CHRISTOPHE
Daniel Bevilacqua, dit Christophe, est un auteur-compositeur, chanteur et occasionnellement comédien français, né le à Juvisy-sur-Orge et mort le à Brest.
En 1965, en pleine époque yéyé, une de ses premières chansons, Aline, devient instantanément un tube. Il connaît d’autres grands succès avec Main dans la main (1972), Les Paradis perdus (1973) et Les Mots bleus (1974), salués par la critique, tout comme son album pop rock Le Beau Bizarre (1978) qui connaîtra cependant un moindre retentissement commercial. En 1979 la chanson Aline connaît un revival et devient le slow de l’été en France.
Après une relative éclipse, il sort cinq albums entre 1996 et 2016, dont Comm’si la terre penchait (2001) et Les Vestiges du chaos (2016). En 2019, Christophe revient avec deux compilations de duos (Christophe, Etc. et Christophe, Etc. Vol. 2), dans lesquelles le chanteur revisite ses chansons.
Au total, il a publié dix-sept albums studio, trois albums en public et collaboré à quatre longs métrages en cinquante-cinq ans de carrière.
Biographie
Origines
Christophe descend d’immigrés italiens originaires du Frioul. En 1891, son arrière-grand-père, le maçon-fumiste Baptiste Bevilacqua, s’installe à Juvisy et fait venir de nombreux compatriotes pour travailler dans l’entreprise familiale. Plusieurs décennies après, le père de Christophe, Georges Jacques Bevilacqua, tient une entreprise d’installation de chauffage central — qui prospère assez pour s’étendre à la vente d’électroménager —, tandis que la mère, française, est couturière.
Vers l’âge de huit ans, il a Édith Piaf et Gilbert Bécaud pour premières idoles, puis il découvre le blues, Robert Johnson et John Lee Hooker. Fasciné très jeune par l’American way of life tel qu’il est dépeint dans les films qu’il va souvent voir au cinéma, il se passionne également pour les automobiles. À la fin des années 1950, comme bien des baby boomers, il est marqué par Elvis Presley et James Dean et, tout en développant une passion sincère pour le rock des pionniers de la maison Sun et le blues, il reconnaît avoir également été influencé par Georges Brassens.
Ayant trouvé sa vocation, il apprend la guitare et l’harmonica et choisit «Christophe» comme nom de scène en hommage à la médaille de saint Christophe qu’il avait reçue de sa grand-mère. En 1961, il fonde un groupe amateur qu’il nomme Danny Baby et les Hooligans («Danny» étant une référence à son prénom Daniel).
Débuts
En 1963, Christophe entame une carrière de chanteur en solo et enregistre son premier 45 tours Reviens Sophie, qui est un échec.
C’est en 1965, année où il effectue son service militaire, que sa carrière décolle véritablement grâce au succès de sa ballade Aline qui lui apporte la reconnaissance: no 1 en France, en Espagne, en Belgique, en Israël, en Turquie et au Brésil, la chanson dépasse le million de disques vendus, dont plus de quatre cent mille en France.
Mais des doutes sur les paroles (peut-être écrites en collaboration avec Jean Albertini, son producteur) et la musique lui valent quelque temps plus tard un procès pour plagiat avec le chanteur Jacky Moulière, qui l’accuse d’avoir plagié sa chanson La Romance. Christophe perd en première instance mais gagne en appel à la fin des années 1970.
En , il figure, parmi quarante-six vedettes françaises du «yéyé», sur la Photo du siècle prise par Jean-Marie Périer.
D’autres succès suivent à un rythme plus ou moins régulier, comme Les Marionnettes (no 1 en France et en Belgique), J’ai entendu la mer, Je chante pour un ami ou Excusez-moi Monsieur le professeur.
En 1967 et 1968, il participe à des courses comme coureur automobile, ce qui aurait pu le mener vers une carrière de pilote. Pendant cette période il n’enregistre pas d’albums. En 1970, il arrête les courses après avoir été condamné à de la prison avec sursis et à une suspension de permis (en 2000, il perdra de nouveau son permis de conduire à la suite d’excès de vitesse). Il affectionne les grosses voitures américaines comme les Cadillac et collectionne des voitures, ainsi que divers objets: synthétiseurs vintage, bobines de films, juke-box, etc.
Consécration
Au début des années 1970, sa popularité fléchit pendant une courte période, durant laquelle il se laisse pousser une moustache qui, avec sa longue chevelure blonde, signe son image de latin lover.
En 1971, Francis Dreyfus crée le label Les Disques Motors, d’où vont sortir désormais les albums de Christophe. Il revient dans les classements avec respectivement Mal et Mes Passagères la même année, et Oh mon Amour, Main dans la main, Belle et Rock Monsieur en 1972, qui apparaissent sur un album publié la même année. Le déclic se produit à nouveau pour Christophe lorsque son producteur Francis Dreyfus lui adjoint les services du compositeur Jean-MichelJarre promu parolier, avec qui il écrit l’album Les Paradis perdus, très influencé par le rock anglo-saxon de l’époque (PinkFloyd, LouReed).
Le succès est à nouveau au rendez-vous, et la réussite de leur association concrétisée en 1974 par l’album Les Mots bleus, ainsi que le 45 tours de la chanson titre, un des sommets de la carrière de Christophe, qui lui permet de renouveler son public. Il se produit alors à l’Olympia pour deux soirs à guichets fermés.
