AMNESIA
Amnesia est un groupe belge de musique new-beat et acid house apparu à la fin des années 1980 produit en Belgique.
Historique
À l’origine le projet Amnesia est issu de la collaboration entre deux jeunes gens Olivier Caplin et Stephan Novak. Ce dernier compose l’essentiel du premier album et Olivier Caplin apporte les idées pour produire ses œuvres, ils ont fait appel aux producteurs belges Michel « De San Antonio » Nachtergaele & Bruno Vangarsse, spécialisés dans la musique électronique. Amnesia se fait vite connaître dans le milieu underground de la musique électronique avec les titres Ibiza sorti en 1988 et Hysteria en 1989. Face à ce succès en pleine vague new beat, acid house et techno, les producteurs Nachtergaele & Vangarsse décide de faire appel à divers compositeurs dont Benoît Marissal, entre autres, toujours sous le nom d’Amnesia.
Au début des années 1990, le succès du projet musical diminue. Nachtergaele & Vangarsse abandonnent alors Amnesia initialement créé par Novak et Caplin, lancent en parallèle le nouveau projet Pleasure Game et s’orientent vers une musique beaucoup plus commerciale et humoristique dans les années 1990 avec Boris et Phenomenal Club.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/7117-Amnesia
MIKE FRANCIS
Francesco Puccioni (26 avril 1961 – 30 janvier 2009), mieux connu sous son nom de scène Mike Francis, était un chanteur et compositeur italien, né à Florence, en Italie. Sur le plan international, il était surtout connu pour son tube de 1984, « Survivor », et ses collaborations avec la chanteuse américaine Amii Stewart.
Carrière
Puccioni a formé son premier groupe à 14 ans avec des camarades de classe de l’Istituto di Studi Americano à Rome. Sous le nom de scène Mike Francis, il a eu son premier hit avec « Survivor » en 1984 et a continué à enregistrer dix albums studio. Parmi ses œuvres les plus connues figure la chanson » Friends « , un duo avec Amii Stewart sorti en 1984 qui est devenu un grand succès au Royaume-Uni et aux Philippines.
A partir de 2000, secondé par son frère Mario (Mari-One) et par le multi-instrumentiste maltais Aidan Zammit, il fonde le groupe Mystic Diversions. Les chansons du groupe ont été présentées sur de nombreuses compilations de détente et de salon de haut niveau. En plus de nouvelles chansons originales, il a également interprété des reprises de chansons des années 1970 et 1980 comme « Float On » (par The Floaters) et « A Warm Summer Night » (par Chic). Avec les trois, des musiciens supplémentaires pour les sets live étaient Agostino Marangolo (batterie), Fabio Pignatelli (basse), Marco Rinalduzzi (guitares), Giovanni Imparato (percussions et chant), ainsi que Wendy Lewis et Laura Serra (chœurs).
Son album Inspired de 2007 a suivi la couverture de » Someone Like You » de Van Morrison, avec Blank & Jones pour l’album de compilation Café del Mar Vol. 12. Son site Web le déclare comme disant: « A partir de ce moment, de nombreuses autres chansons sont nées d’une manière simple et spontanée, simplement « inspirée » … »
Mort
Puccioni est décédé à l’âge de 47 ans le 30 janvier 2009 d’un cancer du poumon à Rome. Son dernier album de compilation The Very Best of Mike Francis (All Was Missing) est sorti quelques jours avant sa mort.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/36231-Mike-Francis
AMII STEWART
Amii Stewart, née Amy Nicole Stewart le 29 janvier 1956 à Washington, D.C.2, est une chanteuse américaine de disco, connue pour son tube international Knock on Wood de 1979.
Biographie
Elle est née à Washington aux États-unis en 1956 avec le prénom Amy. C’est une danseuse professionnelle depuis l’âge de 16 ans, que l’on a pu voir dans de nombreux spectacles télévisés (« Dinah ! », « The Soap Dactory », « Merv Griffin », « Soul Train » et « Midnight Special ») mais aussi au cinéma (dans King Kong, The Greatest, Le Retour de la panthère rose). Elle a aussi joué dans Bubblin’ Brown Sugar à Broadway et c’est en jouant cette comédie musicale à Londres qu’elle a été remarquée par Barry Leng et Simon May. Ils lui feront enregistrer le disco «You really touched my heart» et le slow «Closest thing to heaven», dont le succès entraîne la signature d’un contrat de la belle chez Hansa Records.
Elle enregistre un album fin 1978 et explose avec son single suivant, la reprise disco de «Knock on Wood». Cet énorme hit marquant est sorti en janvier aux États-Unis puis est devenu n°1 pop le 24 février, n°5 disco et n°6 R&B ; disque de platine, classé pendant quatorze semaines et vendu à plus de six millions d’exemplaires, il est un des exemples du raz-de-marée que fut le disco. Eddie Floyd, auteur de « Knock on Wood », avouera d’ailleurs qu’il a touché plus d’argent avec la reprise de Stewart sur cette chanson qu’avec sa propre interprétation ou celle qu’Otis Redding avait faite en duo avec Carla Thomas. Cette reprise explosive est soutenue par des apparitions de la chanteuse dans des costumes de scène égypto-disco la mettant particulièrement en valeur. Elle récidive ensuite avec une autre reprise, « Light My Fire », agrémentée de « 137 disco heaven » (n°69 pop). Ces deux hits accompagnent les deux chansons des débuts sur l’album, intitulé Knock on Wood (n°19 pop en mars, classé 23 semaines, disque d’or). Par contre, la face 2 du simple « Knock on Wood », « When You Are Beautiful », reste inédite. À côté de la grosse cavalerie disco, ce disque propose des ballades qui visent le marché adulte. Contre toute attente, c’est plutôt le style qu’elle développera par la suite, déclarant rapidement à la presse qu’heureusement que toutes les chansons que l’on entend ne ressemblent pas à « Knock on Wood ». C’est néanmoins au disco qu’elle doit d’être lancée, en devenant une des représentantes de l’euro-disco.
« Knock on Wood » a connu de nombreux remixes : celui de l’album européen (intro courte et disco break), celui de l’album nord-américain (intro et final longs), celui du 45 tours (intro avec effet synthétique) et des versions supplémentaires pour des compilations ultérieures (sans fading).
Elle réapplique d’ailleurs la même recette avec son LP suivant, toujours de 1979, Paradise Bird, qui contient le hit « Jealousy », suivi d’un autre single, la reprise de « The Letter », deux clones de « Knock on Wood ». Comme « Knock on Wood », « Jealousy » connaît de nombreuses versions : européenne, nord-américaine et courte. La face 2 du single est l’agréable « Step into the Love Line ».
Amii Stewart est une héritière de la tradition soul de Stax, remise au goût du jour : sa voix puissante au timbre agréable sert superbement des reprises qui vont jusqu’à faire oublier les versions originales. On se passerait simplement des affreux (et longs !) solos de guitare de « Light my Fire » et de « The Letter ». Par la suite, le disco perdant de son impact, ses interprétations perdront elles aussi de leur force. En 1981, elle sort néanmoins un album sur le même schéma, Images, qui contient les singles motowniens « Where Did Our Love Go », excellemment réalisé par Narada Michael Walden et « My Guy, My Girl » (duo avec Johnny Bristol sorti fin 1980 avec, en face 2, « Now », non inclus sur l’album). On y trouve même une sympathique reprise de « Great Balls of Fire ». Comme précédemment, le reste de l’album n’est que très moyennement convaincant, si l’on excepte la douce ballade « Love Is Bad for Your Health ». Cet album est appelé I’m Gonna Get Your Love aux États-Unis tandis que la liste des chansons et la pochette sont différentes. En effet, sur Images, Amii Stewart arborait un maquillage de kabuki, donc blanc, ce qui lui aurait attiré des remarques défavorables aux États-Unis (on l’aurait accusée de vouloir « se blanchir », accusation à laquelle Donna Summer n’a pas échappé, en 1989, avec Another Place and Time). L’album américain, sorti chez Handshake, contient dix chansons comme celui sorti en Europe mais il ne s’agit pas des mêmes : « Great Balls of Fire » et « Love Is Bad for Your Health » ont été remplacées par deux chansons réalisées par Crown Heights Affair, « I’m Gonna Get Your Love » et « Calling for Your Love », tandis que « Why’d You Have to Be So Sexy » et « Digital Love » ont été remixées. Ces quatre chansons seront d’ailleurs éditées en maxis.
