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JOCELYN BROWN

Jocelyn Lorette Brown (née le 25 novembre 1950), parfois créditée sous le nom de Jocelyn Shaw , est une chanteuse américaine de R&B et de dance. Elle a un single classé au Billboard Hot 100 sous son seul nom. Brown a chanté sur 23 singles classés au Royaume-Uni , dont huit ont atteint le top 20.

 

Biographie

Début de la vie

Brown, d’origine afro-américaine, est née le 25 novembre 1950 à Kinston, en Caroline du Nord, dans une famille de musiciens. Sa tante, Barbara Roy , était chanteuse dans le groupe féminin Ecstasy, Passion & Pain, tandis que sa mère, deux de ses tantes, sa cousine et sa grand-mère étaient toutes des chanteuses accomplies.

Elle a commencé à chanter dans des chorales gospel à l’église de Brooklyn et est devenue une soliste appréciée à Washington, DC, dans l’église de son oncle. Elle a ensuite quitté le genre gospel pour une forme de musique plus profane, chantant avec un groupe local appelé ‘Machine’ et le groupe funk et disco new-yorkais Kleeer.

 

Carrière

Jocelyn Brown a poursuivi sa carrière musicale à la fin des années 1970 et a travaillé avec des musiciens tels que Disco-Tex et les Sex-O-Lettes , Musique ( Prelude Records ), Dazzle, Cerrone , Inner Life , Change , Salsoul Orchestra , Luther Vandross, Brown & Brown, Hope Collective, Revanche et Incognito .

En 1980, elle est apparue dans le film de concert de Bette Midler, Divine Madness , en tant que choriste sous le nom de « Harlette », aux côtés d’Ula Hedwig et de Diva Gray.

En 1984, Brown sort plusieurs singles sous son nom, dont « Somebody Else’s Guy » (qu’elle a co-écrit et qui a été réenregistré en 1997 par CeCe Peniston ), qui atteint la deuxième place du classement Billboard R&B Singles (75e du Hot 100) et devient le titre phare de son premier album (une compilation de titres de sa carrière), sorti la même année. Bien qu’elle ait connu un autre grand succès dance (et un succès R&B mineur) deux ans plus tard avec le titre souvent samplé « Love’s Gonna Get You », sa carrière solo ne décolle jamais vraiment et elle continue de chanter sur les disques d’autres artistes.

Elle compte plus de vingt titres classés au Hot Dance Music/Club Play , dont quatre ont atteint la première place (sans compter deux tubes dance classés numéro un à la fin des années 1970 en tant que chanteuse invitée du groupe Musique de Patrick Adams ). Elle continue d’enregistrer de la house et de figurer dans les charts au XXIe siècle. Elle a accompagné Boy George en tournée mondiale avec Culture Club en 1985, en tant que choriste , et a participé à leur album de 1986, From Luxury to Heartache . En 1987, elle a co-écrit avec Boy George son tube « Keep Me in Mind », classé dans le top 30 britannique.

Depuis 1990, elle vit à Londres . En 1990, le vers « I’ve got the power » a été samplé de son tube dance de 1985, « Love’s Gonna Get You », par le groupe d’électro Snap! pour leur tube mondial « The Power », ainsi que par le groupe de hip-hop Boogie Down Productions sur leur single « Love’s Gonna Get’cha (Material Love) », et a servi de base au tube britannique « I’m Gonna Get You » de Bizarre Inc. featuring Angie Brown , classé dans le top 3. Brown a également participé au tube de Right Said Fred , « Don’t Talk Just Kiss », et en 1994, elle a sorti un duo avec Kym Mazelle sur « No More Tears (Enough Is Enough) » .

En 1992, George Michael a samplé sa chanson « Somebody Else’s Guy » dans son tube dance « Too Funky ».

Brown a participé aux deux saisons de l’émission de télé-crochet Just the Two of Us , diffusée sur BBC One ; d’abord avec le présentateur télé Matt Allwright (ils ont terminé sixièmes), puis avec l’acteur John Bardon de la série EastEnders (ils ont terminé quatrièmes). En 2006, Brown a sorti un CD intitulé Unreleased .

En 2007, Brown a collaboré avec les AllStars sur scène, lors de plusieurs festivals de musique au Royaume-Uni, et en studio pour l’enregistrement de leur nouvel album , All About the Music . Elle a chanté aux funérailles du gangster Joey Pyle. Elle a également interprété l’ hymne national américain , « The Star-Spangled Banner », au stade de Wembley , pour le tout premier match de saison régulière de football américain disputé à l’étranger, opposant les Giants de New York aux Dolphins de Miami .

En 2011, elle fit son retour à la télé-réalité britannique en participant à la deuxième saison de Popstar to Operastar , mais fut éliminée dès la deuxième semaine, lors de la deuxième des deux manches, après avoir été renvoyée chez elle par le jury suite à son classement parmi les deux derniers du vote téléphonique du public. Elle interpréta un chant tzigane extrait de la comédie musicale Carmen , célèbre pour ses airs et ses performances magistrales.

En juin 2012 et 2013, Brown est apparu au festival en plein air « Happy Days » qui se tenait à Imber Court à Esher , dans le Surrey.

Brown apparaît dans l’épisode 3 de la série PBS de 2024 Disco : Soundtrack of a Revolution .

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/2264-Jocelyn-Brown

CANDI STATON

Candi Staton (née Canzetta Maria Staton le  à Hanceville, Alabama) est une chanteuse de gospel et soul américaine.

 

Biographie

Canzetta Maria Staton a commencé par chanter du gospel puis un mélange de country et de soul pour le label Fame entre 1969 et 1974. Ensuite elle signe chez Warner où elle sortira cinq albums de soul-disco entre 1974 et 1980. Elle est l’exemple même de la chanteuse de soul du Sud, expressive et chantant avec conviction, qui a particulièrement bien su s’adapter au disco. Young hearts run free, sorti en mars 1976 et tiré de l’album homonyme, est son plus gros succès (no 1 R&B, no 20 pop et no 2 anglais). Run to me est un autre extrait de l’album Young hearts run free et évoque d’ailleurs la chanson-titre. Il s’est classé no 20 R&B et est sorti en 12″ promotionnel avec la version longue sur chacune des faces.

En 1977 elle sort l’album Music speaks louder than words, dont le single, la reprise des Bee Gees Nights on Broadway, se classe no 6 en Angleterre (). En 1978 elle sort House of love, avec le single Victim, où elle cite d’ailleurs Young hearts run freeVictim a même connu un remix pour les discothèques (disponible sur les deux faces d’un 12″ promotionnel) et elle s’est classée no 3 disco et no 17 R&B. Elle est d’ailleurs restée, aux dires de la chanteuse elle-même, sa chanson préférée. Puis Candi Staton lance un album plus directement disco, Chance. Le titre When You Wake Up Tomorrow aura un certain succès, se classant no 13 R&B, et le 12″ proposera la version longue de l’album. Il est suivi de Chance/Rock et de I ain’t got nowhere to go. Cet album particulièrement apprécié en discothèque sera suivi de Candi Staton en 1980 chez Warner puis de Nitelites (avec le simple Suspicious minds, succès anglais) en 1982 chez Sugarhill.

Par la suite elle enregistrera huit albums de gospel, ne revenant à la musique profane qu’en 1999 — si l’on excepte You got the love, enregistré en 1986 et devenu un hit anglais en 1991 par The Source après que des copies pirates eurent longtemps circulé ici et là. Young hearts run free a aussi été remixée en 1986 et s’est classée no 47 en Angleterre. Puis Staton l’a rechantée en 1999 dans une nouvelle version, disponible sur l’album Outside in, réalisé en Angleterre. Sur cet album réalisé par K-klass on trouve le simple Love on love (coécrit par Boy George et disponible dans de nombreux remixes) ainsi que Bouncing back. En 2000 elle chante I just can’t get to sleep at all puis en 2001 elle fait une tournée en Angleterre avec Shalamar. Le single Hallelujah anyway est un énorme succès en 2012/2013.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/17399-Candi-Staton

BOY GEORGE

George Alan O’Dowd, dit Boy George, né le  à Bexley dans le Grand Londres, est un auteur-compositeur-interprète, producteur et disc jockey anglais, membre du groupe Culture Club.

Il est également styliste et photographe.

À de nombreuses reprises, il figure au classement des cent meilleurs DJ, établi par le DJ Mag. Pendant quatre saisons, il est coach dans la version australienne de l’émission de télévision The Voice.

 

Biographie

Jeunesse et débuts

Fils de Jerry et Dinah O’Dowd,GeorgeAlanO’Dowd a quatre frères et une sœur ; il grandit dans la banlieue de Londres. Il vit avec sa famille dans le Middle Park Estate au Joan Crescent London SE9, et étudie à la Eltham Green School d’Eltham. Le jeune George s’intéresse particulièrement au mouvement Nouveaux Romantiques popularisés en Grande-Bretagne au début des années 1980. Il vit par la suite dans de nombreux squats aux alentours de Warren Street dans le centre-ville de Londres.

 

Culture Club

Lors de l’adolescence, George Alan O’Dowd rejoint le mouvement punk très présent en Angleterre, et s’impose alors comme « star de la nuit », fréquentant assidûment les boîtes de nuit underground ou branchées et affichant parfois son homosexualité. Il se distingue par ses maquillages savants et ses costumes extravagants. Son style androgyne, partie intégrante du personnage au même titre que sa musique, marque les années 1980.

Dans son entourage, on retrouve notamment Tony Hadley et les frères Kemp, Gary et Martin, qui formeront plus tard le groupe Spandau Ballet. Ces personnages jouent un rôle-clé dans le développement du mouvement musical néo-romantique qui s’empare de Londres au début des années 1980. Le , il fait ses premiers pas sur scène aux côtés du groupe Bow Wow Wow. À la même époque, il crée le groupe Culture Club, avec Mickey Craig (bassiste), Jon Moss (batteur) et Suede (guitariste) rapidement remplacé par Roy Hay. Le succès est au rendez-vous dès le premier album, Kissing to Be Clever, comportant un grand tube, Do You Really Want to Hurt Me. L’année suivante, le groupe récolte trophées et disques de platine pour l’album Colour by Numbers, et ses singles comme Karma Chameleon (numéro 1 un peu partout sur la planète), VictimsChurch Of The Poison Mind et autres.

Il rejoint Culture Club pour trois singles, un album (Don’t Mind if I Do) et quelques tournées mondiales entre 1998 et 2002. Au cours de sa carrière internationale avec Culture Club, il vend plus de trente millions de disques.

 

Carrière solo

Au sommet de sa gloire, il tombe progressivement dans l’enfer de la drogue (en particulier, selon de nombreux organes de presse, l’héroïne). Après un passage par Bombay, où il assiste à des cérémonies bouddhistes, Boy George démarre une nouvelle carrière sous le nom de Jesus Loves You avec un numéro un en Angleterre et au Canada, Everything I Own. L’album, nommé Sold, tout comme la chanson-titre et les pièces Keep Me In Mind et To Be Reborn, connurent un succès modéré en Europe.

En 1986, il fait une apparition dans un épisode de L’Agence tous risques intitulé Cowboy George (saison 4, épisode 16), dans lequel il joue son propre rôle.

En 1991, il sort l’album The Martyr Mantras, dans lequel apparaissent des singles à succès comme Generations of love et Bow down mister. En 1992 (et 1993 aux États-Unis), Boy George connait un succès avec la chanson-thème du film The Crying Game. En 1995, Boy George sort un album qui sera vénéré par les critiques, Cheapness And Beauty, au son plutôt glam rock alternatif et comportant quelques ballades acoustiques. L’artiste étant alors en conflit avec sa compagnie de disques, Virgin, l’album ne reçut pratiquement aucune promotion.

 

Depuis les années 2000

Un album à saveur acoustique, U Can Never B2 Straight, sort en 2002. Il reçoit des critiques plus qu’élogieuses, mais l’album ne se vend pas beaucoup. Boy George collabore aussi avec plusieurs artistes de musique électronique, dont Faithless, Groove Armada, Sash!, Hi-Gate, Eddie Locke. Entre 2002 et 2004, une comédie musicale partiellement basée sur sa vie, et dont il a écrit toutes les chansons, Taboo, est présentée à Londres et à Broadway. Dans les années 2000, il sort quelques disques en vinyle sous le nom de The Twin. Ces disques, de style electroclash sont des éditions limitées.

Boy George prépare alors un album à saveur plus commerciale que ses récents projets. Un premier extrait, Yes We Can, sort numériquement en octobre 2008. Le , Boy George est condamné à quinze mois de prison ferme pour avoir attaché, séquestré et battu un escort boy norvégien, Audun Carlsen, qui avait refusé d’avoir des relations sexuelles avec lui. Il est remis en liberté le  suivant pour bonne conduite. Cela a néanmoins pour conséquence qu’il ne peut participer à l’émission de téléréalité Celebrity Big Brother 7 : la justice lui interdit en effet l’entrée en compétition dans le jeu, qui se déroule du  au  sur la chaîne Channel 4.

Boy George participe au dernier album de Régine (Régine’s Duets) où il interprète le titre J’ai toujours porté bonheur aux hommes. En , Lady Gaga annonce que Boy George fera sa première partie lors de sa tournée à Londres. Boy George remixe le titre Someone Else’s Eyes de la chanteuse Amanda Lear sur l’album Brief Encounter Reloaded.

En 2010, Boy George participe à un titre de Mark Ronson : Somebody To Love Me, sur l’album Record Collection. En 2013, un premier album original, le premier véritable album en dix-huit ans, This Is What I Do, est commercialisé en Europe, récoltant d’élogieuses critiques, The Guardian titrant même « The comeback of the year ». Boy George, sobre depuis 2008, multiplie les entrevues où on le questionne notamment sur sa nouvelle vie saine, sur sa perte de poids, sur sa qualité d’auteur-compositeur, sur sa voix plus abîmée. Il mentionne souvent qu’il devrait enregistrer à nouveau avec Culture Club au courant de l’an 2014 mais l’album ne sortira pas. L’album This Is What I Do parait également au Canada, aux États-Unis et au Japon en mars 2014.

Du 1er au 28 novembre 2014, une tournée nord-américaine de dix dates, débutant à Los Angeles, est programmée avec les membres de Culture Club au complet mais en raison d’un polype sur une des cordes vocales de Boy George, l’ensemble de ces concerts sont annulés et reportés.

En 2015, Boy George apparaît dans un épisode de l’émission de télé-réalité « Appelez-moi Caitlyn », qui suit la transition de Caitlyn Jenner.

En 2016, il fait ses débuts de coach dans l’émission The Voice UK. La même année il participe à la 8e saison de l’émission de télévision The Celebrity Apprentice, animée par Arnold Schwarzenegger.

Le  sort, chez BMG, Life le nouvel album de Culture Club. Il reprend de nombreux titres qui auraient dû figurer sur TribesLet somebody love you en est le premier extrait, enregistrée en duo avec le rappeur américain Pitbull.

Il est l’une des personnalités à participer au dernier défilé de Jean-Paul Gaultier en janvier 2020 telles Coco Rocha, Amanda Lear, Mylène Farmer, Rossy de Palma, Dita von Teese et Estelle Lefébure.

 

Discographie  : https://www.discogs.com/fr/artist/21032-Boy-George

NONA HENDRYX

Nona Bernis Hendryx (née le 9 octobre 1944) est une chanteuse, productrice de disques, compositrice, musicienne et auteure américaine. Hendryx est connue pour son travail en tant qu’artiste solo ainsi que pour être un tiers du trio Labelle , qui a eu un succès avec « Lady Marmalade ». En 1977, Hendryx a sorti son premier album solo éponyme, un échec commercial qui a entraîné la résiliation de son contrat d’enregistrement. Au début des années 1980, Hendryx a chanté avec le groupe de funk expérimental Material , obtenant le tube « Busting Out ».

Material a produit son deuxième album, Nona (1983), contenant le modeste tube « Keep It Confidential » (Top 30 des classements R&B et Dance). Le morceau « Transformation » est devenu une chanson emblématique d’Hendryx. En 1985, Hendryx a écrit et enregistré la chanson « Rock This House » nominée aux Grammy Awards avec Keith Richards, tirée de son quatrième album solo, The Heat (1985). Hendryx a ensuite enregistré le thème de Moving Violations et « I Sweat (Going Through the Motions) », un succès commercial pour Hendryx tiré du film Perfect de Jamie Lee Curtis . Elle a également participé au projet Artists United Against Apartheid avec le tube international « Sun City », issu de l’album du même nom . Le single « Why Should I Cry? » (1987) d’Hendryx, issu de son cinquième album, est devenu un hit du Top 10 des classements R&B. Elle a enregistré « Transparent » pour le film d’ Eddie Murphy de 1988 , Coming to America . Hendryx a reçu une nomination aux Emmy Awards en tant que compositeur de People: A Musical Celebration en 1996 pour la meilleure musique et les meilleures paroles.

Elle a également participé à la troisième saison de The L Word . Sa musique s’étend de la soul , du funk et du R&B au hard rock , à la new wave et au new age . Elle a déclaré dans une interview que son nom de famille s’écrivait à l’origine avec un « i » et qu’elle était une cousine éloignée du guitariste Jimi Hendrix

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Biographie

Début de carrière

Nona Bernis Hendryx, d’ origine afro-américaine , est née le 9 octobre 1944 à Trenton , dans le New Jersey. C’est là qu’elle rencontre Sarah Dash, originaire du même New Jersey , puis la chanteuse Patricia Holte (Patti LaBelle), originaire de Philadelphie . Après une brève collaboration avec les Del-Capris, Hendryx et Dash forment un groupe de chant avec Holte (ancienne chanteuse principale d’un groupe féminin de Philadelphie appelé The Ordettes). En 1961, Cindy Birdsong , originaire de Camden, dans le New Jersey, devient la quatrième membre du groupe, qui devient les Bluebelles et signe son premier contrat avec Newtown Records.

Après la sortie de leur premier tube, « I Sold My Heart to the Junkman » en 1962, leur nom change à nouveau pour devenir Patti LaBelle and the Bluebelles. L’alto rauque d’Hendryx diffère du soprano aigu de Dash , du mezzo-soprano de LaBelle et du second soprano de Birdsong . Durant cette période, le groupe se fait connaître pour ses performances live pleines d’émotion et ses interprétations de standards classiques tels que « You’ll Never Walk Alone », « Over The Rainbow » et « Danny Boy ». Le groupe se retrouve souvent en compétition avec des groupes féminins tels que les Chantels , les Shirelles et les Supremes . En 1967, Hendryx, LaBelle et Dash sont choqués de découvrir que Birdsong a secrètement rejoint les Supremes après que Florence Ballard a été évincée du groupe par Motown . Différents membres du groupe sont restés en contact avec Birdsong au fil des ans. Les relations de Birdsong avec les Bluebelles se sont améliorées et ils se sont réunis à nouveau pour la cérémonie où le groupe a remporté un Lifetime Achievement Award de la R&B Foundation en 1999.

 

Labelle

Pendant les trois années suivantes, le groupe peinait à rivaliser avec l’évolution du paysage musical, qui avait vu son style de groupe féminin tomber en disgrâce auprès du grand public. En 1971, elles s’installèrent en Angleterre, où elles avaient une base de fans culte, et, sur les conseils de Vicki Wickham , elles changèrent leur nom pour Labelle et troquèrent robes et perruques bouffantes pour des jeans et des coupes afros . Sortant des albums de transition, dont Labelle en 1971 et Moon Shadow en 1972 , le groupe enregistra des morceaux à thèmes sexuels et politiques – du jamais vu pour un groupe entièrement féminin noir. La transition fut difficile pour la chanteuse principale, LaBelle, fan des ballades des débuts du groupe, mais elle finit par céder. Dash resta neutre tout au long du mandat du groupe. Peu après la sortie de Labelle , le groupe assura la première partie de The Who , dont le producteur Kit Lambert avait produit le premier album du groupe chez Warner. Ils ont également ouvert pour Laura Nyro à la même époque et ont chanté en chœur sur son album Gonna Take a Miracle .

À partir de l’ album Moon Shadow , Hendryx devient l’auteur-compositeur principal de la plupart des albums du groupe, tandis que LaBelle et Dash composent occasionnellement leurs propres morceaux. Après avoir assuré avec succès la première partie des Rolling Stones lors de leur tournée américaine en 1973, le groupe sort Pressure Cookin’ , où ils adoptent une fois de plus un nouveau look de « divas glam rock et spatiales ». En tant qu’auteur-compositeur, Hendryx écrit ensuite des ballades puissantes (« You Turn Me On » et « Nightbird » de Nightbirds , « Going Down Makes Me Shiver » de Chameleon , le dernier album de Labelle ), ainsi qu’une multitude de titres plus rythmés (« Space Children », « Messin’ with My Mind », « Gypsy Moths » et « Who’s Watching the Watcher »). Ses thèmes sont non conventionnels, variés et souvent expérimentaux. Sa composition « A Man in a Trenchcoat (Voodoo) » de Chameleon marque également la première participation d’Hendryx au chant principal d’un album. En 1974, le groupe connut un succès phénoménal avec la sortie de l’ album Nightbirds , qui succéda au tube « Lady Marmalade ». Dans ses mémoires , intitulées Don’t Block the Blessings , Patti LaBelle, la chanteuse de Labelle , attribua la séparation du groupe en 1976 à des tensions musicales et personnelles au sein du groupe. Labelle, Dash et Hendryx se lancèrent tous dans des carrières solo ; Wickham resta aux côtés d’Hendryx pour gérer sa carrière solo.

 

Carrière solo

En 1977, Hendryx sort son premier album solo, un album éponyme. Mélange de soul et de hard rock, il contient des titres marquants comme sa reprise de « Winning » et la ballade « Leaving Here Today ». Il disparaît rapidement des rayons et Hendryx est renvoyée d’ Epic Records . Par la suite, elle enregistre quatre singles pour Arista (Londres), qui ne rencontrent pas non plus de succès dans les charts. Elle rencontre cependant le succès en studio durant cette période, notamment en choriste pour Talking Heads et en tournée avec eux, apparaissant pour la première fois au grand festival Heatwave en août 1980. Elle contribue à l’album de Dusty Springfield , « It Begins Again », en 1978 (la première des nombreuses tentatives de retour de Springfield), en écrivant la chanson « Checkmate ».

Au début des années 1980, Hendryx dirigeait son propre groupe de rock progressif , Zero Cool , qui comprenait le guitariste Naux (China Shop, Richard Hell), le bassiste Michael Allison (Darshan Ambient), le guitariste Kevin Fullen et le batteur Jimmy Allington. Simultanément, elle chantait avec le groupe de funk expérimental Material , obtenant un énorme succès en club avec « Busting Out ». Elle enchaîna deux autres grands succès en club peu après : une reprise dance de « Love Is Like an Itching in My Heart » des Supremes et, en tant qu’invitée vocale principale pour The Cage, « Do What You Wanna Do ». Material produisit également son deuxième album Nona en 1983. Le son dance contemporain et branché de cet album s’avéra plus compatible avec les charts, à l’ époque du disco , et le single « Keep It Confidential » devint un modeste tube R&B écrit par Ellie Greenwich, Jeff Kent et Ellen Foley, tandis qu’un remix de « B-boys » rencontra un succès majeur dans les charts dance. « Transformation » est devenue un incontournable d’Hendryx, et a ensuite été reprise par Fierce Ruling Diva . Un autre morceau particulièrement remarquable de l’album est la ballade « Design for Living », avec la participation de Laurie Anderson , Gina Shock de The Go-Go’s , Valerie Simpson d’ Ashford & Simpson , Tina Weymouth de Tom Tom Club et Talking Heads, Nancy Wilson de Heart et son ancienne compagne Patti LaBelle .

Au milieu des années 1980, Hendryx fut recrutée par RCA pour enregistrer des chansons pour diverses bandes originales, dont le thème de « Moving Violations » ; « I Sweat (Going Through the Motions) », un succès commercial pour Hendryx tiré du film Perfect de Jamie Lee Curtis ; et « Transparent » tiré du film d’ Eddie Murphy , « Coming to America » . Son album « The Art of Defense » sortit en 1984.

En 1985, Hendryx a écrit et enregistré « Rock This House » avec Keith Richards, extrait de son album The Heat . La chanson a été nominée pour un Grammy Award de la meilleure performance vocale rock féminine lors de la 28e cérémonie des Grammy AwardsLa même année, la diffusion sur MTV du clip « I Need Love », coécrit par Jean Beauvoir, a suscité une controverse car il mettait en scène des drag queens . En conséquence, il a rapidement été retiré de la playlist de MTV.

La même année, elle participe au projet Artists United Against Apartheid avec la chanson « Sun City », issue de l’album éponyme . La chanson est enregistrée avec d’autres artistes comme Bruce Springsteen , Little Steven , Bono de U2 , Eddie Kendricks , Hall & Oates , Bobby Womack , Lou Reed et bien d’autres. Ce fut l’une des plus grandes et plus fortes chansons de protestation contre l’apartheid en Afrique du Sud à cette époque.

Son plus grand succès commercial est venu avec le single « Why Should I Cry? » de 1987, un hit R&B top 5 qui a également atteint la 58e place du Billboard 100. L’album qui l’accompagnait, Female Trouble , comptait une liste impressionnante de contributeurs, dont Dan Hartman (qui a également été producteur), Peter Gabriel , Prince (« Baby Go Go »), George Clinton , David Van Tieghem et Mavis StaplesÀ cette époque, elle est devenue membre de la Black Rock Coalition , fondée par Vernon Reid de Living Colour .

Hendryx s’est éloigné de la musique commerciale avec Skin Diver , un disque new age produit avec Peter Baumann, membre de longue date de Tangerine Dream. L’album a été généralement accueilli positivement par la critique, mais n’a pas eu de succès commercial. Le titre éponyme a attiré l’attention, tout comme « Women Who Fly », reprise plus tard par Jefferson Starship .