En 1976, il collabore avec Boris Bergman pour Samourai, qui contient la chanson Merci John d’être venu dédiée à JohnLennon.
En 1978, il publie l’album Le Beau Bizarre, aux textes signés de Bob Decout, qui n’a pas le succès des précédents mais lui vaut les louanges de la critique. C’est un album résolument pop-rock, que le journal Libération place par ailleurs parmi les cent meilleurs albums de l’histoire du rock ‘n’ roll.
En 1980, il collabore avec son beau-frère Alan Z Kan pour Pas vu, pas pris et, à la demande de son épouse Véronique, Christophe ressort le 45 tours Aline: la réédition dépasse alors le million de copies en France.
En 1983, son troisième plus gros succès en simple est à nouveau une ballade, Succès fou, dont il vend quelque 600 000 copies et qui achève de le cataloguer comme chanteur pour midinettes. En 1984, il sort le titre Voix sans issue, interprété en yaourt.
Christophe aurait fait part de convictions et d’un engagement contre le fléau de la faim dans le monde en débattant sur ce sujet dans des émissions de télévision dans les années 1980. Il participe en 1985 aux chœurs de la chanson Éthiopie des Chanteurssansfrontières.
Années 1980 et 1990
Par la suite, son rythme de travail se ralentit: il compose la musique du premier tube de CorynneCharby, Boule de flipper. Il publie un album d’adaptations de standards anglo-saxons des années 1940-1950 (Clichés d’amour), des 45 tours (Ne raccroche pas en 1985, qui se veut un clin d’œil adressé à la jeune StéphaniedeMonaco), mais ne fait plus de scène.
Il se consacre alors essentiellement à ses collections de juke-boxes, de disques rares et de grands films — sa cinéphilie était bien connue du directeur de la Cinémathèque française, Henri Langlois, à qui il prêta une copie originale de La Strada de Federico Fellini. Mélomane averti, il se tient toujours au courant des dernières nouveautés, afin notamment d’actualiser sa propre musique. Perfectionniste jusqu’à la maniaquerie, il peut passer un an à travailler sur le son d’une partie de batterie.
Après un 45 tours passé à peu près inaperçu Chiqué chiqué en 1988, Christophe change de maison de disques en 1995. De Motors, il passe chez Epic, une division de Sony.
En 1996, il publie Bevilacqua, un album ambitieux qui ne fera guère parler de lui, où on l’entend en duo avec son idole Alan Vega du groupe américain Suicide[25].
Véritable disque d’ambiance, Bevilacqua surprend par sa modernité: Christophe ne ressemble plus au dandy crooner des années 1970. Il a travaillé durant plusieurs mois sur l’album dans le studio installé chez lui.
Cinq ans plus tard, le , l’album d’avant-garde Comm’si la terre penchait, produit par Philippe Paradis, connaît un meilleur accueil, même si on est encore loin des résultats de vente passés.
Il annonce alors son retour sur scène (où il ne s’était pas produit depuis 26 ans) et donne une série de concerts à l’Olympia.
Il fait appel à des éclairagistes du théâtre et de la danse pour mettre en valeur son spectacle. Il chante, assis sur un tabouret, la lumière centrée sur lui, pendant que des danseurs se produisent sur une chorégraphie de Marie-Claude Pietragalla, des images de rock’n’roll sont projetées sur le décor. Les CD et DVD Olympia 2002 paraissent l’année suivante.
Années 2000 à 2020
En 2003, il participe à l’album Sol en Cirque (conte musical écrit par Zazie, Vincent Baguian et Jean-Marie Leau) avec d’autres artistes (Maurane, AxelBauer, Carla Bruni…) dont les bénéfices des ventes avaient pour but de soutenir Solidarité enfants sida.
En 2004, il chante en duo avec AlainBashungsur la scène de l’Élysée-Montmartre Les Mots bleus et Amsterdam. En mars 2005, sur la scène de l’Opéra-Comique il reprend la chanson Hollywood de Brigitte Fontaine composée par Areski Belkacem. Il enregistre à cette époque en duo avec IsabelleAdjani la chanson Où tu ne m’attendais pas, publiée en 2023 sur l’album Bande originale.
En 2007, Christophe chante L’un dans l’autre sur l’album Arkhangelsk du trompettiste Erik Truffaz, morceau dont il a écrit les paroles.
Le , il sort Aimer ce que nous sommes chez AZ: une œuvre large sur laquelle il travaille depuis 2004. Plusieurs artistes, comme IsabelleAdjani, Daniel Filipacchi, Florian Zeller, Murcof, Jac Berrocal, Carmine Appice et son ancien producteur Francis Dreyfus, ont collaboré à cet album, enregistré essentiellement de nuit, entre Paris, Séville, Londres et réalisé par Christophe Van Huffel (du groupe Tanger).
En 2009, il donne un concert spectacle dans le parc du château de Versailles, avec Carmine Appice à la batterie. À la fin de cette année, il entame la tournée Aimer ce que nous sommes.
En 2011, il participe à l’album de reprises de chansons d’Alain Bashung, Tels Alain Bashung en interprétant de manière remarquée Alcaline et reprend en duo avec Brigitte Fontaine Hollywood sur l’album L’un n’empêche pas l’autre. Il ressort cette même année l’album Bevilacqua.