Cette même année 1981, elle délaisse sa production britannique et est produite en France par Vangarde avec qui elle commet « Rocky Woman ». Suit un maxi allemand en 1982 : « Lay Back in the Groove/Has the World Run Out ».
Suivront ensuite des productions italiennes plutôt réussies. Elle abandonne ses pochettes où elle arborait un look des plus broadwayiens pour une élégance plus sobre. Son premier album italien s’intitule Amii Stewart et est réalisé par Simon Boswell en 1983. Le titre introducteur, « Working Late Tonight », est édité en single (n°23 en Italie) mais la réussite est « Take a Heart » au rythme rehaussé par des « golden fingers ». On trouve aussi sur cet album deux rescapés de l’album de Donna Summer qui aurait dû sortir en 1981 : « Sweet Emotion » et « You to Me ».
En 1983, elle chante aussi « Grazie perché », un duo en italien avec Gianni Morandi (chanteur à succès des années 1960). La face 2 du 45 tours est « Magari ». Il se classe n°3 en Italie.
L’année suivante sort Try Love, un très bon album bien dans la tradition des variétés synthétiques italiennes qui rencontre un grand succès. Il est supervisé par Mike Francis et Stewart y coécrit deux chansons. Le hit qui en est tiré est « Friends » (qui sera remixé en 1991), chanson ressemblant beaucoup à celles que Mike Francis écrit pour lui. Le son de cet album est considéré « très disco 1978 » par les critiques de rock, mais c’est en fait de la variété agréable, suffisamment lisse pour plaire à tous. « Friends » se classe n°1 en Italie.
L’année 1985 voit l’exploitation de « Friends », aidée en cela par la parution de remixes des hits disco par Barry Leng et Alan Coulthard. De nouvelles versions sont tirées de « Knock on Wood », « Light My Fire » (superbes), « You Really Touched My Heart » et « Jealousy » (moyennes). Ces remixes seront d’ailleurs réédités en 1992. Un album sort avec dix titres en 1986 sous le titre The Hits. Sur une base disco a été greffé un mixage funk des plus entraînants.
Toujours en 1985, Amii Stewart sort un duo avec Mike Francis, « Together » (n°17 italien) avant un nouvel LP en 1986, Amii. La première face en est produite par Moroder, qui fait des morodereries rappelant toutes ses productions du moment (France Joli, Berlin, Irene Cara, …). La face 2, plus personnelle et agréable, est conçue aux Pays-Bas et culmine avec le morceau de danse « Break These Chains » et le slow « The Mystery of Love ». Néanmoins, ce disque, projet conjoint RCA SpA et TELDEC GmbH, est conçu pour le public FM, ce qui en limite l’originalité. Pour la première fois même, le contenu des paroles est assez confondant.
À partir de ce moment-là, les albums de Stewart ne sont plus guère disponibles qu’en Italie. Distribués au compte-gouttes dans les autres pays, il est néanmoins possible de les trouver dans les bacs imports. Après, Amii fait de la variété pour adultes, sans grande ressemblance avec la musique de discothèque qui l’avait lancée et maintenue à flot. En 1988, elle sort Time for Fantasy, un album réalisé en Angleterre par Greg Walsh. La chanson-titre, « It’s Time for Fantasy », est la plus réussie, avec une reprise de « You Are in My System ». Suit Amii Stewart Sings Ennio Morricone Pearls en 1990. L’association entre la chanteuse et le musicien a donné l’album sûrement le plus éloigné de Knock on Wood et, donc, le plus décevant pour ses vrais fans. Elle se reprend en 1992 avec Magic, qu’elle coréalise. Elle renoue avec la musique de danse et des rythmes plus dans la logique des discothèques, particulièrement en ce qui concerne la très aboutie « I Can’t Give Up ». En 1994, elle lance deux albums complémentaires, Lady to Ladies et The Men I Love. Le premier est un disque de reprises de chanteuses et le second un disque de reprises de chanteurs. Lady to Ladies a la particularité d’être un album directement enregistré depuis le studio, sans mixage. Elle y reprend des hits R&B et disco dont « McArthur Park », calque de la version de Summer. The Men I Love est moins enthousiasmant, car fait de reprises pop qui conviennent moins à l’image que l’on se fait d’elle.
En 1996, elle lance Love Affair, réalisé par K & B. Foreman et R. Musumarra. Il est suivi, en 1999, de Unstoppable, album fait de reprises de hits à elle ou à d’autres, avec quelques vraies nouveautés. Le simple est une actualisation de « Knock on Wood », disponible en trois versions sur l’album. Le maxi-CD propose quatre versions (dont deux disponibles sur l’album, une troisième rallongée et une quatrième inédite) et le CD simple propose trois versions raccourcies (disponibles sur les deux autres formats). La production italienne et française est parfois bon marché, mais le simple garde les qualités que l’on attend d’une reprise de « Knock on Wood ».
Peu après cette compilation, elle a joué Marie-Madeleine dans une version italienne de Jesus Christ Superstar. Bien que sur l’affiche, elle n’a joué que la moitié des représentations et a été ensuite remplacée.
En 1995 est parue une compilation, All of Me, qui reprend ses succès de 1983 à 1990 avec, en prime, « Knock on Wood » dans sa version remix courte de 1985, « Jealousy », en remix long de 1985 et « Grazie perché ». En 1996 sort Knock on Wood : The Best of Amii Stewart aux États-Unis sur lequel on trouve ses succès de 1979 à 1984 avec quelques particularités (« Knock on Wood » et « Jealousy » en version nord-américaine, « My Guy, My Girl », « Why’d You Have to Be So Sexy » et « Friends » en version remixée). En 1997 sort la double compilation anglaise Amii Stewart : The Hits and the Remixes avec des titres de 1979-1981 et leurs remixes de 1985 (versions originales longues et remixes courts sauf celui de « Jealousy » en version intégrale).
Avec tous ses disques de qualité inégale, Amii Stewart a eu bien du mal à se détacher de « Knock on Wood », et son parcours ressemble à celui de bien d’autres stars du disco. Elle a été sauvée par l’Italie, dernier refuge des « disco divas » dans les années 1980-90, ce qui lui a permis d’être autre chose qu’une « one-hit-wonder ». Loin de faire une variété synthétique comme nombre de ses congénères, elle a courageusement tourné le dos à la musique de danse pour une musique plus adulte, orientation que son public d’origine n’a, en fait, pas vraiment suivie.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/65939-Amii-Stewart
AMEDEO MINGHI
Amedeo Minghi (né le 12 août 1947) est un auteur-compositeur-interprète, compositeur et producteur italien.
Vie et carrière
Né à Rome , Minghi a commencé sa carrière au milieu des années 1960 en participant à un grand nombre de concours musicaux, puis en faisant ses débuts professionnels en 1966 avec le single « Alla fine », avec des paroles de Mogol.