Outre l’album en duo You Have to Cry Sometime avec Billy Vera en 1992 et quelques titres de compilation, Hendryx a enregistré plus de cinq albums, mais n’a pu en sortir aucun en raison du manque d’intérêt des majors et des maisons de disques indépendantes. Ses albums Epic, RCA et EMI sont épuisés et n’ont attiré que récemment l’attention des labels de réédition spécialisés , mais un album de ses plus grands succès intitulé Transformation est sorti en 1999 chez Razor & Tie . Son premier album solo de 1977 est sorti pour la première fois en CD par le label T-Bird du label de réédition britannique Cherry Red à l’automne 2010. Le label de réédition R&B britannique Funky Town Grooves a sorti The Heat en CD fin 2011, qui comprenait trois titres bonus. Funky Town Grooves a annoncé son intention de sortir Nona et The Art of Defense début 2012. Chaque CD doit contenir sept titres bonus.

Hendryx s’est également essayée au cinéma. Elle a écrit et interprété le thème de Landlord Blues (1987), tout en tenant un petit rôle dans le film, celui de l’avocate Sally Viscuso. Elle a joué son propre rôle dans la série Linc’s avec Pam Grier à la fin des années 1990 et, à la fin de la série, s’est accompagnée au piano pour « Lift Every Voice ». Plus récemment, elle a participé à la troisième saison de The L Word , qui s’est conclue avec Grier, Hendryx et le trio BETTY interprétant une reprise du titre « Transformation » d’Hendryx.

Hendryx a participé à de nombreuses collaborations musicales, tant au chant qu’à l’écriture. L’une de ses premières collaborations a eu lieu avec Jerry Harrison ( Taking Heads ) sur l’album « The Red and the Black » en 1981. En 1992, elle a enregistré un duo avec Billy Crawford, « Urgently in Love ». En 1998, elle a participé au clip du tube rap « It’s a Party » avec Bounty Killer . Elle a écrit des chansons pour Dusty Springfield et Ultra Nate . Elle a produit des albums pour Lisa Lisa and the Bush Tetras . Parmi les autres artistes avec lesquels elle a enregistré au fil des ans, on compte David Johansen , Yoko Ono , Cameo , Talking Heads (3 albums : Remain in Light , The Name of This Band Is Talking Heads et Speaking in Tongues ), Garland Jeffreys , Dan Hartman , Afrika Bambaata (interprétant un duo de « Giving Him Something He Can Feel » avec Boy George), Rough Trade , Curtis Hairston et Graham Parker sur « Soul Christmas ».

Au début des années 2000, Hendryx a été invitée à participer à deux albums de Paul Haslinger . Elle a chanté sur deux titres, « Higher Purpose » et « Beginning to End », figurant sur la bande originale de la série Sleeper Cell de Showtime .

 

Fin de carrière et retrouvailles avec Labelle

Hendryx continue de tourner et a écrit de la musique pour le théâtre, des chansons pour la pièce avec la musique Blue . Sandra St. Victor (The Family Stand) a recruté les filles de célèbres icônes afro-américaines de la soul/blues – dont Lalah Hathaway , Simone , Indira Khan et Leah McCrae – ainsi que les « filles spirituelles » Joyce Kennedy , Caron Wheeler et Nona, pour former le groupe Daughters of Soul, qui a connu un grand succès, notamment lors des tournées européennes.

Hendryx a fondé Rhythmbank, son propre label avec Bob Banks , en 2005. Ils ont signé et sorti plusieurs EP et albums, la série Showtime Sleeper Cell et un album gospel de son protégé Najiyah Threatt.

Depuis la séparation de Labelle, Patti, Sarah et Nona se sont retrouvées à plusieurs reprises. Parmi ces retrouvailles, on compte le clip de « Live in New York » de Patti LaBelle, le tube dance « Turn It Out » de la bande originale de « To Wong Foo, Thanks for Everything ! » de Julie Newmar (1995), et deux émissions spéciales télévisées. En janvier 2006, Labelle s’est à nouveau réunie pour enregistrer « Dear Rosa », un hommage à la militante des droits civiques Rosa Parks . Elle a également interprété la chanson thème de la bande originale du film « Preaching to the Choir » , dont Nona est la compositrice. Fin 2008, Labelle a sorti son album de retour, « Back to Now »et a entamé une tournée de concerts à succès jusqu’au printemps 2009.

En avril 2009, lors d’une interview avec Pete Lewis, célèbre auteur soul/R&B britannique et auteur de l’album primé Blues & Soul , Hendryx a évoqué le contexte de la reformation de Labelle pour Back to Now : « Nous en avons discuté à plusieurs reprises. Et c’était en grande partie dû au fait que les fans nous EXIGEAIT ! Mais plutôt que de simplement revenir en arrière et de refaire ce que nous avions fait par le passé, nous voulions pouvoir enregistrer un nouvel album avant de nous remettre ensemble. Et c’est après avoir enregistré la chanson « Dear Rosa » ensemble que Patti a finalement été convaincue que nous devions enregistrer un nouvel album et partir en tournée. Je dirais donc que nos retrouvailles sont nées de deux choses : la pression des fans ; et le fait que Patti ait retrouvé un son qu’elle aimait et qu’elle n’avait pas entendu depuis des années. »

Hendryx a écrit un livre pour enfants intitulé The Brownies .

Le 27 mai 2010, Hendryx a interprété des extraits de Skindiver, une comédie musicale de science-fiction qu’elle coécrit avec Charles Randolph-Wright. Ce spectacle surprise a eu lieu au Busboys and Poets de Washington DC, sponsorisé par l’Arena Stage. Hendryx et Wright ont présenté deux lectures nocturnes de Skindiver à l’Arena Stage en 2011.

En septembre 2012, l’album numérique d’Hendryx, Mutatis Mutandis , est sorti en CD. Pour promouvoir l’album, Hendryx est apparue dans l’émission Later… with Jools Holland sur la BBC le 28 novembre 2012, où elle a interprété deux titres : Let’s Give Love A Try et Temple Of Heaven (ce dernier étant uniquement disponible en ligne sur BBC iPlayer ). En février 2013, elle a été l’invitée spéciale de The World of Captain Beefheart, un concert hommage organisé par l’animateur radio néerlandais Co de Kloet, avec Gary Lucas et le Metropole Orchestra, composé de 60 musiciens .

Hendryx a sorti plusieurs singles en 2016, dont une collaboration avec le duo de DJ et producteurs américain Soul Clap , qui a donné naissance au single « Shine (This Is It) ». Shine (This Is It) a été inclus sur l’album éponyme de Soul Clap en octobre 2016, et un EP contenant différents remixes du titre est sorti l’année suivante. Hendryx a également collaboré avec le guitariste Gary Lucas la même année, ce qui a donné naissance à l’album « The World of Captain Beefheart » , un recueil de reprises de chansons de l’artiste avant-gardiste Captain Beefheart .

En février 2018, Hendryx a sorti un EP, Keep Funkin , produit par Soul Clap, avec la participation de Nile Rogers et Jason Miles . Hendryx a également chanté sur un autre morceau, « Peel Back », produit par FSQ, inclus en bonus sur les versions numériques de l’EP Keep Funkin (ainsi que sur l’album de FSQ en 2020).

 

Vie personnelle et activisme

Hendryx vit dans l’ Upper West Side de Manhattan à New York depuis le début des années 1970. Son partenaire de longue date est la manager de talents anglaise Vicki Wickhamet elle a parlé de sa bisexualité dans une interview avec le magazine The Advocate.

Hendryx est une militante des droits des homosexuels ; à l’été 2008, elle a rejoint Cyndi Lauper lors de sa tournée True Colors , sensibilisant ainsi à la discrimination et à la communauté LGBT.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/30092-Nona-Hendryx

BELINDA CARLISLE

Belinda Carlisle, née Belinda Jo Carlisle le 17 août 1958 à Hollywood (Californie), est une chanteuse américaine.

Enfance

Belinda Carlisle est née dans le district de Hollywood à Los Angeles. Elle est la fille de Harold, un voyageur représentant de commerce, et de Joanne, mère au foyer. Belinda est l’aînée d’une fratrie de sept, ayant trois frères et trois sœurs. Elle a cinq ans quand son père abandonne la famille et à la suite du remariage de sa mère, se retrouve avec un beau-père avec lequel les relations sont médiocres, le Duc Kurczeski. Élevée à Thousand Oaks dans le comté de Ventura, qui fait partie de l’aire métropolitaine de Los Angeles, elle était une meneuse de claques dans son collège. À l’âge de 19 ans, elle quitte le domicile familial.

 

Début de carrière : les Go-Go’s

Le premier rôle de Carlisle en tant que musicienne est un bref passage en tant que batteuse du groupe punk The Germs. Elle porte alors le surnom de « Dottie Danger », et s’implique aussi en tant que choriste auprès de Black Randy and the Metrosquad. Peu après avoir quitté les Germs, elle fonde le groupe The Go-Go’s avec ses amies et musiciennes Margot Olaverria, Elissa Bello et Jane Wiedlin. Olaverria et Bello quittèrent rapidement la nouvelle formation, remplacées par la guitariste Charlotte Caffey, la bassiste Kathy Valentine et la batteuse Gina Shock. Les Go-Go’s deviennent un des groupes les plus populaires aux États-Unis au début des années 1980, et font partie de ces artistes qui permettent au mouvement new wave d’accéder aux radios américaines.

Le groupe est aussi la première formation 100 % féminine à classer un album no 1 dans leur pays en composant leur propre musique et en jouant elles-mêmes de leurs instruments. De 1981 à 1984, les jeunes femmes enregistrent trois albums, dont Beauty and the Beat et Vacation, respectivement multiple disque de platine et disque d’or après leur sortie en 1981 et 1982. Le dernier album du groupe, Talk Show, sort en 1984 mais ne connaîtra pas la même réussite que ses prédécesseurs.

 

Carrière solo

Les Go-Go’s se séparent en 1985. Belinda Carlisle entame alors une carrière solo, même si elle continue de collaborer avec Charlotte Caffey et Jane Wiedlin.

 

1986-87: Belinda

Cette nouvelle carrière donne l’occasion à Belinda Carlisle de se forger une image nouvelle. En effet, l’ère « Go-Go’s », tout en l’ayant rendue célèbre, a été marquée par des excès en tout genre (drogue, sexe) comme elle le décrira elle-même plus tard. En 1986, elle épouse Morgan Mason, qui travaille au sein de l’administration de Ronald Reagan. La métamorphose commence.

En juin 1986 sort l’album solo Belinda, sur le label I.R.S. Records. L’opus connait un certain succès en Amérique du Nord et est certifié disque d’or aux États-Unis et disque de platine au Canada. Le titre « Mad About You » devient un tube de l’été sur le continent nord-américain (numéro 3 aux USA et numéro 1 au Canada), et son succès se prolonge en Australie. D’autres singles tirés de l’album sont lancés, comme « I Feel The Magic » et « Since You’ve Gone ».

Si le public semble avoir adopté Carlisle en tant que chanteuse solo, les critiques demeurent mitigées, faisant état des ressemblances entre les titres de l’album et l’œuvre des Go-Go’s dans le passé. Effectivement, même si elle a amorcé un virage en recherchant une image plus consensuelle, la chanteuse demeure fortement influencée par sa Californie natale, une influence qui se voit particulièrement dans le clip de « Mad About You », qui met en valeur le soleil californien et le rêve hollywoodien.

L’album se distingue peu de la pop californienne de l’époque, représentée notamment par les Bangles. D’ailleurs, Susanna Hoffs des Bangles collabore à cet album, coécrivant le titre « I Need a Disguise » et faisant partie, avec les ex-Go Go’s : Charlotte Caffey et Jane Wiedlin, des choristes. Les autres collaborateurs incluent Andy Taylor des Duran Duran, qui est à la guitare sur le morceau « Mad About You ».

 

1987-88: Heaven on Earth

Pour son deuxième album, Belinda Carlisle travaille de nouveau sur l’image qu’elle projette. Elle abandonne sa courte chevelure blonde « californienne » pour des cheveux plus longs, de couleur auburn. Son style musical laisse de côté les influences californiennes en faveur d’une production plus lisse inspirée de la power-pop des années 1980. Rick Nowels est engagé comme producteur et Thomas Dolby s’occupe de la partie claviers sur certains titres.

Le premier single de Heaven on Earth est Heaven Is a Place on Earth, qui consacre la transformation de Carlisle. Pendant l’hiver 1987-88, le titre est numéro 1 non seulement aux États-Unis mais aussi au Royaume-Uni, aidé en cela par une vidéo signée Diane Keaton. Carlisle se permet de concurrencer dans les classements les poids lourds de l’époque que sont Michael Jackson et George Michael, ces derniers ayant sorti leurs albums Bad et Faith dans la deuxième moitié de l’annéemobile.1987.

La chanson Heaven is a Place on Earth a depuis été utilisée dans les bandes originales de plusieurs films et séries tels que Romy et Michelle, 10 ans aprèsHarold et Kumar s’évadent de GuantanamoBlack Mirror, American Pie : Marions-les !, The Handmaid’s Tale : La Servante écarlate et dernièrement dans la deuxième saison de la série allemande Dark produite par Netflix. Sur YouTube, cette chanson est la plus utilisée dans les vidéos hommages à Heather O’Rourke.

Le second single de l’album est le morceau pop-rock I Get Weak (numéro 2 aux États-Unis et numéro 10 au Royaume-Uni), écrit par Diane Warren. Le single suivant est Circle in the Sand, qui atteindra lui aussi le Top 10 aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne. Cette chanson est accompagnée par une vidéo mémorable de Peter Care, mettant en scène une Belinda Carlisle chantant sur une plage avec des images qui accompagnent de façon précise les paroles. Les singles World Without You et Love Never Dies connaitront un succès modéré.

Après la sortie de cet album, Belinda Carlisle se lance dans une tournée baptisée « Good Heavens », au cours de laquelle elle remplit notamment le stade de Wembley à Londres. En 2009, une version remasterisée de Heaven on Earth est sortie, comportant des remixes et un DVD bonus d’un concert sur scène de 1988, inédit en DVD.

 

1989-91: Runaway Horses

Le 23 octobre 1989 sort l’album Runaway Horses. L’album atteint rapidement le Top 5 en Australie et au Royaume-Uni, et est certifié double disque de platine et disque de platine respectivement dans ces deux pays. Il marche bien au Canada également, mais ce n’est pas le cas aux États-Unis. Ainsi, le premier single, « Leave a Light On » (sur lequel George Harrison joue un solo de guitare) ne se classe que #11 aux States, alors qu’en Australie, au Canada et au Royaume-Uni, il est dans le Top 5.

Les autres singles de l’album, dont « Summer Rain », connaissent plus ou moins le même destin, indiquant ainsi que la popularité en baisse de Belinda Carlisle dans son pays natal est partiellement compensé par le succès qu’elle continue de connaitre en Australie et en Europe. Notons enfin que sur la chanson « Whatever It Takes », Bryan Adams contribue en tant que choriste.

 

L’après-1991

Dans les années 1990, Belinda Carlisle sort trois albums qui sont passés plus ou moins inaperçus, ainsi qu’un Best of. Elle se convertit au bouddhisme et affirme avoir cessé toute consommation de tabac, de drogue ou d’alcool. Elle s’est installée dans le sud de la France depuis le début des années 1990 et y vit depuis.

Une autre compilation de hits sort en 1999. En 2001, Carlisle et ses anciennes camarades des Go-Go’s se réunissent pour une tournée. En 2007, elle sort Voila, son premier album studio depuis plus de dix ans. Cet album comporte des titres en français, dont des reprises d’Édith Piaf et de Françoise Hardy.

Depuis 2008, elle a participé à diverses tournées, souvent avec des groupes qui étaient ses contemporains dans les années 1980. Parmi les artistes avec qui elle a tourné, on retrouve Bananarama, Boy George (dont elle est une admiratrice déclarée), Howard Jones et Cutting Crew. En 2011, elle a chanté en solo en Australie, pays où elle est plus connue que dans son Amérique natale.

En mars 2009, elle est candidate de la 8e saison de Dancing with the Stars. Elle est en compétition avec notamment Denise Richards, Gilles Marini, Lil’Kim, Steve-O, David Alan Grier, Steve Wozniak ou encore Shawn Johnson, la gagnante. Elle sera la première éliminée.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/56631-Belinda-Carlisle

BEE GEES

The Bee Gees est un groupe anglo-australien formé en 1958 à Brisbane (Queensland) en Australie par trois des frères Gibb originaires de Douglas (île de Man) : Barry et les jumeaux Robin et Maurice, initialement associés à un guitariste (Vince Melouney) et à deux batteurs (Colin Petersen et Geoff Brigford) australiens. Le total des ventes de disques du groupe sur toute sa carrière est estimé à 220 millions, faisant de lui l’un des plus grands vendeurs de disques.

Au cours de leur carrière d’une quarantaine d’années, on peut distinguer trois périodes distinctes de succès :

Au cours de sa carrière, le groupe a gagné neuf Grammy awards et a été intronisé au Rock and Roll Hall of Fame. Une quarantaine de ses titres ont été classés dans les charts du monde entier entre 1965 et 2001, et dix-sept de ses compositions ont été numéro un dans les classements américains entre 1971 et 19836.

Les Bee Gees sont un groupe à trois harmonies vocales. Barry chante avec sa voix classique et avec une voix de fausset apparue dans les années 1970, Robin donne un vibrato aérien, et Maurice, qui est aussi le directeur musical du groupe, chante les harmonies hautes ou basses. Les trois frères sont aussi musiciens, Barry joue de la guitare, Robin de l’orgue et Maurice de la basse, de la guitare, de la batterie et du clavier. Les trois frères ont écrit la quasi-totalité de leurs chansons et affirmé « se sentir comme une seule personne en travaillant ensemble ».

Le 12 janvier 2003, alors âgé de 53 ans, Maurice, qui souffrait d’une occlusion intestinale, n’a pas supporté l’opération et est mort à la suite d’une attaque cardiaque. Robin meurt à 62 ans en mai 2012 des suites d’un cancer. Le plus jeune de la fratrie Gibb, Andy, qui faisait une carrière en solo, est quant à lui mort en 1988, à l’âge de 30 ans, d’un problème cardiaque causé par son addiction aux drogues dures. Le seul membre encore vivant, Barry, continue à effectuer des tournées, après la dissolution du groupe en 2012.

 

Histoire

La famille

Les trois frères du groupe font partie de la famille Gibb. Ils sont nés sur l’île de Man (dépendance de la couronne britannique). La famille se compose de Hugh Gibb, de Barbara Pass8, le père et la mère, de Lesley Evans, l’aînée, née en 1945, de Barry né en 1946, des jumeaux Robin et Maurice nés en 1949 et d’Andy Gibb, né en 1958.

En 1955, la famille s’installe à Keppel Road, Chorlton-cum-Hardy, près de Manchester : c’est là que les jeunes frères Gibb chantent pour la toute première fois et que naît Andy. Les jeunes garçons se conduisent parfois comme des chenapans et la famille doit quitter la région. À la fin de l’année 1958, la famille part à Brisbane, en Australie, et emménage dans l’un des quartiers les plus défavorisés de la métropole, Cribb Island. Barry déclare à ses frères qu’ils doivent prendre une décision : soit ils deviennent des voyous, soit ils deviennent des musiciens.

 

Débuts

À leurs débuts dans le Queensland, en 1958, les frères Gibb — Barry, Robin et Maurice — chantent avec Paul Frost et Kenny Oricks, et sont connus sous le nom de The Rattlesnakes, changeant de nom plus tard en Wee Wish Johnnie Hayes and The Bluecats. En 1962, les trois frères deviennent The Bee Gees. Les initiales « BG » proviendraient de différents noms : Barbara Gibb (leur mère) ; Barry Gibb ; Brothers Gibb (« frères Gibb ») ; Bill Goode, un disc-jockey et organisateur de courses automobiles. Le groupe se produit alors entre 1964 et 1966 dans des émissions de variétés locales et interprète avec brio des reprises de Bob Dylan comme Blowin’ in the Wind, ou encore Out of Time des Rolling Stones. Les harmonies vocales et le vibrato aérien de Robin marquent la signature du groupe. Le trio publie à cette même période deux premiers albums, mais sans succès. Fans des Beatles et des Rolling Stones, les frères Gibb décident de retourner en Angleterre. Coïncidence : durant leur voyage pour Londres, en décembre 1966, leur titre Spicks and Specks est numéro un en Australie.

 

Premiers succès

Robert Stigwood est le manager qui va lancer les Bee Gees en 1967 comme « le nouveau talent musical de l’année ». Le groupe se compose alors des trois frères, Barry à la guitare, Robin à l’orgue, Maurice à la basse et de deux amis australiens, Colin Petersen à la batterie et le lead guitariste Vince Melouney. Les arrangements orchestraux des morceaux sont alors signés Bill Shepherd. C’est dans les studios IBC de Londres que le groupe peaufine la préparation de son premier album au mois d’avril. L’album Bee Gees’ 1st sort trois mois plus tard, au mois de juin. Il se classe respectivement 8e et 7e au Royaume-Uni et aux États-Unis. L’album est de style pop-folk, et certains titres adoptent un style plus psychédélique puisant ses influences chez les Beatles, tels que In My Own TimeTurn of the CenturyEvery Christian Lion Hearted Man Will Show You. L’album est encensé par la presse musicale, et ils deviennent les nouveaux Beatles. Entre avril et décembre 1967, le groupe publie plusieurs singles à succès : New York Mining Disaster 1941HolidayTo Love Somebody, et Massachusetts, son premier numéro un mondial (plus de 5 millions de singles vendus). L’année suivante il sort deux albums pop-rock, Horizontal et Idea, et signe de nouveaux succès tels que WorldWordsI’ve Gotta Get a Message to YouI Started a JokeTomorrow Tomorrow. Les Bee Gees cartonnent, Barry devient le sex symbol du groupe et les garçons font une brève tournée en Belgique, Allemagne, Angleterre, Suisse et aux États-Unis. C’est dans cette ascension fulgurante que Maurice Gibb épouse en grande pompe une autre pop star british Lulu.

En janvier 1969 sort l’album concept pop-baroque Odessa ; First of May est le nouveau titre, mais des tensions règnent au sein du groupe, Colin Petersen et Vince Melouney sont remerciés bien que des contrats de travail les lient aux Bee Gees. Robin Gibb qui chante sur plusieurs succès commerciaux a de plus en plus de mal à accepter de rester au second plan face à Barry , et en février 1969 il quitte le groupe à son tour. Lesley Evans, la sœur aînée, le remplace très brièvement lors d’un concert filmé pour l’émission de TV de Lulu. Malgré les succès des autres titres de l’album Lamplight et Marley Purt Drive, la promotion d’Odessa est interrompue. Robin enregistre le titre Saved by the Bell qui est un succès. Le groupe continue sous le même nom avec Barry et Maurice, qui enregistrent l’album Cucumber Castle et le tube Don’t Forget to Remember. Puis chacun des deux enregistre un album solo (albums jamais édités à ce jour). Il semble alors que le groupe ne se reformera plus. Mais la carrière solo de Robin est difficile, et en juin 1970 il revient d’abord avec Maurice, puis avec Barry : le groupe se reforme. En décembre 1970 il déclare dans Time Magazine : « Si nous n’avions pas été parents, nous ne nous serions probablement jamais remis ensemble ».

L’année 1971 marque le retour du groupe avec des hits comme Lonely DaysHow Can You Mend a Broken Heart (numéro 1 aux États-Unis), My WorldRun to Me. C’est surtout aux États-Unis que les Bee Gees triomphent, mais ce come-back est de courte durée. En 1972, The Bee Gees deviennent Bee Gees. Durant cette période, la musique du trio semble être passée de mode, entre country et pop, les singles IsraelAliveLiving in ChicagoSaw a New MorningWouldn’t I Be Someone qui sortent entre 1972 et 1973 n’ont pas de succès, les Bee Gees donnent malgré tout des séries de concerts, notamment en Asie. Mais le groupe est au point mort. Maurice Gibb divorce de Lulu, et le trio est condamné à jouer dans les petits clubs du nord de l’Angleterre à la fin de l’année 1973. En janvier 1974, un LP qui devait s’appeler A Kick in the Head Is Worth Eight in the Pants est rejeté par leur manager, Robert Stigwood, à la suite de l’échec des précédentes sorties du groupe.

Stigwood suggère aux Bee Gees d’utiliser Arif Mardin surnommé « le docteur de la musique » comme nouveau producteur et de changer de cap musical. Ils quittent l’Angleterre pour s’installer à Miami et travailler dans les studios Criteria. C’est un nouveau départ pour le trio qui décident de former un nouveau groupe avec Barry à la guitare, Maurice à la basse, Alan Kendall à la lead guitare, Denis Bryon à la batterie et Blue Weaver aux claviers. Les Bee Gees renouent avec la soul et publient l’album Mr Natural. Le groupe donne un nouveau souffle à sa musique.

 

Période Disco

En 1975, les Bee Gees enregistrent l’album funky, Main Course aux studios Atlantic de New-York et Criteria à Miami. Cet album atteint la 5e place du hit-parade britannique le 2 août 1975 puis la 14e place du hit-parade américain le 20 mars 1976. C’est dans cet album que Barry chantera pour la première fois en falsetto, ce qui contribuera au nouveau son des Bee Gees et à leur regain de popularité. Le single qui en est extrait, Jive Talkin’, est no 5, puis no 1 aux États-Unis le 9 août 1975 dans le Hot 100 du magazine Billboard. Night on Broadway est le second single qui sort en septembre, la chanson se classe 4e aux États-Unis et entre dans les top 20 dans le reste du monde. Fanny Be tender et Come on Over sont les autres succès de cet album. L’année suivante le groupe sort l’album Children of the world, au son plus Rn’b, s’offrant également les services de deux sorciers des studios du moment, Albhy Galuten et Karl Richardson. You Should Be Dancing est leur premier single à l’allure disco (no 6 au RU le 28 août 1976 ; no 1 en EU le 4 septembre 1976). D’autres singles à succès suivront : Love So rightBoogie Child et Children Of the World. Les Bee Gees triomphent à nouveau aux États-Unis, entamant une tournée américaine de 20 dates en novembre et décembre. En janvier 1977 ils donnent quelques concerts au Canada. Ils sortent en mai 1977 leur premier album live Here at Last… Bee Gees… Live : cet album se vend à plus de 5 millions d’exemplaires et se classe dans les top 10 du monde entier. Durant la fin des années 1970 Robin Gibb ne chantera quasiment plus de partie en solo mais se contentera d’accompagner Barry.