Dans le cadre de la tournée «Aimer ce que nous sommes» qui a déjà emmené Christophe dans toute la France, en Suisse, en Belgique et au Liban, le , il revient dans sa ville natale, Juvisy-sur-Orge, où il se produit pour un spectacle de trois heures et demie devant près de trois mille personnes.
En , il est invité par Julien Doré sur la scène de l’Olympia et en , il chante en duo Boby avec Loane.
Après une tournée de plus de cent dates, début 2013, Christophe choisit de donner sept concerts en France, sous le titre Intime Tour, avec une formation épurée (piano, synthés, guitare).
Le , Christophe sort le premier volume d’une série d’albums d’inédits: Paradis retrouvé (BMG), à cette occasion, le journaliste Bayon considère qu’en tant que « yéyé minet rockabelectrodandybeaufbouliste à pin-up, Christophe serait ce chaînon manquantelvisien entre Adamo et VegaviaJuvet. »
À la suite du succès des premiers concerts de l’Intime Tour, la tournée se poursuit en France et à l’étranger, donnant lieu, le , à la sortie de l’album Intime.
En 2016, il collabore avec Jean-MichelJarre à l’occasion de l’album Electronica 2: The Heart of Noise pour le morceau Walking The Mile.
Christophe sort son ultime album original le , Les Vestiges du chaos, qui reçoit un accueil critique enthousiaste. L’album comprend un duo avec Alan Vega, l’une des idoles du chanteur.
En 2019, Christophe est invité par les curateurs Martin Widmer et Marie Vuillemin du centre d’art de Neuchâtel (CAN) en Suisse à mettre en musique des entretiens qu’ils ont réalisés et montés de l’artiste suisse Olivier Mosset. Pendant plus d’un an, Christophe et Widmer collaborent sur la réalisation de ce morceau qui sortira finalement sous forme d’un maxi 45 tours en . Étonnant et inclassable, ce disque reste comme l’une de ses publications les plus originales, mêlant musique et art contemporain. Quelques mois plus tard, à l’occasion du vernissage de la rétrospective d’Olivier Mosset au MAMCO de Genève le , Christophe interprète une version en public du disque.
Parallèlement, il publie deux nouveaux albums studio: Christophe, etc. le , et Christophe, etc. Vol. 2 le , en fait deux compilations d’une vingtaine de titres de son répertoire réinterprétés en duo avec ÉtienneDaho, EddyMitchell, Julien Doré, PascalObispo ou encore Philippe Katerine.
Son ultime tournée s’achève le au centre culturel Robert-Desnos de Ris-Orangis, avec un spectacle d’une durée de trois heures où, très proche du public, il alterne piano, synthés et guitare avec comme à l’accoutumée de nombreuses anecdotes entre deux chansons. Le , il joue sous la même formule au théâtre Pierre Cravey à La Teste-de-Buch (Gironde); il s’agit de son dernier concert. En effet, le mois suivant, dans le cadre du confinement exigé par la pandémie de Covid-19, il annule ou reporte graduellement les dates restantes de sa tournée, dont celles qui auraient dû avoir lieu les et au Grand Rex de Paris. Au moment où il est hospitalisé, il travaille sur un nouvel album original de dix titres.
Sa dernière apparition publique a lieu le lors de l’enregistrement de l’émission Taratata, durant lequel il interprète son tube Daisy en duo avec Lætitia Casta.
Mort
Souffrant d’un emphysème pulmonaire depuis longtemps, Christophe est pris de toux et de fièvre le . Le , il est transporté à l’hôpital Cochin de Paris pour détresse respiratoire aiguë. L’usage du scanner mène à la conclusion d’une forme sévère de Covid-19 sur un emphysème diffus, et le chanteur est aussitôt placé en réanimation.
Transféré à Brest par TGV médicalisé le , il y meurt le à 20 h 36, à l’âge de 74 ans, des suites de cet emphysème. Dans la nuit son épouse annonce sa mort à l’AFP, mentionnant l’emphysème mais sans évoquer la Covid-19. Son corps est ramené à Paris le puis il est inhumé dans la plus stricte intimité, au sein de la 7e division du cimetière du Montparnasse le .
Deux mois plus tard, sa veuve dément avoir caché la véritable cause de sa mort: « Je n’ai jamais voulu cacher le Covid, c’est juste que je ne le savais pas. Lorsqu’il est arrivé à l’hôpital, c’était pour sa crise d’emphysème qui était assez importante. »
Hommages posthumes
Le , Capitol Records publie une double compilation posthume, Ultime. Le BMG France en publie une nouvelle, disponible en CD, double CD et double vinyle: Christophe: 10 ans.
France Inter consacre la journée du à commémorer l’artiste.
Le , un concert hommage est joué à la Philharmonie de Paris, autour de reprises interprétées entre autres par Keren Ann, PascalObispo, Raphaël, Salvatore Adamo ou encore AxelBauer.
Le est diffusé en avant-première au festival de Cannes le documentaire Christophe, définitivement, suivi par une soirée karaoké.
