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PARTY MIX

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PATRICK JUVET
Nom réel
Patrick Juvet
Né(e) le
21 août 1950
Genres
Disco
Décédé le
1 avril 2021

PATRICK JUVET  : La biographie

Patrick Juvet est un mannequin et chanteur-compositeur suisse né le 21 août 1950 à Montreux et mort le 1er avril 2021 à Barcelone en Espagne.

D’abord mannequin, il connaît le succès en tant que chanteur dans les années 1970 avec des titres de variété française puis de disco, dont I Love America qui parvient à se classer dans plusieurs pays européens.

 

Biographie

Jeunesse et début de carrière

Patrick Juvet naît le 21 août 1950 à Montreux en Suisse. Le lieu d’origine de la famille Juvet est Fleurier au Val-de-Travers. Son père Robert Juvet possédait un commerce de radio et télévision, ce qui permettra à Patrick d’obtenir tous les disques américains. Sa mère, Janine Juvet, née Féty, est française. Avec elle, il a une relation fusionnelle jusqu’à sa mort le 17 décembre 2017 à l’âge de 89 ans. Elle a fait de la politique en Suisse, au Grand Conseil avec les radicaux avant d’entrer à la Croix-Rouge. Il a un frère et une soeur.

Il entre au conservatoire de Lausanne dès l’âge de six ans, dans la classe de piano où il obtient un premier prix. Il poursuit ses études à l’école des arts décoratifs jusqu’à dix-sept ans lorsqu’on lui propose de remplacer un mannequin pour une agence en Allemagne à Düsseldorf.

En 1971, il quitte son emploi et part pour Paris rejoindre Pascal Maignant, son compagnon et futur agent, où il persuade l’attachée de presse Florence Aboulker de faire reconnaître son talent de compositeur. Elle le présente à Eddie Barclay qui produit Romantiques pas morts, un premier 45 tours dans la même année, puis La musica qui sort en mai 1972 et se vend à plus de 300 000 exemplaires. Patrick Juvet compose alors Le Lundi au soleil interprété par Claude François, qui est un immense succès. Avec entre autres Véronique Sanson et Alain Chamfort, il fait partie d’une nouvelle génération qui compose des chansons originales contrairement aux yé-yés qui proposaient surtout des reprises de tubes américains.

 

Succès

Le 7 avril 1973 à Luxembourg, Patrick Juvet représente la Suisse au Concours Eurovision de la chanson avec le titre Je vais me marier, Marie qu’il a lui même composé sur un texte de Pierre Delanoë. Il termine à la 12e place sur les 17 pays participants. L’album Love, sorti la même année, est suivi de Rappelle-toi minette, l’un des titres emblématiques de Juvet. Il se considère alors comme un « chanteur à minettes ».

En décembre, il présente lors d’un Musicorama à l’Olympia un show d’avant-garde inspiré par les stars et la mode glam rock anglo-saxonne. Dans un nuage de fumée, il chante maquillé à la Ziggy Stardust. Impressionné par la forte personnalité de son choriste Daniel Balavoine, il lui permet en 1974 de co-signer son nouvel album Chrysalide. En 1975, il traduit le Only Women Bleed d’Alice Cooper en J’ai peur de la nuit.

 

Patrick Juvet en 1976.

 

La même année, il rencontre un jeune musicien, Jean-Michel Jarre, dont il a déjà enregistré quelques titres. De cette collaboration fructueuse, naissent 21 titres, dont MagicFaut pas rêver et surtout Où sont les femmes ? (classé no 6 en France) de l’album Paris by Night.

En 1978, il s’installe à Los Angeles. À New York, il rencontre les producteurs Henri Belolo et Jacques Morali. D’une conversation au Studio 54 naît une collaboration entre ces trois hommes pour trois albums sur le label Casablanca Records : c’est la naissance de I Love America (co-signé par Juvet, Morali et Victor Willis, leader des Village People). Le titre se classe dans plusieurs pays, notamment en France (n°10), au Royaume-Uni (no 12), en Espagne (no 29) et en Italie (no 10). L’année suivante, il publie l’album Lady Night, un autre album disco, et se produit à l’Olympia. Le réalisateur David Hamilton lui confie la réalisation de la bande originale de son film Laura, les ombres de l’été.

Au début des années 1980, sort l’album rock en anglais Still Alive, suivi de Rêves immoraux, qui ne rencontrent pas le succès escompté. En 1981, il sélectionne la musique pour le film L’Amour des femmes de Michel Soutter.

 

Déclin et suite de carrière

Patrick Juvet en 2013.

 

Avec la baisse de ses ventes et de sa notoriété, Patrick Juvet sombre dans la drogue et l’alcool.

En 1991, paraît l’album Solitudes, avec la contribution et le soutien de Luc PlamondonMarc Lavoine et Françoise HardyGérard Louvin finance un clip et invite Patrick Juvet dans ses émissions télé, mais l’album ne parvient pas à se classer au Top Albums. Barclay réédite une compilation de ses principaux succès.

En 1993, il s’essaye à la techno avec le groupe Amnesia. Il est en featuring sur le titre Deep Dark Night et reprend une tournée en discothèque.

En 1995, alors qu’il prépare des remixes de ses succès, Universal met sur le marché une compilation plus étoffée que la précédente. Il participe à de nombreux galas et se produit dans des boîtes de nuit gay, ainsi qu’au Zénith lors de la soirée Disco multi artistes.

En 2002, il écrit Je rêve pour Hélène Ségara.

En 2005, il publie ses mémoires Les Bleus au cœur, où il raconte son succès, son déclin et sa lutte contre ses addictions.

En 2008, il fait partie d’Âge tendre, la tournée des idoles saison 3 pour 200 dates. En mai, une triple compilation, Les 50 plus belles chansons, sort chez Universal. La même année, il est invité à la soirée inauguration du nouveau Palace.

Il participe à nouveau en 2009, 2011, 2014 et 2018 à la tournée Âge tendre et Têtes de bois.

 

Vie privée

Patrick Juvet était bisexuel. En 2012, il indique dans une interview à ce sujet : « Je suis surpris que ce sujet reste un tabou. Depuis quarante ans, les mentalités n’ont pas évolué. »

Il s’installe à Barcelone en Catalogne au début des années 2000.

 

Mort

Sa mort est annoncée le 1er avril 2021. Patrick Juvet est retrouvé mort dans un appartement de Barcelone, en Espagne. Lors de l’annonce de la mort à l’AFP, son agent Yann Ydoux précise que les causes de la mort ne sont pas directement connues : « Il y aura une autopsie, je l’avais eu au téléphone il y a trois jours, je l’avais trouvé bien. »