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CLOUT

Clout était un groupe de rock sud-africain formé à Johannesburg en 1977, surtout connu pour son tube « Substitute ». Initialement composé uniquement de femmes, le groupe a par la suite inclus quelques musiciens masculins, qui avaient joué comme musiciens de studio sur « Substitute ».

 

Carrière

Le premier et plus grand succès de Clout, « Substitute », était un nouvel arrangement d’une chanson des Righteous Brothers , composée par Willie Wilson. En 1978, leur version atteignit la première place des charts en Afrique du Sud, en Nouvelle-Zélande et en Allemagne, et se classa dans le top 10 d’autres pays. Elle se hissa également à la deuxième place du UK Singles Chart et y resta pendant 15 semaines. En raison des sanctions imposées aux artistes et interprètes sud-africains par le syndicat britannique Equity à l’époque, l’ émission télévisée Top of the Pops de BBC One utilisa la prestation du groupe dans l’émission néerlandaise TopPop , le 8 avril 1978, pour présenter le tube dans son Top 10. La reprise de « Substitute » par Clout atteignit la 67e place du Billboard Hot 100 américain .

Clout a enregistré un autre single dans le Top 10 , « Save Me », et deux autres succès dans le Top 20, « Under Fire » et « You’ve Got All Of Me ».

Clout s’est séparé en 1981, peu après la sortie de son dernier grand succès, une reprise de la chanson « Portable Radio » de Hall et Oates . Leur précédent single, « Oowatanite », était également une reprise, l’original étant un tube du groupe canadien April Wine .

En 1992, leur compilation de plus grands succès est sortie en CD , et elle a été remasterisée sous le titre The Best of Clout en 2010.

En 2005, un album de retrouvailles, intitulé Since We’ve Been Gone, a été enregistré . Plusieurs de leurs plus grands succès ont été réenregistrés, dont « Substitute », mais la plupart des titres étaient de nouvelles chansons écrites par Clout. Le groupe était alors composé de : Cindy Alter, Ingi Brough, Glenda Miller (Hyam), Jenni Garson, Sandy Robbie, George Vardas, Gary Van Zyl, Denholm Harding et Hylton Brooker.

En 2018, le groupe s’est brièvement réuni pour célébrer le 40e anniversaire de son tube « Substitute ». La formation était alors composée de Cindy Alter, Ingi Herbst Brough, Glenda Hyam, Gary van Zyl, Connie Bentlage (au saxophone) et Alastair Coakley. En 2020, Cindy Alter, Ingi Herbst Brough, Jenni Garson et Glenda Hyam ont offert une brève réunion virtuelle avec une interprétation de « Substitute », montée par Verny Scholtz.

 

Musiciens

  • Cindy Alter (née à Johannesburg , Afrique du Sud ) : chant principal, guitare (1977  1981, 2018  2019)
  • Ilene « Lee » Tomlinson : basse , chant (1977  1980)
  • Ingrid « Ingi » Brough (née Herbst) : batterie , chant (1977  1981, 2018  2019)
  • Glenda Hyam : claviers, guitare, chant (1977, 2018)
  • Jenni Garson : guitare, chant (1977  1981)
  • Ron « Bones » Brettell : claviers, chant (1978  1981)
  • Sandy Robbie : guitare, chant (1978  1981)
  • Gary van Zyl : basse (1980  1981, 2018  2019)
  • Connie Bentlage : saxophone (2018  2019 (tournée de retrouvailles))
  • Alastair Coakley : guitare (2018  2019 (tournée de retrouvailles))

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/180943-Clout

CLOUD ONE

Cloud One était un groupe de disco studio des années 1970 sur P & P Records, produit par Peter Brown et Patrick Adams. Ils étaient surtout connus pour l’album de 1976 Atmosphere Strut et sa chanson titre, et le single « Patty Duke ».

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/27044-Cloud-One

CLOCK

Clock était un groupe britannique originaire de Manchester , en Angleterre, principalement mené par Stu Allan et Pete Pritchard, avec le rappeur Marcus Thomas (alias ODC MC) et la chanteuse Lorna Saunders (alias Tinka), bien que le single « Keep the Fires Burning » ait été interprété par Georgia Lewis. Leur style, avec une chanteuse et un rappeur, rappelait celui de nombreux groupes d’eurodance de l’époque. Leurs premiers morceaux, plus énergiques, évoquaient Cappella , mais leur musique s’est orientée vers la dance/pop dès qu’ils ont commencé à sortir des reprises . Thomas a quitté le groupe en 1998 pour rejoindre Tzant , où il a été remplacé par Ché-gun Peters.

Ils ont enchaîné les succès dans le Top 40 des charts britanniques dans les années 1990, avec neuf reprises. Ils ont également sorti des versions hardcore de leurs tubes sous le nom de Visa. Clock s’est séparé en 1999 pour diverses raisons personnelles ; ils n’étaient plus en mesure de maintenir le même rythme qu’auparavant.

En 2004, Saunders a participé à l’ émission Never Mind the Buzzcocks de la BBC, aux côtés de célébrités. Il a été annoncé qu’elle travaillait comme secrétaire juridique . En 2015, il a été révélé que Saunders travaillait comme avocate pour Jackamans et qu’elle était mariée et mère de deux enfants.

En septembre 2022, Allan est décédé à l’âge de 60 ans des suites d’un cancer gastro-intestinal.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/11003-Clock

CLIMIE FISHER

Climie Fisher était un duo pop britannique formé par le chanteur Simon Climie et l’ancien claviériste de Naked EyesRob Fisher. En 1987-1988, ils ont connu deux succès internationaux : « Rise to the Occasion » et « Love Changes (Everything) ».

 

Carrière

Simon Climie et Rob Fisher se sont rencontrés aux studios Abbey Road , où ils travaillaient tous deux comme musiciens de studio. Le duo est surtout connu pour son tube de 1987 , « Love Changes (Everything) », qui a remporté un Ivor Novello Award. Il a atteint la 67e place au Royaume-Uni et, après un remix et une nouvelle sortie, la 2e place au Royaume-Uni, la 12e en Nouvelle-Zélande, la 24e en Australie, la 7e en Allemagne, la 8e en Suisse, la 15e en Autriche et la 23e aux États-Unis, le tout en 1988.

Le remix hip-hop de « Rise to the Occasion » avait été initialement conçu comme une version dance de niche par les remixeurs Phil Harding et Ian Curnow, mais c’est finalement la maison de disques du groupe qui l’a choisi comme single principal. « Son style s’inspire d’un morceau de rap », explique Harding. « On n’aurait jamais imaginé que la maison de disques le sortirait comme single principal ; on n’a jamais vraiment su ce que Climie Fisher pensait du fait que leur version originale soit écartée. » Le titre a atteint la 10e place du UK Singles Chart, puis la 1re place en Afrique du Sud, la 6e en Belgique, la 14e en Allemagne, la 17e en Suède et la 19e en Autriche.

