BOSTON
Boston est un groupe américain de hard rock, originaire de Boston, dans le Massachusetts. Il est formé en 1976 par Tom Scholz avec le chanteur Brad Delp.
Le premier album du groupe, intitulé Boston, sorti en 1976 et enregistré dans le studio personnel de Tom Scholz par lui-même et Brad Delp, fait partie des dix albums les plus vendus aux États-Unis avec 17 millions d’exemplaires écoulés. Ce succès est dû d’une part à la qualité des compositions. Le riff de guitare du titre More than a feeling inspira ainsi le groupe Nirvana pour leur plus gros succès Smells Like Teen Spirit (Kurt Cobain, leader du groupe Nirvana, avait été fan de Boston durant son adolescence)[1].
Le succès de Boston est aussi dû au son et aux arrangements, très en avance sur leur époque, sans oublier bien sûr la voix exceptionnelle de Brad Delp, surnommé « L’homme à la voix d’or » (en anglais « The man with the golden voice »).
Historique
Débuts (1976–1979)
Boston n’était pas, au départ, un groupe à proprement parler. Après la signature du contrat entre Scholz et CBS, il a fallu pour des questions de promotion, et notamment pour les tournées, embaucher des musiciens de studio qui sont d’ailleurs crédités sur la pochette du disque – d’où de nombreuses polémiques toujours vivaces puisqu’ils ont pu bénéficier de l’image du groupe alors qu’ils n’avaient pas participé à l’enregistrement de l’album qui les a rendus célèbres, à l’exception de Barry Goudreau qui a enregistré le solo sur Foreplay/Long Time, Sib Hashian qui a réenregistré certaines pistes de batterie, sur la base des versions d’origine créées par Jim Masdea (ce batteur ayant quitté le groupe en devenir en cours de route) et Fran Sheehan qui a enregistré la basse sur Foreplay.
La composition affichée de Boston était, pour cette première tournée : Tom Scholz (chant, guitare, basse, batterie, orgue Hammond), Brad Delp (chant), Barry Goudreau (guitare), Fran Sheehan (basse) et Sib Hashian (batterie).
Le personnel de Boston a évolué ensuite. Parmi les fidèles, on trouve le guitariste Gary Pihl, présent auprès de Scholz depuis les années 80. La composition actuelle de Boston est assez stable depuis les années 1990, avec les Cosmo père et fils aux guitares, puis la bassiste Kimberley Dahme depuis l’album Corporate America.
Dès son premier album (1976), Boston pose les fondamentaux de ce qui deviendra le rock FM : des mélodies soignées, des riffs brillants mélangeant habilement d’élégantes guitares électriques et acoustiques, des chœurs, le tout produit de manière irréprochable. Le groupe a vendu 25 millions d’exemplaires de son premier album homonyme, dont 17 millions aux seuls États-Unis. À eux seuls, les trois premiers albums de Boston se sont écoulés à 28 millions d’exemplaires. Schématiquement, on peut parler d’un style de musique écouté par les jeunes avec la bénédiction de leurs parents qui sont aussi sous le charme, ce que les Américains appellent AOR – Album Oriented Rock.
Tom Scholz est à la base un ingénieur du MIT. Il est devenu progressivement compositeur, musicien multi-instrumentiste surdoué et producteur talentueux. Il peut être considéré à lui seul comme l’inventeur et metteur au point du rock FM qu’une pléiade de groupes allait reprendre dans la décennie suivante (Europe, Survivor, Foreigner ou Toto).
Années 1980
Scholz a parallèlement créé le premier simulateur analogique d’ampli et multi-effets pour guitare, le Rockman. Il a ensuite développé au sein de Scholz, Research and Development toute une ligne de matériel haut de gamme qui a révolutionné l’enregistrement de la guitare électrique. Les années 1980 ont ainsi connu des dizaines de tubes « au son Rockman », les plus connus étant ceux de ZZ Top période Eliminator, Billy Idol ou Joe Satriani (Surfing with the Alien). En France, on a entendu le son Rockman chez Gainsbourg (Sorry Angel) ou sur le Nougayork de Claude Nougaro.
Années 2000–2010
Le 9 mars 2007, jour où Brad Delp se suicide à 55 ans, est tragique pour le groupe. Sa voix est irremplaçable – on le constate sur l’album Walk On de 1994 où Fran Cosmo avait chanté en son absence – et le sort du groupe est suspendu de fait. Durant le concert d’hommage à Brad Delp en août 2007, Scholz invite Tommy DeCarlo, fan du groupe et responsable d’un magasin de bricolage dans le civil, à prendre le micro. Celui-ci avait été repéré pour sa voix similaire à celle de Brad dans une vidéo hommage qu’il avait enregistrée et postée sur MySpace. Le nouveau line-up, à géométrie variable selon les tournées, se produit depuis lors régulièrement, notamment aux États-Unis et au Japon (Heaven on Earth Tour, 2014) et vient de ponctuer sa tournée en date (30 avril – 30 août 2015).
Un album sort néanmoins en 2013, Scholz, réputé ultra-perfectionniste, ayant pour habitude de travailler ses enregistrements durant des années.