Les résultats commerciaux décevants de la chanson et le service militaire l’éloignent de l’industrie musicale pendant plusieurs années. Suite à un nouveau single en 1971, il sort en 1973 son premier album éponyme, avec la collaboration non créditée de Francesco De Gregori.. Dans les mêmes années, Minghi a commencé à collaborer en tant que compositeur avec plusieurs artistes, tels que Vianella et Ricchi e Poveri. Au milieu des années 1970, il fut brièvement membre de l’ensemble musical Pandemonium, avec qui il enregistra sa chanson « L’immenso », qui obtint plusieurs couvertures internationales et fut son premier vrai succès. Quitte le groupe, il sort un nouvel album en 1980 ( Minghi) et a commencé à travailler en tant que producteur. En 1983, il fait ses débuts au Festival de musique de Sanremo avec la chanson « 1950 », avec des paroles de Gaio Chiocchio , qui est éliminée du concours mais aboutit à un succès critique et à un classique de son répertoire musical. Ses albums suivants lui ont valu une suite croissante, jusqu’à l’exploit en 1990 grâce à » Vattene amore « , un duo avec Mietta , une chanteuse qu’il a produite ; la chanson s’est classée troisième au Festival de musique de Sanremo et a dominé le hit-parade italien pendant plusieurs semaines.
Minghi a écrit des chansons pour Andrea Bocelli, Mietta, Mia Martini, Anna Oxa, Marcella Bella, Gianni Morandi et Rossana Casale entre autres, et a composé plusieurs partitions musicales pour des films et des séries télévisées, dont Fantaghirò (également connu sous le nom de Cave of the Golden Rose).
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/490247-Amedeo-Minghi
AME STRONG
Âme Strong est un groupe d’electropop français.
Biographie
Pascale Hospital et Andy Shafte ont d’abord fait partie du groupe SDA qui a composé Vous êtes un arbre, proposé sur la compilation PUR (Paris Union Recording), publié en 1992 sur le label DELABEL. Le sample est tiré d’une méthode de relaxation et la mélodie est une reprise du Prologue des Brigades du tigre du compositeur Claude Bolling. Pascale Hospital était également l’auteure de la plupart des morceaux de l’album Couleurs de l’amour du groupe Native. Andy Shafte est un rappeur et un DJ. Son premier morceau s’intitule Woohlambada! (1989). Il rappe sur Différence (1991) de Karo, et c’est lui qui accompagne l’accordéon d’Yvette Horner dans le morceau Play Yvette (1990). Il a participé à l’album Les petites notes de Liane Foly avec Allioum Ba (ce dernier, avec André Manoukian, ayant collaboré à l’album de L’Âme Strong) et a remixé plusieurs morceaux dont la reprise d’Arno du titre Les yeux de ma mère en 1995.
En 1993, sous le nom d’Âme Strong SA, ils sortent Tout est bleu, clippé par Philippe Gautier, ce titre est présent sur plusieurs compilations dont Café del Mar vol.5, Paris is Sleeping – Respect is Burning et Lazy Hours. Il est également remixé par plusieurs DJ dont François Kevorkian. Sortent en 1996 les singles Guette l’aube et Bout à bout, extraits de leur unique album Combat des sens.
Leur single Un tout petit bout de nuit parait en 2005. Cette même année, en janvier, Pascale décède à l’âge de 45 ans.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/476666-%C3%82me-Strong
ALY-US
Aly-Us est un groupe de house music du New Jersey actif principalement au début des années 1990. Leur disque le plus célèbre était « Follow Me » de 1992.
Membres et historique
Aly-Us a commencé comme un trio composé du chanteur « Supa » alias Eddie L. Lewis, du DJ Kyle « Small » Smith et du chanteur William Brian Jennings, et a été actif jusqu’en 1996. Lewis a relancé le nom Aly-Us seul dans le début des années 2010.
«Follow me»
« Follow Me », un morceau deep house produit et mixé par Kyle Smith, et produit par DJ Pierre et George Morel, est sorti en 1992 sur le label Strictly Rhythm . Le disque est devenu un succès dans les clubs underground et est considéré comme l’un des classiques du genre house pour son esprit exaltant et « ses paroles résolument optimistes ».
Remixes et fonctionnalités
En 2002, un remix de Full Intention de « Follow Me » a atteint la 8e place du classement Billboard Dance Club Songs.
En 2012, le groupe électronique anglais Hot Chip a désigné la chanson comme l’une de ses chansons incontournables pour les repas d’été.
En 2016, le morceau a été inclus dans la playlist de NPR commémorant l’attaque terroriste de la discothèque Pulse à Orlando, en Floride. Moby a inclus le morceau sur un double CD accompagnant ses récents mémoires.
Le DJ et producteur parisien Erik Hagleton a remixé la chanson en 2017.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/7269-Aly-Us
ALISON LIMERICK
Alison T. Limerick (née en 1959 à Stepney) est une auteure-compositrice-interprète britannique qui a connu du succès dans les années 1990 avec l’ hymne du club « Where Love Lives », qui était ses débuts en solo et un hit n°3 au US Hot Dance Club Play. en 1991.
Biographie
Limerick a fréquenté la London School of Contemporary Dance et s’est tourné vers une carrière musicale, d’abord en tant que choriste, dans les années 1980. [1] Elle a chanté sur l’album de jazz mondial du Grand Union Orchestra de 1986 , The Song of Many Tongues , écrit par Tony Haynes.
En 1989, elle fait une brève apparition en tant que sorcière africaine dans le film de Bob Rafelson , Mountains of the Moon . Elle a également contribué à This Mortal Coil , en chantant sur deux de ses albums : Filigree & Shadow (1986) et Blood (1991). Une autre contribution liée à 4AD l’a vue chanter sur l’ album de Pieter Nooten et Michael Brook Sleeps with the Fishes (1987) sur la chanson « Equal Ways ». Elle est apparue sur l’album Holy Smoke de Peter Murphy et a sorti son propre premier album en 1992.
Limerick est surtout connue pour ses hymnes de club des années 1990 , son morceau le plus réussi et le plus connu étant « Where Love Lives », sa seule sortie aux États-Unis, qui était à l’origine un succès en club en 1991, et un hit n°9 du UK Singles Chart lorsqu’il a été remixé dans 1996. Son hit de 1992 » Make It on My Own » a atteint la 16e place du classement britannique . Ces morceaux ont été inclus sur l’album And Still I Rise , également sorti en 1992. Trois autres albums sont sortis tout au long des années 1990 ; Avec une touche , Club Classics et Spirit Rising . Le single « Put Your Faith in Me » est sorti en 1997.
» Where Love Lives » a fait trois apparitions distinctes dans le classement américain Hot Dance Club Play en 1991 (#3), 1996 (#4) et 2003 (#16). Aucun de ses albums n’est sorti aux États-Unis. Limerick était la chanteuse vedette de l’ album In the Hand of the Inevitable du James Taylor Quartet de 1995, sur les trois pistes vocales solo de l’album. Les morceaux comprenaient le single « Love Will Keep Us Together » et l’album reste l’ album le plus vendu du label Acid Jazz .
Limerick a travaillé avec de nombreux artistes et auteurs-compositeurs célèbres tels que George Michael , Courtney Pine et Lamont Dozier . En 1993, elle a chanté des chœurs sur la chanson « Melody of Life » de M People de l’album Elegant Slumming . Elle apparaît dans le film britannique Collusion en tant que chanteuse de jazz et elle est également remarquable comme l’une des chanteuses (non créditées) entendues interpréter la chanson titre de clôture de chaque épisode de Blackadder the Third.
Elle continue d’enregistrer et de se produire en live avec Brooklyn Funk Essentials , pour les PA et avec son propre groupe. On peut l’entendre chanter du soul et du jazz dans diverses salles à travers l’Europe, et être la Dance Diva dans les salles de musique house du monde entier en interprétant ses classiques de tous les temps comme » Where Love Lives » et » Make It on My Own « .
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/4690-Alison-Limerick
ALISHA
Alisha Ann Itkin (née le 16 avril 1968) est une chanteuse américaine de freestyle et de dance-pop qui a connu plusieurs succès en club dans les années 1980 et 1990.