Leur dernier grand succès fut « Love Like a River » en 1989, qui atteignit la 18e place en Autriche, la 22e au Royaume-Uni et la 54e en Allemagne. Ils composaient la plupart de leurs chansons avec Dennis Morgan , avec qui Climie avait déjà collaboré, et engagèrent Steve Lillywhite et Stephen Hague à la production. Bien que leur premier album, Everything, se soit classé au Royaume-Uni (14e place) et aux États-Unis (120e place), leur deuxième album, Coming In for the Kill (35e place au Royaume-Uni), connut moins de succès et le groupe se sépara peu après sa sortie.

Fisher a ensuite coécrit la chanson « Cry for Help » de Rick Astley (7e au classement des singles britanniques en 1991). Il a également contribué à l’écriture des chansons des albums Free (1991) et Body & Soul (1993) d’Astley. Fisher est décédé le 25 août 1999 des suites d’une opération pour un cancer du côlon .

Avant de connaître le succès sous le nom de Climie Fisher, Climie avait co-écrit (avec Dennis Morgan) le single « I Knew You Were Waiting (For Me) » de George Michael et Aretha Franklin en 1986. Il a travaillé comme producteur pour des artistes tels que Louise , MN8 et Five Star , et comme co-auteur-compositeur et musicien pour Eric Clapton, notamment sur l’album « The Road to Escondido » avec JJ Cale (avec Derek Trucks et Billy Preston ) . En 1992, Climie a sorti un album solo et un single, tous deux intitulés « Soul Inspiration ». Il a également collaboré avec Michael McDonald, ancien membre des Doobie Brothers, sur ses albums chez Motown . En 2009, il a produit l’album « The Distance » de Taylor Hicks, gagnante d’American Idol .

 

La ballade folk pastiche « Ballad of Climie Fisher » du groupe Half Man Half Biscuit, extraite de leur album « Trouble Over Bridgwater », est un récit fictif de ce qui est arrivé au couple après leur rupture.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/112925-Climie-Fisher

CLIFF RICHARD

Cliff Richard, né Harry Rodger Webb le  à Lucknow (Inde), est un chanteur de rock britannique.

D’abord perçu comme la réponse britannique à Elvis Presley, son idole, il a été une star majeure du rock dans toute l’Europe de 1958 à 1963, avant l’émergence des Beatles, et reste très populaire au Royaume-Uni, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon.

En France, quantité de ses chansons ont été adaptées par des artistes de l’époque yéyé, de Johnny Hallyday à Claude François en passant par Les Chats Sauvages, Les Chaussettes Noires, Les Pirates, Les Vautours, le groupe de Vic Laurens. Sa gloire s’est alors combinée à celle de son groupe accompagnateur, les Shadows. En revanche, il n’est jamais parvenu à vraiment percer en France et aux États-Unis, où il n’a accédé qu’à deux reprises au « top ten ».

 

Biographie

Harry Rodger Webb est né en 1940, en Inde, alors colonie britannique. Outre Cliff, ses parents ont eu trois filles. En 1948, à la suite de l’indépendance de l’Inde, la famille se rapatrie au Royaume-Uni pour s’établir d’abord à Carshalton, puis en 1949 à Waltham Cross dans le Hertfordshire, et enfin en 1950 à Cheshunt, où le jeune Harry Webb fait ses études secondaires pour en sortir avec l’équivalent d’un baccalauréat littéraire. Il prit ensuite un emploi administratif, mais dès lors son intérêt est principalement tourné vers la musique, en particulier le skiffle, très en vogue en Grande-Bretagne dans ces années-là. Alors qu’il a seize ans, son père lui achète sa première guitare. Harry Webb forme en 1957 son premier groupe, les Quintones, prend ensuite la place de chanteur dans un autre orchestre, le Dick Teague Skiffle Group, et se joint enfin à un ensemble de rock appelé les Drifters (à ne pas confondre avec les Drifters américains), dont le principal guitariste est alors Ian Samwell. C’est à cette époque que Harry Webb change de prénom pour prendre celui de Cliff, qui est un diminutif courant de Clifford ou Clifton mais signifie aussi en anglais « falaise », ce qui s’associe à la notion de « rock ». Et sur la suggestion de Ian Samwell, il prend en 1958 pour patronyme de scène « Richard », en hommage au rocker considéré comme le plus extrême de l’époque, Little Richard. Et c’est en tant que « Cliff Richard and the Drifters » que le groupe enregistre chez Columbia Graphophone Company (groupe EMI) son premier single, produit par Norrie Paramor, avec en face A Move It, une composition de Ian Samwell. Le disque sort le  et grimpe en no 2 des Charts, c’est le début de la gloire.

Suivent les mois suivants trois autres singles qui positionnent Cliff Richard en équivalent anglais d’Elvis Presley, puis, en , le 45 tours Living Doll qui marque la consécration. Le disque est no 1, et pour la première fois, Cliff est réellement accompagné par les Drifters (pour les précédents enregistrements, on avait recouru à des musiciens de studio). À cette date, la composition des Drifters a été totalement changée, le groupe rassemble désormais Hank Marvin, Bruce Welch, Jet Harris, Tony Meehan. Le disque est distribué aux États-Unis, ce qui suscite des complications juridiques avec les Drifters américains. Aussi le groupe est-il renommé The Shadows. Tout en étant les accompagnateurs attitrés de Cliff, ils ont une relation contractuelle distincte avec le label Columbia. Ils sont payés pour enregistrer avec Cliff Richard mais ne touchent pas de pourcentage sur les ventes de disques, alors qu’ils peuvent publier des enregistrements à part sous leur propre nom de groupe.

Entre 1958 et 1963 Cliff Richard et les Shadows dominent outrageusement les « charts » britanniques. Leur son, renommé pour sa qualité exceptionnelle pour l’époque, se recentre sur un style pop moins brutal, mais générateur de ventes massives. Comme dira John Lennon, « avant Cliff et les Shadows, il n’y avait rien d’écoutable dans la musique anglaise ».

Les principaux succès de Cliff Richard accompagnés des Shadows furent Move It (1958), Livin Doll (1959) , Travellin Light (1959), Please Don’t Tease (1960), The Young Ones (1962), We Say Yeah (1962), Summer Holiday (1963). Sa reprise de Do You Wanna Dance? en 1962 inspire le tube français Douliou-douliou Saint-Tropez en 1964.

Cliff Richard participe deux fois au Concours Eurovision de la chanson. Il termine deuxième en 1968 avec le tube international Congratulations (derrière Massiel, victorieuse pour l’Espagne avec La, la, la et devant Isabelle Aubret, 3e pour la France avec La Source, sur fond d’influence du dictateur Franco, controverse relatée par la série La canción dans laquelle le personnage de Cliff Richard est joué par Garmon Rhys) et troisième en 1973 avec Power to All our Friends, certes un peu moins connu mais qui se vend néanmoins à plus d’un million d’exemplaires.

Après cette période musicalement hésitante, il revient à une musique populaire de qualité en 1975 avec une ballade phare dans sa carrière Miss You Nights et un 33 tours rock-pop de qualité, produit par Bruce Welch (membre du groupe The Shadows) I’m Nearly Famous, sorti en 1976. Elton John en fait la publicité.

