ALAIN SOUCHON
Alain Souchon est un auteur-compositeur-interprète et acteur franco-suisse né le 27 mai 1944 à Casablanca au Maroc. Figure majeure de la chanson française depuis les années 1970, sa carrière est notamment marquée par sa collaboration avec Laurent Voulzy entamée en 1974.
Il a vendu plus de dix millions d’albums et avec dix trophées gagnés depuis 1986, c’est l’un des artistes les plus récompensés aux Victoires de la musique.
Biographie
Ses débuts
Alain Édouard Kienast naît le 27 mai 1944 à Casablanca, dans une famille aisée d’origine suisse du côté maternel. Il porte d’abord le nom de son père officiel, Kienast, avant de prendre celui de son père biologique, Pierre Souchon, qui est l’amant, puis le second mari de sa mère Madeleine Lemaître. Il a quatre frères, deux demi-frères et une demi-sœur.
Il vit six mois à Casablanca au Maroc, puis passe son enfance à Paris et sept ans dans une pension en Suisse.
Son père biologique est professeur d’anglais au lycée Claude-Bernard dans le 16e arrondissement de Paris (qu’il évoque dans la chanson J’étais pas là sur l’album Toto 30 ans, rien que du malheur…), inhumé au cimetière parisien de Bagneux, et sa mère romancière pour la collection Floralies des éditions Tallandier, écrivant sous le pseudonyme de Nell Pierlain.
En 1959, sur la route du retour de vacances au ski, la voiture familiale est percutée par un camion ; son père biologique, Pierre Souchon, meurt sur le coup, alors qu’Alain n’a que quatorze ans. Cette disparition le marquera profondément et inspirera deux chansons, Dix-huit ans que je t’ai à l’œil parue en 1977 sur l’album Jamais content et La Ballade de Jim parue en 1985 sur l’album C’est comme vous voulez en 1985.
Élève distrait et rêveur, il a des résultats scolaires calamiteux, si bien qu’il est envoyé à quinze ans en pension dans l’École d’horlogerie de Cluses en Haute-Savoie (actuellement lycée Charles-Poncet) où son frère aîné, professeur d’anglais, est aussi guide de montagne. La famille connaît des difficultés financières et sa mère doit gagner sa vie en écrivant pour la collection Harlequin. Ne pouvant s’adapter au milieu des autres élèves, il se réfugie dans la poésie et finit par se faire renvoyer pour indiscipline. Il est envoyé par sa mère en 1961 dans un lycée français en Angleterre. Son inscription n’étant pas valable, il reste néanmoins sur place et y vit de petits boulots pendant dix-huit mois. C’est notamment en travaillant dans un pub qu’il développe son goût pour la chanson populaire. Il est surnommé le Frenchman. Certaines de ses rencontres lui donnent l’occasion de faire découvrir la chanson française (Georges Brassens, Léo Ferré, Jacques Brel, Guy Béart…) et lui permettent d’écouter le répertoire anglo-saxon. Il évoque ce passage de sa vie dans Londres sur Tamise sur l’album J’ai dix ans et dans la chanson Jamais content. Il passe, par trois fois, son baccalauréat par correspondance sans l’obtenir.
Rentré en France, il vit toujours de petits boulots et tente sa chance dans la chanson en se produisant dans des salles parisiennes. En mai 1968, il décide de quitter Paris. À son retour, il rencontre Françoise Villechevrolle qu’il épouse le 20 novembre 19716, qu’il surnomme Belote (prononcé « Bélote », dérivé de belle). En 1972, il a un fils, Pierre Souchon, qui formera plus tard le groupe Les Cherche Midi avec Julien Voulzy, fils de Laurent Voulzy. La même année, trois 45 tours sont publiés chez Pathé Marconi, mais sont des échecs.
Le début du succès
Étranglé par les difficultés financières, il écrit en 1973 la chanson L’Amour 1830 qu’il destine à Frédéric François. Bob Socquet, directeur artistique de RCA Records, encourage Alain à l’interpréter lui-même. Celle-ci reçoit un bon accueil et est sélectionnée au concours de la Rose d’or d’Antibes, où Alain emporte le prix spécial de la critique et le prix de la presse.
Dans la foulée, il enregistre un album. Cherchant un arrangeur capable de donner forme à son univers musical, il rencontre en 1974 Laurent Voulzy, également sous contrat chez RCA. Bob Socquet sent que la collaboration entre les deux hommes peut être fructueuse, les musiques étant le point faible des chansons de Souchon. Souchon et Voulzy seront liés depuis ce jour par leur amitié et leur complémentarité artistique. Laurent Voulzy réalise les arrangements du premier album d’Alain Souchon, (paru sans titre et désigné en général par le nom du tube J’ai dix ans), puis les musiques de Bidon sorti en 1976.
Cette collaboration va engendrer le succès naissant de ses disques avec des titres comme J’ai dix ans, S’asseoir par terre et Bidon. Alain Souchon (comme Michel Jonasz, Jacques Higelin et Yves Simon) est alors la figure de proue de ce que la presse et les spécialistes appellent la nouvelle chanson française, qu’il évoque ironiquement dans la chanson Nouveau sur l’album Toto 30 ans, rien que du malheur…. L’intéressé lui-même admet qu’il y avait alors une réelle volonté d’écrire différemment, et qu’en cela l’écriture musicale de Laurent Voulzy très pop et rythmiquement exigeante l’a obligé à inventer son propre style, très saccadé, quasiment télégraphique.
Un chanteur « phénomène »
Alors que Rockollection, dont il signe le texte pour Laurent Voulzy, est le succès de l’été 1977, Alain Souchon sort son troisième album : Jamais content. Il révèle Souchon sous un jour différent : témoin des difficultés de son époque (La P’tite Bill et Poulaillers’ Song), il exprime aussi des émotions personnelles (la dépression, dans Allô maman bobo). Alain Souchon est alors en couverture des magazines, le symbole du Nouveau Père, plus fragile et plus conscient de sa part de féminité – il se moquera également de cette étiquette « nouvel homme » en 1985 dans J’veux du cuir. Et déjà la mélancolie avec Y’a d’la rumba dans l’air, qui, entre l’apogée du disco et l’émergence du punk, apporte un vent de douceur acidulée et obtient un gros succès. Il entame une tournée qui l’amène à être en première partie de Jean-Jacques Debout (Olympia), Antoine et Thierry Le Luron.
En 1978, naît son second fils, Charles. Ce dernier, après une carrière de graphiste (il est le créateur des dernières versions du site de son père), se lancera aussi dans la chanson sous le pseudonyme Ours. La même année sort l’album Toto 30 ans, rien que du malheur…. Le mythe du Nouvel Homme se confirme, un homme angoissé par les années qui passent et les kilos qui viennent (Toto 30 ans rien que du malheur… et Papa mambo). Un album résolument plus noir que les précédents, où l’artiste se révèle de plus en plus introspectif (Le Dégoût et J’étais pas là), mais qui n’en oublie pas pour autant la société et ses travers dans Le Bagad de Lann-Bihoué. Y figure également la chanson-titre du film de François Truffaut, L’Amour en fuite, que le réalisateur lui a demandée, l’une des plus appréciées du répertoire de l’auteur.
Alors qu’en 1979 il voit pour la première fois son nom écrit en lettres capitales rouges au fronton de l’Olympia, 1980 voit la sortie de Rame. La chanson-titre est un succès immédiat auprès du public. La même année, il fait sa première apparition au cinéma devant les caméras de Claude Berri pour Je vous aime aux côtés de Catherine Deneuve, Gérard Depardieu et Serge Gainsbourg. La vie, vue comme un film de cinéma, lui inspire Manivelle sur l’album Rame.
D’autres films suivront, comme Tout feu, tout flamme de Jean-Paul Rappeneau et L’Été meurtrier de Jean Becker, deux films où il donne la réplique à Isabelle Adjani. Il emballe critiques et public, mais ne se sent pas à l’aise dans ce nouveau costume, et finira par renoncer, au tournant du siècle, à faire carrière dans le 7e art.
En 1983 sort son sixième album : On avance. Il dresse déjà le bilan des années hippies dans Lennon Kaput Valse et se moque de la tension nouvelle des relations Est/Ouest dans Billy m’aime. Laurent Voulzy est moins présent sur cet album : il n’y signe qu’une seule musique, les autres sont composées par Souchon lui-même, Michel Jonasz (à qui il rend hommage dans le titre Jonasz sur l’album Rame), Louis Chedid, et Yves Martin, lequel a coproduit l’album. David McNeil met en mots avec Souchon la ville qui a vu sa naissance dans Casablanca, titre nostalgique. Cet album contribue à écorner le mythe du Nouveau Père, avec son univers musical décalé (orchestre, cordes, valse…). La même année, il signe des textes pour Laurent Voulzy, pour son album : Bopper en larmes sorti en 1983. Cet album voit le début d’une musique plus synthétique chez Voulzy et la transmettra dès le prochain album de son compère.
Un artiste reconnu
Sorti en 1985, C’est comme vous voulez est un changement radical, de maison de disques (Virgin au lieu de RCA) comme de style musical, nettement plus rythmé et synthétique (abordé chez Voulzy dès la chanson Idéal simplifié en 1981 et l’album Bopper en larmes en 1983). Il regrette la lourdeur de la vie citadine (La vie intime est maritime et Pays industriels), se pose en chanteur cynique prêt à tout pour son succès (C’est comme vous voulez), avant de se chercher en vain (Les Jours sans moi). Les radios préfèrent La Ballade de Jim qui évoque pourtant une tentative de suicide. Le clip recevra la Victoire de la musique du meilleur vidéo-clip de l’année 1986, alors que Belle-Île-en-Mer, Marie-Galante interprétée par son compère reçoit celle de la chanson originale de l’année. Il fait une tournée conjointement avec Véronique Sanson. En avril 1984, copilote de Gérard Feldzer sur un avion de construction amateur Rutan VariEze, il participe, en 1 h 24 min, au record du Londres-Paris avec dix litres de carburant, record homologué par la Fédération aéronautique internationale.