Jeunesse et carrière
Alisha est née le 16 avril 1968 à Brooklyn , New York. À 8 ans, elle a commencé à recevoir des cours de chant et a été entraînée dans l’industrie de la musique par ses parents, qui ont organisé des sessions d’enregistrement en studio et des récitals. À 14 ans, elle a rejoint le groupe rock/dance The Babysitters à Brooklyn et a enregistré une démo que ses parents ont commencé à acheter dans diverses maisons de disques. Vanguard Records a apporté la bande au producteur Mark S. Berry , qui cherchait un chanteur pour ce qui allait devenir le premier single d’Alisha » All Night Passion « . Sorti en février 1984, le single est devenu un succès de club, culminant au n ° 4 du classement Hot Dance Club Songs . Berry a continué à produire son premier album éponyme , qui a été publié en 1985 sur Vanguard Records et comprenait des succès de club supplémentaires » Too Turned On » (n ° 6 Hot Dance US) et son plus grand single à ce jour, » Baby Talk « , qui a atteint le n ° 1 des charts Hot Dance en décembre 1985.
En 1987, avec l’aide de Berry, Alisha signe un contrat d’enregistrement avec RCA Records et sort son deuxième album Nightwalkin’ . L’album, produit par Berry, comprenait les singles » Into My Secret » (n ° 9 Hot Dance US) et » Let Your Heart Make Up Your Mind » (n ° 23 Hot Dance US). Il comprenait également la chanson « Do You Dream About Me », qui a été écrite par l’auteur-compositeur Diane Warren et a été présentée dans le film Mannequin . L’album n’a pas réussi à se classer et Nightwalkin ‘ était le seul album sorti sur RCA.
Alisha s’est préparée pour un retour en 1990, signant un nouveau contrat avec MCA Records et a commencé à travailler sur son troisième album. Le président de MCA de l’époque a demandé au producteur Michael Jay (qui avait produit et co-écrit » Toy Soldiers » de Martika) s’il accepterait de travailler avec Alisha sur ce qui allait devenir Bounce Back . Jay a accepté et a continué à produire l’intégralité du disque. La chanson titre » Bounce Back » est sortie en tant que premier single et a atteint la 10e place des charts Hot Dance et la 54e place du Billboard Hot 100 en juin 1990. Le single suivant » Wrong Number » n’a pas réussi à se classer, et l’album a culminé au n ° 166 sur leBillboard Top 200.
Après avoir pris une pause dans la sortie de musique, Alisha a enregistré et sorti le single « Wherever The Rhythm Takes Me » sur Critique Records. La chanson, écrite par Michael Jay et produite par Chris Barbosa , est sortie sur CD et vinyle 12″ en septembre 1996. En novembre 1999, elle sort le single « You Wanna Be A Star (Superstar) », produit par Jellybean Benitez et Soul Solution , sur Jellybean Recordings, la chanson titre du film Superstar de Will Ferrell et Molly Shannon Bien que non officiellement sorti, Alisha a réenregistré son premier single « All Night Passion » en 2004 avec une mise à jour.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/44559-Alisha
ALICIA MYERS
Alicia Myers (née le 20 novembre 1957) est une musicienne R&B américaine. Commençant sa carrière musicale avec le groupe Al Hudson & the Soul Partners, qui a ensuite évolué pour devenir One Way , Myers a poursuivi une carrière solo modérément réussie au début des années 1980, marquant des succès tels que « I Want to Thank You », « Don’ t Stop What You’re Doin' », et « You Get the Best from Me (Say, Say, Say) ».
Jeunesse/vie personnelle
Myers est né le 20 novembre 1957 à Detroit, Michigan , de Lawrence et Margaret Myers, l’un de leurs neuf enfants. Son frère aîné, Jackie Myers, également musicien, fera plus tard partie du groupe de plage Chairmen of the Board. Les deux frères et sœurs ont participé à un concours de talent local en avril 1968 au lycée Martin Luther King Jr. de Detroit, où ils ont chanté » Ain’t Nothing Like the Real Thing « , interprété à l’origine par Marvin Gaye et Tammi Terrell , et ils ont obtenu la première place. Elle a fréquenté l’Université Lee pour ses études collégiales.
Elle est une survivante de la tuberculose infantile. Elle a ensuite survécu au cancer du sein en 1998 et est depuis devenue une défenseure de la maladie.
Carrière musicale
En 1978, elle quitte sa ville natale pour commencer sa carrière musicale à Los Angeles, en Californie, avec Al Hudson & the Soul Partners. Avec Myers dans la programmation, ils ont sorti l’album Happy Feet sous le nom d’ Al Hudson and the Partners en 1979; ce disque comprend le hit R&B » You Can Do It « , co-écrit par Myers et la mettant en vedette au chant principal, qui était un grand succès club / disco. Peu de temps après, le groupe a changé son nom pour One Way avec Al Hudson et, finalement, simplement One Way.
Après son passage dans le groupe, elle a commencé sa carrière d’enregistrement de musique solo en 1981, avec la sortie d’ Alicia par MCA Records. Cet album a atteint un sommet du palmarès des albums R&B du magazine Billboard au n ° 41 et a présenté deux de ses plus grands succès, » I Want to Thank You » et » Don’t Stop What You’re Doin ‘ « .
Son album de suivi, Alicia Again , sorti plus tard la même année, n’a pas réussi à se classer. Son album suivant, I Fooled You This Time est apparu l’année suivante sous le même label, et il a dépassé le classement des albums R&B d’ Alicia , atteignant le numéro 27. Le succès de I Fooled You peut être attribué à l’inclusion du « I Want To Thank You » susmentionné, qui avait gagné en popularité grâce à des DJ tels que Tee Scott qui le jouaient en rotation intensive, où il a été découvert par ceux qui l’avaient manqué l’année précédente lors de sa sortie initiale. Son quatrième album, 1984’s I Appreciateest devenu son album le mieux classé du classement R&B, culminant au numéro 12, tout en annonçant sa seule apparition sur The Billboard 200 , où il a culminé au n ° 186. I Appreciate serait son dernier album de matériel nouvellement enregistré sorti Dans les années 1980.
Universal Special Products a réédité son premier album Alicia , avec la même liste exacte de pistes, que Don’t Stop What You’re Doin ‘ en 1986, sans autre succès dans les charts.
En 2011, Myers a sorti son premier album de nouveau matériel en 27 ans, intitulé Peace of Mind.
Héritage
En 1990, la chanteuse Harmony a présenté une reprise de la chanson de Myers » I Want to Thank You » sur son album de 1990 Let There Be Harmony . L’année suivante, Mariah Carey a échantillonné le même morceau de Myers sur la chanson » Make It Happen » de son album de 1991 Emotions , tandis que Father MC a échantillonné la chanson » Close to You » avec des voix de fond de Kenny Greene d ‘ Intro sur son album de 1992 du même nom . Plusieurs années plus tard, « I Want to Thank You » a de nouveau été samplé par E-40 dans sa chanson « I Wanna Thank You » avec Suga-T , tirée de son album de 1996 Tha Hall of Game . Aussi,Busta Rhymes et Q-Tip ont échantillonné la chanson pour » Thank You » de Busta en 2013. Elle a ensuite été à nouveau échantillonnée en 2019 par Chris Brown pour sa chanson « Temporary Lover », tirée de son neuvième album, Indigo , et en 2022 par le Weeknd pour sa chanson « Sacrifice », extraite de son cinquième album Dawn FM .
La chanson « If You Play Your Card’s Right » de son premier album est souvent reprise par plusieurs artistes depuis sa sortie; plus récemment par Syleena Johnson sur son deuxième album Chapter 2: The Voice . Chante Moore a repris la chanson de Myer » I Want To Thank You » sur son album de 1994 A Love Supreme .