Devil Woman (1976), We don’t Talk AnymoreCarrie (1979), Dreamin’ (1980) , Wired for Sound (1981), The Only Way Out (1982), Ocean Deep (1983), Some People (1987), Mistletoe and Wine (1988), Saviour’s Day (1990), Peace In Our Time (1993), A Misunderstood Man (1995), The Millenium Prayer (1999), Santa’s List (2003), Simplicity (2004).

 

Vie personnelle

Cliff Richard possède une propriété viticole dans le sud du Portugal, à Albufeira, une propriété à la Barbade ainsi qu’en Angleterre et un appartement à Manhattan (New-York).

Cliff Richard dément le jeudi 14 août 2014 être impliqué dans une affaire d’agression sexuelle sur mineur dans les années 1980, après la révélation d’une perquisition dans un de ses appartements en Angleterre.

Le 23 août 2014, il est interrogé par la police pour cette affaire d’agression sexuelle sur un garçon de 16 ans. « Il a été entendu samedi 23 août 2014 par la police britannique », annonce son porte-parole.Le , les forces de l’ordre déclarent que l’enquête a « progressé significativement » et que deux nouvelles victimes se sont déclarées. Le , il est décidé de ne pas poursuivre Cliff Richard faute de preuves et la police présente ses excuses pour la mauvaise gestion médiatique de ce dossier (qui aura finalement coûté 1 200 000 euros aux contribuables britanniques).

 

Carrière

Cliff Richard a longtemps été l’artiste britannique ayant obtenu le plus de numéros 1 dans les hit-parades britanniques. Il totalise 14 numéros 1 dans les «charts» musicaux, ce qui le place à la troisième place des chanteurs ou groupes ayant obtenu le plus de no 1 au Royaume-Uni, derrière le chanteur américain Elvis Presley (21) et le groupe britannique TheBeatles (17). Un autre chanteur britannique, EdSheeran, le rejoint à cette place en mars 2023 lorsqu’il obtient aussi son quatorzième no 1. Cliff Richard compte à cette date 68 «top ten» au Royaume-Uni. Seul Elvis Presley en a obtenu davantage (76).

Il est également très régulièrement classé dans les «charts» de ventes de DVD musicaux au Royaume-Uni.

Il est dans le Guinness Book des records britanniques pour sa carrière au sommet des «charts», dans chacune des cinq dernières décennies (1950, 1960, 1970, 1980, 1990…).

Il a séduit un public familial alors qu’il était considéré au début de sa carrière comme «trop sexy pour passer à la TV». Son image et sa vie sont pétries par le christianisme.

Il a sa «révélation divine» en 1966, lors d’un séminaire du pasteur Billy Graham. Il confie publiquement être chrétien en juin 1966, sur la scène de Earl’s Court (Londres). Depuis, il vit en conscience avec sa foi et participe aussi régulièrement qu’il le peut à des œuvres caritatives. Il rappelle sa foi en Dieu régulièrement lors de ses concerts en chantant quelques titres à sa gloire.

Sa renommée et sa popularité auprès des familles britanniques sont sans doute aussi grandes que celles d’un JohnnyHallyday en France ou un AdrianoCelentano en Italie.

Il a été fait officier de l’ordre de l’Empire britannique en 1980 et fait chevalier en 1995 par la reine Élisabeth II. Il est communément surnommé le «Peter Pan de la Pop» ou qualifié de «National Treasure» par les médias britanniques.

Il commercialise de nombreux produits dérivés dont le parfum Miss you Nights.

Sa tournée internationale World Tour (2003) est un succès public avec un DVD enregistré en Nouvelle-Zélande. Sa tournée mondiale Now & Then (2006), sortie en DVD également, est un modèle de qualité artistique sur scène. En 2008, il effectue une tournée britannique The Time Machine Tour dont le DVD est classé premier dans les «charts» DVD anglais. Sa popularité est intacte après cinquante ans de carrière.

2009 et 2010 sont les années qui voient se réunir pour la dernière fois en tournée mondiale Cliff et les Shadows. La plupart des concerts anglais doivent être doublés à la suite de la demande importante du public. Ils sont en France pour la dernière fois ensemble en 2009 à Paris le 7 novembre et à Bruxelles le 8 novembre 2009. Le Nord de l’Europe suit en novembre 2009 et en 2010 c’est le tour de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie. Un DVD de cette dernière tournée internationale est enregistré au concert de l’O2 de Londres.

Ensemble après cinquante ans de carrière, Cliff et les Shadows totalisent 19 numéros 1 dans les «charts»: 14 pour Cliff avec ou sans les Shadows et cinq numéros 1 pour les Shadows sans Cliff Richard.

Si les Shadows comptent s’arrêter de jouer ensemble après la tournée internationale 2009-2010, par contre Sir Cliff admet vouloir continuer tant que sa santé le lui permettra. Ils n’excluent cependant pas de se réunir à nouveau de façon ponctuelle pour des concerts ciblés, (telles des concerts de soutien à cause sociale ou humanitaire) mais il ne sera plus question de tournées internationales ensembles.

Le dernier DVD de leur tournée de réunion 2009-2010 est classé numéro 1 des ventes de DVD musicaux en Angleterre à la mi-novembre 2009.

Le nouveau DVD de Cliff Richard, Still Reelin’ and a-rockin’ – Live, est numéro 1 du classement officiel britannique « Music Video Top 40 – 30th November 2013« .

Le DVD souvenir de la tournée anglaise du 75e anniversaire de Cliff a été classé numéro 1 en fin d’année 2015.

Son répertoire, et celui des Shadows, qui ont nourri des générations de jeunes guitaristes, sont largement repris par des groupes amateurs dans le monde entier. L’un des plus actifs en France est le groupe « Guitar Express », auquel des membres des Shadows se sont joints à l’occasion: Bruce Welch et Brian Locking. Le Groupe est reconnu par l’association « Fan club de Cliff Richard et des Shadows en ayant participé à leurs réunions.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/125101-Cliff-Richard

CLAUDIA PHILLIPS

Claudia Phillips est une chanteuse française d’origine américaine née le .

Elle est la fille de Barre Phillips, un contrebassiste de jazz, avec qui elle aura ses premières expériences de chanteuse professionnelle.

Elle a interprété les titres suivants :

Durant sa carrière, elle sortira trois albums, les deux premiers chez Disques Barclay, le dernier chez M10.

Depuis 1995, elle est professeur de chant au Studio des Variétés et elle dirige maintenant le département jazz et musiques actuelles amplifiées au PESM Bourgogne.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/563753-Claudia-Phillips

CLAUDE DUBOIS

Claude Dubois, né le  à Montréal (Canada), est un chanteur, guitariste et auteur-compositeur-interprète québécois. Connaissant depuis 1966 une longue et fructueuse carrière au Québec, il est surtout connu en France comme étant l’interprète de la chanson Le Blues du businessman avec son célèbre refrain « J’aurais voulu être un artiste » (extraite de la comédie musicale Starmania).