En mars 1977, Robert Stigwood, le manager des Bee Gees, produit la musique disco du film Saturday Night Fever (La Fièvre du samedi soir). Il contacte le groupe, qui est en session d’enregistrements aux studios du château d’Hérouville en France, demandant dans l’urgence 4 chansons pour la bande sonore de son projet de film. Finalement, ils en enregistrent cinq nouvelles et en donnent deux autres. Stayin’ AliveNight feverMore than a WomanHow deep is your loveEmotionIf I can’t have youYou should be dancing et Jive talkin. La musique du film est la 54e plus grosse vente d’albums de tous les temps.

Le 10 décembre 1977 la ballade How Deep Is Your Love, extraite du film, est no 3 au Royaume-Uni et no 1 aux États-Unis deux semaines plus tard. Sorti en janvier 1978, le double album contenant la bande sonore originale du film se vend à plus de 45 millions d’exemplaires. Le 23 février 1978 les Bee Gees remportent le Grammy de la « Best Pop Vocal Performance by a Duo, Group or Chorus pour How Deep Is Your Love.

Le 4 mars 1978 Stayin’ Alive se classe quatrième au Royaume-Uni, tandis que le même jour Andy Gibb, avec (Love Is) Thicker Than Water – coécrit avec Barry – déloge Stayin’ alive de la première place. Le 18 mars suivant les Bee Gees, au sommet de leur carrière musicale avec le classique disco Night Fever, détrônent à leur tour Andy, qui détenait la première place du hit-parade américain. Night Fever est no 1 au Royaume-Uni le 29 avril. Le 6 mai 1978 Saturday Night Fever est no 1 mondial.

Saturday Night fever devient un vrai phénomène de société et propulse les Bee Gees au rang de super stars. La musique des Bee Gees passe en boucle dans les radios et dans les nights clubs du monde entier. Ils font la une des magazines people, et la moindre apparition du groupe aux États-Unis déclenche une hystérie chez les fans. L’année 1978 est aussi l’occasion pour les trois frères Gibb devenus des stars planétaires de jouer les acteurs dans le film Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band aux côtés de Peter Frampton, Alice Cooper et Aerosmith. Malheureusement le film produit par Robert Stigwood est un échec commercial.

Barry Gibb écrit et produit la chanson Grease, une autre comédie musicale produite par Robert Stigwood. La chanson est interprétée par Frankie Valli, elle est numéro 1 aux États-Unis en mai 1978. D’autres chansons écrites et produites par les frères Gibb caracolent en tête des charts telles que Emotion interprétée par Samantha Sang et If I can’t Have you chantée par Yvonne Elliman. Leur frère cadet Andy Gibb connaît également une carrière de chanteur et surfe sur le succès avec des titres comme, I just want to be your everythingShadow dancing(Love Is) Thicker Than Water : trois numéros 1 aux États-Unis entre 1977 et 1979. Les chansons sont écrites par ses frères et produites par Barry.

En 1979 les Bee Gees sortent l’album Spirits Having Flown, qui sera également un grand succès avec des titres tels que : TragedyToo much heavenLove You Inside Out, Spirits having flown et Rest your love on me. L’album s’écoule à plus de vingt millions d’exemplaires. Pour célébrer l’année internationale de l’enfance, les frères Gibb décident de reverser les ventes du single Too much heaven à l’UNICEF. La somme reversée est estimée à plus de 7 millions de dollars. C’est également cette année que le groupe entame sa grande tournée américaine The Spirit Tour. Une tournée ambitieuse pour célébrer le succès mondial de Saturday Night fever : le groupe affiche entre juin et octobre 41 dates, loue un Boeing 747 avec le logo de la tournée, des effets spéciaux animent chaque concert ; de plus les trois frères sont vêtus de pantalons blancs moulants avec des vestes pailletées blanches éblouissantes tout le long de la tournée. Parmi les 60 000 personnes au Dodger Stadium de Los Angeles, de nombreuses stars étaient présentes comme Barbra Streisand, Rod Stewart, Cary Grant ou encore John Travolta. Les Bee Gees célèbrent leur succès monstre, ils ont aligné plus de neuf numéros un d’affilée rien que dans les charts américains entre 1975 et 1979, un autre record pour le groupe avec plus de cinq titres simultanément dans le top ten US en avril 1978 ; enfin, en 1980, le groupe a déjà raflé 8 Grammy Awards, toujours aux États-Unis. À la fin de l’année 1979 le groupe sort la compilation Bee Gees Greatest qui regroupe les hits 1975-1979, l’album s’écoule à plus de 8 millions d’exemplaires. Devenus multimillionnaires, les trois frères Gibb s’installent définitivement à Miami Beach et créent leur propre studio de production le Middle Ear Recording Studio.

 

Renouveau

En 1981, le Disco n’a plus la cote, les Bee Gees se séparent de leur producteur Robert Stigwood et ouvrent un nouveau chapitre de leur carrière. Le groupe sort l’album Living Eyes qui n’aura pas le succès monstre des deux précédents albums, mais les singles Living Eyes et He’s a Liar, auront quand même un certain succès. En 1983, Sylvester Stallone produit et réalise le film Staying Alive la suite de Saturday Night Fever, les frères Gibb collaborent à nouveau sur la BO avec 5 nouvelles chansons. Woman in You en est le titre phare.

Après cela ils feront une pause d’environ cinq ans, durant laquelle ils sortiront des albums solo : pour Robin How Old are You (1983), Secret Agent (1984), Walls Haves Eyes (1985), pour Barry Now Voyager (1984), Hawks (1988), et pour Maurice A Breed Apart (1984). Robin Gibb sera celui qui aura le plus de succès en solo avec des titres tels que JulietAnother Lonely Night In New YorkBoys Do Fall in Love et Like a Fool.

Les frères Gibb produiront et composeront aussi des albums à succès pour d’autres artistes internationaux tels que Barbra Streisand avec l’album pop Guilty qui contient le tube planétaire de 1980 Woman in LoveGuilty sera d’ailleurs l’album le plus vendu de sa carrière avec plus de 20 millions de copies dans le monde16. En 1983, Barry et sa team de production Albhy Galuten et Karl Richardson produisent l’album country Eyes That See in the Dark de Kenny Rogers. Le single Islands in the Stream que Kenny interprète en duo avec Dolly Parton est numéro un mondial. D’ailleurs, Barry devient un des trois meilleurs compositeurs de musique pop pour avoir inscrit au billboard US plus de 13 compositions arrivées à la première place entre 1971 et 1983. Enfin, deux autres divas de la soul, Dionne Warwick et Diana Ross, ont sorti des hits entre 1982 et 1985, tels que Heartbreaker et Chain Reaction. Barry compose et produit d’autres chansons telles que Indian Summer en 1985 pour Roy Orbison en duo avec Larry Gatlin, ou encore Your Love Will Save the World pour Percy Sledge. Les frères Gibb participent à l’album des jeux olympiques d’été de Seoul en 1988, avec Shape of Things to Come et Fight en duo avec Eric Clapton. Barry écrit et produit la BO du film Hawks, réalisé par Robert Ellis Miller en 1988 avec la participation de Timothy Dalton. Barry fait la promotion du film avec le single Childood Days en 1988.

En 1986, les trois frères Gibb reforment le groupe mythique. À partir de 1987 les Bee Gees, qui ont déjà vendu plus de 100 millions d’albums, ont une nouvelle période de succès, avec des morceaux pop collant aux styles du moment. La rythmique est différente, plus innovatrice, avec des titres tels que You Win Again en 1987, de l’album E.S.P.OneOrdinary Lives en 1989, de l’album OneSecret LoveWhen He GoneThe Only Love en 1991, de l’album High CivilzationFor Whom the Bell tollsPaying The Price Of love et How to Fall in Love en 1993, de l’album Size Isn’t Everything. Robin Gibb a de nouveau (comme dans la première période : fin des années 1960-début 1970) un rôle de chanteur additionnel avec Barry. Maurice, à partir de cette période (fin des années 1980), va lui aussi avoir plusieurs chansons où il chante quasiment en solo, ce qui avait été précédemment très rare dans la carrière du groupe. C’est aussi à cette période que les Bee Gees perdent leur petit frère Andy qui décède d’une overdose à l’âge de 30 ans, en mars 1988. En 1989, le groupe entame sa première grande tournée mondiale depuis 1979, intitulée One for All Tour. Ils retrouvent un public plus calme. D’avril à novembre les Bee Gees ont tourné en Europe, aux États-Unis, en Australie puis au Japon. Le 8 juin 1989 le groupe se produit pour la première fois depuis le début de sa carrière en France, au Palais Omnisports de Paris-Bercy. Une deuxième tournée européenne en 1991 est écourtée à cause des douleurs de dos de Barry Gibb. En septembre 1993, le groupe fait la promotion de son album Size en Europe sur les plateaux de télévision. Ils choisissent Paris pour la sortie du nouvel album. Le 17 septembre, ils participent à l’émission française Taratata en tant qu’invités d’honneur auprès de Nagui.

En 1995, le groupe rend hommage à Carole King et reprend le titre Will you Still Love me Tomorrow qui apparaît dans l’album hommage Tapestry Revisited. Durant les années 1990, des nouvelles pop-stars reprennent la musique des Bee Gees avec succès : Michael Bolton avec To Love Somebody en 1992, le groupe Take That avec How Deep Is Your Love en 1994, N-Trance avec Stayin’ Alive en 1995, Boyzone avec Words en 1997, les Pras avec Islands in the Stream rebaptisée Ghetto supastar en 1998, le groupe Steps avec Tragedy en 1999, et Destiny’s Child avec Emotion en 2001.

En 1997 les Bee Gees reviennent une nouvelle fois sur le devant de la scène avec un nouvel album, Still Waters, qui sera plutôt un bon succès, surtout grâce à la chanson AloneStill Waters Run Deep et I Could Not Love You More complètent les succès de l’album. Cette année est aussi marquée par de nombreuses récompenses de l’industrie de la musique, Les Bee Gees se voyant décerner les Brit Awards à Londres, l’American Music Awards à Los Angeles et, sacre de l’année, le 15 mai ils sont intronisés au Rock and Roll Hall of Fame. Le 14 novembre 1997, pour célébrer leurs trente ans de carrière, les Bee Gees donnent un concert à Las Vegas appelé One Night Only. Céline Dion les rejoint en guest star pour interpréter Immortality, morceau qu’ils ont composé pour elle. Ils sortent dans la foulée l’album live, qui se vend à plus de 7 millions d’exemplaires. Ce concert est suivi d’une tournée mondiale donnant un seul concert par continent, avec 40 000 personnes à Dublin le 29 août 1998, ensuite en Angleterre avec 56 000 personnes au stade de Wembley à Londres le 5 septembre 1998, en Argentine avec 40 000 personnes à Buenos Aires le 17 octobre 1998, en Afrique du Sud avec 50 000 personnes à Johannesburg le 28 novembre 1998 et finalement le 27 mars 1999 dans le nouveau stade australien Olympic Stadium de Sydney, réunissant plus de 72 000 personnes.

En 2001, ils sortent leur dernier album, This Is Where I Came In. Avec cet ultime opus, les frères Gibb brillent à nouveau dans les genres, avec les titres This is where I came In, She keeps on coming, Man in the middle au son très sixties qui rappellent beaucoup leurs titres de 1967. Mais cet album sera leur dernier, à la suite de la mort de Maurice deux ans plus tard.

 

Disparition progressive du groupe

En janvier 2003 Maurice Gibb succombe à une crise cardiaque à l’âge de 53 ans. Barry et Robin sont dévastés et déclarent que le nom Bee Gees ne peut être associé qu’aux trois frères ensemble. Pourtant il est plusieurs fois question de réunion, sans que cela puisse aboutir.

Entre 2003 et 2007, Robin continue de promouvoir la musique des Bee Gees en donnant plusieurs concerts en Europe et en participant à des spectacles télévisés. En 2003, il sort Magnet, son nouvel album solo, et participe la même année à l’émission anglaise la Fame Academy en tant que membre du jury.

En janvier 2005 Barry et Robin font partie du super groupe One World Project avec Cliff Richard, Brian Wilson, Boy George, Gary Moore et Russell Watson. Ils sortent le single Grief Never Grows Old. Ce projet caritatif a pour but de récolter des fonds destinés à la population indienne durement frappée par le séisme et le tsunami de décembre 2004.

En février 2006, Barry et Robin donnent un concert de charité pour la lutte contre le diabète à Miami. C’était leur première réunion depuis la mort de Maurice.

En 2009, lors d’une nouvelle réunion, Barry Gibb disait : « Nous avons déjà perdu deux frères, nous resterons toujours ensemble, même si Robin habite Londres et moi Miami. » Malgré la mort de leur frère Maurice, le groupe se reforme au moins théoriquement en octobre 2009.

En octobre 2010, Robin Gibb, interviewé par le Daily Mail (publication du Royaume-Uni), confirme que l’histoire des Bee Gees serait racontée dans un film de Steven Spielberg. Robin déclare au Daily Mail : « Le film sera interprété par des acteurs très connus. Ce sera l’histoire de notre vie. Barry et moi serons impliqués dans l’aspect technique. » Un des défis pour Spielberg sera de reproduire les harmonies à trois voix distinctives des frères et le fausset de Barry. Robin dit : « J’aimerais que nos enregistrements originaux soient utilisés, car il est très difficile de les imiter. » Finalement ce film ne verra jamais le jour.

Le 20 mai 2012, Robin Gibb meurt des suites d’un cancer du côlon et du foie à Londres, âgé de 62 ans. Barry Gibb devient alors le dernier membre des Bee Gees encore en vie.

Barry Gibb entame entre février 2013 et juin 2014 sa première tournée mondiale en solo intitulée The Mythology Tour. Il rend hommage à ses frères en reprenant les plus grands succès des Bee Gees. Il donne des concerts en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Angleterre, en Irlande et aux États-Unis. En juin 2016, Barry sort un nouvel album solo intitulé In the Now. C’est un album qu’il a composé et produit avec ses deux fils, Steve et Ashley Gibb.

Le 16 avril 2017 aux États-Unis, deux jours après la 59e édition des Grammy Awards, l’Académie nationale des arts et des sciences rend hommage aux Bee Gees et célèbre les quarante ans de Saturday Night Fever à travers un live intitulé Stayin’ Alive, A Grammy Salute to the Music of the Bee Gees, diffusé sur la chaîne américaine CBS. Une pléiade de grandes stars ont interprété les morceaux mythiques des frères Gibb à l’instar de Céline Dion, John Legend et Stevie Wonder, Demi Lovato, Pentatonix, Keith Urban, Ed Sheeran et Tory Kelly.

Le 26 juin 2018, Barry reçoit le titre de chevalier au palais de Buckingham par le prince Charles. Sir Barry Gibb rejoint les grands noms de la musique pop, tels que Paul McCartney, Mick Jagger ou encore Elton John.

 

L’enregistrement des harmonies et la composition des chansons.

L’enregistrement des harmonies en studio

Les Bee Gees ont réalisé leurs premiers enregistrements à la fin des années 1950 après avoir été découverts par le DJ de radio Bill Gates et le pilote automobile Bill Goode à Redcliffe, en Australie. La constante était leur engagement sur des performances musicales fortes et des harmonies serrées. Ces auteurs-compositeurs prolifiques se sont fait les dents dans le monde d’avant l’Auto-Tune.

L’ingénieur musical John Merchant a commencé à travailler avec les Bee Gees à la fin des années 1980. Il a continué à travailler avec le groupe pendant les années suivantes au cours desquelles il a acquis une compréhension approfondie de l’unicité du processus des Bee Gees. En particulier, il a noté comment les frères enregistraient leurs harmonies non séparément, mais en tandem.

« La façon dont la plupart des artistes enregistrent les harmonies vocales consiste à enregistrer une partie à la fois et à la peaufiner », dit-il. « Ensuite vous empileriez les autres harmonies par-dessus. Les Bee Gees le faisaient parfois, mais le plus souvent ils chantaient les trois sur un même micro et découvraient ensemble comment les harmonies devraient être. »

Karl Richarson, l’ancien ingénieur des Bee Gees, se rappelle : « En 1977, toutes les parties d’harmonie enregistrées étaient des doubles et des triples et nous installions les garçons sur un seul microphone — généralement un Neumann U67 ou U87. J’ai essayé plusieurs fois de les enregistrer en omni, mais pour une raison quelconque cela n’a jamais fonctionné avec eux. C’est une des choses où le manuel vous dit une chose et la réalité autre chose. La nature de leur voix se prêtait également à l’enregistrement de cette façon. Robin avait un vibrato clair dans sa prestation, Maurice n’en avait guère et Barry avait parfois un vibrato et parfois non, et quand il le faisait c’était plutôt un trémolo. Cela vous donne un mélange très unique, et ce son unique ne marche que parce qu’ils sont frères. Ils ont ça dans leur ADN. »

Michel Marie, assistant de studio du château d’Hérouville, se souvient avoir été surpris par la façon dont les Bee Gees enregistraient leurs harmonies. « Quand j’ai appris qu’ils seraient trois à chanter, j’ai installé trois casques et trois micros différents. Ils ont dit « Non, non ! » et m’ont demandé un seul micro et pas d’écouteurs, juste un petit haut-parleur sur le côté, se regardant. Ils étaient parfaits. Et quand je les ai entendus j’ai su ce que signifiait « bon chant » : même sur la première prise ils étaient parfaits, dans l’air, dans le rythme… Je n’étais pas habitué à ça avec les chanteurs français ! »

 

La composition des chansons en studio

En ce qui concerne l’écriture de chansons, John Merchant a déclaré : « Les Bee Gees venaient au studio pour des sessions marathon où ils installaient un simple groove de batterie sur la boîte à rythmes et lançaient des idées musicales pendant des heures. Barry pouvait jouer de la guitare pendant que Maurice jouait au clavier et Robin chantait et proposait des idées mélodiques ou lyriques. Ils enregistraient le tout sur des bandes audio numériques (DAT), chacune d’une durée de quelques heures. Chaque fois qu’un joyau d’une idée se produisait, ils lisaient la bande et adoptaient cette idée, plus tard en s’appuyant sur elle. »

« En ce qui concerne le processus d’écriture, je n’ai jamais vu personne d’autre le faire de cette façon », ajoute Merchant.

Les harmonies caractéristiques des Bee Gees étaient souvent accompagnées d’arrangements d’orchestre ou de cuivres tout aussi riches. Le fait qu’aucun des frères n’ait jamais appris à lire la musique ne les a jamais empêchés de construire des mondes musicaux luxuriants. Merchant a déclaré que Barry chantait généralement les idées instrumentales qu’il avait, qui seraient ensuite transcrites et interprétées par d’autres musiciens.

Le groupe travaille avec plusieurs arrangeurs, y compris Bill Shepherd tout au long des années 1960, et plus tard le producteur Arif Mardin, qui a aidé Barry à trouver son fausset légendaire lorsqu’il a suggéré à Barry de faire monter sa voix d’une octave lors de l’enregistrement de Main Course (1975).

Mardin a dit un jour : « Avec les Bee Gees, lorsque nous faisions l’album Main Course, il y avait un flux total de créativité en studio, tout le monde était enthousiasmé. »

Merchant déclare pour la chanson Immortality : « Barry a commencé à jouer l’intro de la chanson. Maurice a écouté et a joué le premier accord, puis trois minutes et demie plus tard ils ont écrit la chanson — en temps réel, en un seul passage. J’ai la chair de poule en racontant cette histoire. C’était incroyable. Barry changerait d’accord, et Maurice serait là immédiatement, comme s’il savait où Barry allait. Ils se sont enfermés ensemble d’une manière, à la fois en termes de timing et d’intonation, que seul quelqu’un qui sait ce que l’autre pense avant de penser que cela pourrait le faire. Donc, la façon dont vous entendez Céline Dion interpréter Immortality maintenant est exactement comment ils l’ont fait ce soir-là. »

Les Bee Gees ont ainsi écrit plus de mille trente chansons au cours de leur carrière.

 

Le son du disco

Ensemble, les Bee Gees, Karl Richardson et Albhy Galuten ont créé ce que la plupart d’entre nous considèrent comme le son du disco, mais ce n’était pas leur intention d’inventer un nouveau style. L’ingénieur Karl s’en souvient : « Nous n’avons jamais connu le disco et nous n’avons pas pensé au disco. Nous pensions que nous faisions des disques de rythmique et de blues. Tout était question de R&B. Nous aimions tous ces trucs, nous ne savions tout simplement pas comment faire ! » « Nous étions en train de rebondir et de sous-mélanger tous ces trucs à chaque étape du processus. Et nous voulions que chaque partie soit parfaite, c’est donc devenu un monde très percutant dans lequel nous vivions. Chacun de nous savait ce en quoi les autres étaient bons, et nous laissions faire les choses. Le résultat a atteint des records. Le son que nous avons trouvé était donc notre son, et pour l’album Saturday Night Fever nous avons enregistré tous les morceaux en France puis mixé à Miami et à Los Angeles. »

« Par exemple Night Fever a été enregistré en France. Maurice jouait de la basse DI avec son médiator, Dennis Byron jouait de la batterie, Blue Weaver du clavier, Alan Kendall de la guitare rythmique et Barry jouait du rythme et chantait le pilote. La batterie était la seule chose conservée de ce morceau en prise directe.  Et toutes les autres parties ont été superposées, comme la partie de clavier qui a été soigneusement conçue. Je veux dire, de nombreuses parties n’étaient pas là depuis le début. Blue, Barry, Albhy et moi nous asseyions et disions : « Cet accord sonne bien là-bas, mais que diriez-vous quand le guitariste dit « dang, wa-tang » ? Voulez-vous la septième dans l’accord ou voulez-vous laisser ce trou là-bas ? C’était le genre de choses qui devaient être réglées. Tout était très orchestré. C’était un processus de création en studio. »

« Nous n’avions pas de directives. La seule règle était qu’il n’y avait pas de règles, donc nous pouvions faire n’importe quoi. »

 

Influences musicales et héritage

Les Bee Gees ont été influencés par les Beatles, les Everly Brothers, les Mills Brothers, Elvis Presley, les Rolling Stones, Roy Orbison, les Beach Boys, Stevie Wonder, Otis Redding et les Hollies.

Beaucoup d’artistes ont été influencés par les Bee Gees, citons : Les Pet Shop Boys, George MichaelBilly Joel, David Bowie, Brian Wilson, Madonna, Noel Gallagher et Elton John.

Brian May de Queen a déclaré : « Bien sûr que j’étais et suis un grand fan des créations musicales des Bee Gees. Sans aucun doute au sommet de l’écriture de chansons considérée au cours des trente dernières années, n’est-ce pas ? Mes plus beaux souvenirs ne sont pas leurs succès avec Saturday Night Fever, qui étaient vraiment une renaissance dans la popularité des Bee Gees, mais plutôt les premières chansons révolutionnaires de 1967 à 1971… Je me souviens avoir chanté ces chansons avec mon pote Tim Staffell de Smile et Freddie Mercury dans le bon vieux temps. » May a également salué la chanson You Win Again comme l’une des plus grandes chansons des années 1980.

John Lennon a fait l’éloge des Bee Gees dans son interview avec le magazine Playboy en 1980 : « Essayez de dire aux enfants des années 1970 qui criaient aux Bee Gees que leur musique était juste celle des Beatles refaite. Ils ont fait un sacré bon travail. Il ne se passait rien d’autre à l’époque. »

Michael Jackson, qui a également été influencé par les Bee Gees, a déclaré : « J’ai pleuré en écoutant leur musique. Je connaissais chaque note, chaque instrument. »

Paul McCartney a rappelé : « C’est sur la chanson Mining Disaster que Robert Stigwood m’a joué que j’ai dit signez-les, ils sont super. »

Ringo Starr a déclaré : « Les Bee Gees de notre époque étaient assez importants, en particulier les harmonies. »

L’auteur-compositeur-interprète américain Gavin DeGraw a parlé de l’influence des Bee Gees avec leur propre musique ainsi que leur composition : « Parlons des Bee Gees. C’est un groupe emblématique. Pas seulement un grand groupe, mais un grand groupe d’auteurs-compositeurs. Même longtemps après le succès des Bee Gees dans les charts, ils écrivaient encore des chansons à succès pour d’autres personnes. Leur talent est allé bien au-delà de leur moment de succès à la fin des années 1970. C’est une perte pour l’industrie de la musique et une perte pour un groupe emblématique. La beauté de cette industrie est que nous rendons hommage et que chaque artiste à venir est un fan d’une génération avant, donc il y a un vrai élément de tradition. »

 

Impact sur la musique

Les Bee Gees font partie de la culture pop avec leur contribution au phénomène disco et la bande originale du film Saturday Night Fever en 1978. La bande originale représente l’héritage musical d’un phénomène de société de la fin des années 1970. L’album s’est vendu aujourd’hui à plus de quarante-cinq millions d’exemplaires. Il contient six titres classés numéro un dans les charts américains, qui sont devenus des classiques du genre dans la mémoire collective. Stayin’alive, Night Fever, More than a Woman ou encore You should be dancing.

Pourtant la contribution des frères Gibb à ce courant de musique n’est qu’épisodique dans leur longue et immense carrière. Les Bee Gees ne se sont pas cantonnés à un seul genre. Ils n’ont cessé d’appliquer leur talent d’écriture et d’harmonies à tous les genres musicaux qui marchaient à chaque époque de leur carrière.

