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CAT STEVENS

Steven Demetre Georgiou, dit Cat Stevens, est un chanteur, musicien (guitariste et claviériste) et auteur-compositeur-interprète britannique né le  à Londres. Après avoir rencontré un grand succès dans les années 1970, il se convertit à la religion musulmane en et prend le nom de Yusuf Islam. Il abandonne la musique pour se consacrer à diverses causes philanthropiques. Toutefois, il revient à la musique dans les années 1990 et entame, en 2010, une tournée internationale sous le nom de Yusuf/Cat Stevens.

 

Biographie

Carrière musicale

Steven Demetre Georgiou naît le  à Marylebone à Londres d’un père grec chypriote et d’une mère suédoise. Il fait ses études dans une école catholique ; il en garde ensuite un fort mysticisme. Son père Stavros George (1900-1978) et sa mère Ingrid Wickman (1915-1989) dirigent un restaurant, et la famille vit au-dessus de l’établissement. Steven a un frère et une sœur aînés : David et Anita. Sous l’influence de ses parents, il pratique très tôt la musique, tout d’abord le piano, puis la guitare. À 16 ans, il joue le soir dans les bars, où il se fait connaître, et à 17 ans il entre dans une école d’arts graphiques.

À 18 ans, il se présente chez le producteur Mike Hurst qui lui demande de voir ses compositions. Immédiatement conquis, Hurst veut connaître son nom, il répond alors : « My name is Steven but they call me Cat » (en français : « mon nom est Steven mais on m’appelle Chat ») ; ce surnom lui aurait été donné par une fille parce qu’elle trouvait qu’il avait des yeux de chat. C’est à partir de ce moment qu’il est connu sous le nom de « Cat Stevens ».

Dès 1966, il publie un grand nombre de chansons. Il connaît rapidement le succès et la célébrité avec son premier titre, I Love My Dog. Il sort en 1967 son premier album Matthew and Son, avec les chansons Here Comes My Baby et Portobello Road écrite avec l’aide de Kim Fowley. L’album New Masters, sorti la même année, contient la chanson The First Cut Is the Deepest, dont P. P. Arnold fait un tube.

La carrière de Cat Stevens est interrompue en 1969 lorsqu’il contracte la tuberculose qui l’oblige à une convalescence de plus d’un an : cette maladie exerce sur lui une influence durable en le dirigeant vers ses premières réflexions existentielles et métaphysiques. Il signe un contrat chez Island Records en 1970 et multiplie les succès, avec notamment Sad LisaWild World ou Lady D’Arbanville, écrites en hommage à sa petite amie du moment, l’actrice Patti D’Arbanville. Sur son album «retour», d’après sa convalescence, Mona Bone Jakon sorti en 1970, on trouve Peter Gabriel à la flûte sur la chanson Katmandu. Puis sur l’album à succès, Teaser and the Firecat publié en 1971, Rick Wakeman fait une brillante exécution au piano sur Morning Has Broken qui est une chanson traditionnelle sur un poème d’Eleanor Farjeon. En 1971, il compose l’intégralité de la bande originale du film Harold et Maude de Hal Ashby, qui compte des chansons telles que Don’t Be ShyTrouble ou encore If You Want to Sing Out. En douze ans de carrière, de 1966 à 1978, il vend environ 60 millions d’albums.

En 1978, après être devenu musulman, il abandonne sa vie de chanteur. Il explique cette éclipse quelques années plus tard : « Je voulais en finir avec la vie de popstar. Je voulais apprendre, étudier, vivre et profiter d’une liberté que je n’avais jamais connue auparavant. » L’islam aurait aussi joué un rôle important dans sa décision d’arrêter la musique, suivant les conseils de conservateurs prônant que l’islam interdit les instruments de musique.

Plus de deux décennies après avoir abandonné sa vie d’artiste populaire, Cat Stevens reprend le chemin de la musique en 2001 : après que son fils eut amené une guitare chez lui, Cat Stevens se remet à jouer comme si « c’était la première fois ». Le chanteur britannique décrit ainsi une sorte de révélation : « J’ai réalisé qu’il n’y avait pas de contradiction entre mon passé et mon présent. L’inspiration est revenue. » Sur la lancée de cette redécouverte, il enregistre en 2006 un nouvel album qui vise à favoriser la compréhension entre les musulmans et l’Occident.