En octobre 2019, une peinture murale de l’artiste Stephen Powers a été dévoilée sur le Pier 40 à Manhattan , New York, composée de « I LOVE TO THANK YOU », inspirée de la chanson de Myers.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/62826-Alicia-Myers
ALICE COOPER
Alice Cooper, nom de scène de Vincent Damon Furnier, né le 4 février 1948 à Détroit (Michigan), est un chanteur et auteur-compositeur-interprète américain de hard rock, dont la carrière s’étend sur plus de cinq décennies. Son attitude et son apparence, ainsi que ses mises en scène incluant entre autres guillotines, chaises électriques, faux sang, serpents, poupées et sabres, lui valent d’être reconnu comme le principal père du shock rock. Il s’est inspiré des films d’horreur, du vaudeville, et du garage rock, mais aussi d’Halloween, pour créer ce nouveau genre de rock, macabre et théâtral, dont le but est de choquer.
À l’origine, Alice Cooper est un groupe comprenant Vincent Furnier au chant et à l’harmonica, Glen Buxton et Michael Bruce aux guitares, Dennis Dunaway à la basse et Neal Smith à la batterie. Le groupe sort son premier album en 1969 mais ce n’est qu’en 1971 qu’il entre véritablement sur le devant de la scène avec son premier grand succès international, I’m Eighteen, titre issu du troisième album du groupe, Love It to Death. Ce succès est confirmé l’année suivante avec le single School’s Out ainsi que l’album éponyme, mais c’est en 1973 avec Billion Dollar Babies que le succès commercial du groupe atteint son apogée.
Après la dissolution du groupe, en 1974, Vincent Furnier entame une carrière solo et fait modifier son état civil afin qu’Alice Cooper devienne légalement son nom. Il sort l’année suivante l’album conceptuel Welcome to My Nightmare qui connaît un succès retentissant. Welcome 2 My Nightmare en constitue d’ailleurs la suite, sorti en 2011 plus de 35 ans après l’original.
Particulièrement prolifique et éclectique, cette véritable icône du rock traverse différents styles musicaux durant sa carrière (hard rock, art rock, new wave, heavy metal, rock industriel), avec une tendance récurrente à soumettre les modes à son propre style. Hors scène, Alice Cooper est connu pour être un personnage sociable et plein d’humour. Il a été nommé « artiste de heavy metal le plus apprécié au monde » par The Rolling Stone Album Guide. Il contribue à façonner le style et l’apparence du heavy metal, et est considéré comme le premier artiste à avoir introduit des images d’horreur dans le rock, ses mises en scène et son sens du spectacle ayant « définitivement transformé le genre »7. Outre la musique, Alice Cooper est un acteur de cinéma, golfeur, et depuis 2004, animateur de radio pour l’émission Nights with Alice Cooper.
Sur la liste des « 100 plus grands artistes de hard rock » de VH1 (ce classement comprend également des artistes de plusieurs genres de rock), Cooper est classé 20e.
Biographie
Jeunesse
Alice Cooper naît Vincent Damon Furnier le 4 février 1948, à l’hôpital Saratoga de Détroit. Il est le deuxième enfant d’Ella Mae (née McCart en 1925) et d’Ether Moroni Furnier, prédicateur laïc (né en 1924). Il a une grande sœur née en 1946, autrefois mariée à Frank Crandall qui a coécrit la chanson Dance Yourself To Death. Il est d’origine française huguenote, sioux et irlandaise et tient son premier prénom de celui de l’un de ses oncles et son deuxième prénom est un hommage à l’écrivain Damon Runyon. Son grand-père paternel, Thurman Sylvester Furnier, est apôtre de l’Église de Jésus-Christ en Pennsylvanie près de la Monongahela, Vincent Furnier participe assidûment à la vie de cette église entre onze et douze ans.
À l’âge de onze ans, il est atteint d’une péritonite ; les médecins annoncent alors à ses parents qu’il ne survivra pas. Néanmoins, il s’en remet après un an passé chez lui et d’importantes pertes de poids. En 1961, il retourne à l’école, à la Squaw Peak Junior High à Phoenix. À 12 ans, il déménage dans le quartier ouest de la ville et rentre dans la Cortez High School où il rencontre Dennis Dunaway, son futur bassiste.
Alice Cooper (groupe)
Des clubs au succès
À l’âge de seize ans, Furnier forme un groupe de rock avec ses copains de classe : Glen Buxton (guitare), Michael Bruce (guitare rythmique), Dennis Dunaway (basse) et Neal Smith (batterie). À l’époque, leurs prestations se composent principalement de chansons des Rolling Stones et des Beatles dont ils jouent le répertoire en playback. Le jeune groupe adoptera différents noms comme The Earwigs (« Les perce-oreilles ») en 1964, puis The Spiders et The Nazz en 1965.
Dès 1968, ils réapparaissent à Los Angeles sous le nom d’Alice Cooper. Une légende raconte qu’étant jeune, Furnier se serait rendu à une séance de spiritisme au cours de laquelle on lui aurait dit qu’il était la réincarnation d’une sorcière du xviie siècle portant le nom d’Alice Cooper. Cette légende est, par la suite, démentie par Cooper lui-même dans plusieurs interviews (parues en 2000 au moment de la sortie de l’album Brutal Planet), admettant qu’il s’agissait d’un coup publicitaire. Le nom, qu’il a choisi lui-même, lui évoque l’image d’une « charmante petite fille cachant une hachette derrière son dos ». En 1968, les jeunes garçons apprennent que Todd Rundgren a lui aussi un groupe qui s’appelle The Nazz et prennent alors pour nom Alice Cooper par provocation, puisque tous les membres sont de sexe masculin. Par la suite, Vincent Furnier prend ce pseudonyme pour lui-même et arrive même sur scène en robe. Ils jouent dans des bars et des boîtes de nuit avant d’être repérés par Frank Zappa qui les engage sous son nouveau label, Straight.
Des groupes-phares comme The Yardbirds, The Doors, The Who, The Beatles et les Rolling Stones comptent parmi les principales inspirations musicales du Alice Cooper Group, qui développe un shock rock direct et énergique. Mais c’est surtout sur scène que les musiciens laissent leur empreinte. En effet, l’image androgyne et choquante d’Alice Cooper, novatrice pour l’époque, influencera plusieurs artistes et groupes comme Kiss, David Bowie, Lordi, Twisted Sister, Mötley Crüe, W.A.S.P., Rob Zombie, King Diamond et Marilyn Manson, pour ne citer que les plus connus.
Début d’une légende
Leur réputation de groupe déjanté et malsain intéresse Frank Zappa, grâce à qui deux albums sortent : Pretties for You en 1969, et Easy Action l’année suivante. Ces albums proposent des références aux Beatles, au rock psychédélique et à la freak music expérimentale. Malgré l’échec commercial de ces deux disques, Alice Cooper s’affirme comme un groupe scénique de premier plan. Au bout d’une année, le groupe, ruiné (ils en étaient alors réduits à vivre à cinq dans la même chambre d’un motel), décide de tenter sa chance à Détroit, qui semble alors une ville plus accueillante que Los Angeles pour le rock.
Le 13 septembre 1969, lors d’un concert au Toronto Rock and Roll Revival, le groupe connaît un incident : une poule passe sur la scène et Alice s’en saisit et la relance au-dessus de lui, s’attendant à voir voler l’animal. Ce dernier tombe dans les premières rangées de la foule qui s’en empare et le déchiquette littéralement. L’événement est vite répertorié comme le kill the chicken, la presse de l’époque prétendant qu’Alice aurait crié ces mots. Il niera toujours cette affirmation, déclarant qu’il n’aurait jamais voulu cela.