Membres
Membres actuels
- Tom Scholz – guitare solo, basse, claviers, percussions, chœurs (depuis 1976)
- Gary Pihl – guitare, claviers, chœurs (depuis 1985)
- David Victor – guitare, chœurs (depuis 2012)
- Kimberley Dahme – guitare, basse, chœurs (depuis 2001)
- Tommy DeCarlo – chant, claviers, percussions (depuis 2008)
- Jeff Neal – batterie, percussions, chœurs (depuis 2002)
Anciens membres
- Brad Delp
- Jim Masdea
- Barry Goudreau
- Sib Hashian
- Fran Sheehan
- David Sikes
- Doug Huffman
- Curly Smith
- Fran Cosmo
- Anthony Cosmo
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/113020-Boston
BILLY IDOL
William Broad, dit Billy Idol, est un chanteur de rock britannique, né le 30 novembre 1955 à Stanmore dans le Middlesex en Angleterre.
Il rejoint brièvement le groupe Siouxsie and the Banshees en 1976 avant d’intégrer comme guitariste en 1977 le groupe punk Chelsea, qui deviendra Generation X après le départ de son leader Gene October dont il récupère la place de chanteur-leader. Dans les années 1980, après la séparation du groupe, il entame avec succès une carrière solo internationale dans un style plus new wave.
Biographie
Enfance et débuts
William Broad est âgé de deux ans lorsque, avec ses parents et sa sœur Jane, il arrive aux États-Unis pour y vivre le rêve américain ; la famille emménage à Long Island (New York). Mais ils repartent au Royaume-Uni au bout de quatre ans. Billy gardera néanmoins un bon souvenir des voitures et des musiques américaines.
Encore lycéen, il émerge sur la scène musicale avec son premier groupe, The Rockettes. Son surnom de « Idol », qui fera son succès, lui vient de l’un de ses enseignants qui le traitait de fainéant (« Idle » en anglais, qui se prononce comme « idol ») ; il rajoute un « o » pour que cela se prononce mieux.
Carrière artistique
Années 1970-80 : succès mondial
En 1976, le jeune Billy quitte l’Université du Sussex pour intégrer le mouvement punk et plus particulièrement le Bromley Contingent, groupe de fans et suiveurs des Sex Pistols, proches de la boutique SEX de Vivienne Westwood, qui inspire et diffuse l’esthétique punk, et de Malcolm McLaren, le manager des Sex Pistols.
La plupart des membres du Bromley Contingent finissent par monter leur propre groupe et Billy Idol, après avoir rejoint Chelsea, fonde avec son bassiste Tony James Generation X, en référence à la génération sociologique des occidentaux nés entre 1960 et 1981, intercalée entre celle des baby boomers et la génération Y. Generation X sera l’un des tout premiers groupes punk à apparaître sur la BBC Television dans le programme musical Top of the Pops.
Après l’échec commercial du 3e album de Generation X en 1981, et alors que la vague punk est en train de s’essouffler, le groupe se sépare et le chanteur décide de partir aux États-Unis pour tenter l’aventure solo. Il s’installe à New York et travaille avec Bill Aucoin, le producteur du groupe glam-hard Kiss qui rencontre alors un énorme succès aux États-Unis. Sa rencontre avec le guitariste Steve Stevens et l’explosion de la télévision musicale avec les clips de MTV qui tournent en boucle lui amènent rapidement un énorme succès.
Son premier album sort en 1982 et reste deux années dans les charts, grâce entre autres au titre White Wedding. Cependant, c’est son deuxième album Rebel Yell qui lui ouvre les portes de la notoriété, avec plus de deux millions d’exemplaires vendus. Suivent les deux albums à succès, Whiplash Smile en 1986 et Charmed Life en 1990.
Années 1990 : les années difficiles
En 1990, un grave accident de moto oblige Billy Idol à rester alité pendant près de six mois, réduisant à néant ses chances de tenir le rôle du méchant Terminator T-1000 que James Cameron avait spécialement écrit pour lui pour le film Terminator 2. On le voit d’ailleurs boiter dans le film The Doors d’Oliver Stone.
En 1993, il connaît son premier échec commercial avec Cyberpunk, album techno-rock réalisé après avoir participé à une partie de jeu de rôle du même nom. L’album recevra néanmoins de très bonnes critiques de la part d’une nouvelle clientèle, les « rôlistes », qui l’apprécient pour son ambiance très proche du jeu, permettant ainsi de le faire tourner durant les parties. En 1994, il frôle la mort à la suite d’une surdose et, de cures de désintoxication en rechutes, reste discret jusqu’en 1998 où il fait une apparition dans le film Wedding Singer : Demain, on se marie ! de Frank Coraci. En 1999, il sort une compilation pour marquer son retour et alterne scène et doublages de films.
Années 2000-2010 : tentatives de retour
En 2005, Billy Idol fait son retour avec la sortie de l’album Devil’s Playground, qui est un retour aux sources musicales.
En 2014, il sort un autre album studio, Kings & Queens of the Underground, porté par le single Can’t Break Me Down qui sera suivi par Save Me.
En 2015, il est présent au Hellfest pour la première fois et au Zénith de Paris. Son dernier concert en France datait de 1993 en première partie de Bon Jovi.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/46373-Billy-Idol