quatrièmes). En 2006, Brown a sorti un CD intitulé Unreleased .
En 2007, Brown a collaboré avec les AllStars sur scène, lors de plusieurs festivals de musique au Royaume-Uni, et en studio pour l’enregistrement de leur nouvel album , All About the Music . Elle a chanté aux funérailles du gangster Joey Pyle. Elle a également interprété l’ hymne national américain , « The Star-Spangled Banner », au stade de Wembley , pour le tout premier match de saison régulière de football américain disputé à l’étranger, opposant les Giants de New York aux Dolphins de Miami .
En 2011, elle fit son retour à la télé-réalité britannique en participant à la deuxième saison de Popstar to Operastar , mais fut éliminée dès la deuxième semaine, lors de la deuxième des deux manches, après avoir été renvoyée chez elle par le jury suite à son classement parmi les deux derniers du vote téléphonique du public. Elle interpréta un chant tzigane extrait de la comédie musicale Carmen , célèbre pour ses airs et ses performances magistrales.
En juin 2012 et 2013, Brown est apparu au festival en plein air « Happy Days » qui se tenait à Imber Court à Esher , dans le Surrey.
Brown apparaît dans l’épisode 3 de la série PBS de 2024 Disco : Soundtrack of a Revolution .
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/2264-Jocelyn-Brown