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CO.RO

Le groupe Co.Ro est un duo de musique dance italien composé des producteurs Emmanuel Cozzi et Maurizio Rossi.

 

Historique

Le nom du groupe Co.Ro provient des premières lettres des noms des deux producteurs Cozzi et Rossi.

En 1992, ils reprennent le titre Because The Night, la chanson créée par BruceSpringsteen et interprétée à l’origine par PattiSmith, et ajoutent quelques samples de Master and Servant du groupe DepecheMode. Le titre, réalisé avec la participation de la chanteuse Taleesa et du producteur MassimoGabutti (qui produira Eiffel65 en 1999), obtient du succès en France: au Top 50, il atteint la 6e place et reste classé 24 semaines.

Viennent ensuite les singles There’s Something Going et Temptation en 1993, aidant à la popularité du groupe.

Ils sortirent par la suite un autre titre 4 your love, qui restera beaucoup plus confidentiel.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/267031-CORO

TODD RUNDGREN

Todd Rundgren est un auteur-compositeur-interprète, musicien et producteur américain né le  à Upper Darby en Pennsylvanie. À travers ses albums solo, il est l’auteur d’une œuvre sophistiquée et originale, synthétisant de nombreuses influences (soul, rock, rhythm & blues, electro, space rock, rap, comédie musicale) d’une façon très personnelle.

Ses titres les plus connus sont I Saw the Light (en)Hello It’s Me (en) (1972) et Can We Still Be Friends (1978). Son album de 1973 A Wizard, a True Star est une influence durable pour de nombreux musiciens du monde du rock et de l’electro.

Intronisé au Rock and Roll Hall of Fame en 2021, il est connu pour ses concerts souvent généreux et intenses. Multi-instrumentiste et vocaliste, il est aussi le fondateur des groupes Nazz et Utopia avec lesquels il a également abordé une grande variété de styles.

Son approche innovante des technologies informatiques l’a amené à créer l’un des premiers logiciels de dessin, à promouvoir l’art interactif et à utiliser Internet comme moyen de distribution de la musique dès la fin des années 1990.

Rundgren a été également l’un des producteurs les plus demandés dès le début des années 70. Il a produit de très nombreux artistes, comme The Band, Paul Butterfield, Patti Smith, Sparks, The Tubes, Meat Loaf, Hall and Oates, Grand Funk Railroad, New York Dolls, Badfinger, The Psychedelic Furs, Bad Religion, Steve Hillage ou encore XTC.

 

Biographie

Todd Rundgren est originaire d’une banlieue moyenne de Philadelphie. Son père, chargé de la maintenance dans une fabrique de peinture, écoute de la musique classique et des comédies musicales. Au collège il chante dans la chorale de l’établissement, ce qui sera le point de départ de sa passion pour les harmonies vocales. Après un passage dans une petite formation de blues locale nommée Woody’s Truck Stop, il fonde le groupe de garage rock Nazz, dont le nom est inspiré d’un titre des Yardbirds The Nazz Are Blue. Inspiré à la fois par les Who et les Beach Boys le groupe se fait remarquer par la qualité de ses concerts. Trois albums voient le jour sur Le label Screen Gems lié à Columbia. Rundgren compose de plus en plus de chansons, notamment Open My Eyes et Hello It’s Me qui rencontrent un succès critique en 1968. Le titre Is That The Way You Feel avec ses cascades de chœurs préfigure déjà le style de son œuvre à venir. Rundgren prend aussi de plus en plus de place dans le processus d’enregistrement et de production du groupe qu’il finit par quitter en 1969 frustré du fait que ses compositions les plus personnelles et aventureuses soient laissées de côté.

Après son départ de Nazz, à 21 ans, Todd Rundgren se lance dans une carrière de producteur et de musicien solo. Grâce à Michael Friedman, l’assistant du manager de Nazz, il devient le réalisateur artistique de Bearsville Records, le label d’Albert Grossman, ex impresario de Bob Dylan. Il travaille sur les disques d’artistes du label comme Paul Butterfield ou Halfnelson, les futur Sparks. Boulimique de travail, il met en place le son bien particulier grâce auquel il va devenir un producteur recherché tout au long des années 70 et 80. En 1970, Il enregistre pour Bearsville l’album Stage Fright de The Band, le groupe des musiciens de Bob Dylan. Dans cet environnement, il peaufine l’écriture de ces chansons. Albert Grossman accepte alors de publier sur son label le premier album solo de Todd Rundgren Runt, enregistré avec l’aide des frères Hunt et Tony Sales. Il contient le hit We Gotta Get You a Woman (no 20 aux États-Unis). Aux influences de la pop britannique s’ajoutent maintenant des accents de soul music, une influence durable dans la musique de Rundgren. Un an plus tard, cet album est suivi par Runt: The Ballad of Todd Rundgren, un album de onze chansons composées principalement au piano, instrument auquel Rundgren s’est mis rapidement après les séances de Nazz Nazz. Le thème principal de l’album est la solitude, comme dans la chanson Wailing Wall, inspiré par Erik Satie.

 

Album Something/Anything?

Son troisième album solo, Something/Anything? paraît en 1972. Rundgren réalise seul (écriture, enregistrement et interprétation de tous les instruments) trois des quatre faces de cet ambitieux double album qui rencontre un grand succès, notamment grâce aux singles I Saw the Light (no 16) et Hello It’s Me, ré-enregistrée pour l’occasion (no 5). L’album offre la reconnaissance internationale à son auteur, il est certifié disque d’or et reste sa meilleure vente à ce jour. Rundgren y fait preuve d’une grande créativité, composant, produisant et enregistrant vingt cinq chansons aux influences multiples en un temps record. Parfois, entre deux titres, le musicien s’adresse à l’auditeur pour lui proposer un jeu comme reconnaitre des bruits parasites dans l’enregistrement. C’est aussi dans cet album qu’il commence à développer un système d’accords complexe et personnel, appelé Todd Chords (comme dans la chanson Torch Song). Des voicings inhabituels dans la pop musique avec souvent des basses à la 7ème mineure, la quarte et la 9ème. Un choix d’harmonies très particulières qui sera l’une de ses marques de fabrique tout au long de sa carrière.

Todd Rundgren vient de montrer qu’il est capable d’écrire et de produire d’excellentes chansons pop à toute allure: Au vu de ce succès, les responsables de la maison de disque Warner qui distribue les productions de Bearsville records ambitionnent d’en faire une vedette internationale pour le grand public. Le plan va vite tourner court car Rundgren ne joue pas le jeu: Il construit son propre studio pour être indépendant, expérimente diverses drogues psychédéliques, et se passionne pour l’ésotérisme. Surtout il ne supporte de faire deux fois la même chose comme il l’explique dans une émission qui lui est consacrée en France sur France Culture en 1995.

 

Album A Wizard A True Star

C’est dans ce contexte que sort en 1973 A Wizard a True Star, un album expérimental et particulièrement créatif, composé de chansons enchevêtrées et de bruitages divers. La pochette, portrait surréaliste et psychédélique du musicien est réalisée par le peintre Arthur Wood. Très riche, l’album contient aussi bien des hymnes visionnaires comme International Feel, ou Just One Victory (le titre qui clôt souvent les concerts de Rundgren), des chansons revendicatives comme Is It my Name? , des reprises soignées et de titres soul de Curtis Mayfield, des instrumentaux éthérés et des gags sonores. Devenu culte pour son public, l’album est cité comme influence majeure par des groupes comme Daft Punk (qui utilise International Feel pour son film Daft Punk Electroma), Justice, The Lemon Twigs (qui collaborera avec Rundgren), Tame Impala (qui reprend des titres de cet album pour la BBC). Finalement A Wizard a True Star, marque une étape nouvelle dans la carrière de Todd Rundgren : Si les ventes ne sont pas à la hauteur des souhaits des responsables de Warner, celui-ci gagne la réputation de sorcier (Wizard) de studio qui en fait un des producteurs les plus demandés. Surtout, il lui vaudra la reconnaissance fidèle d’un public acquis à sa cause, conquis par l’originalité de son écriture, de ses compositions et de son positionnement artistique très intimiste.

 

Album Todd

Un an en plus tard, en 1974, paraît le double album “Todd“, qui prolonge l’exploration musicale tout azimut et conclut une trilogie particulièrement créative. Il présente des chansons à thème politique comme “Sons of 1984“ (En référence à George Orwell), spirituel comme dans IThink You Know sur la télépathie, des instrumentaux, des balades pleines de charme inspirées par l’écriture harmonique des comédies musicales de Broadway ( A Dream Goes on Forever) , du heavy metal ( Heavy Metal Kids). Le titre Don’t You Ever Learn est une ode à la connaissance, marquée par une construction harmonique particulièrement originale: après une introduction avec des gammes de tons en tons décalées au piano la chanson se déploie sur toute une suite de Todd Chords, ces accords à forte teneur émotionnelle que Rundgren continue à explorer.

 

Le producteur

Cette intense activité et le son particulier de ses albums ont installé la réputation de “sorcier de studio“ de Rundgren. Il est alors l’un des réalisateurs artistiques les plus demandés et les mieux rémunérés du marché, au moment ou ce savoir faire devient reconnu et recherché au début des années 70. Il passe dès lors et jusqu’au début des années 2000 plusieurs fois par an du rôle d’artiste à celui de producteur, une situation qui lui permet d’être indépendant financièrement et de pouvoir ainsi enregistrer ses albums personnels sans pression commerciale excessive des maisons de disque. Rundgren aime travailler vite et peut se montrer directif à l’occasion. “ Il utilise la table de mixage comme d’un instrument “ se souvient Mark Farner le guitariste et clavier de Grand Funk, “ ce qu’il peut faire avec les équaliseurs est spectaculaire“ . Le guitariste de Patti Smith, Lenny Kaye quant à lui, rappelle la devise de Rundgren qui résume son approche en studio : “Si tu sais ce que tu veux, je vais le faire pour toi. Si tu ne sais pas ce que tu veux, je vais le faire également“. Tout au long des années 70, il est amené à produire les albums d’artistes aussi différents que Grand Funk, New York Dolls, Steve Hillage, Hall & Oates, The Tubes, Patti Smith, Badfinger et Meat Loaf parmi d’autres. Pour ce dernier, Rundgren accepte de produire l’album “Bat Out of Hell“, sorti en 1977, une sorte de comédie musicale rock gothique à mi-chemin entre Richard Wagner et Bruce Springsteen que personne ne prenait au sérieux dans le métier et surtout que personne ne voulait produire. l’album se vendra à plus de 40 millions d’exemplaires, ce qui en fait l’un des 10 albums les plus vendus de tous les temps, un ovni régulièrement cité dans les listes des meilleurs albums de rock. Ce succès assoit encore la réputation de Rundgren comme producteur magicien de studio.

En 1979 Rundgren produit l’album Wave du Patti Smith Group. Todd et Patti sont des amis très proches depuis leurs débuts à New-York quand, encore inconnus, ils se soutenaient mutuellement. Rundgren emmène le groupe enregistrer dans les studio de Bearsville dans la campagne de Woodstock, un environnement inhabituel pour ce groupe rock et urbain. Le batteur du groupe Jay Dee Daugherty se souvient: “ Comme il est souvent long d’installer les micros pour la batterie, Patti m’avait demandé d’arriver un jour plus tôt au studio et de passer la journée avec Todd pour trouver le bon son. J’arrive comme prévu mais en 20mn nous avions tout réglé. J’ai pensé que ce n’était pas possible, il devait y avoir un problème. En fait le son était superbe! Rundgren connaissait très bien le studio et savait placer les micros pour un groupe de rock. À ce point, je n’avais jamais vu ça! “.

L’une des productions les plus connues de Rundgren est l’album du groupe anglais XTC, intitulé Skylarking et sorti en 1986. Les dirigeants de Virgin, déçus des ventes déclinantes du groupe imposent le producteur avec mission de réussir à séduire le marché américain. En studio, les tensions et nombreux désaccords surviennent principalement entre Andy Partridge, le leader du groupe et Rundgren, très interventionniste sur cette production. Il fait un tri sévère dans les chansons du groupe et impose sa méthode de travail. De l’aveu des membres du groupes, interrogés par le journaliste Philippe Auclair, les séances d’enregistrement sont “les plus tendues auxquelles ils ont jamais participé“. Au final, Skylarking est pourtant une réussite, combinant l’inventivité des auteurs qui écrivent quelques unes de leurs plus belles chansons (Summer’s CauldronGrass, et le fameux Dear God) et les arrangements lyriques du producteur. L’album est la meilleure vente de XTC. Le résultat est un chef-d’œuvre pop, un album aux ambitions ambitieuses réalisé avec brio“. À noter que la sortie initiale de Skylarking ne comprenait pas Dear God, initialement la face B de Grass. Après le succès inattendu de ce titre il a été rajouté à la place de Mermaid Smile.

 

Les autres albums

À partir de “Todd“ (1974), Todd Rundgren se montre de plus en plus influencé par le rock progressif et le space rock. Ses albums suivants, en solo ou au sein du groupe Utopia, formé par Rundgren en 1974 avec les musiciens qui l’accompagnaient sur A Wizard, a True Star, témoignent de cette évolution : Todd Rundgren’s Utopia (1974), Initiation (1975), Another Live (1975).

Faithful (1976), composé pour moitié de reprises de chansons populaires des années 1960, marque un retour de Rundgren à la pop, confirmé deux ans plus tard avec Hermit of Mink Hollow, au succès porté par la ballade Can We Still Be Friends (no 26). Dans les années 1980, Rundgren embrasse les techniques de production les plus modernes sur les albums The Ever Popular Tortured Artist Effect et A Cappella ; le premier contient notamment Bang the Drum All Day, un succès mineur, mais renouvelé par sa reprise par diverses équipes sportives américaines.

Suivent deux albums enregistrés dans des conditions liveNearly Human et 2nd Wind. Le début des années 1990 voit Rundgren expérimenter d’autres supports : No World Order (1993), paru en CD-i, permet à l’auditeur de combiner à sa guise des fragments de quelques secondes ; The Individualist (1995) inclut du contenu vidéo et vidéoludique.

Toujours imprévisible, Rundgren revient en 1997 avec With a Twist, où il reprend ses anciens succès dans des arrangements bossa nova. Ses deux derniers albums le voient revenir à d’anciennes amours : pop avec Liars (2004), arena-rock avec le justement nommé Arena (2008), et même blues avec Todd Rundgren’s Johnson (2011), album de reprises de Robert Johnson). Il tient également la guitare dans The New Cars, reformation du groupe new wave The Cars née en 2005 avec le claviériste et le guitariste des Cars, Greg Hawkes et Elliot Easton.

 

Vie privée

Bien que n’étant pas son père, il a reconnu Liv Tyler à sa naissance car Steven Tyler, le chanteur d’Aerosmith, était incapable de l’élever en raison de ses problèmes de drogue.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/138572-Todd-Rundgren

BONNIE TYLER

Bonnie Tyler, née Gaynor Hopkins le 8 juin 1951 à Skewen (Pays de Galles) et morte le  à Faro (Portugal), est une chanteuse britannique.

Connue pour sa voix rocailleuse, elle rencontre le succès avec la sortie de son premier album The World Start Tonight et ses singles Lost In France et More Than A Lover. Son single It’s a Heartache datant de 1978 est numéro un en France, mais également numéro quatre au Royaume-Uni et numéro trois aux États-Unis.

Dans les années 1980, Bonnie Tyler s’oriente vers un style de musique rock, avec le producteur et compositeur Jim Steinman, qui lui écrit son plus grand tube, Total Eclipse of the Heart, extrait de l’album Faster Than the Speed of Night. Ce titre est numéro un dans de nombreux pays comme les États-Unis et le Royaume-Uni. Steinman produit également pour Bonnie Tyler deux de ses tubes majeurs des années 1980 : Holding Out for a Hero et If You Were a Woman (And I Was a Man).

Bonnie Tyler connaît toujours un important succès durant les années 1990, particulièrement dans les pays germaniques et scandinaves, collaborant avec Dieter Bohlen qui lui écrit et produit le titre Bitterblue. En 2003, Bonnie Tyler réenregistre Total Eclipse Of The Heart avec la chanteuse Kareen Antonn : le duo bilingue, qui se nomme Si demain… (Turn Around), devient rapidement numéro un dans les charts français.

Rocks And Honey, album réalisé en 2013, contient le single Believe in Me, une chanson qu’elle interprète lors du Concours Eurovision de la chanson 2013 à Malmö, en Suède.

 

Biographie

Origines et jeunesse

Bonnie Tyler (née Gaynor Hopkins) naît le 8 juin 1951 à Skewen, au Pays de Galles, d’un père mineur de charbon nommé Glyndwr et d’une mère nommée Elsie. Elle grandit dans une maison HLM de quatre pièces avec trois sœurs et deux frères. Sa famille est protestante et pieuse. La première performance publique de Gaynor Hopkins se déroule dans une chapelle. Alors encore enfant, elle chante un hymne anglican traditionnel : All Things Bright And Beautiful

Quittant l’école sans obtenir aucun diplôme, Gaynor Hopkins commence à travailler dans une épicerie. En 1969, après s’être inscrite à un concours local, elle obtient la seconde place et décide de commencer une carrière dans la chanson. À la suite d’une annonce dans un journal, elle trouve du travail en tant que choriste pour le groupe Bobbie Wayne & The Dixies, avant de former son propre groupe nommé Imagination. C’est à partir de ce moment qu’elle change son nom pour Sherene Davis, pour ne pas être confondue avec la chanteuse galloise Mary Hopkin.

 

1975-1981 : débuts et années RCA

En 1975, Sherene Davis chante dans les bars avec son groupe à Swansea lorsqu’elle est découverte par accident par un chercheur de talent, Roger Bell, qui l’invite à Londres pour enregistrer une chanson. Après plusieurs mois, elle reçoit un appel du label RCA Records qui lui offre un contrat d’enregistrement. Le label lui recommande de changer son nom à nouveau. Après avoir compilé plusieurs listes de noms et prénoms chrétiens extraits d’un journal, Sherene Davis trouve un nouveau nom : « Bonnie Tyler ».

Ronnie Scott et Steve Wolfe deviennent ses managers, producteurs et compositeurs. My! My! Honeycomb est réalisé en tant que premier single, en avril 1976 et échoua dans les charts mondiaux. RCA décide alors de promouvoir son prochain et second single, Lost In France, arrangeant une rencontre avec des journalistes dans un château français8. Le single n’a pas d’impact immédiat sur les charts lors de sa sortie en septembre 1976 mais devient un tube au Royaume-Uni à la fin de l’année, s’inscrivant dans le Top 10. Le single suivant, More Than A Lover, fut acclamé par la critique et Bonnie Tyler l’interpréta dans l’émission de la BBC Top of the Pops, le 31 mars 1977. La chanson sera numéro 27 au Royaume-Uni.

Malgré le succès de ces deux singles, l’album The World Starts Tonight n’est pas un succès en Europe, à l’exception de la Suède, où il décroche la seconde place.

It’s a Heartache permet à Bonnie Tyler de connaitre un succès mondial en 1978, devenant numéro 1 en France, numéro 3 aux États-Unis dans le Billboard Hot 100 et numéro 4 au Royaume-Uni.

Son second album, Natural Force, réalisé la même année est certifié gold par la Recording Industry Association of America avec des ventes établies à 500 000 copies. Le troisième single de l’album, Here Am I sort au printemps 1978 mais n’obtient pas le succès de son prédécesseur, bien qu’il obtienne quand même une place dans les charts de certains pays européens.

Le troisième album de Bonnie Tyler, Diamond Cut, sort en 1979. La plupart des chansons sont à nouveau composées par Ronnie Scott et Steve Wolf. Cet album connait le succès en Norvège et en Suède. AllMusic déclare que l’album « était le point culminant du début de la carrière de Tyler et une vitrine de dynamite pour sa voix inimitable ».

Deux singles sont réalisés à partir de cet album : My Guns Are Loaded (numéro 11 en France) et Too Good To Last. Bonnie Tyler sort aussi le single (The World Is Full Of) Married Men qui fut utilisé pour le film du même nom.

La première tournée de Bonnie Tyler se déroule au Japon en 1979. Pendant son séjour, elle représente le Royaume-Uni lors du World Popular Song Festival à Tokyo et remporte le concours avec la chanson Sitting On The Edge Of The Ocean, écrite et composée par Scott et Wolfe et extraite de son quatrième album Goodbye To The Island, réalisé deux ans plus tard, en 1981.

 

1982-1989 : années CBS

Après l’expiration de son contrat avec RCA Records, Bonnie Tyler signe avec CBS/Columbia (Sony Music Entertainment) et choisit un nouveau producteur, Jim Steinman. « Je suis une grande fan de ces enregistrements, particulièrement son album solo et quand mon manager et moi-même discutions de mon comeback, nous étions tous les deux d’accord sur le fait que je devais donner le meilleur de mes possibilités vocales, sinon personne ne me prendrait au sérieux ». Steinman d’abord réticent, changea d’avis après que Bonnie Tyler lui envoya quelques démos de chansons de style rock.

Après leur rencontre initiale, Bonnie Tyler retourne à New York, dans l’appartement de Jim Steinman quelques semaines plus tard où il lui interprète la chanson Total Eclipse of the Heart. Steinman décrira la chanson comme un « assaut de sons et d’émotions façon Wagner » et comme « une pièce maîtresse pour la voix de Tyler ».

Total Eclipse Of The Heart sort le 11 février 1983 et devient l’une des chansons les plus vendues au monde, avec six millions de copies. Son cinquième album, Faster Than the Speed of Night, atteint la 12e place du Top français, ainsi que la 1re place au Royaume-Uni et la 3e aux États-Unis. Ce succès commercial permet à Bonnie Tyler d’être nominée pour deux Grammy Awards, deux American Music Awards et un Brit Award. Elle se voit également remettre un Goldene Europa.

En 1984, Bonnie Tyler enregistre Holding Out for a Hero, bande originale du film Footloose. La même année, elle enregistre le titre Here She Comes pour la restauration de Giorgio Moroder du film Metropolis. Bonnie Tyler est d’ailleurs de nouveau nominée aux Grammy Awards grâce à cette chanson. Durant la même période, elle refuse d’enregistrer la chanson pour le film de James Bond Jamais plus jamais.

En 1986, Bonnie Tyler réalise sont sixième album studio, Secret Dreams And Forbidden Fire, toujours en collaboration avec son producteur Jim Steinman. L’album contient également des chansons écrites par Desmond Child et Bryan Adams et une reprise de la chanson Band of Gold par Freda Payne. If You Were a Woman (And I Was a Man) devient l’un des plus grands succès de l’album, 250 000 exemplaires se vendant en France. Le titre atteint la 6e position dans les charts français. Le clip vidéo de la chanson, orchestrée par Steinman et Stuart Orme, reçoit six nominations au Billboard Video Music Conference.

Secret Dreams And Forbidden Fire devient un succès en Europe, atteignant la 15e place du classement français.

En 1987, Bonnie Tyler collabore avec Mike Oldfield sur la chanson titre de son album Islands. Elle demande ensuite à Desmond Child de produire son septième album, Hide Your Heart, qui sort le 9 mai 1988. L’album contient des collaborations avec Michael Bolton, Albert Hammond et Diane Warren. Les singles de l’album, Hide Your HeartSave Up All Your Tears et The Best deviennent des tubes majeurs pour d’autres artistes.

En 1989, Bonnie Tyler enregistre la bande originale du film de 1990 3615 code Père Noël, la titre Merry Christmas. Il s’agit de l’unique chanson du film, écrite par le chanteur Francis Lalanne et composée par Jean-Félix Lalanne. Le vidéoclip est réalisé par René Manzor, réalisateur du film.

 

1990-2000 : succès européens

En 1990, Bonnie Tyler signe avec le label Hansa Records/BMG Ariola et commence à travailler avec plusieurs producteurs pour son huitième album studio. Elle collabore avec Dieter Bohlen, Giorgio Moroder, Nik Kershaw et Roy Bittan. « Nous avons fait appel à beaucoup de producteurs pour essayer d’avoir le plus de sons et ambiances différentes pour de nombreux territoires, car nous croyons au potentiel international de Tyler », dit David Brunner, manager de Hansa.

Bien que réticente au départ à l’idée de travailler avec Bohlen, ce dernier convainc Tyler d’être « juste un peu plus commerciale ».