C’est à Détroit qu’ils rencontrent leur futur producteur, Bob Ezrin, sous la direction duquel ils enregistrent leurs deux disques suivants : Love It to Death (1971), qui révèle alors leurs talents musicaux et capacités commerciales (I’m Eighteen est le premier tube du groupe) puis Killer (1971) et qui s’inscrit dans la même veine musicale. Il confirme leur importance grandissante, notamment grâce à deux nouveaux succès : Under My Wheels et Desperado (hommage d’Alice Cooper à Jim Morrison, mort la même année.) Utilisant certains ingrédients du Grand Guignol, Cooper affine son image de marque en découpant des poupées à la hache et en utilisant des accessoires étonnants : chaise électrique, guillotine, potence et boa constrictor surgissent de la scène. La mise en scène d’une thématique macabre et violente fait émerger Alice Cooper de la scène rock : le groupe devient une grande attraction aux États-Unis. Le groupe apparaît également comme le peintre cynique d’une Amérique sombre très éloignée des idéaux de l’époque ; on va jusqu’à dire qu’il aurait « coulé le mouvement hippie à lui tout seul ».
En 1972, l’album School’s Out remporte un énorme succès. Le single de la chanson éponyme rencontre également un grand succès : il restera leur single le plus vendu pour les années 1970. Le disque vinyle est vendu emballé dans une culotte féminine en papier, soit un coup de publicité garanti20. L’album Billion Dollar Babies, paraissant l’année suivante, comporte des chansons qui deviennent des classiques du groupe comme Hello Hooray (une reprise), Elected, No More Mr. Nice Guy, Billion Dollar Babies. Il atteint la première position des ventes aux États-Unis et en Angleterre malgré certains titres choquants comme I Love the Dead (« j’aime les morts ») qui traite de nécrophilie. La tournée suivante est grandiose et Cooper se surpasse au niveau théâtral. Mais les choses ne tardent pas à se gâter.
Éclipsés derrière un chanteur charismatique et exubérant, certains membres du groupe préfèrent abandonner l’aspect théâtral en spectacle. Cependant, Alice Cooper lui-même n’est pas d’accord, pensant qu’ils doivent au contraire aller plus loin dans la démesure. À la fin de l’année 1973 sort Muscle of Love. Dès le début du projet, Bob Ezrin quitte le navire et Glen Buxton éprouve des problèmes de santé assez importants pour justifier un remplacement occasionnel. Sans obtenir un succès égal à son prédécesseur, l’album se classe dans le top dix américain mais les tensions internes grandissent. En 1974, à l’issue d’une longue tournée harassante, le groupe est mis en veilleuse. Warner, la maison de disques, en profite pour éditer un Greatest Hits aux juteuses retombées (no 8 aux États-Unis). Le groupe original se sépare fin 1974.
Années 1970
Alice Cooper entame une carrière solo en s’entourant de nouveaux musiciens (en particulier Dick Wagner et Steve Hunter aux guitares, ex-musiciens de Lou Reed, ils participeront aussi au premier album solo de Peter Gabriel). Il écrit l’album concept Welcome to My Nightmare qui raconte l’histoire d’un jeune garçon, Steven, plongé dans un cauchemar dont il ne parvient pas à trouver l’issue. Le disque est produit par Bob Ezrin, paraît en 1975 et s’impose avec des compositions comme Only Women Bleed, Department of Youth et Steven. On a aussi droit à une pièce devenue un classique, avec l’autre Vincent effrayant du septième art celui-là, Black Widow avec la voix de Vincent Price. Même si la violence originelle du rock d’Alice Cooper fait place à toutes sortes d’expérimentations allant du cabaret (Years Ago) au rock jazzy (Some Folks), l’ambiance est lugubre et malsaine. L’album est accompagné d’un téléfilm mettant en scène l’histoire, diffusé aux États-Unis. Le disque remporte un grand succès (no 5 aux États-Unis) et persuade le chanteur de continuer en solitaire. Un film retraçant les concerts de la tournée Welcome to My Nightmare montre les performances scéniques de Cooper, théâtral et délirant. L’acteur Vincent Price participe à cette tournée ; apparaissent sur scène un cyclope, un écran géant, des monstres et une troupe de danseurs dans laquelle s’illustre sa future femme, Sheryl Goddard.
Après ce succès, sa carrière décline lentement, tant à cause de ses problèmes d’alcool que des changements de mode. Le disco envahit les ondes radiophoniques et les jeunes se tournent davantage, soit vers les groupes punk, soit vers la seconde vague de heavy metal britannique (Def Leppard, Motörhead). Cooper, de son côté, ne caractérise plus le provocateur suprême qu’il était entre 1969 et 1975. Alors que les ventes de ses albums décroissent peu à peu, il maintient sa popularité grâce à des ballades qui lui valent certains de ses plus gros succès commerciaux (Only Women Bleed (1975), I Never Cry (1976), You and Me (1977) et How You Gonna See Me Now (1978). Les textes de cette dernière sont tirés d’une lettre qu’Alice Cooper écrit à sa femme alors qu’il est interné pour alcoolisme.)
Cooper apparait à la télévision, notamment au Muppet Show, et s’éloigne progressivement de son image anti-establishment. Au niveau musical, Alice Cooper Goes to Hell (1976) se présente comme une suite du précédent opus, avec la même recherche de diversité. Cette fois, Cooper se retrouve au purgatoire, jugé pour ses méfaits et c’est maintenant à lui-même de s’évader de son cauchemar. Il hante les nuits de Steven avec ses appels de détresse. La tournée de promotion prévue est annulée pour des problèmes d’asthme. La même année, il épouse Sheryl Goddard, danseuse et chorégraphe avec qui il a trois enfants. Si Alice Cooper Goes to Hell‘ qui contient la pièce I’m the coolest, rencontre encore un succès estimable, le suivant, Lace and Whiskey (1977), traduit déjà une certaine baisse de popularité : celui-ci aborde les thèmes de l’alcoolisme et des films policiers en noir et blanc.
Alice Cooper sort en 1977 l’album live The Alice Cooper Show. Il est interné peu de temps après la sortie de cet album pour subir une première cure de désintoxication. Cette expérience traumatisante devient le sujet central de son nouvel essai, From the Inside (1978), qui comporte certaines sonorités disco et d’autres morceaux plus conformes au style traditionnel de leur auteur (Inmates, We’re All Crazy, Nurse Rosetta, Serious). Les textes sont inspirés de personnes rencontrées pendant son internement. L’album est coécrit par Bernie Taupin, parolier d’Elton John. La pochette représente le visage de Cooper à nouveau maquillé (il avait abandonné son maquillage sur le précédent) devant les portes d’un asile, des aliénés apparaissant derrière ses yeux. La même année, Alice reprend le morceau Because des Beatles, accompagné par les Bee Gees.
Années 1980 et incertitude
Flush the Fashion (1980) voit le chanteur s’essayer aux sonorités électroniques et new wave. L’accueil est timide. Cooper présente un nouveau look qui dissimule mal son piètre état physique. En 1981, Alice replonge dans l’alcool à plein temps. L’album Special Forces (1981) est une tentative de renaissance en un nouveau personnage. L’album fait une intrusion sur les ondes radio avec Who Do You Think We Are. La vidéo Alice in Paris 1982, maintenant difficile à se procurer, représente bien l’image de cette époque. L’album Zipper Catches Skin suit en 1982 pour appuyer cette tentative plus rock que les deux albums précédents ; mais ni le succès ni une tournée ne suivront.
À la suite de ces trois albums, Alice Cooper est épuisé mais il lui reste un album à livrer à Warner Bros. pour honorer son contrat. Il reçoit l’aide de deux anciens collègues, le producteur Bob Ezrin et le guitariste Dick Wagner. Il en résulte DaDa (1983) dont la pochette est empruntée à Salvador Dalí. Très expérimental et personnel, il se révèle un désastre commercial. L’album ne bénéficie d’aucune publicité ni spectacle. L’histoire présente un portrait lugubre d’une famille d’originaux dans laquelle un homme tourmenté cache un frère cannibale. Sombrant de plus en plus dans un alcoolisme frénétique, Alice Cooper frôle la mort à quelques reprises. La rumeur veut que, dans un état pitoyable, il projette une suite à Welcome to My Nightmare, en collaboration avec Dick Wagner et Joe Perry. Ce dernier, démissionnaire d’Aerosmith n’est pas au mieux de sa forme lui non plus. Le projet ne verra jamais le jour. En 1984, à la suite d’un diagnostic de cirrhose du foie, il renonce à l’alcool pour sauver sa vie et son mariage.