Dans leur discographie on compte des albums exceptionnels tels que « Bee Gees 1st » qui contient à lui seul tous les courants musicaux de la fin des années 1960. Avec du baroque, de la soul, du psychédélisme, du folk, de la pop et du rock. Les frères Gibb ont produit un album qui figure parmi les meilleures productions de l’année 1967. Les Bee Gees gravent New York Midnight DesasterI can see NobodyTurn in this CenturyTo Love Somebody. L’album Trafalgar, sorti en 1971, met en avant la qualité d’écriture mais aussi les harmonies vocales des frères Gibb et les vibratos de Robin et Barry. Les chansons sont toutes aussi monumentales telles que How can you Mend a Broken HeartDearestIsraelWalkin Back to Waterloo. L’album Main Course de 1975 apporte une évolution musicale dans la carrière du groupe, les frères Gibb osent s’aventurer dans la musique rn’b, soul, funcky, country et soft rock. Ils gravent Jive talkinNight on BroadwayCome on OverSongbird. Leur premier album live Here at Last… Bee Gees… Live de 1976, sorti au printemps 1977, montre une prestation rock et plus mature du groupe avant leur explosion médiatique deux ans plus tard. Les Bee Gees avec Maurice à la basse, accompagnés de leur musiciens Alan Kendall à la guitare, Blue Weaver au synthétiseur, Dennis Bryon à la batterie ainsi que Karl Richarson aux arrangements, sonnent comme un vrai groupe et donnent une prestation musclée de leurs plus grands tubes tels que To Love SomebodyYou Should be DancingJive talkin’Come on Over. L’album Spirits Having Flown, sorti en 1979, montre les frères Gibb au sommet de leur art en exploitant toute l’ambiance rn’b et soul avec l’utilisation principale du falsetto de Barry. Cet opus n’est d’ailleurs pas un album disco. Le groupe publie I’m Satisfied, Living Together, Love you Inside Out.

L’héritage musical des Bee Gees réside aussi dans les mélodies et ces morceaux intemporels. Le catalogue des frères Gibb recèle d’incroyables morceaux : Odessa, sorti en 1969, est une pure merveille dans le genre baroque. C’est un morceau épique d’environ huit minutes avec de la guitare, du piano, des harpes, des orgues d’église, des chorales et des nappes de violons dignes de Walt Disney. Le vibrato poignant de Robin et les harmonies à n’en plus finir. La chanson raconte le naufrage d’un bateau au xixe siècle. L’un des points révolutionnaires des frères Gibb à cette époque dans la musique pop, c’était de produire des chansons énigmatiques liées à des événements historiques. Comme Odessa ou encore leur premier single New York Mining Desaster 1941 sorti en juin 1967. Dear Mr Kissinger, datant de 1973, est une ballade folk country où les Bee Gees osent s’exprimer politiquement contre le système américain. A Lonely Violin résume un peu cette période creuse des Bee Gees en 1973. Mais ce titre est l’un des plus émouvants jamais composés par Barry.

Au moins deux mille cinq cents artistes ont enregistré leurs chansons. De nombreuses légendes de la musique ont repris des titres des Bee Gees, tels qu’Elvis Presley : Words (1971), Janis Joplin, Nina Simone : To Love Somebody (1969), Al Green : How can you Mend a Broken Heart, Elton John : Don’t Forget to Remember (1969), Alton Ellis : Massachusetts, Dean Martin : Sweetheart (1971), ou plus récemment en public Bruce Springsteen avec Stayin’Alive (2014).

Les Bee Gees possèdent aussi un répertoire musical immense qui couvre tous les styles musicaux. Jamais un tel répertoire n’a attiré un public aussi varié. Depuis les années 1960 et sur quatre décennies, le groupe a produit sa musique populaire dans un style pop psychédélique, folk, rock, baroque, country, soul, et rn’b. Les frères Gibb ont ainsi composé plus de mille trente chansons. Ils comptent à leur actif plus d’une quarantaine de succès. Stayin’ AliveHow Deep is your LoveTo Love Somebody, Islands in the Stream, Woman in Love sont les titres les plus repris dans le monde. Les plus grands noms de la musique ont toujours apporté un crédit, une admiration à la musique des Bee Gees. D’ailleurs, Bono, le chanteur de U2, déclara en 2001 dans une émission britannique : « En matière de groupes, il existe cinq catalogues extraordinaires qui me rendent malade d’envie. Nul besoin d’affirmer que les Bee Gees sont tout en haut au côté des Beatles. »

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/97664-Bee-Gees

GEORGE MICHAEL

George Michael [ d͡ʒɔ, nom de scène de Georgios Kyriacos Panayiotou, est un auteur-compositeur-interprète et producteur musical britannique, né le 25 juin 1963 à East Finchley (Grand Londres) et mort le 25 décembre 2016 à Goring-on-Thames (Oxfordshire).

Georgios Panayiotou grandit dans la grande banlieue londonienne avec son père chypriote grec, sa mère anglaise et ses deux sœurs. Le jeune Georgios Panayiotou est très tôt passionné par la musique. En 1979, avec ses camarades de classe Andrew Ridgeley et David Austin, il fonde un groupe de ska appelé The Executive. Même s’ils ne rencontrent pas de succès, les trois amis veulent continuer à faire de la musique. En 1982, George Panayiotou et Andrew Ridgeley présentent leurs compositions au label Innervision Records, qui engage les deux jeunes gens. Leur groupe, appelé Wham!, sort son premier album en 1983. Georgios Panayiotou devient alors George Michael.

Wham! connaît rapidement un succès international avec les chansons Wake Me Up Before You Go-GoFreedomEverything She Wants et Last Christmas. En 1985, Wham! est le premier groupe occidental à se produire en Chine communiste. Mais George Michael participe de plus en plus à des projets en solitaire et il sort deux singles sous son nom : Careless Whisper, coécrit avec Andrew Ridgeley, et A Different Corner. En 1986, après un concert d’adieu au stade de Wembley, Wham! se sépare.

En 1987, George Michael chante en duo I Knew You Were Waiting (For Me) avec Aretha Franklin et signe le début de sa carrière en solo. Avec l’album Faith, il devient rapidement une star internationale. Influencés par la musique dance et rock de Prince, les singles I Want Your SexFaithFather FigureOne More Try et Monkey se classent en bonne position dans les hit-parades. L’album Faith remporte même le Grammy Award de l’album de l’année 1988.

Dans les années 1990, George Michael souhaite prendre de la distance avec son succès et sa célébrité. Le chanteur ne fait aucune promotion pour son nouvel album Listen Without Prejudice, Vol. 1 et n’apparaît pas dans les clips de ses singles Praying for Time et Freedom! ’90. Les relations avec sa maison de disque Sony Music sont tendues, jusqu’à aboutir à un procès entre 1992 et 1995. L’artiste s’engage de plus en plus dans des causes caritatives. En 1992, sa reprise de Somebody to Love de Queen est en quelque sorte le symbole de son engagement contre le sida. La maladie et la mort hantent d’ailleurs George Michael au cours de cette période. En 1993, son compagnon Anselmo Feleppa meurt du sida et le chanteur lui dédie trois ans plus tard son album Older. En 1997, c’est sa mère qui meurt d’un cancer. George Michael cesse alors d’écrire de la musique.

Il fait un retour médiatique involontaire en 1998, lorsqu’il est arrêté dans un parc pour « atteinte à la pudeur ». Cet incident conduit le chanteur à déclarer publiquement son homosexualité. Il sort ensuite la chanson Outside pour célébrer les joies de l’amour en plein air. La même année, la sortie d’une compilation démontre la popularité de l’artiste auprès du public. En 1999, il sort l’album de reprises jazz Songs from the Last Century qui est un échec critique.

George Michael ne sort plus de chansons jusqu’en 2002, date à laquelle Freeek! et Shoot the Dog sont commercialisées. Ces deux morceaux parlent de la société occidentale. Dans le premier, il dénonce le flux des images pornographiques et, dans le second, il condamne, avec un clip satirique, les manœuvres militaires et politiques de George W. Bush et Tony Blair. En 2004 sort Patience, un album engagé mais aussi très intime, avec les titres John and Elvis Are DeadMy Mother Had a Brother ou Round Here. Entre 2006 et 2008, l’artiste confirme définitivement son succès auprès du public avec la grande tournée 25 Live.

Au début des années 2010, George Michael a du mal à se consacrer à sa musique. Arrêté par la police anglaise pour consommation de drogue, il réussit ensuite à entamer une tournée avec un orchestre symphonique mais il ne l’achève pas à cause de problèmes de santé. En 2012, il se produit à l’opéra Garnier de Paris en faveur du Sidaction. En 2014, il sort l’album Symphonica qui réunit des titres chantés pendant la tournée symphonique. Alors qu’il travaille sur un nouvel album, il est retrouvé mort le 25 décembre 2016 dans sa maison de Goring-on-Thames, un village situé dans le comté de l’Oxfordshire.

Au cours de sa carrière, George Michael a vendu environ 100 millions de disques (plus de 115 millions selon Sony Music). Il a remporté deux Grammy Awards, six Ivor Novello Awards, trois American Music Awards et trois Brit Awards.

 

Biographie

Les premières expériences musicales de Georgios Kyriacos Panayiotou

Le vrai nom de George Michael est Georgios Kyriacos Panayiotou. Son père Kyriacos Panayiotou, né à Chypre, émigre en Grande-Bretagne dans les années 1950 et se fait appeler Jack Panos. En Angleterre, il obtient un travail de serveur dans un restaurant, puis crée sa propre entreprise de restauration. Il se marie avec une danseuse anglaise du nom de Lesley Angold Harrison. Le couple a trois enfants : Yioda, Melanie et Georgios. Ce dernier naît le 25 juin 1963 à East Finchley, un quartier du district londonien de Barnet. En 1974, la famille Panayiotou déménage dans le Hertfordshire. Le jeune Georgios entre à l’école Bushey Meads de Bushey l’année suivante. Il y rencontre Andrew Ridgeley qui devient son ami et qui le surnomme « Yog ». Les deux adolescents fréquentent les discothèques londoniennes et, avec leur ami David Mortimer – plus tard connu sous le nom de David Austin –, ils reprennent des titres des Beatles, de David Bowie ou d’Elton John dans le métro de Londres. À l’issue de leur scolarité, George Panayiotou, Andrew Ridgeley et David Mortimer décident de fonder leur groupe de musique. Pendant l’été 1979, les trois amis créent The Executive, accompagnés de Paul Ridgeley, le frère d’Andrew, et d’Andrew Leaver. Ce groupe est inspiré par la musique ska des formations britanniques comme The Specials ou MadnessThe Executive enregistre quelques maquettes, notamment un morceau composé par George Panayiotou et David Mortimer intitulé Rude Boy. Les membres de The Executive présentent leurs maquettes à des responsables de maisons de disques de Londres, mais elles sont refusées. Au même moment, Andrew Leaver meurt d’un cancer à l’âge de vingt ans et David Mortimer quitte temporairement l’Angleterre. En 1980, l’expérience de The Executive est alors terminée. Mais George Panayiotou et Andrew Ridgeley veulent continuer de travailler dans la musique.

 

Les débuts de Wham! (1981-1983)

En 1981, George Panayiotou a dix-huit ans. Il travaille comme disc-jockey dans un restaurant, puis comme employé dans un cinéma. Andrew Ridgeley est au chômage. Pendant leur temps libre, les deux écrivent des chansons. Dans un transport en commun, George Panayiotou imagine un morceau qu’il intitule Careless Whisper. Des années plus tard, le chanteur anglais se rappelle encore comment cette chanson a été écrite : « Je me souviens que j’ai composé Careless Whisper en allant travailler (j’étais DJ au restaurant Bel Air). J’ai toujours écrit dans des autobus, des trains et des voitures. […] Pour Careless Whisper, je me rappelle exactement quand j’en ai eu l’idée et à quel endroit j’ai pensé à la partie de saxo. » Au restaurant où il est DJ, George Panayiotou teste son titre auprès du public, qui semble bien l’accueillir. Andrew Ridgeley et lui constituent alors des maquettes de leurs compositions comme Careless Whisper, ainsi que Wham Rap!Club Tropicana et Come On. Comme au temps de The Executive, ils soumettent leurs maquettes à des maisons de disques, en prenant le nom de « Wham! », le titre de l’une de leurs chansons. Mark Dean, le responsable du label indépendant Innervision Records, distribué par CBS Records, écoute leurs maquettes et offre un contrat à Wham!. Les deux artistes signent sans hésiter le 24 mars 1982. Trois mois plus tard, ils sortent leur premier single : Wham Rap! (Enjoy What You Do). Dans cette chanson, le groupe évoque notamment le chômage des jeunes dans l’Angleterre de Margaret Thatcher. C’est à cette période que George Panayiotou change son nom de famille pour s’appeler George Michael. Le jeune artiste se produit dans des discothèques avec Andrew Ridgeley, Shirlie Holliman et Amanda Washburn, plus tard remplacée par Dee C. Lee. En octobre 1982, Wham! sort un deuxième single intitulé Young Guns (Go for It). Grâce à son passage dans l’émission de télévision de BBC One Top of the Pops le 4 novembre 1982, le groupe réussit à placer Young Guns (Go for It) à la 3e place du hit-parade britannique. Après ce succès, Wham! réédite Wham Rap! (Enjoy What You Do) et sort un troisième single composé par George Michael, intitulé Bad Boys. Cette chanson se classe no 2 en Grande-Bretagne et entre dans le hit-parade américain. George Michael et Andrew Ridgeley apparaissent dans le clip de la chanson habillés en « mauvais garçons ». Quelques années plus tard, George Michael déclare qu’« il y avait un côté très blagueur dans [ces] premiers titres. » En juillet 1983, le premier album de Wham! est en préparation et le groupe sort son quatrième single : Club Tropicana. Il semble aborder des sujets plus légers et tourne son clip sur les plages d’Ibiza. Club Tropicana se vend à 400 000 exemplaires et fait connaître Wham! en France. À la même période, le groupe sort son premier album, Fantastic, produit par Steve Brown, Bob Carter et George MichaelFantastic se hisse à la première place du UK Albums Chart pendant deux semaines et arrive à la 83e place du Billboard 200 aux États-Unis. Don Shewey du magazine Rolling Stone donne un avis contrasté sur l’album. Toutefois, il apprécie le titre Nothing Looks the Same in the Light, qui lui fait penser à un air des Bee Gees et sur lequel George Michael joue de tous les instruments. Après la sortie de leur album pendant l’été 1983, les membres de Wham! entament leur première tournée au Royaume-Uni. Au même moment, la chanteuse et danseuse Dee C. Lee quitte le groupe et Pepsi Demacque la remplace. En avril 1984, CBS Records ne renouvelle pas le contrat de Wham! avec Innervision et fait signer le groupe chez le label Epic. Wham! s’apprête bientôt à confirmer son succès.

 

Le succès de Wham! (1984-1985)

En 1984, George Michael écrit une nouvelle chanson qui s’intitule Wake Me Up Before You Go-Go. Au mois de mai, elle sort en single et fait connaître le groupe Wham! internationalement. En effet, la chanson se classe en bonne position dans les hit-parades en Allemagne, au Canada, aux États-Unis, en Norvège ou encore en Australie. Au Royaume-Uni, elle est no 1 pendant deux semaines. Les sonorités dance-pop et parfois soul de Wake Me Up Before You Go-Go font penser à la musique du label Motown. D’ailleurs, George Michael se dit influencé par la musique soul, particulièrement par celle de Marvin Gaye. Le clip de Wake Me Up Before You Go-Go amplifie la célébrité de Wham!. Dans ce clip, les membres du groupe dansent sur une scène de concert en shorts fluorescents et portent des tee-shirts blancs avec l’inscription « Choose Life ». En 2016, un journaliste du Monde constate que « dans une Grande-Bretagne, marquée par la noirceur post-punk, Wham! symbolise une jeunesse cherchant à s’échapper dans des danses plus colorées. » Avec Wake Me Up Before You Go-Go, Wham! tire son épingle du jeu et rivalise avec les autres groupes de pop britanniques de l’époque : Duran Duran, Culture Club et Frankie Goes to Hollywood.

Mais George Michael commence à prendre une certaine indépendance par rapport à Wham!. Au cours du printemps 1984, il part à Miami et tourne seul dans le clip de Careless Whisper, la chanson qu’il a coécrite avec Andrew Ridgeley trois ans auparavant. En juillet 1984, Careless Whisper sort d’ailleurs comme un single de George Michael, et non comme un disque de Wham!. La ballade se vend à 1 million d’exemplaires au Royaume-Uni. Le 16 mars 1985, le jeune chanteur interprète Careless Whisper sur le plateau de l’émission française Champs-Élysées, présentée par Michel Drucker. À la même époque, il affirme encore son indépendance en composant et en produisant la chanson Turn to Gold pour son ami d’enfance David Mortimer-Austin. Il participe aussi aux chœurs de la chanson The Last Kiss de David Cassidy. Mais les membres de Wham! ne sont pas en train de se séparer. En novembre 1984, le groupe sort son deuxième album, Make It Big, et connaît un succès public mondial. Wham! enregistre cet album au studio Miraval, dans le Var, en France. Pour promouvoir Make It Big, le groupe sort le single Freedom, puis Everything She Wants, deux titres écrits et produits par George Michael. À Noël 1984, Wham! sort la chanson Last Christmas, qui n’est pas présente sur son nouvel album et qui est un succès commercial. La même année, George Michael participe déjà à un chant de Noël en intervenant sur la chanson Do They Know It’s Christmas? du collectif Band Aid, créé par Bob Geldof afin de récolter des fonds pour la famine en Éthiopie. Avant sa tournée américaine, Wham! a l’occasion de jouer en Chine. En avril 1985, Wham! donne un concert à Pékin et à Canton et devient le premier groupe occidental à se produire dans la Chine communiste. Le réalisateur Lindsay Anderson filme le groupe dans le pays et en fait un documentaire intitulé Wham! in China: Foreign Skies. En juillet 1985, Wham! prend part au concert caritatif Live Aid, à Londres, et interprète Don’t Let the Sun Go Down on Me aux côtés d’Elton John. En janvier 1985, George Michael collabore déjà avec Elton John en dehors de Wham!. Il participe aux chœurs des chansons Nikita et Wrap Her Up pour l’album Ice on Fire. Ainsi, même s’il est toujours membre de Wham!, George Michael entame plusieurs collaborations artistiques en solitaire. La séparation du groupe s’annonce imminente.

 

La séparation de Wham! (1985-1986)

L’année 1985 est fructueuse pour Wham! : le groupe gagne le prix du meilleur groupe britannique aux Brit Awards. Mais George Michael, qui remporte le prix Ivor Novello du meilleur compositeur cette année-là, souhaite véritablement mener une carrière en soliste. « Je ne veux pas que Wham! devienne un mensonge », déclare-t-il à cette période. En novembre 1985, alors que Wham! sort le single I’m Your Man qui se classe 1er au Royaume-Uni, le groupe décide de se séparer. Wham! prépare alors son concert d’adieu et la sortie de son dernier album. George Michael veut être perfectionniste : « Je voulais bien terminer […] J’en arrivais à la conclusion que la meilleure preuve à donner au public était un très bon disque et un excellent concert. » Avant la sortie du dernier album de Wham!, George Michael sort en mars 1986 un deuxième single en solitaire : A Different Corner. Cette chanson, beaucoup plus épurée que Careless Whisper, se classe en première position du hit-parade britannique pendant trois semaines. En juin 1986, Wham! sort au Royaume-Uni son dernier album intitulé The Final. Il rassemble des titres inédits, comme The Edge of Heaven, avec des anciens singles du groupe. En juillet 1986, le groupe sort son album outre-Manche sous le titre Music from the Edge of Heaven. Il ne contient cette fois que des nouveaux titres. Dans sa critique de l’album, David Fricke de Rolling Stone écrit que « George Michael est définitivement prêt à devenir le nouvel Elton John des années 1980. » Le 28 juin 1986, Wham! donne son dernier concert au stade de Wembley, à Londres, devant 72 000 spectateurs. George Michael, Andrew Ridgeley, Shirlie Holliman et Pepsi Demacque sont réunis sur scène pour la dernière fois. Elton John et Simon Le Bon se produisent avec eux. Quand le groupe se sépare, Andrew Ridgeley se lance dans la compétition automobile. Pepsi et Shirlie forment un duo et remportent un succès avec la chanson Heartache. En janvier 1987, George Michael s’affirme désormais comme un chanteur à part entière en interprétant I Knew You Were Waiting (For Me) avec Aretha Franklin. Ce titre est no 1 au Royaume-Uni et aux États-Unis et George Michael reçoit un Grammy Award pour sa performance en duo. La carrière en solo de l’artiste est lancée.

 

Faith : le succès international de George Michael (1987-1989)

En 1987, George Michael veut donner plus de crédibilité à sa carrière d’artiste et prépare un projet ambitieux. Il déclare vouloir en finir avec son image de « minet sans cervelle » que certains journaux lui attribuent depuis Wham!. En juin 1987, il sort un single intitulé I Want Your Sex et gagne en notoriété. Les paroles sont très explicites, presque provocatrices, mais George Michael n’invite pas à la débauche. Au contraire, la chanson prône la monogamie et la fidélité en amour. I Want Your Sex ressemble sur ce point à la chanson Kiss de Prince ou à Sexual Healing de Marvin Gaye. Le titre se fait surtout remarquer pour son clip suggestif, où le chanteur apparaît notamment dans un lit avec Kathy Jeung, sa petite amie de l’époque. Au Royaume-Uni, le clip est censuré par la BBC, tandis qu’aux États-Unis, MTV n’en diffuse qu’une partie. Mais la même année, le réalisateur Tony Scott n’hésite pas à ajouter I Want Your Sex dans une scène du Flic de Beverly Hills. La chanson devient ensuite un tube : elle est classée troisième dans le hit-parade britannique et même deuxième aux États-Unis. Avec I Want Your Sex, George Michael réussit à s’imposer dans le monde musical. Le 30 octobre 1987, le chanteur sort son premier album : Faith. Hormis Look at Your Hands qui est coécrite avec son ami David Austin, toutes les chansons sont composées par George Michael. À travers des titres qui parlent majoritairement d’amour, le chanteur explore différents genres musicaux. Faith est un morceau rock, Father Figure contient des airs orientaux, la mélodie de One More Try est proche du gospel, Kissing a Fool est une ballade jazz et enfin, Hard Day est une chanson de synthpop, influencée par Sign o’ the Times de Prince. Au Royaume-Uni et en France, tous les singles entrent dans le hit-parade, ce qui contribue au succès de l’album. Aux États-Unis, FaithFather FigureOne More Try et Monkey se classent no 1 aux côtés des titres de Michael Jackson et de Madonna. Depuis sa sortie en 1987, l’album Faith s’est vendu à 25 millions d’exemplaires. En 2012, le magazine Rolling Stone le classe à la 472e place des 500 meilleurs albums de tous les temps. Faith est définitivement l’album qui fait de George Michael une star internationale.

En 1988, le chanteur accroît sa célébrité en entamant une tournée mondiale intitulée Faith World Tour. Il donne ses premiers concerts en février 1988 au Japon et se produit une dernière fois en juillet 1989 en Espagne. La star anglaise passe aussi dans des salles de concerts françaises, à Paris et à Montpellier. Le 11 juin 1988, il participe également à un grand concert donné à Londres à l’occasion des 70 ans de Nelson Mandela. Le chanteur reprend trois chansons sur scène : Village Ghetto Land de Stevie Wonder, If You Were My Woman de Gladys Knight et Sexual Healing de Marvin Gaye. À la fin de l’année 1988, George Michael annule une partie de sa tournée à cause d’un kyste à la gorge. Mais cela ne l’empêche pas d’être récompensé par plusieurs prix en 1989. Tout d’abord, George Michael reçoit de nouveau le prix Ivor Novello du meilleur compositeur et Faith le prix de la chanson internationale de l’année 1988. Il est ensuite honoré du MTV Video Vanguard Award pour tous les clips des singles de Faith. Il est également récompensé par trois American Music Awards, dont le prix du meilleur artiste masculin pop rock et du meilleur artiste masculin soul et R&B. Aux Grammy Awards, Faith est élu meilleur album de l’année 1988. Certains artistes noirs comme Gladys Knight ou le groupe Public Enemy pensent qu’il est injuste qu’un chanteur blanc gagne à la place de Bobby Brown ou de Michael Jackson. Néanmoins, George Michael a réussi à s’imposer comme un artiste populaire et international.