En 2001, chacun de ses albums Catch Bull at Four (1972) et Buddha and the Chocolate Box (1974) avaient cumulé des ventes de plus d’un million d’exemplaires aux États-Unis, Tea for the Tillerman (1970) et Teaser and the Firecat (1971) de plus de trois millions.

 

Conversion à l’islam

Alors qu’il a une vingtaine d’années, Stevens, nageant seul à Malibu, Californie, est emporté vers le large par un fort courant. Se voyant perdu, il dit alors « God, if you help me, I’ll work for you » (« Mon Dieu, si vous m’aidez, je travaillerai pour vous »). Au moment où il prononce ces mots, une vague le repousse vers le rivage. S’estimant miraculeusement sauvé, il se met en devoir d’honorer sa promesse et entame une recherche spirituelle. Au début des années 1970, il s’intéresse au zen et au livre chinois Yi Jing, à la numérologie, au tarot et à l’astrologie. Il se tourne également vers la Bible.

Son frère, David, qui visite Jérusalem et qui connaît l’intérêt de Steven pour les religions, lui en rapporte une traduction du Coran. Cat Stevens se met alors à lire beaucoup sur l’islam et en devient définitivement convaincu : « Je réalisai alors que celle-ci était la vraie religion ». Il se tourne entièrement vers l’islam, choisit de renoncer à sa vie d’artiste folk et prend le pseudonyme de Yusuf Islam en . Il épouse Fauzia Mubarak Ali le  à Londres à la mosquée de Regent’s Park. Il vit ensuite au Royaume-Uni avec sa femme, ses filles et son fils. Il participe à des mouvements musulmans (il fonde une association d’aide aux musulmans) et continue à chanter principalement des chansons religieuses (anasheed), ainsi que pour des opérations caritatives (comme à l’occasion du tsunami de 2004). Sa conversion l’amène à se poser la question de la compatibilité de la profession musicale avec la pratique rigoureuse de l’islam. C’est pourquoi, pendant une longue période, il cesse de chanter des chansons qui ne sont pas religieuses.

De 1989 à 2006, plusieurs controverses médiatisées l’obligent à se défendre contre l’accusation d’avoir une pratique radicale de l’islam. Il dit clairement à une journaliste qui l’interroge lors d’une émission de télévision, qu’il est pour la mort de Salman Rushdie et qu’il soutient cette fatwa iranienne. L’entrée aux États-Unis lui est refusée en 2004 car son nom est sur la liste noire de ce pays, ceci dans la période de restriction qui suit les attentats du 11 septembre 2001. Après vérification, il s’avère qu’il s’agit d’un homonyme. Il y est de nouveau admis en 2006.

 

Maintien du lien avec la musique puis retour professionnel

Cat Stevens se remet à la musique à partir des années 1990, mais en se limitant au domaine religieux. En 1995, il sort un premier album sous le nom de Yusuf Islam : The Life of the Last Prophet. Il sort en 2000 un album pour enfants, A Is for Allah.

Six ans plus tard paraît An Other Cup, son premier album pop depuis 1978, suivi de Roadsinger en 2009.

À l’occasion des révolutions dans les pays arabes, Yusuf Islam écrit une chanson en hommage aux insurgés (My People). Cette chanson, mise gratuitement en ligne, créée grâce au concours de milliers d’internautes qui, sur Facebook, ont posté leur enregistrement du refrain, contributions ensuite intégrées à l’enregistrement final de la chanson, représente « un message adressé au monde ».

En 2014, il est intronisé au Rock And Roll Hall Of Fame lors d’une cérémonie le , en même temps que les groupes Nirvana et Kiss et que l’ex-chanteur de Genesis, Peter Gabriel lequel a d’ailleurs joué de la flûte traversière sur son album Mona Bone Jakon publié en 1970, sur la chanson Katmandou.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/37606-Cat-Stevens

JIMMY CLIFF

James Chambers, dit Jimmy Cliff, est un acteur et auteur-compositeur-interprète jamaïcain de reggae et de pop né le  dans le Somerton District de la paroisse de Saint James (Colonie de Jamaïque, Antilles britanniques) et mort le  à Kingston.

De renommée internationale, il est ouvert à différentes influences musicales. Ses chansons les plus célèbres sont : Many Rivers to Cross (1969), The Harder They Come (1972), Reggae Night (1984) et sa reprise de I Can See Clearly Now (1992).