En 1986, Cooper est sobre et prêt pour son grand retour. Entouré de compositeurs, le chanteur garde désormais un œil sur les modes et troque sa tenue de provocateur contre un univers de film d’horreur de série B. Constrictor (1986), avec pour guitariste principal Kane Roberts, est orienté hard rock. Le titre He’s Back est sélectionné pour la bande originale du film Vendredi 13 (film, 1980). L’année suivante paraît l’album Raise Your Fist and Yell, plus heavy metal que l’album précédent. Alice joue un second rôle dans le film Prince of Darkness de John Carpenter et signe un titre dans la bande originale. Malgré le relatif insuccès des deux albums, les salles de spectacle se remplissent à l’occasion des tournées.
L’aspect théâtral et provocateur revient ; Cooper interprète alors des vieux titres comme Dead Babies qui scandalise l’association américaine conservatrice PMRC. Avec d’autres artistes de rock comme Ozzy Osbourne et Dee Snider du groupe Twisted Sister, Alice Cooper est pointé du doigt, accusé d’inciter les jeunes à la violence et au suicide. Certaines villes interdisent ses spectacles. Alice se défendra de cette accusation dans la chanson Freedom (album Raise Your Fist and Yell, 1987) et plus tardivement dans la chanson Hey Stoopid (1991). En 1989, Alice participe à la bande sonore du film Shocker de Wes Craven, auquel participent également Desmond Child, Paul Stanley de Kiss, Tommy Lee de Mötley Crüe, Iggy Pop, Megadeth, Dangerous Toys. Alice y interprète Shockdance, typé rap, en duo avec l’acteur Mitch Pileggi. Ce film comprend une reprise de No More Mr. Nice Guy par Megadeth. La même année, I Got a Line on You figure sur la bande originale du film Iron Eagle II.
Renouveau des années 1990
Toujours en 1989, on retrouve Alice Cooper avec le producteur Desmond Child. Pour son nouvel album, il choisit des invités prestigieux : Aerosmith et Bon Jovi. Trash est un succès et permet à Cooper de retrouver son ancien statut ; Only my Heart Talkin‘ et Poison sont en outre des succès radiophoniques. Il récidive en 1991 avec Hey Stoopid où le chanteur s’offre les services de Slash, Joe Satriani, Steve Vai, Vinnie Moore et Mick Mars aux guitares ainsi que Nikki Sixx à la basse et Ozzy Osbourne pour les chœurs. Il apparaît ensuite en tant qu’invité dans le film Wayne’s World : il y interprète la chanson Feed my Frankenstein.
Le hard rock et le heavy metal tendent à s’épuiser au début de la décennie, avec notamment l’essor du grunge : Nirvana bouscule les standards de la musique et de l’apparence sur scène, contrastant avec le cuir, les chorégraphies et les feux d’artifice des années 1980. Cooper tente de s’adapter en collaborant avec Chris Cornell de Soundgarden. En 1994, il revient avec The Last Temptation : renouant avec ses concepts et ses personnages, il ressuscite Steven qui va rencontrer un inconnu qui se prétend forain dans un théâtre abandonné. Celui-ci lui présente les sombres réalités de la société américaine. Le forain est en fait une incarnation maléfique de la tentation qui essaiera de troubler Steven. Le disque est accompagné d’une bande dessinée signée Neil Gaiman, plus connu pour son comic book Sandman. Malgré ces efforts, le succès commercial n’est pas au rendez-vous. Par la suite, Cooper doit se contenter d’un succès limité qui s’accompagne paradoxalement du statut de véritable légende vivante.
Entre 1995 et 1999, c’est le vide quasi total, à l’exception de quelques spectacles dont une tournée avec Scorpions, une compilation (Classicks en 1995), un live (A Fistful of Alice en 1997) et un coffret de quatre disques (The Life and Crimes of Alice Cooper en 1999). Classicks se conclut avec une reprise de Fire de Jimi Hendrix, présente également dans le coffret. Courant 1997, il engage sa fille aînée, la danseuse et actrice Calico Cooper, alors âgée de seize ans, pour l’accompagner sur scène lors de ses concerts à la place de Sheryl Cooper, son épouse. En 1999, Cooper reprend la route pour ce qui, d’après l’apparence du chanteur et le choix des morceaux interprétés, ressemble à une tournée de promotion pour l’album The Last Temptation. Pendant cette période, Alice fait la connaissance de Rob Zombie, avec lequel il écrit un morceau, Hands of Death, utilisé sur la bande sonore de la série télévisée X-Files. Cette collaboration influence musicalement ses deux projets suivants.
Parcours sinueux des années 2000
En 2003 paraît The Eyes of Alice Cooper : l’album est annoncé comme un retour au son garage, pouvant rappeler Love It to Death. Dirty Diamonds (2005) lui succède, Cooper y aborde ses anciens styles musicaux, des références à des groupes qui l’ont inspiré et des expérimentations. Ainsi, Sunset Babies est une référence aux Rolling Stones et on peut entendre Alice Cooper chanter à la manière de Johnny Cash sur The Saga of Jesse Jane. L’album contient une collaboration rap-rock avec Xzibit, Stand, en tant que bonus.
En 2008, Alice Cooper sort son vingt-cinquième album, Along Came a Spider. On notera quelques changements de line-up et notamment le départ du guitariste Ryan Roxie qui, après plus de dix ans de service au sein du groupe, a tiré sa révérence l’année précédente. L’album se veut conceptuel et raconte l’histoire d’un dangereux criminel, surnommé l’araignée (The Spider), qui assassine des jeunes filles en laissant leurs corps dépouillés d’une jambe. Son but est de rassembler huit jambes pour devenir lui-même une araignée, mais cet objectif finit par être contrarié lorsqu’il tombe amoureux de sa dernière victime. Il semblerait que l’araignée soit en fait Steven. Deux invités sont présents : Slash joue de la guitare sur le premier single Vengeance is Mine et Ozzy Osbourne joue de l’harmonica et chante sur Wake the Dead. Cet album connaît un certain succès commercial : c’est le mieux vendu au Royaume-Uni depuis The Last Temptation et aux États-Unis depuis Hey Stoopid. Alice Cooper opta pour une nouvelle apparence avec une nouvelle panoplie de costumes extravagants et une nouvelle version de son célèbre maquillage.
Alice Cooper met fin en décembre 2008 à sa tournée Psycho Drama Tour, qui avait débuté début 2007, pour mettre en place un nouveau spectacle, The Theatre of Death, au printemps 2009. Il ne s’agit pas d’une tournée promotionnelle d’Along Came a Spider, mais d’une forme de concert conceptuel avec une mise en scène théâtrale burlesque faisant la part-belle aux costumes, aux décors et à l’humour noir. Cooper y est notamment exécuté de quatre manières différentes. Dans ce cadre, Alice Cooper prendra part à de nombreux festivals européens, notamment le Hellfest français, la Foire aux vins d’Alsace et le Wacken Open Air allemand. Un CD/DVD live issu de cette tournée, Theatre of Death : Live At Hammersmith 2009, est sorti fin 2010. À l’occasion d’une conférence de presse donnée au Hellfest, Cooper annonce être en train de travailler sur un nouvel album, vraisemblablement intitulé Welcome 2 My Nightmare, avec les producteurs Bob Ezrin et Desmond Child. En mai de la même année, il ré-enregistre également cinq de ses plus grands classiques : Elected, I’m Eighteen, School’s Out, No More Mr Nice Guy et Welcome to my Nightmare, qui sont ensuite mis en vente sur le site officiel.