 

Un artiste en quête de liberté (1990-1995)

Listen Without Prejudice, Vol. 1 : un album émancipateur

George Michael ne se contente pas du succès de Faith. Dès le début de l’année 1990, il se remet au travail et compose de nouvelles chansons. Un album en deux volumes est alors envisagé. Listen Without Prejudice, Volume 1 sort en septembre 1990 sous le label Epic. George Michael explique le choix de ce titre par le fait que la musique, de façon générale, doit s’écouter sans préjugé racial. Il ne souhaite faire aucune promotion pour son nouvel album et veut laisser de côté son statut de star pour n’être reconnu que pour sa musique. Cependant, il accepte de donner quelques interviews, notamment à Melvyn Bragg, qui réalise un documentaire sur le chanteur avec Alan Benson pour BBC et CBS. À la même période, George Michael coécrit son autobiographie avec Tony Parsons, qui s’intitule Bare. Mais il ne veut pas complètement jouer avec sa célébrité. Il n’apparaît pas sur la pochette de son nouvel album Listen Without Prejudice, Vol. 1, qui est illustré par la photographie Crowd at Coney Island prise par Weegee en 1940. George Michael ne se met pas non plus en scène dans les clips de ses singles Praying for Time et Freedom! ’90, réalisé par David Fincher et qui rassemble les mannequins Linda Evangelista, Naomi Campbell, Christy Turlington, Cindy Crawford et Tatjana Patitz. Par ailleurs, les chansons de Listen Without Prejudice, Vol. 1 sont différentes, parfois plus engagées, que celles de l’album FaithPraying for Time est une chanson sobre sur l’indifférence face à la misère, qui peut rappeler certaines ballades de John Lennon. Elle se classe no 1 au hit-parade américain. Mother’s Pride évoque le départ d’un enfant à la guerre. Cowboys and Angels est un morceau jazz, accompagné par le saxophoniste britannique Andy Hamilton. George Michael reprend également, avec une certaine gravité dans sa voix, They Won’t Go When I Go de Stevie Wonder. Listen Without Prejudice, Vol. 1 contient aussi des titres à la guitare, presque folk, comme Something to SaveWaiting for That DayHeal the Pain et Waiting (Reprise). Enfin, avec Freedom! ’90 et Soul Free, il signe deux chansons soul. James Hunter de Rolling Stone pense que dans les paroles de la chanson Freedom! ’90, George Michael se montre « prêt à échanger à tout prix ses lunettes de soleil d’idole de la pop pour une reconnaissance dans le rock & roll. » En effet, le chanteur veut rompre avec son image de star et être libre. Frank Sinatra lui écrit alors une lettre ouverte dans le Los Angeles Times et lui dit de ne pas gâcher son talent en refusant la célébrité. Mais George Michael exerce pleinement sa liberté sur scène, pendant sa tournée intitulée Cover to Cover, où il interprète très peu de titres de son nouvel album. Pendant les concerts qu’il donne dans le monde en 1991, il reprend notamment Fame de David Bowie, Back to Life (However Do You Want Me) de Soul II Soul, Ain’t No Stoppin’ Us Now de McFadden & Whitehead et fait un pot-pourri de Killer d’Adamski et Seal avec Papa Was a Rollin’ Stone des Temptations. Le 23 mars 1991, Elton John rejoint George Michael sur la scène de la Wembley Arena, à Londres, pour interpréter avec lui Don’t Let the Sun Go Down on Me, un titre qu’ils avaient déjà repris en 1985. La chanson sort en single en 1991 et se classe première dans de nombreux pays. Les chanteurs donnent tous deux un demi-million de dollars de recettes à la recherche contre le sida. Pendant la tournée Cover to Cover, George Michael reprend un autre titre d’Elton John intitulé Tonight, qui est enregistré pour l’album Two Rooms: Celebrating the Songs of Elton John & Bernie Taupin qui rend hommage à Elton John et à son compositeur Bernie Taupin. Au cours de sa tournée, George Michael chante également des tubes de Wham!. Le 25 et 27 janvier 1991, le chanteur se produit au festival Rock in Rio au Brésil et invite Andrew Ridgeley sur scène pour reprendre I’m Your Man. Un an auparavant, George Michael aide son ami pour son come-back musical. En effet, il intervient sur les chœurs de la chanson Red Dress dans l’album d’Andrew Ridgeley intitulé Son of Albert. En février 1991, Listen Without Prejudice, Vol. 1 gagne le prix du meilleur album britannique aux Brit Awards. Même si cet album se hisse à la première place du hit-parade britannique pendant une semaine et à la deuxième place du Billboard 200 aux États-Unis, Listen Without Prejudice, Vol. 1 n’obtient pas le même succès commercial que Faith. En effet, Listen Without Prejudice, Vol. 1 se vend à 8 millions d’exemplaires. Dès lors, les relations entre George Michael et sa maison de disque CBS Records se détériorent.

 

George Michael contre Sony : un artiste face à l’industrie musicale

Le conflit entre George Michael et sa maison de disque s’amplifie quand CBS Records est racheté par la compagnie japonaise Sony en 1988 et devient Sony Music Entertainment en 1991. En effet, George Michael est déçu par la façon dont Sony gère sa carrière et ses droits d’auteurs. Le chanteur souhaite alors mettre fin à son contrat, mais les responsables de Sony ont l’intention de l’obliger à honorer le contrat signé en 1982. Sony l’accuse également d’être responsable des faibles ventes de Listen Without Prejudice, Vol. 1, l’artiste ayant refusé d’en assurer la promotion. Le 30 octobre 1992, George Michael assigne Sony devant la Haute Cour de justice de Londres. En juin 1994, le juge Jonathan Parker ne considère pas le contrat défavorable au chanteur et donne raison à Sony. En août 1994, George Michael et son avocat Tony Russell font appel du jugement. Mais, entre 1994 et 1995, la procédure judiciaire s’arrête : les adversaires ont trouvé un accord. Le chanteur signe un contrat américain chez DreamWorks, récemment créé par David Geffen, Jeffrey Katzenberg et Steven Spielberg, et un contrat pour les autres pays avec Virgin Records. Néanmoins, Sony Music détient toujours un pourcentage sur les ventes des prochains albums de George Michael et réclame la sortie d’une compilation des anciennes chansons de l’artiste sur lesquelles la compagnie possède encore les droits. Entre 1995 et 1996, Prince est lui aussi en désaccord avec sa maison de disque Warner Bros. Records et se considère comme « esclave » des majors.

 

Un chanteur engagé dans la lutte contre le sida

Pendant cette période de procès avec Sony, entre 1992 et 1995, George Michael ne trouve plus l’énergie pour poursuivre l’écriture du deuxième volume de Listen Without Prejudice, qui n’existera jamais, mais il participe à plusieurs projets musicaux et caritatifs. Le 24 novembre 1991, le chanteur britannique Freddie Mercury meurt du sida. Le 20 avril 1992, les membres de son groupe Queen organisent un concert à sa mémoire et invitent plusieurs artistes, dont George Michael. Devant les 72 000 spectateurs du stade de Wembley, George Michael et Queen reprennent trois chansons de Freddie Mercury : ’39These Are the Days of Our Lives accompagnés de Lisa Stansfield et Somebody to Love. En 1993, un EP intitulé Five Live regroupe deux chansons interprétées par George Michael et Queen lors du concert en hommage à Freddie Mercury : Somebody to Love et These Are the Days of Our Lives avec Lisa StansfieldFive Live contient également trois autres performances live de George Michael, enregistrées pendant sa tournée Cover to Cover : KillerPapa Was a Rollin’ Stone et Calling You de Jevetta Steele. Les bénéfices de cet EP sont reversés à la fondation Mercury Phoenix Trust, qui aide les victimes du sida. Five Live se classe no 1 au hit-parade britannique pendant trois semaines. En 1992, George Michael participe à un autre projet caritatif, celui de la Red Hot Organization qui lutte contre le sida à travers la musique. L’organisation fait appel à lui pour participer à un album dance intitulé Red Hot + Dance. Trois morceaux du chanteur anglais, aux sonorités funk voire electro, sont inclus dans cet album : Too FunkyDo You Really Want to Know et HappyToo Funky sort en single, avec le titre Crazyman Dance en face B, et se classe quatrième au hit-parade britannique en avril 1992 et dixième au hit-parade américain en août 1992. Le styliste Thierry Mugler réalise le clip de Too Funky et met en scène les mannequins et actrices Linda Evangelista, Shana Zadrick, Eva Herzigova, Nadja Auermann, Emma Sjöberg, Estelle Lefébure, Tyra Banks et Rossy de Palma. Si le clip évoque celui de Freedom! ’90, Thierry Mugler « a voulu montrer [avec Too Funky] l’opposition entre le paradis des podiums et l’enfer des coulisses », écrit le journaliste Anthony Vincent en 2015. George Michael apparaît furtivement dans le clip de Too Funky dans le rôle d’un cameraman. En 1996, il collabore de nouveau avec la Red Hot Organization pour l’album Red Hot + Rio, dont les bénéfices sont reversés aux victimes du sida en Amérique latine. Cette fois, le chanteur enregistre le titre Desafinado avec la chanteuse brésilienne Astrud Gilberto. George Michael participe à de nombreux concerts caritatifs au profit de la lutte contre le sida. En octobre 1992, il intervient sur la scène du Madison Square Garden, à New York, pour The Elizabeth Taylor AIDS Foundation. En décembre 1993, il fait partie des organisateurs du Concert of Hope pour la journée mondiale de lutte contre le sida, à Londres. Enfin, en 1995, George Michael et Elton John reprennent Don’t Let the Sun Go Down on Me pour le concert de charité Commitment to Life à Los Angeles.

 

Une période difficile (1996-2000)

Older : George Michael en pleine maturité

Après l’expérience de Listen Without Prejudice, Vol. 1 et son procès contre Sony Music, George Michael entre dans une période de maturité artistique et individuelle. Pendant sa tournée à Rio en 1991, il rencontre le Brésilien Anselmo Feleppa qui devient son compagnon. Celui-ci meurt des complications du sida le 26 mars 1993. Un an plus tard, George Michael compose une nouvelle chanson directement inspirée par le deuil de son ami : elle s’intitule Jesus to a Child. Les paroles de ce morceau évoquent la perte d’un être aimé, qui était aussi attentionné que Jésus-Christ avec les enfants. Cette référence est issue des Évangiles. Bien avant que Jesus to a Child ne sorte en single, George Michael interprète pour la première fois cette chanson le 24 novembre 1994, lors de la première édition des MTV Europe Music Awards à la porte de Brandebourg de Berlin. Jesus to a Child ne sort en single qu’en janvier 1996, le temps que George Michael signe un nouveau contrat chez Virgin et DreamWorks. Le single atteint la première place du hit-parade britannique pendant une semaine. Il se hisse également à la septième place du hit-parade américain et se vend à plus de 100 000 exemplaires en France. Une partie des bénéfices de Jesus to a Child est reversée à Childline, un centre d’écoute qui aide les adolescents du Royaume-Uni. En mai 1996, George Michael sort son troisième album intitulé Older, qui signifie « plus vieux », « plus âgé ». Cet album, qui marque une étape de maturité pour le chanteur, est dédié à deux Brésiliens : Anselmo Feleppa et Antônio Carlos Jobim. Le premier, ancien compagnon de George Michael, a inspiré les paroles mélancoliques de Jesus to a Child et de You Have Been Loved. Le second, chanteur de bossa nova mort un an après Anselmo Feleppa, a pu influencer la tonalité jazz de l’album Older. En effet, la plupart des chansons de ce disque comme OlderSpinning the WheelTo Be Forgiven et Move On sont des morceaux jazz sophistiqués. The Strangest Thing est un morceau plus électronique, devenu presque house à la suite d’un remix en 1997. Fastlove et Star People sont deux chansons soul et R&B. Fastlove contient d’ailleurs un sample de Forget Me Nots de Patrice Rushen. George Michael joue de plusieurs instruments sur son album, dont il signe lui-même les arrangements. Toutes les chansons sont écrites par George Michael, hormis Spinning the Wheel, coécrite avec Jon Douglas, et You Have Been Loved, avec David Austin. Older est coproduit par Ægean, une société de production créée par George Michael avec son ami d’enfance Andros Georgiou. En 1987, George Michael collabore déjà avec son ami en reprenant Jive Talkin’ des Bee Gees pour son projet de groupe Boogie Box High. En 1997, il produit la ballade Waltz Away Dreaming de Toby Bourke sous son label Ægean et chante en duo avec lui sur ce titre. En 1996, il produit et enregistre plusieurs chansons pour les faces B des singles de Older. « Sur le plan artistique, maintenant, je produis davantage ; je vais m’occuper des faces B et sortir tous les EP possibles des prochains singles d’Older pour que le public ait constamment de nouvelles chansons », déclare le chanteur. Ainsi, en face B de The Spinning the Wheel E.P. on trouve les titres You Know That I Want ToSafe et un remix de Spinning the Wheel. En face B du single Older, le chanteur inclut une reprise de I Can’t Make You Love Me de Bonnie Raitt. À la fin de l’année 1997, George Michael sort une édition limitée de Older intitulée Older & Upper. Elle inclut les faces B de The Spinning The Wheel E.P., ainsi que des nouvelles versions de Star People et The Strangest Thing et une deuxième partie de Fastlove.

Même s’il se consacre totalement à l’enregistrement et à la production de sa musique, George Michael accepte de donner quelques interviews, dont une au journaliste français Éric Jean-Jean. Il donne également une interview moins conventionnelle au magazine The Big Issue, qui est vendu dans la rue par des sans-abri. En 1996, l’album Older se vend à plus de 6 millions d’exemplaires. La même année, aux MTV Europe Music Awards, George Michael interprète Star People et remporte le prix du meilleur chanteur masculin. En 1997, il gagne pour la troisième fois le prix Ivor Novello du meilleur compositeur. Pour promouvoir Older, il se produit le 8 octobre 1996 dans la Broadcasting House de BBC Radio. Le 11 octobre 1996, il réorchestre les titres de son nouvel album, ainsi que des anciennes chansons, à l’occasion d’un concert acoustique enregistré au 3 Mills Studios de Londres pour l’émission MTV Unplugged. Certains titres chantés pendant ce concert sont insérés dans The You Have Been Loved E.P. et dans le single de Star People ’97. Sa mère, Lesley, est présente dans l’assistance pendant l’enregistrement de cette émission6. Mais peu de temps après, en février 1997, elle meurt d’un cancer de la peau. George Michael sombre alors dans une dépression et arrête la promotion de son album5. À la même période, il ne vient pas recevoir le Brit Award du meilleur chanteur britannique des mains d’Elton John. Le 31 août 1997, il est de nouveau endeuillé par la mort de Diana Spencer, dont il était proche. Le chanteur est présent lors de ses funérailles à l’abbaye de Westminster, aux côtés d’Elton John. Alors que George Michael essaye de se libérer par la création musicale, il se renferme sur lui-même à la suite de ces deux décès.

« Let’s go outside » : l’homosexualité de George Michael au grand jour

En 1996, George Michael dédie son album Older à Anselmo Feleppa et considère alors avoir publiquement révélé son homosexualité, sans passer par la presse. Il indique, lors d’une interview : « Lorsque j’ai écrit et dédié cet album pour [Anselmo], je pensais avoir annoncé mon coming out à mes fans, et je ne faisais pas attention aux gens qui n’étaient pas intéressés par ma musique ». Au moment de la mort d’Anselmo Feleppa, George Michael annonce également son homosexualité à ses parents. Mais en 1998, le chanteur est contraint d’annoncer officiellement son orientation sexuelle. En effet, le 7 avril 1998, George Michael fait du cottaging dans le Will Rogers Memorial Park de Beverly Hills, en Californie : ce mot argotique anglais signifie qu’il cherche à avoir une relation homosexuelle dans les toilettes publiques du parc. Mais le même jour, l’officier de police américain Marcelo Rodriguez et son coéquipier patrouillent en civil dans le parc pour intercepter ces actes d’exhibitionnisme, dont certaines personnes se sont plaintes. Marcelo Rodriguez prend George Michael sur le fait et l’arrête pour atteinte à la pudeur dans un lieu public. Il est libéré le soir même, après le paiement d’une amende de 500 dollars, et sera soumis à une peine de 80 heures de travaux d’intérêt général. En décembre 1998, dans le talk show britannique de Michael Parkinson, George Michael revient sur ses agissements et explique qu’« [il] n’étai[t] pas dans le meilleur état d’esprit » et que « c’était irresponsable de faire ça ». La presse internationale relaie cet événement et contraint George Michael à un outing public ; autrement dit, le chanteur déclare publiquement qu’il est homosexuel, alors qu’il n’avait pas l’intention de l’annoncer dans la presse. « Je ne sais pas si je l’aurais un jour dévoilé aux journalistes », déclare-t-il. Quelques années plus tard, Elton John remarque, avec ironie, qu’« une pissotière n’est pas le meilleur endroit pour faire son coming out. » Mais cette expérience a finalement libéré George Michael, qui n’a pas toujours été sûr de sa sexualité pendant sa jeunesse. « Grâce à ma mésaventure, je me suis rendu compte que, au fond, ma différence était ma principale qualité », explique-t-il au magazine français Télérama en 2004. À la fin de l’année 1998, George Michael compose une chanson sur son exhibition et sur son arrestation, intitulée Outside. Ce morceau funk est surtout une invitation à vivre son amour librement et en plein jour. Dans le clip d’Outside, il parodie son arrestation par la police : on y voit des toilettes se transformer en piste de disco et le chanteur danser en tenue de policier. En 1999 et 2002, George Michael est poursuivi en justice pour diffamation par Marcelo Rodriguez, l’officier de police qui l’a arrêté. La United States District Court de Californie déboute à chaque fois la demande de Marcelo Rodriguez. En 1998, le single Outside est no 2 au Royaume-Uni pendant deux semaines et atteint la vingt-sixième place du hit-parade français pendant une semaine.

 

Succès commerciaux et échec critique de Songs from the Last Century

Avec Outside, George Michael renoue avec le succès. En 1998, la sortie de la compilation Ladies & Gentlemen: The Best of George Michael confirme définitivement la popularité du chanteur. En effet, ce double album, dédié entièrement à sa mère, se vend à 9 millions d’exemplaires dans le monde. Il reste huit semaines en tête du hit-parade britannique. Ladies & Gentlemen: The Best of George Michael est distribué par Sony Music, qui possède encore les droits sur les anciennes chansons de l’artiste. La compilation rassemble des succès et des titres moins connus comme A Moment with You et Fantasy, face B du single Freedom! ’90. George Michael inclut également une reprise de As de Stevie Wonder, chantée en duo avec Mary J. Blige. Sortie en single en 1999, As se classe 27e au hit-parade français. Ce n’est pas la première chanson de Stevie Wonder que George Michael reprend. En mai 1985, le chanteur anglais chante en duo avec la star américaine Love’s in Need of Love Today sur la scène de l’Apollo Theater de New York En 1997, George Michael et Stevie Wonder se retrouvent de nouveau à Los Angeles pour interpréter Living for the City. Enfin, en 1991, il inclut une version de I Believe (When I Fall in Love It Will Be Forever) sur la face B de Don’t Let the Sun Go Down on Me.

Peu avant Noël 1999, George Michael sort un quatrième album intitulé Songs from the Last Century. Produit par le chanteur et Phil Ramone pour le label Virgin, il s’agit d’un album de reprises jazz. Le chanteur anglais reprend des chansons des années 1930 et 1940 comme Brother, Can You Spare a Dime?You’ve ChangedMy Baby Just Cares for MeI Remember YouSecret LoveWild Is the WindWhere or When et It’s All Right with Me, et signe également des versions jazz de chansons plus récentes comme The First Time Ever I Saw Your FaceRoxanne et Miss Sarajevo. Aucun single n’est extrait de l’album. Toutefois, un clip presque documentaire est tourné dans le Red Light District d’Amsterdam pour la reprise de Roxanne, dont les paroles traitent de la prostitution. Songs from the Last Century reçoit un mauvais accueil critique. Par exemple, Nigel Packer de BBC, bien que soulignant les qualités vocales de George Michael, écrit que « dans l’ensemble, le résultat est plus anesthésique que swing. » Songs from the Last Century atteint la deuxième place du hit-parade britannique et est le seul album de George Michael à ne pas avoir atteint la première place. L’album ne dépasse pas la 157e place du Billboard 200 aux États-Unis.

En marge de cet album, George Michael participe à plusieurs concerts entre 1999 et 2000. En avril 1999, il rend hommage à Linda McCartney pendant un concert organisé par son mari Paul. Linda McCartney est morte un an avant d’un cancer du sein. « Ma mère a perdu le même combat […] que Linda », déclare-t-il sur scène. En octobre 1999, il prend part au concert de charité NetAid au stade de Wembley et interprète en live une chanson de chacun de ses albums : FastloveBrother, Can You Spare a Dime?Father Figure et Freedom! ’90. George Michael n’a pas souhaité que la BBC retransmette sa performance à cause de problèmes techniques pendant le concert. La même année, il se produit également au Royal Albert Hall de Londres pour l’association caritative LGBT Stonewall. En 2000, il chante plusieurs fois en duo. Le 29 avril 2000, George Michael rejoint plusieurs artistes au Robert F. Kennedy Memorial Stadium de Washington pour le concert Equality Rocks, sponsorisé par la Human Rights Campaign, qui lutte notamment contre les crimes de haine homophobes. George Michael y interprète Freedom! ’90 aux côtés de la star américaine du country Garth Brooks. Le 6 juin 2000, il chante Don’t Let the Sun Go Down on Me avec le ténor italien Luciano Pavarotti à Modène, pour un concert de charité. Enfin, en août 2000, le chanteur enregistre If I Told You That en duo avec Whitney Houston. En 1998, Whitney Houston chante déjà seule cette chanson pour son album My Love Is Your Love, et son duo est à l’origine prévu pour Michael Jackson. Finalement, même si George Michael vit une période difficile, surtout ponctuée de deuils, il poursuit sa carrière musicale et obtient encore du succès auprès du public.

 

Patience : un album intime et engagé (2001-2004)

Pendant environ un an et demi, George Michael ne sort pas de chanson. En mars 2002, il fait de nouveau parler de lui avec un nouveau single intitulé Freeek!, sorti sous le label Polydor distribué par Universal Music. Ce morceau electro dénonce la banalisation de la pornographie, que la jeunesse consomme à la télévision et sur internet. « L’idée que les enfants soient mis continuellement en présence d’images de sexe sans âme, ni émotion, me révulse. […] Je refuse la censure mais je suis horrifié par l’absence de responsabilité des adultes, des programmateurs comme des parents, dans cette affaire », indique-t-il à Télérama. Dans le clip de Freeek!, réalisé par Joseph Kahn, George Michael montre la violence des images dans une société futuriste et apocalyptique. Comme son clip est provocateur, certaines chaînes de télévision le diffusent tard dans la journée ou bien le censurent complètement. Freeek! se classe premier en Espagne, au Portugal, en Italie et au Danemark, mais ne rencontre pas un succès exceptionnel. En face B du single de Freeek!, on trouve The Long and Winding Road, une reprise des Beatles. En juillet 2002, George Michael sort une deuxième chanson beaucoup plus politique : Shoot the Dog. Dans ce morceau, il évoque le malaise de la société occidentale, impuissante face à la politique étrangère de George W. Bush au Moyen-Orient. Cette chanson est surtout une critique du Premier ministre britannique Tony Blair. En effet, George Michael accuse Tony Blair d’être la « marionnette » du président américain et de cautionner sa politique étrangère, que le chanteur anglais juge mauvaise. Ainsi, il chante : « Tony, Tony, Tony, I know that your horny, but there’s somethin bout that Bush ain’t right » (en français : « Tony, Tony, Tony, je sais que tu es en chaleur, mais il y a quelque chose avec ce Bush qui ne tourne pas rond »). Le clip de Shoot the Dog, réalisé par les caricaturistes de l’émission britannique 2DTV, ridiculise George W. Bush et Tony Blair, mais tourne aussi en dérision l’image publique de George Michael. Arrivée 12e dans le hit-parade britannique, la chanson n’est pas commercialisée aux États-Unis. Mais l’engagement de George Michael ne s’arrête pas à Shoot the Dog. En 2003, lorsque les États-Unis et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Irak de Saddam Hussein, le chanteur se sert de la musique pour proclamer publiquement son désaccord avec la politique occidentale au Moyen-Orient. Lors de la 23e édition des Brit Awards, George Michael reprend Faith avec Ms. Dynamite et change les paroles de sa célèbre chanson pour dénoncer les manœuvres militaires en Irak. À la même période, il se produit sur le plateau de l’émission britannique Top of the Pops pour chanter une reprise de The Grave de Don McLean, qui évoque le départ de jeunes Marines à la guerre. En 2003, cette version de George Michael est enregistrée pour l’album Hope, édité par l’ONG anglaise War Child, afin de venir en aide aux victimes de la guerre en Irak113. En février 2003, George Michael est interrogé sur son engagement par David Frost, dans l’émission Breakfast with Frost. Le chanteur anglais, inquiet de l’intervention américaine en Irak, déclare : « on s’apprête à mettre le feu à des foyers d’intégrisme musulman en faisant quelque chose d’illégal. » Selon lui, le cœur du problème au Moyen-Orient est l’absence de solution dans le conflit israélo-palestinien. La même année, le magnat de la presse Rupert Murdoch fustige l’engagement de George Michael dans les journaux de son groupe médiatique News Corporation. Le chanteur justifie, avec ironie, les agissements de Rupert Murdoch : « [il] a décidé que j’avais outrepassé mes droits de chanteur pop ».

En mars 2004, Freeek! et Shoot the Dog sont inclus dans le nouvel album de George Michael, intitulé Patience. Comme il n’a pas sorti de nouvelles compositions depuis Outside en 1998, il remercie ses fans d’avoir « patienté » aussi longtemps. Cet album est produit par sa société Ægean, mais aussi par Sony Music. En effet, George Michael, qui avait quitté Sony Music au début des années 1990 après des démêlés judiciaires, signe de nouveau avec cette maison de disques. Freeek! et Shoot the Dog font de Patience un album engagé. Cars and Trains et Precious Box évoquent également les dérives de la société du xxie siècle. Mais Patience est surtout un album très intime, comme le montrent les titres Through et John and Elvis Are Dead. Dans les paroles de John and Elvis Are Dead, George Michael cite le nom des musiciens qui l’ont inspiré : John Lennon, Elvis Presley et Marvin Gaye, et chante : « Si Jésus-Christ est bel et bien vivant / Alors comment se fait-il que John et Elvis soient morts ? ». Le single de John and Elvis Are Dead est vendu par téléchargement sur le site internet de George Michael avec les reprises de Edith and the Kingpin de Joni Mitchell et de For the Love of You des Isley Brothers. En effet, en 2004, il annonce qu’il veut désormais diffuser ses chansons sur internet, le plus souvent gratuitement. « J’ai été très bien payé pour mon talent depuis des années et je n’ai plus besoin d’argent de la part du public. […] Maintenant j’aimerais vraiment que les gens puissent télécharger mes chansons sur Internet, gratuitement, avec la possibilité pour eux en contrepartie de faire un don à une œuvre de charité », déclare le chanteur à BBC Radio. Concernant Patience, les morceaux les plus intimes et les plus personnels de cet album sont sans doute Please Send Me Someone (Anselmo’s Song)American AngelMy Mother Had a Brother et Round Here. Dans Please Send Me Someone (Anselmo’s Song), George Michael demande à son ancien compagnon, Anselmo Feleppa, de lui envoyer quelqu’un à aimer. Dans American Angel, c’est Kenny Goss, son nouveau compagnon originaire du Texas, que George Michael célèbre. Dans My Mother Had a Brother, il raconte l’histoire de son oncle homosexuel, qui s’est suicidé le jour de la naissance du chanteur. Enfin, Round Here est un titre nostalgique dans lequel George Michael se souvient des quartiers londoniens où il a grandi. Par ailleurs, Patience contient des titres plutôt énergiques, comme Amazing, une chanson à mi-chemin entre rock et electro. L’album de George Michael inclut aussi deux véritables morceaux dance et electro : Flawless (Go to the City), qui est une reprise de Flawless de The Ones, et Precious Box. Pour promouvoir son nouvel album, George Michael donne quelques interviews télévisées. Le 27 mars 2004, le chanteur est interviewé par Thierry Ardisson pour l’émission française Tout le monde en parle. Le 26 mai 2004, Oprah Winfrey interroge George Michael pendant son Oprah Winfrey ShowPatience est un petit succès pour George Michael. L’album se vend à 4 millions d’exemplaires. Il se classe 1er du hit-parade britannique pendant une semaine, 12e aux États-Unis et 4e pendant une semaine en France.