 

Biographie

Claude Dubois enregistre un premier album à l’âge de douze ans avec le groupe western Les Montagnards avec J. G. Robinson et Paul Laflamme à la guitare et J. G. Deschamps à la basse. Il est âgé d’à peine dix-sept ans lorsqu’il devient le chansonnier attitré du Patriote, une boîte à chansons de Montréal. Dès 1966, il enregistre quelques titres qui connaissent divers succès (Belle familleJ’ai souvenir encoreMa p’tite vieComme un million de gens). Il choisit ensuite de délaisser sa carrière au profit d’une autre passion : les voyages.

Publié sous étiquette Disques Vogue, Dubois séjourne en France (1970-1971) et enregistre son cinquième album studio Dubois, sous la direction de l’arrangeur et pianiste français François Rauber, le collaborateur de Jacques Brel ainsi que Jean-Marc Deutère et Jean-Pierre « Rolling » Azouley, à l’époque guitariste de Johnny Hallyday. Ce microsillon contient entre autres Trop près trop loin et Le Labrador.

Influencée par les courants musicaux qui viennent principalement de la Californie, sa musique se transforme dès le début des années 1970 et prend des couleurs psychédéliques (Cerveau geléQuatrième dimension). De chansonnier, il devient un chanteur à l’esthétique rock, dans le sillage de Robert Charlebois et de Diane Dufresne.

Début 1975, Télé-Métropole lui confie une nouvelle émission Showbizz, qui fait suite à l’émission Jeunesse. Dubois sera remplacé en septembre par Pierre Lalonde.

En 1978, sollicité par Luc Plamondon, il joue le rôle de Zéro Janvier pour le disque de l’Opéra rock Starmania et connaît son plus grand succès en France comme interprète en chantant Le Blues du businessman (rôle qui sera créé sur scène par Étienne Chicot en 1979). Paradoxalement, ce succès éclipse le reste de son répertoire, qui reste très méconnu en Europe. La même année, il sort son album Fables d’Espace, qui contient des chansons parlant de voyages interstellaires comme Au Bout des Doigts et Vaisseau Interspacial, ainsi que le classique Chasse Galerie qui sera un grand succès pour lui. On y retrouve aussi Une Guitare Des Ondes Et Leur MachineEnfant De L’An 2000 et finalement Salta Diabla. Il y est entouré de musiciens tels que John Wilcox le batteur du groupe Utopia de Todd Rundgren, le claviériste et guitariste britannique John Holbrook, Richard Bell aussi aux claviers qui fut un temps pianiste pour Janis Joplin ainsi que Jean-Yves Labat au synthétiseur.

En 2007, Claude Dubois réenregistre plusieurs titres en duo à Montfort avec des chanteurs et interprètes québécois et français. Patrick Bruel chante avec lui sur L’InfidèleCéline Dion sur Si Dieu existeFrancis Cabrel sur Pas question d’aventure, Gilles Vigneault et Richard Desjardins reprennent avec lui la chanson Le Labrador, etc. L’album Duos Dubois est lancé le .

En , on peut voir Claude Dubois dans sa propre téléréalité sur le réseau de télévision V, Dubois en réalité[2]. Le deuxième épisode de la série demeure inédit, Dubois ayant obtenu une injonction de la Cour supérieure du Québec pour en empêcher la diffusion. Le chanteur était en effet mécontent du montage le montrant en train de prononcer des jurons.

En 2011 et 2012, il participe à la saison 6 de la tournée à succès Âge Tendre, en France.

En 2013, il participe à l’émission La Voix en tant que mentor de l’équipe de Jean-Pierre Ferland.

Fin 2016, il annonce sur le plateau de l’émission télévisée Tout le monde en parle qu’il est atteint d’un cancer de la moelle osseuse.

En 2021, sort un coffret compilation de trois disques, Dubois Solide, dont certaines chansons ont été réenregistrées, entre autres Artistes.

 

Vie privée

En musique, il revient tout de même en force avec l’album Sortie Dubois en 1982, obtenant un énorme succès avec la chanson Plein de tendresse.

Claude Dubois connaît une longue relation avec la comédienne québécoise Louise Marleau. Leur rupture en 2007 est fort médiatisée au Québec.

 

Controverse

Le , le chanteur crée la controverse lors du début de la vaccination contre la grippe H1N1. En effet, celui-ci, refusant de faire la très longue file d’attente devant l’établissement de santé, décide de la court-circuiter en convainquant une infirmière de le faire passer en priorité. Claude Dubois se défendit par la suite en prétendant qu’il avait pris rendez-vous des jours plus tôt pour recevoir un vaccin dans le cadre de son voyage, et qu’il en a donc profité pour le recevoir sans devoir attendre son tour dans la file. Or, la clinique dément par la suite ce témoignage en affirmant qu’elle n’offrait pas de vaccin voyageur.

 

Affaires judiciaires

Le , il est arrêté à Montréal et, à la suite d’un procès hautement médiatisé, est condamné à vingt-deux mois de prison pour possession et trafic d’héroïne. Il purge l’essentiel de sa peine dans une maison de désintoxication, ce qui soulève la controverse concernant un possible traitement de faveur.

En 2014, il est arrêté à Québec pour conduite avec facultés affaiblies après un test d’alcoolémie positif. La décision du juge de le condamner à une amende de 3 000 $ et une suspension de permis de conduire d’un an pour ce motif crée une polémique, notamment menée par les associations de lutte contre l’alcool au volant qui estiment cette condamnation trop clémente pour quelqu’un qui en est à sa troisième infraction de ce type. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales fait part fin  de son intention de faire appel de cette décision. Dubois a été finalement condamné le  à 90 jours d’emprisonnement.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/647109-Claude-Dubois

CLAUDE BARZOTTI

Claude Barzotti, de son vrai nom Francesco Barzotti, né le 23 juillet 1953 à Châtelet et mort le 24 juin 2023 à Court-Saint-Étienne, est un chanteur belge d’origine italienne.

Il passe la majeure partie de son enfance près de Pesaro sur la côte adriatique, avant de s’installer dans son pays natal, la Belgique. Sa carrière de chanteur est marquée par plusieurs succès durant les années 1980.

 

Biographie

Né en juillet 1953 au sein d’une famille italienne1, Claude Barzotti grandit en Italie à C`ai serra, petit village des Apennins, sur les hauteurs de Cantiano. À l’âge de 18 ans, il s’installe définitivement en Belgique.

En 1981, il réenregistre Madame, dont il avait fait une première version en 1975, et qui se vend à plus de 200 000 exemplaires dans le courant de l’année 1983. La chanson Le Rital lui vaut son plus grand tube (n°1 en France), et le titre du morceau devient son sobriquet. L’année suivante, il connaît un nouveau succès avec Je ne t’écrirai plus.