Le au soir, la fête de la ville de Juvisy-sur-Orge dont il est natif lui rend hommage à travers une soirée consacrée aux reprises de ses chansons par des artistes amateurs ou reconnus, tels que les paroliers Boris Bergman et Élisa Point.
Le sort en salles le film documentaire Christophe… définitivement, qui retrace la carrière du chanteur et lui rend hommage à travers des images et extraits vidéo pris lors de ses concerts ou en coulisses. Le film est réalisé par Ange Leccia et Dominique Gonzalez-Foerster.
Vie privée
D’une liaison avec la chanteuse Michèle Torr naît le un fils, Romain, qu’il n’a pas reconnu.
Un an plus tard, il rencontre Véronique Kan, demi-sœur d’Alain Kan, qu’il épouse en 1971 et avec laquelle il a une fille, Lucie, née la même année. Ils se séparent après vingt-huit ans de vie commune, sans jamais divorcer.
À partir d’au moins 2012, Christophe fréquente Audrey Gautier, maquilleuse dans le monde de la mode et les milieux artistiques, de trente-trois ans sa cadette et avec laquelle il n’a jamais vécu.
À Paris, il a habité boulevard Flandrin (16e arrondissement) puis au 146, boulevard du Montparnasse (14e arrondissement). Les collections qu’il y entreposait ont été vendues aux enchères le par la maison Cornette de Saint-Cyr.
Il partage les deux dernières années de sa vie avec Bénédicte La Capria, relation platonique racontée dans le livre Christophe intime.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/175921-Christophe
DAVID BALL
David James « Dave » Ball, né le à Chester et mort le à Londres, est un musicien et producteur de musique électronique britannique, membre des groupes Soft Cell et The Grid.
Biographie
Dave Ball grandit à Blackpool avec un père adoptif sévère, ingénieur, qui meurt d’un cancer peu avant qu’il fasse des études. Il étudie à l’Arnold School avant d’étudier l’art à la Leeds Polytechnic, où il découvre les synthétiseurs et rencontre Marc Almond. Ils forment le duo synthpop Soft Cell de 1978 jusqu’à la séparation en 1984. En 1978, il devient père puis toxicomane. En 1983, il sort un album solo, In Strict Tempo, qui comprend des collaborations avec Gavin Friday, Genesis P-Orridge et Virginia Astley. Plus tard, il collabore avec P-Orridge sur la bande originale du film ouest-allemand Decoder, sorti en 1984, qui met en vedette d’autres artistes de Some Bizzare Records.
Après la dissolution de Soft Cell, Dave Ball soigne ses addictions. Il forme un nouveau groupe, Other People avec son épouse Gini Hewes (qui avait travaillé avec Almond dans Marc and the Mambas) et Andy Astle, mais ils sortent un seul single, Have a Nice Day. À la fin des années 1980, il forme un autre groupe éphémère, English Boy on the Loveranch, avec Nick Sanderson et Jamie Jones, sortant deux singles Hi-NRG, The Man in Your Life et Sex Vigilante. Il fait partie de Psychic TV, travaillant sur la compilation Jack the Tab/Tekno Acid Beat, où il rencontre Richard Norris (avec qui il enregistre le morceau Meet Every Situation Head On ensemble sous le nom de M.E.S.H.) et avec qui il forme The Grid, groupe qui dure jusqu’en 1996. En 1989, il participe à l’album Novice d’Alain Bashung. En 1991, Soft Cell sort trois morceaux pour l’album Tenement Symphony sous le nom de Marc Almond Feat. The Grid.
Ball et Almond reforment Soft Cell en 2001, sortant un nouvel album Cruelty Without Beauty. Ensuite Ball recrée The Grid en 2005.
En 2010, il forme le groupe Nitewreckage avec Celine Hispiche, Rick Mulhall et Terry Neale. Le premier album, Take Your Money and Run, sort chez Alaska Sounds le , précédé du single Solarcoaster. L’album est coproduit et mixé par Martin Rushent. En 2016, Ball et le pianiste classique Jon Savage collaborent pour l’album électronique expérimental Photosynthesis. En 2018, Soft Cell se réunit à nouveau pour un dernier spectacle live, célébrant son 40e anniversaire depuis la formation du duo.
Dave Ball travaille également comme producteur, avec Vicious Pink (qui fut d’abord un chœur pour Soft Cell), les Virgin Prunes et le projet parallèle de Rose McDowall Ornamental dans les années 1980, et plus tard avec Kylie Minogue, Gavin Friday et Anni Hogan. Il remixe pour des artistes et des groupes tels que David Bowie, Vanessa-Mae et Erasure (de nombreux remix furent également réalisés avec The Grid). Dave Ball travaille avec Friday sur une reprise de Ghost Rider de Suicide pour Alan Vega 70th Birthday Limited Edition EP Series.
En 2022, Soft Cell sort un nouvel album Happiness Not Included puis fait une tournée une année après à cause des problèmes de santé de Dave Ball.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/62914-Dave-Ball?noanv=1
ALAIN BASHUNG
Alain Baschung, dit Alain Bashung, né le 1er décembre 1947 dans le 14e arrondissement de Paris et mort dans la même ville le 14 mars 2009, est un auteur-compositeur-interprète et acteur français.