 

Une période de retour à la notoriété et de reconnaissance (2005-2010)

George Michael: A Different Story : la vie de George Michael en documentaire

Entre 2005 et 2010, George Michael fait le point sur sa carrière et sur son image de chanteur. Le 16 février 2005, l’artiste anglais présente au 55e festival du film de Berlin un documentaire réalisé par Southan Morris qui retrace son parcours de chanteur. Ce documentaire, intitulé George Michael: A Different Story, revient sur les grands moments de sa carrière avec Wham! et en solo. Le film fait également référence à l’enfance de George Michael et à sa vie sentimentale. À propos de ces références, le chanteur déclare dans une interview : « mon œuvre est extrêmement liée à ma biographie. En travaillant sur la longueur avec une équipe de cinéma, j’ai pu me confier facilement. » En effet, dans George Michael: A Different Story, il s’exprime face caméra, et ses paroles sont souvent entrecoupées par des images d’archives. Plusieurs personnalités et proches de George Michael sont aussi interrogés, comme Elton John, Boy George, Mariah Carey, Andrew Ridgeley, ou encore son propre père, Jack Panos. Sorti dans les salles de cinéma françaises le 11 janvier 2006 sous le titre George Michael : Mon histoire, ce documentaire n’est pas commercialisé en DVD. Dans George Michael: A Different Story, ainsi que dans une interview à Télérama, le chanteur condamne les émissions de télé-réalité musicales : « Comment pourrais-je cautionner cette cynique exploitation du rêve de tous ces jeunes gens ? Je n’ai rien contre les participants, mais je déteste cette mentalité des gens de télé qui les manipulent, se servent d’eux », déclare-t-il. Pourtant, en mai 2008, il interprète Praying for Time sur le plateau d’American Idol. En décembre 2009, il chante également en duo avec Joe McElderry, un candidat de The X Factor au Royaume-Uni.

 

Une star qui joue avec son image

George Michael accepte de jouer avec son image de star. En effet, entre 2005 et 2011, le chanteur fait plusieurs caméos dans des séries et des sketches télévisés. Le 11 mars 2005, à l’occasion du Red Nose Day, un téléthon au profit de Comic Relief, il apparaît dans un épisode spécial de Little Britain aux côtés de David Walliams et Matt Lucas. À Noël 2007, George Michael participe à un sketch du Catherine Tate Show et chante en duo Fairytale of New York de The Pogues avec l’actrice Catherine Tate. Il joue également deux sketches avec l’humoriste anglais Ricky Gervais. Le premier en décembre 2007, dans la série Extras, où George Michael est poursuivi par un paparazzi qui veut le surprendre en train de draguer dans un parc. Le second en décembre 2008, lorsque Ricky Gervais remporte le British Comedy Award du meilleur acteur dans une série télévisée comique. Ricky Gervais tourne une vidéo de remerciements dans laquelle il apparaît avec George Michael dans un lit. Mais la série à laquelle le chanteur contribue le plus est Eli Stone, produite par la société américaine ABC. En 2008, les créateurs de la série, Greg Berlanti et Marc Guggenheim, souhaitent que les chansons de George Michael soient en lien avec la vie de leur personnage, Eli Stone, qui est un avocat interprété par Jonny Lee Miller. Tous les épisodes de la première saison de la série portent le nom d’une chanson de George Michael. Mais les créateurs de la série vont plus loin. Ils imaginent que Eli Stone hallucine la présence du chanteur. George Michael joue alors dans quatre épisodes de la série en tant que guest star. Il y interprète ses chansons, comme FaithOlderAmazing, ou encore une reprise de Feeling Good. Dans le neuvième épisode de la première saison, le rôle de George Michael a davantage d’importance et il n’apparaît plus comme une hallucination. Dans cet épisode, il aide financièrement une école américaine pour qu’elle donne de vrais cours sur la sexualité. En effet, le programme d’éducation sexuelle de cette école ne dispense que des cours sur l’abstinence et, en guise de protestation, une jeune fille diffuse un jour la chanson I Want Your Sex dans les haut-parleurs de l’établissement. George Michael apprécie l’expérience d’Eli Stone. Toutefois, il ne souhaite pas faire une carrière d’acteur à la télévision et déclare : « Je n’aime pas me regarder jouer, je préfère plutôt écouter ce que je chante. » En mars 2011, George Michael participe de nouveau à un sketch pour le téléthon Red Nose Day. Assis dans une voiture à côté du comédien James Corden, il reprend avec lui les chansons de Wham! qui passent à la radio. Plus tard, James Corden réitère ce principe de carpool karaoke avec d’autres artistes.

 

25 Live : le bilan d’une carrière

À la fin des années 2000, sa carrière est désormais bien établie. Pendant cette période, il chante en duo avec des artistes reconnus. En 2005, il interprète Blame It on the Sun avec Ray Charles pour l’album Genius & Friends. La même année, il chante Drive My Car avec Paul McCartney à Hyde Park, à Londres, pour le Live 8. En 2006, Tony Bennett sollicite George Michael pour enregistrer How Do You Keep the Music Playing? sur l’album Duets: An American Classic En juin 2009, il fait également une apparition surprise au concert de Beyoncé à l’O2 Arena de Londres, où il reprend avec la chanteuse américaine If I Were a Boy.

Entre 2006 et 2008, la star confirme son retour sur scène en entamant une grande tournée pour ses vingt-cinq ans de carrière, intitulée 25 Live. La première date de la tournée est à Barcelone Il se produit ensuite en France, en Allemagne, en Suède, aux Pays-Bas, en République tchèque ou encore en Irlande. Le 9 juin 2007, le chanteur inaugure le nouveau stade de Wembley, à Londres. Le 22 juin 2007, il se produit au Stade de France, à Paris. Dans Le Parisien, la journaliste Charlotte Moreau vante « la pureté et la beauté du timbre [de George Michael], toujours aussi soyeux et classieux après vingt-cinq ans de carrière. » La tournée 25 Live s’achève, en Angleterre, au Earls Court de Londres le 24 et 25 août 2008. Ces représentations donnent lieu à une captation vidéo, intitulée Live in London. Pendant ce concert à Londres, il reprend tous ses tubes depuis Wham! et rejoue même les clips de ses chansons. Par exemple, au moment de chanter Outside, George Michael s’habille en policier américain sur scène139. Après un concert à Copenhague, il fait le dernier concert de sa tournée en décembre 2008 au stade Sheikh Zayed d’Abou Dabi, aux Émirats arabes unis. La tournée 25 Live est accompagnée par la sortie d’une compilation intitulée Twenty Five, qui rassemble les tubes de Wham! et de George Michael. Cet album, produit par les labels Sony BMG et Ægean, est sorti en 2006 au Royaume-Uni et en Europe et en 2008 aux États-Unis. Il se classe premier dans le hit-parade britannique pendant une semaine. Twenty Five contient quelques nouvelles chansons du chanteur : UnderstandFeeling Good, uniquement présente dans la version américaine, An Easier Affair, disponible en téléchargement tout comme This Is Not Real Love avec Mutya Buena et la reprise de Heal the Pain avec Paul McCartney. En décembre 2008, le chanteur met également à disposition sur son site internet un titre de Noël, coécrit avec David Austin : December Song (I Dreamed of Christmas), qui est accompagné de Jingle (A Musical Interlewd). Un an plus tard, ces deux chansons sont vendues en CD2. Afin de clôturer sa tournée 25 Live, il se produit en concert en Australie en 2010. Il monte sur scène à Perth, Sydney et Melbourne. Ainsi, George Michael a fait le bilan de vingt-cinq ans de carrière, pendant laquelle il a obtenu le succès et la reconnaissance du public.

 

Une fin de carrière marquée par la drogue et la maladie (2010-2016)

George Michael s’éloigne de la musique

Le 4 juillet 2010, George Michael participe à une Gay Pride à Londres. Sur le chemin du retour, il percute avec sa voiture la vitrine d’un magasin du quartier d’Hampstead. La police l’arrête car elle pense qu’il n’est pas en état de conduire. Mis en liberté provisoire, il est accusé le 12 août 2010 de « possession de cannabis et de conduite sous l’empire d’alcool ou de drogues ». Le 24 août 2010, George Michael plaide coupable à la Highbury Corner Magistrates’ Court de Londres. Le 14 septembre 2010, il est condamné à huit semaines de prison, ainsi qu’à une amende de 1 250 livres (1 469 euros), et son permis est annulé pendant cinq ans. Le 11 octobre 2010, le chanteur est libéré de la Highpoint Prison du comté de Suffolk, après quatre semaines d’incarcération. En mai 2007, George Michael avait déjà plaidé coupable devant la Brent Magistrates’ Court de Londres pour conduite sous l’empire de stupéfiants.

 

Symphonica : un retour sur scène compliqué

Après ces déboires judiciaires, George Michael s’implique de nouveau dans sa musique. En janvier 2011, une version remastérisée de son album Faith est mise en vente. Puis, en mars 2011, le chanteur sort une reprise de True Faith du groupe britannique New Order. True Faith est commercialisée sur internet et en CD et les bénéfices de ce single sont reversés à l’association caritative britannique Comic Relief. Richard Curtis, l’un des fondateurs de Comic Relief, a déclaré à propos de l’engagement de George Michael : « Chaque année, George est le plus important donateur de Comic Relief. Une année, sans qu’on s’y attende, il nous a donné tous les bénéfices de son single As, avec Mary J. Blige. […] Mais, le plus formidable dans tout ça, c’est qu’il reverse à Comic Relief tout l’argent de son nouveau single True Faith. […] Nous promettons d’utiliser chaque penny que nous avons récolté grâce à lui pour sauver et changer la vie des populations en Afrique et dans tout le Royaume-Uni. » True Faith atteint la 27e place du hit-parade britannique pendant une semaine27. Le 15 avril 2011, George Michael annonce dans l’émission américaine Piers Morgan Tonight qu’il vient d’enregistrer la chanson You and I de Stevie Wonder pour l’offrir en cadeau de mariage au prince William et à Catherine Middleton. En effet, son titre peut être gratuitement téléchargé sur son site internet et, en contrepartie, le chanteur invite les internautes à faire un don au Royal Wedding Charity Fund du couple princier.

Quelque temps après la sortie de ces deux chansons, George Michael annonce qu’il prépare une nouvelle tournée. Le 11 mai 2011, il indique à la presse que sa tournée est intitulée Symphonica: The Orchestral Tour et qu’il sera accompagné sur scène par un orchestre symphonique. Dans une interview à Paris Match, il confie que « cette tournée est la plus excitante pour [lui] depuis la première avec Wham!. » Il déclare également au magazine français qu’il va prochainement sortir un nouvel album dance. Le 22 août 2011, il entame son premier concert symphonique à l’opéra d’État de Prague, en République tchèque. Le chanteur se produit également au stade municipal de Wrocław en Pologne, à l’Arena Zagreb de Croatie ainsi qu’au Royal Albert Hall de Londres. George Michael se déplace aussi en France, notamment à Nice, Marseille, Toulouse, Montpellier et Paris. Ces concerts symphoniques sont l’occasion, pour lui, d’interpréter en live les chansons jazz de son répertoire, particulièrement celles des albums Older et Songs from the Last Century. Il chante en plus quelques reprises sur scène : Going to a Town de Rufus Wainwright, Russian Roulette de Rihanna et Love Is a Losing Game, en hommage à Amy Winehouse morte en juillet 2011157. Le chanteur présente aussi à son public une nouvelle chanson intitulée Where I Hope You Are, inspirée par sa récente séparation avec Kenny Goss. Mais, le 21 novembre 2011, alors que George Michael s’apprête à jouer dans une salle de concert à Vienne, en Autriche, il est victime d’une sévère pneumonie. La tournée est annulée et le chanteur, qui est dans le coma, est hospitalisé à Vienne. Placé dans une unité de soins intensifs, il sort de l’hôpital fin décembre 2011.

Après une longue période de rétablissement, George Michael fait une apparition publique le 21 février 2012, pour remettre le Brit Award du meilleur album britannique de l’année à Adele. Le chanteur se remet à la musique pendant l’été 2012. Il compose White Light, qui est un hymne à la vie, après avoir été longtemps hospitalisé. Dans ce morceau, le chanteur évoque même clairement l’univers hospitalier avec le son d’un moniteur de fréquence cardiaque. Il utilise aussi un vocoder pour rendre sa voix électronique. White Light sort en single en août 2012 et Kate Moss apparaît avec George Michael dans le clip de la chanson. En face B du single, le chanteur signe une reprise de Song to the Siren de Tim Buckley. White Light se classe 15e dans le hit-parade britannique pendant une semaine. Le 12 août 2012, il participe à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Londres et chante Freedom! ’90 et White Light. Certaines personnalités, comme le directeur musical Steve Anderson, accusent George Michael d’avoir profité des Jeux olympiques pour promouvoir son nouveau single White Light devant des millions de téléspectateurs. Il répond à ces critiques sur Twitter, en disant qu’il a chanté White Light pour remercier publiquement ceux qui l’ont soutenu au moment de sa pneumonie. « Je ne le regrette pas », a déclaré le chanteur.

En septembre 2012, George Michael reprend la tournée Symphonica là où elle s’est arrêtée. Le 9 septembre 2012, le chanteur se produit à l’opéra Garnier de Paris. Il est le premier chanteur de pop anglais à monter sur la scène de ce lieu traditionnellement réservé à la musique classique. Les bénéfices de son concert sont reversés à l’association française Sidaction, présidée par Pierre Bergé et Line Renaud. La chanteuse française, qui remercie George Michael d’avoir contribué à la lutte contre le sida, déclare à son propos : « [Son] arme dans ce combat a été [son] art. » À la fin de l’année 2012, George Michael annule de nouveau sa tournée Symphonica et ne se produit pas en Australie pour ses derniers concerts. « J’ai eu tort de penser que je pouvais surmonter les grandes angoisses qui me tourmentent depuis que j’ai quitté l’Autriche en décembre dernier », indique le chanteur. George Michael ne fait alors plus de retour sur scène. De plus, le 16 mai 2013, il est victime d’un accident sur une route du Hertfordshire. Le chanteur, qui est tombé d’un véhicule en marche, souffre d’un traumatisme crânien.

Néanmoins, en mars 2014, George Michael sort un nouvel album intitulé Symphonica, qui paraît sous les labels Virgin-EMI et Ægean. Il s’agit d’un album qui regroupe plusieurs chansons interprétées entre 2011 et 2012, pendant la tournée symphonique. On trouve notamment des titres de Patience et de Songs from the Last Century, mais aussi des reprises comme Let Her Down Easy de Terence Trent D’Arby et Idol d’Elton John. Let Her Down Easy est d’ailleurs le dernier single commercialisé par le chanteur. Cependant, ces morceaux live ont été retravaillés en studio par Phil Ramone, qui signe ici la dernière production de sa carrière, avant sa mort en 2013. Les critiques anglaises sont mitigées. Andy Gill de The Independent constate que Symphonica est un album « bien organisé et très affirmé, c’est une œuvre charmante, dit-il, mais qui, comme tout album live, ne reste qu’un simple souvenir. » Par ailleurs, Michael Cragg de The Guardian pense que les chansons de Symphonica ont été placées de façon délibérée, pour faire ressortir « le sentiment de nostalgie, tinté de regrets, que procure l’album ». Une édition limitée de Symphonica sort en mars 2014, tandis que le concert de George Michael à l’opéra Garnier de Paris est filmé et retransmis sur la chaîne britannique BBC One en avril 2014. Symphonica parvient à atteindre la 1re place du hit-parade britannique. Malgré ses graves problèmes de santé, George Michael a réussi à tenir bon. Il parvient notamment à suivre en 2015 une cure de désintoxication dans la luxueuse clinique spécialisée Kusnacht Practice, près de Zurich.

 

Mort et hommages posthumes

En 2011, George Michael déclare à Paris Match qu’il est en train de composer un album de musique dance. Mais, entre 2011 et 2014, hormis Symphonica, il ne sort aucun album avec de nouvelles compositions. En décembre 2016, le producteur et compositeur anglais Naughty Boy révèle justement qu’il travaille sur le prochain album du chanteur. Par ailleurs, un second documentaire, intitulé Freedom, est prévu pour mars 2017, en même temps que la ressortie de l’album Listen Without Prejudice, Vol. 1. Mais le projet d’un nouvel album reste inachevé. En effet, George Michael meurt le 25 décembre 2016 dans sa maison, à Goring-on-Thames. Les causes de sa mort ne sont pas immédiatement identifiées. Le 7 mars 2017, le responsable du service de médecine légale du comté de l’Oxfordshire annonce qu’il est mort de « causes naturelles », en précisant qu’il souffrait d’une cardiomyopathie dilatée avec myocardite et d’une stéatose hépatique. George Michael est enterré le 29 mars 2017 au cimetière de Highgate, à Londres. De son vivant, l’artiste a vendu environ 100 millions de disques dans le monde. Sa fortune est estimée à plus de 100 millions de livres (116 millions d’euros).

Plusieurs musiciens comme Madonna, Elton John ou Robbie Williams font part de leur tristesse sur les réseaux sociaux. À l’occasion de la 59e cérémonie des Grammy Awards, Adele rend hommage au chanteur en reprenant Fastlove avec un orchestre. Un montage d’images réalisé par David Austin est projeté pendant sa prestation. Au Royaume-Uni, lors des Brit Awards, Andrew Ridgeley, Shirlie Holliman et Pepsi Demacque honorent la mémoire de leur ami disparu par un discours. Chris Martin reprend également A Different Corner, tout en étant accompagné par la voix de George Michael. En juin 2017, Geri Halliwell écrit la ballade Angels in Chains afin de témoigner son attachement au chanteur, avec qui elle était proche. Listen Without Prejudice, Vol. 1 ressort en double album à la fin du mois d’octobre 2017 avec l’enregistrement d’un concert donné en 1996 pour l’émission MTV Unplugged. Une nouvelle version de sa chanson Fantasy, remixée par Nile Rodgers en septembre 2017, est également ajoutée à ce coffret. À la même période, David Austin achève le documentaire Freedom sur lequel George Michael travaillait avant sa mort. Ce film, diffusé pour la première fois sur la chaîne de télévision britannique Channel 4 le 16 octobre 2017, s’intéresse tout particulièrement à la vie du chanteur au début des années 1990 et à la genèse de Listen Without Prejudice, Vol. 1. Il est ponctué par les interventions de personnalités du monde musical comme Liam Gallagher, Mary J. Blige, Tony Bennett, Mark Ronson ou encore Stevie Wonder. Une version longue (Freedom Uncut) sort en salles et en streaming en 2022.

Les compositions imaginées par George Michael pour l’album qu’il préparait avant sa disparition ne sont pas dévoilées par son entourage. Cependant, en novembre 2019, une chanson inédite intitulée This Is How (We Want You to Get High) est commercialisée en single. Il s’agit du premier titre original du chanteur depuis sept ans et la sortie de White Light, et de son premier publié à titre posthume. Ce morceau écrit en 2012, puis enregistré et mixé aux studios AIR de Londres trois ans plus tard, est inclus dans la bande originale du film Last Christmas essentiellement construite autour de la musique du chanteur, dont son célèbre chant de Noël éponyme. Avant sa mort en 2016, George Michael avait donné son aval pour cette comédie romantique réalisée par Paul Feig et réunissant les comédiens Emilia Clarke et Henry Golding. Il avait notamment rencontré et échangé avec sa coscénariste : l’actrice anglaise Emma Thompson. Ce film est sorti sur les écrans français le 27 novembre 2019.

 

Principales inspirations

George Michael est surtout influencé par la musique soul des chanteurs noirs américains, comme Marvin Gaye et Stevie Wonder. Toutefois, le chanteur anglais considère que sa musique s’écoute sans préjugé racial : « [Elle] n’est ni blanche, ni noire. C’est de la pop inspirée par le rhythm and blues. » En effet, en 1984, Wake Me Up Before You Go-Go rappelle la musique du label Motown. En 1987, la plupart des chansons de l’album Faith sont également inspirées par celles de Prince.

Le rock britannique, notamment Elton John, est aussi une influence importante pour le chanteur anglais. En 2000, il achète même aux enchères le piano Steinway avec lequel John Lennon a composé Imagine en 1971. Cependant, la chanson Faith est plutôt influencée par le rock américain d’Elvis Presley. George Michael, avec amusement, compare son clip à un numéro de Chuck Berry ou de Bo Diddley. En 2004, il évoque à la fois John Lennon et Elvis Presley dans les paroles de John and Elvis Are Dead. Interviewé par Melvyn Bragg en 2006, il déclare que Led Zeppelin est son groupe de rock préféré.

Le jazz est aussi l’une de ses inspirations, comme le montrent les morceaux Kissing a FoolCowboys and AngelsOlder ou l’album de reprises Songs from the Last Century. En 1996, il dédie notamment son album Older au chanteur de bossa nova brésilien Antônio Carlos Jobim.

 

Thèmes majeurs de ses chansons

Trois thèmes majeurs semblent se dégager des chansons de George Michael. Tout d’abord celui de l’amour. La ballade Careless Whisper est un exemple emblématique de sa carrière, tout comme I Want Your Sex, qui prône la monogamie. En 1996, après la mort de son compagnon Anselmo Feleppa, il évoque cette fois l’amour sur un ton beaucoup plus mélancolique dans Jesus to a Child et You Have Been Loved. Mais l’amour est indissociable d’un autre thème : la liberté. Il chante alors l’amour libre dans Outside et dans Fastlove : « My friends got their ladies / They’re all having babies / But I just want to have some fun » (en français : « Mes amis ont des fiancées / Ils font tous des enfants / Mais moi je veux seulement prendre du plaisir ». L’amour est même libérateur, comme dans Amazing : « I think it’s amazing / The way that love can set you free » (en français : « Je crois que c’est incroyable / La façon dont l’amour peut te libérer ». Cependant, George Michael n’invite jamais à la débauche, et dénonce la pornographie dans I Want Your Sex et Freeek!. En 1996, Free clôt l’album Older avec une sorte d’apaisement : « Feels good to be free… » (en français : « C’est bon d’être libre… »). Mais la chanson qui célèbre la liberté avec le plus de vigueur est Freedom! ’90. Le troisième thème important dans les chansons de George Michael est la croyance. FaithFather Figure et Hard Day parlent notamment de la foi dans l’amour et de la confiance dans une relation. Le chanteur interroge aussi souvent la croyance religieuse. Si Jesus to a Child suggère la bonté de Jésus-Christ, Praying for Time et John and Elvis Are Dead semblent remettre en question l’existence du Sauveur.

 

Héritage musical de George Michael

De nombreux artistes sont influencés par la musique de George Michael. Robbie Williams est proche de lui depuis son départ du groupe pop Take That. En 1996, le premier single de Robbie Williams est d’ailleurs une reprise de Freedom! ’90. En 2004, George Michael reconnaît le talent de Robbie Williams, même s’il le considère trop préoccupé par la célébrité. La musique de George Michael inspire surtout le chanteur anglais Sam Smith. En 2015, Sam Smith déclare dans une interview : « [George Michael] est quelqu’un d’honnête et quand vous vous intéressez aux paroles de ses chansons, il devient alors une personnalité vraiment inspiratrice. » La voix et la musique de Sam Smith peuvent être rapprochées de celles de George Michael, notamment lorsque le jeune chanteur interprète Writing’s on the Wall à la 88e cérémonie des Oscars. Lors de cet événement, l’humoriste Chris Rock plaisante sur la ressemblance vocale de Sam Smith : « C’était génial. L’une de tes chansons que je préfère, c’est Father Figure ! » Sam Smith semble également partager le style vestimentaire de George Michael. À la mort de George Michael, Sam Smith écrit sur Twitter que le chanteur est « une des figures publiques et musicales les plus magiques, talentueuses, courageuses et importantes [qu’il] connaisse. » D’autres artistes sont aussi inspirés par la musique de George Michael : Adam Lambert, dont le clip de Ghost Town se rapproche de celui de Father Figure, Maria Carey, qui reprend One More Try en 2014 et qui se dit influencée par l’album Faith, Justin Timberlake, James Arthur ou encore Mika.

Les chansons de George Michael sont régulièrement reprises. Parmi les interprétations les plus marquantes, on peut citer la version de Careless Whisper du groupe américain Gossip, Kissing a Fool par le Canadien Michael Bublé, ou la reprise de Jesus to a Child par le musicien macédonien Toše Proeski. En 2014, le chanteur australien Anthony Callea consacre tout un concert à des reprises de George Michael. Sa performance est enregistrée dans un album live intitulé Ladies & Gentlemen: The Songs of George Michael.

 

Influences sur la société

Icône pop

George Michael est un chanteur populaire auprès du public. Le Monde le considère comme une « icône pop » et The Times voit en lui une « superstar de la pop » depuis Wham. Pour France 24, le chanteur est avant tout une « figure majeure de la musique des années 1980 et 1990 ». En effet, dans une interview à Paris Match en 1988, Pierre Hurel le qualifie de sex-symbol. Mais à partir de 1990, il veut rompre avec cette image de star pour n’être reconnu pour que pour sa musique. Toutefois, entre 2006 et 2008, il entame une grande tournée qui affirme son statut de star internationale. En 2016, le chanteur est définitivement reconnu comme un compositeur populaire lorsqu’il est nommé pour une place dans le Songwriters Hall of Fame. Plusieurs musiciens louent également le talent de George Michael. Elton John déclare qu’il est un « artiste brillant » et Liza Minnelli le qualifie de « génie musical ». Paul Young, quant à lui, pense que sa voix « touche directement au cœur ».