Après quelques années plus difficiles, il connaît un dernier succès en 1990 avec le slow Aime-moi. Il est l’un des interprètes de la chanson caritative On a toujours quelqu’un avec soi au bénéfice du Télévie, tout comme Axelle RedBenny B, Nathalie Pâque, Frank Michael, le Grand Jojo, Jeff Bodart, Muriel Dacq, Philippe Swan, Sandra Kim, etc.5 À la rentrée 1998 sur RTL-TVI, il est juré du concours de chanteurs amateurs Stars ce soir aux côtés de Marie-Christine Maillard et Sophie Favier.

Claude Barzotti est aussi l’auteur d’un titre non publié, La France est aux Français, écrit à l’origine pour sa comédie musicale Les Nouveaux Nomades, qui n’a pas été montée. La chanson créera une certaine polémique, des personnes ignorant le contexte de la chanson y ayant vu les opinions de Claude Barzotti lui-même et non du personnage qu’il interprète.

Il fait son retour en France avec un Best of reprenant en 2003 un standard italien Vado Via. Deux chansons (Le Rital et Madame) de Claude Barzotti figurent dans la bande son du film Camping.

Il participe aux saisons 3, 4 et 5 de la tournée Âge tendre et Têtes de bois de 2008 à 2011, ainsi qu’à la Croisière Âge Tendre en décembre de la même année. Il remplit l’Olympia les 19 et 20 janvier 2009 avec le spectacle Je reviens d’un voyage, dont est tiré un album live au printemps 2009. Il participe au Zénith de la solidarité le 20 février 2011 au Zénith de Lille.

L’album Le temps qui passe sort en juin 2015. Il continue d’enchaîner les galas et concerts. En novembre 2017, il participe à la croisière Age Tendre. En 2019, il sort son dernier album, Un Homme. De janvier à avril 2020, il participe à la tournée Âge tendre, la tournée des idoles.

En novembre 2020, il annonce qu’il met un terme à sa carrière en raison de graves problèmes de santé.

 

Mort

Claude Barzotti meurt le 24 juin 2023 chez lui à Court-Saint-Étienne, des suites d’un cancer du pancréas, à l’âge de 69 ans.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/480091-Claude-Barzotti

BRUCE SPRINGSTEEN

Bruce Springsteen, né le 23 septembre 1949 à Long Branch (New Jersey), est un auteur-compositeur-interprète et guitariste américain.

Surnommé « The Boss », il est l’un des chanteurs de rock les plus populaires aux États-Unis, où il a vendu plus de 64 millions de disques au cours de sa carrière. Au niveau mondial, il en a vendu plus de 150 millions, ce qui fait de lui l’un des artistes ayant vendu le plus de disques de l’histoire de la musique. Depuis juillet 2024, il est l’un des musiciens milliardaires en dollars. Connu pour ses concerts énergiques qui peuvent durer plus de quatre heures, il est souvent accompagné sur scène du E Street Band. Son style musical a trait au heartland rock, produisant des titres mélodieux orientés vers les problématiques de la classe ouvrière américaine, dont sa famille est issue.

Selon le classement établi par le magazine Rolling Stone, il figure à la 36e place parmi les 100 plus grands chanteurs de tous les temps, ainsi qu’à la 23e place des 100 plus grands artistes. Il est également classé, toujours par le magazine Rolling Stone96e parmi les 100 plus grands guitaristes de tous les temps. En 2016, il reçoit la médaille présidentielle de la Liberté des mains de Barack Obama.

 

Biographie

Famille

Bruce Springsteen grandit à Freehold. La mère de Bruce Springsteen, Adele Zerilli, est d’origine italienne ; le grand-père maternel de Bruce est né à Vico Equense, près de Naples. Le père de Bruce, Douglas Frederick Springsteen, est d’origine irlandaise. Bruce a deux sœurs cadettes, Virginia (née en 1950) et Pamela (née en 1962). Pamela Springsteen, après une brève carrière d’actrice, est devenue photographe. Elle a réalisé les photographies en couverture de plusieurs albums de son frère.

 

Vie privée

Durant la tournée de Born in the U.S.A., Bruce Springsteen rencontre Julianne Phillips, actrice et mannequin, qu’il épouse en mai 1985. Tombé amoureux de Patti Scialfa, chanteuse dans son groupe E Street Band, il divorce en 1989 de Julianne pour épouser Patti en 1991, avec qui il a trois enfants : Evan Jame Springsteen (né le 25 juillet 1990), Jessica Rae Springsteen (née le 30 décembre 1991) et Sam Ryan Springsteen, qui est pompier (né le 5 janvier 1994).

Dans son autobiographie Born to Run publiée en 2016, Bruce Springsteen révèle son combat contre la dépression depuis des décennies, et précise qu’il a mis entre parenthèses sa carrière en 1988 pour entamer une psychanalyse.

 

Les débuts

Un soir, alors qu’il regarde la télévision, Bruce tombe par hasard sur une prestation d’Elvis Presley. C’est une véritable révélation pour le jeune homme, subjugué par la gestuelle du « King ». Il connaît une autre révélation en découvrant par la suite les textes de Bob Dylan, à la virtuosité poétique alors inouïe dans le rock ‘n’ roll.

« […] the way that Elvis freed your body, Bob freed your mind.— […] de la même façon qu’Elvis a libéré les corps, Bob a libéré les esprits. »

— Bruce Springsteen

Springsteen n’a alors plus qu’une idée en tête : se consacrer, corps et âme, à la musique. Sa mère lui offre sa première guitare, achetée chez un prêteur sur gages. Désormais, le jeune homme passe des journées entières à composer et à gratter frénétiquement les cordes de sa guitare, malgré les réticences de son père. Néanmoins, Springsteen persévère et, après quelques essais en solo, il commence à se produire avec divers groupes dont les noms vont souvent varier : The Castiles, Dr. Zoom & the Sonic Boom, Bruce Springsteen Band et Steel Mill.

Devant le découvreur de talents John Hammond — qui a fait signer Bob Dylan une dizaine d’années plus tôt — il interprète, à la guitare, quatre titres de sa composition, dont Growin’ Up et It’s So Hard To Be A Saint In The City. Dans la foulée, il signe un contrat pour un album avec Columbia en 1972. Springsteen amène alors avec lui en studio de nombreux musiciens, amis originaires comme lui du New Jersey. La plupart de ces derniers formeront le E Street Band. Son premier album, Greetings from Asbury Park, New Jersey, sorti en janvier 1973, lui vaut la faveur des critiques, même si les ventes restent médiocres. David Bowie reprend deux chansons (Growin’ Up et It’s So Hard To Be A Saint In The City) au cours de cette même année (bien qu’elles n’apparaissent pas sur ses albums). Manfred Mann’s Earth Band reprennent deux chansons de cet album, Spirit in the Night et Blinded By The Light et en font deux tubes.

La même année, Bruce sort The Wild, the Innocent and the E Street Shuffle, un album plus abouti que le précédent mais qui, encore une fois, ne rencontre qu’un succès local.

C’est de cette époque que date le surnom affectueux « The Boss », qu’il déteste pourtant, car il est très directif avec ses musiciens et les paye lui-même à chaque fin de concert.