Il devient, après un début de carrière difficile, une figure importante de la chanson et du rock français à partir du début des années 1980 et a influencé un grand nombre de chanteurs de la nouvelle scène française avec des tubes tels que Gaby oh Gaby (1980) et Vertige de l’amour (1980). À partir de son huitième album, Osez Joséphine (1991), il produit davantage de titres connaissant un retentissement commercial moindre, ce qui ne les empêchera pas d’être salués par la critique. Il a sorti douze albums studio et deux posthumes ont vu le jour.
Il est, à égalité avec Matthieu Chedid, le chanteur le plus primé aux Victoires de la musique avec treize victoires obtenues au long de sa carrière.
Biographie
Jeunesse
Alain Claude Baschung est né d’une mère bretonne, Geneviève Hascoët, ouvrière dans l’usine Renault de Boulogne-Billancourt, et d’un père kabyle, qu’il n’a jamais connu. Sa mère, qui n’a jamais voulu parler à Alain de cette liaison passagère, se marie peu après sa naissance avec Roger Baschung, un boulanger alsacien. Il prend le nom de son beau-père et est envoyé, alors qu’il n’a qu’un an, chez les parents de celui-ci, dans les environs de Strasbourg, à Wingersheim, afin de bénéficier de meilleures conditions matérielles. Alain Bashung passe ainsi son enfance à la campagne dans un milieu modeste et conservateur, avec Oma (Elisabeth Battenstein, née à Düsseldorf, le 26 mars 1897), une grand-mère qui ne parle pas le français. Son beau-père Roger lui offre pour ses cinq ans un harmonica Rosebud qui sera son jouet préféré. L’enfant s’évade de l’ennui et de la solitude à travers la radio, ses premiers émois musicaux sont les valses de Strauss, Wagner ou Kurt Weill… Enfant de chœur à Wingersheim, il pratique aussi le basket-ball et le cyclisme sur piste. Plus tard, à travers les radios des bases américaines installées en Allemagne, il découvre le rock’n’roll : « J’avais l’impression que chaque morceau m’était adressé personnellement, pour la première fois je me suis senti heureux ».
Il revient vivre à Boulogne-Billancourt en 1959, chez ses parents. À la suite de l’obtention de son certificat d’études, il reçoit comme cadeau une guitare Lucky 710. Auprès de sa « marraine » Andrée, l’ancienne responsable du personnel et des œuvres sociales chez Renault, qui l’emmène aux concerts, il découvre les grandes figures de la chanson française, Édith Piaf, le rock américain de Gene Vincent, écoute à la radio Buddy Holly, qui deviendra un modèle, Elvis Presley.
À partir de 1963, et tout en suivant des études à l’école nationale de commerce, il forme avec Mike Larie, un copain de cette même école, le groupe éphémère Les Dunces (en français : « les cancres »), au registre composé de reprises de morceaux country, folk et rockabilly. Le groupe se produit l’été 1963 à Royan, puis l’hiver à Méribel. En 1965, il abandonne ses études de comptabilité après avoir obtenu son BTS, à la suite d’un stage dans un bureau du service financier de Rhône-Poulenc. Il décide alors de devenir musicien, alors même que, ayant coupé les ponts avec sa famille depuis l’âge de seize ans, il habite chez des amis. Il continue avec les Dunces à jouer, essentiellement dans les bases américaines, mais dans les restaurants, les hôtels de province. Un ami de sa marraine Andrée, régisseur à l’ORTF pour les shows d’Henri Salvador, lui ouvre les portes du music-hall.
10 ans de débuts difficiles
Il commence ainsi sa carrière, difficilement, avec un premier 45 tours, Pourquoi rêvez-vous des États-Unis ?, en 1966 ; il a alors dix-neuf ans. La même année, entré chez RCA comme arrangeur, il y signe la musique de quelques chansons pour Claude Channes (le titre Il est grand temps de faire… Boom!), Évelyne Courtois alias Pussy Cat (le titre Moi je préfère ma poupée) et Noël Deschamps (le titre Oh la hey). En juin 1967, lors d’un festival pop au Palais des Sports de Paris, il ouvre – avec Ronnie Bird et Noël Deschamps – devant les VIP (en), les Pretty Things, les Troggs et Cream.
En 1968, il est la révélation télé de la saison en participant et remportant avec la chanson Je vous crois la finale de l’émission « Tremplins de l’été », ce qui lui vaut un début de notoriété nationale qui restera néanmoins limitée. À cette époque, il vit quelques mois chez le chanteur Christophe. Il enregistre Les Romantiques, en 1968, celui-ci ne rencontre cependant que peu de succès. À partir de ce disque, il supprime le « c » de son nom. Il enregistre ensuite les chansons Ni le ciel ni l’enfer, La Rivière, La Dernière Porte dont les arrangements sont confiés à Jean-Claude Vannier et André Georget.
Entre 1972 et 1974, il compose une partie des musiques et coréalise trois albums et trois singles (dont Marilou) pour Dick Rivers.
En 1973, Alain Bashung interprète Robespierre dans la comédie musicale La Révolution française, de Claude-Michel Schönberg4, sous le nom d’Alain BaSchung.
En onze ans, il sort une douzaine de singles, dont l’un sous le pseudonyme de David Bergen, en 1975, et participe en tant que compositeur et interprète, sous le pseudonyme d’Hendrick Darmen, aux deux seuls 45 tours du groupe Monkey Bizness, en 1976-1977, tout cela sans grand écho.