Ultra moderne solitude sort en 1988, en partie enregistré au Royaume-Uni. La chanson-titre est Quand j’serai K.O. (Victoire de la musique de la meilleure chanson originale de l’année 1990) sort en 45 tours et reste un des standards de l’artiste. Cet album se distingue du précédent en ce qu’il est formellement moins noir, ce qui n’empêche pas Alain Souchon de dénoncer de plus en plus les dysfonctionnements de la société (Les Cadors et Normandie Lusitania) ou de continuer à évoquer ses doutes existentiels (J’attends quelqu’un) et son angoisse du temps qui passe (La Beauté d’Ava Gardner). Il décrit son album comme étant « très strict, austère, un peu monacal. On dirait l’abbaye de Timadeuc, en Bretagne. Tu y vas, tu demandes des fromages à des moines parfaits, très lisses, soixante ans et l’air d’en avoir dix-neuf. — Et il est fait avec quoi votre fromage ? — Avec le lait de nos sœurs les vaches ! Voilà : mon disque est fait avec le lait de nos sœurs les vaches »15. La tournée qui s’ensuit donne l’album live Nickel qui reçoit la Victoire de la Musique du meilleur album de l’année 1991, de même que Belle Île en Mer, Marie Galante est sacrée « Chanson de la décennie ».
En 1993, C’est déjà ça s’impose comme l’un des meilleurs albums du chanteur, porté par Foule sentimentale, chanson emblématique du chanteur et récompensée « Chanson des vingt dernières années » à l’occasion des vingtièmes Victoires de la Musique. La chanson-titre est choisie par Amnesty International pour la représenter. Il célèbre aussi à sa façon Arlette Laguiller dans la chanson homonyme, se détachant toutefois de sa doctrine politique. À l’occasion de la présidentielle de 2002, Arlette Laguiller n’appelant pas à voter pour Jacques Chirac au second tour au cours duquel il affronte Jean-Marie Le Pen, il déclare ne plus vouloir interpréter cette chanson, jugeant « cette femme trop dure ». On note la première collaboration avec son fils Pierre sur Le fil. À signaler également le retour d’arrangements plus centrés autour de la guitare. Une tournée nommée Défoule sentimentale donnera un album live du même nom qui recevra la Victoire de la musique de l’album de l’année 1996.
De 1994 à 2003, il participe régulièrement aux concerts des Enfoirés pour les Restos du Cœur.
Prenant exemple sur son compère Laurent Voulzy, Alain Souchon raréfie sa production et attend 1999 pour sortir Au ras des pâquerettes, titre éponyme, bien que différent, de celui figurant sur le premier album des Cherche Midi de son fils Pierre. Cet album très attendu confirme la tendance amorcée depuis un ou deux albums d’un artiste qui nous raconte le monde qui l’entoure : l’amour contrarié par la vie moderne (Tailler la zone), l’adultère (Le Baiser), la nature polluée et qui s’abîme (Pardon), les sans-abris (Petit Tas tombé, Une guitare, un citoyen). Dans cet album, Alain Souchon évoque également la nostalgie des idoles perdues (C’était menti) et du Paris des artistes remplacés par des boutiques (Rive gauche). Et toujours ce malaise de la vie qu’il exprime magnifiquement dans sa chanson La vie ne vaut rien. Le livret de l’album contient des indications quant à la genèse des différentes chansons qui le composent. La tournée donnera l’occasion de capter, pour la première fois, un de ses concerts au Casino de Paris, qui donnera un album live et un DVD nommé J’veux du live.
Une personnalité multigénérationnelle : dans la cour des grands
Son onzième album sort en 2005 sous le titre de La Vie Théodore, en hommage à Théodore Monod, dont il narre la vie dans la chanson-titre. Encore un peu plus introspectif, Souchon nous rappelle que la société ne lui va toujours pas (Putain ça penche, En collant l’oreille sur l’appareil), et poursuit son questionnement métaphysique (Et si en plus y’a personne). L’amour est bien sûr toujours source d’inspiration pour l’auteur (J’aimais mieux quand c’était toi, À cause d’elle, Le Mystère, L’Île du dédain et Lisa). Pierre Souchon participe aux musiques de trois chansons, dont Lisa, aidé par Julien Voulzy, puisque ce titre est en fait une reprise des Cherche Midi). C’est également dans cet album que Souchon chante Bonjour tristesse, chanson dédiée à Françoise Sagan, qu’il reprendra dans une nouvelle version en 2008.
À l’hiver 2008 sort Écoutez d’où ma peine vient. Alain au départ ne voulait écrire que quelques chansons pour illustrer un documentaire sur sa carrière diffusé sur France 3 Le chanteur d’à côté, mais les chansons qu’il a écrites ont fini par former un album complet. Le titre Parachute doré, inspiré des excès de grands patrons virés avec des indemnités indécentes, a été distribué en téléchargement gratuit sur son site officiel. Dans ce disque, il dresse un constat d’échec des années Flower Power (Rêveur), analyse les causes de sa mélancolie (Écoutez d’où ma peine vient), parle de l’immigration illégale (Elle danse) et de la délinquance au féminin (8 m2). La seule collaboration avec Laurent Voulzy se fait sur le titre Popopo, chanson démystifiant Che Guevara. Ce titre a été ajouté in extremis, car Souchon ne voulait pas publier un album sans une collaboration avec son frère de musique Voulzy.
Le 21 novembre 2011 sort l’album À cause d’elles, réalisé par Renaud Letang, qui reprend des airs et comptines que sa mère lui chantait quand il était enfant.
Le 24 novembre 2014, Alain Souchon sort Alain Souchon & Laurent Voulzy, un album principalement composé de duos avec Laurent Voulzy.
Le 18 octobre 2019 sort l’album Âme fifties, dont Alain Souchon avait dévoilé le 30 août 2019 le nom, les dix titres des chansons et les deux chansons : Âme fifties et Presque (écrit par Alain Souchon, Édouard Baer et composé par ses deux fils, Charles et Pierre Souchon). C’est son premier album solo en huit ans et son premier album original en onze ans. En 2020, aux Victoires de la musique il remporte le trophée de l’Album de l’année.
Il a vendu plus de 10 millions d’albums et avec notamment 10 Victoires de la musique c’est l’un des artistes français les plus récompensés.
Vie privée
Alain Souchon vit depuis plusieurs années dans le Loir-et-Cher où il a participé à plusieurs œuvres caritatives, notamment par l’intermédiaire de son épouse Françoise impliquée dans le milieu associatif. Avec son allure débonnaire et sa voix nonchalante, le chanteur aux cheveux hirsutes continue à « cultiver l’image d’un éternel adolescent au spleen tout baudelairien ».
Alain Souchon est le père des auteurs-compositeurs-interprètes Pierre Souchon et Charles Souchon, connu sous le nom de scène Ours.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/395901-Alain-Souchon
ALAIN LANTY
Alain Lanty est un pianiste, compositeur et chanteur français, né le 28 novembre 1961 à Auray (Morbihan).
Biographie
Il compose pour de nombreux artistes français, notamment Renaud, Florent Pagny, Marc Lavoine, Dani, Régine, Maurane, Hélène Ségara, Françoise Hardy, Étienne Daho, Michel Delpech…
Alain Lanty est aussi un pianiste de renom. Il joue du piano sur de nombreux titres d’albums, par exemple pour Renaud, Michel Delpech, Pascal Obispo (Lucie, Fan), Calogero, Johnny Hallyday, Raphael, Isabelle Boulay, La Grande Sophie, Grand Corps Malade et bien d’autres.
Il s’est essayé à la carrière de chanteur, en 1984 avec Pourquoi t’es pas là puis en 1986 avec Shanghai au Crépuscule, c’est en 1990, il sort un album nommé Atlantique, avec 10 titres, donc ses 2 succès Tant Bien que Mal et Vous voudriez vivre à ma place. En 1994, il sort un single avec 2 titres, Elle est Bonne et Posons Nos Valises, le premier titre est co-écrit avec Pierre Grillet et Marc Lavoine, dessus il est indiqué qu’il y aura un futur album, mais celui-ci n’a jamais vu le jour.
Il accompagne Renaud depuis la tournée « Une guitare, un piano et Renaud ». Il fera tous ses concerts de 1999 à 2007. Il a composé quelques musiques (Cœur perdu, Baltique, Mon nain de jardin et Mal barrés) pour l’album Boucan d’enfer puis des musiques sur l’album Rouge Sang en 2006. Il réalise également l’album hommage La Bande à Renaud.
Il participe également à de nombreux shows télévisés et autres événements, tels que Les Restos du cœur, Sol En Si et Sidaction.
En 2009, il devient juré dans l’émission X Factor.
De 2012 à 2017, il est pianiste de Johnny Hallyday.
En 2018, il accompagne Marc Lavoine sur scène, et Florent Pagny sur le disque Tout simplement.
Alain Lanty est aussi compositeur de génériques télé et de spots publicitaires -France Télécom, la Redoute, E.Leclerc, La Poste.
Son nom est également associé à diverses musiques pour le cinéma court métrage, ainsi que long métrage.
Alain Lanty a quatre enfants Vincent, Mona, Pablo , Eden.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/487957-Alain-Lanty
ALAIN DUBAR
Auteur-compositeur-interprète, Alain Dubar, originaire du Nord de la France, est né le 16 février 1949.
En 72, il sort son 1er SP « Angélique ou polygamie» (Avec Jérôme et Victor) chez Elver suivi en 73 du SP « Permission de minuit » chez AZ.
Il signe alors chez Carrere et enregistre , en 79, l’album « Rencontre » avec les SP« La musique peut continuer« et » Rencontre (Hello hello).
Il passe ensuite chez Barclay et sort les SP « Carol » (81) et « Toutou t’aime» (82) qui connaît le succès.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/1000598-Alain-Dubar
ALAIN CHAMFORT
Alain Chamfort, de son vrai nom Alain Le Govic, est un musicien, chanteur et compositeur français né le 2 mars 1949, dans le 11e arrondissement de Paris.