Il a obtenu deux fois le Grammy Award du meilleur album de reggae : en 1986 pour Cliff Hanger ainsi qu’en 2013 pour Rebirth.

En 2010, il entre au Rock and Roll Hall of Fame.

 

Biographie

Débuts

Élevé par son père dans un milieu très pauvre, Jimmy Cliff quitte l’école à treize ans. Il apprend les chansons de rock ‘n’ roll de Fats Domino, Little Richard, Bobby Day ou Dee Clark. Sa carrière débute lorsqu’il quitte la campagne en autobus pour la capitale Kingston, où il rencontre Count Boysie (ne pas confondre avec Count Basie…) avec qui il enregistre les ska Daisy Got Me Crazy et I’m Sorry pour le sound system de sir Cavalier.

Fin 1961, il propose quelques chansons à Leslie Kong, dont le titre Dearest Beverley, qui décide le marchand de glaces à investir dans son premier enregistrement et à créer la marque Beverley’s. Le disque sort en Angleterre chez Island Records en même temps que celui de Bob Marley. Mais seul Hurricane Hatty de Jimmy Cliff deviendra un succès. Il enregistre d’autres singles chez Leslie Kong, dont King Of Kings et l’énorme succès local Miss Jamaica.

En 1964, Jimmy Cliff part en tournée avec Byron Lee, et s’envole avec lui pour New York en compagnie de Prince Buster, Millie Small et Delroy Wilson dans le but de promouvoir le ska aux États-Unis. Au cours de la même année, il est choisi comme l’un des représentants de la Jamaïque à l’Exposition universelle, et participe à un programme appelé This is Ska! aux côtés de Prince Buster, Toots and the Maytals, et Byron Lee and the Dragonaires. En 1965, il part pour Londres où il rencontre Chris Blackwell. Celui-ci le fait tourner avec un groupe de rockeurs blancs, dont Ian Hunter à la guitare et P.P. Arnold aux chœurs (ils passent à Paris au Palais des Sports en 1968). Il enregistre la reprise de Whiter Shade Of Pale de Procol Harum pour Island.

 

Premiers succès internationaux

En 1968, au Brésil, il représente la Jamaïque au concours international de la chanson qu’il gagne avec le titre Waterfall, qui lui vaut un succès énorme en Amérique du Sud. Il signe alors chez A&M et écrit le reggae Wonderful World, Beautiful People qui triomphe en Angleterre en 1969. Son premier album, réalisé par Leslie Kong, sort chez A&M aux États-Unis et chez Trojan en Grande-Bretagne. Il contient le morceau Vietnam, qui fait grande impression à Bob Dylan et à Paul Simon. On y trouve aussi la ballade Many Rivers To Cross, repris plus tard par Joe Cocker. En 1970 il reprend la chanson Wild World de Cat Stevens.

Jimmy Cliff obtient alors le premier rôle dans le film The Harder They Come de Perry Henzell qui raconte la dure réalité de l’industrie du disque en Jamaïque. Le tournage du film dure deux ans. Entretemps, Jimmy enregistre deux autres disques, Hard Road To Travel (Trojan-A&M) où l’on trouve une influence jamaïcaine teintée de pop anglaise. Avec Another Cycle (Island), il affirme son intention de toucher à tous les styles.

La bande-son du film est un grand succès pour Island. Il contient deux versions de The Harder They Come et les morceaux You Can Get It If You Really Want et Sitting In Limbo. Les autres titres sont de Desmond Dekker, Toots & The Maytals, The Melodians, Scotty et The Slickers. Jimmy refuse alors la proposition de Chris Blackwell et signe chez EMI et sort l’album Unlimited, sans succès. Il retourne alors chez Island et renoue avec un reggae rapide typique des premières années avec Struggling Man (1974).

Il enregistre des disques de pop, s’essaie aux rythmes sud-américains et collabore avec le chanteur de reggae Joe Higgs. Il enchaîne plusieurs albums aux styles ensoleillés dans différentes maisons de disques.

 

Évolution

En 1982, le titre Many Rivers to Cross est utilisé dans une publicité télévisée pour un parfum en France. La chanson est rééditée en 45 tours et se vend à 150 000 exemplaires.