Bashung rencontre alors le réalisateur Andy Scott et les paroliers Daniel Tardieu et Boris Bergman, avec qui il signe, en 1977, son premier album innovant, Roman-photos, un échec commercial dans le contexte de la déferlante punk. Toute cette période marquée par des désillusions récurrentes sera pour l’artiste synonyme d’années sombres durant lesquelles il goûtera à diverses drogues songeant parfois même au suicide.
De 1979 à 1981 : Premiers succès
Alain Bashung poursuit en 1979 avec Roulette russe, album très sombre et plus rock, mais qui reste, comme son prédécesseur, très peu diffusé. Il faut attendre la fin de 1980 et la sortie du 45 tours Gaby oh Gaby pour que le chanteur, alors âgé de bientôt trente-cinq ans, connaisse enfin le succès ; ce single, qui se classe en tête des ventes, s’écoule à près de deux millions d’exemplaires4 et obtient le prix Charles Trenet et celui de la SACEM. Il sera inclus dans la réédition de Roulette russe, qui connaît alors à cette occasion un regain de ses ventes.
Il confirme son talent auprès de la critique musicale et son succès auprès du public, avec la sortie en 1981 de son album très rock Pizza, avec le tube Vertige de l’amour. Ce succès lui permet d’entamer une tournée en France dans de grandes salles, du 1er mai au 27 juin 1981, accompagné de son groupe KGDD constitué de Manfred Kovacic (claviers, saxo), Olivier Guindon (guitare), Philippe Drai (batterie) et François Delage (basse). Il passe notamment pour la première fois, le 3 juin, à l’Olympia à guichets fermés.7 La même année, Bashung est élu meilleur artiste rock de l’année par un jury composé d’une trentaine de journalistes spécialisés réunis par Sylvie Jouffa et reçoit ainsi le trophée du Bus d’Acier (Grand Prix du Rock Français) décerné au Bus Palladium avec la complicité de la SACEM. Le tandem Bashung-Bergman est alors tenu en exemple d’un possible renouvellement du texte dans la chanson rock, après Gainsbourg et Higelin. Pourtant, c’est à cette période qu’il se brouille avec Boris Bergman.
De 1982 à 1989 : Virage artistique, période New Wave
En 1982, Alain Bashung collabore avec Serge Gainsbourg pour l’album Play blessures. Ce disque est une rupture volontaire avec le succès énorme et inattendu de Gaby, dont il semble vouloir se démarquer (« J’dédie cette angoisse à un chanteur disparu, mort de soif dans le désert de Gaby, respectez une minute de silence, faites comme si j’étais pas arrivé… », chante-t-il sur J’croise aux Hébrides). Au regard des 500 000 exemplaires vendus de Pizza, les 65 000 disques vendus de Play Blessures font de cet album un échec commercial. Côté critiques, seuls Libération et les médias rock encensent l’album, tandis que le reste de la presse peine à adhérer à ce disque difficile d’accès : certains qualifieront même Bashung de « Johnny Hallyday new wave ». Cet album est pourtant aujourd’hui considéré comme une pièce essentielle de la discographie du chanteur. La même année, il participe au film de Fernando Arrabal, Le Cimetière des voitures, tourné pour la télévision, dont il compose la musique et dans lequel il campe le personnage principal, celui d’un Jésus des temps modernes, propulsé dans un univers post-apocalyptique. En 1983, l’album plus sombre Figure imposée, écrit en collaboration avec Pascal Jacquemin, reste tout aussi confidentiel.
Mais le succès revient, en 1984, avec le single S.O.S. Amor qui lui permet de relancer sa carrière en effectuant une tournée. En 1985, la sortie de Live Tour 85 et les désaccords quant à son format marquent la fin de la collaboration entre Bashung et sa maison de disques Philips. Barclay, qui vient de signer les jeunes Noir Désir la même semaine, lui ouvre alors ses portes. Bashung sort le single Hey Joe, avec en face B le titre Fan en live.
La même année, Alain Bashung interprète le titre Touche pas à mon pote, présent sur l’album homonyme26, qui soutient l’association SOS Racisme ; le titre sort aussi en single avec en face B Imbécile.
En 1986, avec Passé le Rio Grande il renoue avec la veine de ses premiers tubes et collabore d’ailleurs à nouveau avec Boris Bergman. Cet album est récompensé « Meilleur album rock » aux Victoires de la musique et sa musique s’exporte au Canada et en Égypte, par où sa tournée passe alors.
Mais en 1989, il revient aux sonorités sombres et new wave, aux expérimentations, sur l’album Novice. Le single trois titres qui en est extrait, Bombez ! marque sa première collaboration officielle avec le parolier Jean Fauque et sa dernière avec Boris Bergman. Novice, dont la noirceur fait écho à Play Blessures, n’atteint pas la barre des 50 000 exemplaires vendus et est un échec commercial.