Par ailleurs, l’image du chanteur pop est quelquefois détournée à la télévision et au cinéma. Le 25 février 1989, dans Saturday Night Live, l’acteur américain Dana Carvey se grime en George Michael et se moque du postérieur du chanteur dans le clip de Faith. En 2007, dans le film américain Le Come-back de Marc Lawrence, Hugh Grant et Scott Porter sont les anciens membres d’un groupe des années 1980, appelé PoP. Dans sa critique du film, le journaliste Scott Holleran écrit que PoP est « une référence à peine masquée au groupe Wham! de George Michael et Andrew Ridgeley ». En 2016, dans La La Land de Damien Chazelle, Emma Stone compare Ryan Gosling à George Michael quand celui-ci se produit avec un cover band des années 1980.

 

Rôle dans la communauté LGBT

Le chanteur, qui déclare publiquement son homosexualité en 1998, est à la fois une icône pop et une icône gay. En effet, il revendique la légitimité de son orientation sexuelle. En mai 2011, il écrit sur Twitter : « Je n’ai jamais demandé pardon pour ma vie sexuelle et je ne le ferai jamais ! » En 1999 et en 2000, le chanteur se produit en concert pour Stonewall et la Human Rights Campaign, deux associations qui défendent les droits des personnes homosexuelles. En mai 2004, il donne une interview pour le mensuel gay britannique Attitude et, en octobre 2012, fait la une du magazine gay Out in the City. En 2005, son album Patience est nommé pour un GLAAD Media Award, une récompense décernée par la Gay & Lesbian Alliance Against Defamation. En 2016, sur France Culture, Étienne Menu indique que George Michael s’inscrit dans un courant soul, R&B et parfois house « marqué par l’émancipation du mouvement LGBT. » À la mort du chanteur, plusieurs personnalités musicales et politiques considèrent George Michael comme un acteur majeur de la communauté LGBT. La chanteuse américaine Miley Cyrus parle d’un « activisme radical en faveur de la communauté LGBT », tandis que le travailliste britannique Jeremy Corbyn évoque « un fervent défenseur des droits LGBT ».

 

Engagements humanitaires

Depuis les années 1980, George Michael s’engage dans la lutte contre le sida. Il donne des concerts de bienfaisance pour de nombreuses associations comme The Elizabeth Taylor AIDS Foundation en 1992, ou la Elton John AIDS Foundation en 2011. En 1992 et en 1996, il participe à deux projets d’albums pour la Red Hot Organization, qui lutte contre le sida à travers la musique. Il fait également des dons à la Terrence Higgins Trust, qui aide les victimes du sida au Royaume-Uni. En 1998, pour la MTV Staying Alive Foundation, il présente un documentaire qui montre la vie de six jeunes personnes touchées par le sida. Le chanteur est aussi engagé dans d’autres causes humanitaires et philanthropiques. En 1993, il participe à un concert au Carnegie Hall de New York pour la Rainforest Foundation, une organisation impliquée dans la protection des populations des forêts tropicales. En décembre 2006, il donne un concert gratuit à Londres pour les infirmières du National Health Service. À sa mort, plusieurs médias font part de ses actes de générosité anonymes envers des associations ou des personnes en situation de difficulté financière.

 

George Michael et la mode

En 2016, deux journalistes de Madame Figaro déclarent que l’apparence de George Michael « marqu[e] les eighties ». En 1984, dans le clip de Wake Me Up Before You Go-Go, Wham! se met en avant avec des tenues colorées. À la fin des années 1980, George Michael se crée une image de chanteur de rock. Sur la pochette de l’album Faith, il porte un perfecto en cuir avec une boucle d’oreille en forme de croix Une journaliste du Huffington Post considère que les bretelles et le chapeau noirs du chanteur dans le clip de Monkey, sorti en 1988, sont toujours à la mode dans les années 2010. Après le succès de Faith, George Michael souhaite changer d’image et porte régulièrement des complets avec des lunettes de soleil. Toutefois, une journaliste de L’Express note qu’« [il] revisite son look » de chanteur rock pendant la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Londres, en 2012. La même année, il fait la une du magazine Vogue Paris avec Kate Moss. George Michael marque alors le monde de la mode par son style vestimentaire, « mais aussi [par] sa chevelure et la coupe de sa barbe », déclare la journaliste du Huffington Post. Par ailleurs, les clips du chanteur, comme celui de Father Figure ou de Freedom! ’90, immortalisent l’image de plusieurs mannequins. En 1992, le clip de Too Funky, réalisé par Thierry Mugler, montre même les coulisses d’un défilé de mode. En 2016, le clip de Freedom! ’90 est tourné avec de nouveaux top-modèles dans les rues de New York.

 

Vie privée

George Michael confirme publiquement son homosexualité en 1998. Pendant sa jeunesse, le chanteur se considère comme bisexuel. À l’époque de Wham!, il a de nombreuses relations avec des femmes. Il a notamment, à la fin des années 1980, une liaison avec la maquilleuse américaine Kathy Jeung, qui apparaît à ses côtés dans le clip de I Want Your Sex. Il déclare par la suite qu’elle a été sa seule véritable petite amie, et qu’elle était au courant de sa bisexualité. Toutefois, George Michael se sent plus à l’aise avec les hommes sur le plan sentimental et n’envisage pas de s’engager dans une histoire sérieuse avec une femme. Il finit par avoir honte de ses relations avec les femmes, qu’il a le sentiment d’exploiter. D’autre part, en raison de l’épidémie de sida à cette période, il se sent moralement obligé d’avertir ses conquêtes féminines de sa bisexualité, au risque de gâcher les moments qu’il passe avec elles. Cela le conduit à cesser d’avoir des rapports sexuels avec les femmes. Dans un entretien accordé à GQ en 2004, le chanteur confie qu’il est toujours attiré par le sexe opposé, mais qu’avoir une vraie liaison avec une femme lui donnerait l’impression d’être « un imposteur ».

En 1993, le chanteur est en couple avec le Brésilien Anselmo Feleppa, rencontré à Rio quelques années plus tôt, qui meurt des complications du sida le 26 mars 1993. Dans une interview, George Michael revient sur ce moment difficile : « Mon compagnon est mort du sida et j’ai mis environ trois ans à m’en remettre, puis c’est ma mère qui est morte. À ce moment, j’ai pensé que j’étais maudit. » Au cours de sa carrière, le chanteur a composé trois chansons en hommage à Anselmo Feleppa : Jesus to a ChildYou Have Been Loved et Please Send Me Someone (Anselmo’s Song). En 1996, il rencontre l’Américain Kenny Goss, qui devient son partenaire. En 2007, George Michael et lui créent la Goss-Michael Foundation à Dallas, qui rassemble une collection d’art contemporain britannique. Trois ans après la mort du chanteur, certaines œuvres du collectif Young British Artists sont exposées et vendues par Christie’s à Londres. En 2011, George Michael annonce qu’il s’est séparé de Kenny Goss. La chanson Where I Hope You Are parle de cette rupture. La même année, le chanteur se met en couple avec Fadi Fawaz, un coiffeur pour stars d’origine libanaise. C’est Fadi Fawaz qui découvre le corps inanimé de l’artiste dans sa maison, le 25 décembre 2016.

George Michael possédait plusieurs résidences. Il habitait notamment dans une ancienne maison du village anglais Goring-on-Thames. Le chanteur avait également une maison dans le quartier londonien de Highgate, ainsi qu’une résidence en Australie. Dans les années 1980, il passait régulièrement ses vacances avec ses amis à Ramatuelle, près de Saint-Tropez, dans une villa qu’il avait baptisée « Chez Nobby ».

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/32990-George-Michael

APACHE INDIAN

Steven Kapur BEM (né le 11 mai 1967), connu sous le nom de scène Apache Indian , est un auteur-compositeur-interprète et DJ de reggae britannique. Il a connu une série de succès dans les années 1990. Il est surtout connu au Royaume-Uni pour la chanson  » Boom Shack-A-Lak « , qui a atteint le top dix en août 1993.

 

Biographie et carrière​

Né dans une famille d’ origine indienne , Kapur a grandi à Handsworth , Birmingham, Royaume-Uni, une région racialement mixte avec d’importantes communautés noires et asiatiques , siège de groupes de reggae tels que Steel Pulse , et au début des années 1980, il travaillait avec des systèmes audio locaux. et j’ai fait pousser des dreadlocks. Au milieu des années 1980, il s’était coupé les cheveux et commençait à se faire un nom en tant que DJ de dancehall . Apache a enregistré son premier single en 1990, « Movie Over India », initialement un pressage en marque blanche, jusqu’à ce qu’il soit repris par le distributeur de reggae Jet Star . Le single mélangeait des sons ragga et bhangra et était extrêmement populaire parmi le public des deux genres. Deux autres singles suivirent dans la même veine, « Chok There » et « Don Raja », l’attirant à l’attention des majors, et en 1992 il signa un contrat d’enregistrement avec Island Records.

Avec la collaboration de ses cousins ​​Simon & Diamond , il a présenté au monde le nouveau son hybride du bhangra raggamuffin – également connu sous le nom de bhangramuffin – avec son premier album No Reservations , enregistré en Jamaïque et produit par Simon & Diamond, Phil Chill, Robert Livingston. , Bobby Digital et Sly Dunbar en 1993. Il a été suivi par Make Way for the Indian (produit par Sly & Robbie , The Press, Mafia & Fluxy , Pandit Dineysh et Chris Lane), qui mettait en vedette le rappeur Tim Dog et a donné naissance au frappé  » Boom Shack-A-Lak « . En 1997, il se sépare d’Island et son prochain album, « Real People » (produit par Harjinder Boparai) est signé et publié par Warner Bros. Suède et s’avère être son album le plus expérimental, et contient également plus d’éléments indiens que les autres albums. En 2000, Apache s’était séparé de Warner ; il a ensuite signé avec la société de gestion américaine Sunset Entertainment Group, ce qui a amené plus tard en 2013 Apache à collaborer sur un album avec les producteurs à succès Jim Beanz et Charlie Hype (tous deux également signés avec Sunset Entertainment Group).

Au niveau des paroles, les Indiens Apache chantent généralement en patois jamaïcain . Il a écrit des chansons sur des sujets sérieux, tels que « Mariage arrangé », « Avertissement sida » et « Crise électorale ». ainsi que des chansons plus légères telles que « Boom Shack-A-Lak », « Jump Up », « Girls Dem Fiyah » et « Celebrate ».

Apache Indian a enregistré avec Wreckx ‘n’ Effect, le top des charts américain Sean Paul , Maxi Priest , General Levy , Brian et Tony Gold, Frankie Paul , Shaggy , Yami Bolo , Boy George , AR Rahman , Bappi Lahiri , Sameera Singh, Asha Bhosle et Pras of the Fugees , Malkit Singh et avec Jazzy B sur l’album Dil Luteya , StereoNation, Sasi the Don, Bally Sagoo, Raghav et Jim Beanz. Il a également été chanteur de lecture pour la bande originale d’ Iddarammayilatho.

« Boom Shack-A-Lak » est présenté dans plusieurs films hollywoodiens, dont Dumb and Dumber et Dumb and Dumber To . Il figure également sur la bande originale de Scooby-Doo 2 : Monsters Unleashed , aux côtés d’artistes tels que Fatboy Slim , The B-52’s , 2 Unlimited et New Radicals et le film Threesome.

En 2018, il a co-animé les Brit Asia TV Music Awards avec Preeya Kalidas.

Son single « Om Namaha Shivaya » figure sur l’ album de compilation Putumayo World Music , World Reggae , qui est une collection de morceaux de reggae interprétés par des artistes du monde entier.

Apache Indian a été nominé pour un Ivor Novello Award pour la meilleure chanson contemporaine pour « Arranged Marriage », et nominé pour un Mercury Music Prize pour son premier album No Reservations en 1993. Apache Indian a également été nominé pour le Central Britain Media and Arts Asian Jewel Award. en 2004. Apache a reçu un prix aux Asian Media Awards à Manchester au Royaume-Uni pour son talk-show Real Talk (présenté sur Brit Asia TV ) en 2013 et en 2014, il a également reçu le Lifetime Achievement Award aux Asian Media Awards. Fin 2014, Apache a reçu un prix pour l’ensemble de sa carrière décerné par Brit Asia TV.

Apache Indian a réalisé une sortie limitée de son album It Is What It Is fin 2013 sur Universal India. Le premier single de l’album, « Celebrate », était une collaboration avec le chanteur pop canadien Raghav et le producteur Jim Beanz . L’album a été écrit et enregistré à Philadelphie au siège du Sunset Entertainment Group, avec la production de Jim Beanz, Charlie Hype, TroyBoi et J.Nick.

Il a reçu la Médaille de l’Empire britannique (BEM) lors des honneurs du Nouvel An 2021 pour services rendus à la musique et à la jeunesse et s’est produit lors de la cérémonie de clôture des Jeux du Commonwealth de 2022 dans sa ville natale de Birmingham.

 

Académie de musique indienne Apache

En novembre 2013, Apache Indian a ouvert l’Apache Indian Music Academy au South and City College, dans sa ville natale de Handsworth.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/49884-Apache-Indian

ADAM ANT

Stuart Leslie Goddard, mieux connu sous le nom d’ Adam Ant (né le 3 novembre 1954), est un chanteur, musicien et acteur anglais. Il a gagné en popularité en tant que chanteur principal du groupe new wave Adam and the Ants et plus tard en tant qu’artiste solo, marquant 10 des dix meilleurs succès britanniques de 1980 à 1983, dont trois singles n ° 1 britanniques. Il a également travaillé comme acteur, apparaissant dans de nombreux films et épisodes télévisés.

Né à Marylebone , Londres, Ant a commencé sa carrière musicale en jouant de la basse dans le groupe Bazooka Joe. De 1977 à 1982, il se produit avec Adam and the Ants, et leur premier album Dirk Wears White Sox (1979) atteint la première place du UK Independent Albums Chart. Avant d’enregistrer son deuxième album sous le nom d’Adam and the Ants, il a demandé au producteur Malcolm McLaren de gérer son groupe, qui a plutôt pris son groupe de soutien pour former Bow Wow Wow. Ant s’est regroupé avec de nouveaux membres, dont Marco Pirroni, pour sortir son deuxième album Kings of the Wild Frontier (1980). Il a atteint le numéro un du classement britannique des albums, a engendré trois singles à succès, est devenu l’album le plus vendu au Royaume-Uni en 1981 (et le 48e best-seller en 1980) et a remporté le prix du meilleur album britannique aux Brit Awards de 1982. Il a sorti son troisième et dernier album avec le groupe, Prince Charming (1981), qui a donné naissance à deux singles numéro un au Royaume-Uni  » Stand and Deliver  » et  » Prince Charming « .

En 1982, il dissout son groupe pour une carrière solo, ne conservant que Marco Pirroni en tant que membre du groupe et co-auteur-compositeur pour les albums solo ultérieurs. Son premier album solo était Friend or Foe (1982), dont le premier single  » Goody Two Shoes  » a atteint le numéro un au Royaume-Uni et en Australie en 1982, et est devenu son premier top 20 aux États-Unis. L’album a atteint la cinquième place du UK Albums Chart et la 16e place du Billboard Album Chart américain, devenant ainsi son album solo le plus réussi. Ses deux albums solo suivants Strip (1983) et Vive Le Rock(1985) ont eu moins de succès commercial au Royaume-Uni et aux États-Unis, et ont été un changement stylistique noté par rapport à ses albums rock précédents, étant plus ancrés dans la pop et la danse. Ant a également commencé à se concentrer sur une carrière d’acteur, se produisant sur scène et dans des rôles de cinéma et de télévision tout au long des années 1980 et 1990. Il a sorti son quatrième album solo Manners & Physique (1990) qui a été produit par André Cymone et présentait un son de Minneapolis. Malgré le succès du single  » Room at the Top  » de cet album dans le Top 20 américain, Ant a été retiré de MCA Records et le Persuasion (1991) entièrement enregistré a été mis de côté et n’a jamais été officiellement publié. Il a signé avec Capitol Recordspour sortir Wonderful (1995), qui comportait plus de chansons acoustiques que ses albums précédents. Le single « Wonderful » est devenu le troisième single américain d’Ant dans le Top 40.

Depuis 2010, Ant a poursuivi sa carrière musicale, se produisant régulièrement en direct dans sa ville natale de Londres et au-delà, enregistrant et sortant un nouvel album Adam Ant Is the Blueblack Hussar in Marrying the Gunner’s Daughter (2013, numéro 25 au Royaume-Uni), et complétant huit albums complets. -longueur des tournées nationales au Royaume-Uni, cinq tournées nationales aux États-Unis et deux tournées en Australie. Un autre album, Bravest of the Brave, a été enregistré en 2014 et attend toujours sa sortie.

 

Jeunesse

Stuart Goddard est né à Marylebone , Londres, le seul enfant de Leslie Alfred Goddard et Betty Kathleen Smith. Son père avait servi dans la Royal Air Force et travaillait comme chauffeur, et sa mère était brodeuse pour Norman Hartnell. : 4  Sa maison était de deux pièces dans les bâtiments De Walden, St John’s Wood. : 5  Il se souvient : « Il n’y avait pas de luxe, mais il y avait toujours de la nourriture sur la table. » Il est partiellement d’ origine rom ; son grand-père maternel, Walter Albany Smith, était Romanichal .: 10 Cet héritage est devenu la base d’un thème de son œuvre ultérieure : le souci des minorités opprimées.

Ses parents ont divorcé quand Goddard avait sept ans : 35  et sa mère l’a soutenu en travaillant comme un nettoyeur domestique, étant brièvement employé par Paul McCartney. La première école de Goddard était Robinsfield Infants School, où il a créé un émoi considérable en lançant une brique à travers la fenêtre du bureau du directeur pendant deux jours consécutifs. : 28  À la suite de cet incident, Goddard a été placé sous la supervision de l’enseignant Joanna Saloman, qui l’a encouragé à développer ses capacités dans l’art et qu’il a crédité plus tard comme la première personne à lui montrer qu’il pouvait être créatif.

Goddard a ensuite fréquenté la Barrow Hill Junior School où il a boxé et a été membre de l’équipe de cricket. : 32  Il a réussi l’ examen onze plus pour obtenir une place à la St Marylebone Grammar School , : 56  une école pour garçons, où il a aimé l’histoire, joué au rugby , : 57  et est devenu préfet d’école . Après avoir passé six niveaux O et trois niveaux A, en anglais, histoire et art, : 72  Goddard a fréquenté le Hornsey College of Artpour étudier le graphisme et a été un temps l’élève de Peter Webb. Il a abandonné Hornsey, à court de terminer son BA, pour se concentrer sur une carrière dans la musique.

 

Début de carrière musicale

Le premier groupe que Goddard a rejoint était Bazooka Joe, dans lequel il jouait de la guitare basse. Il a dit que l’idée d’Adam Ant lui est venue après avoir vu les Sex Pistols jouer leur premier concert en 1975 : « Après avoir vu les Pistols, je voulais faire quelque chose de différent, être quelqu’un d’autre, mais je n’arrivais pas à m’en sortir. quoi et qui ». : 92, 94

Il s’est renommé Adam Ant, choisissant le nom parce que « je savais vraiment que je voulais être Adam, parce qu’Adam était le premier homme . Ant que j’ai choisi parce que, s’il y a une explosion nucléaire, les Ants survivront ». Il a formé son propre groupe, les B-Sides, avec Lester Square et Andy Warren. : 94 En 1977, avec le batteur Paul Flanagan, ils ont continué à former Adam and the Ants (initialement nommé simplement « The Ants »), avec la réunion inaugurale du groupe tenue dans le public lors d’une performance de Siouxsie and the Banshees à le Roxy Club de Covent Garden à Londres .

 

Carrière musicale

1977-1982 : Adam and the Ants

Adam and the Ants a commencé dans le cadre du mouvement punk rock en plein essor. Ant a ensuite joué dans le film « punk » phare de Derek Jarman Jubilee en 1977, alors qu’Adam and the Ants commençaient à jouer autour de Londres avec le manager Jordan de la SEX Boutique sur Kings Road. Ses débuts en tant qu’artiste d’enregistrement étaient la chanson  » Deutscher Girls », qui figurait sur la bande originale du film, ainsi que « Plastic Surgery » qui a été joué dans le film lui-même. « Deutscher Girls » / « Plastic Surgery » a été réédité en tant que single en 1982. Le groupe a fait de nombreuses tournées à travers le Royaume-Uni mais s’est avéré impopulaire auprès d’une grande partie de la presse musicale britannique qui n’aimait pas leurs paroles et images fétichistes. Fin 1979 a vu la sortie de leur premier album Dirk Wears White Sox (1979, Do It Records ), avec Matthew Ashman à la guitare, Andy Warren à la basse et Dave Barbarossa à la batterie.

Ant a approché Malcolm McLaren (le manager des Sex Pistols) et lui a demandé de gérer le groupe. McLaren a ensuite pris le reste des Ants du groupe d’origine lorsqu’il a présenté la chanteuse Annabella Lwin et a commencé le processus de perfectionnement de Bow Wow Wow pour le succès des charts. Plus tard, Ant a semblé s’être réconcilié avec le fait. « J’aime utiliser le mot » mutinerie « . Mon groupe était content d’y aller. Malcolm a essayé de voir si je pouvais m’intégrer à Bow Wow Wow, mais je n’aurais jamais pu ou ne l’aurais jamais fait. J’aurais peut-être eu le cœur brisé à l’époque, mais Malcolm ne m’a pas laissé sans rien. Il m’a encadré. Il a dit : ‘Regarde, qu’est-ce que tu veux ?’ J’ai dit : ‘Je veux vendre des millions de disques’, et il m’a répondu : ‘Eh bien, vous vous trompez de chemin.] est le genre de trucs ésotériques que vous faites quand vous avez fait huit albums, que vous vivez sur un yacht et que vous pouvez faire ce que vous voulez », se souvient-il plus tard.

Une nouvelle version d’Adam and the Ants a été formée avec Marco Pirroni (guitare), Kevin Mooney (guitare basse) et deux batteurs, Terry Lee Miall et Chris Hughes (ex- Dalek I Love You ), qui ont utilisé le nom « Merrick » . Le groupe a signé un contrat majeur avec CBS Records et a enregistré Kings of the Wild Frontier au cours de l’été 1980. L’album a été un énorme succès au Royaume-Uni, et « Antmania » qui s’en est suivi a placé le groupe à l’avant-garde de la Nouvelle Mouvement romantique. Le single  » Antmusic » est passé au n ° 2 du classement des singles britanniques en décembre 1980, mais a atteint le n ° 1 des charts en Australie. Suite au départ brutal de Mooney en février 1981, le bassiste Gary Tibbs, anciennement de Roxy Music, a rejoint le groupe .

En novembre 1981, Adam & the Ants sort un autre album très réussi, Prince Charming. L’album comprenait deux singles n ° 1 au Royaume-Uni –  » Stand and Deliver  » et la chanson titre,  » Prince Charming  » – ainsi que le hit n ° 3 britannique  » Ant Rap « . Ce trio de singles a été promu par certains des vidéoclips les plus somptueux de l’époque et a ouvert la voie à la carrière d’acteur ultérieure d’Ant. L’horaire de travail qu’Ant s’est imposé était punitif. « Je n’ai pas pris de vacances – et je veux dire pas de vacances. Lorsque Kings of the Wild Frontier a décollé, j’étais à mi-chemin de la création de Prince Charming, et ainsi de suite, car nous devions sortir un album et quatre singles par an. Mais le prix à payer… J’ai fendu mon cartilage à Cleveland en faisant « Goody Two Shoes », c’était mon corps qui disait, ‘Regarde, non !’ Puis j’étais de retour sur scène pour le spectacle Motown 25 [en 1983] 10 jours plus tard, après avoir subi l’opération. Personne n’aurait pu m’arrêter ou me forcer à le faire. Je l’ai fait. J’étais très, très mauvais au rythme », se souvient-il plus tard.

En mars 1982, sentant que certains membres du groupe « manquaient d’enthousiasme », Ant dissout le groupe.

 

1982–2001 : Carrière solo

Quelques mois après la séparation d’Adam and the Ants, Ant a lancé sa carrière solo et a retenu Pirroni comme guitariste et co-auteur-compositeur. Merrick est également brièvement resté batteur et producteur pour l’édition britannique du premier single à succès solo  » Goody Two Shoes  » – qui a atteint le n ° 1 au Royaume-Uni – et des démos pour le prochain album Friend or Foe, avant de déménager sur d’autres travaux de production. L’ album Friend or Foe a également produit un autre single parmi les dix meilleurs,  » Friend or Foe « , qui a atteint la 9e place en septembre 1982.

Ant a recruté un nouveau groupe pour la tournée, composé de nouveaux doubles batteurs Bogdan Wiczling (ex- Fingerprintz ) et Barry Watts (ex- Q-Tips ), plus le guitariste Cha Burns (également ex- Fingerprintz ), le bassiste Chris Constantinou et l’ancien Q- Conseils de la section cuivres du trompettiste Tony Hughes et des saxophonistes jumeaux Stewart van Blandamer et Steve Farr. Le nouveau groupe a fait ses débuts au Théâtre Astoria de Londres le 1er octobre 1982. Une tournée américaine a commencé à New York le 8 novembre. Lors de la 19e tournée, le 20 février 1983 à Cleveland, Ohio, Ant a subi une blessure au genou sur scène (une rechute d’une blessure antérieure subie lors du tournage de Jubileeen 1977), forçant le report et / ou l’annulation de dates tout au long de février et mars pendant qu’il récupérait. Ant est finalement revenu à la scène, se produisant en tant qu’invité dans l’ émission Motown 25: Yesterday, Today, Forever de NBC , rejoint sur scène par Diana Ross. Il reprend la tournée américaine, achevée le 18 mai 1983 au Bronco Bowl de Dallas, Texas.