Il est remarqué par Claude François, qui lui fait enregistrer ses premiers succès comme Adieu mon bébé chanteur et L’Amour en France, qui lui valent d’être catalogué « chanteur à minettes ». Il quitte cet univers en 1976 en signant chez CBS afin de changer de style et d’avoir une totale liberté artistique.
En 1979, il interprète Manureva, qui reste à ce jour le plus grand succès de sa carrière en s’étant vendu à plus d’un million d’exemplaires.
Biographie
La jeunesse
La famille Le Govic habite Clichy dans un petit deux-pièces d’un premier étage sur cour. Pendant l’été 1952, elle déménage à Eaubonne dans le Val-d’Oise. Dès son plus jeune âge, Alain apprend le piano qui deviendra son instrument de prédilection. Il prend des cours avec un professeur dans une des arrières salles du casino de la ville d’Enghien. Il passe ensuite plusieurs concours en 1957, 1958 et 1959 et remporte le concours Nérini au cours duquel ses prestations sont enregistrées sur un disque monoface pour offrir à sa famille.
Devenu adolescent, il renonce à entrer au Conservatoire de Paris, alors qu’il s’y était préparé. Il fonde assez rapidement son premier groupe avec un ami, « Les Dreamer’s ». Avec un troisième musicien, ils jouent principalement des standards de jazz d’Art Blakey, Jazz Messengers, Erroll Garner, John Coltrane, Art Tatum…
Les débuts
Alain Chamfort finit par quitter ce groupe pour se joindre au groupe « Les Shakers » de Houilles avec qui il gagne un concours de meilleur orchestre sur le tremplin du Golf Drouot qui avait lieu tous les vendredis soir. Devenu « Les Murator’s », le groupe joue très fidèlement le répertoire des Beatles, des Rolling Stones ou des Yardbirds, avec leur chanteur Richard, tous les dimanches après-midi à Argenteuil, à la « Porte Saint-Germain », dans une salle louée, située au-dessus d’un magasin de meubles, devant tous leurs jeunes fans venant de toute la région, pendant plusieurs années. Ils sont équipés de matériels de professionnel….L’une de leurs fans, la chanteuse Séverine fait connaissance, et rejoint le groupe pour chanter Goldfinger et des chansons en vogue de ces années-là. Le groupe finit par se séparer après plusieurs années de succès. Alain rejoint alors les Mods et en devient le leader, et pour la première fois, se met au chant. Les « Mods » signent chez Vogue et enregistrent un 45 tours dont la chanson principale J’veux partir est composée par Alain. Ils sortent ensuite un deuxième 45 tours sans succès. La chance vient aux « Mods » grâce à Jacques Dutronc qui les repère et leur propose de l’accompagner pontuellement sur sa chanson Et moi, et moi, et moi pour quelques émissions de télévision du moment. Dutronc finit par reprendre ses anciens musiciens, mais propose à Alain de rester avec lui, conquis par ses qualités de claviériste et de présence discrète pour compléter son groupe, ainsi qu’à un autre membre des Mods, Jean-Pierre Alarcen guitariste.
Alain Chamfort enregistre plusieurs titres avec Dutronc, comme On nous cache tout, on nous dit rien, La Fille du Père Noël, Les Play-Boys, J’aime les filles (où Alain joue toutes les introductions au piano), Les Cactus..etc…..Il participe ainsi au 1er album de Dutronc qui est publié en octobre 1966. Alain quitte ensuite Dutronc au bout de deux années, pour enregistrer quelques titres seul — et sous le nom d’Alain Legovic (son vrai nom étant Alain Le Govic) — en signant avec Dick Rivers qu’il a rencontré lors des événements de mai 68.
Au retour d’un séjour à Londres, il enregistre un nouveau 45 tours avec Étienne Roda-Gil, le parolier de Julien Clerc à l’époque. De 1968 à 1970, Alain enregistre cinq 45 tours qui ne rencontrent aucun succès. L’un des derniers disques ne sera même pas commercialisé, un autre ne paraîtra qu’en Allemagne.
En 1971, il est choriste dans un groupe lors de l’édition 1971 de l’Eurovision, qu’il remporta pour Monaco, avec la chanteuse Séverine.
Les premiers succès et un difficile changement de cap
Il rencontre Claude François en tant qu’auteur-compositeur, pour lui proposer des chansons, Claude François lui demande alors de travailler avec lui, c’est la période Flèche. Tout d’abord, il est compositeur avec Michel Pelay pour certains artistes et choristes, puis grâce à une proposition de Claude François, pour faire un disque, d’abord une maquette avec Michel Pelay où ils chantent ensemble, puis d’un commun accord, il est décidé qu’Alain Chamfort chantera seul.
Claude François trouve le nom Alain Le Govic trop marqué régionalement (la Bretagne) et cherche un pseudonyme dans le dictionnaire des noms propres. Les deux artistes se mettent d’accord sur « Chamfort ». Après un premier 45 tours, Dans les ruisseaux, en 1972, il enchaîne les succès commerciaux (Signe de vie, signe d’amour, L’Amour en France, Je pense à elle, elle pense à moi, Adieu mon bébé chanteur) et les tournées, et devient malgré lui un chanteur à minettes.
Il reprendra en 1975 la chanson de Barry Manilow Could It Be Magic en français (Le Temps qui court) sans grand succès. C’est Donna Summer qui fera décoller cette chanson l’année suivante.
Ensuite, avec le succès et la jalousie maladive de son patron, les rapports avec Claude François vont se détériorer rapidement. (Il ne chantait pas des textes en rapport avec ses convictions). Alain quitte le label Flèche et continue sa carrière seul. Il emmène avec lui Gérard Louvin, qui devient, jusqu’en 1982, le gérant de la société de production de Chamfort (ACO Music) et le manager d’Alain Chamfort, et Michel Pelay.
En 1976, il signe chez CBS Records avec une liberté totale dans le choix artistique. La même année, il se consacre à l’enregistrement de son premier album (l’album publié chez Flèche n’est qu’une compilation des 45 tours déjà sortis). En 1977, il fait les chœurs pour l’album de Véronique Sanson : Hollywood. À l’automne 1976, l’album Mariage à l’essai sort dans les bacs. Ce disque est un changement radical de style, après les six années passées avec Claude François, mais le succès se fait attendre.
Le renouveau : Gainsbourg, Manureva et les autres
En 1977, Alain Chamfort décide avec l’accord de sa maison de disques, d’enregistrer son album suivant (Rock’n rose) dans un studio de Los Angeles, dont les musiciens l’ont fasciné par la qualité de leur jeu, leur perfectionnisme et leur sérieux, lors de l’enregistrement de l’album de Véronique Sanson. Durant l’été 1977, il part avec les compositeurs Michel Pelay et Jean-Noël Chaléat à Los Angeles et choisit des musiciens dont Jeff, Steve et Mike Porcaro, qui formeront plus tard le groupe Toto. Les percussions et cordes ont été d’abord enregistrées à Londres. Pour les textes, il fait appel à Serge Gainsbourg.
Le second album, Rock’n rose sort en septembre et ne connaît qu’un succès moyen malgré les titres Joujou à la casse et Baby Lou. Après avoir publié un 45 tours en 1978, enregistré à Londres et collaboré avec son complice Jean-Noël Chaléat pour le maxi single instrumental Araxis Space Ship, il repart à Los Angeles pour préparer son troisième album Poses. Il compose la musique avec Jean-Noël Chaléat, les textes sont de nouveau écrits par Serge Gainsbourg, notamment ce qui sera son plus grand tube, Manureva, classé 2e en France durant tout le mois de janvier 19802 et 19e en Espagne au cours de l’été de la même année.
Cette chanson demeure à ce jour la plus célèbre de son répertoire. À l’origine, elle doit s’appeler Adieu California mais Chamfort n’est pas convaincu par la première version écrite par Gainsbourg. C’est à l’occasion d’un dîner que ce dernier entend parler du navigateur disparu Alain Colas et de son bateau Manureva. Le sujet lui inspire directement les paroles de la chanson qui, en plus de devenir un considérable succès, s’avère être un morceau de disco mélancolique révélant un travail de production inventif. D’une manière plus générale, la nouvelle orientation musicale d’Alain Chamfort, teintée de « nouveau romantisme », n’est pas sans rappeler les productions anglaises de Duran Duran ou Roxy Music. Gainsbourg n’écrit que quelques textes de l’album (Manureva, Démodé et Bébé Polaroïd). Pour les autres, Alain Chamfort fait appel à Jean-Michel Rivat (Géant, Béguine), Jay Alanski (Palais royal, Toute la ville en parle) et Jane Birkin (Let Me Try Again). Manureva se vend à près d’un million d’exemplaires4 et permet à Alain de renouer avec le succès qu’il avait connu au début de la décennie.
En 1981 sort l’album Amour année zéro, enregistré à Los Angeles, qui est une nouvelle collaboration entre Serge Gainsbourg et Alain Chamfort (pour huit des neuf titres de l’album). La chanson Bambou est un succès avec 200 000 exemplaires vendus en France.
En 1983 il produit le deuxième album de Lio, Amour toujours, pour lequel il compose notamment la chanson La Reine des pommes.
Puis, débute une période durant laquelle la musique d’Alain Chamfort s’inscrit plus nettement dans une mouvance que l’on peut associer à la new wave naissante, tout en conservant le côté « nouveau romantisme » abordé quelques années plus tôt, avec l’utilisation marquée d’instruments électroniques comme les synthétiseurs (en collaboration avec Wally Badarou notamment), qui accompagnent des mélodies pop sucrées et des thèmes à la saveur exotique, évoquant les voyages ou encore l’Orient. Les albums s’enchaînent jusqu’au tout début des années 1990, faisant de Chamfort une figure incontournable de la musique pop française de cette époque-là : Bambou, Chasseur d’ivoire, Paradis, Bons baisers d’ici, Rendez-vous, Traces de toi, La Fièvre dans le sang, Souris puisque c’est grave, sont autant de succès.