L’album Bitterblue est réalisé le 11 novembre 1991. Dans une rétrospective sur AllMusic, Tomas Mureika note que l’album marque une « approche plus grand public et moins explosive » dans la carrière de Tyler. Le single Bitterblue sort un mois avant l’album du même nom et décroche une place dans le Top 40 de nombreux pays européens. Cette chanson est nommée Catchy Song of the Year (littéralement « chanson accrocheuse de l’année ») au RSH Gold-Awards.

Bien que la Bitterblue n’ait jamais été réalisé au Royaume-Uni et aux États-Unis, l’album est un grand succès commercial en Europe continentale. Il se place en haut des classements en Autriche et en Norvège, devenant 4 fois Platinum et 11 semaine de suite n°1 en Norvège.

Les deux albums de Bonnie Tyler, Angel Heart et Silhouette In Red connaissent aussi le succès en Europe continentale. La majorité des chansons sur ces deux albums est composée par Dieter Bohlen. Bonnie Tyler est nommée Meilleure Chanteuse Internationale aux Goldene Europa Awards en 1993, et Meilleure Chanteuse Pop/Rock aux Echo Awards en 1994.

En 1995, Bonnie Tyler change de label et se dirige vers EastWest Records ou elle enregistre l’album Free Spirit. Un spot TV publicitaire français est réalisé à l’occasion. L’album contient plusieurs collaborations avec différents producteurs comme Humberto Gatica, David Foster et Jim Steinman. Le premier single, une reprise du groupe Air Supply, Making Love (Out Of Nothing At All] obtient la 12e place dans le Top hollandais et la 45e place dans le Top britannique. L’album est de sort de nouveau en 1996, avec une reprise de la chanson Limelight du groupe The Alan Parsons Project. La chanson devient l’hymne de l’équipe allemande lors des jeux olympiques d’Atlanta en 1996.

Le douzième album studio de Bonnie Tyler, All In One Voice, sort en 1998 et est enregistré avec Jimmy Smyth à Dublin et avec Harold Faltermeyer à Hamburg. L’album échoue dans les tous les charts européens et internationaux.

Plus discrète en France pendant les années 1990 malgré son succès en Europe, Bonnie Tyler se place tout de même à la 4e position des charts français avec sa compilation The Best réunissant ses plus grands tubes. L’album est certifié double disque d’or et Platinum en France et est réalisé sous différentes éditions, en 1995 et 1997. Plusieurs spots télévisés sont réalisés pour l’occasion.

 

2001-2003 : Greatest HitsHeart Strings et retour en France

Le 14 septembre 2001, Bonnie Tyler sort une compilation intitulée Greatest Hits, contenant 17 chansons et un inédit, le titre Tyre Tracks and Broken Hearts, écrit par Jim Steinman et Andrew Lloyd Webber. L’album connaît le succès en France, se classant 6e dans les charts. Il est certifié disque d’or, avec 100 000 exemplaires vendus. Un spot télévisé publicitaire est également diffusé en France.

En 2002, Bonnie Tyler commence à travailler pour enregistrer son 13e album studio, Heart Strings. Le label EMI lui propose d’enregistrer un album de reprises avec un orchestre et son propre groupe. Bonnie Tyler sélectionne alors treize de ses chansons favorites, chantées par U2, Bruce Springsteen ou encore The Beatles. Les chansons sont arrangées par Nick Ingman et Karl Jenkins et accompagnées par l’Orchestre philharmonique de Prague.

Heart Strings, d’abord intitulé Heart & Soul : 13 Rock Classics, sort le 18 mars 2003 et est suivi par une tournée en Allemagne. L’album se fait une place dans les charts européen, atteignant le Top 50 dans cinq pays.

Toujours en 2003, la chanteuse française Kareen Antonn envoie une démo d’elle-même à Bonnie Tyler, interprétant le titre Total Eclipse Of The Heart en français, sous le nom de Si demain… et demande de réaliser ce titre en duo. Bonnie Tyler, d’abord réticente à l’idée de réenregistrer l’un de ses tubes, accepte, charmée par la voix et l’interprétation de Kareen Antonn. Le titre sort en France en décembre 2003 et se hisse à la 1re position dans les charts pendant dix semaines, tout comme en Belgique et en Pologne. Il s’écoule à 500 000 exemplaires en France.

Le succès de ce single est considéré comme le comeback de Bonnie Tyler en France, et reçoit des critiques musicales positives.

 

2004-2005 : Simply Believe et Wings

Le quatorzième album de Bonnie Tyler, Simply Believe, sort en France en avril 2004. Il est composé de sept nouvelles chansons; le reste des autres pistes étant des reprises des propres tubes de Tyler ou d’autres artistes. La chanson « It’s A Heartache » est réenregistrée avec Kareen Antonn dans un duo blingue et se nomme Si Tout S’Arrête (It’s A Heartache). Le titre sort en tant que single et se place à la 12e position dans les charts français.

Simply Believe reste 23 semaine dans les charts français, atteignant la 18e place.

Au printemps 2005, Bonnie Tyler réalise son quinzième album intitulé Wings. Enregistré à Paris, il contient douze nouvelles chansons dont deux enregistrées en français ainsi que deux nouvelles versions de It’s A Heartache et Total Eclipse Of The Heart. Afin de promouvoir son album, Bonnie Tyler effectue une tournée européenne, incluant une participation télévisée au Festival de Sopot en Pologne. Deux de ses concerts sont également enregistrés, l’un à La Cigale à Paris, l’autre au Fiestas del Pilar à Saragosse, en Espagne. Ces trois concerts apparaissent dans son DVD intitulé Bonnie On Tour, réalisé en 2006. L’album Wings sort à nouveau au Royaume-Uni sous le titre Celebrate en 2006.

 

2006-2011 : From The HeartGreatest Hits et Best of 3 CD

En 2006, Bonnie Tyler effectue sa première apparitions depuis de nombreuses années afin d’interpréter en duo avec l’actrice Lucy Lawless son tube Total Eclipse Of The Heart dans l’émission Celebrity Duets. La même année, elle sort la compilation From the Heart – Bonnie Tyler Greatest Hits, qui se classe numéro 2 et numéro 31 dans les charts britanniques et irlandais.

En avril 2009, Bonnie Tyler se joint au chœur masculin gallois Only Men Aloud! pendant leur tournée au Royaume-Uni. Ensemble, ils enregistrent une nouvelle version dans un style plus classique de Total Eclipse Of The Heart, figurant sur l’album Band Of Brothers52. Bonnie Tyler fait également une apparition dans la série télévisée Hollyoaks Later, interprétant sa chanson Holding Out For A Hero avec Carmel McQueen (Gemma Merna).

En 2010, Bonnie Tyler apparaît dans une publicité télévisée anglaise pour Mastercard, chantant une parodie de Total Eclipse Of The Heart. Elle chante en duo avec le chanteur de country Wayne Warner le titre Something Going On et une nouvelle version de ‘Making Love (Out Nothing At All) avec Matt Pétrin en juillet et août respectivement. Bonnie Tyler enregistre également la chanson Nothing’s Gonna Stop Us Now en duo avec Albert Hammond sur son album Legend. Pendant le mois d’octobre, elle part en tournée avec Robin Gibb en Australie et en Nouvelle-Zélande.

En septembre 2011, Bonnie Tyler sort une nouvelle compilation en France intitulée Best of 3 CD. L’album se classe 36e dans les charts français et contient une reprise du titre des Bangles, Eternal Flame, en duo avec la chanteuse Laura Zen. La compilation propose également une chanson inédite, le titre Under One Sky.

 

2012-2018 : Rocks and Honey et Concours de l’Eurovision

Au début de l’année 2012, Bonnie Tyler commence à travailler sur son seizième album, Rocks & Honey. Elle voyage à Nashville, dans le but de trouver de nouvelles chansons pour son album qui sera enregistré dans les studios Blackbird et produit par David Huff. Bonnie Tyler envoie son album à la BBC afin d’avoir un avis pour une prochaine diffusion. Après avoir entendu la chanson Believe in Me, la BBC demande à Bonnie Tyler de représenter le Royaume-Uni lors du Concours Eurovision de la chanson 2013. Initialement réticente, Bonnie Tyler accepte, déclarant que l’Eurovision serait une bonne promotion pour son nouvel album.

Bonnie Tyler termine à la 19e place et déclare : « J’ai fait du mieux que je pouvais avec une bonne chanson. Je suis tellement heureuse de l’avoir fait car c’était une expérience incroyable. C’était comme si j’étais de nouveau aux Grammy Awards ». Bonnie Tyler devient la première représentante du’Concours Eurovision de la chanson à recevoir un Eurovision Song Contest Award. Elle reçoit également les honneurs pour la meilleure chanson et la meilleure artiste féminine.

Rocks & Honey sort le 6 mai au Royaume-Uni et se classe à la 52e place dans les charts anglais. L’album connaît également un succès modéré en Allemagne (52ème place),au Danemark (28ème place) et en Suisse (59ème place). Il manque cependant les charts français, malgré l’apparition de Bonnie Tyler dans de nombreux médias français. Bonnie Tyler aide notamment Delphine Chanéac dans l’emission Un air de star sur M6.

En 2014, Bonnie Tyler enregistre le duo « Miserere » avec le chanteur gallois issu du télé-crochet The X Factor Rhydian Roberts ainsi que le duo « Fortune » avec le chanteur Spike.

En 2016, Bonnie Tyler apparait sur l’album de Frankie Miller intitulé Double Take puis, l’année suivante, elle chante en duo avec le groupe allemand de métal Axel Rudi Pell le single Love’s Holding On.

En août 2017, Bonnie Tyler interprète son tube Total Eclipse Of The Heart sur le paquebot MS Oasis of the Seas avec le groupe américain DNCE afin de célébrer l’éclipse solaire du 21 août 2017. La chanson est téléchargée 31 000 fois durant cette période, ce qui lui vaut la 13e place dans le classement américain Billboard Digital Songs.

En 2018, Bonnie Tyler effectue une tournée en Allemagne et en Autriche afin de célébrer les 40 ans de la chanson It’s A Heartache. Cette tournée comporte plusieurs medleys des tubes de la chanteuse.

 

Depuis 2019 : Between The Earth And The Stars et The Best Is Yet To Come

En février 2019, Bonnie Tyler propose un nouveau single, Hold On, extrait de son dix-septième album studio intitulé Between The Earth And The Stars. Produit par David Mackay, son premier producteur, l’album contient des duos avec Rod Stewart, Francis Rossi et Cliff Richard et des chansons écrites par Amy Wadge et Barry Gibb.

Between The Earth And The Stars sort en mars 2019 et se créé une place dans le Top 40 des charts européen, notamment au Royaume-Uni, en Écosse, en Autriche, en Allemagne et en Suisse.

Bonnie Tyler entame une tournée européenne de 23 dates afin de promouvoir l’album an avril 2019. Elle donne un concert à l’Olympia à Paris le 20 mai et est saluée par la critique. Une captation est organisée pendant le concert français, dans l’optique de réaliser un album live. Afin de promouvoir son album et sa tournée, Bonnie Tyler apparaît dans plusieurs médias français, notamment dans l’émission C à vous sur France 5.

En novembre 2019, Bonnie Tyler fait une apparition dans la tournée du chanteur allemand Ben Zucker à la Mercedes-Benz Arena de Berlin. Tous deux chantent It’s A Heartache, qui figure sur l’album live de Ben Zucker, Wer sagt das ?! Zugabe ! réalisé en mai 2020.

Le 14 décembre 2019, Bonnie Tyler est invitée au Vatican afin de chanter lors du traditionnel Concerto di Natale en présence du pape François. Elle interprète Total Eclipse Of The Heart ainsi que la chanson Merry Xmas Everybody du groupe Slade et chante notamment avec Mireille Mathieu,Lionel Richie et Susan Boyle lors du final.

En mars 2020, Bonnie Tyler annonce que son dix-huitième album studio intitulé The Best Is Yet To Come est désormais terminé. La date de sortie est cependant repoussée à février 2021, en raison de la Pandémie de Covid-19. Le premier single When The Lights Go Down sort le 18 décembre 2020 et est accompagné d’une vidéo. L’album est disponible depuis le 26 février 2021.

Le 15 décembre 2020, Bonnie Tyler annonce qu’elle effectuera une tournée européenne en 2022, en l’honneur de son 70e anniversaire et afin de promouvoir son nouvel album. Avec un total de 38 dates, la tournée passera par l’Autriche, l’Allemagne, la Suisse, la Belgique et la France. 2022 marquera le retour de Bonnie Tyler à l’Olympia à Paris, mais également dans toute la France (Lille, Toulouse, Strasbourg, Lyon, Marseille et Nantes).

 

Mort

Placée dans un coma artificiel en , après une opération chirurgicale de l’intestin, Bonnie Tyler meurt le  suivant à Faro (Portugal) où elle résidait, à l’âge de 75 ans.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/30344-Bonnie-Tyler

BON JOVI

Bon Jovi est un groupe américain de rock, originaire de Sayreville, dans le New Jersey. Son nom provient de celui du leader et chanteur principal, Jon Bon Jovi (né John Francis Bongiovi, Jr.).

Formé en 1983, le groupe connait un grand succès dans les années 1980, et reste la référence phare du glam metal de la fin des années 1980, en étant l’un des plus gros vendeurs de disques de l’époque et l’un des groupes accomplissant les tournées mondiales les plus imposantes, notamment en termes de dates et donc de rythme. Il montre une plus grande longévité que les autres groupes de cette période dite « metal » en mélangeant des éléments de hard, de metal, de roots rock, de blues, de folk, de pop et de country, enrichissant sa musique sur le plan artistique et sonore, et se fabriquant ainsi un succès commercial qui dure jusqu’à aujourd’hui. Bon Jovi est l’un des rares groupes à avoir survécu à la vague grunge et alternative du début des années 1990, faisant même en Europe un triomphe aussi important que les représentants du mouvement alternatif et Britpop de l’époque.

Bon Jovi compte plus de 35 millions d’albums vendus aux États-Unis et plus de 130 millions dans le monde. D’après plusieurs articles de presse, le nombre de concerts donnés par le groupe s’élève à 2 700, notamment dans les principales villes d’Asie, d’Europe, d’Australie, du Canada et d’Amérique du Sud, en plus d’un très grand nombre de spectacles aux États-Unis. L’album Slippery When Wet (1986) demeure l’un des disques les plus vendus de l’histoire du rock avec un total de 30 millions d’exemplaires écoulés à travers le monde à l’heure actuelle. Quant au New Jersey Tour 88-90, il s’agit de l’une des plus grandes tournées mondiales de l’histoire du hard rock avec 240 dates données en 17 mois dans 22 pays, dont l’Union soviétique.

 

Historique

Formation (1975–1983)

Le chanteur principal, Jon Bon Jovi, commence à jouer du piano et de la guitare à l’âge de 13 ans, jouant des chansons d’Elton John. Au même âge, il forme son premier groupe, Raze. À 16 ans, Bon Jovi rencontre David Bryan à l’école Sayreville War Memorial High School, et ils forment ensemble un groupe de RnB, nommé Atlantic City Expressway. Ils jouent dans différents clubs du New Jersey. Encore adolescent, Jon Bon Jovi jouait dans le groupe John Bongiovi and the Wild Ones, tournant dans des clubs du New Jersey et assurant la première partie d’artistes plus connus de la région.

À 17 ans, il obtient un emploi au studio d’enregistrement dont son cousin Tony Bongiovi est le copropriétaire, les Power Station Studios situés à Manhattan. Jon y enregistre de nombreuses démos, dont une produite par Billy Squier, et les envoie à beaucoup de maisons de disques – mais n’arrive pas à se faire entendre. Ces démos sont finalement sorties sous le nom Power Station Years. À 18 ans, Jon Bon Jovi connait sa première expérience d’enregistrement de disque, en chantant la chanson R2-D2 We Wish You a Merry Christmas écrite par Meco Monardo et Daniel Oriolo sur un album de Noël dans l’univers Star Wars, Christmas in the Stars, produit par Tony Bongiovi aux studios Power Station. Ce titre figurera en face B du single What Can You Get a Wookie for Christmas (When he Already Owns A Com).

En 1983, une station de radio locale, WAPP, organise un concours pour découvrir de jeunes talents sans contrat. Jon Bon Jovi engage des musiciens de studio pour jouer le morceau Runaway, écrit en 1980. Le guitariste sur ce morceau est Dave Sabo qui forme plus tard le groupe Skid Row. Après sa victoire à ce concours, le morceau deviendra un tube durant l’été 1983. Les musiciens de studio qui ont aidé Jon Bon Jovi à l’enregistrer étaient connus sous le nom de The All Star Review et comprenaient Tim Pierce (guitare), Roy Bittan (claviers), Frankie LaRocka (batterie), et Hugh McDonald (basse). Jon Bon Jovi avait dès lors impérativement besoin d’un groupe. Les futurs membres s’étaient déjà croisés par le passé, mais ils ne se réuniraient pour de bon que dans le courant du mois de mars 1983. Il fait appel à Dave Bryan (pianiste) qui, à son tour, a fait appel à Alec John Such (bassiste) et Tico Torres (batteur). De nombreux guitaristes se sont succédé jusqu’à l’arrivée de Richie Sambora. Alec John Such insiste auprès de Jon Bon Jovi pour laisser Sambora montrer ce qu’il savait faire et Jon Bon Jovi a adoré.

Tico Torres était aussi un musicien expérimenté ; il avait joué pour Miles Davis, The Marvelettes et Chuck Berry. Au total, il avait déjà joué sur 26 albums de différents artistes. David Bryan était une recrue naturelle. Il suivra les cours de Juilliard School, prestigieuse école de musique de New York. Il avait déjà joué avec Jon dans Atlantic City Expressway.

 

Débuts (1984-1985)

Bon Jovi est désormais un groupe et, tandis qu’il assure la première partie du groupe Scandal, attire l’attention de plusieurs maisons de disques, notamment PolyGram, avec laquelle il signera un contrat. Avec l’aide d’un nouvel impresario Doc McGhee, le premier album du groupe (album éponyme) est publie le 21 janvier 1984. L’album s’est vendu à plus de 500 000 exemplaires aux États-Unis et est sorti également au Royaume-Uni. Le groupe assure la première partie de ZZ Top au Madison Square Garden (avant même la sortie de son premier album) et de Scorpions et Kiss en Europe. Le groupe tourne un clip pour Runaway, pour une somme de 90 000 dollars. Mais le groupe déteste cordialement cette vidéo, et Jon disait même que la maison de disques avait bousillé sa chanson et que sa vie était « foutue ». Il ne se doutait pas que le clip de She Don’t Know Me serait encore pire.

En 1985, le deuxième album de Bon Jovi, 7800° Fahrenheit, est publié, mais les réactions sont mitigées. Le magazine metal britannique Kerrang!, qui avait eu des réactions très positives concernant le premier disque, a qualifié l’album de « pâle imitation du Bon Jovi que nous avons appris à connaître et appris à aimer ». Jon Bon Jovi lui-même a reconnu plus tard que cela aurait pu et aurait dû être un meilleur disque. Mais le groupe n’avait eu que trois semaines pour composer, et la tournée de 1985 était déjà programmée avant même que le groupe n’entre en studio, ce qui ajouta une énorme pression sur les épaules de Bon Jovi. Le groupe ne joue plus aucun extrait de cet album depuis longtemps, mais quelques titres live figurent sur des faces B de singles. Bon Jovi se produit à la première édition du Farm Aid en septembre 1985 et interprète deux titres dont l’inédit Heart of America.

Une vidéo, Breakout, regroupe les premiers clips issus des deux albums est parue à l’issue de la tournée. En 1985, Jon fait signer Cinderella sur Polygram via Derek Shulman. Groupe emmené par le compositeur, guitariste et chanteur Tom Keifer qui possédait un certain following dans la région de Philadelphie. Cinderella touchera les classements avec Night Songs, son premier album, dont le single Nobody’s Fool sera certifié disque d’or.

 

Slippery When Wet (1986–1987)

Le troisième album Slippery When Wet propulse le groupe au rang de superstar partout dans le monde avec des succès tels que You Give Love a Bad NameLivin’ on a Prayer et Wanted Dead or Alive. Bon Jovi affirme que l’album était ainsi nommé en référence au fameux panneau routier américain, mais Bryan donne cette version-ci pour expliquer le titre de l’album : « Pendant l’enregistrement du disque, nous nous retrouvions souvent dans un club de striptease dans lequel d’incroyablement attirantes jeunes femmes se frottaient mutuellement avec de l’eau savonneuse. Elles devenaient ainsi glissantes et personne n’arrivait à les agripper, même si vous en aviez très envie. « Slippery when wet! » a crié l’un d’entre-nous et les autres membres ont su tout de suite que cela devait être le titre du nouvel album ! À l’origine, nous pensions mettre une photo d’une grosse poitrine, une poitrine vraiment énorme sur la pochette mais lorsqu’une association de protection de la moralité (dirigée par la femme de l’ancien Vice-président des États-Unis d’Amérique Al Gore) l’a découvert, nous avons eu des ennuis. Nous avons donc transformé la pochette pour en faire quelque chose de décent. »

Pour s’aider à la composition, Jon et Richie contactent Desmond Child, qui avait travaillé pour Kiss leur permettant de décrocher un hit mondial avec I Was Made For Lovin’ You. Recyclant l’une des chansons écrites pour Bonnie Tyler, If You Were a Woman (And I Was a Man), Desmond utilise le refrain pour You Give Love a Bad Name. Le premier morceau écrit dans cette collaboration est Edge of a Broken Heart, mais il terminera sur une face B, créant une polémique auprès des fans qui voient en cette chanson le légitime onzième titre de Slippery When Wet.

L’album se vend à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde depuis sa sortie fin 1986. Durant la tournée qui suit, le chanteur Jon Bon Jovi commence à éprouver des difficultés vocales. Les notes très hautes et l’emploi du temps chargé menaçaient d’endommager sa voix définitivement. Grâce à un entraîneur vocal, il a réussi à surmonter ces difficultés mais tend, depuis, à chanter un ton plus bas. Le point d’orgue de cette tournée est la tête d’affiche des Monsters of Rock à Castle Donington, avec Dio, Cinderella, Anthrax et Metallica. Une fois la tournée achevée à Hawaï, le groupe prend quelques semaines de vacances avant de s’atteler au quatrième album. 70 morceaux seront composés et enregistrés, tandis que 22 seront totalement finalisés. La maison de disques s’oppose au projet de sortir un double album studio, trouvant cela risqué commercialement.

 

New Jersey (1988–1990)

L’album suivant de Bon Jovi, New Jersey, est publié en 1988 et s’écoulera à plus de 20 millions d’exemplaires dans le monde vers les années 2000. L’album est enregistré peu de temps après la tournée Slippery, car les membres du groupe voulaient prouver qu’ils n’étaient pas les hommes d’un seul succès. Cet album est l’un des favoris parmi les fans et représente certainement la quintessence du groupe, avec des tubes tels que Bad Medicine (premier des classements) Lay Your Hands on MeBorn to Be My BabyLiving in Sin et I’ll Be There for You (premier également). Ces cinq singles se classeront tous dans les top 10 américains, ce qui fait de l’album New Jersey le premier album de hard à réussir l’exploit de classer autant de hits issus d’un même disque dans un top 10. Ces titres figurent d’ailleurs toujours en bonne place dans leur tour de chant. Néanmoins, New Jersey faillit marquer la mort du groupe car ils repartent en tournée presque directement après celle, très lourde, du précédent album. Cette vie en permanence sur les routes a presque détruit les liens très forts qui unissaient Jon Bon Jovi et Sambora. Le groupe réussit, malgré tout, à s’en sortir, et entame une pause avant leur effort studio suivant.