 

La « Bossmania » (1974-1988)

Dans le Real Paper de Boston du 22 mai 1974, le critique musical Jon Landau écrit :

« J’ai vu l’avenir du rock ‘n’ roll, il s’appelle Bruce Springsteen. Une nuit où j’avais besoin de me sentir jeune, il m’a fait me sentir comme si c’était la première fois que j’entendais de la musique. »

Landau devient ensuite le manager de Springsteen. Avec la sortie de son album Born to Run en 1975, Springsteen fait les couvertures des magazines Time et Newsweek la même semaine, le 27 octobre. Ce disque est une véritable consécration pour l’artiste et son groupe. Cet album fait aujourd’hui partie des incontournables de la musique rock, avec des titres empreints de fougue comme la chanson titre Born to Run.

En 1977, Bruce écrit la chanson Fire pour Elvis Presley, qui meurt la même année sans avoir pu la chanter. Bruce l’offre au chanteur de rockabilly Robert Gordon qui l’enregistre sur son album Fresh Fish Special en 1978. Cependant, à l’époque, une bataille judiciaire avec son ancien manager Mike Appel empêche Springsteen de composer pendant une longue période et contribue probablement à la tonalité beaucoup plus sombre de son album suivant, Darkness on the Edge of Town, sorti en 1978. Dans la lignée de Darkness…, Bruce Springsteen compose Because the Night pour Patti Smith, chanson qui devient l’un de ses plus grands succès.

En 1979, il participe au concert No Nukes contre l’utilisation de l’énergie nucléaire. C’est une des premières manifestations de son militantisme politique, qui ne cessera de s’affirmer par la suite.

En 1980 sort le double album The River, s’inscrivant dans le même registre que le précédent, avec des titres poignants comme Point Blank.

En 1981, après avoir lu le livre de Joe Klein Woody Guthrie – A life, Bruce Springsteen interprète This Land Is Your Land lors de la plupart des concerts de sa longue tournée mondiale avec son groupe l’E Street Band ; la chanson se retrouvera sur le coffret de Springsteen Live 1975-85 publié en 1986. Bruce Springsteen participe également à l’album collectif Folkways – A Vision Shared en 1988 consacré aux géants de la folk-music, Leadbelly et Guthrie.

En 1982, il compose un album beaucoup plus intime, Nebraska, qu’il enregistre avec seulement une guitare, un harmonica et un tambourin sur un magnétophone quatre pistes. À l’origine, il ne s’agit que d’une démo. Sur les conseils de son manager Jon Landau, Springsteen sort cet album sans la contribution du E Street Band. C’est son premier album en solo ; par la suite il lui arrivera de se détacher de temps à autre du E Street Band pour le rejoindre plus tard. En l’occurrence, il retrouve son groupe peu après l’enregistrement de Nebraska. En 1985, il fait partie des chanteurs réunis sur We Are the World, titre caritatif composé par Michael Jackson et Lionel Richie, destiné à collecter des fonds pour lutter contre la famine en Éthiopie.

Springsteen atteint le sommet de sa renommée avec l’album Born in the U.S.A., sorti en 1984, un des plus importants succès commerciaux de la décennie, et la tournée mondiale qui l’a suivi. Il devient l’incarnation des aspirations de la classe populaire des États-Unis, des travailleurs humbles dévoués à leur famille et à leur communauté, au point de susciter des malentendus. Ainsi, George Bush, futur président républicain des États-Unis, utilisera la chanson titre de l’album comme hymne pour sa campagne de 1988, au grand dam de l’auteur — déjà en 1984, Ronald Reagan avait tenté de se réapproprier les paroles de Born in the U.S.A. pour sa campagne de réélection. En effet, ce titre a été victime d’une méprise : beaucoup ont vu dans le refrain un hymne à la gloire des États-Unis, une déclaration patriotique prônant l’hégémonie américaine, là où le ton se veut dénonciateur ; en réalité, Born in the U.S.A. raconte le retour au pays d’un vétéran de la guerre du Viêt Nam et le rejet qu’il subit de la part de ses concitoyens, l’invocation du refrain étant plus teintée d’amertume que de fierté nationale. Lors des concerts de sa tournée en 2002 — au moment où George W. Bush se lance sur la voie d’une intervention armée en Irak —, Springsteen introduira d’ailleurs ce morceau ainsi :

« J’ai chanté cette chanson pour dénoncer les conséquences de la guerre du Viêt Nam, aujourd’hui je la chante pour la paix. »

Pendant la période 1985-1988, toujours accompagné du E Street Band, il joue des dizaines de concerts dans des stades, notamment le 30 septembre 1985 au Los Angeles Memorial Coliseum. Son style est plus contemplatif et plus calme, à l’image de l’album Tunnel of Love (1987), une réflexion mature sur les multiples visages de l’amour trouvé, perdu et gâché.

Le 19 juillet 1988 il joue un concert de quatre heures à Berlin-Est, alors en zone communiste, devant 300 000 jeunes allemands de l’Est enthousiastes, et en profite pour leur dire, en allemand, en pensant au mur de Berlin :

« Je ne suis ici pour aucun gouvernement, je suis venu pour jouer du rock ‘n’ roll pour vous dans l’espoir qu’un jour toutes les barrières seront abolies. »

Selon Gerd Dietrich, professeur d’histoire à Berlin : « Le concert et le discours de Springsteen ont certainement contribué de façon significative aux évènements ayant conduit à la chute du mur ».

 

Les années solo (1988-1995)

Après 1989, il se sépare de son E Street Band (hormis le pianiste Roy Bittan, le saxophoniste Clarence « Big Man » Clemons, et son épouse guitariste Patti Scialfa) et sort deux albums solo en 1992 Human Touch et Lucky Town, poursuivant approximativement dans la même veine que Tunnel of Love. De nombreuses critiques s’élèvent pour regretter le conformisme grandissant de ces albums.

Lauréat de Grammy Awards à plusieurs reprises, il reçoit également un Oscar en 1993 pour sa chanson Streets of Philadelphia, de la bande originale du film Philadelphia, réalisé par Jonathan Demme.

La reformation provisoire du E Street Band pour enregistrer quatre inédits sur le Greatest Hits de 1995 semble redonner du souffle au Boss. En effet, la critique salue unanimement son album de 1995 The Ghost of Tom Joad, reprenant des thèmes du livre Les Raisins de la colère de John Steinbeck. Dans cet album, Springsteen souligne les parallèles entre cette œuvre et l’époque actuelle, renouant ainsi avec un ton plus engagé. Cet album est récompensé par le prix de l’académie Charles Cros pour la poésie de ses textes.

L’artiste se lance dans une tournée mondiale, en solo, simplement armé d’une guitare et d’un harmonica.