Période plus délicate et nouvelle voie
Les années 1990 se révèlent finalement plus difficiles pour Alain malgré quelques titres marquants, comme Clara veut la lune ou L’ennemi dans la glace (Victoire de la musique du meilleur vidéo-clip en 1994, réalisé par Jean-Baptiste Mondino). Avec cette baisse de succès et de vente de disques, son contrat avec Sony n’est pas reconduit : sa période de gloire semble passée. Après avoir publié en 2000 la compilation Ce n’est que moi, il signe chez « Delabel » et sort en 2003 l’album Le Plaisir. Lorsque le Label arrête ses comptes fin décembre, il estime que le disque, sorti en septembre, n’affiche pas des chiffres de vente suffisants. Alain Chamfort est alors contraint de quitter la maison de disques .
Il rebondit dès lors en 2004 avec le clip des Beaux Yeux de Laure, remarqué par les médias et très diffusé : il remporte la Victoire de la musique du meilleur vidéo-clip l’année suivante.
Depuis 2005, il a signé avec un label indépendant, XIII Bis Records, et s’est fait remarquer en donnant un concert surprise au Jardin du Luxembourg. Il donne une série de concerts à l’Alhambra où il reprend ses plus grands succès ainsi que des chansons en duo « virtuel » via une série d’écrans, avec Michel Delpech, Vincent Delerm et Jane Birkin (en 1998, il avait composé Les clés du Paradis pour le premier album non Gainsbourg de cette dernière, À la légère).
En 2007, il contribue au cinquième album de Vanessa Paradis, Divinidylle, avec Junior Suite, une chanson qu’il a écrite pour elle en 2000 et qui devait initialement figurer sur l’album Bliss de la chanteuse.
Le 16 février 2010, il sort un nouvel album intitulé Une vie Saint Laurent. Consacré à Yves Saint Laurent, il est écrit par Pierre-Dominique Burgaud et réalisé par Jean-Philippe Verdin. Disponible en digital et en physique exclusivement sur le site vente-privee.com9, l’album connaît un succès public et critique, réalisant un bon démarrage avec 7 962 exemplaires vendus en une semaine.
En 2012, il sort un nouvel album intitulé Elles et lui, une collection de duos reprenant ses principaux succès, où chaque titre est chanté avec une femme différente.
Il fait partie des 60 artistes du Collectif Paris Africa réunis pour l’UNICEF pour la lutte contre la crise nutritionnelle et alimentaire qui frappe quatre pays de la Corne de l’Afrique.
Il publie le 20 avril 2018 son quinzième album, Le Désordre des choses.
En 2020, Chamfort organise, avec Olivier Gluzman, des reprises inédites de plusieurs de ses plus grands titres, réorchestrés par Nobuyuki Nakajima. Il doit être accompagné par l’Opéra Orchestre national Montpellier, sous la direction de Gwennolé Rufet. Alors que la première est prévue le 31 octobre, le deuxième confinement liée à la pandémie de Covid-19 interdit au public de venir. Le spectacle a tout de même lieu, mais est enregistré dans une salle sans public. La captation donne lieu à un disque, Symphonique Dandy, sorti le 3 décembre 2021.
Cinéma et télévision
Alain Chamfort compose aussi pour le cinéma : il travaille avec Jean-Pierre Mocky (À mort l’arbitre en 1984) il écrit la musique du film et le générique Backdoor Man dont il choisit Viktor Lazlo14 comme interprète ; Arnaud Sélignac (Eye of the Wolf en 1995) qui l’avait sollicité comme acteur dans son téléfilm Une femme pour moi en 1993. On le retrouve dans le court-métrage Men/Toys/Girl en 2001.
En 2011, il participe à l’épreuve de « La maison des juges » de l’émission X-Factor sur M6, en tant que bras-droit d’Olivier Schultheis, chargé du groupe des filles de moins de 25 ans.
En 2012, il tourne dans le film Les Jeux des nuages et de la pluie (sortie 2013) dans lequel il donne la réplique à Hiam Abbass.
En 2013, il assiste Jenifer dans la Saison 2 de The Voice, la plus belle voix au moment des battles.
En 2014, il participe à la première de l’émission Stars au grand air avec Patrick Bruel, Amel Bent et Bénabar, diffusée sur TF1 et enregistrée à l’automne 2013 dans une maison du Gers.
Autres activités
En 2004, il devient membre du conseil d’administration de la SACEM.
En 2007, il est fait Chevalier de la Légion d’honneur.
En 2009, il participe à la Commission Culture et Université présidée par Emmanuel Ethis.
En septembre 2018, à la suite de la démission de Nicolas Hulot, il signe la tribune contre le réchauffement climatique intitulée Le Plus Grand Défi de l’histoire de l’Humanité, qui parait à la « Une » du journal Le Monde, avec pour titre L’appel de 200 personnalités pour sauver la planète.
Vie privée
Il a cinq enfants avec trois compagnes. Avec sa première compagne, Corinne : Clémentine, née le 11 mai 1977, Gary et Lucas nés le 3 novembre 1980. Tess17 née le 24 septembre 1997 avec Claire, une jeune mannequin rencontrée en 1987. Puis il a rencontré Nathalie en 2005, une styliste avec laquelle il a eu Lucien, né le 13 mai 2009.
Il a aussi deux petits-enfants.
Il a aussi eu une relation entre 1979 et 1985 avec la chanteuse Lio.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/175267-Alain-Chamfort
ALAIN BASHUNG
Alain Baschung, dit Alain Bashung, né le 1er décembre 1947 dans le 14e arrondissement de Paris et mort dans la même ville le 14 mars 2009, est un auteur-compositeur-interprète et acteur français.
Il devient, après un début de carrière difficile, une figure importante de la chanson et du rock français à partir du début des années 1980 et a influencé un grand nombre de chanteurs de la nouvelle scène française avec des tubes tels que Gaby oh Gaby (1980) et Vertige de l’amour (1980). À partir de son huitième album, Osez Joséphine (1991), il produit davantage de titres connaissant un retentissement commercial moindre, ce qui ne les empêchera pas d’être salués par la critique. Il a sorti douze albums studio et deux posthumes ont vu le jour.
Il est, à égalité avec Matthieu Chedid, le chanteur le plus primé aux Victoires de la musique avec treize victoires obtenues au long de sa carrière.
Biographie
Jeunesse
Alain Claude Baschung est né d’une mère bretonne, Geneviève Hascoët, ouvrière dans l’usine Renault de Boulogne-Billancourt, et d’un père kabyle, qu’il n’a jamais connu. Sa mère, qui n’a jamais voulu parler à Alain de cette liaison passagère, se marie peu après sa naissance avec Roger Baschung, un boulanger alsacien. Il prend le nom de son beau-père et est envoyé, alors qu’il n’a qu’un an, chez les parents de celui-ci, dans les environs de Strasbourg, à Wingersheim, afin de bénéficier de meilleures conditions matérielles. Alain Bashung passe ainsi son enfance à la campagne dans un milieu modeste et conservateur, avec Oma (Elisabeth Battenstein, née à Düsseldorf, le 26 mars 1897), une grand-mère qui ne parle pas le français. Son beau-père Roger lui offre pour ses cinq ans un harmonica Rosebud qui sera son jouet préféré. L’enfant s’évade de l’ennui et de la solitude à travers la radio, ses premiers émois musicaux sont les valses de Strauss, Wagner ou Kurt Weill… Enfant de chœur à Wingersheim, il pratique aussi le basket-ball et le cyclisme sur piste. Plus tard, à travers les radios des bases américaines installées en Allemagne, il découvre le rock’n’roll : « J’avais l’impression que chaque morceau m’était adressé personnellement, pour la première fois je me suis senti heureux ».
Il revient vivre à Boulogne-Billancourt en 1959, chez ses parents. À la suite de l’obtention de son certificat d’études, il reçoit comme cadeau une guitare Lucky 710. Auprès de sa « marraine » Andrée, l’ancienne responsable du personnel et des œuvres sociales chez Renault, qui l’emmène aux concerts, il découvre les grandes figures de la chanson française, Édith Piaf, le rock américain de Gene Vincent, écoute à la radio Buddy Holly, qui deviendra un modèle, Elvis Presley.
À partir de 1963, et tout en suivant des études à l’école nationale de commerce, il forme avec Mike Larie, un copain de cette même école, le groupe éphémère Les Dunces (en français : « les cancres »), au registre composé de reprises de morceaux country, folk et rockabilly. Le groupe se produit l’été 1963 à Royan, puis l’hiver à Méribel. En 1965, il abandonne ses études de comptabilité après avoir obtenu son BTS, à la suite d’un stage dans un bureau du service financier de Rhône-Poulenc. Il décide alors de devenir musicien, alors même que, ayant coupé les ponts avec sa famille depuis l’âge de seize ans, il habite chez des amis. Il continue avec les Dunces à jouer, essentiellement dans les bases américaines, mais dans les restaurants, les hôtels de province. Un ami de sa marraine Andrée, régisseur à l’ORTF pour les shows d’Henri Salvador, lui ouvre les portes du music-hall.
10 ans de débuts difficiles
Il commence ainsi sa carrière, difficilement, avec un premier 45 tours, Pourquoi rêvez-vous des États-Unis ?, en 1966 ; il a alors dix-neuf ans. La même année, entré chez RCA comme arrangeur, il y signe la musique de quelques chansons pour Claude Channes (le titre Il est grand temps de faire… Boom!), Évelyne Courtois alias Pussy Cat (le titre Moi je préfère ma poupée) et Noël Deschamps (le titre Oh la hey). En juin 1967, lors d’un festival pop au Palais des Sports de Paris, il ouvre – avec Ronnie Bird et Noël Deschamps – devant les VIP (en), les Pretty Things, les Troggs et Cream.