C’est Skid Row qui accompagne Bon Jovi sur la route, mais en remerciement de cette faveur, Jon signe un contrat où il gardait la majorité des royalties du groupe. Intéressant, d’autant plus que leur premier album s’écoule à quatre millions d’exemplaires aux États-Unis. Cela déclenchera une guerre par presse interposée entre Jon et Sebastian Bach, le charismatique leadeur de Skid Row. C’est le magazine Kerrang qui lance la rumeur de la division du groupe avant la fin de la tournée, Richie Sambora étant apparemment peu satisfait de son simple statut de bras-droit dans le groupe. De plus, le groupe surfant sur une grosse vague de succès depuis plus de trois ans, le magazine s’interrogeait sur la capacité de Bon Jovi à pulvériser les charts une nouvelle fois, puisque le groupe avait eu quatre chansons premier du Billboard. Il ne s’agissait néanmoins que de rumeurs, même si l’ambiance dans le groupe était très morose. Pour couronner ces années de succès, le groupe souhaitait sortir First Five Live, un double album live avec une face de 33 tours remplie de titres inédits des séances d’enregistrement de New Jersey. Mais le destin en décida autrement.

 

Albums en solo (1990–1991)

Entre 1990 et 1992, les membres du groupe font leur chemin chacun de son côté afin de se ressourcer avant l’écriture et l’enregistrement de leur album suivant. Ce temps mort est mis à profit pour déterminer comment Bon Jovi allait s’adapter dans le monde de la musique en perpétuelle évolution. Jon Bon Jovi enregistre un album solo, la bande originale du film Young Guns 2 (dans lequel il apparaît pendant moins d’une seconde), plus communément connu sous le nom de Blaze of Glory. Des invités prestigieux font une apparition sur l’album – Elton John, Aldo Nova, Little Richard et Jeff Beck entre autres. Cet album est bien accueilli commercialement, et reçoit des critiques très positives. Le titre éponyme, Blaze of Glory, vaut à Jon une nomination aux Oscars dans la catégorie « meilleure chanson » aux American Music Awards ; bien qu’il n’ait pas remporté le prix ce soir-là, la chanson reçoit un Golden Globe la même année.

Sambora sort également un album solo, en 1991, intitulé Stranger in This Town. Cet album était principalement influencé par le blues et, bien qu’il ait été bien reçu par la critique et les aficionados de la guitare, il ne s’est pas très bien vendu (400 000 exemplaires aux États-Unis). Eric Clapton fait une apparition en tant que guitariste sur la chanson Mr. Bluesman, tandis que David Bryan et Tico Torres jouent sur tout le disque. Ils participeront aussi aux frais de la tournée, les gens de la maison de disques devant le faire ayant été licenciés. David Bryan enregistre la bande originale du film d’horreur The Netherworld. Torres évite le monde de la musique en général. Such fait une chute de moto ; il s’en est sorti avec une blessure à la main, l’obligeant à développer de nouvelles techniques pour jouer de son instrument.

 

Keep the Faith (1992–1993)

Le groupe fait son grand retour avec l’album Keep the Faith en 1992, produit par Bob Rock qui avait été ingénieur du son sur Slippery When Wet et New Jersey, et qui gagne ses galons de producteur avec Dr. Feelgood de Mötley Crüe et surtout le Black Album de Metallica. L’album faisait transparaître un son et des paroles beaucoup plus matures qu’aucun de leurs efforts passés. Les critiques et les fans sont également positivement surpris et l’album est un succès plus que relatif sur le territoire américain avec la montée en puissance du mouvement grunge, mais fait un triomphe dans le reste du monde, le groupe vendant huit millions de disques supplémentaire et faisant de Keep The Faith la plus grosse vente de l’année 1993 en Europe.

Ses morceaux les plus connus sont les singles Bed of RosesKeep the Faith et In These Arms. Preuve de l’entrée de Bon Jovi dans l’âge adulte, le titre Dry County et ses dix minutes racontant la vie de personnes visant un Eldorado où l’alcool est interdit. Il s’agit de l’histoire de gens que Jon a rencontré lorsque le groupe faisait son break. Beaucoup de titres enregistrés ont été omis, même si l’un d’entre eux finira en face B : Starting All Over Again. Il est laissé de côté à cause de son refrain haut perché qui aurait fusillé la voix de Jon en concert.

En 1993, le groupe enregistre le très rock and roll Good Guys Don’t Always Wear White pour la bande originale du film Deux Cowboys à New York (The Cowboy Way).

 

Cross Road et These Days (1994–1996)

En 1994, Bon Jovi sort un best-of intitulé Cross Road, qui contenait deux morceaux inédits, Always et Someday I’ll Be Saturday Night, ainsi qu’une nouvelle version, mise au goût du jour, de Livin’ on a Prayer appelée Prayer ’94 et disponible uniquement sur les versions américaines de l’album. La chanson Always est écrite à l’origine pour la bande originale du film Romeo Is Bleeding, mais après avoir vu (et détesté) le film, le groupe décide de refuser de donner la chanson aux producteurs et de la sortir plutôt sur Cross Road, qui aura permis au groupe de trouver une seconde jeunesse, notamment en Europe et en France où le groupe devient plus populaire que jamais. L’album est aussi la plus grosse vente de l’année 1994 au Royaume-Uni, et s’écoule au rythme effarant de un million d’exemplaires par semaine au cours du mois qui suit sa sortie. Peu de temps après Cross Road, Alec John Such décide de quitter le groupe. Aujourd’hui encore, des doutes persistent quant à sa volonté réelle de partir. Bien qu’il n’ait jamais été officiellement remplacé, Hugh McDonald sert de bassiste depuis, aussi bien en studio que pendant les concerts.

Avec l’album These Days, publié en 1995, Bon Jovi développe encore la maturité du son rock déjà présent sur Keep the Faith. L’album, dans son ensemble, est plus sombre que les œuvres précédentes de Bon Jovi, ce qui a un certain impact sur les ventes et ce, malgré les excellentes critiques, vantant justement les qualités artistiques de l’album, ainsi que ses sonorités, très éloignées du Bon Jovi habituel. Seul This Ain’t a Love Song réussit à se hisser dans les hauteurs du classement américain et l’album se vend un million d’exemplaires aux États-Unis – ce qui peut être considéré comme un échec commercial sur ce territoire – pour un total de sept millions dans le reste du monde, ce qui fait de These Days un album populaire, notamment en Europe et en Asie. La tournée mondiale de 140 dates dans 42 pays qui suivit – avec des premières parties pour les Rolling Stones à Paris – est un succès retentissant. C’est au cours de cette tournée que le groupe joue trois soirs de suite à guichets fermés au Wembley Stadium en 1995. Ces concerts sont particulièrement mémorables car c’est ce même week-end que l’album a atteint la première place au classement britannique, et ce durant 4 semaines consécutives. Ces dates ont été filmées et peuvent être vues sur le DVD intitulé Live from London.

 

Pause (1997–1999)

En 1996, Bon Jovi s’établit comme étant un groupe majeur dans l’industrie musicale, ayant eu une longévité supérieure (et plus de succès) que la plupart de ses pairs du glam rock des années 1980. À la fin de la tournée These Days, le groupe décide une nouvelle fois de faire une pause. Tico profite de cette occasion pour poursuivre sa passion pour la peinture, David pour écrire et composer plusieurs comédies musicales. Richie, lui, utilise ce temps mort pour écrire et enregistrer son second album solo, intitulé Undiscovered Soul, et publié en 1998.

Jon reste quelque temps loin du monde de la musique et se tourne vers Hollywood. Il tient le rôle principal dans les films Little City et The Leading Man et des rôles secondaires dans Moonlight and ValentinoL’Héritage de Malcolm (Homegrown) et U-571 entre autres. Entre les prises de ces films, Jon écrit ce qui serait son deuxième album solo, Destination Anywhere, publié en 1997. L’album reçoit des critiques très positives et est un succès un peu partout en Europe. Un court métrage du même nom est filmé à l’occasion de la sortie de l’album, basé entièrement sur les chansons du disque, les acteurs de ce film comprenaient, entre autres, Jon Bon Jovi, Demi Moore, Kevin Bacon et Whoopi Goldberg. Dave Stewart d’Eurythmics joue de la guitare sur cet album. Toutefois, ce disque n’atteint pas les scores de vente faramineux de Bon Jovi, le groupe, malgré quatre singles.

Trouvant le temps long pendant que Richie Sambora est en tournée pour son album Undiscovered Soul, Jon enregistre un troisième album solo. Comportant douze titres, il est diffusé lors d’une « listening party » en août 1998, mais resta à l’état de projet. Malgré tout, certaines chansons furent utilisées pour Bon Jovi : Just OlderI Got the Girl et Save the World finirent sur Crush, tandis que plusieurs autres chansons devinrent des faces B, ou atterrirent sur le box set. En 1998, néanmoins, Jon donne signe de vie en apparaissant sur la bande originale du film Armageddon avec la chanson Mister Big Time, coécrite avec Aldo Nova. À la base, il souhaitait proposer la ballade Save the World, mais Aerosmith ayant soumis I Don’t Want to Miss a Thing, Jon préfère proposer une chanson rock.

Bon Jovi se réunit en 1999 pour enregistrer la chanson Real Life pour la bande originale du film EdTV. David Bryan, qui s’était blessé à la main au cours d’un accident de bricolage, n’a pas pu participer au tournage du clip, le groupe utilise donc une silhouette en carton de lui pour tenir son rôle. Cette chanson était initialement prévue pour figurer sur le troisième album solo de Jon.

 

Crush et Bounce (2000–2004)

Après une pause de presque trois ans, durant lesquels plusieurs membres travaillent sur des projets indépendants, Bon Jovi se réunit en 1999 pour commencer à travailler sur leur prochain album. Crush, publié en 2000, et qui est un énorme succès partout dans le monde, notamment grâce au single It’s My Life, écrit en collaboration avec le fameux producteur suédois Max Martin. Cet album devient rapidement la plus grande réussite commerciale du groupe depuis Keep the Faith, et permet à un public plus jeune de découvrir Bon Jovi. L’album Crush est certifié double-disque de platine La tournée, qui débute cet été-là, comprend à l’origine une soixantaine de dates mais, à cause de la nouvelle popularité du groupe, est étendue jusqu’à l’été 2001. Pendant cette tournée, un album reprenant quelques-unes de leurs performances sur scène de l’ensemble de leur carrière est publié sous le titre de One Wild Night Live 1985-2001. Le groupe est très déçu de ne pouvoir réaliser un double-album couvrant bien mieux toute leur carrière, mais Universal met son veto, arguant qu’un live, qui plus est double, ne se vend jamais bien.

À la fin de 2002, Bounce est publié en magasin. Bien qu’il n’ait pas connu le succès de son prédécesseur, l’album produit deux singles qui ont bien fonctionné : Everyday et Misunderstood. Orienté guitare, ce disque subit l’influence des attaques du 11 septembre 2001 sur trois titres, tandis qu’il propose de nouveaux espaces sonores avec The Distance et Joey. Au début de 2003, un album intitulé Red CD, ou Target CD, est publié dans la chaine de magasins Target : il contient plusieurs inédits des sessions de Bounce, une version acoustique de Everyday et une version de Just Older. Après la tournée qui suit et qui se termine en août 2003, Bon Jovi s’embarque dans un projet ambitieux. Censé au départ produire un album acoustique, le groupe finit par réécrire, réenregistrer et réinventer douze de leurs plus grands succès pour les montrer sous un jour nouveau. This Left Feels Right est sorti en novembre 2003, le titre fait référence au changement de direction pris par le groupe dans l’enregistrement de ces chansons. L’album devait contenir deux nouvelles chansons, Thief of Hearts et Last Man Standing, mais la maison de disques s’y oppose.

L’année suivante, en 2004, le groupe sort un coffret intitulé 100,000,000 Bon Jovi Fans Can’t Be Wrong, dont le titre est un hommage à l’album d’Elvis Presley 50,000,000 Elvis Fans Can’t Be Wrong. La boîte comprenait quatre CD sur lesquels se trouvaient 38 titres inédits et 12 morceaux rares, ainsi qu’un DVD. Cette sortie commémorait les 100 millions d’albums vendus et le vingtième anniversaire de la sortie du premier disque du groupe, en 1984. On ne compte malgré tout que trois chansons des années 1980, ce qui fait enrager nombre de fans… Néanmoins, ce coffret renferme de nombreuses perles et plusieurs titres sont devenus inoubliables comme The Radio Saved My Life Tonight que le groupe joue fréquemment en concert. Ce coffret renferme également une version au piano de If I Can’t Have Your Love, chanson composée par Richie Sambora pour Stranger in this Town et connue en version électrique sur le bootleg Makin’ Magic. Il y a aussi une chanson de David Bryan, Memphis Lives In Me et Only In My Dreams chantée par Tico Torres. C’est la troisième fois que le batteur tient le micro dans le groupe après la reprise de Waltzing Mathilda sur le single de Dry County (1993) et sa version de Crazy sur le CD bonus de These Days. Malgré ses choix de chansons, ce coffret est une jolie réussite, même si d’autres chansons des années 1980 auraient été bienvenues.

 

Have a Nice Day (2005–2006)

Bon Jovi participe au Live 8 le 2 juillet 2005. À cette occasion, une nouvelle chanson est jouée, Have a Nice Day, aux côtés des classiques, Livin’ on a Prayer et It’s My LifeHave a Nice Day sort le 19 septembre 2005 en Europe, et il est suivi par une tournée internationale qui débute en novembre 2005. L’album se hisse dans les hauteurs du classement un peu partout dans le monde, arrivant même en deuxième position aux États-Unis durant la première semaine de vente, atteignant plus de 202 000 albums vendus durant cette période.

Have a Nice Day est le premier single du nouvel album, et est diffusé sur les radios du monde entier à partir du 18 juillet 2005. Le deuxième single est Who Says You Can’t Go Home. Il y a aussi une version country de cette chanson, chantée en compagnie de la chanteuse Jennifer Nettles, qui sera envoyée aux radios et permettra au groupe d’être la première formation de rock ‘n’ roll à se hisser à la première place du classement country américain. C’est un fait unique du Billboard. (De plus, cette version n’est apparue qu’en bonus sur l’édition américaine de l’album et est uniquement distribuée promotionnellement aux radios.) Le troisième single de l’album s’intitule Welcome to Wherever You Are. Aux États-Unis, un maxi live nommé Live from the Have a Nice Day Tour est publié le 6 février 2006 dans la chaine de magasins Walmart. Il comprend quatre titres du dernier album (dont l’inattendu Complicated), ainsi que deux titres de Slippery When Wet. En 2005, il reçoit le Chopard Diamond Award.

Peu après la sortie de l’album, le groupe entame une tournée mondiale. Celle-ci, plus courte que les précédentes, a amené le groupe sur de nombreuses scènes et dans de nombreux stades à travers la planète. À l’origine, le groupe devait être le premier à jouer dans le nouveau Wembley Stadium, malheureusement, la compagnie responsable des travaux annonce que le stade ne serait pas prêt avant 2007. Le concert est, dès lors, déplacé au Milton Keynes National Bowl en gardant les mêmes dates. Ils sont par contre le premier groupe à jouer au Stade de Suisse, à Berne, le 31 mai 2006. Après les dates au Japon et en Europe, le groupe est retourné aux États-Unis pour quelques concerts, entre autres trois shows dans leur New Jersey natal, au Giants Stadium, ainsi qu’à Boston, Pittsburgh, et Chicago. En novembre 2006, le groupe est intronisé au UK Rock and Roll Hall of Fame, rejoignant ainsi dans le temple du rock d’autres artistes légendaires, tels que les Beatles, les Rolling Stones, Led Zeppelin, Bob Dylan, Pink Floyd ou encore U2.

 

Lost Highway (2007–2008)

En juin 2007 sort Lost Highway, dixième album studio du groupe. Cet album se veut plus ancré de la tradition des songwriters américains, tels que Bruce Springsteen. Quelques influences blues et country sortent parfois du lot, et en font un album plus américain, moins moderne que Have a Nice Day. Plusieurs auteurs extérieurs travaillent avec John Bon Jovi et Richie Sambora sur ces chansons. Toutefois, l’annonce première du groupe de réaliser un album country est fausse : il s’agit d’un véritable disque de Bon Jovi, avec quelques réminiscences cadiennes. L’album devient numéro 1 aux États-Unis la semaine de sa sortie, ce qui n’était pas arrivé depuis 1988 et New Jersey.

Le groupe est soumis aux polémiques en même temps à la suite d’une apparition calamiteuse à l’émission MTV Unplugged où le guitariste Richie Sambora, passablement ivre, se voit incapable de jouer correctement. Perturbé par le décès très récent de son père, de son divorce houleux, Sambora s’est retrouvé confronté à un problème d’addiction. Il est allé de lui-même dans une clinique de désintoxication une semaine, laissant le groupe œuvrer seul avec un guitariste de l’orchestre accompagnant Bon Jovi. Malgré la sortie mondiale du single (You Want to) Make a Memory et de trois autres titres en Allemagne (Lost HighwayWhole Lot of Leaving et Till We Ain’t Strangers Anymore, duo avec Leann Rimes), l’album se vend mollement, même s’il dépasse officiellement les deux millions de copies.

Fin 2007, Richie Sambora laisse entendre qu’une seconde compilation verrait le jour en 2008. Annoncée depuis plusieurs années pour succéder à Crossroad, elle est régulièrement repoussée. En avril 2008 sort Lost Highway : The Concert, le CD bande-son du DVD sorti à la fin de l’année précédente et qui reprend l’intégralité de Lost Highway. Néanmoins, ce disque ne peut et ne doit pas être considéré comme le deuxième album live du groupe, du fait du caractère quasi-confidentiel de son existence. À l’été 2008, à la fin du Lost Highway Tour, l’heure est au bilan : Bon Jovi a exécuté la tournée la plus lucrative et la plus affluente de l’année avec plus de 210 millions de dollars de recettes et plus de 2.5 millions de spectateurs.

 

The Circle et Greatest Hits (2009–2012)

Le 18 août 2009 est diffusé pour la première fois We Weren’t Born to Follow, le premier single extrait de l’album The Circle qui sort le 10 novembre. Un autre extrait du disque avait été joué de manière acoustique au début du mois lors du concert Work for the Working Man. Un second single, Superman Tonight, est publié en janvier 2010.

En 2010, Bon Jovi entame son Circle Tour. Il commence par les États-Unis et le Canada (février-avril 2010). Le groupe inaugure le nouveau New Meadowlands Stadium qui remplace le mythique Giants Stadium de East Rutherford le 26, 27 et 29 mai 2010. Puis il s’installera à l’O2 Arena de Londres pour 10 concerts en juin 2010, et après neuf ans d’absence en France, le groupe passera à Paris-Bercy le 16 juin 2010. Et le groupe continue en juillet 2010 par une tournée des stades américains. Les premières dates à Honolulu en février 2010 voient de grosses surprises : Bon Jovi rejoue des titres des deux premiers albums (RouletteShot through the Heart et Get Ready pour le premier album, Tokyo Road et Only Lonely pour 7800° Fahrenheit), ce qui n’était pas arrivé depuis plus de vingt ans, hormis pour Tokyo Road qui est joué très très sporadiquement. Jon Bon Jovi souhaitait ne plus se cantonner à chanter uniquement les grands classiques que le public attend, mais comme il n’aime pas spécialement les deux premiers albums du groupe (impression partagée par le guitariste Richie Sambora qui trouve le second très médiocre), voir Bon Jovi se frotter à ce vieux répertoire est surprenant.

Début février 2010, Richie Sambora annonce la parution d’une compilation dans le courant de l’année, pouvant sortir plus ou moins tard selon le succès rencontré par The Circle. Il précise que trois nouvelles chansons figureraient sur cette compilation dont l’une, écrite par Jon Bon Jovi, aurait été inspirée par Barack Obama. En mai 2010, dix albums du groupe sont ressortis avec des bonus live, estampillés tour edition. Le 27 août 2010 est sorti What Do You Got ?, le single de la compilation Greatest Hits à paraître le 2 novembre 2010. Le 22 octobre, l’une des nouvelles chansons de la compilation est diffusée gratuitement sur le web : No Apologies. En novembre 2010, le groupe se produit à Madrid et, à la suite d’une invitation du leadeur Jon Bon Jovi, Rihanna chante sur scène avec eux la chanson culte Livin’ on a Prayer celui-ci déclarant plus tard qu’elle était une grande fan du groupe. Le 10 novembre 2010, dans le cadre de la tournée The Circle Tour, ils donnent un concert au Best Buy Theater de New York qui est retransmis en direct sur YouTube. À la fin de 2010, le Circle Tour de Bon Jovi devient, pour la seconde fois consécutive en l’espace de trois ans, la tournée la plus lucrative et populaire de l’année. La tournée se poursuit en 2011 mais en avril, le guitariste Richie Sambora entre en cure de désintoxication pour une addiction à l’alcool.

Au cours de l’année 2012, Richie Sambora rentre en studio pour enregistrer son troisième album solo Aftermath of the Lowdown, successeur de Undiscovered Soul, sorti en 1998. Il sortira le 17 septembre 2012.

 

What About Now et départ de Richie Sambora (2013–2014)

What About Now est publié en mars 2013, et une tournée mondiale, le Because We Can Tour, est annoncée à la fin de 2012 pour l’année9. Cette tournée est passée sur tous les continents et est devenue l’une des tournées les plus enrichissantes de l’année. Le groupe ne passe pas en France. Mais malgré le succès de la tournée, les retours de l’album sont mitigés, voir négatifs, et cet album devient la pire vente du groupe (s’écoulant à 1,5 million d’exemplaires dans le monde). De plus, le 2 avril 2013, lors de la tournée, Richie Sambora quitte précipitamment le groupe, pour des raisons « personnelles ». Le groupe appelle donc Phil X en remplacement pour la tournée. Certaines rumeurs affirment que Richie Sambora aurait été congédié du groupe, mais Jon Bon Jovi et Richie Sambora démentent cette explication. En juin 2013, le groupe apparait au Stade de Suisse, à Berne, devant 30 000 spectateurs.

2014 marque le 30e anniversaire du groupe, une réédition spéciale de l’album New Jersey est publié avec des démos inédites. Mais malheureusement, en novembre, Jon Bon Jovi confirme que Richie Sambora quitte officiellement le groupe. Ce dernier affirme qu’un retour est possible et le chanteur confirme en déclarant que la porte lui est grande ouverte.

 

This House is Not for Sale (depuis 2015)

Malgré cette séparation, le désormais trio (par l’intermédiaire de JBJ) annonce la sortie d’un nouvel album en 2016, suivi d’une tournée mondiale. Mais la sortie de cet album sera précédé par un album spécialement conçu pour les fans, contenant des sessions d’enregistrements provenant des albums précédents. Phil X et McDonald deviennent membres officiels du groupe pendant la même année. Le 26 mai 2016, Bon Jovi annonce que son nouvel album est prêt et qu’il s’appellera This House is Not for Sale. Prévu pour le 21 octobre, cet album est enregistré dans le même studio que la chanson Runaway du groupe, en 1983. Le premier single de l’album, This House is Not for Sale, est publié le 12 août 2016.

Bon Jovi sortira prochainement son nouvel album intitulé Bon Jovi : 2020. La date n’est pas encore connue. Il a été enregistré au Ocean Way Nashville Recording Studios de Nashville.

 

Style musical

Le style musical de Bon Jovi se caractérise par sa très grande diversité. Tout au long de son histoire, le groupe s’illustre aussi bien dans le hard rock, que dans le glam metal, mais aussi dans l’arena rock, et également le pop rock.

Les quatre premiers albums du groupe mélangent les genres glam metal et hard rock. Leurs deux premiers albums utilisent un mélange très pur de glam metal et de hard rock, tandis que leurs albums suivants, Slippery When Wet et New Jersey, présente un mélange plus commercialisé de glam metal et de hard rock afin de pouvoir toucher un public toujours plus nombreux. Leur cinquième album studio, Keep the Faith, et leur sixième, These Days, comprennent un son hard rock plus mature. Crush se caractérise par le fait d’être « assez loin dans le pop/rock pour avoir une chance d’être diffusé », alors que Bounce est décrit comme du « heavy and serious rock ». Have a Nice Day est également caractérisée comme étant plus proche du hard rock que Crush.

Le groupe modifie radicalement leur musique sur leur album suivant, Lost Highway, en mélangeant les influences de la musique country et du rock country, une sonorité particulière que Jon Bon Jovi décrit comme étant « influencée par Nashville. » Bon Jovi est revenu à un son de rock plus typique sur The Circle, qui est décrit par AllMusic comme « conjuré par des riffs de guitares retardés, des notes de claviers chatoyantes, et des rythmes spacieux. »

Certaines des influences du groupe sont Bruce Springsteen, The Rolling Stones, Aerosmith, Van Halen, The Beatles, Tom Petty et The Animals. Richie Sambora déclare, quant à lui, que ses principales sources d’inspiration proviennent des guitaristes Jimmy Page, Eric Clapton, Johnny Winter, Jimi Hendrix, Joe Perry et du blues en général.