 

Le retour aux sources (2000-2020)

Après la publication de Tracks en 1998, coffret regroupant des titres inédits laissés de côté tout au long de sa carrière (ou donnés à d’autres artistes), la reformation tant attendue du E Street Band sur scène a lieu le 9 avril 1999 à Barcelone, prélude à une tournée mondiale. Celle-ci est notamment marquée par la chanson inédite American Skin (41 Shots), qui suscite la polémique, dénonçant le meurtre d’un jeune homme noir, Amadou Diallo, par la police de New York, le 4 février 1999. Les policiers ont tiré 41 balles sur ce jeune homme de 23 ans qui n’était pas armé, confondu avec un violeur en série alors recherché. Springsteen reçoit de nombreuses menaces anonymes avant son concert à New York, lui enjoignant de ne pas y jouer ce titre. Springsteen refuse de plier devant la pression et attend la fin du concert pour interpréter cette chanson, de façon particulièrement intense. En 2002, la sortie de l’album The Rising constitue un événement pour deux raisons. Tout d’abord, c’est le premier album du Boss et du E Street Band enregistré en studio depuis plus de quinze ans. Ensuite, une grande partie des chansons évoquent les attentats du 11 septembre 2001 (bien que certains titres soient plus anciens, mais acquièrent dans ce contexte une tout autre signification : ainsi, My City of Ruins a été composée à l’époque de l’album Nebraska, et Further on (Up the Road) a été jouée lors des derniers concerts de la tournée de reformation du E Street Band, en 2000). Une nouvelle tournée mondiale s’ensuit, au cours de laquelle le « Boss » montre qu’il n’a rien perdu de sa fougue et de son endurance sur scène. Bruce s’élève contre la politique extérieure nord-américaine, participant aux côtés d’artistes comme Neil Young, Esther Galil ou Patti Smith au mouvement anti-guerre lors de l’invasion américaine en Irak.

En 2005, Springsteen renoue avec le genre intimiste avec l’album Devils and Dust. Comme après la sortie de The Ghost of Tom Joad, il effectue une tournée mondiale en solo, offrant au public des versions acoustiques de ses plus grands titres (Racing In The StreetThe River ou encore Point Blank).

En 2006, le Boss décide de rendre hommage au folk américain, incarné par Pete Seeger, dont il s’est souvent inspiré, mais aussi Woody Guthrie ou Hank Williams. Il publie l’album We Shall Overcome : The Seeger Sessions, puis part en tournée avec le Seeger Session Band et interprète des classiques du répertoire folk nord-américain. Pendant cette tournée, il est accompagné d’une troupe de dix-sept musiciens (cuivres, banjo, violon, etc.). L’album souligne les talents d’arrangeur musical de Springsteen et son profond attachement à la culture folk nord-américaine, ses racines.

Le 2 octobre 2007, jour de la sortie de l’album Magic, Springsteen entame une nouvelle tournée mondiale avec le E-Street band, au cours de laquelle disparaît l’organiste Danny Federici (mort le 17 avril 2008 d’un cancer de la peau). Le 15 juillet 2008 un EP intitulé Magic Tour Highlights, incluant plusieurs duos, notamment avec le chanteur-guitariste Tom Morello de Rage Against the Machine, est publié au profit de la fondation « Danny Federici Melanoma Fund ». Cet EP comprend quatre titres live enregistrés lors de sa tournée en cours. Le Magic Tour est remarquable par la relative brièveté des concerts (la plupart ne durant pas plus de deux heures et demie, comparé aux concerts de plus de trois heures voire quatre heures durant les années 1980), et par le nombre de « raretés » que le Boss prend l’habitude de ressortir dans le dernier leg (en stade) de la tournée : des reprises de classiques du rock, et des chansons négligées de son propre répertoire, notamment issues de l’album The River ; il joue par exemple Drive All Night ou Crush on You, qui n’ont pas été jouées en concert depuis près de vingt ans.

Lors de la campagne à l’élection présidentielle américaine de 2008, Bruce Springsteen, qui a déjà pris position contre les Républicains quatre ans auparavant avec sa tournée Vote For Change, a apporté son soutien à Barack Obama. Le chanteur a notamment chanté dans l’avant-dernier meeting de campagne du candidat démocrate.

Le 11 janvier 2009, il remporte le Golden Globe de la meilleure chanson pour The Wrestler (extrait du film du même nom : The Wrestler) lors de la 66e cérémonie des Golden Globe. Un nouvel album Working on a Dream paraît le 27 janvier 2009.

Le 1er février 2009, Springsteen est choisi pour assurer le mini-concert traditionnel à la mi-temps du Super Bowl ; avec le E Street Band il joue quatre titres : Tenth Avenue Freeze-OutBorn To RunWorking On A Dream et Glory Days ; sa prestation est considérée comme une des meilleures à cet évènement. Puis le 16 juillet 2009 il donne son unique concert en France pour le Working On A Dream Tour, au festival des Vieilles Charrues à Carhaix en Bretagne. Les réservations ont été complètes en seulement trois semaines, et 43 000 festivaliers viennent ce soir-là applaudir le « Boss » pendant plus de 2h30. Un cachet de près d’un million d’euros a été nécessaire pour tout payer, entre le « Boss », ses musiciens, ses techniciens et les roadies : c’est la somme la plus importante versée par un festival français. Pendant la tournée 2009, Bruce Springsteen joue à plusieurs reprises certains albums emblématiques de son répertoire en intégralité : Born to Run et Darkness on the Edge of Town lors de plusieurs concerts, et deux concerts exceptionnels au Madison Square Garden, les 7 et le 8 novembre 2009, sont consacrés respectivement à l’album The Wild, the Innocent and the E Street Shuffle et à l’album The River, joués pour la première fois dans leur intégralité. Lors du dernier concert de la tournée le 22 novembre 2009, Springsteen et le E Street Band jouent l’album Greetings from Asbury Park, N.J. dans son intégralité. Ce dernier concert dure plus de 3 h et 40 minutes pour un total de trente-quatre morceaux.

Le 2 mars 2012 sort Wrecking Ball.

Le 15 novembre 2010 sort un coffret célébrant les trente ans de Darkness on the Edge of Town, contenant, outre l’album original en édition remastérisée, un double CD de titres inédits enregistrés à la même période, l’enregistrement d’un concert de la tournée 1978 à Houston, ainsi que l’enregistrement d’une interprétation intégrale de l’album lors d’un concert au Paramount Theater d’Asbury Park fin 2009. Le double CD d’inédits paraît aussi séparément sous le titre The Promise.

Le 17 novembre 2013, Springsteen sort The Album Collection Vol. 1 1973-1984, un coffret de 8 disques, comprenant ses sept premiers albums studio en édition remastérisée, dont certains pour la première fois. Annoncé à partir d’avril 2018, The Album Collection, Vol. 2, 1987-1996, sortira le 18 mai 2018, accompagné d’un livret de 60 pages contenant des souvenirs de Bruce Springsteen et des reproductions de coupures de journaux.

En 2013, l’université Rutgers, New Jersey, propose un cours entier basé sur l’analyse de l’interprétation des textes bibliques par Bruce Springsteen, The Bruce Springsteen Bible Seminar[26]. N’accueillant pas plus de 20 élèves, les cours dispensés par Azzan Yadin-Israel, professeur de littérature rabbinique, s’attardent sur les références à l’Ancien Testament, nombreuses dans les chansons de Bruce Springsteen. L’université de Princeton avait déjà proposé un cours intitulé Sociology from E Street: Bruce Springsteen’s America.