En 1968, il est la révélation télé de la saison en participant et remportant avec la chanson Je vous crois la finale de l’émission « Tremplins de l’été », ce qui lui vaut un début de notoriété nationale qui restera néanmoins limitée. À cette époque, il vit quelques mois chez le chanteur Christophe. Il enregistre Les Romantiques, en 1968, celui-ci ne rencontre cependant que peu de succès. À partir de ce disque, il supprime le « c » de son nom. Il enregistre ensuite les chansons Ni le ciel ni l’enfer, La Rivière, La Dernière Porte dont les arrangements sont confiés à Jean-Claude Vannier et André Georget.
Entre 1972 et 1974, il compose une partie des musiques et coréalise trois albums et trois singles (dont Marilou) pour Dick Rivers.
En 1973, Alain Bashung interprète Robespierre dans la comédie musicale La Révolution française, de Claude-Michel Schönberg4, sous le nom d’Alain BaSchung.
En onze ans, il sort une douzaine de singles, dont l’un sous le pseudonyme de David Bergen, en 1975, et participe en tant que compositeur et interprète, sous le pseudonyme d’Hendrick Darmen, aux deux seuls 45 tours du groupe Monkey Bizness, en 1976-1977, tout cela sans grand écho.
Bashung rencontre alors le réalisateur Andy Scott et les paroliers Daniel Tardieu et Boris Bergman, avec qui il signe, en 1977, son premier album innovant, Roman-photos, un échec commercial dans le contexte de la déferlante punk. Toute cette période marquée par des désillusions récurrentes sera pour l’artiste synonyme d’années sombres durant lesquelles il goûtera à diverses drogues songeant parfois même au suicide.
De 1979 à 1981 : Premiers succès
Alain Bashung poursuit en 1979 avec Roulette russe, album très sombre et plus rock, mais qui reste, comme son prédécesseur, très peu diffusé. Il faut attendre la fin de 1980 et la sortie du 45 tours Gaby oh Gaby pour que le chanteur, alors âgé de bientôt trente-cinq ans, connaisse enfin le succès ; ce single, qui se classe en tête des ventes, s’écoule à près de deux millions d’exemplaires4 et obtient le prix Charles Trenet et celui de la SACEM. Il sera inclus dans la réédition de Roulette russe, qui connaît alors à cette occasion un regain de ses ventes.
Il confirme son talent auprès de la critique musicale et son succès auprès du public, avec la sortie en 1981 de son album très rock Pizza, avec le tube Vertige de l’amour. Ce succès lui permet d’entamer une tournée en France dans de grandes salles, du 1er mai au 27 juin 1981, accompagné de son groupe KGDD constitué de Manfred Kovacic (claviers, saxo), Olivier Guindon (guitare), Philippe Drai (batterie) et François Delage (basse). Il passe notamment pour la première fois, le 3 juin, à l’Olympia à guichets fermés.7 La même année, Bashung est élu meilleur artiste rock de l’année par un jury composé d’une trentaine de journalistes spécialisés réunis par Sylvie Jouffa et reçoit ainsi le trophée du Bus d’Acier (Grand Prix du Rock Français) décerné au Bus Palladium avec la complicité de la SACEM. Le tandem Bashung-Bergman est alors tenu en exemple d’un possible renouvellement du texte dans la chanson rock, après Gainsbourg et Higelin. Pourtant, c’est à cette période qu’il se brouille avec Boris Bergman.
De 1982 à 1989 : Virage artistique, période New Wave
En 1982, Alain Bashung collabore avec Serge Gainsbourg pour l’album Play blessures. Ce disque est une rupture volontaire avec le succès énorme et inattendu de Gaby, dont il semble vouloir se démarquer (« J’dédie cette angoisse à un chanteur disparu, mort de soif dans le désert de Gaby, respectez une minute de silence, faites comme si j’étais pas arrivé… », chante-t-il sur J’croise aux Hébrides). Au regard des 500 000 exemplaires vendus de Pizza, les 65 000 disques vendus de Play Blessures font de cet album un échec commercial. Côté critiques, seuls Libération et les médias rock encensent l’album, tandis que le reste de la presse peine à adhérer à ce disque difficile d’accès : certains qualifieront même Bashung de « Johnny Hallyday new wave ». Cet album est pourtant aujourd’hui considéré comme une pièce essentielle de la discographie du chanteur. La même année, il participe au film de Fernando Arrabal, Le Cimetière des voitures, tourné pour la télévision, dont il compose la musique et dans lequel il campe le personnage principal, celui d’un Jésus des temps modernes, propulsé dans un univers post-apocalyptique. En 1983, l’album plus sombre Figure imposée, écrit en collaboration avec Pascal Jacquemin, reste tout aussi confidentiel.
Mais le succès revient, en 1984, avec le single S.O.S. Amor qui lui permet de relancer sa carrière en effectuant une tournée. En 1985, la sortie de Live Tour 85 et les désaccords quant à son format marquent la fin de la collaboration entre Bashung et sa maison de disques Philips. Barclay, qui vient de signer les jeunes Noir Désir la même semaine, lui ouvre alors ses portes. Bashung sort le single Hey Joe, avec en face B le titre Fan en live.
La même année, Alain Bashung interprète le titre Touche pas à mon pote, présent sur l’album homonyme26, qui soutient l’association SOS Racisme ; le titre sort aussi en single avec en face B Imbécile.
En 1986, avec Passé le Rio Grande il renoue avec la veine de ses premiers tubes et collabore d’ailleurs à nouveau avec Boris Bergman. Cet album est récompensé « Meilleur album rock » aux Victoires de la musique et sa musique s’exporte au Canada et en Égypte, par où sa tournée passe alors.
Mais en 1989, il revient aux sonorités sombres et new wave, aux expérimentations, sur l’album Novice. Le single trois titres qui en est extrait, Bombez ! marque sa première collaboration officielle avec le parolier Jean Fauque et sa dernière avec Boris Bergman. Novice, dont la noirceur fait écho à Play Blessures, n’atteint pas la barre des 50 000 exemplaires vendus et est un échec commercial.
Années 1990 : la consécration
À l’aube des années 1990, Alain Bashung souhaite rompre avec l’utilisation des machines et des synthétiseurs qu’il a beaucoup exploités durant la décennie précédente. Enregistré en partie à Memphis avec des musiciens américains, l’album Osez Joséphine sort en 1991. Une nouvelle fois écrit en collaboration avec Jean Fauque, cet album aux sonorités blues contient aussi quelques reprises de classiques du rock américain. À presque quarante-cinq ans, l’artiste élargit encore son audience, l’album se vend à plus de trois cent cinquante mille exemplaires et le single Osez Joséphine est son premier vrai tube depuis Vertige de l’amour, paru dix ans plus tôt. Sur le même album, se trouve Madame rêve, titre rapidement incontournable de son répertoire, qui laisse entrevoir ses évolutions artistiques à venir.
En 1992, il reprend Les Mots bleus de Christophe, dans la compilation Urgence : 27 artistes pour la recherche contre le sida.
En 1993, Alain Bashung entame à Bruxelles l’enregistrement de son prochain disque. L’élaboration de ce disque est coûteuse et pénible : divers musiciens étrangers sont successivement mis à l’épreuve et accumulent de nombreuses prises dans différentes directions (Michael Brook, Sonny Landreth, Ally McErlaine, Link Wray, Marc Ribot et Stéphane Belmondo). Deux mixages sont nécessaires pour donner satisfaction à l’artiste. Chatterton, album qu’il qualifie lui-même de country new age sort en 1994. Le titre Ma petite entreprise est un nouveau succès pour Bashung. Dans la foulée, il entame une tournée de deux ans, couronnée, en 1995, par le double album en concert Confessions publiques.
À partir de 1994, Alain Bashung se consacre davantage à sa carrière de comédien débutée en 1981, notamment dans Ma sœur chinoise d’Alain Mazars.
Durant l’année 1997 lourde en événements personnels (dépression, séparation avec sa femme et déménagement dans le quartier de Belleville à Paris), Alain Bashung s’attelle au chantier du disque qui sera souvent considéré comme son plus grand chef-d’œuvre : Fantaisie militaire. Les textes sont écrits une nouvelle fois avec Jean Fauque et Barclay présente à Bashung deux auteurs compositeurs de leur écurie : Les Valentins. Le disque est enregistré entre Paris, Aix-en-Provence et Londres avec les participations, entre autres, de Ian Caple, Rodolphe Burger, Adrian Utley (Portishead) et de Joseph Racaille pour les arrangements de cordes. L’album sort en janvier 1998, porté par le titre La nuit je mens. Pour cet album, il reçoit trois Victoires de la musique en 1999 (en 2005, à l’occasion de la vingtième édition des Victoires de la musique, Fantaisie militaire sera consacré meilleur album des vingt dernières années). Pour Alain Bashung, c’est un double et franc succès, critique et commercial.
En 2000, il sort Climax, un double album de compilations dans lequel il revisite certains de ses plus grands titres, dont Volontaire en duo avec Noir Désir. Cette année-là, il écrit pour Vanessa Paradis la chanson L’Eau et le Vin, qui figure sur son album Bliss.
Années 2000 : derniers albums
L’album L’Imprudence sorti en 2002, très bien accueilli par la critique, est considéré comme le plus sombre de sa discographie. Ce disque exigeant, jugé parfois trop austère, plus « parlé » que chanté, avec des arrangements de cordes et d’électro, s’inspire, selon Alain Bashung, de la musique des vieux films en noir et blanc. Il enregistre, la même année, le Cantique des cantiques avec son épouse, la comédienne et chanteuse Chloé Mons : ce titre avait été écrit à l’occasion de leur mariage en 2001, sur une musique de Rodolphe Burger, à partir d’une nouvelle traduction du Cantique des cantiques de la Bible par l’écrivain Olivier Cadiot. En 2003, il participe à l’album-hommage à Léo Ferré, Avec Léo !, interprétant une version déconstruite de la chanson Avec le temps, et il écrit la préface d’un ouvrage retraçant le parcours artistique de cet artiste, qu’il admire.