 

Membres

Membres actuels

Anciens membres

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/124541-Bon-Jovi

BILLY JOEL

William Martin Joel, plus connu sous le nom de Billy Joel, né le 9 mai 1949 dans le quartier du Bronx à New York, est un pianiste, chanteur et auteur-compositeur américain. Il démarre dans la pop music en 1973 avec le disque Piano Man. Musicien de talent, il a gagné pas moins de six Grammy Award durant sa carrière, mise entre parenthèses depuis 1993.

Selon la RIAA, ses albums sont certifiés à hauteur de 69,69 millions d’unités vendues aux États-Unis. Il continue à parcourir le monde pour se produire en public.

 

Biographie

Enfance

Son titre Leningrad résume en quelques mots son enfance. Il naît en plein milieu de la Guerre froide, du temps de McCarthy (en référence au fort mouvement anticommuniste de l’époque). Il habitait le sud du Bronx, qui était alors un quartier moderne à majorité blanche.

Il a une sœur et un demi-frère.

Après le Bronx, il déménage avec sa famille pour Long Island, ensuite Levittown puis Hicksville2, deux villes de classes ouvrières dans le comté de Nassau. Son père, Howard Joel est un réfugié juif en provenance d’Allemagne. Sa mère, Rosalind Nyman est née en Angleterre de famille juive agnostique. Son père retourne en Europe de l’Est après avoir divorcé de Rosalind. Le demi-frère de Billy s’appelle Alexander et est également musicien.

Durant son enfance, il montre un grand intérêt pour la musique, particulièrement la musique classique. Il prend des leçons de piano depuis un très jeune âge, son intérêt pour la musique classique lui vaudra d’être régulièrement maltraité par les enfants de son âge, plus intéressés par le sport et le rock and roll.

Souvent malmené, Billy décide de suivre des cours de boxe pour pouvoir se défendre. Il boxa un temps, dans le tournoi « golden gloves » mais abandonne rapidement le sport pour se consacrer à sa future carrière musicale.

 

Études

Billy Joel fréquente un lycée de Hicksville et doit recevoir son diplôme en 1967. Durant cette période, il est régulièrement engagé comme musicien professionnel pour donner des concerts et il manque beaucoup de sommeil. Il arrive souvent en retard et finalement, lors du décompte des absences, il s’avère qu’il lui manque un cours de gymnastique pour l’obtention de son diplôme. Pour obtenir celui-ci, il doit suivre des cours pendant l’été. Il décide de ne pas s’astreindre à cette obligation et lors d’une interview à un journaliste, il lui dit : « Je ne vais pas à l’université Columbia, je vais à Columbia records ».

Il quitte les bancs d’école pour suivre sa carrière musicale. En 1992, on lui retire l’obligation de suivre des cours de gymnastique. 25 ans après avoir quitté le lycée, il obtient son diplôme lors d’une cérémonie à Hicksville.

 

Premiers pas dans la musique

Il rejoint le groupe The Echoes à l’âge de quatorze ans. Dans les années 1960, il joue en concert avec un groupe de Long Island, les Hassles connaissant un bon succès localement (Every Step I TakeYou Got Me Hummin’). Ensuite, il forme le groupe Attila avec le batteur des Hassles, Jon Small. Attila enregistre un seul album, un LP sorti en 1970 (Epic E 30030) comportant 8 titres :

Tous les titres sont composés par William Joel & Jonathan Small. Il obtiendra un bon succès mais le groupe se disloquera peu après. Joel tombe alors en dépression. Souhaitant en finir avec la vie, il est admis au Meadowbrook Hospital après avoir ingéré un produit de polissage pour meubles. Cet épisode malheureux de sa vie est raconté dans sa chanson Tomorrow is Today.

 

Sa carrière en solo

Premiers albums 1970–1976

Cold Spring Harbor (1971)

Billy Joel signe sa première chanson avec Artie Ripp et enregistre son premier album solo avec le label Family Productions. Cold Spring Harbor (en référence à une ville de Long Island du même nom) est enregistré en 1971. L’album sera mixé à la mauvaise vitesse et l’album vendu avec ce défaut, au grand dam du musicien.

Le contrat qui lie Billy Joel avec la Family Productions ne lui apporte que très peu d’argent provenant de la vente des disques. Joel part pour Los Angeles en Californie avec Elizabeth Weber, joue sous le nom de Bill Martin et se marie avec elle en mai 1971. De cette union naîtront des tubes tels que She’s Got a Way ou encore Everybody Loves You Now enregistré dans l’album Executive Lounge sans avoir réellement de succès. En 1981, lors d’un enregistrement en Live, ces deux tubes rejoignent l’album Song in the Attic.

Cold Spring Harbor sera réenregistré en 1983 et aura un énorme succès.

 

Piano Man (1973)

Son expérience à Los Angeles le rapproche de Columbia Records, qui obtiendra d’Artie Ripp l’annulation du contrat à la condition que le logo de « Family Productions » apparaisse à côté du logo de la Columbia sur les cinq prochains albums, en plus d’une large compensation financière.

Son bref passage à Los Angeles lui inspire la chanson Piano Man et l’album du même nom sera enregistré à la fin 1973. Il s’en vendra plus de 5 millions d’exemplaires. L’annulation du contrat avec Artie Ripp lui coûtera beaucoup d’argent et les ventes de ce disque d’or ne lui rapporteront que 7 000 dollars.

 

Streetlife Serenade (1974)

Billy Joel reste à Los Angeles pour écrire Streetlife Serenade, son deuxième album sous le label Columbia. On retrouve des références à la ville et sa banlieue dans l’album. Le titre phare de cet album est The entertainer qui reprend les thèmes de Piano Man. Billy Joel était dérangé par les réarrangements significatifs effectués sur Piano Man pour qu’il passe mieux à la radio, et dans The Entertainer, il crache dans sa soupe avec des paroles sarcastiques comme « If you’re gonna have a hit, you gotta make it fit, so they cut it down to 3:05 » (« Si tu fais un tube, tu devras le couper, pour qu’ils le fassent tenir en 3:05 »).

 

Turnstiles (1976)

En 1976, Billy Joel sort Turnstiles, un titre approprié pour cet album sur les transitions géographiques et professionnelles (turnstiles veut dire tourniquet en anglais). Écrit pour marquer le retour de Billy Joel sur la côte Est après avoir passé trois ans en Californie, le premier titre Say Goodbye to Hollywood montre que Billy Joel prend un nouveau départ. Malgré I’ve Loved These Days, chanson parlant avec regret d’un Los Angeles du début des années 1970, Turnstiles rend clair le retour de Billy Joel au bercail. En effet, New York State of Mind, une chanson d’amour sur la ville natale de Billy Joel est devenue un classique.

Dans Turnstiles, Billy Joel utilise ses propres musiciens dans le studio pour la première fois, et il a plus de contrôle, produisant lui-même son album. Ces prises de risques ont payé, l’album donne beaucoup plus l’impression d’un live que les albums précédents. Néanmoins, la signature de Billy Joel empreinte de cynisme continue de s’exprimer à travers des morceaux tels que Angry Young Man, une chanson qui deviendra un pilier de ses concerts durant des années, en partie grâce à son prélude au piano qui l’introduit.

La décennie 70 et la seconde moitié de la suivante ont coïncidé avec sa période d’apogée. New York State Of MindThe StrangerJust the Way You AreHonestyMy Life et Uptown Girl sont ses tubes les plus mémorables.

 

Vers la célébrité, 1977–1981

The Stranger (1977)

Pour l’album The Stranger, Billy Joel s’associa au producteur Phil Ramone. Quatre titres de ce disque apparurent dans le Top 40 aux États-Unis, les ventes dépassant celles de l’album de Simon et Garfunkel Bridge Over Troubled Water, le titre le mieux vendu auparavant par Columbia Records. Ce fut le premier album de Billy Joel à entrer dans le Top 10, montant jusqu’à la deuxième place des albums les plus vendus à l’époque. Phil Ramone fut reconduit pour produire tous les albums studio de Billy Joel jusqu’à Storm Front sorti en 1989.

The Stranger permit à Billy Joel de remporter deux Grammy Awards : l’un pour meilleur album, l’autre pour meilleure chanson pour Just the Way You Are, une chanson écrite pour sa femme Elizabeth. Sa chanson Vienna peut être entendue dans le film 30 ans sinon rien avec Jennifer Garner et Mark Ruffalo.

 

52nd Street (1978)

Billy Joel était attendu au tournant pour son prochain album. 52nd Street représentait une journée passée à Manhattan, et tirait son nom de la rue dans laquelle étaient les bureaux de Columbia Records’. Plus de sept millions d’exemplaires furent vendus, notamment grâce aux succès des titres My LifeBig Shot et Honesty52nd Street fut ainsi classé no 1, une première pour Billy Joel. My Life fut choisi comme générique de la sitcom, Bosom Buddies, dans laquelle on peut entre autres retrouver Tom Hanks dans l’un de ses premiers rôles. 52nd Street fut le premier album à sortir en disque compact au Japon en 1982. 52nd Street fut récompensé par 3 Grammy Awards : meilleure performance vocale pop, meilleur artiste masculin et meilleur album.

 

Glass Houses (1980)

Après de nombreuses critiques sur des chansons comme Just the Way You AreShe’s Always a Woman ou Honesty, Billy Joel est jugé par de nombreuses critiques comme un « petit rocker ». Trouvant cela injuste et insultant, il décide alors d’enregistrer un album, Glass Houses, afin de prouver qu’il pouvait faire un album plus « rock ».

Glass House est le premier album de Billy Joel à être no 1 dans le Billboard chart. Il y reste pendant six semaines grâce à des titres comme You May Be Right (7e, mai 1980), Don’t Ask Me Why (19e, septembre 1980), Sometimes A Fantasy (36e, novembre 1980), et surtout It’s Still Rock And Roll To Me, qui sera le premier titre de Billy Joel à être no 1 au Billboard chart pendant deux semaines.

Il remporta le Grammy Award de meilleure performance vocale rock, ainsi que le American Music Award de meilleur album pop/rock.

Songs in the Attic (1981)

Son album suivant, Songs in the Attic, fut produit à partir de morceaux peu connus de son début de carrière joués en concert. Il fut enregistré pendant une tournée dans des salles et des clubs en juin et juillet 1980.

She’s Got a Way (de l’album Cold Spring Harbor) et Say Goodbye to Hollywood (de l’album Turnstile) seront les seules singles de l’album et atteindront la 23e et 17e places respectivement dans le Billboard Chart.

 

Le succès 1982–1986

The Nylon Curtain (1982)

The Nylon Curtain est souvent considéré comme l’album le plus ambitieux de Billy Joel. Il commença à y travailler au printemps 1982 lorsqu’il eut un accident de voiture. Un chauffard ayant grillé un feu rouge percuta Billy Joel alors que celui-ci était à moto. Son poignet gauche fut cassé et sa main sérieusement blessée. À cause des opérations et de la convalescence d’un mois nécessaire, la production de l’album fut interrompue le temps qu’il guérisse.

Le 30 décembre 1982, Billy Joel enregistra son premier concert sur vidéo : Live on Long Island, enregistré au Nassau Coliseum à Uniondale (New York).

Le 20 juillet 1983, Billy Joel et sa femme Elizabeth Weber divorcèrent : Elizabeth obtint alors la moitié de la fortune du chanteur. Pendant ce temps, The Nylon Curtain arriva 7e des meilleures ventes, notamment grâce aux chansons AllentownGoodnight Saigon et PressureAllentown arriva 17e du Top 100 de l’époque, devenant ainsi l’une des chansons les plus jouées à la radio en 1982. L’intro de Pressure est reprise pour le générique de début du jeu Génies en herbe diffusé en 1986 sur FR3.

Après la fin de sa tournée ayant suivi la sortie de l’album, Joel se retira sur l’île de Saint-Barthélemy pour se reposer. C’est au bar de l’hôtel qu’il rencontra la mannequin Christie Brinkley, qui venait de divorcer. Ils se rapprochèrent, puis finirent par se marier le 23 mars 1985.

 

An Innocent Man (1983)

La chanson Uptown Girl fut l’une des premières chansons écrites au retour des vacances de Joel. Uptown Girl a été conçue comme une interrogation à haute voix de Joel sur les raisons qui poussaient la magnifique Christie Brinkley à rester avec un homme comme lui. Cette chanson est devenue un succès mondial dès sa sortie, et fut le seul titre de Joel à avoir été no 1 au Royaume-Uni. L’album résultant, An Innocent Man, réalisé comme un hommage à la musique « doo-wop » des années 1950, fut classé 4e des meilleures ventes aux États-Unis et 2e en Angleterre, grâce notamment à la présence de six de ses chansons dans le Top 30 des charts américains qui sont Leave a Tender Moment Alone (27e), Keeping the Faith (18e), The Longest Time (14e), An Innocent Man (10e), Uptown Girl (3e) et Tell Her About It (1er).

L’album fut également nommé pour le Grammy du meilleur album de l’année, mais il perdit face à Thriller de Michael Jackson.

 

Greatest Hits Vol. 1 and 2 (1985)

Après le succès de An Innocent Man, Joel avait été consulté pour produire un album de ses meilleurs titres. Ce n’était pas la première fois que ce sujet était abordé, mais Joel avait au commencement considéré la réalisation de compilations de ses meilleurs titres comme sonnant la fin de sa carrière. Cette fois, il accepta, et Greatest Hits Vol. 1 et 2 sorti dans un format deux disques deux faces ou 2 CD, avec les chansons dans leur ordre de création. Les nouvelles chansons You’re Only Human (Second Wind) et The Night Is Still Young ont été enregistrées et diffusées pour soutenir l’album.

Greatest Hits remporta un franc succès, se vendant à plus de vingt millions d’exemplaires dans le monde devenant le double album le plus vendu de tous les temps par un artiste solo, seul The Wall de Pink Floyd et L’« album blanc » des Beatles ayant fait mieux. Jusqu’ici c’est le 6e album le plus vendu dans l’histoire américaine de musique selon la RIAA.

Coïncidant avec la sortie de Greatest Hits, Joel sort une compilation des vidéos promotionnelles qu’il avait enregistrées de 1977 à 1985. En plus de vidéos pour accompagner certains morceaux des Greatest Hits, Joel enregistra également un clip de son premier succès : Piano Man.

Deux versions de Greatest Hits sortirent en CD : l’une en 1985 et l’autre en 1998. Bien qu’ayant toutes les deux la même trame générale, on peut néanmoins noter quelques légères différences :

 

The Bridge (1986)

Billy Joel venait de remporter un vif succès avec Modern Woman de la bande originale du film Y a-t-il quelqu’un pour tuer ma femme ? (Ruthless People) (avec Bette Midler, Danny DeVito et Judge Reinhold) quand il commença à travailler sur l’album The Bridge au début de 1986. Ray Charles apporta sa contribution à la chanson Baby Grand, et Steve Winwood joua de l’orgue sur Getting Closer. Cyndi Lauper a aussi contribué à cet album en faisant partie des chœurs.

Bien que faisant partie des dix albums les plus vendus du moment, The Bridge n’eut pas autant de succès que certains autres de ses albums. Quelques chansons sortirent néanmoins du lot : la ballade This is the Time est un classique des bals de fin d’année ; et Modern Woman, pourtant considérée par Billy Joel lui-même comme ne méritant pas d’attention, rencontra un vif succès dans sa forme single.

C’est à cette époque que Billy participa au dessin animé de Disney Oliver et Compagnie, sorti en 1988, dans lequel il double le chien Dodger (Roublard en français). Il enregistra également une chanson spécialement pour le film Why Should I Worry ?. Billy Joel expliqua avoir accepté ce rôle par amour pour les films de Walt Disney lorsqu’il était enfant.

 

La période soviétique, 1987–1989

Pendant la tournée suivant la sortie de The Bridge, Joel et ses musiciens commencèrent à prévoir une tournée dans l’Union soviétique à l’été 1987, une première pour un artiste rock américain depuis la construction du mur de Berlin. Et donc, en juin 1987, six concerts eurent lieu, trois à Moscou et trois à Leningrad, tous filmés et radiodiffusés.

 

КОНЦЕРТ (1987)

L’album КОНЦЕРТ, « concert » en russe, paraît à l’automne 1987. Billy Joel aurait perdu environ 1 million de dollars pour la tournée, mais il déclara ne pas regretter ce déficit au vu de l’hospitalité dont les Russes avaient fait preuve.

 

Derniers albums 1989–1994

Storm Front (1989)

La chanson We Didn’t Start the Fire, le premier single de l’album Storm Front, sorti en septembre 1989, et devint rapidement la 3e chanson de Billy Joel numéro 1 aux États-Unis.

Storm Front sorti en octobre 1989, et devint finalement le premier album de Billy Joel à être numéro 1 aux États-Unis depuis Glass Houses, neuf années auparavant. Storm Front fut le premier album depuis Turnstiles à ne pas avoir été enregistré avec Phil Ramone en producteur. Pour cet album, il voulait un nouveau son, et s’entoura donc de Mick Jones du groupe Foreigner et de la musicienne Crystal Taliefero (qui devint finalement sa directrice musicale). Hormis We Didn’t Start the Fire, l’album comportait aussi la chanson Leningrad, écrite après une rencontre avec un clown dans la ville soviétique lors de la tournée en URSS.

En 1992, Billy Joel poursuivit son ancien manager et ex-beau-frère Frank Weber (frère de son ex-femme Elizabeth) pour diverses fraudes de comptabilité. L’affaire fut réglée à l’amiable.

 

River Of Dreams (1993)

Billy Joel commença à travailler sur River Of Dreams au début de 1993. La couverture de l’album était une peinture de Christie Brinkley représentant chacune des chansons du disque. La chanson éponyme River Of Dreams (In the Middle of the Night) eut un énorme succès international et fut la dernière de Joel à entrer dans le top 10.

 

Une vie plus calme : de 1994 à aujourd’hui

En août 1995, le bassiste de Billy Joel, Doug Stegmeyer se suicide dans sa maison de Long Island. Stegmeyer avait participé à tous les albums de Joel de Turnstiles à The Bridge.

En 1999, Billy Joel se produit au Madison Square Garden (New York) à la veille du nouveau millénaire. Le concert dure près de quatre heures et est ensuite commercialisé sous le titre 2000 Years : The Millennium Concert.

En 2001 paraît l’album Fantasies & Delusions, une compilation de morceaux de piano, tous composés par Billy Joel et interprétés par Richard Joo. Billy Joel utilise d’ailleurs souvent des extraits de ces morceaux comme interludes entre ses chansons en concert. L’album est le plus vendu des albums classiques du moment.

Billy Joel effectue de nombreux concerts avec Elton John dans une tournée intitulée Face to Face, durant laquelle les deux chanteurs interprètent leurs chansons, seuls ou en duo.

En 2005, Columbia sort un coffret, My Lives, qui est dans une large mesure une compilation d’inédits, de face-B et de versions live de tubes de Joel. On y trouve le logiciel Umixit, grâce auquel il est possible de remixer avec son PC ZanzibarOnly The Good Die YoungKeepin’ The Faith, et des versions live de I Go To Extremes et Movin’ Out (Anthony’s Song). Un DVD de la tournée River of Dreams est également inclus.

Le 7 janvier 2006, Billy Joel entame une nouvelle tournée à travers les États-Unis. N’ayant pas écrit de nouvelles chansons, ses concerts reposent sur de nouvelles versions de toutes ses chansons, y compris les tubes. Douze concerts à guichets fermés ont lieu au Madison Square Garden (un record, le précédent tenant du titre étant Bruce Springsteen avec onze concerts), concerts desquels sont extraites les chansons de l’album 12 Gardens : Live, sorti en juin 2006. Billy Joel s’arrête aussi au Royaume-Uni et en Irlande pour la première fois depuis de nombreuses années.

Le 4 février 2007 à Miami, Billy Joel devint le premier chanteur à avoir interprété deux fois l’hymne national américain avant la finale du Super Bowl, il avait déjà participé à cet événement en 1989 (à Miami également).

Il invite Paul McCartney, Tony Bennett et plusieurs autres vedettes pour un dernier concert donné au mythique Shea Stadium de New York en juillet 2008, un mois avant sa démolition. Le documentaire The Last Play at Shea est produit en 2010 et le 11 mars de l’année suivante sort un double album live intitulé Live at the Shea Stadium.

Le 3 décembre 2013, Billy Joel annonce qu’il fait du Madison Square Garden sa résidence, en effet, il joue depuis le 27 janvier 2014 un concert par mois. Il entame depuis cette fin d’année de 2013 une tournée aux États-Unis et au Canada, remplissant des salles comme le Carrier Dome à Syracuse en mars 2015, la Barclays Center pour le nouvel an de 2014 ou encore à la Nassau Coliseum en août 2015, salle importante pour l’artiste, ayant été un des plus grands locataires, notamment un concert en 1982 pour son premier « live » filmé.

Billy Joel devient le chanteur s’étant le plus produit au Madison Square Garden avec 65 concerts le 1 juillet 2015, battant ainsi l’ancien record d’Elton John (64 concerts).

 

Paroles de ses chansons

Les paroles des chansons de Billy Joel comportent de très nombreuses références à des lieux de New York, et en particulier Long Island. Par exemple, la ligne « Miracle Mile » de la chanson It’s Still Rock & Roll to Me fait référence au quartier très commerçant du Northern Boulevard de Manhasset.

Plusieurs de ses chansons viennent de son expérience personnelle, comme Piano Man, dans laquelle il décrit son travail comme pianiste de bar à Los Angeles dans les années 1970. Sa chanson Vienna fut écrite en référence à une de ses visites à son père en Europe.

À l’inverse, et contrairement à une rumeur persistante, la chanson Big Shot ne résulte pas d’un rendez-vous raté avec l’ancienne femme de Mick Jagger, Bianca.

 

Influences

En plus d’une grande parenté stylistique et vocale avec Paul McCartney et avec les Beatles, sa musique reflète des influences de très nombreux genres musicaux différents comme la musique classique, le doo-wop, le rock, le jazz, le blues, le punk, le ska, le gospel, la pop et même les chansons folkloriques russes. Cela a contribué à son succès pendant une longue période, mais a aussi rendu difficile son classement dans un genre musical unique.

 

Le groupe

Dans le milieu des années 1970, la composition du groupe de musiciens accompagnant Billy Joel se stabilisa. Les musiciens principaux étaient :

Ce fut également la composition du groupe pour l’album live Songs In The Attic.

Dans les années 1980 et 90, le groupe changea radicalement. Au moment de la tournée River of Dreams (1993), seul DeVitto faisait encore partie du groupe. Les multi-instrumentistes Crystal Taliefero et Mark Rivera rejoignirent le groupe duquel ils font d’ailleurs toujours partie. Rivera réussit à prendre le relais de Cannata sur le solo de saxophone de la chanson New York State of Mind, qu’il joua d’ailleurs lors de l’enregistrement de Greatest Hits. Dave Rosenthal quant à lui rejoint le groupe aux claviers, et est lui aussi toujours dans le groupe. Tommy Byrnes joua régulièrement de la guitare pour Joel, et fut l’un des conseillers musicaux pour la comédie musicale de Billy Joel Movin’ Out. Pour la tournée de 2006, Billy Joel n’invita pas DeVitto pour jouer des percussions : c’est Chuck Burgi (de la production de Movin’ Out) qui le remplaça. Richie Cannata était au saxophone, accompagné de Mark Rivera et Crystal Taliefero.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/137418-Billy-Joel

NONA HENDRYX

Nona Bernis Hendryx (née le 9 octobre 1944) est une chanteuse, productrice de disques, compositrice, musicienne et auteure américaine. Hendryx est connue pour son travail en tant qu’artiste solo ainsi que pour être un tiers du trio Labelle , qui a eu un succès avec « Lady Marmalade ». En 1977, Hendryx a sorti son premier album solo éponyme, un échec commercial qui a entraîné la résiliation de son contrat d’enregistrement. Au début des années 1980, Hendryx a chanté avec le groupe de funk expérimental Material , obtenant le tube « Busting Out ».