L’année 1982 est une année charnière pour Jimmy Cliff quand il signe un nouveau contrat avec CBS, il est tourné vers l’Afrique et l’Amérique du Sud. Parallèlement, il fait la connaissance d’Amir Bayyan, un des guitaristes et claviéristes de Kool & The Gang. Ensemble, ils produiront les albums The Power & The Glory (1983) (qui contient Reggae NightWe All Are One et sera disque d’or en France), Cliff Hanger (1985) (qui contient Hot ShotAmerican Sweet et lui permet d’obtenir son premier Grammy Award du meilleur album de reggae) et Hanging Fire (1987) (qui contient notamment Love me Love me). Les musiciens de Kool & The Gang participeront aux enregistrements de la plupart d’entre eux. Ces trois albums propulseront Jimmy Cliff sur la scène internationale. Ces albums ont souvent une connotation humaniste chère à Jimmy Cliff. Il participe également à l’album Sun City avec le groupe Artists United Against Apartheid créé par Steven Van Zandt. En 1986, il fait les choeurs sur l’album Dirty Work des Rolling Stones.

En 1992, il obtient un nouveau succès en reprenant I Can See Clearly Now de Johnny Nash. Le titre porte la bande-son du film Rasta Rockett. En 1994, il participe à la bande originale du dessin animé de Walt Disney Le Roi lion, (1994) avec le titre Hakuna Matata.

Il obtient enfin un dernier tube en France en duo avec Bernard Lavilliers : Melody Tempo Harmony. En 1996, il se produit à la Fête de l’Humanité. En 1997, il sort l’album Higher and Higher qui sera disque d’or en France. Dans l’Hexagone, Jimmy Cliff a vendu deux millions de singles et un million d’albums.

 

Années 2000 à 2025

Jimmy Cliff collabore avec Annie Lennox, Joe Strummer et Sting pour son album Fantastic Plastic People en 2002. Il retravaillera certaines chansons pour son album Black Magic en 2004 et leur donnera un son plus électronique.

Le 20 octobre 2003, le gouvernement jamaïcain décore Jimmy Cliff de l’Ordre du mérite.

En 2005, il interprète en duo avec Yannick Noah Take Your Time. Son titre Sitting in Limbo est utilisé pour la bande son du film In Her Shoes de Curtis Hanson.

En , il devient membre du Rock and Roll Hall of Fame lors d’une cérémonie d’intronisation tenue au Waldorf Astoria de New York. La même année, il sort l’album Existence.

Jimmy Cliff est apparu dans le documentaire de 2011 Reggae Got Soul: The Story of Toots and the Maytals (Le reggae a de l’âme : l’histoire de Toots and the Maytals) qui a été diffusé sur la chaîne BBC et a été décrit comme « l’histoire jamais racontée de l’un des artistes les plus influents à avoir jamais émergé de Jamaïque ». En 2012 paraît l’album Rebirth et lui vaudra son deuxième Grammy Award du meilleur album de reggae.

En 2022, après dix ans d’absence, il sort l’album Refugees pour lequel il collabore avec Wyclef Jean, Dwight Richards et sa fille Lilty Cliff.

 

Mort

Le 24 novembre 2025, son épouse annonce sur Instagram et Facebook la mort de Jimmy Cliff, survenue des suites d’une crise convulsive suivie d’une pneumonie, à l’âge de 81 ans.

 

Vie privée

Contrairement à la plupart de ses compatriotes qui adoptent les thèses du rastafarisme, Jimmy Cliff est d’abord chrétien de par son éducation. Il fera ensuite pendant quelque temps l’expérience de l’islam après une conversion au Sénégal (en prenant comme nouveau nom : El Hadj Naïm Bachir). Il affirme croire en la science.

Il est marié et a un fils, Aken, et deux filles, Lilty et Nabiyah Be, cette dernière est chanteuse et actrice.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/63019-Jimmy-Cliff

BEVERLEY CRAVEN

Beverley Craven, née le 28 juillet 1963 à Colombo au Sri Lanka, est une chanteuse-compositrice et pianiste britannique. Son premier single, Promise Me, sorti en 1990, est devenu un classique de la musique pop.

 

Biographie

Jeunesse

Bien que citoyenne britannique, Beverley Craven, est née à Colombo en juillet 1963, alors que son père travaillait pour Kodak au Sri Lanka. La famille retourne dans le Hertfordshire dix-huit mois plus tard, en 1965. Craven commence à prendre des leçons de piano à l’âge de sept ans, encouragée par sa mère qui était violoniste classique.