Le 4 novembre 2014, Springsteen publie son premier livre, un roman autobiographique intitulé Outlaw Pete, basé sur la chanson éponyme de l’album Working on a Dream, et illustré par Franck Caruso.

Également en 2014, il fait ses débuts en tant qu’acteur dans l’épisode final de la saison 3 de la série, Lilyhammer, dont Steven Van Zandt — son ami et collaborateur de longue date au sein du E Street Band — joue le rôle principal ; le titre de l’épisode, Loose Ends, fait référence à une chanson de Springsteen. Il y interprète Giuseppe Tagliano, le frère du personnage de Van Zandt, Frank Tagliano alias Giovanni « Johnny » Henrikssen. Giuseppe est un entrepreneur et propriétaire d’une entreprise de pompes funèbres qui travaille occasionnellement comme tueur à gages pour une famille de la mafia à laquelle Frank est associé.

Il publie en 2016 son autobiographie intitulée Born to Run.

En 2019, sort l’album studio Western Stars, qu’il décrit comme « très inspiré par la pop californienne des années 1960 et 1970 ». La même année sort le film Music of My Life de Gurinder Chadha, inspiré de la vie d’un journaliste britannique et sur son amour de l’œuvre de Bruce Springsteen. La bande originale du film contient une douzaine de chansons du chanteur, dont des raretés et un inédit.

Le 23 octobre 2020 sort son vingtième album studio, intitulé Letter to You. Il a été enregistré en quatre jours en novembre 2019 dans les conditions du direct avec ses musiciens du E Street Band, une première depuis l’album Born in the U.S.A. de 1984. L’idée de l’album naît de sa visite auprès de son ami George Theiss, ancien membre d’un de ses premiers groupes, the Castiles dont Springsteen est désormais le dernier survivant. « C’est comme si nous avions de nouveau quinze ans, avec nos rêves de musique et de gloire. Le saut dans le temps était formidable et le titre ‘Last Man Standing’ lui est dédié. J’avais envie d’écrire sur cette vie qui file (je viens d’avoir soixante et onze ans) à travers le prisme d’un groupe de rock, plutôt que d’aborder l’actualité brûlante, même si la chanson Rainmaker, qui parle d’un démagogue, pourrait très bien s’appliquer à Donald Trump ».

À New-York, le 11 septembre 2021, lors de la commémoration de l’attaque terroriste islamiste de 2001 ayant provoqué l’effondrement tragique des Twin Towers du World Trade Center, Bruce Springsteen chante I’ll see you in my dreams (dernier titre de son album de 2020 Letter to you) dans une interprétation solo acoustique sobre, humble et vibrante d’émotion.

En septembre 2023, il annonce qu’il reporte l’ensemble de ses concerts jusqu’en 2024 pour se remettre d’un ulcère.

 

Style musical et influences

Les influences de Bruce sont multiples : outre les deux influences majeures que sont Elvis Presley (pour la fougue, la gouaille, la gestuelle) et Bob Dylan (pour la qualité littéraire, la puissance poétique, la conscience politique), on peut citer Tim Hardin, dont il reprend le titre Reason to believe pour l’une de ses chansons, ou encore Woody Guthrie, chanteur-guitariste de musique folk et porte-parole des classes populaires (également une grande influence pour Bob Dylan à ses débuts). Il tire aussi son inspiration de ses lectures, notamment celle de John Steinbeck dont il reprend le personnage de Tom Joad, ou encore Jack Kerouac et Jack London, le premier pour sa vision du monde, le second pour sa manière de vivre. Dans ses chansons apparaît fréquemment la figure du bon père de famille (nord-)américain, ouvrier humble, patriote convaincu, croyant et pratiquant, personnage typique des grands romans publiés aux États-Unis dans la première moitié du XXe siècle.

Bruce Springsteen est réputé pour être la plus grande « bête de scène » de l’histoire du rock : outre la durée de ses concerts, et la fougue ininterrompue qui les caractérise, ceux-ci sont marqués par des moments d’émotion et de communion avec le public d’une rare intensité, comme en témoigne le coffret Live 1975-1985. Il se livre souvent de façon très intime, racontant sa jeunesse, ses rapports avec ses parents, ou encore une anecdote de sa vie personnelle à l’origine de la chanson qu’il s’apprête à jouer.

 

Militantisme

Né dans un milieu modeste, Bruce Springsteen prend fréquemment la défense des plus modestes. Ainsi, lors de sa tournée en France en 1985, il fait un chèque de 10 000 dollars au bureau d’aide sociale de Saint-Étienne, ville sinistrée par la crise économique avec la fermeture de l’usine Manufrance.

Springsteen est aussi un militant pour les droits des homosexuels. En 2012, il a apporté son soutien à une campagne de publicité américaine pour le mariage entre personnes de même sexe, appelée « The Four 2012 ».

Springsteen est également connu pour son militantisme pacifiste, qu’il laisse entrevoir dans son tube Born in the U.S.A, véritable dénonciation de la guerre du Viêt Nam et du traitement réservé aux soldats américains enrôlés une fois de retour au pays.

C’est d’ailleurs en grande partie par hostilité envers la guerre d’Irak et la politique extérieure agressive de George W. Bush qu’il appelle à voter John Kerry, candidat démocrate adversaire de Bush lors des élections présidentielles de 2004. Il renouvelle son engagement en faveur du Parti démocrate en 2021, en soutenant de façon précoce la candidature de Joe Biden face à celle de Donald Trump.

Springsteen est régulièrement la cible des attaques du président Trump. Lors d’un concert à Milan le 30 juin 2025, Springsteen qualifie le gouvernement de Donald Trump de « corrompu, malhonnête et incompétent ». Le 28 janvier 2026, quelques jours après la mort d’Alex Pretti et quelques semaines après celle de Renee Good des mains des agents du ICE, il met en ligne la chanson Streets of Minneapolis, écrite et enregistrée en deux jours, afin de protester contre ces assassinats.

 

Composition du groupe

Membres actuels du E Street Band

Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations contenues dans cette section proviennent du site de Bruce Springsteen.

Membres additionnels

Membres disparus

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/219986-Bruce-Springsteen

CITIZEN’S

The Citizen’s Band est un groupe de musiciens professionnels créé au début des années 1980.

 

Historique

Ami de Johnny Hallyday, Bob Simister crée en 1980 le groupe Citizen’s band. Le groupe compose alors C.B. Radio qui deviendra le générique de l’émission Les routiers sont sympas sur RTL.

En 1985, le groupe sort le titre Shanana, générique de l’émission Intervilles, un titre largement inspiré du tube Centerfold de J. Geils Band, sorti en 1981.

Le groupe se produit régulièrement dans des rencontres commerciales: il a donné des concerts pour Microsoft, Candia… Il donne également des concerts à l’occasion des Grands Prix de F1 (Monaco, Monza…) et il se représente depuis près de dix ans sur des plages de la Côte d’Opale à la Côte d’Azur.

The Citizen’s Band est encore en activité aujourd’hui.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/377556-Citizens

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