Material a produit son deuxième album, Nona (1983), contenant le modeste tube « Keep It Confidential » (Top 30 des classements R&B et Dance). Le morceau « Transformation » est devenu une chanson emblématique d’Hendryx. En 1985, Hendryx a écrit et enregistré la chanson « Rock This House » nominée aux Grammy Awards avec Keith Richards, tirée de son quatrième album solo, The Heat (1985). Hendryx a ensuite enregistré le thème de Moving Violations et « I Sweat (Going Through the Motions) », un succès commercial pour Hendryx tiré du film Perfect de Jamie Lee Curtis . Elle a également participé au projet Artists United Against Apartheid avec le tube international « Sun City », issu de l’album du même nom . Le single « Why Should I Cry? » (1987) d’Hendryx, issu de son cinquième album, est devenu un hit du Top 10 des classements R&B. Elle a enregistré « Transparent » pour le film d’ Eddie Murphy de 1988 , Coming to America . Hendryx a reçu une nomination aux Emmy Awards en tant que compositeur de People: A Musical Celebration en 1996 pour la meilleure musique et les meilleures paroles.

Elle a également participé à la troisième saison de The L Word . Sa musique s’étend de la soul , du funk et du R&B au hard rock , à la new wave et au new age . Elle a déclaré dans une interview que son nom de famille s’écrivait à l’origine avec un « i » et qu’elle était une cousine éloignée du guitariste Jimi Hendrix

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Biographie

Début de carrière

Nona Bernis Hendryx, d’ origine afro-américaine , est née le 9 octobre 1944 à Trenton , dans le New Jersey. C’est là qu’elle rencontre Sarah Dash, originaire du même New Jersey , puis la chanteuse Patricia Holte (Patti LaBelle), originaire de Philadelphie . Après une brève collaboration avec les Del-Capris, Hendryx et Dash forment un groupe de chant avec Holte (ancienne chanteuse principale d’un groupe féminin de Philadelphie appelé The Ordettes). En 1961, Cindy Birdsong , originaire de Camden, dans le New Jersey, devient la quatrième membre du groupe, qui devient les Bluebelles et signe son premier contrat avec Newtown Records.

Après la sortie de leur premier tube, « I Sold My Heart to the Junkman » en 1962, leur nom change à nouveau pour devenir Patti LaBelle and the Bluebelles. L’alto rauque d’Hendryx diffère du soprano aigu de Dash , du mezzo-soprano de LaBelle et du second soprano de Birdsong . Durant cette période, le groupe se fait connaître pour ses performances live pleines d’émotion et ses interprétations de standards classiques tels que « You’ll Never Walk Alone », « Over The Rainbow » et « Danny Boy ». Le groupe se retrouve souvent en compétition avec des groupes féminins tels que les Chantels , les Shirelles et les Supremes . En 1967, Hendryx, LaBelle et Dash sont choqués de découvrir que Birdsong a secrètement rejoint les Supremes après que Florence Ballard a été évincée du groupe par Motown . Différents membres du groupe sont restés en contact avec Birdsong au fil des ans. Les relations de Birdsong avec les Bluebelles se sont améliorées et ils se sont réunis à nouveau pour la cérémonie où le groupe a remporté un Lifetime Achievement Award de la R&B Foundation en 1999.

 

Labelle

Pendant les trois années suivantes, le groupe peinait à rivaliser avec l’évolution du paysage musical, qui avait vu son style de groupe féminin tomber en disgrâce auprès du grand public. En 1971, elles s’installèrent en Angleterre, où elles avaient une base de fans culte, et, sur les conseils de Vicki Wickham , elles changèrent leur nom pour Labelle et troquèrent robes et perruques bouffantes pour des jeans et des coupes afros . Sortant des albums de transition, dont Labelle en 1971 et Moon Shadow en 1972 , le groupe enregistra des morceaux à thèmes sexuels et politiques – du jamais vu pour un groupe entièrement féminin noir. La transition fut difficile pour la chanteuse principale, LaBelle, fan des ballades des débuts du groupe, mais elle finit par céder. Dash resta neutre tout au long du mandat du groupe. Peu après la sortie de Labelle , le groupe assura la première partie de The Who , dont le producteur Kit Lambert avait produit le premier album du groupe chez Warner. Ils ont également ouvert pour Laura Nyro à la même époque et ont chanté en chœur sur son album Gonna Take a Miracle .

À partir de l’ album Moon Shadow , Hendryx devient l’auteur-compositeur principal de la plupart des albums du groupe, tandis que LaBelle et Dash composent occasionnellement leurs propres morceaux. Après avoir assuré avec succès la première partie des Rolling Stones lors de leur tournée américaine en 1973, le groupe sort Pressure Cookin’ , où ils adoptent une fois de plus un nouveau look de « divas glam rock et spatiales ». En tant qu’auteur-compositeur, Hendryx écrit ensuite des ballades puissantes (« You Turn Me On » et « Nightbird » de Nightbirds , « Going Down Makes Me Shiver » de Chameleon , le dernier album de Labelle ), ainsi qu’une multitude de titres plus rythmés (« Space Children », « Messin’ with My Mind », « Gypsy Moths » et « Who’s Watching the Watcher »). Ses thèmes sont non conventionnels, variés et souvent expérimentaux. Sa composition « A Man in a Trenchcoat (Voodoo) » de Chameleon marque également la première participation d’Hendryx au chant principal d’un album. En 1974, le groupe connut un succès phénoménal avec la sortie de l’ album Nightbirds , qui succéda au tube « Lady Marmalade ». Dans ses mémoires , intitulées Don’t Block the Blessings , Patti LaBelle, la chanteuse de Labelle , attribua la séparation du groupe en 1976 à des tensions musicales et personnelles au sein du groupe. Labelle, Dash et Hendryx se lancèrent tous dans des carrières solo ; Wickham resta aux côtés d’Hendryx pour gérer sa carrière solo.

 

Carrière solo

En 1977, Hendryx sort son premier album solo, un album éponyme. Mélange de soul et de hard rock, il contient des titres marquants comme sa reprise de « Winning » et la ballade « Leaving Here Today ». Il disparaît rapidement des rayons et Hendryx est renvoyée d’ Epic Records . Par la suite, elle enregistre quatre singles pour Arista (Londres), qui ne rencontrent pas non plus de succès dans les charts. Elle rencontre cependant le succès en studio durant cette période, notamment en choriste pour Talking Heads et en tournée avec eux, apparaissant pour la première fois au grand festival Heatwave en août 1980. Elle contribue à l’album de Dusty Springfield , « It Begins Again », en 1978 (la première des nombreuses tentatives de retour de Springfield), en écrivant la chanson « Checkmate ».

Au début des années 1980, Hendryx dirigeait son propre groupe de rock progressif , Zero Cool , qui comprenait le guitariste Naux (China Shop, Richard Hell), le bassiste Michael Allison (Darshan Ambient), le guitariste Kevin Fullen et le batteur Jimmy Allington. Simultanément, elle chantait avec le groupe de funk expérimental Material , obtenant un énorme succès en club avec « Busting Out ». Elle enchaîna deux autres grands succès en club peu après : une reprise dance de « Love Is Like an Itching in My Heart » des Supremes et, en tant qu’invitée vocale principale pour The Cage, « Do What You Wanna Do ». Material produisit également son deuxième album Nona en 1983. Le son dance contemporain et branché de cet album s’avéra plus compatible avec les charts, à l’ époque du disco , et le single « Keep It Confidential » devint un modeste tube R&B écrit par Ellie Greenwich, Jeff Kent et Ellen Foley, tandis qu’un remix de « B-boys » rencontra un succès majeur dans les charts dance. « Transformation » est devenue un incontournable d’Hendryx, et a ensuite été reprise par Fierce Ruling Diva . Un autre morceau particulièrement remarquable de l’album est la ballade « Design for Living », avec la participation de Laurie Anderson , Gina Shock de The Go-Go’s , Valerie Simpson d’ Ashford & Simpson , Tina Weymouth de Tom Tom Club et Talking Heads, Nancy Wilson de Heart et son ancienne compagne Patti LaBelle .

Au milieu des années 1980, Hendryx fut recrutée par RCA pour enregistrer des chansons pour diverses bandes originales, dont le thème de « Moving Violations » ; « I Sweat (Going Through the Motions) », un succès commercial pour Hendryx tiré du film Perfect de Jamie Lee Curtis ; et « Transparent » tiré du film d’ Eddie Murphy , « Coming to America » . Son album « The Art of Defense » sortit en 1984.

En 1985, Hendryx a écrit et enregistré « Rock This House » avec Keith Richards, extrait de son album The Heat . La chanson a été nominée pour un Grammy Award de la meilleure performance vocale rock féminine lors de la 28e cérémonie des Grammy AwardsLa même année, la diffusion sur MTV du clip « I Need Love », coécrit par Jean Beauvoir, a suscité une controverse car il mettait en scène des drag queens . En conséquence, il a rapidement été retiré de la playlist de MTV.

La même année, elle participe au projet Artists United Against Apartheid avec la chanson « Sun City », issue de l’album éponyme . La chanson est enregistrée avec d’autres artistes comme Bruce Springsteen , Little Steven , Bono de U2 , Eddie Kendricks , Hall & Oates , Bobby Womack , Lou Reed et bien d’autres. Ce fut l’une des plus grandes et plus fortes chansons de protestation contre l’apartheid en Afrique du Sud à cette époque.

Son plus grand succès commercial est venu avec le single « Why Should I Cry? » de 1987, un hit R&B top 5 qui a également atteint la 58e place du Billboard 100. L’album qui l’accompagnait, Female Trouble , comptait une liste impressionnante de contributeurs, dont Dan Hartman (qui a également été producteur), Peter Gabriel , Prince (« Baby Go Go »), George Clinton , David Van Tieghem et Mavis StaplesÀ cette époque, elle est devenue membre de la Black Rock Coalition , fondée par Vernon Reid de Living Colour .

Hendryx s’est éloigné de la musique commerciale avec Skin Diver , un disque new age produit avec Peter Baumann, membre de longue date de Tangerine Dream. L’album a été généralement accueilli positivement par la critique, mais n’a pas eu de succès commercial. Le titre éponyme a attiré l’attention, tout comme « Women Who Fly », reprise plus tard par Jefferson Starship .

Outre l’album en duo You Have to Cry Sometime avec Billy Vera en 1992 et quelques titres de compilation, Hendryx a enregistré plus de cinq albums, mais n’a pu en sortir aucun en raison du manque d’intérêt des majors et des maisons de disques indépendantes. Ses albums Epic, RCA et EMI sont épuisés et n’ont attiré que récemment l’attention des labels de réédition spécialisés , mais un album de ses plus grands succès intitulé Transformation est sorti en 1999 chez Razor & Tie . Son premier album solo de 1977 est sorti pour la première fois en CD par le label T-Bird du label de réédition britannique Cherry Red à l’automne 2010. Le label de réédition R&B britannique Funky Town Grooves a sorti The Heat en CD fin 2011, qui comprenait trois titres bonus. Funky Town Grooves a annoncé son intention de sortir Nona et The Art of Defense début 2012. Chaque CD doit contenir sept titres bonus.

Hendryx s’est également essayée au cinéma. Elle a écrit et interprété le thème de Landlord Blues (1987), tout en tenant un petit rôle dans le film, celui de l’avocate Sally Viscuso. Elle a joué son propre rôle dans la série Linc’s avec Pam Grier à la fin des années 1990 et, à la fin de la série, s’est accompagnée au piano pour « Lift Every Voice ». Plus récemment, elle a participé à la troisième saison de The L Word , qui s’est conclue avec Grier, Hendryx et le trio BETTY interprétant une reprise du titre « Transformation » d’Hendryx.

Hendryx a participé à de nombreuses collaborations musicales, tant au chant qu’à l’écriture. L’une de ses premières collaborations a eu lieu avec Jerry Harrison ( Taking Heads ) sur l’album « The Red and the Black » en 1981. En 1992, elle a enregistré un duo avec Billy Crawford, « Urgently in Love ». En 1998, elle a participé au clip du tube rap « It’s a Party » avec Bounty Killer . Elle a écrit des chansons pour Dusty Springfield et Ultra Nate . Elle a produit des albums pour Lisa Lisa and the Bush Tetras . Parmi les autres artistes avec lesquels elle a enregistré au fil des ans, on compte David Johansen , Yoko Ono , Cameo , Talking Heads (3 albums : Remain in Light , The Name of This Band Is Talking Heads et Speaking in Tongues ), Garland Jeffreys , Dan Hartman , Afrika Bambaata (interprétant un duo de « Giving Him Something He Can Feel » avec Boy George), Rough Trade , Curtis Hairston et Graham Parker sur « Soul Christmas ».

Au début des années 2000, Hendryx a été invitée à participer à deux albums de Paul Haslinger . Elle a chanté sur deux titres, « Higher Purpose » et « Beginning to End », figurant sur la bande originale de la série Sleeper Cell de Showtime .

 

Fin de carrière et retrouvailles avec Labelle

Hendryx continue de tourner et a écrit de la musique pour le théâtre, des chansons pour la pièce avec la musique Blue . Sandra St. Victor (The Family Stand) a recruté les filles de célèbres icônes afro-américaines de la soul/blues – dont Lalah Hathaway , Simone , Indira Khan et Leah McCrae – ainsi que les « filles spirituelles » Joyce Kennedy , Caron Wheeler et Nona, pour former le groupe Daughters of Soul, qui a connu un grand succès, notamment lors des tournées européennes.

Hendryx a fondé Rhythmbank, son propre label avec Bob Banks , en 2005. Ils ont signé et sorti plusieurs EP et albums, la série Showtime Sleeper Cell et un album gospel de son protégé Najiyah Threatt.

Depuis la séparation de Labelle, Patti, Sarah et Nona se sont retrouvées à plusieurs reprises. Parmi ces retrouvailles, on compte le clip de « Live in New York » de Patti LaBelle, le tube dance « Turn It Out » de la bande originale de « To Wong Foo, Thanks for Everything ! » de Julie Newmar (1995), et deux émissions spéciales télévisées. En janvier 2006, Labelle s’est à nouveau réunie pour enregistrer « Dear Rosa », un hommage à la militante des droits civiques Rosa Parks . Elle a également interprété la chanson thème de la bande originale du film « Preaching to the Choir » , dont Nona est la compositrice. Fin 2008, Labelle a sorti son album de retour, « Back to Now »et a entamé une tournée de concerts à succès jusqu’au printemps 2009.

En avril 2009, lors d’une interview avec Pete Lewis, célèbre auteur soul/R&B britannique et auteur de l’album primé Blues & Soul , Hendryx a évoqué le contexte de la reformation de Labelle pour Back to Now : « Nous en avons discuté à plusieurs reprises. Et c’était en grande partie dû au fait que les fans nous EXIGEAIT ! Mais plutôt que de simplement revenir en arrière et de refaire ce que nous avions fait par le passé, nous voulions pouvoir enregistrer un nouvel album avant de nous remettre ensemble. Et c’est après avoir enregistré la chanson « Dear Rosa » ensemble que Patti a finalement été convaincue que nous devions enregistrer un nouvel album et partir en tournée. Je dirais donc que nos retrouvailles sont nées de deux choses : la pression des fans ; et le fait que Patti ait retrouvé un son qu’elle aimait et qu’elle n’avait pas entendu depuis des années. »

Hendryx a écrit un livre pour enfants intitulé The Brownies .

Le 27 mai 2010, Hendryx a interprété des extraits de Skindiver, une comédie musicale de science-fiction qu’elle coécrit avec Charles Randolph-Wright. Ce spectacle surprise a eu lieu au Busboys and Poets de Washington DC, sponsorisé par l’Arena Stage. Hendryx et Wright ont présenté deux lectures nocturnes de Skindiver à l’Arena Stage en 2011.

En septembre 2012, l’album numérique d’Hendryx, Mutatis Mutandis , est sorti en CD. Pour promouvoir l’album, Hendryx est apparue dans l’émission Later… with Jools Holland sur la BBC le 28 novembre 2012, où elle a interprété deux titres : Let’s Give Love A Try et Temple Of Heaven (ce dernier étant uniquement disponible en ligne sur BBC iPlayer ). En février 2013, elle a été l’invitée spéciale de The World of Captain Beefheart, un concert hommage organisé par l’animateur radio néerlandais Co de Kloet, avec Gary Lucas et le Metropole Orchestra, composé de 60 musiciens .

Hendryx a sorti plusieurs singles en 2016, dont une collaboration avec le duo de DJ et producteurs américain Soul Clap , qui a donné naissance au single « Shine (This Is It) ». Shine (This Is It) a été inclus sur l’album éponyme de Soul Clap en octobre 2016, et un EP contenant différents remixes du titre est sorti l’année suivante. Hendryx a également collaboré avec le guitariste Gary Lucas la même année, ce qui a donné naissance à l’album « The World of Captain Beefheart » , un recueil de reprises de chansons de l’artiste avant-gardiste Captain Beefheart .

En février 2018, Hendryx a sorti un EP, Keep Funkin , produit par Soul Clap, avec la participation de Nile Rogers et Jason Miles . Hendryx a également chanté sur un autre morceau, « Peel Back », produit par FSQ, inclus en bonus sur les versions numériques de l’EP Keep Funkin (ainsi que sur l’album de FSQ en 2020).

 

Vie personnelle et activisme

Hendryx vit dans l’ Upper West Side de Manhattan à New York depuis le début des années 1970. Son partenaire de longue date est la manager de talents anglaise Vicki Wickhamet elle a parlé de sa bisexualité dans une interview avec le magazine The Advocate.

Hendryx est une militante des droits des homosexuels ; à l’été 2008, elle a rejoint Cyndi Lauper lors de sa tournée True Colors , sensibilisant ainsi à la discrimination et à la communauté LGBT.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/30092-Nona-Hendryx

BEE GEES

The Bee Gees est un groupe anglo-australien formé en 1958 à Brisbane (Queensland) en Australie par trois des frères Gibb originaires de Douglas (île de Man) : Barry et les jumeaux Robin et Maurice, initialement associés à un guitariste (Vince Melouney) et à deux batteurs (Colin Petersen et Geoff Brigford) australiens. Le total des ventes de disques du groupe sur toute sa carrière est estimé à 220 millions, faisant de lui l’un des plus grands vendeurs de disques.

Au cours de leur carrière d’une quarantaine d’années, on peut distinguer trois périodes distinctes de succès :

Au cours de sa carrière, le groupe a gagné neuf Grammy awards et a été intronisé au Rock and Roll Hall of Fame. Une quarantaine de ses titres ont été classés dans les charts du monde entier entre 1965 et 2001, et dix-sept de ses compositions ont été numéro un dans les classements américains entre 1971 et 19836.

Les Bee Gees sont un groupe à trois harmonies vocales. Barry chante avec sa voix classique et avec une voix de fausset apparue dans les années 1970, Robin donne un vibrato aérien, et Maurice, qui est aussi le directeur musical du groupe, chante les harmonies hautes ou basses. Les trois frères sont aussi musiciens, Barry joue de la guitare, Robin de l’orgue et Maurice de la basse, de la guitare, de la batterie et du clavier. Les trois frères ont écrit la quasi-totalité de leurs chansons et affirmé « se sentir comme une seule personne en travaillant ensemble ».

Le 12 janvier 2003, alors âgé de 53 ans, Maurice, qui souffrait d’une occlusion intestinale, n’a pas supporté l’opération et est mort à la suite d’une attaque cardiaque. Robin meurt à 62 ans en mai 2012 des suites d’un cancer. Le plus jeune de la fratrie Gibb, Andy, qui faisait une carrière en solo, est quant à lui mort en 1988, à l’âge de 30 ans, d’un problème cardiaque causé par son addiction aux drogues dures. Le seul membre encore vivant, Barry, continue à effectuer des tournées, après la dissolution du groupe en 2012.

 

Histoire

La famille

Les trois frères du groupe font partie de la famille Gibb. Ils sont nés sur l’île de Man (dépendance de la couronne britannique). La famille se compose de Hugh Gibb, de Barbara Pass8, le père et la mère, de Lesley Evans, l’aînée, née en 1945, de Barry né en 1946, des jumeaux Robin et Maurice nés en 1949 et d’Andy Gibb, né en 1958.

En 1955, la famille s’installe à Keppel Road, Chorlton-cum-Hardy, près de Manchester : c’est là que les jeunes frères Gibb chantent pour la toute première fois et que naît Andy. Les jeunes garçons se conduisent parfois comme des chenapans et la famille doit quitter la région. À la fin de l’année 1958, la famille part à Brisbane, en Australie, et emménage dans l’un des quartiers les plus défavorisés de la métropole, Cribb Island. Barry déclare à ses frères qu’ils doivent prendre une décision : soit ils deviennent des voyous, soit ils deviennent des musiciens.

 

Débuts

À leurs débuts dans le Queensland, en 1958, les frères Gibb — Barry, Robin et Maurice — chantent avec Paul Frost et Kenny Oricks, et sont connus sous le nom de The Rattlesnakes, changeant de nom plus tard en Wee Wish Johnnie Hayes and The Bluecats. En 1962, les trois frères deviennent The Bee Gees. Les initiales « BG » proviendraient de différents noms : Barbara Gibb (leur mère) ; Barry Gibb ; Brothers Gibb (« frères Gibb ») ; Bill Goode, un disc-jockey et organisateur de courses automobiles. Le groupe se produit alors entre 1964 et 1966 dans des émissions de variétés locales et interprète avec brio des reprises de Bob Dylan comme Blowin’ in the Wind, ou encore Out of Time des Rolling Stones. Les harmonies vocales et le vibrato aérien de Robin marquent la signature du groupe. Le trio publie à cette même période deux premiers albums, mais sans succès. Fans des Beatles et des Rolling Stones, les frères Gibb décident de retourner en Angleterre. Coïncidence : durant leur voyage pour Londres, en décembre 1966, leur titre Spicks and Specks est numéro un en Australie.

 

Premiers succès

Robert Stigwood est le manager qui va lancer les Bee Gees en 1967 comme « le nouveau talent musical de l’année ». Le groupe se compose alors des trois frères, Barry à la guitare, Robin à l’orgue, Maurice à la basse et de deux amis australiens, Colin Petersen à la batterie et le lead guitariste Vince Melouney. Les arrangements orchestraux des morceaux sont alors signés Bill Shepherd. C’est dans les studios IBC de Londres que le groupe peaufine la préparation de son premier album au mois d’avril. L’album Bee Gees’ 1st sort trois mois plus tard, au mois de juin. Il se classe respectivement 8e et 7e au Royaume-Uni et aux États-Unis. L’album est de style pop-folk, et certains titres adoptent un style plus psychédélique puisant ses influences chez les Beatles, tels que In My Own TimeTurn of the CenturyEvery Christian Lion Hearted Man Will Show You. L’album est encensé par la presse musicale, et ils deviennent les nouveaux Beatles. Entre avril et décembre 1967, le groupe publie plusieurs singles à succès : New York Mining Disaster 1941HolidayTo Love Somebody, et Massachusetts, son premier numéro un mondial (plus de 5 millions de singles vendus). L’année suivante il sort deux albums pop-rock, Horizontal et Idea, et signe de nouveaux succès tels que WorldWordsI’ve Gotta Get a Message to YouI Started a JokeTomorrow Tomorrow. Les Bee Gees cartonnent, Barry devient le sex symbol du groupe et les garçons font une brève tournée en Belgique, Allemagne, Angleterre, Suisse et aux États-Unis. C’est dans cette ascension fulgurante que Maurice Gibb épouse en grande pompe une autre pop star british Lulu.

En janvier 1969 sort l’album concept pop-baroque Odessa ; First of May est le nouveau titre, mais des tensions règnent au sein du groupe, Colin Petersen et Vince Melouney sont remerciés bien que des contrats de travail les lient aux Bee Gees. Robin Gibb qui chante sur plusieurs succès commerciaux a de plus en plus de mal à accepter de rester au second plan face à Barry , et en février 1969 il quitte le groupe à son tour. Lesley Evans, la sœur aînée, le remplace très brièvement lors d’un concert filmé pour l’émission de TV de Lulu. Malgré les succès des autres titres de l’album Lamplight et Marley Purt Drive, la promotion d’Odessa est interrompue. Robin enregistre le titre Saved by the Bell qui est un succès. Le groupe continue sous le même nom avec Barry et Maurice, qui enregistrent l’album Cucumber Castle et le tube Don’t Forget to Remember. Puis chacun des deux enregistre un album solo (albums jamais édités à ce jour). Il semble alors que le groupe ne se reformera plus. Mais la carrière solo de Robin est difficile, et en juin 1970 il revient d’abord avec Maurice, puis avec Barry : le groupe se reforme. En décembre 1970 il déclare dans Time Magazine : « Si nous n’avions pas été parents, nous ne nous serions probablement jamais remis ensemble ».