En octobre 2003, Alain Bashung effectue son retour sur scène après huit années d’absence. Durant deux ans, il parcourt avec ses musiciens les routes de France, en passant par Bruxelles et Montréal. Cette tournée est immortalisée par un double album en concert : La Tournée des grands espaces. En juin 2006, il se produit à la Cité de la Musique à Paris, qui lui donne carte blanche pendant plusieurs jours. Il y donne une série de représentations en s’entourant, pour l’occasion, des artistes qu’il aime et admire : Christophe, Dominique A, Rodolphe Burger, Arto Lindsay.
Début 2007, il participe à la tournée des Aventuriers d’un autre monde, avec Jean-Louis Aubert, Cali, Daniel Darc, Richard Kolinka et Raphael. Il s’offre également deux soirées à la Salle Pleyel de Paris, tout en incarnant Jack l’Éventreur dans la chanson Panique mécanique, sur l’album La Mécanique du cœur de Dionysos.
Alain Bashung apparaît dans J’ai toujours rêvé d’être un gangster, de Samuel Benchetrit, où il joue une des séquences avec le chanteur belge Arno. Tous deux interprètent leur propre personnage, se disputant la paternité d’une chanson.
En 2008, il chante L.U.V. en duo avec Daniel Darc, sur l’album de celui-ci, Amours suprêmes. Il participe également au Daho Show et reprend I Can’t Escape from You en duo avec Étienne Daho. Il proposera également une création, L’Homme à tête de chou, autour de Serge Gainsbourg.
Le 24 mars 2008, Alain Bashung sort son ultime album : Bleu pétrole, collaborant notamment avec Gaëtan Roussel, de Louise Attaque, Arman Méliès et Gérard Manset, dont il reprend la chanson Il voyage en solitaire, qui conclut l’album. Il entame ensuite une tournée et est notamment programmé dans plusieurs festivals. Le 10 juin 2008, il commence une série de récitals à l’Olympia, malgré une chimiothérapie en raison d’un cancer du poumon. Son parolier depuis vingt ans, Jean Fauque, annonce qu’un nouvel album pourrait voir le jour rapidement.
Alain Bashung est promu chevalier de la Légion d’honneur le 1er janvier 2009. Le 28 février 2009 il est nominé quatre fois aux Victoires de la musique et remporte trois trophées : interprète masculin de l’année, meilleur album de chanson pour Bleu pétrole, et sa tournée est désignée meilleur spectacle de l’année. Cette cérémonie, marquée par ses multiples récompenses, sera sa dernière apparition publique puisque, très affaibli, il décide d’annuler ses derniers concerts dans les jours qui suivent.
Gros fumeur, atteint d’un cancer du poumon depuis plus d’un an, il meurt le 14 mars 2009, à l’hôpital Saint-Joseph à Paris, à 61 ans. Après une cérémonie religieuse en l’église Saint-Germain-des-Prés, il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (13e division) le 20 mars 2009. La pierre tombale est gravée d’arcs de cercle concentriques noirs, évoquant les sillons des disques vinyles.
Œuvre posthume et premiers hommages
Le 12 novembre 2009, la première d’un ballet de danse contemporaine a lieu, à la MC2 de Grenoble ; la bande sonore utilise une réinterprétation, par Alain Bashung, de l’album L’Homme à tête de chou (1976), de Serge Gainsbourg, pour la chorégraphie homonyme de Jean-Claude Gallotta qui lui avait demandé en 2007 d’adapter l’œuvre.
Le 27 novembre 2009 sort À perte de vue, une intégrale de ses enregistrements depuis 1977 (faisant donc l’impasse sur ses 45 tours des années 1960-1970) sur vingt-sept disques dont ses douze albums studio, ses cinq albums en concert (dont trois doubles), deux albums en duo avec Chloé Mons, deux albums instrumentaux et trois albums de reprises et duos. En même temps que ce coffret, un double album de la dernière tournée du chanteur, enregistré à l’Élysée Montmartre le 14 décembre 2008, sort le 16 novembre sous le titre Dimanches à l’Élysée. Et à cette même date sort également un DVD en concert enregistré à l’Olympia entre le 10 et 15 juin 2008, qui recevra en 2010 le prix Victoires de la musique (la douzième récompense de l’artiste) pour le DVD musical de l’année.
En février 2010, le magazine américain Rolling Stone place six de ses albums dans le top 100 des meilleurs albums de rock français, avec notamment Osez Joséphine à la première place du classement et Fantaisie militaire en neuvième position.
Le 26 avril 2011 l’album hommage Tels Alain Bashung est publié avec douze reprises par plusieurs chanteurs et groupes, qui comporte également un documentaire, Alain Bashung – Faisons envie, réalisé par Thierry Villeneuve.
Le 7 novembre 2011 sa reprise de l’album de Serge Gainsbourg, L’Homme à tête de chou, sort chez Barclay.
Au printemps 2012, lors d’une soirée hommage, Pierre Mikaïloff et Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre, sous la direction musicale de Yan Péchin, créent la pièce théâtrale et musicale Dernières nouvelles de Frau Major, inspirée de la vie et de la carrière d’Alain Bashung. Elle est jouée ensuite dans plusieurs autres villes dont Paris, au, les 29 et 30 mars 2013, avec, entre autres, Brigitte Fontaine (La nuit je mens), Kent, Miossec, Albin de la Simone, Chloé Mons et Bertrand Cantat.
En 2012, la ville de Paris rend hommage à l’artiste en nommant de son nom le square Alain-Bashung. La ville de Mulhouse, à la suite d’une décision du conseil municipal le 14 octobre 2016, ainsi que la commune de Wingersheim, ont donné le nom de l’artiste à une rue. Ces communes rendent ainsi hommage au chanteur qui a passé son enfance en Alsace .
Le 28 septembre 2018, la chanson Immortels, extraite du futur album En amont, est publiée. Elle provient des sessions de Bleu pétrole et est écrite par Dominique A. L’album, qui sort le 23 novembre 2018, est composé de onze titres enregistrés entre 2002 et 2008 et produits par Édith Fambuena.
Le 18 mars 2022 sort l’album Live 81 enregistré en public à Troyes le 22 mai 1981.
Vie privée
Alain Bashung se marie le 7 juin 1971 avec Chantal Mironneau ; le couple divorce le 22 octobre 19865. Il se remarie le 15 juin 1991 avec Chantal Monteraselli avec qui il a un enfant, Arthur, en 1983. Ils se séparent en 1997 et divorcent le 10 décembre 1999. Il se remarie pour la troisième fois le 30 juin 2001 avec Chloé Mons avec laquelle il a un deuxième enfant, Poppée Bashung, née le 22 janvier 2001.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/17974-Alain-Bashung
ALABINA
Alabina est un groupe de musique tzigane franco-israélien créé en 1996, né de l’alliance entre la chanteuse Ishtar et le groupe Los Niños de Sara.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/167295-Alabina
AL STEWART
Alastair Ian Stewart, dit Al Stewart, né à Glasgow le 5 septembre 1945, est un chanteur et auteur-compositeur britannique.
Biographie
Enfance et adolescence
Bien qu’il soit né à Glasgow, Al Stewart a grandi dans la ville de Wimborne Minster dans le Dorset en Angleterre, après avoir quitté l’Écosse avec sa mère. Il a été pensionnaire au Wycliffe College à Stonehouse, dans le Gloucestershire. Après quoi, comme l’indiquent les paroles de Post World War II Blues (de l’album Past, Present and Future), il est arrivé en Angleterre à 19 ans, vêtu d’une veste en velours côtelé et la tête pleine de rêves. (« I came up to London when I was 19 with a corduroy jacket and a head full of dreams. »)
Al Stewart, qui a acheté sa première guitare auprès d’Andy Summers, futur guitariste du groupe The Police, a délaissé sa guitare électrique pour la guitare sèche quand on lui a proposé de se produire chaque semaine au Bunjies Coffee House du quartier de Soho de Londres, en 1965. Après quoi, il s’est présenté en compétition au club folk Les Cousins de Greek Street, où il a joué aux côtés de Cat Stevens, Bert Jansch, Van Morrison, Roy Harper et Ralph McTell.
C’est à cette époque qu’ Al Stewart rencontre Yoko Ono.
Carrière
Ses orchestrations mêlent guitares, piano et violons pour créer une musique de type folk-rock.
Il s’est fait connaître dans les années 1960 et 1970, dans la foulée du British folk revival, grâce à un style bien personnel, mariant les airs folk-rock à des récits mettant en vedette de grands personnages et événements historiques.
Il est devenu célèbre grâce à son succès de 1976, le simple Year of the Cat paru sur l’album du même nom.
Bien que le successeur de Year of the Cat, l’album platine Time Passages paruen 1978, coproduit avec Alan Parsons, ait été le plus grand succès commercial de Stewart, ses albums précédents, tels que Past, Present and Future paru en 1973, sont ceux qui sont le plus souvent considérés comme les meilleurs exemples de son style folk-rock historique, style auquel il est revenu sur ses plus récents albums.
Il s’est produit au tout premier Glastonbury Festival en 1970, a connu Yoko Ono avant sa rencontre avec John Lennon, a cohabité à Londres avec Paul Simon et a été l’hôte du légendaire club folk Les Cousins à Londres dans les années 1960.
Al Stewart a produit 19 albums studio ou en spectacles, ainsi qu’un album à tirage limité composé de pièces rares, depuis la parution de son premier album en 1967, Bed-Sitter Images. Il se produit encore en tournée partout aux États-Unis, au Canada, en Europe continentale et au Royaume-Uni. Son projet le plus récent, Uncorked, est paru chez Wallaby Trails Recordings, sa maison de disques indépendante.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/148394-Al-Stewart
AL JOHNSON
Alfred Orlando Johnson (11 février 1948 – 26 octobre 2013) était un chanteur, écrivain, arrangeur et producteur américain de R&B.