Années 2010
En décembre 2010, le Alice Cooper Group est annoncé parmi les nouveaux artistes admis au Rock and Roll Hall of Fame. Pour marquer le coup, Alice Cooper, Neal Smith, Dennis Dunaway et Michael Bruce se réuniront pour interpréter quelques titres à la cérémonie d’intronisation qui aura lieu en mars 2011, avec Steve Hunter à la guitare solo en remplacement de Glen Buxton, décédé en 1997. Alice Cooper annonce dans la foulée l’organisation de cinq concerts exceptionnels du Alice Cooper Group, vraisemblablement à Détroit, Los Angeles, New York, Toronto et Londres, des villes qui, d’après Cooper, ont joué un rôle prépondérant dans le succès du groupe. Cette annonce ne s’est finalement pas concrétisée.
Alice Cooper donne le coup d’envoi en mai 2011 d’une nouvelle tournée mondiale, baptisée No More Mr Nice Guy Tour. Cette tournée débutant en Amérique du Nord et se concluant en Europe après un passage par l’Amérique latine fait office d’intermède avant la sortie du nouvel album, Welcome 2 My Nightmare, qui est finalement sorti au cours de la tournée. Le 26 mai, il est victime d’une intoxication alimentaire et est contraint d’annuler le concert qu’il prévoyait de donner le soir-même à Santiago. C’est la première fois en trente ans qu’Alice Cooper annule lui-même un concert. Il se rétablit rapidement et est en mesure d’assurer le concert de Buenos Aires, au cours duquel il rajoute à sa setlist le titre Hey Stoopid (qui n’avait plus été joué depuis 1997) que des fans lui auraient réclamé en l’abordant dans les rues de la ville au cours de l’après-midi. Au cours de la tournée, un nouveau titre baptisé I’ll Bite Your Face Off est interprété durant chaque concert. En remplaçant Damon Johnson, invité à rejoindre le groupe Thin Lizzy, la guitariste Orianthi Panagaris devient en septembre 2011 la première femme à intégrer le groupe d’Alice Cooper en plus de quarante-cinq ans de carrière.
Welcome 2 My Nightmare, le vingt-sixième album d’Alice Cooper, est sorti le 13 septembre 2011. Conçu comme une suite à l’album Welcome to My Nightmare (1975)9, il voit la participation au processus de composition et d’enregistrement des nouvelles chansons de nombreuses personnalités ayant marqué la longue carrière de l’artiste. On peut citer parmi eux Bob Ezrin, avec lequel Alice est souvent associé au début de sa carrière ; les musiciens survivants du Alice Cooper Group, Dennis Dunaway, Michael Bruce et Neal Smith ; Dick Wagner et Steve Hunter, ex-guitaristes de Lou Reed qui avaient accompagné Cooper lors de ses premiers pas en tant qu’artistes solo ; ou encore la chanteuse Kesha. I’ll Bite Your Face Off est le premier single extrait de cet album, dont la tournée promotionnelle devrait s’ouvrir en 2012, après la conclusion du No More Mr. Nice Guy Tour.
En 2012, Alice Cooper annonce la réalisation d’un album de reprises en hommage à ses anciens amis Jim Morrison, John Lennon, Harry Nilsson, et Keith Moon. L’album sortira seulement en 2015, car Alice participe à la tournée d’adieu de Mötley Crue en 2014, ce qui ne lui laisse pas assez de temps pour faire une tournée pour cet album. En 2014, la guitariste Orianthi Panagaris quitte le groupe, et est remplacée par Nita Strauss, guitariste du groupe Iron Maidens (groupe de reprise d’Iron Maiden). Cette même année, Cooper reprend les chansons Eleanor Rigby et Smile Away des Beatles pour un album en hommage à Paul McCartney nommé The Art of McCartney.
En 2015, il forme un groupe, Hollywood Vampires, avec Joe Perry, guitariste du groupe Aerosmith, et l’acteur et musicien Johnny Depp. En août 2016, Alice Cooper annonce se présenter à la course à l’élection présidentielle américaine, avec un programme humoristique. Il utilise Elected, censée ressortir en 2016, comme chanson de campagne.
En 2017, Alice Cooper sort Paranormal, son vingt-septième album avec comme collaborations, à la batterie, Larry Mullen Junior de U2, à la guitare, Billy Gibbons de ZZ Top et à la basse, Roger Glover de Deep Purple.
Le dimanche de Pâques 2018, Alice Cooper joue le rôle d’Hérode dans la performance live de NBC Jesus Christ Superstar Live in Concert d’Andrew Lloyd Webber. Les critiques ont été positives, avec notamment celle de Noel Murray du New York Times qui écrit « la performance à couper le souffle d’Alice Cooper [est comme un] moment de clarté saisissant » et celle de Lorraine Ali du Los Angeles Times qui décrit sa performance comme « étrange. Oui, mais aussi parfait dans une sorte de « Billion Dollar Babies », dramatique et diabolique. La part de Cooper est petite mais indélébile ». Cooper avait déjà enregistré la chanson (bien qu’il ne l’ait pas jouée en direct) en 2000, avec le casting du revival de Londres en 1996.
Collaborations musicales
En 1978 Alice Cooper joue dans la collaboration musicale de Peter Frampton avec les Bee Gees Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band ; il y interprète le personnage de Father Sun sur le morceau Because (Beatles).
En 1985, Alice Cooper chante deux couplets sur le titre Be Chrool to Your Scuel, issu de l’album Come Out and Play du groupe de hard rock Twisted Sister. Il apparait également dans le clip vidéo consacré à cette chanson. En 1991 il chante en duo avec Axl Rose la chanson The Garden présente sur l’album Use Your Illusion I du groupe de hard rock Guns N’Roses.
En 2008, Tobias Sammet obtient, par le biais d’Eric Singer (qui joue de la batterie pour les deux artistes), la collaboration d’Alice Cooper sur le titre The Toy Master pour le nouveau volet du projet opéra-metal Avantasia. Alice Cooper participe en 2009 à l’enregistrement de Slash, le premier album solo de Slash (ancien membre de Guns N’ Roses). Alice Cooper y chante une chanson bonus, Baby Can’t Drive (uniquement disponible sur l’édition Classic Rock Slashpack), en duo avec Nicole Scherzinger des Pussycat Dolls.
Engagements et activités parallèles
Investissements et vie locale
Alice Cooper fonde le restaurant Alice Cooper‘s Town à Phoenix. Il est aussi à l’origine de la réfection du panneau Hollywood en 1978, alors très fortement dégradé et voué à disparaître. Il finance lui-même le dernier « O ».
Dans une entrevue accordée à Golf Digest en décembre 2006, Cooper raconte qu’au début des années 1980, il pouvait ingurgiter une grande quantité d’alcool chaque jour et cependant jouer au golf, parfois complètement saoul. Après avoir vu la mort de tout près, il entreprend de s’adonner sobrement au golf à raison de 36 trous par jour pendant un an. Une décision qui change sa vie, puisqu’il n’a jamais repris un verre d’alcool depuis. Le golfeur, qui présente aujourd’hui un index de 5,3, avoue également avoir trouvé dans le golf une « drogue » enivrante. « Le golf est le crack du sport ! À partir du jour où j’ai commencé à jouer sérieusement, je suis devenu accro et le golf a sauvé ma vie », affirme-t-il. Par contre plusieurs affirment que c’est par son retour au christianisme qu’il a réussi à devenir sobre.
Contrairement à ce qui est couramment prétendu, Alice Cooper n’a jamais pratiqué l’occultisme. Il est de confession chrétienne et est engagé dans une grande église protestante américaine. Il a aussi fondé la Solid Rock Foundation, association qui vient en aide à des jeunes défavorisés.
Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/463597-Alice-Cooper-2