L’année 1971 marque le retour du groupe avec des hits comme Lonely DaysHow Can You Mend a Broken Heart (numéro 1 aux États-Unis), My WorldRun to Me. C’est surtout aux États-Unis que les Bee Gees triomphent, mais ce come-back est de courte durée. En 1972, The Bee Gees deviennent Bee Gees. Durant cette période, la musique du trio semble être passée de mode, entre country et pop, les singles IsraelAliveLiving in ChicagoSaw a New MorningWouldn’t I Be Someone qui sortent entre 1972 et 1973 n’ont pas de succès, les Bee Gees donnent malgré tout des séries de concerts, notamment en Asie. Mais le groupe est au point mort. Maurice Gibb divorce de Lulu, et le trio est condamné à jouer dans les petits clubs du nord de l’Angleterre à la fin de l’année 1973. En janvier 1974, un LP qui devait s’appeler A Kick in the Head Is Worth Eight in the Pants est rejeté par leur manager, Robert Stigwood, à la suite de l’échec des précédentes sorties du groupe.

Stigwood suggère aux Bee Gees d’utiliser Arif Mardin surnommé « le docteur de la musique » comme nouveau producteur et de changer de cap musical. Ils quittent l’Angleterre pour s’installer à Miami et travailler dans les studios Criteria. C’est un nouveau départ pour le trio qui décident de former un nouveau groupe avec Barry à la guitare, Maurice à la basse, Alan Kendall à la lead guitare, Denis Bryon à la batterie et Blue Weaver aux claviers. Les Bee Gees renouent avec la soul et publient l’album Mr Natural. Le groupe donne un nouveau souffle à sa musique.

 

Période Disco

En 1975, les Bee Gees enregistrent l’album funky, Main Course aux studios Atlantic de New-York et Criteria à Miami. Cet album atteint la 5e place du hit-parade britannique le 2 août 1975 puis la 14e place du hit-parade américain le 20 mars 1976. C’est dans cet album que Barry chantera pour la première fois en falsetto, ce qui contribuera au nouveau son des Bee Gees et à leur regain de popularité. Le single qui en est extrait, Jive Talkin’, est no 5, puis no 1 aux États-Unis le 9 août 1975 dans le Hot 100 du magazine Billboard. Night on Broadway est le second single qui sort en septembre, la chanson se classe 4e aux États-Unis et entre dans les top 20 dans le reste du monde. Fanny Be tender et Come on Over sont les autres succès de cet album. L’année suivante le groupe sort l’album Children of the world, au son plus Rn’b, s’offrant également les services de deux sorciers des studios du moment, Albhy Galuten et Karl Richardson. You Should Be Dancing est leur premier single à l’allure disco (no 6 au RU le 28 août 1976 ; no 1 en EU le 4 septembre 1976). D’autres singles à succès suivront : Love So rightBoogie Child et Children Of the World. Les Bee Gees triomphent à nouveau aux États-Unis, entamant une tournée américaine de 20 dates en novembre et décembre. En janvier 1977 ils donnent quelques concerts au Canada. Ils sortent en mai 1977 leur premier album live Here at Last… Bee Gees… Live : cet album se vend à plus de 5 millions d’exemplaires et se classe dans les top 10 du monde entier. Durant la fin des années 1970 Robin Gibb ne chantera quasiment plus de partie en solo mais se contentera d’accompagner Barry.

En mars 1977, Robert Stigwood, le manager des Bee Gees, produit la musique disco du film Saturday Night Fever (La Fièvre du samedi soir). Il contacte le groupe, qui est en session d’enregistrements aux studios du château d’Hérouville en France, demandant dans l’urgence 4 chansons pour la bande sonore de son projet de film. Finalement, ils en enregistrent cinq nouvelles et en donnent deux autres. Stayin’ AliveNight feverMore than a WomanHow deep is your loveEmotionIf I can’t have youYou should be dancing et Jive talkin. La musique du film est la 54e plus grosse vente d’albums de tous les temps.

Le 10 décembre 1977 la ballade How Deep Is Your Love, extraite du film, est no 3 au Royaume-Uni et no 1 aux États-Unis deux semaines plus tard. Sorti en janvier 1978, le double album contenant la bande sonore originale du film se vend à plus de 45 millions d’exemplaires. Le 23 février 1978 les Bee Gees remportent le Grammy de la « Best Pop Vocal Performance by a Duo, Group or Chorus pour How Deep Is Your Love.

Le 4 mars 1978 Stayin’ Alive se classe quatrième au Royaume-Uni, tandis que le même jour Andy Gibb, avec (Love Is) Thicker Than Water – coécrit avec Barry – déloge Stayin’ alive de la première place. Le 18 mars suivant les Bee Gees, au sommet de leur carrière musicale avec le classique disco Night Fever, détrônent à leur tour Andy, qui détenait la première place du hit-parade américain. Night Fever est no 1 au Royaume-Uni le 29 avril. Le 6 mai 1978 Saturday Night Fever est no 1 mondial.

Saturday Night fever devient un vrai phénomène de société et propulse les Bee Gees au rang de super stars. La musique des Bee Gees passe en boucle dans les radios et dans les nights clubs du monde entier. Ils font la une des magazines people, et la moindre apparition du groupe aux États-Unis déclenche une hystérie chez les fans. L’année 1978 est aussi l’occasion pour les trois frères Gibb devenus des stars planétaires de jouer les acteurs dans le film Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band aux côtés de Peter Frampton, Alice Cooper et Aerosmith. Malheureusement le film produit par Robert Stigwood est un échec commercial.

Barry Gibb écrit et produit la chanson Grease, une autre comédie musicale produite par Robert Stigwood. La chanson est interprétée par Frankie Valli, elle est numéro 1 aux États-Unis en mai 1978. D’autres chansons écrites et produites par les frères Gibb caracolent en tête des charts telles que Emotion interprétée par Samantha Sang et If I can’t Have you chantée par Yvonne Elliman. Leur frère cadet Andy Gibb connaît également une carrière de chanteur et surfe sur le succès avec des titres comme, I just want to be your everythingShadow dancing(Love Is) Thicker Than Water : trois numéros 1 aux États-Unis entre 1977 et 1979. Les chansons sont écrites par ses frères et produites par Barry.

En 1979 les Bee Gees sortent l’album Spirits Having Flown, qui sera également un grand succès avec des titres tels que : TragedyToo much heavenLove You Inside Out, Spirits having flown et Rest your love on me. L’album s’écoule à plus de vingt millions d’exemplaires. Pour célébrer l’année internationale de l’enfance, les frères Gibb décident de reverser les ventes du single Too much heaven à l’UNICEF. La somme reversée est estimée à plus de 7 millions de dollars. C’est également cette année que le groupe entame sa grande tournée américaine The Spirit Tour. Une tournée ambitieuse pour célébrer le succès mondial de Saturday Night fever : le groupe affiche entre juin et octobre 41 dates, loue un Boeing 747 avec le logo de la tournée, des effets spéciaux animent chaque concert ; de plus les trois frères sont vêtus de pantalons blancs moulants avec des vestes pailletées blanches éblouissantes tout le long de la tournée. Parmi les 60 000 personnes au Dodger Stadium de Los Angeles, de nombreuses stars étaient présentes comme Barbra Streisand, Rod Stewart, Cary Grant ou encore John Travolta. Les Bee Gees célèbrent leur succès monstre, ils ont aligné plus de neuf numéros un d’affilée rien que dans les charts américains entre 1975 et 1979, un autre record pour le groupe avec plus de cinq titres simultanément dans le top ten US en avril 1978 ; enfin, en 1980, le groupe a déjà raflé 8 Grammy Awards, toujours aux États-Unis. À la fin de l’année 1979 le groupe sort la compilation Bee Gees Greatest qui regroupe les hits 1975-1979, l’album s’écoule à plus de 8 millions d’exemplaires. Devenus multimillionnaires, les trois frères Gibb s’installent définitivement à Miami Beach et créent leur propre studio de production le Middle Ear Recording Studio.

 

Renouveau

En 1981, le Disco n’a plus la cote, les Bee Gees se séparent de leur producteur Robert Stigwood et ouvrent un nouveau chapitre de leur carrière. Le groupe sort l’album Living Eyes qui n’aura pas le succès monstre des deux précédents albums, mais les singles Living Eyes et He’s a Liar, auront quand même un certain succès. En 1983, Sylvester Stallone produit et réalise le film Staying Alive la suite de Saturday Night Fever, les frères Gibb collaborent à nouveau sur la BO avec 5 nouvelles chansons. Woman in You en est le titre phare.

Après cela ils feront une pause d’environ cinq ans, durant laquelle ils sortiront des albums solo : pour Robin How Old are You (1983), Secret Agent (1984), Walls Haves Eyes (1985), pour Barry Now Voyager (1984), Hawks (1988), et pour Maurice A Breed Apart (1984). Robin Gibb sera celui qui aura le plus de succès en solo avec des titres tels que JulietAnother Lonely Night In New YorkBoys Do Fall in Love et Like a Fool.

Les frères Gibb produiront et composeront aussi des albums à succès pour d’autres artistes internationaux tels que Barbra Streisand avec l’album pop Guilty qui contient le tube planétaire de 1980 Woman in LoveGuilty sera d’ailleurs l’album le plus vendu de sa carrière avec plus de 20 millions de copies dans le monde16. En 1983, Barry et sa team de production Albhy Galuten et Karl Richardson produisent l’album country Eyes That See in the Dark de Kenny Rogers. Le single Islands in the Stream que Kenny interprète en duo avec Dolly Parton est numéro un mondial. D’ailleurs, Barry devient un des trois meilleurs compositeurs de musique pop pour avoir inscrit au billboard US plus de 13 compositions arrivées à la première place entre 1971 et 1983. Enfin, deux autres divas de la soul, Dionne Warwick et Diana Ross, ont sorti des hits entre 1982 et 1985, tels que Heartbreaker et Chain Reaction. Barry compose et produit d’autres chansons telles que Indian Summer en 1985 pour Roy Orbison en duo avec Larry Gatlin, ou encore Your Love Will Save the World pour Percy Sledge. Les frères Gibb participent à l’album des jeux olympiques d’été de Seoul en 1988, avec Shape of Things to Come et Fight en duo avec Eric Clapton. Barry écrit et produit la BO du film Hawks, réalisé par Robert Ellis Miller en 1988 avec la participation de Timothy Dalton. Barry fait la promotion du film avec le single Childood Days en 1988.

En 1986, les trois frères Gibb reforment le groupe mythique. À partir de 1987 les Bee Gees, qui ont déjà vendu plus de 100 millions d’albums, ont une nouvelle période de succès, avec des morceaux pop collant aux styles du moment. La rythmique est différente, plus innovatrice, avec des titres tels que You Win Again en 1987, de l’album E.S.P.OneOrdinary Lives en 1989, de l’album OneSecret LoveWhen He GoneThe Only Love en 1991, de l’album High CivilzationFor Whom the Bell tollsPaying The Price Of love et How to Fall in Love en 1993, de l’album Size Isn’t Everything. Robin Gibb a de nouveau (comme dans la première période : fin des années 1960-début 1970) un rôle de chanteur additionnel avec Barry. Maurice, à partir de cette période (fin des années 1980), va lui aussi avoir plusieurs chansons où il chante quasiment en solo, ce qui avait été précédemment très rare dans la carrière du groupe. C’est aussi à cette période que les Bee Gees perdent leur petit frère Andy qui décède d’une overdose à l’âge de 30 ans, en mars 1988. En 1989, le groupe entame sa première grande tournée mondiale depuis 1979, intitulée One for All Tour. Ils retrouvent un public plus calme. D’avril à novembre les Bee Gees ont tourné en Europe, aux États-Unis, en Australie puis au Japon. Le 8 juin 1989 le groupe se produit pour la première fois depuis le début de sa carrière en France, au Palais Omnisports de Paris-Bercy. Une deuxième tournée européenne en 1991 est écourtée à cause des douleurs de dos de Barry Gibb. En septembre 1993, le groupe fait la promotion de son album Size en Europe sur les plateaux de télévision. Ils choisissent Paris pour la sortie du nouvel album. Le 17 septembre, ils participent à l’émission française Taratata en tant qu’invités d’honneur auprès de Nagui.

En 1995, le groupe rend hommage à Carole King et reprend le titre Will you Still Love me Tomorrow qui apparaît dans l’album hommage Tapestry Revisited. Durant les années 1990, des nouvelles pop-stars reprennent la musique des Bee Gees avec succès : Michael Bolton avec To Love Somebody en 1992, le groupe Take That avec How Deep Is Your Love en 1994, N-Trance avec Stayin’ Alive en 1995, Boyzone avec Words en 1997, les Pras avec Islands in the Stream rebaptisée Ghetto supastar en 1998, le groupe Steps avec Tragedy en 1999, et Destiny’s Child avec Emotion en 2001.

En 1997 les Bee Gees reviennent une nouvelle fois sur le devant de la scène avec un nouvel album, Still Waters, qui sera plutôt un bon succès, surtout grâce à la chanson AloneStill Waters Run Deep et I Could Not Love You More complètent les succès de l’album. Cette année est aussi marquée par de nombreuses récompenses de l’industrie de la musique, Les Bee Gees se voyant décerner les Brit Awards à Londres, l’American Music Awards à Los Angeles et, sacre de l’année, le 15 mai ils sont intronisés au Rock and Roll Hall of Fame. Le 14 novembre 1997, pour célébrer leurs trente ans de carrière, les Bee Gees donnent un concert à Las Vegas appelé One Night Only. Céline Dion les rejoint en guest star pour interpréter Immortality, morceau qu’ils ont composé pour elle. Ils sortent dans la foulée l’album live, qui se vend à plus de 7 millions d’exemplaires. Ce concert est suivi d’une tournée mondiale donnant un seul concert par continent, avec 40 000 personnes à Dublin le 29 août 1998, ensuite en Angleterre avec 56 000 personnes au stade de Wembley à Londres le 5 septembre 1998, en Argentine avec 40 000 personnes à Buenos Aires le 17 octobre 1998, en Afrique du Sud avec 50 000 personnes à Johannesburg le 28 novembre 1998 et finalement le 27 mars 1999 dans le nouveau stade australien Olympic Stadium de Sydney, réunissant plus de 72 000 personnes.

En 2001, ils sortent leur dernier album, This Is Where I Came In. Avec cet ultime opus, les frères Gibb brillent à nouveau dans les genres, avec les titres This is where I came In, She keeps on coming, Man in the middle au son très sixties qui rappellent beaucoup leurs titres de 1967. Mais cet album sera leur dernier, à la suite de la mort de Maurice deux ans plus tard.

 

Disparition progressive du groupe

En janvier 2003 Maurice Gibb succombe à une crise cardiaque à l’âge de 53 ans. Barry et Robin sont dévastés et déclarent que le nom Bee Gees ne peut être associé qu’aux trois frères ensemble. Pourtant il est plusieurs fois question de réunion, sans que cela puisse aboutir.

Entre 2003 et 2007, Robin continue de promouvoir la musique des Bee Gees en donnant plusieurs concerts en Europe et en participant à des spectacles télévisés. En 2003, il sort Magnet, son nouvel album solo, et participe la même année à l’émission anglaise la Fame Academy en tant que membre du jury.

En janvier 2005 Barry et Robin font partie du super groupe One World Project avec Cliff Richard, Brian Wilson, Boy George, Gary Moore et Russell Watson. Ils sortent le single Grief Never Grows Old. Ce projet caritatif a pour but de récolter des fonds destinés à la population indienne durement frappée par le séisme et le tsunami de décembre 2004.

En février 2006, Barry et Robin donnent un concert de charité pour la lutte contre le diabète à Miami. C’était leur première réunion depuis la mort de Maurice.

En 2009, lors d’une nouvelle réunion, Barry Gibb disait : « Nous avons déjà perdu deux frères, nous resterons toujours ensemble, même si Robin habite Londres et moi Miami. » Malgré la mort de leur frère Maurice, le groupe se reforme au moins théoriquement en octobre 2009.

En octobre 2010, Robin Gibb, interviewé par le Daily Mail (publication du Royaume-Uni), confirme que l’histoire des Bee Gees serait racontée dans un film de Steven Spielberg. Robin déclare au Daily Mail : « Le film sera interprété par des acteurs très connus. Ce sera l’histoire de notre vie. Barry et moi serons impliqués dans l’aspect technique. » Un des défis pour Spielberg sera de reproduire les harmonies à trois voix distinctives des frères et le fausset de Barry. Robin dit : « J’aimerais que nos enregistrements originaux soient utilisés, car il est très difficile de les imiter. » Finalement ce film ne verra jamais le jour.

Le 20 mai 2012, Robin Gibb meurt des suites d’un cancer du côlon et du foie à Londres, âgé de 62 ans. Barry Gibb devient alors le dernier membre des Bee Gees encore en vie.

Barry Gibb entame entre février 2013 et juin 2014 sa première tournée mondiale en solo intitulée The Mythology Tour. Il rend hommage à ses frères en reprenant les plus grands succès des Bee Gees. Il donne des concerts en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Angleterre, en Irlande et aux États-Unis. En juin 2016, Barry sort un nouvel album solo intitulé In the Now. C’est un album qu’il a composé et produit avec ses deux fils, Steve et Ashley Gibb.

Le 16 avril 2017 aux États-Unis, deux jours après la 59e édition des Grammy Awards, l’Académie nationale des arts et des sciences rend hommage aux Bee Gees et célèbre les quarante ans de Saturday Night Fever à travers un live intitulé Stayin’ Alive, A Grammy Salute to the Music of the Bee Gees, diffusé sur la chaîne américaine CBS. Une pléiade de grandes stars ont interprété les morceaux mythiques des frères Gibb à l’instar de Céline Dion, John Legend et Stevie Wonder, Demi Lovato, Pentatonix, Keith Urban, Ed Sheeran et Tory Kelly.

Le 26 juin 2018, Barry reçoit le titre de chevalier au palais de Buckingham par le prince Charles. Sir Barry Gibb rejoint les grands noms de la musique pop, tels que Paul McCartney, Mick Jagger ou encore Elton John.

 

L’enregistrement des harmonies et la composition des chansons.

L’enregistrement des harmonies en studio

Les Bee Gees ont réalisé leurs premiers enregistrements à la fin des années 1950 après avoir été découverts par le DJ de radio Bill Gates et le pilote automobile Bill Goode à Redcliffe, en Australie. La constante était leur engagement sur des performances musicales fortes et des harmonies serrées. Ces auteurs-compositeurs prolifiques se sont fait les dents dans le monde d’avant l’Auto-Tune.

L’ingénieur musical John Merchant a commencé à travailler avec les Bee Gees à la fin des années 1980. Il a continué à travailler avec le groupe pendant les années suivantes au cours desquelles il a acquis une compréhension approfondie de l’unicité du processus des Bee Gees. En particulier, il a noté comment les frères enregistraient leurs harmonies non séparément, mais en tandem.

« La façon dont la plupart des artistes enregistrent les harmonies vocales consiste à enregistrer une partie à la fois et à la peaufiner », dit-il. « Ensuite vous empileriez les autres harmonies par-dessus. Les Bee Gees le faisaient parfois, mais le plus souvent ils chantaient les trois sur un même micro et découvraient ensemble comment les harmonies devraient être. »

Karl Richarson, l’ancien ingénieur des Bee Gees, se rappelle : « En 1977, toutes les parties d’harmonie enregistrées étaient des doubles et des triples et nous installions les garçons sur un seul microphone — généralement un Neumann U67 ou U87. J’ai essayé plusieurs fois de les enregistrer en omni, mais pour une raison quelconque cela n’a jamais fonctionné avec eux. C’est une des choses où le manuel vous dit une chose et la réalité autre chose. La nature de leur voix se prêtait également à l’enregistrement de cette façon. Robin avait un vibrato clair dans sa prestation, Maurice n’en avait guère et Barry avait parfois un vibrato et parfois non, et quand il le faisait c’était plutôt un trémolo. Cela vous donne un mélange très unique, et ce son unique ne marche que parce qu’ils sont frères. Ils ont ça dans leur ADN. »

Michel Marie, assistant de studio du château d’Hérouville, se souvient avoir été surpris par la façon dont les Bee Gees enregistraient leurs harmonies. « Quand j’ai appris qu’ils seraient trois à chanter, j’ai installé trois casques et trois micros différents. Ils ont dit « Non, non ! » et m’ont demandé un seul micro et pas d’écouteurs, juste un petit haut-parleur sur le côté, se regardant. Ils étaient parfaits. Et quand je les ai entendus j’ai su ce que signifiait « bon chant » : même sur la première prise ils étaient parfaits, dans l’air, dans le rythme… Je n’étais pas habitué à ça avec les chanteurs français ! »

 

La composition des chansons en studio

En ce qui concerne l’écriture de chansons, John Merchant a déclaré : « Les Bee Gees venaient au studio pour des sessions marathon où ils installaient un simple groove de batterie sur la boîte à rythmes et lançaient des idées musicales pendant des heures. Barry pouvait jouer de la guitare pendant que Maurice jouait au clavier et Robin chantait et proposait des idées mélodiques ou lyriques. Ils enregistraient le tout sur des bandes audio numériques (DAT), chacune d’une durée de quelques heures. Chaque fois qu’un joyau d’une idée se produisait, ils lisaient la bande et adoptaient cette idée, plus tard en s’appuyant sur elle. »

« En ce qui concerne le processus d’écriture, je n’ai jamais vu personne d’autre le faire de cette façon », ajoute Merchant.

Les harmonies caractéristiques des Bee Gees étaient souvent accompagnées d’arrangements d’orchestre ou de cuivres tout aussi riches. Le fait qu’aucun des frères n’ait jamais appris à lire la musique ne les a jamais empêchés de construire des mondes musicaux luxuriants. Merchant a déclaré que Barry chantait généralement les idées instrumentales qu’il avait, qui seraient ensuite transcrites et interprétées par d’autres musiciens.

Le groupe travaille avec plusieurs arrangeurs, y compris Bill Shepherd tout au long des années 1960, et plus tard le producteur Arif Mardin, qui a aidé Barry à trouver son fausset légendaire lorsqu’il a suggéré à Barry de faire monter sa voix d’une octave lors de l’enregistrement de Main Course (1975).

Mardin a dit un jour : « Avec les Bee Gees, lorsque nous faisions l’album Main Course, il y avait un flux total de créativité en studio, tout le monde était enthousiasmé. »

Merchant déclare pour la chanson Immortality : « Barry a commencé à jouer l’intro de la chanson. Maurice a écouté et a joué le premier accord, puis trois minutes et demie plus tard ils ont écrit la chanson — en temps réel, en un seul passage. J’ai la chair de poule en racontant cette histoire. C’était incroyable. Barry changerait d’accord, et Maurice serait là immédiatement, comme s’il savait où Barry allait. Ils se sont enfermés ensemble d’une manière, à la fois en termes de timing et d’intonation, que seul quelqu’un qui sait ce que l’autre pense avant de penser que cela pourrait le faire. Donc, la façon dont vous entendez Céline Dion interpréter Immortality maintenant est exactement comment ils l’ont fait ce soir-là. »

Les Bee Gees ont ainsi écrit plus de mille trente chansons au cours de leur carrière.