Après avoir quitté l’école, elle a fréquenté le Art College, tout en tournant dans des pubs de Londres avec divers groupes et en écrivant quelques chansons. Elle fut également une nageuse accomplie durant son adolescence et a ainsi participé à plusieurs compétitions locales et nationales de natation à travers le Royaume-Uni.

Craven n’a acheté son premier disque pop qu’à l’âge de 15 ans. Elle a été marquée par des auteurs-compositeurs tels qu’Elton John, Judie Tzuke, Stevie Wonder et plus particulièrement Kate Bush, qui ont tous influencé sa musique.

Elle a quitté l’école et ses parents à l’âge de 18 ans, puis a exercé divers petits boulots. N’ayant pas réussi à trouver d’atomes crochus avec d’autres musiciens pour fonder un groupe, Beverley Craven décide de se lancer dans une carrière solo à l’âge de 22 ans. Après une brève tournée comme choriste avec le chanteur soul Bobby Womack (qui a d’ailleurs essayé de l’inscrire sur son label), elle enregistre ses premières démos puis attire l’attention du directeur de Go West, John Glover. Ce dernier lui permet rapidement de signer un important contrat d’édition musicale avec Warner Brothers, puis un contrat avec Epic Records.

 

Premier album

En novembre 1988, Beverley Craven fut envoyée à Los Angeles pour travailler avec des auteurs-compositeurs reconnus et apprendre à jouer dans les bars et restaurants. L’expérience fut, selon ses dires, « improductive », ce qui l’entraîna vers une écriture solitaire. Peu de temps après, toujours à Los Angeles, elle fit une première tentative pour enregistrer un premier album avec Stewart Levine, du groupe Simply Red. Cependant, cette expérience fut un semi-échec, Craven ressentant le professionnalisme des enregistrements comme un échec à capturer la naïveté de son travail. Elle signa alors avec soulagement chez Epic, puis continua à enregistrer avec Paul Samwell-Smith, qui avait travaillé entre-autres pour Cat Stevens, Carly Simon et All About Eve.

L’album, simplement intitulé Beverley Craven, sortit finalement en juillet 1990 et, même s’il n’attira pas l’attention au Royaume-Uni, il trouva son public en Europe. Ce n’est qu’en avril 1991 qu’elle rencontra enfin le succès dans son pays natal. Une réédition du titre Promise Me fut fortement encouragée et culmina finalement à là 3e place du classement des singles en Grande Bretagne, devenant son plus grand succès. Cette embellie propulsa son premier album au Top 3 des ventes au Royaume-Uni. L’album resta classé plus d’un an et fut certifié double-disque de platine dans ce pays. L’album s’est finalement vendu à plus d’1,2 million d’exemplaires dans le monde entier. Les autres singles tirés pour la promotion de l’album, Holding On et Woman to Woman, eurent moins de succès, mais contribuèrent à maintenir l’élan des ventes. Enfin, elle publia en 1992 la vidéo d’un concert intitulée Memories, enregistré live au Symphony Hall de Birmingham.

Nominée dans trois catégories, Craven chanta lors des Brit Awards en février 1992, remportant le Best British Newcomer Award. Elle était alors enceinte de huit mois puis elle donna naissance à son premier enfant, Mollie, moins d’un mois plus tard.

 

Love Scenes (1993)

Beverley Craven a passé la majeure partie de l’année 1992 à profiter de sa maternité et à finaliser l’enregistrement de son deuxième album. Love Scenes, à nouveau produit par Paul Samwell-Smith, est finalement sorti en septembre 1993. Cet album a rencontré un succès moindre que le précédent, passant seulement treize semaines dans les Charts. Trois singles ont été tirés de l’album : Love ScenesMollie’s Song (écrit pour sa fille), ainsi qu’une reprise d’ABBAThe Winner Takes It All. Ces singles ne sont devenus que des succès mineurs, seule la chanson-titre atteignant le Top 40 en Angleterre.

En 1993, Beverley Craven a entrepris une tournée de concerts comprenant douze dates, avec notamment un spectacle à guichets fermés pour Noël au Royal Albert Hall de Londres.