Pendant sa convalescence après une blessure au genou, Ant a travaillé avec Pirroni sur un nouveau matériel : 214–215  qui a formé la base du deuxième album solo d’Ant, Strip. Avec la promotion sur l’album Strip terminée, Ant a réduit son groupe à son quatuor, Pirroni (maintenant à nouveau à la retraite), Wiczling et Constantinou. Ces deux derniers ont adopté respectivement les noms de scène Count Wiczling et Chris De Niro et sont passés de musiciens d’accompagnement en direct à membres à plein temps du groupe, présentés sur des pochettes de disques, des logos et même dans des paroles de chansons. La bande LPa produit le top dix single « Puss’n Boots » qui a atteint la cinquième place des charts britanniques en octobre 1983. Ant a officiellement dévoilé son nouveau groupe de quatre musiciens au Montreux Pop Festival de 1984, : 234 

En juillet 1985, Ant a obtenu une place au concert Live Aid – la première performance live du groupe « Ant/Marco/Wiczling/De Niro » – mais on lui a demandé de couper son set à une chanson, pour laquelle il a choisi son nouveau single. , la chanson titre de Vive le Rock Ant a affirmé plus tard regretter d’avoir joué à la collecte de fonds, en disant:  » Sir Bob m’a demandé de promouvoir ce concert. Ils n’avaient aucune idée qu’ils pourraient le vendre. Puis dans le livre de Bob, il a dit , « Adam était au-dessus de la colline, donc je lui ai laissé un numéro. »… Faire ce spectacle était la plus grosse erreur de f ** king au monde. Les chevaliers ont été créés, Bono l’a fait, et c’était un gaspillage de f ** le temps du roi. C’était la fin du rock ‘n’ roll. »

Un an après le top 15 des succès du single « Apollo 9 », qui a atteint la 13e place en septembre 1984, l’album parent Vive Le Rock est sorti en septembre 1985, avec des critiques mitigées. Dans le cadre de la promotion, le groupe a réalisé une session télévisée en direct pour l’émission musicale Bliss de Channel 4 animée par Muriel Gray. Plusieurs chansons ont été enregistrées, même si seulement deux – « Miss Thing » du nouvel album et « Killer in the Home » de Kings of the Wild Frontier – ont été effectivement transmises.

Ant a interrompu sa carrière dans la musique à la fin de 1985 pour se concentrer sur sa carrière d’acteur. : 244  Le spectacle de Fort Lauderdale était le dernier concert complet d’Ant jusqu’en février 1993. En effet, entre décembre 1982 et février 1995, les seuls concerts publics en direct d’Ant en dehors de l’Amérique du Nord étaient les quatre spectacles britanniques/espagnols susmentionnés, Live Aid, une performance de fête de fanclub en 1987, et un événement d’entreprise EMI en septembre 1994 à Brighton. Il a rompu les liens avec CBS à la fin de 1986, suite à la sortie de la compilation Hits audio/VHS. : 248  En 1990, Ant revient avec Manners & Physique, une collaboration avec André Cymone, un artiste solo et un des premiers membres du groupe de Prince. L’album a été un autre succès modéré et comportait le single  » Room at the Top « , qui était un hit du Top 20 des deux côtés de l’Atlantique. « Rough Stuff » est devenu le deuxième single pour les États-Unis et l’Allemagne en tant que « Can’t Set Rules About Love » cartographié au Royaume-Uni.

En 1992, Nine Inch Nails a sorti une reprise de « Physical (You’re So) » d’Adam & the Ants sur leur EP Broken, initialement sorti sur l’album Kings of the Wild Frontier . » Par la suite en 1995, Adam Ant a interprété « Physical » en direct avec Nine Inch Nails lors de leur tournée pendant deux nuits de suite.

En 1995, Ant sort l’album Wonderful. La chanson titre était un single à succès, tout comme une tournée aux États-Unis à l’appui de l’album. Alors qu’Ant et son groupe, qui ont retenu le guitariste de longue date Pirroni aux côtés de Kris Dollimore (The Godfathers, The Damned), Bruce Whitkin, Dave Ruffy (The Ruts) et Dave Barbarossa (Adam and the Ants, Bow Wow Wow), ont joué dans salles plus petites qu’elles ne l’avaient fait dans les années 1980, les salles étaient souvent remplies de fans enthousiastes. La tournée a été écourtée car Ant et Pirroni ont tous deux contracté la fièvre glandulaire. : 298  Ant a également joué trois concerts au Shepherd’s Bush Empire à Londres et a fait une mini tournée des Virgin Record Shops en jouant des morceaux sélectionnés de l’albumDisques merveilleux et signés. Adam et son groupe ont également joué à Dublin, Glasgow, Middlesbrough et Stoke-on-Trent .

En 1996, Ant et Pirroni enregistrent deux nouvelles chansons, « Lamé » et « Inseminator », pour la bande originale du dernier film d’Ant, Drop Dead Rock. Toujours à cette époque, ils ont enregistré une reprise de la chanson de T. Rex  » Dandy in the Underworld « . Le duo a continué à faire des démonstrations d’autres chansons à cette époque, y compris des titres tels que « Tough Blokes », « Justine », « Picasso Meets Gary Cooper » et « Call Me Sausage » (dont le dernier s’est répandu dans la circulation illégale parmi les fans). Ces nouvelles chansons avec Pirroni étaient pour le nouveau label Blend Records d’Ant. Pirroni a plus tard appelé ces enregistrements les Blend Demos. Ils ont également invité des groupes tels que Dweeb et Rachel Stamp. En 2001, suite à laattentats du 11 septembre, Ant enregistre un single caritatif pour les pompiers de New York ; une double face A de « America » ​​de Neil Diamond avec sa propre chanson « Big Trouble ». Dans des interviews de l’époque, Ant a parlé de nombreux plans variés, y compris le démarrage d’un autre nouveau label, la réforme d’Adam and the Ants et un concert-bénéfice étoilé pour une forêt en Patagonie .

 

2002–2009 : Autobiographie

En 2003, l’émission spéciale télévisée de Channel 4 intitulée The Madness of Prince Charming a été diffusée au Royaume-Uni, documentant la carrière d’Ant et sa lutte contre la maladie mentale (il a été diagnostiqué comme souffrant d’ un trouble bipolaire ).

En 2003, le collaborateur d’ Ant et Wonderful , Boz Boorer, s’est associé au Dian Fossey Gorilla Fund (maintenant appelé The Gorilla Organisation) dans une refonte de « Stand and Deliver » en tant que « Save the Gorillas » en tant qu’EP avec quatre primates/forêts tropicales. couvertures thématiques. Initialement conçu comme un album-bénéfice pour le gorille des montagnes en voie de disparition, il n’a jamais été publié en raison de problèmes de droits d’auteur et de licence liés à la chanson titre. Un morceau de l’EP, Jungle Rock, est finalement sorti sur le LP solo de Boorer en 2008, Miss Pearl .

Ant a fait une apparition sur un EP sorti en 2005 – Mike’s Bikes du nouveau groupe de l’ancien bassiste des Ants Kevin Mooney, The Lavender Pill Mob, sur le propre label de Mooney, Le Coq Musique. Ant a fourni le chant principal pour Black Pirates, une refonte de la chanson Chicken Outlaw du groupe précédent de Mooney, Wide Boy Awake, inspirée par le départ de Mooney des Ants.

En septembre 2006, il publie son autobiographie, Stand & Deliver. Marquant la sortie du livre, Ant a fait une séance de dédicace au Royaume-Uni, qui est allée de Londres à Édimbourg. Après le succès de la première édition, l’édition de poche a été publiée en septembre 2007, qui contient un nouvel épilogue qui couvre l’année suivant la sortie cartonnée initiale. Dans le cadre de la promotion du livre de poche, Ant a interprété une sélection de passages du livre ainsi que des chansons acoustiques (accompagnées de son ami d’enfance Dave Pash à la guitare) au Bloomsbury Theatre de Londres le 24 septembre. Un CD live des moments forts du concert est sorti l’année suivante.

 

2010–2012 : Label indépendant et retour aux tournées

Le 4 mars 2010, Adam Ant a enregistré son nouveau label Blue Black Hussar Ltd. en tant que société à responsabilité limitée auprès de Companies House . Ce mois a également marqué un retour à la musique live. La première performance live d’Ant depuis The Bloomsbury en 2007 a eu lieu à la librairie « Through The Looking Glass » à Londres le 18 mars, au cours de laquelle il a joué « Ants Invasion », « Cartrouble », « Physical » et une reprise de « The Passenger » d’Iggy Pop. « . Un jour plus tard, le 19 mars, Ant a participé à un concert de Zodiac Mindwarp and the Love Reaction au Pipeline Bar, London E1, dans lequel il a fourni le chant principal du hit du groupe « Prime Mover ». Pendant les intervalles, Ant a parlé des disques Sony, de la façon dont il a rejeté un prétendu contrat O2 de 2,6 millions de livres sterling et d’une nouvelle collaboration d’album avec Chris McCormack.

Ant a joué un concert à guichets fermés, surnommé « The Pirate Metal Extravaganza » à La Scala de Londres le 30 avril. Il a également donné quelques petits concerts de guérilla à l’automne 2010, qui n’ont reçu aucune facturation anticipée, notamment une exposition solo au festival Dark Mills au Color House Theatre de Londres le 4 septembre 2010, la soirée de lancement du magasin Illamasqua le 16 septembre ( à laquelle Boy George a servi de DJ), et une place d’invité à la conférence annuelle du Monster Raving Loony Party à Fleet, Hampshire, le 25 septembre. Le jeudi 21 octobre, Ant s’est produit à l’ Union Chapel de Londres.

Ant a de nouveau fait la une de la Scala le 18 novembre, rejoint par un trio de choristes féminines. Le concert a reçu des critiques positives et trois jours plus tard, il a de nouveau été en tête d’affiche lors d’un concert hommage à l’ancien Ant Matthew Ashman le 21 novembre au même endroit, dans un spectacle mettant également en vedette les groupes Ashman ultérieurs Bow Wow Wow , Chiefs of Relief , Agent Provocateur et Londres. groupe de rock Slam Cartel. Ant était de retour en direct deux jours plus tard, le 23 décembre, lorsque lui et Baillee ont été invités sur scène à la fête de Noël de West Rocks au Shepherds Bar à Shepherd’s Bush et ont de nouveau joué en direct à Proud, Camden le 5 janvier 2011 et chez Madame Jojo’s. à Soho le 17 janvier. ​​Il a terminé le mois en jouant d’autres dates de son «  … TOUR DU MONDE DE LONDRES…  » avec une aventure de deux nuits au 100 Club les 26 et 27 janvier 2011.

Ant a passé du temps à Paris où il a joué des spectacles discrets (ses premiers concerts en dehors du Royaume-Uni en près de 16 ans.). Le 29 mars 2011, BBC Radio 4 a transmis une interview d’Ant par John Humphrys pour la série On the Ropes dans laquelle Ant a discuté de son état bipolaire et de son impact sur sa carrière. Le même jour, Ant a tenu une conférence de presse et un concert de prévisualisation des médias à Under The Bridge à Chelsea au cours de laquelle il a officiellement dévoilé les plans d’une tournée de concerts au Royaume-Uni de onze dates (comme pour le concert de Paris, le premier événement de ce type en 16 ans) qui se déroulera du 16 mai au 4 juin 2011. Une projection publique de la vidéo du concert Prince Charming Revue de décembre 1981 plus une séance de questions-réponses qui se tiendra au Coronet Cinema du sud de Londres le 11 mai 2011. Au moment où la tournée a commencé le 16 mai à Brighton, l’itinéraire original de onze dates avait été étendu à quinze dates. La fourmi a accompli le programme de dates d’excursion qui ont été massivement avec enthousiasme reçues.

Il n’y a eu qu’un seul incident négatif grave sur scène, au Fat Sam’s à Dundee le 21 mai 2011, lorsque Ant a réagi avec colère à certains éléments de la foule qui ont hué son kilt décoré de la croix de Saint-Georges . La tournée s’est terminée à Manchester le 5 juin avec un spectacle à l’ Académie de Manchester de la ville .

Le suivi du Seaside Tour de la tournée principale au Royaume-Uni et un échauffement pour l’apparition d’Ant au Hard Rock Calling 2011 à Hyde Park, Londres, le 26 juin 2011, troisième sur l’affiche de Rod Stewart et Stevie Nicks avant un public de 45 000 personnes. Ant a ensuite participé à d’autres concerts en solo, notamment au Soho Festival dans Wardour Street à Londres le 11 juillet. Ant a également annoncé une tournée britannique de suivi (décrite comme la « deuxième étape » de la tournée de 2011), initialement prévue pour douze dates du 11 novembre 2011 à Bristol au 13 décembre 2011 à Newcastle. Comme pour l’étape précédente, Ant a passé le temps jusqu’à la tournée en jouant des dates uniques, apparaissant avec son groupe de tournée à Bedford le 10 septembre avant de se réunir trois jours plus tard avec les membres du groupe de 2010 Crewdson et Love pour un spectacle caritatif à bord HMS  Belfast. Comme pour la tournée précédente, l’itinéraire a été élargi des 12 dates initiales à 21 dates éventuelles allant du 10 novembre à Frome au 16 décembre à Norwich, (avec un concert acoustique hors tournée lors d’un événement-bénéfice pour Wilton de Londres Salle de spectacle jetée pour faire bonne mesure). Trois jours seulement après la date finale de la tournée à Norwich, Ant était de retour sur scène avec deux membres de son groupe live le 19 décembre lors d’un événement caritatif au Ronnie Scott’s. La première sortie record du retour d’Ant dans les années 2010 a également eu lieu à ce stade, avec la sortie de l’ album de compilation Sex Drugs and HIV avec la version d’Ant de « Get A Grip » qui avait été enregistrée un an plus tôt lors de la tournée mondiale de Londres. était en cours.

Quelques jours avant la fin de la deuxième étape de sa tournée au Royaume-Uni, il a été officiellement annoncé qu’Ant ferait son retour aux États-Unis avec une tournée nord-américaine de 15 dates en février 2012, à partir du 2 février dans l’ancienne ville natale d’Ant. Los Angeles et jusqu’au 25 février dans la ville voisine d’Anaheim. Quelques jours après le début de la nouvelle année, cependant, il a été annoncé que la tournée était reportée à l’automne. Une mini tournée d’échauffement de cinq dates au Royaume-Uni pour Ant et son groupe s’est néanmoins déroulée du 19 au 24 janvier 2012.

Une exposition de photographies d’Ant – intitulée Adam Ant – Dandy in the Underworld s’est déroulée du 7 mars 2012 au 29 avril 2012 à Proud Camden à Londres, présentant des images d’Ant tout au long de sa carrière, y compris le travail de Chris Duffy, Gerard McNamara , Jill Furmanovsky, Denis O’Regan, Chris Cuffaro, Hannah Domagala, Robert Matheu, David Corio et Janette Beckman. Pour promouvoir cette exposition, Ant a donné un concert caritatif solo à la galerie le 6 mars avec les deux mêmes membres du groupe que le concert de Ronnie Scotts du mois de décembre précédent. Le concert a été bien accueilli, même si une Chrissie Hynde en état d’ébriété qui était présente, a chahuté tout au long de la représentation. Pendant que cette exposition était en cours, Ant a emmené son groupe en tournée en Australie avec un calendrier initial de cinq dates réparties sur une période de deux semaines du 23 mars au 8 avril, passant par Sydney, Perth , Melbourne , Adélaïde et Brisbane. À la mi-février, Ant a effectué une visite d’échauffement en Australie, y compris une apparition dans l’ émission Adam Hills in Gordon Street Tonight enregistrée le 13 février 2012 pour transmission le 15 février et un travail promotionnel à Melbourne et Sydney.

Bien que les mauvaises ventes de billets aient forcé l’annulation du concert d’Adélaïde, les quatre concerts restants ont tous eu lieu. Le Sydney Morning Herald a donné une critique positivement réservée de la date d’ouverture de Sydney le 23 mars (qu’il a notée trois étoiles sur cinq), notant « Dans un set plus deux rappels (le premier acclamé; le second pas vraiment mais joué quand même) composé de 30 chansons, c’était un peu l’équivalent de jeter beaucoup de maquillage sur le miroir et de voir ce qui collait. » Ant a également fait d’autres apparitions à la télévision australienne, notamment un retour à Adam Hills dans Gordon Street Tonightenregistré le 26 mars pour transmission le 28 mars, y compris des performances live de « Stand and Deliver » et le nouveau morceau d’album « Vince Taylor » avec son groupe au complet.

Par la suite, pour la deuxième année consécutive, Ant devait faire des apparitions sur le circuit des festivals d’été, entrecoupées de diverses dates ponctuelles à travers le Royaume-Uni. Cela a commencé tôt lorsque Ant est intervenu en tant que tête d’affiche de remplacement au festival Bearded Theory à Derby le 18 mai 2012, lorsque les Levellers ont dû se retirer en raison de la blessure d’un des membres du groupe. Ant a également joué le premier concert complet du groupe en Europe continentale de son retour dans les années 2010 le 24 juin 2012 au festival Parkpop au Zuiderpark à La Haye, aux Pays-Bas, avec son set diffusé à la télévision nationale néerlandaise. Après six dates assorties à travers le Royaume-Uni début juillet, le prochain grand spectacle d’Ant a fait la une du Silverstone Classic Festival le 21 juillet suivi le lendemain d’une apparition au Rewind à Perth puis au Camp Bestival le 27 juillet 2012. Le reste de l’été a vu des festivals Ant mix tels que le Summer Sundae Weekender le 18 août, le Solfest le 24 août et l’Isle de Wight Bestival avec des dates dans des endroits tels que Swindon , Southend-on-Sea , Warrington et Croydon. Plus tard dans l’année, la tournée américaine reportée d’Ant a finalement eu lieu, commençant le 13 septembre à Los Angeles et se terminant le 20 octobre à Anaheim, à proximité. La troisième tournée britannique des années 2010, le Blueblack Hussar Tour, a débuté le 1er novembre à Glasgow et s’est déroulée jusqu’au 30 novembre au Shepherd’s Bush Empire de Londres . Pendant la tournée, le premier single du nouvel album est sorti –  » Cool Zombie « , avec la face A autrefois prévue  » Gun in Your Pocket  » maintenant comme face B. Le soir du Nouvel An 2012, Ant et son groupe au complet sont apparus dans l’ émission musicale Hootenanny New Year de Jools Holland, interprétant le nouveau morceau de l’album « Vince Taylor » ainsi que les anciens succès « Stand And Deliver » et « Antmusic ».

 

2013-présent : sortie d’un nouvel album, tournée

L’album, point central du retour depuis 2010, a finalement reçu sa sortie le 21 janvier 2013. Sa gestation a eu une longue histoire qui s’est déroulée parallèlement au retour en direct; en 2009, il a été annoncé qu’Ant prévoyait de sortir un nouveau disque. Il a également exprimé son intérêt à travailler avec les Kaiser Chiefs .

Dans une interview d’avril 2010 pour le NME, Ant a annoncé qu’il travaillait également sur un nouvel album, avec le titre Adam Ant Is the Blueblack Hussar in Marrying the Gunner’s Daughter. Il était prévu de présenter des collaborations avec l’ancien guitariste de 3 Colors Red Chris McCormack, le partenaire d’écriture de longue date d’Ant, Marco Pirroni, un membre d’Oasis (identifié plus tard comme Andy Bell ) et le partenaire d’écriture de Morrissey, Boz Boorer. Selon Ant, l’album est un « disque live qui se prête à la performance » et comportera une « sorte de concept. C’est un album très démodé, à l’ancienne, étape par étape ». Il a également décrit l’album comme « très autobiographique, très personnel ». De plus, Ant a réenregistré une chanson en hommage au défunt manager des Sex Pistols Malcolm McLaren, décédé plus tôt ce mois-là, et qui a également dirigé Adam & the Ants. Nommé Who’s A Goofy Bunny Then ?, le morceau n’était auparavant disponible que sous forme de démo enregistrée au début des années 1980, mais Ant a déclaré qu’il souhaitait sortir une nouvelle version en hommage au défunt manager punk. « Malcolm a été une sorte de mentor dans ma vie », a-t-il déclaré. « Aussi proche que possible d’un père de substitution ». La chanson tire son nom d’un terme d’affection accordé à McLaren par Ant – faisant référence à ses « dents assez proéminentes ».

Le 31 décembre 2010, Ant a donné une interview pour The Sun (présentée dans le segment « Something for the Weekend ») dans laquelle il a discuté en détail des diverses controverses entourant sa vie récente et ses activités musicales. Il résumait ainsi son prochain album : « The Blueblack Hussar, c’est moi qui reviens à la vie. Je suis comme The Terminator —- I was a dead man walking ». Il a également discuté de chansons individuelles sur l’album – ainsi que de « Gun in Your Pocket » (qui, à part la performance live de Troubador, avait également reçu une pièce de danse du club par Ant lui-même en tant que DJ invité au Family Affair clubnight à Shoreditch, Londres le 24 avril 2010), L’interview dans The Suna également mentionné  » Shrink « , une chanson sur les expériences d’Ant dans le système de santé mentale. Ant avait déjà discuté de ces deux chansons dans son interview d’avril 2010 avec Simon Price pour le fanzine en ligne The Quietus. Lors de sa deuxième visite à l’émission de Iain Lee sur Absolute Radio le 4 janvier 2011, deux autres nouveaux morceaux ont fait leurs débuts, « Hard Men, Tough Blokes » et « punkyoungirl ». Dans une interview pour le magazine Bizarre publiée ce mois-là, Ant a nommé la chanson co-écrite avec Andy Bell comme « Cool Zombie ».

La date de sortie du 21 janvier 2013 a été officiellement annoncée par Ant sur scène lors de son concert de septembre 2012 à Chatham par le propre label d’Ant, Blueblack Hussar Records. Malgré la nature résolument DIY de la sortie, l’album a atteint le numéro 25 sur le UK Albums Chart, une seule place en dessous de ce que son prédécesseur avait réussi lors de sa sortie sur le label EMI près de dix-huit ans plus tôt. Il avait auparavant été au numéro 8 dans les Midweeks. Pour promouvoir l’album, Ant a donné une série de concerts autour des îles britanniques en avril et mai (présentés comme un « Spring Tour ») aboutissant à un concert au Roundhousele 11 mai. Un concert gratuit à Rome a eu lieu le 14 juin et une deuxième tournée américaine de plus de 40 spectacles a commencé le 17 juillet à San Diego et s’est déroulée jusqu’au 21 septembre à Anaheim. Avant la tournée, Ant et son groupe sont apparus sur NBC ‘s Late Night avec Jimmy Fallon pour promouvoir le nouvel album, interprétant une version live du morceau « Vince Taylor ».

Au début de 2014, Ant était au travail pour enregistrer son prochain album, intitulé Bravest of the Brave. Le 19 avril, Ant a interprété son premier album Dirk Wears White Sox au Hammersmith Apollo avec un groupe comprenant les anciens Ants Dave Barbe et Lee Gorman, avant cela avec plusieurs dates de tournée au Royaume-Uni. Il a également réédité l’album Dirk sur vinyle blanc sur son label Blueblack Hussar, avec un concert de lancement au 100 CLub. Les deux concerts de Londres ont été filmés et publiés plus tard sous le nom d’album DVD Dirk Live At The Apollo. Ant a ensuite interprété à nouveau l’album complet avec son groupe habituel pendant quatre nuits au Islington Assembly Hall en novembre 2014 et une tournée complète au Royaume-Uni au printemps 2015. Le documentaire de Jack Bond sur Ant,The Blueblack Hussar, couvrant sa vie et ses performances de fin 2010 à mi 2011, est sorti sur DVD en juillet 2014 par Sunrise Pictures.

Ant a fait une tournée au Royaume-Uni en 2016 et en Amérique du Nord au début de 2017, interprétant son album Kings of the Wild Frontier dans son intégralité. Sony Records a publié un coffret de luxe de l’album lié à l’étape britannique de la tournée, y compris un pressage vinyle doré de l’album (comme annoncé précédemment par Ant lors du concert du 100 Club en 2014). Après son spectacle du 24 janvier 2017 à Boston MA, le guitariste et directeur musical de Ant, Tom Edwards, est décédé subitement en raison d’une insuffisance cardiaque présumée; il avait 41 ans. Après avoir annulé des spectacles à New York et à Philadelphie, la tournée s’est poursuivie. Plus tard la même année, il a fait une tournée au Royaume-Uni et a annoncé qu’il reviendrait en Amérique du Nord avec une autre tournée, intitulée « Anthems : The Singles » à l’automne, et ensuite il emmènerait la tournée des Kings en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Ant a annoncé la tournée Friend or Foe, qui voyagerait en Amérique du Nord et au Royaume-Uni de septembre à décembre 2019. Il a interprété l’album dans son intégralité lors d’une tournée de 18 dates en Amérique du Nord avant de retourner aux États-Unis . Royaume pour 26 spectacles. Une autre tournée nord-américaine initialement prévue pour avril-mai 2020 a été reportée à 2021 puis 2022 à la suite de la pandémie de COVID-19.

 

Style musical

Le ton du premier album solo d’Ant, Friend or Foe, a été défini comme une pop glam fastueuse avec « des airs ironiques, livrés avec un excès de flair et de bonne humeur ». Il a également été décrit comme étant « l’un des meilleurs disques d’Ant et l’un des meilleurs albums de la nouvelle vague ».

Dans une critique pour Strip, les chansons étaient considérées comme contenant un « mélange de rock entraînant et dansant avec humour ».

On a dit que la musique de Vive Le Rock était un « son rock & roll de style années 50 ».

Le quatrième album studio, Manners and Physique, serait une combinaison de « pistes de danse contemporaines » et du « vieux flair pour la moquerie » d’Ant. Ant lui-même a déclaré plus tard que l’album avait été conçu d’après le son de basse lourd de Minneapolis dont Cymone, selon les mots d’Ant, était « l’un des architectes ».

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/10380-Adam-Ant

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