 

Le son du disco

Ensemble, les Bee Gees, Karl Richardson et Albhy Galuten ont créé ce que la plupart d’entre nous considèrent comme le son du disco, mais ce n’était pas leur intention d’inventer un nouveau style. L’ingénieur Karl s’en souvient : « Nous n’avons jamais connu le disco et nous n’avons pas pensé au disco. Nous pensions que nous faisions des disques de rythmique et de blues. Tout était question de R&B. Nous aimions tous ces trucs, nous ne savions tout simplement pas comment faire ! » « Nous étions en train de rebondir et de sous-mélanger tous ces trucs à chaque étape du processus. Et nous voulions que chaque partie soit parfaite, c’est donc devenu un monde très percutant dans lequel nous vivions. Chacun de nous savait ce en quoi les autres étaient bons, et nous laissions faire les choses. Le résultat a atteint des records. Le son que nous avons trouvé était donc notre son, et pour l’album Saturday Night Fever nous avons enregistré tous les morceaux en France puis mixé à Miami et à Los Angeles. »

« Par exemple Night Fever a été enregistré en France. Maurice jouait de la basse DI avec son médiator, Dennis Byron jouait de la batterie, Blue Weaver du clavier, Alan Kendall de la guitare rythmique et Barry jouait du rythme et chantait le pilote. La batterie était la seule chose conservée de ce morceau en prise directe.  Et toutes les autres parties ont été superposées, comme la partie de clavier qui a été soigneusement conçue. Je veux dire, de nombreuses parties n’étaient pas là depuis le début. Blue, Barry, Albhy et moi nous asseyions et disions : « Cet accord sonne bien là-bas, mais que diriez-vous quand le guitariste dit « dang, wa-tang » ? Voulez-vous la septième dans l’accord ou voulez-vous laisser ce trou là-bas ? C’était le genre de choses qui devaient être réglées. Tout était très orchestré. C’était un processus de création en studio. »

« Nous n’avions pas de directives. La seule règle était qu’il n’y avait pas de règles, donc nous pouvions faire n’importe quoi. »

 

Influences musicales et héritage

Les Bee Gees ont été influencés par les Beatles, les Everly Brothers, les Mills Brothers, Elvis Presley, les Rolling Stones, Roy Orbison, les Beach Boys, Stevie Wonder, Otis Redding et les Hollies.

Beaucoup d’artistes ont été influencés par les Bee Gees, citons : Les Pet Shop Boys, George MichaelBilly Joel, David Bowie, Brian Wilson, Madonna, Noel Gallagher et Elton John.

Brian May de Queen a déclaré : « Bien sûr que j’étais et suis un grand fan des créations musicales des Bee Gees. Sans aucun doute au sommet de l’écriture de chansons considérée au cours des trente dernières années, n’est-ce pas ? Mes plus beaux souvenirs ne sont pas leurs succès avec Saturday Night Fever, qui étaient vraiment une renaissance dans la popularité des Bee Gees, mais plutôt les premières chansons révolutionnaires de 1967 à 1971… Je me souviens avoir chanté ces chansons avec mon pote Tim Staffell de Smile et Freddie Mercury dans le bon vieux temps. » May a également salué la chanson You Win Again comme l’une des plus grandes chansons des années 1980.

John Lennon a fait l’éloge des Bee Gees dans son interview avec le magazine Playboy en 1980 : « Essayez de dire aux enfants des années 1970 qui criaient aux Bee Gees que leur musique était juste celle des Beatles refaite. Ils ont fait un sacré bon travail. Il ne se passait rien d’autre à l’époque. »

Michael Jackson, qui a également été influencé par les Bee Gees, a déclaré : « J’ai pleuré en écoutant leur musique. Je connaissais chaque note, chaque instrument. »

Paul McCartney a rappelé : « C’est sur la chanson Mining Disaster que Robert Stigwood m’a joué que j’ai dit signez-les, ils sont super. »

Ringo Starr a déclaré : « Les Bee Gees de notre époque étaient assez importants, en particulier les harmonies. »

L’auteur-compositeur-interprète américain Gavin DeGraw a parlé de l’influence des Bee Gees avec leur propre musique ainsi que leur composition : « Parlons des Bee Gees. C’est un groupe emblématique. Pas seulement un grand groupe, mais un grand groupe d’auteurs-compositeurs. Même longtemps après le succès des Bee Gees dans les charts, ils écrivaient encore des chansons à succès pour d’autres personnes. Leur talent est allé bien au-delà de leur moment de succès à la fin des années 1970. C’est une perte pour l’industrie de la musique et une perte pour un groupe emblématique. La beauté de cette industrie est que nous rendons hommage et que chaque artiste à venir est un fan d’une génération avant, donc il y a un vrai élément de tradition. »

 

Impact sur la musique

Les Bee Gees font partie de la culture pop avec leur contribution au phénomène disco et la bande originale du film Saturday Night Fever en 1978. La bande originale représente l’héritage musical d’un phénomène de société de la fin des années 1970. L’album s’est vendu aujourd’hui à plus de quarante-cinq millions d’exemplaires. Il contient six titres classés numéro un dans les charts américains, qui sont devenus des classiques du genre dans la mémoire collective. Stayin’alive, Night Fever, More than a Woman ou encore You should be dancing.

Pourtant la contribution des frères Gibb à ce courant de musique n’est qu’épisodique dans leur longue et immense carrière. Les Bee Gees ne se sont pas cantonnés à un seul genre. Ils n’ont cessé d’appliquer leur talent d’écriture et d’harmonies à tous les genres musicaux qui marchaient à chaque époque de leur carrière.

Dans leur discographie on compte des albums exceptionnels tels que « Bee Gees 1st » qui contient à lui seul tous les courants musicaux de la fin des années 1960. Avec du baroque, de la soul, du psychédélisme, du folk, de la pop et du rock. Les frères Gibb ont produit un album qui figure parmi les meilleures productions de l’année 1967. Les Bee Gees gravent New York Midnight DesasterI can see NobodyTurn in this CenturyTo Love Somebody. L’album Trafalgar, sorti en 1971, met en avant la qualité d’écriture mais aussi les harmonies vocales des frères Gibb et les vibratos de Robin et Barry. Les chansons sont toutes aussi monumentales telles que How can you Mend a Broken HeartDearestIsraelWalkin Back to Waterloo. L’album Main Course de 1975 apporte une évolution musicale dans la carrière du groupe, les frères Gibb osent s’aventurer dans la musique rn’b, soul, funcky, country et soft rock. Ils gravent Jive talkinNight on BroadwayCome on OverSongbird. Leur premier album live Here at Last… Bee Gees… Live de 1976, sorti au printemps 1977, montre une prestation rock et plus mature du groupe avant leur explosion médiatique deux ans plus tard. Les Bee Gees avec Maurice à la basse, accompagnés de leur musiciens Alan Kendall à la guitare, Blue Weaver au synthétiseur, Dennis Bryon à la batterie ainsi que Karl Richarson aux arrangements, sonnent comme un vrai groupe et donnent une prestation musclée de leurs plus grands tubes tels que To Love SomebodyYou Should be DancingJive talkin’Come on Over. L’album Spirits Having Flown, sorti en 1979, montre les frères Gibb au sommet de leur art en exploitant toute l’ambiance rn’b et soul avec l’utilisation principale du falsetto de Barry. Cet opus n’est d’ailleurs pas un album disco. Le groupe publie I’m Satisfied, Living Together, Love you Inside Out.

L’héritage musical des Bee Gees réside aussi dans les mélodies et ces morceaux intemporels. Le catalogue des frères Gibb recèle d’incroyables morceaux : Odessa, sorti en 1969, est une pure merveille dans le genre baroque. C’est un morceau épique d’environ huit minutes avec de la guitare, du piano, des harpes, des orgues d’église, des chorales et des nappes de violons dignes de Walt Disney. Le vibrato poignant de Robin et les harmonies à n’en plus finir. La chanson raconte le naufrage d’un bateau au xixe siècle. L’un des points révolutionnaires des frères Gibb à cette époque dans la musique pop, c’était de produire des chansons énigmatiques liées à des événements historiques. Comme Odessa ou encore leur premier single New York Mining Desaster 1941 sorti en juin 1967. Dear Mr Kissinger, datant de 1973, est une ballade folk country où les Bee Gees osent s’exprimer politiquement contre le système américain. A Lonely Violin résume un peu cette période creuse des Bee Gees en 1973. Mais ce titre est l’un des plus émouvants jamais composés par Barry.

Au moins deux mille cinq cents artistes ont enregistré leurs chansons. De nombreuses légendes de la musique ont repris des titres des Bee Gees, tels qu’Elvis Presley : Words (1971), Janis Joplin, Nina Simone : To Love Somebody (1969), Al Green : How can you Mend a Broken Heart, Elton John : Don’t Forget to Remember (1969), Alton Ellis : Massachusetts, Dean Martin : Sweetheart (1971), ou plus récemment en public Bruce Springsteen avec Stayin’Alive (2014).

Les Bee Gees possèdent aussi un répertoire musical immense qui couvre tous les styles musicaux. Jamais un tel répertoire n’a attiré un public aussi varié. Depuis les années 1960 et sur quatre décennies, le groupe a produit sa musique populaire dans un style pop psychédélique, folk, rock, baroque, country, soul, et rn’b. Les frères Gibb ont ainsi composé plus de mille trente chansons. Ils comptent à leur actif plus d’une quarantaine de succès. Stayin’ AliveHow Deep is your LoveTo Love Somebody, Islands in the Stream, Woman in Love sont les titres les plus repris dans le monde. Les plus grands noms de la musique ont toujours apporté un crédit, une admiration à la musique des Bee Gees. D’ailleurs, Bono, le chanteur de U2, déclara en 2001 dans une émission britannique : « En matière de groupes, il existe cinq catalogues extraordinaires qui me rendent malade d’envie. Nul besoin d’affirmer que les Bee Gees sont tout en haut au côté des Beatles. »

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/97664-Bee-Gees

ARTISTS UNITED AGAINST APARTHEID

Artists United Against Apartheid était un groupe de protestation fondé en 1985 par l’activiste et interprète Steven Van Zandt et le producteur de disques Arthur Baker pour protester contre l’apartheid en Afrique du Sud . Le groupe a produit la chanson  » Sun City  » et l’album Sun City cette année-là, qui est considéré comme une chanson anti-apartheid notable.

 

Sun City

Sun City est un complexe de luxe et un casino, développé par le magnat de l’hôtellerie Sol Kerzner dans le cadre de son groupe de propriétés Sun International . Il a été officiellement inauguré le 7 décembre 1979, alors situé dans le bantoustan du Bophuthatswana . Comme le Bophuthatswana avait été déclaré État indépendant par le gouvernement de l’ apartheid sud-africain (bien qu’il ne soit reconnu comme tel par aucun autre pays), il pouvait proposer des divertissements tels que des jeux de hasard et des spectacles de revue topless, qui étaient interdits en Afrique du Sud. Pour protester contre l’apartheid, un boycott international par les artistes s’est poursuivi pendant des années, bien que certains, comme les Beach Boys, Linda Ronstadt, Cher, Millie Jackson, Liza Minnelli,  Frank Sinatra (1981), Paul Anka, Status Quo, Rod Stewart (juillet 1983), Elton John (octobre 1983), et Queen, l’ont ignoré.

 

 

Écriture et enregistrement

Van Zandt s’est intéressé à écrire une chanson sur Sun City pour faire des parallèles avec le sort des Amérindiens. Danny Schechter, un journaliste qui travaillait alors avec ABC News ‘ 20/20 , a suggéré de transformer la chanson en un autre type de  » We Are the World « , ou comme l’explique Schechter,  » une chanson sur le changement et non la charité, la liberté et non la famine.  »

Lorsque Van Zandt a fini d’écrire  » Sun City « , lui, Schechter et le producteur Arthur Baker ont passé les mois suivants à chercher des artistes pour participer au projet. Van Zandt a d’abord refusé d’inviter Springsteen, ne voulant pas profiter de leur amitié, mais Schechter n’a eu aucun problème à demander et Springsteen a accepté l’invitation. Van Zandt hésitait également à appeler le légendaire artiste de jazz Miles Davis . Schechter a initié le contact et Davis a également accepté. Finalement, Van Zandt, Baker et Schechter rassembleront un éventail d’artistes, décrits par le critique de rock Dave Marsh comme « la formation la plus diversifiée de musiciens populaires jamais réunie pour une seule session », dont DJ Kool Herc,Grandmaster Melle Mel, Ruben Blades, Bob Dylan, Pat Benatar, Herbie Hancock, Ringo Starr et son fils Zak Starkey, Lou Reed, Run–DMC, Peter Gabriel, Bob Geldof, Clarence Clemons, David Ruffin, Eddie Kendricks, Darlene Love, Bobby Womack, Afrika Bambaataa, Kurtis Blow, The Fat Boys, Jackson Browne, Daryl Hannah, Peter Wolf, Bono, George Clinton, Keith Richards, Ronnie Wood, Bonnie Raitt, Hall & Oates, Jimmy Cliff, Big Youth, Michael Monroe, Stiv Bators, Peter Garrett, Ron Carter, Ray Barretto, Gil Scott-Heron, Nona Hendryx, Kashif, Lotti Golden, Lakshminarayana Shankar et Joey Ramone.

Ces artistes ont également juré de ne jamais se produire à Sun City, car cela leur semblerait être une acceptation de l’apartheid.

Schechter s’était également chargé de documenter les sessions sur vidéo et de produire un documentaire sur les coulisses, en collaboration avec des équipes de tournage 16 mm et des sociétés de production indépendantes. Le réalisateur oscarisé Jonathan Demme a réalisé l’action en direct à New York. Demme a dirigé Lucky Goldberg, réalisateur, producteur et directeur de la photographie pour ThunderVision Media Ltd (1986-1993) et président de Hollywood New York International à partir de 1993 – actuellement, pour faire la cinématographie à main levée afin de capturer l’essence du premier concert en direct innovant au monde dans les rues, capturant toutes les scènes colorées et mémorables qui se produisent entre les artistes et les gens. Lucky a travaillé avec le producteur et partenaire Paul Allen de ThunderVision Media Ltd, basé à New York aux studios Kaufman Astoria, qui a été rénové à partir des premiers studios Paramount originaux de style hollywoodien sur la côte Est, dans les années 1920, pour capturer l’action. Lucky et Paul ont introduit une nouvelle technologie de caméra pour travailler aux côtés des équipes de 16 mm, la caméra monobloc – le format ReCam de Panasonic pour une couverture portable étendue de deux jours des artistes se produisant dans les rues de Manhattan ainsi qu’une interprétation de « Sun City » dans le Washington Square Park de Manhattan. Environ 150 policiers ont entouré tout le parc à cheval et à pied pour sécuriser la zone de la représentation, qui comprenait Van Zandt, Bono, Springsteen, s Format ReCam pour une couverture portable étendue de deux jours des artistes se produisant dans les rues de Manhattan ainsi qu’une interprétation de « Sun City » dans le Washington Square Park de Manhattan. Environ 150 policiers ont entouré tout le parc à cheval et à pied pour sécuriser la zone de la représentation, qui comprenait Van Zandt, Bono, Springsteen, s Format ReCam pour une couverture portable étendue de deux jours des artistes se produisant dans les rues de Manhattan ainsi qu’une interprétation de « Sun City » dans le Washington Square Park de Manhattan. Environ 150 policiers ont entouré tout le parc à cheval et à pied pour sécuriser la zone de la représentation, qui comprenait Van Zandt, Bono, Springsteen, les Fat Boys, Mötley Crüe, Afrika Bambaataa, Nona Hendryx et bien d’autres. L’un des clichés les plus remarquables a été pris lorsque Bono et Lucky ont eu la même ambiance pour capturer le point culminant du film – Bono a fait un signe de tête à Lucky, qui s’est ensuite positionné sur le sol, s’élançant alors que Bono dansait et chantait jusqu’à l’avant du film. tous les autres artistes. Puis, pour que tout le monde puisse le voir, Bono a planté un énorme baiser sur la joue de Darren Robinson, chanteur des phénoménaux Fat Boys, dans sa veste en satin jaune et son chapeau rouge. Goldberg et Allen ont ensuite tourné Sun City II à Central Park, capturant la politique et la musique de l’esprit du « Sun City » primé de Little Steven, y compris des entretiens avec Peter Gabriel et Bono.

Schechter a invité MTV à s’impliquer et a demandé à un ami, Hart Perry, de filmer les sessions. Au cours du film, Schechter demande aux artistes d’expliquer leur implication dans le projet avec leurs propres mots : « Sun City est devenu le symbole d’une société très oppressive et qui nie les droits fondamentaux à la majorité de ses citoyens », a déclaré Jackson. Browne. « Dans un sens, Sun City est aussi un symbole du » droit « de cette société à se divertir de la manière qu’elle veut, à essayer essentiellement de nous acheter et d’acheter l’opinion mondiale. » Se souvient Schechter, « J’ai été surpris que bon nombre des rock’n rollers les plus connus soient si timides en matière de publicité. La plupart d’entre eux avaient des publicistes qui mettaient en scène leurs apparitions dans les médias. Ils n’étaient pas habitués à ce que les caméras les piquent au visage.

« Quand Miles a commencé à improviser en studio… Steven et Arthur Baker ont insisté pour que je ne l’approche pas avec une caméra. ‘C’est Miles, mec' », a déclaré Arthur Baker. « Il est erratique, idiosyncrasique, explosif. Sauvage. Ne plaisante pas avec lui quand il joue … » J’ai fait irruption dans la cabine pendant que Davis s’installait, je me suis présenté et j’ai demandé si nous pouvions le filmer. À travers la vitre, je pouvais voir Steve et Arthur, la tête dans les mains, convaincus que j’avais tout raté. Miles a souri. « Allez, ordonna-t-il, allez. » Et nous l’avons fait, obtenant des images inestimables en plus. »

En plus de « Sun City », un certain nombre d’autres chansons ont été enregistrées, constituant l’album Sun City (album) | Sun City ‘.

 

Libérer

Pendant un certain temps, Van Zandt et Arthur Baker ont fait le disque sans maison de disques ni soutien financier extérieur. Van Zandt en a financé une grande partie tandis que le producteur Arthur Baker (remarquable pour son travail avec Afrika Bambaataa et New Order) a donné du temps de studio. Manhattan / EMI Records, sous la direction de Bruce Lundvall, est venu à bord, acquérant les droits sur l’enregistrement et permettant à Van Zandt et Arthur Baker de payer une partie des factures. Un avocat engagé de la maison de disques, feu Rick Dutka, a également fait don de son temps, aux côtés d’un avocat réputé de l’industrie de la musique, feu Owen Epstein, ainsi que de l’assistante de Van Zandt, Zoë Yanakis. En outre, certains des meilleurs ingénieurs du son, musiciens de studio et studios d’enregistrement de New York ont ​​donné de leur temps ainsi que les artistes qui ont participé à l’enregistrement de Sun City. En plus des voix principales fournies par des artistes notables Bruce Springsteen, Bono, Darlene Love, Run DMC, Lou Reed, Eddie Kendricks,Bonnie Raitt, Nona Hendryx et d’autres, le son vocal de fond caractéristique a été créé par Lotti Golden, BJNelson et Tina B.

Les liens de Schechter avec ABC News présentaient certains risques. « Je ne pouvais pas dire à ABC ce que je faisais à côté », se souvient Schechter. « Ils n’auraient pas approuvé. Je savais que je ne pouvais pas non plus proposer une histoire sur Sun City, parce que j’avais dépassé les limites et fait partie de l’histoire. J’ai essayé et surtout réussi à garder mon nom hors des journaux et mon mug de la vidéo. J’étais terrifié à l’idée que 20/20 me largue s’ils savaient ce que je faisais, surtout si mon affiliation avec ABC y était entraînée, même si le réseau n’avait rien à voir avec le projet. J’ai travaillé même plus dur à ABC, produisant plus d’histoires que beaucoup de mes collègues, donc je ne pouvais pas être accusé de me relâcher. »

 

Réaction

Chanson

La chanson « Sun City » n’a été qu’un succès modeste aux États-Unis, atteignant la 38e place du classement Billboard Hot 100 en décembre 1985. Seule la moitié environ des stations de radio américaines ont joué « Sun City », certaines s’opposant à la la critique explicite des paroles de la politique d’« engagement constructif » du président Ronald Reagan.

Pendant ce temps, « Sun City » a été un succès majeur dans les pays où il y avait peu ou pas de résistance des stations de radio au disque ou à ses messages, atteignant la 4e place en Australie, la 10e au Canada, la 3e aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. La chanson a été interdite en Afrique du Sud.

 

Documentaire

Van Zandt et Schechter ont également eu du mal à faire voir le documentaire. Public Broadcasting Service (PBS) a refusé de diffuser le film à but non lucratif The Making of Sun City même s’il a remporté les plus grands honneurs de l’ International Documentary Association en 1986; PBS a affirmé que les artistes présentés étaient également impliqués dans la réalisation du film et étaient donc «auto-promus». (En revanche, PBS a choisi de diffuser The Making of  » Raiders of the Lost Ark  » , qui a été réalisé comme un exercice promotionnel par Paramount Pictures et Lucasfilm Ltd. à but lucratif ) En 1987, WNYC-TV, la chaîne de télévision publique appartenant à la ville de New York , a diffusé une version mise à jour du documentaire, produite par le cinéaste Bill Lichtenstein avec Schechter. Le film comprenait des mises à jour sur la station balnéaire de Sun City et l’apartheid ainsi que sur le succès de la vidéo « Sun City ». En plus de diffuser le documentaire, WNYC-TV a rendu le film disponible sur le système PBS aux chaînes de télévision publiques à travers le pays pour diffusion.

 

Impact global

L’album et le single ont permis de récolter plus d’un million de dollars américains pour des projets anti-apartheid. Il a été présenté pour la première fois aux Nations Unies, grâce au Comité spécial contre l’ apartheid et à des officiers de l’ ONU comme Aracelly Santana.

Le disque n’a jamais atteint le succès financier de  » We Are the World « , bien qu’Oliver Tambo et l’école de l’ANC en Tanzanie  » aient été vraiment heureux quand nous leur avons donné un gros chèque « , selon Schechter.

En Afrique du Sud, « Sun City » inspirera plus tard le musicien Johnny Clegg à créer une organisation locale similaire à celle de Van Zandt, et « Sun City » devient également le catalyseur de la série télévisée South Africa Now .

 

Post-apartheid

Avec la fin du régime d’apartheid en 1994 et la réintégration de Sun City et d’autres anciennes régions théoriquement indépendantes dans l’État sud-africain, « Sun City » a cessé d’être une protestation contemporaine et est devenue un document historique.

En 1997, l’homme qui a créé Sun City, Sol Kerzner, est venu aux États-Unis pour construire Mohegan Sun, un casino de jeu amérindien.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/143887-Artists-United-Against-Apartheid

ARTHUR BAKER

Arthur Baker (né le 22 avril 1955) est un producteur de disques américain et DJ surtout connu pour son travail avec des artistes hip hop comme Afrika Bambaataa et Planet Patrol , ainsi que le groupe britannique  New Order. Il est également connu pour avoir remixé la chanson de Jill Jones « Mia Bocca » sur le single 12″, extraite de son premier album éponyme Jill Jones (1987), sorti sur Prince’s Paisley Park Records , ainsi que pour avoir remixé la chanson des Pet Shop Boys. , « In The Night ».. Son remix de la chanson a été utilisé comme thème principal de l’ émission télévisée de la BBC The Clothes Show entre 1986 et 1994. Il a également remixé » The Massive Jungle Mix « pour le top 40 britannique de Tina Turner de son album de 1996 Wildest. Dreams  » Whatever You Want  » (co-écrit par lui-même, Taylor Dayne et Fred Zarr ). Les chansons d’Arthur Baker sont représentées par Downtown Music Publishing.

 

Biographie

Début de carrière

Né à Boston , Massachusetts , Baker a commencé à travailler comme DJ de club à Boston au début des années 1970, où il était connu pour jouer de la soul qui plaisait à la foule et de la soul de Philadelphie. Néanmoins, il avait peu de patience pour le DJ, déclarant dans une interview: « [Si] je n’avais pas une bonne réaction sur un disque, je l’arracherais, le briserais et le jetterais sur la piste de danse. »

La carrière de producteur de Baker a commencé par quelques sessions d’enregistrement disco à Boston. Le légendaire remixeur disco Tom Moulton , qui était signé à Casablanca à l’époque, devait sortir son propre album dans le cadre de l’accord pour travailler pour le label. Le frère de Tom, Jerry, est tombé sur les sessions écrites et enregistrées par Baker, Tony Carbone et Larry Wedgeworth et les a achetées dans le cadre d’un accord avec Baker. Moulton a ensuite remixé les morceaux et les a sortis comme son album de 1979 « TJM » Baker a parlé de l’album dans une interview avec Red Bull Music Academy en 2012.