Mixed Emotions (1999)

Beverley a pris une pause de cinq ans après avoir donné naissance à deux autres filles, ce n’est donc qu’en 1999 qu’elle sort son troisième album Mixed Emotions. Elle a enregistré son album dans son studio personnel, produisant elle-même le disque pour la première fois. L’album a culminé au 46ième rang en Grande-Bretagne, passant deux semaines dans les charts. Le premier single I Miss You a été publié uniquement à titre de single promotionnel car le label a refusé de le commercialiser. Après la tournée de l’album, elle s’est retirée de la musique afin de s’occuper de ses filles. Puis, toujours en 1999, Beverley a chanté sur une pièce, The Very Last Time, de l’album The Time Machine d’Alan Parsons.

 

Actualité récente

Beverley Craven a publié un DVD live, intitulé Live in Concert en août 2010, ainsi qu’un livret de chansons la même année avec les paroles des chansons de ses quatre albums. Craven a également publié une autobiographie intitulée Truth Be Told en 2012, ouvrage vendu exclusivement sur son site Web.

Le cinquième album studio de Craven, Change of Heart, est sorti le 9 septembre 2014. Cette parution a été suivie d’une tournée à travers l’Angleterre.

 

Vie privée

Beverley Craven a rencontré le chanteur-compositeur-interprète Colin Campsie dans les coulisses d’un concert de Tears for Fears. Ils se sont mariés en 1994. Le couple a eu trois filles : Mollie, Brenna et Constance (Connie). Après que Beverley a été diagnostiquée et traitée pour un cancer du sein en 2006, le couple s’est séparé en 2010 et a divorcé en 2011.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/87532-Beverley-Craven

AL STEWART

Alastair Ian Stewart, dit Al Stewart, né à Glasgow le 5 septembre 1945, est un chanteur et auteur-compositeur britannique.

 

Biographie

Enfance et adolescence

Bien qu’il soit né à Glasgow, Al Stewart a grandi dans la ville de Wimborne Minster dans le Dorset en Angleterre, après avoir quitté l’Écosse avec sa mère. Il a été pensionnaire au Wycliffe College à Stonehouse, dans le Gloucestershire. Après quoi, comme l’indiquent les paroles de Post World War II Blues (de l’album Past, Present and Future), il est arrivé en Angleterre à 19 ans, vêtu d’une veste en velours côtelé et la tête pleine de rêves. (« I came up to London when I was 19 with a corduroy jacket and a head full of dreams. »)

Al Stewart, qui a acheté sa première guitare auprès d’Andy Summers, futur guitariste du groupe The Police, a délaissé sa guitare électrique pour la guitare sèche quand on lui a proposé de se produire chaque semaine au Bunjies Coffee House du quartier de Soho de Londres, en 1965. Après quoi, il s’est présenté en compétition au club folk Les Cousins de Greek Street, où il a joué aux côtés de Cat Stevens, Bert Jansch, Van Morrison, Roy Harper et Ralph McTell.

C’est à cette époque qu’ Al Stewart rencontre Yoko Ono.

 

Carrière

Ses orchestrations mêlent guitares, piano et violons pour créer une musique de type folk-rock.

Il s’est fait connaître dans les années 1960 et 1970, dans la foulée du British folk revival, grâce à un style bien personnel, mariant les airs folk-rock à des récits mettant en vedette de grands personnages et événements historiques.

Il est devenu célèbre grâce à son succès de 1976, le simple Year of the Cat paru sur l’album du même nom.

Bien que le successeur de Year of the Cat, l’album platine Time Passages paruen 1978, coproduit avec Alan Parsons, ait été le plus grand succès commercial de Stewart, ses albums précédents, tels que Past, Present and Future paru en 1973, sont ceux qui sont le plus souvent considérés comme les meilleurs exemples de son style folk-rock historique, style auquel il est revenu sur ses plus récents albums.

Il s’est produit au tout premier Glastonbury Festival en 1970, a connu Yoko Ono avant sa rencontre avec John Lennon, a cohabité à Londres avec Paul Simon et a été l’hôte du légendaire club folk Les Cousins à Londres dans les années 1960.

Al Stewart a produit 19 albums studio ou en spectacles, ainsi qu’un album à tirage limité composé de pièces rares, depuis la parution de son premier album en 1967, Bed-Sitter Images. Il se produit encore en tournée partout aux États-Unis, au Canada, en Europe continentale et au Royaume-Uni. Son projet le plus récent, Uncorked, est paru chez Wallaby Trails Recordings, sa maison de disques indépendante.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/148394-Al-Stewart

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