Années 1990 : la consécration
À l’aube des années 1990, Alain Bashung souhaite rompre avec l’utilisation des machines et des synthétiseurs qu’il a beaucoup exploités durant la décennie précédente. Enregistré en partie à Memphis avec des musiciens américains, l’album Osez Joséphine sort en 1991. Une nouvelle fois écrit en collaboration avec Jean Fauque, cet album aux sonorités blues contient aussi quelques reprises de classiques du rock américain. À presque quarante-cinq ans, l’artiste élargit encore son audience, l’album se vend à plus de trois cent cinquante mille exemplaires et le single Osez Joséphine est son premier vrai tube depuis Vertige de l’amour, paru dix ans plus tôt. Sur le même album, se trouve Madame rêve, titre rapidement incontournable de son répertoire, qui laisse entrevoir ses évolutions artistiques à venir.
En 1992, il reprend Les Mots bleus de Christophe, dans la compilation Urgence : 27 artistes pour la recherche contre le sida.
En 1993, Alain Bashung entame à Bruxelles l’enregistrement de son prochain disque. L’élaboration de ce disque est coûteuse et pénible : divers musiciens étrangers sont successivement mis à l’épreuve et accumulent de nombreuses prises dans différentes directions (Michael Brook, Sonny Landreth, Ally McErlaine, Link Wray, Marc Ribot et Stéphane Belmondo). Deux mixages sont nécessaires pour donner satisfaction à l’artiste. Chatterton, album qu’il qualifie lui-même de country new age sort en 1994. Le titre Ma petite entreprise est un nouveau succès pour Bashung. Dans la foulée, il entame une tournée de deux ans, couronnée, en 1995, par le double album en concert Confessions publiques.
À partir de 1994, Alain Bashung se consacre davantage à sa carrière de comédien débutée en 1981, notamment dans Ma sœur chinoise d’Alain Mazars.
Durant l’année 1997 lourde en événements personnels (dépression, séparation avec sa femme et déménagement dans le quartier de Belleville à Paris), Alain Bashung s’attelle au chantier du disque qui sera souvent considéré comme son plus grand chef-d’œuvre : Fantaisie militaire. Les textes sont écrits une nouvelle fois avec Jean Fauque et Barclay présente à Bashung deux auteurs compositeurs de leur écurie : Les Valentins. Le disque est enregistré entre Paris, Aix-en-Provence et Londres avec les participations, entre autres, de Ian Caple, Rodolphe Burger, Adrian Utley (Portishead) et de Joseph Racaille pour les arrangements de cordes. L’album sort en janvier 1998, porté par le titre La nuit je mens. Pour cet album, il reçoit trois Victoires de la musique en 1999 (en 2005, à l’occasion de la vingtième édition des Victoires de la musique, Fantaisie militaire sera consacré meilleur album des vingt dernières années). Pour Alain Bashung, c’est un double et franc succès, critique et commercial.
En 2000, il sort Climax, un double album de compilations dans lequel il revisite certains de ses plus grands titres, dont Volontaire en duo avec Noir Désir. Cette année-là, il écrit pour Vanessa Paradis la chanson L’Eau et le Vin, qui figure sur son album Bliss.
Années 2000 : derniers albums
L’album L’Imprudence sorti en 2002, très bien accueilli par la critique, est considéré comme le plus sombre de sa discographie. Ce disque exigeant, jugé parfois trop austère, plus « parlé » que chanté, avec des arrangements de cordes et d’électro, s’inspire, selon Alain Bashung, de la musique des vieux films en noir et blanc. Il enregistre, la même année, le Cantique des cantiques avec son épouse, la comédienne et chanteuse Chloé Mons : ce titre avait été écrit à l’occasion de leur mariage en 2001, sur une musique de Rodolphe Burger, à partir d’une nouvelle traduction du Cantique des cantiques de la Bible par l’écrivain Olivier Cadiot. En 2003, il participe à l’album-hommage à Léo Ferré, Avec Léo !, interprétant une version déconstruite de la chanson Avec le temps, et il écrit la préface d’un ouvrage retraçant le parcours artistique de cet artiste, qu’il admire.
En octobre 2003, Alain Bashung effectue son retour sur scène après huit années d’absence. Durant deux ans, il parcourt avec ses musiciens les routes de France, en passant par Bruxelles et Montréal. Cette tournée est immortalisée par un double album en concert : La Tournée des grands espaces. En juin 2006, il se produit à la Cité de la Musique à Paris, qui lui donne carte blanche pendant plusieurs jours. Il y donne une série de représentations en s’entourant, pour l’occasion, des artistes qu’il aime et admire : Christophe, Dominique A, Rodolphe Burger, Arto Lindsay.
Début 2007, il participe à la tournée des Aventuriers d’un autre monde, avec Jean-Louis Aubert, Cali, Daniel Darc, Richard Kolinka et Raphael. Il s’offre également deux soirées à la Salle Pleyel de Paris, tout en incarnant Jack l’Éventreur dans la chanson Panique mécanique, sur l’album La Mécanique du cœur de Dionysos.
Alain Bashung apparaît dans J’ai toujours rêvé d’être un gangster, de Samuel Benchetrit, où il joue une des séquences avec le chanteur belge Arno. Tous deux interprètent leur propre personnage, se disputant la paternité d’une chanson.
En 2008, il chante L.U.V. en duo avec Daniel Darc, sur l’album de celui-ci, Amours suprêmes. Il participe également au Daho Show et reprend I Can’t Escape from You en duo avec Étienne Daho. Il proposera également une création, L’Homme à tête de chou, autour de Serge Gainsbourg.