« Eh bien, quand j’étais à Boston, je suis allé dans un studio d’enregistrement… Intermedia Studios… le premier album d’ Aerosmith a été enregistré là-bas. J’ai suivi un cours d’ingénierie là-bas… à partir de là, j’ai continué à faire des choses… .. Je suis allé voir ma famille et j’ai emprunté environ mille dollars, à ma grand-mère, mon père, à peu près n’importe qui. J’ai obtenu de l’argent d’eux et j’ai décidé de faire un album. Quelque chose comme un Gamble & Huffalbum. C’était comme faire un album complet avec des cordes sur chaque morceau. Je veux dire, c’était fou, et j’ai probablement dépensé environ 15 000 dollars. Et puis le frère de Tom Moulton l’a entendu et a dit « Oh on adore les chansons, on va vous les acheter mais on va tout réenregistrer. » C’était donc la première fois que je me faisais baiser dans l’industrie du disque. Écoutez celui-ci ! Donc, en gros, il a dit : « Voilà l’argent, vous aurez la publication. » Parce que vous savez, j’avais écrit toutes les chansons. Et il a dit : « Nous voulons juste les cassettes, nous n’allons pas les utiliser mais nous les voulons juste pour mieux les écouter. Alors bien sûr, je lui ai donné les multipistes, et un an plus tard, c’est sorti sous le nom de TJM. Il avait utilisé tout ce que j’avais fait, et il l’avait en quelque sorte remixé ou mixé. Donc, je me suis un peu foutu de celui-là. »

Arthur  Baker

Baker a également sorti un single sous le nom de « North End » sur West End Records en 1979, « Kind of Life (Kind of Love) ».

 

Remixeur/producteur

En 1981, Baker s’installe à New York , où il continue à être DJ tout en poursuivant une carrière de producteur. Son premier single à succès fut  » Happy Days « , qu’il sortit sous le nom de North End sur Emergency Records en 1981.

Au début des années 1980, avant l’apparition des équipements d’enregistrement numérique une décennie plus tard, Baker et ses contemporains ont créé des remix sur bande analogique. Il a travaillé en étroite collaboration avec les Latin Rascals , qui ont été influencés par les travaux antérieurs de Tom Moulton , John Morales (de Morales et Munzibai ) et Walter Gibbons , le créateur du premier single de 12 pouces disponible dans le commerce, un remix de Double Exposure ‘ s « Ten Percent. ». Les Latin Rascals finiront par éditer le travail de tous les grands producteurs de musique de danse des États-Unis actifs dans les années 1980, mais au début, le duo faisait partie du cercle de Baker.

Baker a ensuite travaillé pour le label hip-hop Tommy Boy Records , où il a produit Afrika Bambaataa et le single  » Planet Rock  » de Soul Sonic Force , qui a été un succès à l’été 1982. Le disque combinait des éléments de deux enregistrements de Kraftwerk , « Trans Europe Express » et « Numbers », qui ont été interpolés par des musiciens de studio, plutôt qu’échantillonnés. Plus tard cette année-là, en utilisant des morceaux inutilisés de « Planet Rock », il a ensuite produit le single « Play at Your Own Risk » de Planet Patrol en 1982, un autre groupe avec un album à succès en 1983.

Toujours en 1982, il produit le single « Walking on Sunshine » de Rocker’s Revenge avec Donny Calvin qui atteint le numéro un du classement US Dance le 18 septembre de la même année.

En 1983, Baker a trouvé du travail en faisant des remixes de danse de succès pop et rock, d’abord avec  » Girls Just Wanna Have Fun  » de Cyndi Lauper et  » Dancing in the Dark  » de Bruce Springsteen ,  » Cover Me  » et  » Born in aux États-Unis  » de son album Born in the USA . Toujours en 1983, Baker a produit le morceau « IOU » de Freeez, qui était l’un des plus grands succès dance de l’année au Royaume-Uni. En 1984, Baker a contribué sa « Breakers ‘Revenge » à la partition et à la bande originale du film de Beat Street , qu’il a également aidé à produire.(« Out Of Touch », « Method Of Modern Love », « Possession Obsession », « Dance On Your Knees ») et Diana Ross (« Swept Away », co-écrit et coproduit par Daryl Hall)). En 1985, il produit trois chansons sur l’album Say You Love Me de Jennifer Holliday , le plus gros succès étant « No Frills Love », une chanson qu’il a co-écrit, co-produit, arrangé et remixé. Les remixes pour Pet Shop Boys ´ « Suburbia » ont suivi en 1986.

Suite à ces succès, Baker a attiré l’attention du groupe de danse alternative de Manchester New Order , qui a co-écrit  » Confusion  » et  » Thieves Like Us  » avec lui (et Baker peut être vu en bonne place dans le clip vidéo du premier). Le single  » Confusion  » de 12 pouces a été un succès croisé dans les charts de danse américains et a établi une relation entre Baker et le groupe qui s’est poursuivie depuis.

Manquant de peu la signature des Beastie Boys sur son label Streetwise Records, Baker réussit à signer le groupe New Edition, qui connut le succès avec son single « Candy Girl ».

 

D’autres collaborations

En 1984, Baker a travaillé avec Hall & Oates en tant que consultant mix sur leur album Big Bam Boom , et le résultat a été un son nettement urbain et électronique pour le duo. Baker a co-écrit l’instrumental d’ouverture, « Dance On Your Knees », avec Daryl Hall. Il a également remixé cette chanson et les trois autres succès de l’album : « Out Of Touch », « Method Of Modern Love » et « Possession Obsession ». Baker a également contribué à trois remixes de « Tease Me », le premier morceau de l’EP Techno-Freqs « Evacuate Your Seats » de Walter « Junie » Morrison (Ohio Players et Parliament Funkadelic).

En 1985, Baker a aidé Bob Dylan à terminer son album Empire Burlesque en tant que mixeur et arrangeur, et avec Little Steven Van Zandt a organisé et produit l’hymne anti- apartheid « Sun City » par Artists United Against Apartheid. Il a ensuite été honoré par le Comité spécial des Nations Unies contre l’apartheid pour sa « contribution de grande valeur à la campagne internationale pour l’élimination de l’apartheid et l’établissement d’une société non raciale et démocratique en Afrique du Sud « .

À la fin des années 1980 et plus tard dans les années 1990, Baker a travaillé avec la star de la soul Al Green, écrivant et produisant le tube international « The Message is Love » et la chanson anti-armes de poing « Leave the Guns at Home ». En 1989, il sort l’album Merge sur A&M Records sous le nom d’ Arthur Baker and the Backbeat Disciples , et remixe le premier single de Neneh Cherry  » Buffalo Stance « . Il a également été le directeur musical des films Fried Green Tomatoes et Listen Up – The Lives of Quincy Jones. En 1991, il sort un deuxième album sous la direction d’Arthur Baker and the Backbeat Disciples, Give in to the Rhythm .

 

Années 1990-2000

Dans les années 1990, après une interruption de la production pendant quelques années, Baker a déménagé à Londres et a créé une chaîne de bars à succès – The Elbow Rooms – à travers la ville. Il est également propriétaire du restaurant Tiny Robot restaurant and The Starland Social Club à Londres, situé à Notting Hill. Il continue de travailler en tant que DJ et producteur et a récemment produit « Part-A » pour le groupe londonien Electro Metal Monsta.

Le remix d’Arthur Baker de « Spaceman » par Babylon Zoo a été utilisé dans la publicité « Planet » de Levi en 1995 .

En 2006, la société de services financiers Visa a utilisé un morceau produit par Baker de « Looking For the Perfect Beat » d’ Afrika Bambaataa comme musique d’accompagnement d’une publicité pour la carte bancaire Visa. Dans la publicité, un ver animé dessiné sur les pages d’un chéquier fait la danse des années 1980 connue sous le nom de Worm.

 

Discographie : https://www.discogs.com/artist/4158-Arthur-Baker

AEROSMITH

Aerosmith est un groupe rock américain originaire de Boston dans le Massachusetts.

Formé en 1970, ses membres sont parfois appelés « Les Bad Boys de Boston ». Son style hard rock, typique des années 1970, enraciné dans le blues, en est venu à également intégrer des éléments de pop, de metal et de rhythm and blues, et a inspiré de nombreux artistes de rock et de metal ultérieurs.

Aerosmith est l’un des groupes de rock qui a connu le plus de succès, avec 150 millions d’albums vendus dans le monde, dont 67 millions aux États-Unis. Les membres du groupe ont placé 21 hits au Top 40 dans le Billboard Hot 100, et 9 hits no 1 à la Billboard Mainstream Rock List. Ils ont également remporté 4 Grammy Awards et 10 MTV Video Music Awards (catégorie dans laquelle ils arrivent premiers). Ils ont été intronisés au Rock and Roll Hall of Fame en 2001 et ont été classés 57e parmi les 100 plus grands artistes de tous les temps du magazine Rolling Stone en 2005.

 

Historique

Débuts

En 1966, Steven Tyler, jeune batteur à Boston, enregistre pour la première fois en studio avec son groupe Chain Reaction. De leur côté, le guitariste Joe Perry et le bassiste Tom Hamilton forment, en 1969, le Jam Band, un power trio à la Cream. La même année, les deux groupes jouent régulièrement à the Barn, un club du New Hampshire, touchant un cachet de trente dollars par soir. Tyler entend et est enjoué par la reprise du Rattlesnake Shake de Fleetwood Mac par le Jam Band. La fusion des deux groupes marque la naissance d’Aerosmith.

En 1971, l’ancien guitariste de Chain Reaction, Ray Tabano, quitte Aerosmith et est remplacé par Brad Whitford. Tyler devenant le chanteur, le batteur Joey Kramer se joint au groupe. Le bouche à oreille permet à Aerosmith de se fixer à Boston, où il joue dans le circuit des bars des campus. Un noyau de fans le suit déjà dans tous ses déplacements.

 

Premiers albums et ascension (1972-1978)

Épaté par son passage explosif au Max’s Kansas City de New York, Clive Davis, le patron de Columbia lui offre un contrat en 1972. Un premier album, sans titre, au rock brut, primaire et mélodieux (incluant une reprise de Rufus Thomas), sort début 1973. Les ventes sont modestes et le succès en 45 tours de la ballade Dream On reste régional. Le groupe accompagne Blue Öyster CultMott the Hoople et The Kinks en tournée, ce qui lui permet de conquérir un public de plus en plus vaste.

En 1974, après avoir tourné longtemps en première partie, le groupe sort Get Your Wings, produit pour la première fois par Jack Douglas, qui sera le producteur de tous leurs autres succès des années 1970. L’album contient le titre Same Old Song and Dance, devenu un classique du groupe, ainsi que Train Kept A-Rollin’, en son temps popularisé par The Yardbirds, qui reste encore souvent joué de nos jours. Cet album contient également des chansons moins connues mais très appréciées des fans comme Lord of the ThighsSOS (Too Bad) et Seasons of Wither.

En 1975, sort Toys in the Attic qui devient un succès instantané. Cet album permet enfin au groupe d’accéder à la célébrité et de devenir des rockstars, à l’instar de Led Zeppelin et des Rolling Stones. Il contient de grands classiques comme Walk This Way et Sweet Emotion qui devient le premier single Top 40 du groupe. En plus de ces deux hits, l’album contient les titres Toys in the Attic et Big Ten Inch Record qui deviendront des classiques de concert. L’album devient également le disque studio du groupe le plus vendu aux États-Unis avec plus de 8 millions d’exemplaires.

En 1976, sort Rocks qui confirme encore plus le statut de superstar du groupe. La tournée l’amène en Europe et au Japon pour la première fois. La qualité du disque suscite de nombreux éloges envers Aerosmith et influence de nombreux artistes comme les groupes Guns N’ Roses et Metallica.

En 1977, sort Draw the Line, décevant aux yeux de la critique et des fans, comparé aux deux précédents albums, qui se vend tout de même à 2 millions d’exemplaires, aux États-Unis. Seuls deux titres connaissent un certain succès : Draw the Line et Kings and QueensCeci s’explique par une consommation record de drogues pour le groupe à l’époque. Néanmoins la tournée qui suit est concluante, avec de nombreuses dates aux États-Unis.

En 1978, le groupe décide de sortir son premier disque live, intitulé Live Bootleg et, considéré comme l’un des plus grands albums live de l’histoire de la musique, il est marqué par l’aspect sale et brut de la qualité audio du disque. Le groupe repart pour une tournée qui passe par le Texas Jam ’78, en tête d’affiche devant plus 150 000 personnes.

 

Période délicate (1979-1985)

En 1979, juste après l’enregistrement de l’album Night in the Ruts, Joe Perry quitte le groupe après des différends avec Steven Tyler puis fonde The Joe Perry Project ; il est remplacé par Jimmy Crespo et le groupe repart en tournée pour promouvoir l’album qui se vend encore moins bien que Draw the Line.

1980 voit la sortie de Greatest Hits, une compilation qui reprend les plus grands tubes du groupe des années 1970. Il devient leur disque le plus vendu aux États-Unis. À la fin de cette même année, Steven Tyler se blesse grièvement lors d’un accident de moto et il ne peut ni partir en tournée ni enregistrer le nouvel album, durant toute l’année 1981, année durant laquelle Brad Whitford quitte le groupe et est remplacé par Rick Dufay.

Rock in a Hard Place sort en 1982 mais la majorité des fans le trouve plutôt moyen ; il ne devient disque d’or qu’aux États-Unis, ce qui est peu comparé aux ventes de ses prédécesseurs. Aerosmith part ensuite en tournée à travers les États-Unis. Le 14 février 1984, Joe Perry et Brad Whitford font une apparition à un concert du « nouveau » groupe avant de le réintégrer, deux mois plus tard. Pour fêter ce retour, Aerosmith s’embarque, en 1984, dans une nouvelle tournée très lucrative, nommée Back in the Saddle : Reunion Tour, marquée par des incidents liés à des abus de drogues.

En 1985, le groupe signe un contrat avec Geffen Records et sort Done with Mirrors qui ne se vend pas très bien mais dépasse tout de même les ventes de Rock in a Hard Place.

 

Apogée commerciale (1986-1995)

En 1986, le groupe part en tournée de promotion avec un succès identique à la tournée précédente. Cette même année, le groupe enregistre avec Run–DMC une reprise de leur hit Walk This Way ; cette association inédite entre rap et rock fait date et marque un retour en force d’Aerosmith, leur offrant la popularité auprès d’une nouvelle génération. À cette époque, les membres du groupe se droguent encore, plus particulièrement Steven Tyler et Joe Perry ; ils entrent tous en cure de désintoxication et travaillent ensuite durement sur l’album suivant.

En 1987, Permanent Vacation sort et devient un grand succès, se vendant à 5 millions d’exemplaires aux États-Unis, grâce aux hits Dude (Looks Like a Lady)Angel et Rag Doll. Le groupe entame ensuite un tournée aux États-Unis puis au Japon, qui se poursuit jusqu’en 1988.

En 1989, Pump sort, battant les ventes de Permanent Vacation, avec 3 singles dans le Top 10 : Janie’s Got a GunLove in an Elevator et la ballade What it Takes. Cette réussite rétablit définitivement Aerosmith comme un des plus grands groupes de rock ‘n’ roll. Pour promouvoir l’album, le groupe reprend la route pour le Pump tour qui dure 12 mois et est marqué par son retour dans les salles européennes, pour la première fois depuis 1977, ainsi que l’unique passage du groupe en Australie. 1989 est aussi l’année de la sortie de l’album Trash d’Alice Cooper, qui s’offre ainsi un coup de main de la part, entre autres, d’Aerosmith.

1991 voit la sortie d’une compilation de trois CD nommée Pandora’s Box, qui contient les hits de la « période Columbia » ainsi que de nombreuses raretés issues de cette période. Le groupe apparaît ensuite dans un épisode des Simpsons, intitulé « Un cocktail d’enfer ».

En 1992, Steven Tyler et Joe Perry font une apparition au concert de Guns N’ Roses à l’hippodrome de Vincennes, à Paris ; ils accompagnent le groupe pour Mama Kin (Guns N’ Roses a repris ce titre en 1986) et Train Kept A-Rollin’. Cette même année, Aerosmith entre en studio pour enregistrer le successeur de Pump (album).

En 1993, après de longs mois passés en studio, sort Get a Grip qui devient le plus grand succès du groupe, avec 20 millions d’exemplaires vendus dans le monde. Il contient de nombreux hits, comme Eat the Rich (différent du titre éponyme de Motörhead sorti en 1989 sur Rock ‘n’ Roll), Livin on the Edge ainsi que les trois célèbres ballades Cryin’Crazy et Amazing. La présence de ces chansons plus « douces », qui connaissent un grand succès à la radio et sur MTV, fait dire aux fans de la première heure que le groupe s’est vendu. La tournée de promotion de l’album dure 18 mois, pour 240 concerts, partout dans le monde (ce qui reste à ce jour leur plus grand nombre de concerts donnés en une seule et même tournée).

En 1994, sortent deux compilations : Box Of Fire, contenant tous les albums du groupe sortis chez Columbia, et Big Ones qui rassemble les plus grands hits de la « période Geffen » et trois inédits. Après une longue tournée, les membres prennent des vacances en famille, avant de s’atteler à l’album suivant, réalisé avec Columbia Records.

 

Nine Lives : nouvel album mitigé (1996-1999)

En 1996, Aerosmith entre en studio pour enregistrer Nine Lives, marqué par une déclaration du manager du groupe, Tim Collins, affirmant que Steven Tyler se drogue à nouveau. Cette déclaration aurait pu sonner la fin du groupe : Steven Tyler envisage sérieusement de le quitter mais, finalement, il décide de continuer l’aventure et Tim Collins est gracieusement remercié.

L’enregistrement aboutit finalement et l’album sort en 1997, accompagné de critiques mitigées ; l’album ne rencontre pas le succès de son prédécesseur mais se vend à 5 millions d’exemplaires dans le monde. La tournée qui suit est mouvementée : plusieurs dates sont annulées à cause d’une blessure au genou de Steven Tyler et d’une brûlure au second degré au bras de Joey Kramer ; elle dure 2 ans et le groupe donne 204 concerts dans le monde.

En 1998, sort un double album en public intitulé A Little South of Sanity, enregistré durant les tournée Get a Grip et Nine Lives. Cette même année, le groupe enregistre I Don’t Want to Miss a Thing, ballade pour la bande originale du film Armageddon (dans lequel joue Liv Tyler, fille de Steven Tyler). Cette chanson est un énorme succès, restant plus d’un mois au sommet des classements, et sera jouée à la cérémonie des Oscars 1999.

 

Années 2000

En 2001, le groupe sort Just Push Play, vendu à 3 millions d’exemplaires, grâce notamment à Jaded. La tournée de promotion se déroule uniquement aux États-Unis et Japon, donnant le jour au live Rockin’ the Joint, enregistré à Las Vegas (sorti en 2005). Cette même année, le groupe est intronisé au Rock and Roll Hall of Fame.

En 2002, sort la compilation O, Yeah! Ultimate Aerosmith Hits, certifiée deux fois disque de platine, contenant deux titres inédits : Girls Of Summer et Lay It Down. Pour promouvoir cette compilation, le groupe assure une tournée de 51 dates à travers les États-Unis, intitulée Girls Of Summer Tour.

En 2003, le groupe partage une tournée commune avec Kiss.

En 2004, le groupe produit Honkin’ on Bobo, album de reprises du répertoire blues jouées dans le style d’Aerosmith. Le DVD live You Gotta Move est enregistré durant la tournée qui s’ensuit.

En 2005, sort Rockin’ the Joint, suivi d’une nouvelle petite tournée à travers les États-Unis.

En 2006, une nouvelle compilation sort, Devil’s Got a New Disguise: The Very Best of Aerosmith, contenant deux chansons inédites : Devil’s Got A New Disguise et Sedonna Sunrise. Le cancer de la gorge de Tom Hamilton et l’opération d’un anévrisme de la gorge de Steven Tyler retardent l’enregistrement du nouvel album, remplacé par la compilation et, quand Aerosmith et Mötley Crüe partent pour la tournée intitulée Route of a Evil Tour, Hamilton ne peut pas y participer, pour la première fois de sa carrière.

En 2007, le groupe annonce un nouveau World Tour, qui doit le mener dans des pays où il n’a pas joué depuis 8 ans (Nine Lives Tour), 14 ans (Get A Grip Tour) ou même jamais. Il passe par Paris-Bercy, le 19 juin 2007.

En 2008, Aerosmith annonce mettre la touche finale à son nouvel album qui doit sortir en 2009, accompagné d’une tournée américaine à partir d’avril 2009, elle-même précédée d’un concert géant au stade Olympique de Caracas le 1er février 2009. Le 15 janvier, le groupe annonce sur son site officiel l’annulation du concert de Caracas, due à une complication de la prothèse du genou de Joe Perry.

Le 5 janvier 2009, lors d’une interview donnée à ABC News Radio, Joe Perry déclare que le groupe est entré en studio pour enregistrer le nouvel album « à l’ancienne », à savoir par le biais de sessions live en studio, sous la houlette de Brendan O’Brien qui a travaillé entre autres avec AC/DC et Bruce Springsteen. Après avoir déserté les routes pendant plus d’un an, le groupe repart en tournée nord-américaine, accompagné de ZZ Top en première partie. Le 6 novembre 2009, Joe Perry déclare au Las Vegas Sun que Steven Tyler aurait décidé de quitter le groupe. Ce dernier n’aurait pas donné d’explications aux membres du groupe quant à ses projets en solo mais, le 12 novembre 2009, profitant d’un concert de Joe Perry, Steven Tyler monte sur scène afin d’interpréter avec lui Walk This Way. Avant cela, il s’exprime face au public : « Je veux que New York sache que je ne quitte pas Aerosmith. Et Joe Perry, tu es un homme plein de couleurs, mais, moi, putain, je suis l’arc-en-ciel ! ».

 

Années 2010

Malgré toutes les complications qu’a connues Aerosmith, Steven Tyler reste dans le groupe et ils célèbrent leurs 40 ans de carrière par une grande tournée qui débute en Amérique du Sud, se poursuit en Europe et se termine aux États-Unis, passant par le Download Festival, le Graspop Metal Meeting et à Bercy.

En 2011, alors que le groupe semble prêt à enregistrer son 15e album, Steven Tyler déclare au magazine Rolling Stones être sans nouvelle de Joe Perry.

Le 14 mai 2011, le groupe annonce qu’il entrera en studio en juillet pour réaliser son nouvel album, annoncé pour mai 2012, avec le producteur Jack Douglas. Cet album doit revenir aux sources d’Aerosmith, avec un son plus brut que les précédents. Le groupe communique le titre de l’album, Music from Another Dimension, dont il repousse la sortie au 6 novembre 2012.

En 2013, Aerosmith se lance dans une tournée mondiale nommée Aerosmith’s Global Warming World Tour, qui se poursuit en 2014 par des dates en Europe, dont le Hellfest, le 21 juin 2014.

Le 24 juin 2016, Steven Tyler déclare la séparation prochaine du groupe, au terme de la tournée We’re All Somebody For Somewhere, mais annonce par la suite que le groupe ne se sépare pas.

En juin 2017, Aerosmith se produit au Hellfest de Clisson, pour ce qui avait été annoncé comme son ultime tournée, poursuivie le mois suivant à travers le monde.

Néanmoins, le groupe annonce en 2020 une tournée européenne « 50e anniversaire » devant faire escale à l’AccorArena de Bercy le 14 juin 2021, qui sera reportée d’un an en raison de la pandémie de Covid-19 en France.

 

Membres

Membres actuels

  • Steven Tyler : chant, piano et harmonica (depuis 1970)
  • Joe Perry : guitare, chœurs (1970–1979, depuis 1984)
  • Brad Whitford : guitare (1971–1979, depuis 1984)
  • Tom Hamilton : basse (depuis 1970)
  • Joey Kramer : batterie et percussions (depuis 1970)

 

Anciens membres

  • Ray Tabano : guitare (1970–1971)
  • Jimmy Crespo : guitare (1979–1984)
  • Rick Dufay : guitare (1980–1984)
  • Thom Gimbel : synthétiseur et saxophone (1988–1996)

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/48424-Aerosmith

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