Biographie
Né à Newport News, en Virginie, en 1948, Al Johnson a fréquenté l’Université Howard à Washington, DC et, pendant son séjour, a cofondé le groupe de soul, les Unifics. Le groupe, avec Al Johnson comme chanteur principal, a marqué trois succès sur le Billboard Hot 100 en 1968 et 1969 pour le label Kapp Records. Le premier, « Court of Love » a grimpé à la 25e place, mais a atteint la 3e place du palmarès américain Billboard R&B. La suite, « The Beginning of My End », a atteint la 36e place du Hot 100 et la 9e R&B. Deux autres sorties en 1969 ont atteint le classement R&B.
Al Johnson a continué à écrire des chansons pour d’autres artistes tout au long des années 70, notamment la star de Sparkle , Lonette McKee, Tata Vega et Deniece Williams. En 1978, il enregistre son premier album solo, Peaceful , qu’il coproduit, arrange et coécrit, pour un petit label, Marina, détenu en partie par l’ancien chanteur, Lloyd Price.
En 1980, Al Johnson a collaboré avec le producteur de jazz/soul Norman Connors pour son deuxième album solo, Back For More , sur Columbia Records. Cela est venu après qu’il ait chanté sur l’album de Norman Connors, Invitation pour Arista Records en 1979, en chantant le morceau principal, « Your Love ». Back for More a culminé à la 48e place du classement Billboard Black Albums. Le premier single de l’album, » I’m Back for More « , un duo avec Jean Carn, a atteint la 26e place du classement R&B, tandis que le suivi, » I’ve Got My Second Wind « , a frappé # 58, tous deux en 1980. Cette même année, « Second Wind » a été repris dans un groove up-tempo par Tata Vega avec GC Cameron sur Motown Records.
À cette époque, Al Johnson écrivait, arrangeait et jouait également des claviers lors de sessions d’enregistrement, y compris pour l’équipe de production de Willie Lester-Rodney Brown qui a sorti plusieurs albums disco/soul à succès sur Prelude au début des années 1980, avec des artistes tels que Sharon Redd, Bobby Thurston et Gayle Adams.
Dans les années 1990, Al Johnson a travaillé avec The Whispers sur plusieurs albums et, en 1998, a sorti son dernier album solo My Heart Is An Open Book pour le label indépendant Committee Records. Al Johnson a reformé les Unifics avec le membre original du groupe Tom Fauntleroy, et a également tourné avec un spectacle solo de gospel. Le groupe a sorti un nouvel album, Unifics Return en 2005.
Al Johnson, âgé de 65 ans, est décédé le 26 octobre 2013.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/48997-Al-Johnson
AL JARREAU
Alwin Lopez Jarreau, connu sous le nom de scène d’Al Jarreau, est un auteur-compositeur-interprète américain, né le 12 mars 1940 à Milwaukee et mort le 12 février 2017 à Los Angeles.
Au cours de sa carrière, entre les années 1970 et 2000, Al Jarreau a remporté sept Grammy Awards. Il est le seul chanteur à avoir remporté ces distinctions dans trois catégories différentes : jazz, R&B et pop.
Biographie
Jeunesse et débuts dans la musique
Alwin Jarreau1 naît le 12 mars 19402 à Milwaukee dans l’État du Wisconsin. Dès son plus jeune âge, il est au contact de la musique chrétienne et gospel grâce à son père Emile, un pasteur adventiste, et à sa mère Pearl, une pianiste d’église. Les six enfants de la famille Jarreau participent aux chorales religieuses, notamment pour des œuvres de charité et pour des associations de parents d’élèves. Le jeune Alwin fait ses études secondaires à la Lincoln High School de Milwaukee avant d’intégrer le Ripon College en 1958, une école privée située dans le comté de Fond du Lac. Pendant son temps libre, il chante avec un groupe de vocalistes appelé The Indigos. Il a aussi des responsabilités dans l’association étudiante Badger Boys State et joue dans le club de basket-ball de son établissement. En 1962, il sort de l’école de Ripon avec un Bachelor of Arts de psychologie. Al Jarreau s’installe ensuite dans l’Iowa. Il se produit dans des clubs de jazz à Cedar Rapids et accompagne notamment le saxophoniste J. R. Monterose sur scène en 1963. L’année suivante, il obtient un master en « psychologie de l’accompagnement professionnel » à l’Université de l’Iowa afin de travailler dans le domaine de l’insertion sociale et professionnelle. Il déménage alors à San Francisco pour commencer son métier de conseiller social. Au milieu des années 1960, il fait la connaissance du claviériste George Duke dans cette ville de Californie et rejoint son trio de jazz7,12. Non loin de là, à Sausalito, il se produit également en duo avec le guitariste Julio Martinez dans des boîtes de nuit. Ces collaborations musicales amènent progressivement Al Jarreau à privilégier sa vocation de chanteur à celle de psychologue.
En 1968, il quitte son travail et se consacre entièrement à la musique. Toutefois, son expérience en tant que conseiller social lui a beaucoup apporté humainement : « En exerçant ce métier, j’ai appris à comprendre la souffrance et les moments difficiles chez les autres. […] Ça m’a changé ! J’espère que ça se retrouve dans ma musique, et dans ma façon d’être en scène », déclare-t-il dans un entretien en 2015. À la même époque, il divorce avec sa première femme, Phyllis Hall, qu’il avait rencontrée à l’Université de l’Iowa en 1964. Al Jarreau déménage à Los Angeles et continue à se produire dans des boîtes de nuit comme le Dino’s, le Troubadour ou encore le Bitter End West. Il voyage également jusqu’à New York, où il fait quelques apparitions dans les émissions télévisées de Johnny Carson et David Frost. Le chanteur monte aussi sur la scène du comedy club The Improv avec Julio Martinez pour chauffer la salle avant la prestation des humoristes. Au printemps 1971, Al Jarreau retourne à Los Angeles. Lors d’une performance au Bla Bla Cafe, dans le quartier de Studio City, il rencontre Susan Player, une actrice et mannequin. Ils se marient en 1977 et auront plus tard un enfant nommé Ryan. Toujours au début des années 1970, le chanteur fonde un groupe nommé Jarreau, dont fait notamment partie le jeune pianiste Richard Dworsky. Ils écrivent ensemble plusieurs morceaux de jazz fusion et enregistrent des maquettes. Alors qu’il se produit dans une boîte de nuit avec sa nouvelle formation, Al Jarreau est remarqué par des responsables de Warner Bros. Records. En 1975, il signe sur le label Reprise et sort un album qu’il a entièrement écrit et composé : We Got By. Produite par Al Schmitt, cette œuvre musicale marque le commencement de la carrière professionnelle du chanteur.
Années 1970 : premiers albums
We Got By bénéficie d’une très bonne critique et d’un succès public, le titre éponyme et You Don’t See Me constituant des moments forts de cet album. Les arrangements sont signées par Dave Grusin. En 1976 suit l’album Glow, coproduit par le tandem Al Schmitt et Tommy LiPuma (Michael Franks), où l’on retrouve des musiciens comme le guitariste Larry Carlton, Joe Sample et Wilton Felder (tous trois membres du groupe The Crusaders) ou encore le percussionniste Ralph MacDonald. On peut y apprécier des interprétations très personnelles de Your Song (Elton John) et de Agua De Beber de Vinícius de Moraes et Antônio Carlos Jobim. En 1977 paraîtra un album live Look To The Rainbow pour lequel il obtient le premier Grammy Arward des sept qu’il recevra au cours de sa carrière. En 1978, All Fly Home marquera sa dernière collaboration avec Al Schmitt comme producteur, avec toujours des musiciens reconnus tels que Larry Williams du groupe Seawind, le guitariste Lee Ritenour ou encore le percussionniste Paulinho Da Costa.
Années 1980
En 1980, paraît l’album This Time, produit par Jay Graydon (Airplay), un guitariste renommé des studios de Los Angeles. Le succès est immédiat ; l’album est salué par la critique et conquiert un large public, avec des titres comme Gimme What You Got ou Never Givin’ Up sortant en singles. 1981 constituera le sommet commercial de la carrière de Al Jarreau avec l’album Breakin’ Away, toujours produit par Graydon. Les titres tels que Breakin’ Away, We’re In This Love Together et Roof Garden obtiennent un grand succès. Breakin’ Away se hissera à la première place du Billboard dans deux catégories : Black Albums et Jazz Albums et atteindra la neuvième place dans la catégorie Pop Albums. Des musiciens célèbres ont participé à ce disque, par exemple Bill Champlin (Chicago), Steve Lukather et Jeff Porcaro (Toto), Steve Gadd, Richard Page et Steve George (Pages, Mr. Mister), David Foster, Michael Omartian (Christopher Cross), la section de cuivres de Seawind (Jerry Hey, Larry Williams), ou encore le saxophoniste de jazz Tom Scott. Breakin’ Away sera nommé aux Grammy Awards dans la catégorie Meilleur Album de l’année.
Le travail d’Al Jarreau est à ce moment influencé par une forme de spiritualité issue de la science religieuse et de l’Église de Scientologie, qu’il fréquente jusqu’aux années 1990.
En 1982, Al Jarreau participe à la bande originale du film Les Croque-morts en folie, un des premiers films du réalisateur Ron Howard (le Richie de la série Happy Days) en interprétant le titre Girls Know How écrit par Burt Bacharach, Carole Bayer Sager et David Foster et toujours produit par Jay Graydon mais cette fois en compagnie de David Foster. Burt Bacharach et Carole Bayer Sager écrivent la majorité des musiques de ce film. En cette même année 1981 il se produit également au célèbre festival de Montreux en Suisse sur les bords du Lac Léman. Trois titres en duo avec Randy Crawford seront immortalisés sur l’album Casino Lights: Recorded Live at Montreux, Switzerland, il s’agit de Who’s Right Who’s Wrong (Kenny Loggins/Richard Page), Sure Enough (Tom Snow/Cynthia Weil) et Your Precious Love (Nickolas Ashford/Valerie Simpson).
En 1983, paraît l’album Jarreau, sous la houlette Jay Graydon qui choisit pratiquement les mêmes musiciens que sur Breakin’ Away. Les singles Mornin’, Boogie Down et Trouble In Paradise accompagneront cet album. Parmi les musiciens ne figurant pas sur Breakin’ Away, on note la présence de Steve Porcaro (Toto), frère du batteur Jeff Porcaro.