Le 24 mars 2008, Alain Bashung sort son ultime album : Bleu pétrole, collaborant notamment avec Gaëtan Roussel, de Louise Attaque, Arman Méliès et Gérard Manset, dont il reprend la chanson Il voyage en solitaire, qui conclut l’album. Il entame ensuite une tournée et est notamment programmé dans plusieurs festivals. Le 10 juin 2008, il commence une série de récitals à l’Olympia, malgré une chimiothérapie en raison d’un cancer du poumon. Son parolier depuis vingt ans, Jean Fauque, annonce qu’un nouvel album pourrait voir le jour rapidement.
Alain Bashung est promu chevalier de la Légion d’honneur le 1er janvier 2009. Le 28 février 2009 il est nominé quatre fois aux Victoires de la musique et remporte trois trophées : interprète masculin de l’année, meilleur album de chanson pour Bleu pétrole, et sa tournée est désignée meilleur spectacle de l’année. Cette cérémonie, marquée par ses multiples récompenses, sera sa dernière apparition publique puisque, très affaibli, il décide d’annuler ses derniers concerts dans les jours qui suivent.
Gros fumeur, atteint d’un cancer du poumon depuis plus d’un an, il meurt le 14 mars 2009, à l’hôpital Saint-Joseph à Paris, à 61 ans. Après une cérémonie religieuse en l’église Saint-Germain-des-Prés, il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (13e division) le 20 mars 2009. La pierre tombale est gravée d’arcs de cercle concentriques noirs, évoquant les sillons des disques vinyles.
Œuvre posthume et premiers hommages
Le 12 novembre 2009, la première d’un ballet de danse contemporaine a lieu, à la MC2 de Grenoble ; la bande sonore utilise une réinterprétation, par Alain Bashung, de l’album L’Homme à tête de chou (1976), de Serge Gainsbourg, pour la chorégraphie homonyme de Jean-Claude Gallotta qui lui avait demandé en 2007 d’adapter l’œuvre.
Le 27 novembre 2009 sort À perte de vue, une intégrale de ses enregistrements depuis 1977 (faisant donc l’impasse sur ses 45 tours des années 1960-1970) sur vingt-sept disques dont ses douze albums studio, ses cinq albums en concert (dont trois doubles), deux albums en duo avec Chloé Mons, deux albums instrumentaux et trois albums de reprises et duos. En même temps que ce coffret, un double album de la dernière tournée du chanteur, enregistré à l’Élysée Montmartre le 14 décembre 2008, sort le 16 novembre sous le titre Dimanches à l’Élysée. Et à cette même date sort également un DVD en concert enregistré à l’Olympia entre le 10 et 15 juin 2008, qui recevra en 2010 le prix Victoires de la musique (la douzième récompense de l’artiste) pour le DVD musical de l’année.
En février 2010, le magazine américain Rolling Stone place six de ses albums dans le top 100 des meilleurs albums de rock français, avec notamment Osez Joséphine à la première place du classement et Fantaisie militaire en neuvième position.
Le 26 avril 2011 l’album hommage Tels Alain Bashung est publié avec douze reprises par plusieurs chanteurs et groupes, qui comporte également un documentaire, Alain Bashung – Faisons envie, réalisé par Thierry Villeneuve.
Le 7 novembre 2011 sa reprise de l’album de Serge Gainsbourg, L’Homme à tête de chou, sort chez Barclay.
Au printemps 2012, lors d’une soirée hommage, Pierre Mikaïloff et Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre, sous la direction musicale de Yan Péchin, créent la pièce théâtrale et musicale Dernières nouvelles de Frau Major, inspirée de la vie et de la carrière d’Alain Bashung. Elle est jouée ensuite dans plusieurs autres villes dont Paris, au, les 29 et 30 mars 2013, avec, entre autres, Brigitte Fontaine (La nuit je mens), Kent, Miossec, Albin de la Simone, Chloé Mons et Bertrand Cantat.
En 2012, la ville de Paris rend hommage à l’artiste en nommant de son nom le square Alain-Bashung. La ville de Mulhouse, à la suite d’une décision du conseil municipal le 14 octobre 2016, ainsi que la commune de Wingersheim, ont donné le nom de l’artiste à une rue. Ces communes rendent ainsi hommage au chanteur qui a passé son enfance en Alsace .
Le 28 septembre 2018, la chanson Immortels, extraite du futur album En amont, est publiée. Elle provient des sessions de Bleu pétrole et est écrite par Dominique A. L’album, qui sort le 23 novembre 2018, est composé de onze titres enregistrés entre 2002 et 2008 et produits par Édith Fambuena.
Le 18 mars 2022 sort l’album Live 81 enregistré en public à Troyes le 22 mai 1981.
Vie privée
Alain Bashung se marie le 7 juin 1971 avec Chantal Mironneau ; le couple divorce le 22 octobre 19865. Il se remarie le 15 juin 1991 avec Chantal Monteraselli avec qui il a un enfant, Arthur, en 1983. Ils se séparent en 1997 et divorcent le 10 décembre 1999. Il se remarie pour la troisième fois le 30 juin 2001 avec Chloé Mons avec laquelle il a un deuxième enfant, Poppée Bashung, née le 22 janvier 2001.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/17974-Alain-Bashung