Les années 1983-84 marquent un profond changement dans l’industrie musicale, aussi bien dans la politique des maisons de disques que dans les productions proposées. L’année 84 verra l’avènement du tout synthétique et Al Jarreau n’échappera pas à cette mode avec l’album High Crime, toujours produit par Jay Graydon, qui connaîtra moins de succès que ses prédécesseurs.
1984 est aussi l’année les retrouvailles entre Jarreau et le producteur Tommy LiPuma pour l’album Live In London enregistré au stade de Wembley. La version audio totalise huit pistes, moins que la cassette vidéo sortie à la même époque. Lors de ce concert, Al Jarreau est entouré d’une « dream team » constituée de Robbie Buchanan aux claviers, Nathan East à la basse, Ricky Lawson à la batterie, Charles « Icarus » Johnson à la guitare, Richard Page et Steve George dans les chœurs, Larry Williams aux synthétiseurs et Jerry Hey et Michael Paulo respectivement trompette et saxophone.
En 1985, Al Jarreau participe avec le groupe anglais de jazz/funk/pop Shakatak au single Day By Day. L’année 1985 sera également celle du concert USA for Africa, pour la chanson We Are The World, projet initié par Michael Jackson, Lionel Richie et Quincy Jones, qui réussiront à rassembler une très grande partie des stars américaines de la chanson du moment, dont Al Jarreau.
En 1986, Al Jarreau prend la direction de New York pour enregistrer un nouvel album, L Is For Lover, aux connotations funky-pop. Il décide de faire confiance au producteur Nile Rodgers. Parmi les musiciens, on peut remarquer Hiram Bullock, le batteur Steve Ferrone (Average White Band) et le français Philippe Saisse (Claude Nougaro, Chaka Khan, etc.).
1988 marque le retour de Al Jarreau avec un nouvel album, Heart’s Horizon, et une nouvelle et dernière collaboration avec Jay Graydon. D’autres producteurs sont également présents : George Duke, Dennis Matkosky et le Français Philippe Saisse. De nombreux musiciens des studios de L.A. sont de la partie : Stanley Clarke, Bill Champlin (Chicago), Bobby McFerrin, Paul Jackson, Jr., Bobby Kimball (Toto), Jerry Hey, Russell Ferrante (Yellowjackets), pour n’en citer que quelques-uns.
Années 1990
Il se passera ensuite quatre ans avant que Jarreau ne sorte de nouvel album. 1992 voit la sortie de Heaven And Earth, produit par Narada Michael Walden. Ce ne sera pas un album majeur dans la carrière de Jarreau, malgré quelques titres intéressants.
En 1994, sur l’album Tenderness, Al Jarreau change radicalement ses choix de production en sortant un disque enregistré live en studio. Jarreau revient à un chant très jazz sur cet album, qui ne comporte que des reprises : We Got By, You Don’t See Me, une interprétation de She’s Leaving Home des Beatles, Mas Que Nada de Jorge Ben, Try A Little Tenderness (popularisée par Otis Redding) ou encore Go Away Little Girl de la paire Gerry Goffin/Carole King. L’album est le fruit d’une collaboration avec Paulinho Da Costa, Steve Gadd, Joe Sample, Marcus Miller (producteur), Eric Gale ou encore David Sanborn.
Le reste des années 1990 ne verra la sortie que d’une compilation, Best Of Al Jarreau, avec deux titres inédits : Compared To What et Goodhands Tonight.
Années 2000 et 2010
Al Jarreau commence la décennie 2000 avec la sortie d’un nouveau disque sur le label GRP Records. Tomorrow Today est un opus de très bonne facture, sous la houlette du producteur à la mode dans le milieu du smooth jazz, Paul Brown. L’album comporte notamment le très latino Tomorrow Today ou encore Just To Be Loved (Bill Champlin / Greg Mathieson). À noter aussi la présence de Vanessa Williams pour un duo sur God’s Gift To The World.
L’album All I Got de 2002 (GRP Records) est le fruit du même groupe de musiciens, avec les présences de Paul Brown et de Rex Rideout comme producteurs. L’album comporte un duo avec Joe Cocker, Lost And Found. Parmi les participants, on note également Siedah Garrett, Jeff Lorber, Freddie Ravel, Kirk Whalum et Tony Maiden.
Avec Accentuate The Positive (2004), sur le prestigieux label Verve, Al Jarreau fait un retour au jazz avec l’aide de Tommy LiPuma, producteur de Diana Krall, Michael Franks et George Benson, entre autres. Al Jarreau interprète des classiques du Great American Songbook, mais aussi des compositions originales. Une production très minimaliste permet à la voix de Jarreau de montrer que, malgré le poids des années, il est toujours là. Peter Erskine à la batterie, Luis Conte aux percussions, Larry Goldings à l’orgue Hammond et Christian McBride à la basse donnent le La.
En 2006, Al Jarreau et George Benson font pour la première fois équipe ensemble pour un album en commun, Givin’ It Up. L’album est une réussite, avec une pléiade de stars invitées sur le CD : Paul McCartney, Herbie Hancock, Jill Scott, Chris Botti, Stanley Clarke, Marcus Miller pour ne citer que ceux-là. Al Jarreau pose des paroles sur le Breezin’ de Bobby Womack, popularisé par George Benson en 1976, ainsi que sur Tutu de Miles Davis, la reprise du classique de Seals And Crofts Summer Breeze.
La tradition veut qu’aux États-Unis, chaque artiste sorte au moins un album de Noël durant sa carrière. En 2008, Al Jarreau se plie à cette tradition avec son album Christmas, où l’on note la présence du groupe vocal Take 6, mais aussi de plusieurs stars des studios californiens : le trompettiste et arrangeur Jerry Hey, le guitariste Michael Thompson, le percussionniste Lenny Castro, ainsi que son directeur musical Larry Williams.
En 2009 sort une nouvelle compilation chez Rhino Records, comportant un titre inédit enregistré avec la paire Ahmir « Questlove » Thompson/James Poyser. En 2009 également, il fait un duo avec la chanteuse Pauline Wilson, sur l’album de reformation du groupe Seawind.
À l’été 2010, Al Jarreau entame une tournée européenne, avec notamment des concerts à Nice (Nice Jazz Festival) et à Marseille (Festival Jazz des Cinq Continents). Il est hospitalisé d’urgence le 22 juillet pour des problèmes respiratoires, juste avant un concert à Barcelonnette.
À l’automne 2010, on peut entendre Al Jarreau sur le nouvel album du guitariste producteur de Smooth Jazz, Paul Brown, Love You Found Me. Il est aussi présent sur deux titres du dernier album de Deodato, Crossing. En 2011, il joue à « Jazz à Vienne » puis, le 22 juillet 2011 (un an exactement après son malaise), il revient au Festival des « Enfants du Jazz » de Barcelonnette, souhaitant honorer son engagement et rencontrer son public. Un nouvel album est en préparation pour l’année 2012 sous la houlette du producteur et musicien George Duke, ainsi que de son directeur musical Larry Williams. La mort en 2013 de George Duke change le programme d’Al Jarreau qui sortira finalement en 2014 son dernier disque consacré à son ami décédé : My Old Friend: Celebrating George Duke.
Le 8 février 2017, il annonce sa retraite après avoir interrompu sa tournée pour cause d’« épuisement ». Il meurt le 12 février 2017 d’une insuffisance respiratoire à l’âge de 76 ans dans un hôpital de Los Angeles où il était hospitalisé depuis deux semaines.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/63628-Al-Jarreau
AL HUDSON AND THE PARTNERS
Composé de Al Hudson et Alicia Meyers au chant, le groupe One Way adopte le nom One Way (feat. Al Hudson) à la fin des années 70.
Avec à la batterie Gregory Green, à la guitare Cortez Harris et Dave Roberson, aux claviers Jonathan Meadows et à la basse Kevin McCord, le groupe a à son actif près d’une quinzaine d’albums.
Al Hudson and the Soul Partners
Le groupe One Way voit le jour à Detroit, Michigan et se fait connaître sous le nom de Soul Partners. Le groupe obtient un contrat auprès du label ABC Records ce qui lui permet de sortir son premier album « Especially for you » en 1976.
Les deux années suivantes, le collectif sort deux autres albums à savoir « Cherish » ainsi que « Spreading love ».
En 1979, Al Hudson and the Soul Partners décident de Change r de nom et deviennent Al Hudson and The Partners. Dans la foulée, ABC Records devient MCA Records et la formation sort un nouvel album intitulé « Happy feet ».
One Way Feat. Al Hudson
Tandis que leur album « Happy feet » est toujours dans les bacs, The Partners featuring Al Hudson Change à nouveau de nom avec One Way Feat. Al Hudson.
En 1979, ils sortent un EP intitulé « One way feat. Al Hudson » avec six titres à savoir « Now that I found you », « I am under your spell », « You can do it », « Come dance with me », « Guess you didn’t know » et « Music ».
Un an plus tard, il sortent l’album « One Way featuring Al Hudson » avec huit titres. En 1981, le groupe s’appelle désormais One Way.
One Way
De 1981 à 1986, One Way sort huit albums et classe pas moins de cinq titres au top 10 du US R’n’B Chart. Le plus grand succès du groupe est sans doute « Cutie pie », paru en 1982.
Parallèlement à ce succès, une nouvelle recrue vient agrandir les rangs de One Way à savoir Candye Edwards.
Après plusieurs années auprès de MCA Records, One Way Change de maison de disque avec Capitol Records auprès duquel ils sortent leur dernier album « A new beginning ». Celui-ci comprend dix titres dont « Driving me crazy », « Weekend lover » ou encore « Pleasure seeker ».
La carrière de One Way se fait par la suite plus discrète malgré la sortie d’autres albums de compilation dont le dernier est paru en 2005 « 20th Century masters-millennium collection ».
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/42179-Al-Hudson-The-Partners